Les soirées classes de l’UPPERCUT reviennent !

En cette période électorale, et sans nous attarder sur l’actualité que chacun-e peut juger à sa guise, il nous paraît toujours plus nécessaire de faire le pari de l’éducation populaire et de continuer à développer nos rendez-vous réguliers pour échanger, réfléchir, rêver, expérimenter. Bref, pour résister…

Après la première édition de ses soirées classes, organisée en juin 2016, et parce que la lutte continue d’être indispensable, l’UPPERCUT réitère l’événement et invite à une nouvelle quinzaine politique où il sera question d’école, d’éducation et de formation. Nos institutions éducatives réduisent-elles les inégalités sociales ? Au contraire, les accroissent-elles ? Le débat est lancé…

Nous vous transmettons par ce mail le programme de ces soirées classes qui, nous l’espérons, saura vous mobiliser. Parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de la lutte pour l’éducation et pour la pensée critique… Nous vous attendons !

Télécharger le programme.

L’équipe de l’UPPERCUT

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l’Huma-café

L’Huma-café® vous rappelle son avant-dernier rendez-vous de la saison 2017 – 2018 avec un thème qui aura été le grand oublié de la dernière campagne électorale des présidentielles :

70 ans après Hiroshima et Nagasaki,

L’arme nucléaire en question

VENDREDI 19 Mai à 18H au SALON de MUSIQUE du Lieu Unique

Quels sont aujourd’hui les enjeux de la paix ?

« Cent ans après une guerre dont nous avait dit qu’elle serait la dernière » (Aragon), le monde est en plein chaos.

A l’heure de la mondialisation, ne faut-il pas d’abord mondialiser la paix ?

Avec Arielle DENIS

Rencontre animée par Vincent MAGRÉ

L’équipe de l’H-c®

Attention : places en nombre limité

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Enseignement technologique et résilience scolaire

« La voie technologique permet aux plus fragiles des élèves de réussir malgré un plus faible niveau académique en troisième ». C’est ce que conclut une nouvelle Note de la Depp (division des études du ministère de l’Education nationale). En comparant le niveau des élèves au brevet et au bac, elle distingue les filières qui rattrapent les élèves et leur permettent de réussir scolairement. Un rôle réparateur que toutes les filières technologiques n’ont plus.

« Globalement, 55 % des élèves obtiennent au bac un résultat moins bon qu’au brevet (en obtenant une mention inférieure ou en étant refusé). Dans la filière générale, c’est la situation la plus courante : elle concerne 68 % des candidats au bac S, 59 % au bac ES et 53 % au bac L. Dans la voie technologique, seuls les candidats aux bacs Hôtellerie et STD2A obtiennent en majorité un moins bon résultat au bac qu’au brevet. Obtenir au bac un résultat meilleur qu’au brevet concerne un élève sur dix en moyenne. Certaines séries offrent toutefois la possibilité à plus d’élèves de voir leur niveau de résultats augmenter : entre 22 % et 25 % des candidats aux bacs STI2D, STMG et STL décrochent une meilleure mention qu’au brevet », établit la Depp.


« Les élèves candidats au bac général ou technologique et avec les plus faibles notes au brevet (1er quartile) réussissent, eux, nettement moins bien. En moyenne, leur taux de réussite est dix points en dessous du taux de réussite des élèves du quartile supérieur. Dans la voie générale, 65 % obtiennent leur diplôme. La série scientifique est la plus difficile pour ces candidats qui ne réussissent que dans un cas sur deux, suivie de la série ES (où ces élèves obtiennent leur bac dans deux cas sur trois). À l’opposé, au bac technologique, ces élèves qui avaient au brevet en troisième des résultats faibles sont tout de même 80 % à obtenir leur bac (un peu moins en Hôtellerie) ».

La Note

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Approbation du cahier des charges écoles et collèges numériques

Les cahiers des charges modifiés des appels à projets « collèges numériques et innovation pédagogique » et « écoles numériques innovantes et ruralité » sont approuvés par un arrêté publié au JO.

 

Au JO

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Réforme des rythmes scolaires : les instits en parlent

Que pensent les professeurs des écoles de l’annonce d’Emmanuel Macron d’une remise en cause de la réforme des rythmes scolaires ? Sur les sites professionnels les avis sont toujours nettement partagés même si al perspective de devoir tout refaire à nouveau parait épuisante.

