Des associations dénoncent  » le scandale de la disparition de la médecine scolaire » dans le 93

 » En 2015, seulement 17 postes de médecins-iennes de l’Éducation nationale (MEN) étaient pourvus sur les 49 provisionnés pour l’ensemble du département. Dans certaines villes, la médecine scolaire a quasiment disparu : ainsi à Bobigny, préfecture du département, dans laquelle il n’y a qu’un demi-poste de médecin-ienne de l’Éducation nationale pour 29 écoles, 4 collèges et 3 lycées », soulignent la Ligue des droits de l’Homme, la Fcpe 93 et les syndicats Sud et Fsu 93.

« Résultat, seuls 10% des enfants du département passent la visite médicale de l’année des 6 ans » , pourtant obligatoire.  » Les conséquences sont multiples. Il suffit d’échanger avec des parents d’élèves, avec l’infirmier-e d’un collège, pour trouver des exemples d’élèves dont on découvre une myopie en CM1, une dyspraxie en 4e, une légère diminution auditive en 6e ». Une situation qui augmente les inégalités.

Et qui n’est pas nouvelle. En 2014 déjà J. Grousset, secrétaire générale du SNMSU, le syndicat des médecins scolaires, signalait que seulement 15% des enfants passaient la visite des 6 ans.

soulignent la Ligue des droits de l’Homme, la Fcpe 93 et les syndicats Sud et Fsu 93 annoncent qu’ils vont saisir le tribunal administratif. Ils organisent une manifestation devant celui de Montreuil le 31 août.

Communqiué

J Grousset en 2014

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Recrutement : le Snes demande des mesures de pré-recrutement

« Le SNES FSU réitère sa demande de mesures de pré-recrutement, d’aides financières permettant d’attirer des étudiants vers les métiers de l’enseignement et leur donnant ainsi la possibilité de préparer les concours dans de bonnes conditions ». Après l’annonce d’un nombre croissant de postes non pourvus dans plusieurs disciplines du second degré, le Snes demande un investissement plus important de l’Etat.

 

Communiqué

Capes : un poste sur cinq vacant

La crise de recrutement : un phénomène lié au NPM

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Jour de carence : les syndicats réagissent

Comment réduire le déficit public ? En prélevant sur les fonctionnaires, a décidé le gouvernement. Deux mesures ont été décidées en ce sens : le gel du point Fonction publique et le rétablissement de la journée de carence. Cette dernière mesure fait davantage réagir les syndicats que la première. Mais cette réaction est-elle justifiée ?

Les syndicats

« Pour réduire les arrêts maladie, il faut agir sur les conditions de travail, renforcer la médecine de prévention, quasi inexistante pour une majorité de fonctionnaires et développer des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail », répond la FSU à l’annonce gouvernementale de rétablissement du jour de carence.

N’empêche, les syndicats qui ont mollement réagi au gel, sont davantage vigoureux sur le jour de carence. Il faut dire que la mesure n’est pas flatteuse pour les fonctionnaires.

Ainsi la FSU  » exige des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : c’est une question d’intérêt général. »

Du coté du Se-Unsa, on s’adresse directement au ministre.  » Monsieur Darmanin, sachez que les enseignants et personnels d’éducation, parce qu’ils sont des professionnels engagés et responsables, n’abusent pas des congés, ne sont pas plus absents que les autres salariés et ne s’absentent pas pour des convenances personnelles. Pour le SE-Unsa, cette mesure sonne comme une nouvelle provocation et un manque de reconnaissance de l’implication des fonctionnaires dans leur mission au service de l’État. »

Que sait-on de « l’absentéisme » enseignant ?

Selon une étude de la Depp, 43% des enseignants ont pris en 2012-2013 un congé maladie ordinaire pour une durée moyenne de 16,2 jours. Si l’on rapporte cette durée en moyenne par enseignant  on obtient une absence moyenne de 6,7 jours. Un nombre apparemment tellement considérable qu’en octobre 2014 un rapport de l’Institut Montaigne, un think tank proche du ministre actuel, avait proposé de faire pointer les enseignants pour lutter contre cet « absentéisme ». Pourtant la même étude montre que ces congés sont liés pour àla féminisation du corps enseignant et à la maternité.

Les enseignants sont -ils plus souvent absents que les autres fonctionnaires ? Selon la Depp, la durée moyenne du congé maladie ordinaire (CMO) est de 6,6 jours par enseignant ce qui est inférieur à la moyenne de la fonction publique (7,1 jours). Parmi les ministères au plus fort nombre, signalons les services du premier ministre (10,2), la Justice (8,7), l’Intérieur (8) et… le ministère du travail (8,5).

Les enseignants sont ils plus absents que les salariés du privé ? Une étude de la Dares (ministère du travail) de février 2013 a calculé le taux d’absentéisme par branche professionnelle. Ce taux est de 3,2% pour les enseignants soit moins que la moyenne nationale (3,6%). Les taux les plus élevés se trouvent dans le bâtiment ou la santé. D’une façon générale, le taux varie selon le niveau de souffrance physique ou psychologique au travail et selon la catégorie sociale. Les ouvriers sont trois fois plus absents que les cadres. Des réalités qui résistent aux leçons de morale…

Où faire des économies ?

