Archives de la catégorie Vidéos / films

Lettre d’information « Reprise en main » de Gilles Perret

Au cinéma le 19 octobre

Cher(e)s ami(e)s

Vous suivez mes films depuis longtemps déjà et je vous en remercie.

Je tenais donc à vous prévenir en priorité quant à la sortie prochaine de mon dernier film. Il s’agit d’un film de fiction, c’est une première pour moi, intitulé « Reprise en main ». C’est une comédie sociale tournée dans la Vallée de l’Arve, près de chez moi, dans les mêmes usines que mon premier documentaire « Ma Mondialisation » et sur fond de montagne et d’amitié. Une aventure dense, vécue au sein d’une équipe formidable et dotée d’un très bon casting !

Le tournage a eu lieu d’août à septembre 2021 et maintenant, après 7 mois de post-production, « Reprise en main » est enfin terminé ! Il sortira partout en France le 19 octobre prochain. Nous débuterons les avant-premières début septembre dans les salles de la Vallée de l’Arve et de Haute-Savoie où il a été tourné, avant de parcourir le reste de la France. Nous passerons forcément près de chez vous à un moment donné et on espère vous croiser !

D’ici là, l’été sera propice à le présenter dans divers festivals de cinéma afin de découvrir le potentiel du film auprès du public et faire naitre le buzz autour de lui (nous l’espérons!).

La thématique sociale du film étant d’actualité, permettra les débats en salles, et je compte sur vous pour en parler en amont le plus largement possible à votre cinéma, vos associations, votre syndicat, votre parti politique, vos amis, votre famille « all over the world ». Préparons au mieux la vie du film, de manière à ce qu’il rencontre son public!

Amicalement.

Gilles Perret

 

Avec :

Pierre Deladonchamps, Laetitia Dosch, Grégory Montel, Vincent Deniard, Finnegan Oldfield, Rufus, Jacques Bonnaffé, Marie Denarnaud, Yannick Choirat, Sophie Cattani, Samuel Churin, Mohamed Brikat, Sabrina Ali Benali, et bien d’autres…

Résumé « Reprise en main » :

Cédric, ouvrier passionné, travaille dans une des nombreuses entreprises de mécanique de précision de la vallée de l’Arve en Haute-Savoie. Son usine est détenue par un fonds d’investissement à la gestion calamiteuse. A l’annonce d’une revente prochaine à un autre fonds, il décide de  reprendre la main sur son destin. Aidé de ses copains d’enfance, il choisit de se draper en financier pour reprendre la société afin de la remettre aux mains des salariés. Leur détermination, et parfois leurs maladresses, donnent un air de comédie sociale, parfois dramatique, à ce film tourné au sein d’une communauté où tout le monde se connaît, où les histoires d’amour de jeunesse et les clivages sociaux d’antan ne sont jamais très loin. Un Robin des bois au pays de Goldman Sachs.

Un film produit par : 

Elzevir Films

Distribué par : 

Jour2fête

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Présidentielle : les Cemea partagent leurs propositions

Le mouvement d’éducation populaire interpellera les candidats et candidates à l’élection présidentielle et aux élections législatives mercredi 23 mars à 18 heures sur Youtube. Les propositions des CEMEA y seront débattues par Jean-Baptiste Clérico, directeur national des Ceméa, et Philippe Meirieu, président des Ceméa.

 

Sur Youtube

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Séminaire Salariat – La personne privée d’emploi – Laure Camaji

Séminaire Salariat 2021-2022
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Lundi 28 mars 2022 – 14h-17h

La personne privée d’emploi : un sujet de  droits sociaux en recomposition(s) au fil  des réformes (2001-2021)  
Laure Camaji, Université Paris-Saclay, IDEP

Discussion : Mathieu Grégoire, Université Paris-Nanterre, IDHE.S

Lieu: Université Paris-Nanterre – Salle 2 – bât Max Weber ou à distance
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Sujet : Séminaire Salariat