C’est un des points importants et appliqué le plus tôt du programme éducatif du nouveau président.  Dès l’été 2017, un décret devrait donner aux communes la possibilité d’appliquer ou non la réforme des rythmes scolaires. Elles pourront décider de revenir à la semaine de 4 jours ou non. Elles pourront aussi maintenir ou supprimer les activités périscolaires. E Macron tire ainsi un trait sur une des réformes les plus importantes et les plus contestées du quinquennat. Les aides aux communes pour financer le périscolaire seront maintenues jusqu’en 2019. Après elles seront réservées aux communes pauvres pour les aider à payer le périscolaire.

Pour…

Qu’en disent les enseignants du premier degré ? Sur le site Charivari, un des sites les plus populaires chez les professeurs des écoles, Delphine, la créatrice du site, se déclare pour la semaine de 5 jours.

 » Ça se passait très bien, à 4 jours ? Mais ça se passait très bien pour QUI ?… 4 séances de calcul mental au lieu de 5 ?  4 rituels de grammaire au lieu de 5 ?  4 séances de langage oral au lieu de 5 ?  Ça se passait très bien ? Mais pour qui donc ? Bien sûr que ça se passait très bien pour tous ceux qui décident aujourd’hui d’autoriser le retour à la semaine de 4 jours. Ça se passait très bien pour les enfants d’instits, pour les enfants de ministres, et, plus généralement, pour les enfants des familles favorisées ou ceux des parents élus au conseil d’école… Ça se passait très bien pour tous les enfants dont les parents savent/peuvent expliquer à leur enfant, le soir, comment on accorde un participe ou comment on additionne deux fractions », écrit-elle.  » La semaine de 5 jours est une très bonne chose… La cinquième matinée est bénéfique pour les apprentissages des enfants. Le matin, les enfants sont plus réceptifs », écrit Lutine. « Un avis que nuance Zousmoun qui plaide pour le samedi matin travaillé à la place du mercredi :  » Dans notre école, nous constatons les dégâts du mercredi travaillé: aucune concentration le jeudi et le vendredi, des enfants continuellement fatigués. Tout cela a été amorcé avec la semaine de 4 jours. Nous sommes vraiment pour le retour de la semaine des 5 jours avec le mercredi de repos et le samedi travaillé. »

Ou contre…

Mais on compte aussi des avis opposés.  » Chez nous, en maternelle, la semaine des cinq jours a été une véritable catastrophe. Pourtant, au début, je n’étais pas contre du tout. Mais tout le monde reconnait chez nous que c’est un échec : à sa troisième année, le constat est désastreux : très peu d’enfants profitent de la sortie anticipée, la grande majorité sort comme avant, si ce n’est la en plus la garderie. Bilan : les enfants passent par trois systèmes de garde en une journée ».

DHB surenchérit ne mettant en cause la semaine choisie à Lyon, une dont le maire soutient E Macron mais a été rétif à la mise en place de la réforme.  » Ici c’est une catastrophe ces 5 matinées travaillées.. Les séances du jeudi et du vendredi sont pratiquement à refaire la semaine d’après tellement la concentration n’y est pas. La plupart des enfants restent à l’école de 8H30 à 18h y compris le vendredi. A Lyon les journées du lundi mardi jeudi sont de 8H30 à 16H30 et le mercredi et vendredi de 8H30 à 11H30. Les enfants ont donc concrètement 4 journées longues à l’école et en plus le mercredi matin.. il faudrait qu’ils soufflent ».

Un enseignant tire la conclusion de ces va et vient.  » Après s’être battu pour construire un projet cohérent, qui fonctionne., y compris pour les maternelles .. 3 ans après, il va falloir se battre pour le conserver épuisant… »

Le site Charivari

Le programme d’E Macron

Le site Charivari

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Comment la réforme des ORS a permis d’économiser un millier de postes

Comment créer des postes quand les concours de recrutement ne donnent pas le maximum ? Une nouvelle Note de la Depp (division des études du ministère) montre que la réforme du statut des enseignants du second degré a permis d’économiser un millier de postes d’enseignants dans le public. La Note montre aussi les inégalités de répartition des heures supplémentaires des enseignants.