Mais le vrai motif du rétablissement c’est l’économie que le gouvernement en attend. La mesure est censée rapporter 400 millions (sur 12 mois) selon la Cour des comptes. Le gouvernement souhaite récupérer 5 milliards en 2017. Le gel du point Fonction publique permettra d’économiser, selon la Cour des comptes, 2 milliards sur 12 mois.  C’est dire que le gouvernement est bien décidé à faire des économies sur le dos des fonctionnaires.

Et qu’on est encore loin des 5 milliards. La Cour propose encore le gel de l’avancement, les suppressions de postes ou l’augmentation du temps de travail. Affaire à suivre…

Communiqué FSU

Communiqué Se Unsa

Les profs toujours absents ?

Les « leviers » proposés par la Cour des Comptes

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[Snes national] De bonnes vacances, on en aura besoin pour la rentrée

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Gazette d’@rrêt sur images, n°499. Burkini : autopsie d’un emballement

Gazette d’@rrêt sur images, n°499

Il avait refusé toutes les invitations des télés l’été dernier, au plus fort de l’emballement médiatique sur le burkini. Refusé, parce que l’affaire lui semblait trop complexe, divisant non seulement les partis politiques, mais écartelant aussi chacun et chacune entre des injonctions contradictoires. Sociologue spécialiste des « petites choses de la vie quotidienne », auteur d’un livre mémorable et très fin sur la codification non-dite des comportements à la plage, Jean-Claude Kaufmann a pris un peu de temps pour démêler ce qui pouvait l’être. Nous revenons avec lui sur cette querelle, évidemment moins futile qu’elle n’y parait. Et… qui ne le rend pas optimiste. Parce qu’il est toujours urgent de comprendre, regardez cette émission. Elle est ici (1).

Daniel Schneidermann

(2)

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GAFAM : les embarras juridiques du ministère

Saisie fin juin par le Snes et la Cgt sur l’ouverture subite de l’Ecole aux entreprises du Gafam (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) révélée par le Café pédagogique, la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) du ministère vient de connaitre sa position. Le Café pédagogique s’est procuré ce document. Selon la DAJ,  les conditions générales d’utilisation des GAFAM ne réduisent pas les obligations juridiques des établissements scolaires et que le ministère est dans le plus grand flou sur les usages réels.

Un tournant à 90° du ministère

A l’origine de cette affaire la publication par le Café pédagogique, le 16 mai, d’un message envoyé par le Directeur du numérique éducatif aux responsables académiques (DAN, DSI) les invitant à utiliser dans le cadre scolaire les services des GAFAM et à communiquer les annuaires des établissements.

Pour l’Education nationale c’était un virage à 90°. Depuis des années, le ministère développe ou fait développer des applications qui veillent jalousement sur les données des élèves, empêchent leur exportation et encore davantage celle des annuaires d’établissement. Tout cela coute très cher mais c’est le sens du développement de réseaux sécurisés comme les ENT.

Ces données d’utilisation constituent une manne incroyable pour les entreprises puisqu’elles permettent de connaitre les usages de chaque utilisateur et donc de lui proposer des publicités adaptées.

L’analyse de la DAJ

Dans un courrier du 29 juin, la DAJ répond aux questions du Snes et de la Cgt. La DAJ relève d’abord que l’exportation d’un annuaire d’établissement ne serait possible qu’après que chaque inscrit ait été personnellement informé. Il faut aussi que la déclaration Cnil de chaque annuaire mentionne les possibilités d’exportation.  Le responsable de l’annuaire, le chef d’établissement, est responsable si ces points ne sont pas respectés.

A la connaissance de la DAJ aucun établissement n’a encore transmis d’annuaire. La DAJ va mandater des responsables académiques, les CIL, pour enquêter et rappeler la loi.

La DAJ rappelle aussi que les Conditions générales d’utilisation (CGU) des GAFAM n’ont aucune valeur réglementaire et qu’elles varient d’une entreprise à l’autre. « Il n’y a pas de CGU éducation type ».  Les CGU ne peuvent être sanctionnées que par la rupture du contrat d’utilisation et rien d’autre. Par contre le responsable français peut être poursuivi devant les tribunaux français s’il n’a pas respecté les obligations juridiques des fichiers informatiques.

La lettre de la DAJ met donc les montres à l’heure. Elle montrent clairement les risques liés à la transmission des annuaires d’établissement, risque pour le chef d’établissement mais aussi pour l’enseignant qui serait à l’initiative de l’utilisation du service. Le fait que le ministère ne sache pas ce qu’il en est sur le terrain n’est pas rassurant.

Pour le Snes des risques pour les enseignants…

Interrogée par la Café pédagogique, Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe  du Snes, un des syndicats qui a saisi la DAJ, explique ce que son syndicat retient de cette affaire.

« On est satisfait que la DAJ apporte des éclaircissements, par exemple sur le fait que les élèves comme les personnels doivent être informés personnellement des usages faits de l’annuaire d’établissement. Ce qui est étonnant c’est que si la loi française n’est pas respectée, la personne qui a fourni les données peut être sanctionnée mais il n’y a aucune contrainte possible sur les GAFAM. Si la CGU n’est pas respectée on peut se retourner vers l’éducation nationale, c’est à dire le chef d’établissement ou même l’enseignant qui aura créé les comptes élèves  Facebook, par exemple, mais pas vers l’entreprise étrangère. Cela alors qu’on voit dans les établissements une multiplication de logiciels en ligne utilisés en classe sans accord des parents ».

Et pour les entreprises françaises

Le Snes analyse aussi la situation sur le long terme. « Le Directeur du numérique éducatif pense qu’il est plus facile de travailler avec les GAFAM plutôt qu’avec de petites entreprises françaises avec qui il faudrait multiplier les contrats. Tout se passe comme si le ministère avait renoncé à normaliser le travail sur le numérique.

Résultat les données relatives aux usages du numérique en classe qui pourraient être très utiles aux entreprises françaises pour mieux adapter l’offre aux besoins des élèves, ces données vont alimenter de grosses entreprises étrangères. Ni l’éducation nationale ni les startups françaises ne pourront les utiliser. Enfin l’usage fait de ces données va nous échapper. Que deviendra le droit à l’oubli par exemple pour chacun des élèves ? »

Comment expliquer ce changement à 90° du ministère ? « Peut-être le ministère s’est -il rendu compte que le développement du numérique éducatif a un coût.  Il y a peut-être l’idée que les GAFAM sont moins chers ».

« On a besoin de savoir quelle politique le ministère veut finalement mettre en place avec une vision à long terme. Faute de soutien à long terme on voit les entreprises françaises du numérique éducatif s détourner du marché scolaire. On attend du ministère une solution qui permette de se projeter dans le temps tout en protégeant les données ».

La lettre de la DAJ

Le texte de départ

Le SNES et la CGT saisissent la DAJ

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La Fsu pour un Grenelle de l’action publique

 » L’action publique ne peut pas être réduite au moins d’État, au moins d’investissement par les collectivités mais doit être interrogée du point de vue des conditions d’adaptabilité de la puissance publique pour répondre aux nouveaux enjeux et défis à relever par notre société », affirme la Fsu dans un communiqué du 5 juillet. La FSU alerte sur les suppressions de postes annoncés et sur  » les conséquences néfastes des mesures d’austérité salariale envisagées pour plus de cinq millions d’agents de la Fonction publique. Les agents viennent de subir six années de gel avec une perte importante de leur pouvoir d’achat ». La fédération demande  » Grenelle de l’action publique » qui porterait sur les missions dévolues à la Fonction publique,  le rôle assigné aux agents et  la programmation budgétaire.

 

Communiqué

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Capes : un poste sur cinq non couvert en 2017

Voilà ce qu’il faut dénoncer ! Un problème de société profond ! Qui à bac + 5 veut faire ce métier démonté depuis 20 ans par les gouvernement successifs ? Qu’il manque des profs n’est que l’arbre qui cache la forêt : dans tous les payés industrialisés le libéralisme a fait son oeuvre et convaincu que les métiers au service des autres (médecins, infirmiers, enseignants, services sociaux, etc) étaient ringards, nuls !

La pénurie de professeurs de maths va se prolonger. Au Capes externe de maths, près de 400 postes n’ont pas été attribués. C’est une nouvelle chute avec une centaine de reçus en moins par rapport à 2016. Avec les résultats des principales disciplines, c’est près d’un poste sur cinq qui est laissé vacant aux Capes externes cette année.

La crise du recrutement en maths n’est pas nouvelle. Mais cette année elle a descendu une  nouvelle marche si l’on en croit les résultats du capes externe publiés le 5 juillet. En 2016, pour les 1440 postes proposés on comptait 1134 reçus.  En 2017 pour le même nombre de postes, seulement 1066 candidats ont été admis.

On retrouve en maths la même tendance à la détérioration de la situation qui a été constatée en langues vivantes (allemand et anglais). Cinq disciplines apparaissent déficitaires : outre les maths, les lettres classiques et modernes et les deux langues vivantes déjà mentionnées.

Tous les postes ont trouvé preneur en physique -chimie et en SVT, en espagnol, en histoire-géographie.

L’ensemble des postes proposés pour ces 9 disciplines atteignait 6453 postes. Seulement 5 220 sont pourvus. Il y aura 1233 chaises vides à la rentrée. Soit 200 de plus qu’en 2016.

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Edouard Philippe : La contrainte budgétaire s’abat sur l’Ecole

Une page se tourne. Privilégiée depuis 2012, l’éducation retourne au sort commun des ministères pressurés par une politique d’austérité. Dans son discours de politique générale, le 4 juillet, Edouard Philippe a tiré un trait sur 5 années exceptionnelles. L’éducation va devoir fonctionner avec une masse salariale stable. L’Ecole elle même tient très peu de place dans le discours du chef du gouvernement et dans la politique gouvernementale. Une certaine cohérence semble se dessiner entre la pression budgétaire et certains choix éducatifs. Par exemple avec les bacs pros dont les ambitions post bac sont sacrifiées. Reste maintenant à voir précisément comment le ministre pourra satisfaire le chef du gouvernement et quels choix il fera pour cela.