2015 :la réforme des obligations de service supprime des décharges de service et met en place un système de pondération horaire pour certaines catégories d’enseignants du secondaire. A la rentrée 2015 la pondération des heures d’enseignement est mise en place pour les classes de 1ère et terminales des lycées généraux et technologiques à la place de la décharge horaire de l’heure « de première chaire ». Plus d’enseignants bénéficient de la pondération (90 000 contre 67 000 qui avaient l’heure de première chaire) et touchent une indemnité. Mais les décharges sont supprimées et davantage d’enseignants doivent effectuer 18 h de service (pour un certifié). La réforme a permis de « transformer une partie des  heures de décharge en heures pour l’enseignement sans avoir recours aux heures supplémentaires » quitte à payer une pondération.

Le résultat vient d’être chiffré par la Depp. De 2014 à 2015, dans le public, 123 500 heures ont rendues disponibles par la suppression de décharges  alors que la pondération supprime 108 100 heures d’enseignement. Le solde est de 15 900 heures économisées soit l’équivalent de 883 temps complets d’enseignement de certifiés. Cette création artificielle de près d’un millier de postes est une bouffée d’oxygène alors que l’effectif éléve continue à augmenter plus rapidement que celui des enseignants malgré les créations de postes décidées après 2012. Dans le privé l’évolution est différente car il y a moins de décharges et la nouvelle réglementation entraine la suppression de 322 postes.

 

La Note montre aussi les inégalités de la répartition des heures supplémentaires  selon les corps.  » Le nombre moyen d’HSA par enseignant diminue dans l’ensemble des niveaux de formation du secteur public, excepté pour les CPGE et les sections d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa) où il reste identique », écrit la Depp. En CPGE les enseignants font en moyenne 3.9 heures supplémentaires hebdomadaires.

Note Depp

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Gazette d’@rrêt sur images, n°491. Macron, la légende et le hors-champ

Gazette d’@rrêt sur images, n°491

Evidemment, il y a la légende pieuse, que les télés ont commencé à nous raconter, à coups de documentaires embedded, et de reportages enamourés. Celle d’un jeune président, cool et sympa, un Kennedy du XXIe siècle, qui va renverser la table, et faire enfin entrer la France dans la modernité politique. Pourquoi pas ? Les légendes ont leur charme. Nous ne voudrions pas le rompre. C’est pourquoi cette semaine, nous avons demandé à quelques confrères étrangers de venir s’arrêter avec nous sur les premières images du nouveau quinquennat. Notre émission est ici (1).

Mais tout de même, restons attentifs au hors-champ. A tout ce que l’imagerie pieuse cache soigneusement. Nous nous sommes donc efforcés toute cette semaine d’attirer aussi l’attention sur ce que cachait le documentaire de TF1Coulisses d’une victoire (2), ou les portraits consacrés au nouveau président (3), ou encore les reportages complaisants sur la sélection des nouveaux députés (4). Plus que jamais, avec ce président qui va jouer la séduction, il faudra être attentif au hors-champ.

Daniel Schneidermann

(5)

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[Cerises] Les enjeux de juin

Insoumis de tous poils, unissez-vous ! C’est le message (décliné en plusieurs rubriques) de ce numéro 324 de Cerises.

Bonne lecture :


Cerises
www.cerisesenligne.fr

2 rue Edouard Vaillant
Saint-Denis, 93200

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La FSU appelle à la grève dans l’enseignement français à l’étranger

« Le problème des détachements de professeurs titulaires se pose à nouveau maintenant pour les deux degrés, primaire et secondaire, car des personnels titulaires sont sanctionnés par des refus de détachement sur un poste qui leur est proposé dans le réseau », écrivent les syndicats Snes, Snuipp et Snep de la Fsu. « Certains de ces collègues sont des titulaires déjà installés physiquement avec leurs familles dans les pays. D’autres sont d’anciens recrutés locaux contractuels, lauréats de concours, et se voient refuser leur détachement par le ministère de l’Éducation nationale alors qu’ils ont obtenu un poste dans l’établissement où ils étaient contractuels. Le refus de détachement de ces personnels est un frein incompréhensible à la formation et à la passation des concours du MEN, pourtant encouragées logiquement par le même ministère. Pour tous ces cas, malgré leurs interventions multiples le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUipp- FSU n’ont, à ce jour, pas obtenu de solution acceptable ». Les 3 sydnicats appellent à la grève dans l’ensemble du réseau AEFE.