« La formation dès le plus jeune âge à la culture et à la création rend libre et en les familiarisant avec la longue histoire des arts, en leur faisant découvrir les lieux de culture, en leur apprenant à décrypter l’époque et à découvrir notre héritage nous élevons l’âme de nos enfants et nous renforçons la cohésion de notre pays ». Edouard Philippe a commencé son discours de politique générale le 4 juillet, en vantant le dispositif Descoing mis en place à sciences Po et en liant culture et éducation dans une vision assez traditionnelle.

Un constat sévère

De l’école, le premier ministre ne dira pas grand chose. Il ne l’aborde que durant 5 minutes en dressant un constat sévère et en évoquant uniquement le bac et les bacheliers professionnels. Le gouvernement n’a pas de projet éducatif si ce n’est réduire la dépense.

« Nous formons très bien les très bons mais nous creusons les inégalités et le niveau moyen de nos élèves n’est pas à la mesure de notre grand pays », dit E Philippe dans son constat. « Notre système laisse sortir chaque année encore près de 100.000 jeunes sans qualification, nous dépensons bien moins que nos voisins dans le primaire où pourtant tout se joue, nous dépensons bien plus que les autres pays pour le lycée notamment parce que notre système est rigide et conçu autour du baccalauréat. Mais nous conduisons 60 % de bacheliers à l’échec en licence ».

Rétablir la sélection à l’entrée dans le supérieur en 2021

Face à lui, le premier ministre n’a que deux annonces éducatives. La première c’est la réforme du bac où il veut  » resserrer les épreuves finales autour d’un petit nombre de matières » comme cela a déjà été annoncé. Par contre le gouvernement étend le délai d’application. La réforme sera définie avant septembre 2018 et sa mise en oeuvre est reportée au bac 2021.

Un peu plus loin, E Philippe revient sur ce sujet en précisant qu’il va « offrir (aux) lycéens des contrats de réussite étudiante qui leur indiquent les pré-requis pour réussir dans la filière visée, nous le ferons dès la rentrée 2018 ». Ainsi la réforme du bac est bien liée à la mise en place d’une sélection à l’entrée dans le supérieur.

Claquer la porte du supérieur au nez des bacheliers professionnels

Il nous semblait que cette politique serait désastreuse pour les bacheliers professionnels, ceux qui alimentent la croissance de la population étudiante. Edouard Philippe le confirme.  » Le lien entre le lycée professionnel et le monde de l’entreprise par l’alternance ou par l’apprentissage doit être resserré », dit le premier ministre. « Le lycée professionnel doit aussi être mieux intégré avec les filières post-bac courtes que sont le BTS et les licences professionnelles. Des diplômes de qualification à bac+1 pourront également être proposés après le baccalauréat professionnel ».

Là il y a une véritable invention gouvernementale. Face à la montée des bacheliers professionnels vers le supérieur, E Macron avait proposé une nouvelle formation supérieure « dès la L1 » laissant ouverte la voie de la licence professionnelle. C’est devenu un « diplôme » de niveau bac+1.

Alors que les bacs pros sont le seul réservoir où on peut puiser de nouveaux étudiants pour atteindre les 50% de diplômés du supérieur , le premier ministre leur ferme radicalement la porte du supérieur. Après le bac pro ce qui se profile c’est ce misérable nouveau diplôme de bac +1.

Le BTS a déjà du mal à trouver sa place dans le système LMD de l’enseignement supérieur et à avoir une reconnaissance européenne. Mais la création d’un diplôme bac +1 est une mauvaise farce faite aux bacheliers professionnels. C’est une façon effrontée de leur claquer la porte du supérieur au nez.

Stabiliser la masse salariale de l’éducation nationale

Mais il y a encore plus inquiétant pour l’avenir de l’Ecole et qui explique ces annonces. C’est le budget. « On ne dépensera pas plus en 2018 qu’en 17. Pour atteindre ces objectifs sur la dépense publique, il va falloir agir sur trois leviers. D’abord, stopper l’inflation de la masse salariale du secteur public qui représente le quart de nos dépenses publiques… Aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale ne sera sanctuarisé », dit E Philippe.

Ces deux phrases sont très importantes. Alors que le gouvernement avait laissé entendre la semaine dernière que le budget de l’Education pourrait être sanctuarisé, comme il l’est depuis 2012, on sait maintenant que ce ne sera plus le cas.

Concrètement cela veut dire par exemple que dans les 50 000 postes à supprimer dans la Fonction publique de l’Etat, l’éducation nationale devra probablement en fournir la moitié.

Ensuite le premier ministre annonce le gel de la masse salariale. Or celle-ci augmente automatiquement avec le « glissement vieillesse technicité » (GVT) , autrement dit les avancements de carrière. Pour l’éducation nationale cela représente environ 300 millions par an. En 2018 et jusqu’à 2020, la masse salariale devait aussi augmenter du fait de l’application des accords de revalorisation PPCR (environ 800 millions).

Blanquer au pied du mur budgétaire

La question qui se pose maintenant c’est comment JM Blanquer va faire pour appliquer sa politique et respecter la stricte stabilité en euros de son budget. Comment appliquer le PPCR, le dispositif « devoirs faits » (150 millions), les dédoublements de CP (500 millions), le GVT, la prime de 3000 € promise aux professeurs de Rep+ (200 millions) dans un budget stable en euros ?

Il est clair que le ministre va devoir sacrifier des dépenses éducatives. La cohérence est peut-être à chercher dans les décisions sur le bac. Un bac réduit à quelques épreuves pourrait permettre de diminuer fortement le nombre de disciplines enseignées en lycée et récupérer ainsi des moyens importants tout en diminuant le nombre de postes.

Dans tous les cas, la gestion de la rue de Grenelle va devenir très délicate. JM Blanquer est maintenant au pied du mur budgétaire. Il est urgent que le ministre, au lieu de parler musique et « soap education »,  exprime ses choix budgétaires. Pour les enseignants et les familles commence le grand retour en arrière.

Le discours d’E Philippe

Blanquer et la dangereuse réforme du bac

Bac de mauvaises réponses à de fausses questions

Blanquer et le dédoublement : Mission impossible ?

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Primaire : six académies en recrutement négatif

Et comme de moins en moins de personnes veulent faire des métiers orientés vers les autres, comme prof, infirmier, médecin, etc, dans tous les pays industrialisés, on doit baisser le niveau d’exigence chaque année…

 » À cette session 2017, ce sont 573 recrutements qui ne seront pas effectués… Une nouvelle fois, le nombre des admis est inférieur aux postes mis au concours ». Dans un communiqué ,le Snuipp Fsu confirme l’information que le Café pédagogique donnait le 26 juin : un nombre important de postes non couverts au concours externe 2017.

Le snuipp publie le détail pour chaque académie. La nouveauté c’est que cette année 6 d’entre elles passent dans le rouge. Il manque 454 enseignants à Créteil, 92 à Versailles. Mais il en manque aussi 2 à Caen, 19 en Guyane, 3 à Montpellier et 6 à Toulouse.

Le Snuipp « demande de privilégier le recours à la liste complémentaire y compris en recrutant dans d’autres académies sur la base du volontariat, pour pallier le déficit », plutôt que faire appel à des contractuels.

Autre proposition :  » étendre le concours supplémentaire de l’académie de Créteil aux autres académies en situation difficile » par exemple à Versailles, la Guyane et Amiens.

 » Pour rendre ce métier attractif, le SNUipp-FSU demande l’ouverture de discussions sur la question des pré-recrutements dès la L1, une réelle amélioration des conditions de formation et d’entrée dans le métier des nouveaux enseignants, ainsi qu’une revalorisation salariale du métier ». Mais là Edouard Philippe vient de répondre…

Communiqué

600 postes non pourvus aux concours 2017

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La lettre d’Attac – Ordonnances loi Travail : interpellez les député·e·s !

Ordonnances loi Travail : interpellez les député·e·s ! Lettre d’information — 4 juillet 2017

Le temps est compté si nous voulons empêcher le gouvernement d’imposer une nouvelle et inutile régression du droit du travail. Pour faire passer au plus vite sa « loi Travail XXL », Emmanuel Macron veut procéder par ordonnance et en empêchant tout débat au parlement. Un projet de loi d’habilitation doit être voté au parlement le 28 juillet. Puis les ordonnances doivent être adoptées en Conseil des ministres à partir du 20 septembre.

C’est pourquoi nous vous appelons à vous adresser à vos député·e·s grâce à l’outil d’interpellation disponible ici sur le site d’Attac.

Interpellez les député·e·s sur les ordonnances loi Travail !

Actualité

Ordonnances loi Travail : interpellez les député·e·s !

lundi 3 juillet 2017, par Collectif

Mobilisons-nous pour empêcher le gouvernement de bâillonner le débat démocratique ! Plusieurs initiatives ont déjà été lancées, dont un outil d’interpellation des député·e·s pour leur demander de rejeter la procédure d’ordonnances.

lire en ligne

Autoroute A45 inutile : lettre ouverte à Édouard Philippe, Nicolas Hulot et Elisabeth Borne

vendredi 30 juin 2017, par Collectif

Le dossier emblématique du projet d’autoroute A45 entre Brignais (Rhône) et La Fouillouse (Loire) est pour les structures que nous représentons un test permettant de mesurer les engagements du gouvernement à « aller plus loin et plus vite dans la lutte contre les changements climatiques » comme l’a déclaré le Président de la République.

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Campagnes

Starbucks : Y’en a marc de l’évasion fiscale !

lundi 3 juillet 2017, par Attac France

Lundi 3 juillet, 25 militant·e·s d’Attac ont déversé plusieurs centaines de litres de marc de café devant le Starbucks Coffee Opéra à Paris. Cette action symbolique, de dépôt de marc débordant d’un gobelet géant aux couleurs de l’enseigne, visait à dénoncer l’évasion fiscale pratiquée par la multinationale numéro un de la vente de café dans le monde. Starbucks, qui se présente comme société « agissant de façon responsable et respectueuse », piétine ses propres principes en ne réglant pas sa juste part d’impôts dans les pays elle exerce réellement ses activités.

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Toi aussi exige que Starbucks paie sa juste part d’impôts !

lundi 3 juillet 2017, par Attac France

Pour échapper aux impôts, Starbucks fait payer à ses enseignes des redevances sur la marque, le logo, les recettes de cuisine, l’agencement des magasins, l’ameublement ou le business plan qui sont versées à une filiale implantée aux Pays-Bas.