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La FCPE contre le retour à la semaine de 4 jours au primaire

Dans une lettre envoyée le 11 mai à E Macron, la FCPE prend nettement position contre le retour à la semaine de 4 jours à l’école. « Vos annonces concernant les dispositions que vous annoncez vouloir prendre au cours de l’été ne laissent pas de nous inquiéter. La FCPE s’est battue pendant de longues années pour le retour aux 5 matinées, organisation du temps scolaire plébiscitée par tous les spécialistes de l’Education et les membres de la communauté éducative. En effet, c’est durant la matinée que les élèves sont le plus disponibles pour les apprentissages. C’est également un excellent levier de lutte contre les inégalités scolaires », écrit L Moyano, présidente de la FCPE. « Si l’organisation de la semaine d’enseignement dans le 1er degré devait revenir à 4 jours, comme vos annonces ont pu le laisser penser, la FCPE en tirera toutes les conséquences et appellera les parents à se mobiliser sur l’ensemble du territoire, dans l’intérêt des enfants ». E Macron a prévu de laisser les communes décider de l’organisation du temps scolaire et du maintien ou non du périscolaire.

 

Fcpe

Le programme d’E Macron

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Revalorisation des personnels de direction

Un décret publié au JO du 11 mai étend aux personnels de direction le bénéfice des accord PPCR. Cette réforme statutaire vise à maintenir l’attractivité de ce corps de seconde carrière au regard de la revalorisation dont bénéficient les corps d’origine des lauréats du concours d’accès. A compter du 1er septembre 2017, le corps de personnel de direction est restructuré en deux grades : le grade de personnel de direction de deuxième classe et le grade de personnel de direction de première classe sont fusionnés en un seul grade. Par ailleurs, il est créé un échelon spécial dans le grade de personnel de direction hors classe doté de la hors échelle B. Concernant la promotion de grade, les conditions d’accès à la hors classe ont été modifiées et prévoient cumulativement la détention du 9e échelon de la classe normale et d’une ancienneté dans le corps de huit ans. L’accès à l’échelon spécial, qui est contingenté, est rendu possible au regard de quatre critères alternatifs liés au nombre de postes occupés ou aux sujétions particulières assurées tout au long de la carrière. Un autre décret publie les nouvelles grilles indiciaires.

 

Décret

Grilles indiciaires

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Les accès à la classe exceptionnelle et à la hors classe

Le JO du 11 mai établit la liste des lieux d’exercice donnant droit à l’accès à la hors classe. A coté de l’éducation prioritaire, on trouve  l’affectation dansle supérieur, directeur d’école, directeur de CCIO, directeur adjoint de Segpa, directeur Unss, conseiller pédagogique, formateur académique et maitre formateur, référent handicap, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques. Un autre texte fixe les taux d’accès à la classe exceptionnelle. Enfin un dernier texte augmente le taux d’accès à la hors classedes professeurs des écoles de 5 à 5.5% en 2017.

 

Accès hors classe des PE

Accès classe exceptionnelle

Lieux d’exercice pour accès à la classe exceptionnelle

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Les enseignants de l’enseignement adapté et spécialisé et les référents TICE revalorisés

Avant de partir, N Vallaud Belkacem conclue le PPCR en décidant pour les cas particuliers du système éducatif. Le Journal officiel du 11 mai publie une série de décrets et arrêtés qui revoient le système d’indemnisation des enseignants  de l’enseignement adapté et spécialisé et les référents TICE.

Un décret accorde le bénéfice de l’indemnité de suivi et accompagnement des élèves aux seuls enseignants du 1er degré exerçant en Segpa, EREA et ULIS. Un second décret restreint le bénéfice de l’indemnité spéciale aux enseignants du 1er degré affectés au Cned, écoles régionales et classes relais. Une indemnité est crée pour les enseignants exerçant en Segpa, Erea, Ulis, établissements médico sociaux. Son montant est fixé à 1765 €. Une indemnité est verés aux enseignants du 2d degré titulaires du Cappei ou 2CA SH exerçant en segpa, EEA, Ulis, pénitentiaires, classes relais, médicaux sociaux. Son montant est fixé à 844.19€ annuels. Enfin les référents Tice et handicap du 1er degré bénéficient d’une indemnité de mission  dont le montant annuel va de 1250 à 2500 €.