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Combattre le virage néo-conservateur

vendredi 30 juin 2017, par Attac France

Trump, Poutine, Modi, Temer, Erdogan, Macri, Duterte, Orban, Duda… sans même évoquer Xi Jinping ou les pétromonarchies, longue est la liste des dirigeants qui peuvent illustrer ce qui apparaît être un virage réactionnaire planétaire. Si les courants idéologiques qu’ils incarnent prennent des formes spécifiques et si leur arrivée au pouvoir repose sur des logiques propres, ils partagent un même désir de revanche contre les minorités au nom du rejet d’un système dont ils sont pourtant souvent le produit. Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi, en 2017, sont-ils si nombreux ? Une quinzaine d’années après les puissantes mobilisations du mouvement altermondialiste, comment se fait-il que les replis identitaires, la haine des migrants et la construction de murs aux frontières soient devenus si courants, dans des contextes politiques variés ? Que faire pour ne pas se résigner ?

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Agenda

L’AlterVillage met le cap sur la Bretagne !

  • > Organisé par : Attac France
  • > Du 27 juillet au 3 août à Arradon, La Cidrerie du Golfe

Rendez-vous du 27 juillet au 3 août à la Cidrerie du Golfe – dans le Morbihan – pour 7 jours de créativité, de formation militante, de mixité générationnelle, d’enrichissement mutuel et de convivialité !

Depuis 10 ans, ce village alternatif, autogéré et autofinancé, accueille une centaine de participant·e·s d’Attac et d’ailleurs. Tour à tour cuisinier·e, distributeur/trice de parole, porteur/euse de savoir, barman·e, musicien·ne… les altervillageoi·se·s œuvrent et s’organisent au sein de cet espace collectif.

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Université d’été européenne des mouvements sociaux

  • > Organisé par : Attac d’Europe, Attac France
  • > Du 23 au 27 août à Toulouse, Université Toulouse – Jean Jaurès

Du 23 au 27 août 2017, l’Université d’été européenne des mouvements sociaux initiée par le réseau des Attac d’Europe se tiendra à Toulouse. Soyons nombreux et nombreuses à nous y retrouver pour nous informer, débattre, agir. On se voit là-bas ?

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Boutique en ligne

Offre spéciale climat : « Le Climat est notre affaire » et « Crime climatiques stop ! » pour 25 € !

lundi 3 juillet 2017, par Attac France

Profitez de notre offre spéciale « climat » : 25 € les deux livres, Le Climat est notre affaire et Crimes climatiques stop ! (frais de port inclus).

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Multimédia

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Pari tenu : l’opposition à l’inutile autoroute A45 grandit !

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Starbucks on en a raz le bol ! Rendez l’argent

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Recrutement : la crise s’amplifie aux concours 2017

On aurait pu s’attendre à une amélioration en 2017. Il n’en est rien. Les résultats des Capes externes de lettres, anglais et allemand sont tombés. Même si on observe un léger progrès en lettres, l’écart global entre les postes proposés et les candidats admis s’est encore creusé. Pour ces seules 4 disciplines, près d’un millier des enseignants escomptés ne feront pas la rentrée en septembre.

Déficit en lettres…

Après 5 ans de recrutements importants et une revalorisation, on aurait pu penser qu’un nombre croissant d’étudiants se portent sur les métiers de l’enseignement. Il n’en est rien. Les résultats des capes externes de lettres (modernes et classiques,) , anglais et allemand montrent une nouvelle chute en 2017.

En lettres modernes, 1 288 postes étaient proposés cette année, soit un tout petit peu moins qu’en 2016. Seulement 1137 candidats ont été admis. 151 postes, soit 12%, restent vacants. C’est un peu mieux qu’en 2016 où 18% des postes n’avaient pas été pourvus. On compte cette année 58 professeurs stagiaires de plus qu’en 2016.

En lettres classiques c’est aussi un peu mieux, mais on reste à un niveau très bas : 37% des postes sont pourvus. Il y a 85 admis pour 230 postes. L’année dernière pour le même nombre de postes , seulement 68 candidats avaient été admis.

Et en langues…

En anglais, 847 candidats ont été admis pour 1190 postes. 29% des postes ne sont pas pourvus. On assiste à un net recul. En 2016, 1055 candidats avaient été admis pour 1225 postes. Le décrochage est de taille !

La situation n’est pas meilleure en allemand avec 125 admis pour 345 postes. L’année dernière 149 personnes avaient été admises.

Pour l’ensemble de ces 4 disciplines, 859 postes n’ont pas été pourvus. L’année dernière 795 postes étaient vacants et, aux concours 2015, 649. On a donc un écart croissant entre les admis et la demande institutionnelle.

Si globalement au long du quinquennat le recrutement des enseignants s’est amélioré , la crise dans certaines disciplines se maintient ou même se renforce. Il est probable que les maths, le 5 juillet, s’ajoutent à cette liste des disciplines déficitaires.

La revalorisation décidée par F Hollande n’a pas eu d’influence déterminante. Ni même un attendu « appel d’air » créé par 5 années de recrutement massif. Alors que l’éducation nationale va replonger dans des années de faible recrutement, c’est comme si les éventuels candidats avaient anticipé les difficultés à venir de l’Education nationale.

Capes anglais

Capes lettres modernes

Capes lettres classiques

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Dédoublements des CP : ce qui change sur le terrain

Comment se mettent en place les dédoublements de CP sur le terrain ? Et si on déshabillait Pierre pour habiller Paul ? La mesure phare d’Emmanuel Macron est appliquée dans l’urgence des derniers jours de classe. Les Dasen doivent doubler le nombre de postes des CP de l’éducation prioritaire (Rep+ seulement) et trouver les enseignants. Chaque département se débrouille comme il peut. Mais la mesure est loin de faire l’unanimité chez les enseignants. Pour habiller les CP il faut déshabiller d’autres classes. Et , contrairement à ce que semble penser le ministre, l’apprentissage de la lecture se poursuit bien au -delà du CP…

CP à 12 et PS à 31…

Trois juillet au matin. Les parents occupent l’école maternelle Vandrezanne à Paris (13ème). Motif : l’annonce de classes de petite section à 31 élèves à la rentrée. Dans un arrondissement en croissance démographique l’ouverture annoncée d’une classe est annulée. C’est une des retombées des dédoublements décidés par E Macron.

Jérôme Lambert, secrétaire départemental du Snuipp, souligne la concertation qui a eu lieu avec le Dasen. Il n’empêche. Pour dédoubler les CP il a fallu trouver 17 enseignants. 7 « plus de maitres » (PDM) de Rep+ sont affectés en CP ainsi que 10 postes réservés aux ouvertures de classe.

Désorgansiation

A quelques kilomètres, Rachel Schneider , secrétaire départementale du 93, est amère. Dans ce département populaire et à forte croissance démographique, ce sont 221 postes qu’il a fallu dégager pour alimenter les dédoublements. 113 PDM ont été supprimés. 27 nouveaux PDM sont annulés et envoyés en CP. Enfin 81 postes de remplaçants sont affectés en Rep+

Avec tout cela, le Dasen devrait à peu près respecter les consignes ministérielles. Le département compte beaucoup de Rep+ et de communes pauvres. Il a fallu ruser. Résultats , les élèves de CP seront parfois dans des classes à 12, parfois dans des classes à 24 avec deux professeurs et parfois mélangés avec des CE1 dans des classes aux effectifs ordinaires.. Ces trois formes d’organisation peuvent se retrouver dans la même école (les écoles du 93 sont généralement importantes).

« On va y perdre beaucoup en formation », explique R Schneider. En effet, les PDM supprimés sont les plus anciens. Ils remontent aux années 1990. Ce sont typiquement ceux que le ministre aurait du évaluer. Les postes qui devaient être créés pour la formation continue ont disparu avec les CP dédoublés. Or le département compte beaucoup de jeunes enseignants.

Autre problème, celui des répartitions. La décision ministérielle a mis par terre ce qui était déjà prévu. Et les enseignants sont partagés sur les trois dispositifs qu’on leur propose. Il y a des refus, des départs.

A cela s’ajoutent les pressions des municipalités qui récupèrent en urgence des salles, celle du rased ou du BCD (la bibliothèque) par exemple, pour les transformer en salle de CP. « Les municipalités prennent des décisions pédagogiques que seul le conseil d’école devrait prendre », explique R. Schneider.

L’apprentissage de la lecture ne s’arrête pas au CP…

Mais le plus grand motif d’amertume est ailleurs. « Avec les PDM on était en train de reconstituer le collectif de travail mis à mal depuis 2013. Pour nous c’était le meilleur levier pour faire progresser les pratiques pédagogiques et les élèves. On s’inquiète aussi du recentrage sur le CP. Le travail sur la compréhension en lecture va bien au-delà du CP. On risque de voir revenir une vision étriquée de l’apprentissage de la lecture réduite au seul déchiffrage. Il va falloir être vigilant ».

Des dédoublements aux dépens de tous les autres élèves

« On ne fera pas la rentrée », nous a dit Benjamin Grandener, secrétaire départemental du Rhône. A l’issue d’une grève surprise qui a fait fermer 40 écoles, le Snuipp local est très remonté sur la façon dont s’appliquent les dédoublements de CP. « Que reste-il aux écoles en Rep+ après ces dédoublements ? Rien ! » Selon lui, pour trouver les 120 postes nécessaires, le Dasen a supprimé tous les PDM des Rep+, soit 84.Il a complété avec 36 remplaçants, eux aussi envoyés en CP. Et pour que ça tienne, il  a décidé que les classes en Rep+ compteraient autant d’élèves que les autres .

« On a fait les dédoublements en CP aux dépens de tous les autres élèves », explique B Grandener. « Sur le plan éthique c’est inadmissible. Sur celui de l’efficacité c’est sans intérêt car on va perdre après le CP ce qu’on aura pu y gagner ».  Dans le Rhône aussi, on pense que l’apprentissage de la lecture ne s’arrête pas au déchiffrage du CP.

« Je n’ai jamais vu une fin d’année dans un désordre pareil », continue-t-il. « Tout est flou. Les équipes sont désorganisées ». Les enseignants des Rep+ ont prévu de commencer 2017-2018 par une grève. « Nous ne rentrerons pas ».

Blanquer et le dédoublement : Mission impossible ?