Décret enseignement spécialisé et adapté

IMP pour enseignants 1er degré (TICE par ex.)      

Indemnité de fonction pour enseignants 2d degré

ISAE pour enseignants du 1er degré

Indemnité spéciale enseignement adapté spécialisé

Montant indemnité IMP 1er degré

Montant indemnité fonctions particulièères 2de degré

Montant indemnité enseignants spécialisés et adaptés

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Le rassemblement des Glières, les 19, 20 et 21 mai prochain


Le rassemblement des Glières,
les 19, 20 et 21 mai prochain

Cher-e-s ami-e-s
Le paysage politique vient de changer. Nous avons un nouveau Président de la République élu par les plus aisés et les plus diplômés de notre société *. Il s’inscrit dans la continuité des précédents gouvernements et des politiques libérales impulsées par la Commission Européenne. De quoi rester vigilant quant aux acquis du programme du Conseil National de la Résistance tels que la Sécurité sociale, les retraites, le Code du travail, etc.
De l’autre côté, il reste neuf millions de pauvres dans la quatrième puissance économique mondiale, des classes populaires qui se tournent dangereusement vers le Front National et un pôle de gauche et écologiste qui semble émerger.
Tous ces faits politiques viendront irriguer ou percuter les réflexions lors du Forum des Résistances et les « Paroles de Résistances » au Plateau des Glières.
Une bonne occasion de réfléchir et de se cultiver avant l’échéance des élections législatives de juin prochain !

Rendez-vous tous à Thorens-Glières et au Plateau des Glières les 19,20 et 21 mai

* Sondage IPSOS sorti des urnes du dimanche 7 mai


Des conférences, des débats, des films, du thèâtre, des expositions, des concerts et des prises de paroles sollennelles pendant 3 jours !

Retrouvez le programme complet en cliquant ICI

Vous désirez donner un coup de main à l’organisation?
Vous pouvez vous inscrire sur les différents postes ICI

Retrouvez toutes les informations pratiques (trajet, covoiturage, logement, etc) ICI


La bande annonce du rassemblement :

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Lettre de l’Institut de Recherche de la FSU

Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page.
Newsletter Mai 2017
A LA UNE

Malaise dans la représentativité syndicale

Michel Noblecourt dans Le Monde parle d’un « séisme ».
En réalité, s’il fallait retenir quelque chose de la tectonique des plaques, c’est moins l’idée du tremblement de terre que celle des mouvements très progressifs et de long terme de la dérive des continents.
Loin d’être brutal ou surprenant, le score de la CFDT était prévisible et doit être relativisé.
Rapide mise au point par Karel Yon.

« Changer la loi de 2008 »

L’article « Changer la loi de 2008 » est publié sur le site Syndicollecif par Jean-Claude Mamet, administrateur du site. Il pose la nécessité de défendre une élection interprofessionnelle de représentativité, et notamment de rétablir les élections à la Sécurité sociale, mais aussi la nécessité d’une nouvelle donne syndicale unitaire. Cette proposition fait écho à la tribune de Jacques Julliard parue dans Le Monde (6 avril 2017), intitulée « La CFDT doit lancer une véritable refondation sociale ».

Les Français et le service public local

Ipsos a mené en février 2017 une enquête miroir auprès du grand public et des agents de la fonction publique territoriale pour l’Association des Administrateurs Territoriaux de France (AATF). L’objectif était de mesurer l’attachement de ces 2 populations au service public local, leur souhait de réformer les politiques publiques des collectivités locales ainsi que d’identifier les moyens de faire évoluer le statut de la fonction publique territoriale.
Une étude riche d’enseignements, y compris du coté des agents.