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Brevet : le Snes « effaré » par le sujet d’EMC

 » Le SNES-FSU a pris connaissance avec effarement de l’exercice d’enseignement moral et civique (EMC) du Diplôme National du brevet sur lequel ont dû composer les élèves de 3e de série générale en métropole et ne peut que s’en indigner, tant sur le fond que sur la forme », déclare le premier syndicat du secondaire dans un communiqué du 3 juillet.  Le Snes vise le texte « tiré du site de l’IFRAP, un think tank d’inspiration libérale, dont la partialité est inconnue des élèves ». Mais c’est aussi le contenu de l’exercice qui est visé. « Il s’agit encore une fois de glorifier notre armée, sans demander aux élèves de faire preuve de recul ni du moindre esprit critique, contrairement aux objectifs affichés de l’EMC… Il s’agit bien de propagande, qui entretient la confusion entre l’UE et ses institutions, la République française et « ses valeurs » et qui oblige les candidat.e.s à défendre une opinion partisane ».

Sur son site, un enseignant, C Lopez, note :  » On peut immédiatement se questionner sur la validité du choix d’un tel support pour construire un sujet d’examen. En effet le texte provient d’un groupement privé d’orientation ouvertement libéral… Il en va du respect du contenu du bulletin officiel cité plus haut édictant la condition sine qua non selon laquelle l’éducation à la citoyenneté ne peut se faire qu’en dehors de toute idéologie ou de « dogme ». »

Communiqué

Sur le sujet d’EMC

La réaction d’un enseignant

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Gel du point d’indice: faibles réactions syndicales…

« La décision du gouvernement de geler à nouveau la valeur du point d’indice des fonctionnaires est profondément injuste et négative pour la fonction publique : ce n’est pas en portant atteinte aux conditions de rémunération de ses agents que l’on renforce le bien commun et notre modèle social », écrit la Fsu.  » Après six années de disette indiciaire entre 2010 et 2016, avancer à reculons c’est aggraver la dégradation du niveau de vie déjà vécue par plus de 5 millions d’agents de la Fonction publique. » L’Unsa  » prend acte du gel de cette valeur, déjà évoqué par le Ministre de l’Action et des Comptes publics… le 24 mai dernier, au regard de l’évolution du déficit budgétaire que devait préciser l’audit des finances publiques. L’Unsa Fonction Publique regrette cette décision » et  » demandera d’autres mesures pour permettre la progression du pouvoir d’achat ».

 

Fsu

Unsa

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Le suivi médical des enseignants inquiète

Le décès d’un jeune élève de 5 ans des suites d’une tuberculose qui pourrait avoir été transmise par une enseignante remplaçante près de Poitiers relance le débat sur la médecine du travail dans l’Education nationale.  France 3 site des témoignages d’enseignants sur l’absence de tout contrôle médical. Le Café pédagogique avait dénoncé cette situation dès 2014. Les postes de médecin mis au concours de l’Education nationale ne trouvent pas preneurs la rémunération étant trop basse. En 2017, 23 médecins ont été admis aux concours normaux et réservés pour 80 postes proposés.

 

Article France 3

Zéro pointé pour le contrôle médical

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Hors contrat : mise en examen du directeur de L’Angélus

L’abbé Spinoza, directeur de l’école catholique traditionaliste L’Angélus à Presly (18) est mis en examen pour  » violences habituelles sur mineurs de 15 ans, travail dissimulé et soumission contrainte de plusieurs personnes à des travaux non rétribués », annonce l’AFP. L’école avait été fermée le 2 juin après une descente de police dans l’établissement. L’Angelus avait reçu l’agrément du diocèse de Bourges en 2016.

 

Dépêche AFP

Dans le Café

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Pays Bas : la pénurie d’enseignants s’approfondit

Selon NLTimes, un millier de postes d’enseignants ne seraient pas couverts aux Pays Bas. Le journal estime que ce nombre pourrait grimper à 10 000 en 2025. Les écoles, qui recrutent directement les enseignants, s’arrachent les étudiants en éducation et leur offrent des postes dès la seconde année d’étude.  Une situation qui résulte du management des enseignants.

 

Article NL times

L’échec du New Public Management aux Pays Bas

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Effondrement du recrutement en allemand

Les résultats du capes externe d’allemand sont publiés. Ils marquent un nouveau recul du nombre d’admis dans cette discipline. Depuis 3 ans, le nombre de postes offerts est de 345. En 2015, on comptait 264 admis, soit déjà un déficit d’une centaine de postes. Au concours 2016, seulement 149 candidats ont été admis soit moins de la moitié de l’effectif attendu. En 2017 on descend à 125 admis soit 36% des postes proposés.

 

Les admissions

Les postes proposés

La situation en 2016

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

 

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Filiere Adm

Requalification
filière administrative

L’intervention du SNASUB-FSU a été déterminante pour obtenir la mise en place d’une politique de requalification des emplois et de promotions des personnels administratifs et techniques de l’enseignement scolaire.

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PPCR

Revalorisation des personnels

Grâce à l’action de la FSU, les mesures contenues dans le protocole « PPCR » permettent une revalorisation certes insuffisante mais réelle des carrières et des salaires dans un processus qui va jusqu’en 2020.

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Pilotage

Management et
pilotage

Le SNPI-FSU vous propose un corpus de texte sur l’encadrement de l’action publique et les tentatives de transposition des méthodes de management privé au secteur public.

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