L’INSTITUT

Le billet de la présidente

« Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change… »
Ainsi parle Tancrède dans Le guépard, le film de Visconti.
Au soir du deuxième tour de l’élection présidentielle, le nouvel élu revêt ses habits de président. On ne peut que saluer la performance de celui qui est parvenu à être élu alors même qu’il vient du gouvernement d’un François Hollande dont l’impopularité atteint des sommets. En apparence, Emmanuel Macron innove : il est jeune, n’est pas porté par un des partis traditionnels, et son discours répète en boucle la rhétorique de la nouveauté. Sans insulter l’avenir, on peut cependant douter que l’innovation soit ici autre chose que cosmétique. Lire la suite

Le printemps du Maitron Un riche débat entre historiens

Yves Baunay de Institut de recherche de la FSU a participé à cet évènement.
Les organisateurs avaient vu grand en réservant le grand amphi de la Sorbonne : 800 places et tout un symbole faisant écho à « l’ambition pédagogique et citoyenne du Maitron, à tous les niveaux de l’éducation ». Lire la suite

Le vote FN chez les enseignants

Par Laurent Frajerman
Quelques réflexions sur les aléas des statistiques du vote FN chez le enseignants. En complément de cet article : « Le vote FN des enseignants, une bulle médiatique ? »
https://theconversation.com/le-vote-fn-des-enseignants-une-bulle-mediatique-76182 Lire la suite

ON A VU

Mardi 16 mai à 20h50 sur Arte

Etudiants, l’avenir à crédit

Mardi 16 mai à 20h50 sur Arte un film documentaire de Jean-Robert Viallet
Dans le monde, les jeunes poursuivant des études supérieures étaient 13 millions au milieu des années 60. En 2015 ils étaient 200 millions. Dans 15 ans ils seront 400 millions. Un peu partout les jeunes s’endettent et le savoir devient une marchandise. De Shanghaï à New-York, de Paris à Berlin, prises au jeu de la compétition mondiale, les universités se transforment en gigantesques entreprises… Mais à quel prix… et au profit de qui ? Une effrayante descente aux enfers au cœur des universités et des dérives néolibérales. Lire la suite

Changer d’Avenir

Par le Collectif des Économistes atterrés, Éditions Les Liens qui libèrent, 160 pages, 17 euros, parution le 23 mars 2017.
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. Lire la suite

Regards : Travailler c’est souffrir ?

P. 04 – Les faux-semblants de l’union
P. 10 – « Écrémage » en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment)
P. 14 – Comment éteindre l’incendie du burn-out ?
P. 18 – Marie-France Hirigoyen : « Le travail s’est déshumanisé, on a perdu le sens du travail bien fait »
P. 22 – Travail dissimulé : la face de moins en moins cachée de l’ubérisation
P. 26 – Julien Brygo et Olivier Cyran : « La merdification du travail concerne la majorité des secteurs »
P. 32 – Travail en France et en Europe : 12 graphiques
P. 36 – Amandine Mathivet : « Pour agir sur les conditions de travail, il faut repenser le système économique » Lire la suite

Construire l’université au XXIè siècle

Danielle Tartakowsky, qui a présidé l’université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis de 2012 à 2016 publie ce livre qui est le récit vivant de la présidence d’une grande université française dans un moment très particulier : celui de la mise en place des lois qui organisent l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur – mais aussi le regroupement de ceux-ci et des tensions qui en découlent. Lire la suite

AGENDA
Mardi 16 mai à 20h50

Etudiants, l’avenir à crédit sur Arte un film documentaire de Jean-Robert Viallet

Mercredi 31 mai, amphithéâtre François Furet, EHESS 105 boulevard Raspail, 75 006 Paris,

Rencontre autour de Pour que vive l’histoire, écrits de Madeleine Rebérioux

Du 23 au 27 août

Université d’été européenne des mouvements sociaux, Toulouse, Université Toulouse – Jean Jaurès

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°21

ARTS
Boulangerie Utopie
DOSSIER
Démocratie et populisme
ENTRETIEN
Leila Slimani Lire la suite

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite

Nouvelle édition 2017 revue et augmentée.
La banalisation des idées d’extrême droite est un danger pour la démocratie, pour les droits sociaux, pour les libertés. Répliquer à leur propagation là où on travaille, là où on vit suppose de se doter d’arguments solides. Le livre En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite contrecarre près de 80 de ses slogans en s’appuyant sur des données solides. Lire la suite

IR-FSU

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Hors contrat : nouveau retrait d’élèves dans une école soi-disant « Montessori »

Cette fois ci c’est dans le Morbihan à Larmor Baden. Les parents ont tous retiré leurs enfants  d’un collège hors contrat Montessori ouvert en début d’année.  Il sont créé une nouvelle structure ouverte dans une salle municipale étant en désaccord avec le directeur du collège. En mars dans l’Isère des parents avaient été abusés par une de ces nouvelles écoles hors contrat qui se multiplient en se réclamant d’une autre pédagogie.

 

D’après le Télégramme

En mars

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Le Se-Unsa demande une école « durable »

 » L’École n’en peut plus des discours caricaturaux, des oppositions stériles et des allers et retours idéologiques ; elle a besoin de stabilité ». C’est ce que Stéphane Crochet, le nouveau secrétaire général du Se Unsa, écrit à Emmanuel Macron le 10 mai.  Dans cette lettre il fixe quelques points précis de cette durabilité.  » Pour les enseignants de l’Unsa, il faut inscrire la politique éducative dans le long terme en poursuivant les transformations déjà engagées pour une École inclusive et émancipatrice, exigeante et bienveillante » et « intensifier les politiques de réduction des inégalités au sein de notre École en soutenant les nouvelles dynamiques de l’éducation prioritaire, en renforçant les incitations à la mixité sociale et scolaire ».

Communiqué

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Périmètre étendu pour les remplaçants du premier degré

Un décret publié au JO du 10 mai précise les conditions d’affectation des remplaçants du premier degré.  » Le directeur académique des services de l’éducation nationale procède par arrêté aux affectations dans les écoles, établissements ou services d’exercice des fonctions de remplacement. Cet arrêté précise également l’objet et la durée du remplacement à assurer. L’affectation aux fonctions de remplacement peut être faite dans une école, un établissement ou un service situé en zone limitrophe au sein du département, lorsque les besoins du service l’exigent », précise le texte. Le ministère avait annoncé en mars plusieurs mesures concernant les remplacements dont la révision des périmètres.

 

Au JO

En mars 2017

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Les grilles d’évaluation des enseignants publiées

C’est un des éléments clés des accords PPCR.  L’évaluation des enseignants du 1er et du 2d degré ne se fera plus lors d’inspections au hasard mais lors de 3 « rendez vous de carrière » établis à date fixe, prévisibles et annoncés un mois à l’avance. Mieux les grilles d’évaluation, généralement inconnues, sont maintenant publiées au JO. Le JO du 10 mai publie les grilles générales des enseignants ainsi que celles des professeurs documentalistes et des CPE.

Dorénavant les enseignants seront évalués sur la maitrise des savoirs disciplinaires mais aussi sur la mise en oeuvre de situations d’enseignement, l’organisation du fonctionnement du groupe d’élèves et la capacité à coopérer dans une équipe d’établissement. C’est bien une nouvelle conception du métier qui est ainsi impulsée aussi bien pour les enseignants que pour les inspecteurs qui sont cadrés et dont l’intervention est prévisible. Enfin l’évaluation de carrière donne une place officielle au chef d’établissement dans le second degré.

Toutes ces modifications ont été annoncées dans le cadre du PPCR. Retrouvez les grilles officielles d’évaluation.

Téléchargez les grilles

Au JO

Dans le Café

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Les profs stagiaires se rebiffent à Paris

Qui a dit qu’Emmanuel Macron n’aurait pas de période de grâce ? Alors que l’on parie sur l’identité du prochain ministre de l’Education, les chantiers sont, eux, bien identifiés. A commencer par la formation des enseignants, une réforme plutôt ratée du quinquennat Hollande. Après Grenoble, un collectif de profs stagiaires s’est créé à Paris pour réclamer des améliorations.

Tout commence en mars dernier. Un petit groupe de profs stagiaires d’histoire se retrouvent pour convenir que leur formation à l’Espé (Ecole supérieure du professorat et de l’éducation) de Paris ne va pas. Trop de travail et trop d’enseignements déconnectés de leurs besoins, pas assez de cours pour apprendre le métier et les aider dans le mi temps qu’ils assument au collège.

Les stagiaires en colère entendent alors parler de l’appel de Grenoble lancé par des stagiaires eux aussi insatisfaits de leur formation. Ils s’aperçoivent qu’ils ne sont pas   seuls à éprouver ce malaise. Ils se rencontrent pendant les vacances pour dresser la liste de leurs griefs.

Pétition

 » A la rentrée, explique Martin, prof stagiaire en histoire, nous avons contacté les syndicats pour nous aider à mobiliser, faire des tracts et organiser une AG. Mais tout le reste, c’est nous.  »

Le 26 avril,  ils sont près de 70 stagiaires, du second et aussi du premier degré, réunis dans l’amphi de l’Espé du site Molitor où se tient l’AG. Preuve que le mécontentement est partagé.

Un cahier de doléances commence à circuler pour cerner ce qui ne va pas. Une pétition est mise en ligne. En l’espace d’une semaine, elle dépasse les 210 signatures – 269 à la date du 8 mai. Elle sera bientôt remise au directeur de l’Espé.

Surcharge

Sans surprise, les stagiaires se plaignent d’une surcharge de travail. Un point dénoncé par les syndicats lors de la mise en place de la réforme. En Master 2, un étudiant doit à la fois rédiger un mémoire, suivre des cours et enseigner à mi temps – soit 9 heures par semaine pour les profs de collège.

 » Lorsque nous avons cours à l’Espé, nous rentrons chez nous vers 18-19 heures. C’est alors que nous nous mettons à préparer nos cours, explique Martin, d’où un niveau de stress et de fatigue.  »

Il reconnaît ne pas être le plus mal loti. Certains mettent une heure et demie pour venir à l’Espé. Or souvent les cours ont lieu sur les deux sites, le matin aux Batignolles, l’après-midi à Molitor. Ils peuvent ainsi faire plus de 4 heures de transports dans la journée…

Meubler 

Les stagiaires dénoncent aussi l’inadéquation de la formation, loin de leurs attentes.  »  Notre principal besoin est d’être formés au métier d’enseignant, souligne  Martin. Or nous avons toute une série de cours qui sont là pour meubler la formation. »

Il cite des cours du tronc commun aux premier et second degrés. Par exemple  » l’option yoga de 18 heures, sortie de nulle part et sur laquelle on est évalué « . Ou encore les projets de classe interdisciplinaires.  » Le cours est inter-degrés. Un enseignant de maternelle peut alors se retrouver avec un prof de lycée. Si le projet ne tient pas, on nous dit : ce n’est pas grave, ce sont de faux projets… En plus, ils sont longs à préparer, il faut se voir en dehors.  »

Théorique

Martin évoque aussi l’anglais dans lequel les étudiants de Master 2 doivent valider un certain niveau.  » Le problème là encore est que l’enseignement n’est en rien lié aux pratiques enseignantes et aux besoins que l’on pourrait avoir pour la classe.  »

Il y a enfin les cours théoriques comme ceux du mercredi matin, dispensés par des profs de fac qui n’ont pas enseigné dans des écoles depuis belle lurette. Des cours magistraux sur l’histoire de la Chine ou de Byzance qui peuvent être intéressants et inscrits au programme, mais jugés trop déconnectés.

 » Or, on a un an pour apprendre le métier, souligne Martin, découvrir le maximum de pratiques, apprendre par exemple comment faire une vraie différenciation. On préfèrerait avoir plus de didactique et plus de pédagogie.  »

Infantilisation

Comme leurs homologues grenoblois, les stagiaires parisiens déplorent enfin une  infantilisation de la part des formateurs des Espé, avec remise de devoirs, suivi des présences…  » On ne se sent pas considéré comme des adultes responsables alors même que l’on est devant des élèves trois jours par semaine « , regrette Martin.

A l’Espé de Paris, il n’a pas été question de lancer un grève. Les cours finissent fin mai et en Master 2, les étudiants terminent et soutiennent leur mémoire.  » Pour nous c’est trop tard, mais ce mouvement, on l’a lancé pour les stagiaires de l’an prochain, précise Martin, on a même proposé de revenir pour les aider. La solidarité entre étudiants est quelque chose de très important.  »

Véronique Soulé

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