Participer à la réunion Zoom
https://cnrs.zoom.us/j/92539551971?pwd=OS94a1FhUzgwUnVXMHl3em1KTEtpdz09

ID de réunion : 925 3955 1971
Code secret : Gx98W5

Mathieu Grégoire

Maître de conférences en sociologie

Chercheur à l’IDHES (CNRS)

Directeur du parcours de master MET (Métiers de l’Emploi et du Travail / Mutations de l’Emploi et du Travail) met.parisnanterre.fr

Tél. 01 40 97 78 73 / 06 19 13 18 14

Université Paris Nanterre – Bât. « Max Weber » – bur. 231

200 av. de la République – 92001 Nanterre
Page de présentation

 

 

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la réalité de l’école inclusive

Une mise au point, claire et sans langue de bois, de Fatiha Agag-Boudjahlat sur la réalité de l’école inclusive ! C’est très loin des discours officiels et de la bien-pensance, mais c’est le reflet exact de la réalité du terrain…

https://fb.watch/aPHObesaFT/

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Passe vaccinal : la banalité du mal

« Il y a cinq ans vous étiez des femmes et des hommes neufs. Vos visages n’ont pas trop vieilli, rassurez-vous. Mais qu’avez-vous fait de votre âme quand vous avancez depuis deux ans par mensonges successifs ? Quand vous banalisez le contrôle de tous par tous, partout ?
« C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal », écrivait Hannah Arendt. »

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Nouvelles condamnations du film Les segpa

« La Section d’enseignement général et professionnel adapté accueille, dans le cadre du collège, des élèves qui présentent des difficultés scolaires graves et durables, pour les mener au diplôme national du brevet section professionnelle (DNB pro) et ensuite préparer un CAP ou un bac professionnel. Au quotidien, les personnels exerçant en Segpa rencontrent des élèves à part entière qui vivent le plus souvent dans des milieux connaissant des difficultés sociales importantes, et qui entravent leur réussite scolaire. Les professionnels savent bien qu’il est crucial de rehausser l’estime de ces élèves. Or, les stéréotypes, notamment véhiculés par les auteurs de la websérie et du film, sont particulièrement néfastes à l’épanouissement d’enfants et adolescents scolarisés en Segpa », déclare le Se Unsa. Pour le syndicat « il est tout aussi facile qu’irresponsable de reproduire et légitimer les mauvais réflexes moqueurs d’une cour de collège ». Condamnation également de Bruno Studer, président de la commission éducation de l’Assemblée nationale.  » Les premières images de ce film, dévoilées en début de semaine, font état d’une stigmatisation crasse et affligeante de ces enfants en grande difficulté que la société tout au contraire, a le devoir de tirer vers le haut », dit-il.  » L’humour, s’il ne consiste qu’à réciter un point de vue stigmatisant voire un point de vue socialement raciste, n’est que vulgarité. » La pétition contre ce film approche des 70 000 signatures en deux jours.

 

Se Unsa

La pétition

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Segpa : un film scandaleux

Tous les clichés sur les Segpa semblent réunis dans la bande annonce du film « Les segpa » qui est annoncé pour avril 2022. On y voit des jeunes idiots, prétentieux et paresseux avec des parents du même tonneau. Les acteurs appartiennent aux minorités visibles. Avant même la sortie du film, la bande annonce fait réagir de nombreux enseignants.  » Les élèves de SEGPA qui peuvent déjà subir du harcèlement, des moqueries, de l’exclusion dans les établissements scolaires sont encore martyrisés et stigmatisés », estime une pétition qui recueille déjà près de 10 000 signatures. Elle demande  » la modification du titre du film et le retrait de toutes allusions à l’enseignement spécialisé indispensable dans notre système éducatif ».

 

La pétition

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[ATTAC] En 2022 aidez-nous à maintenir la pression !

[Vidéo] En 2022 aidez-nous à maintenir la pression !

Appel à dons 20 décembre 2021

Bonjour Sébastien,

En 2021, malgré le contexte sanitaire et l’autoritarisme libéral d’un gouvernement réprimant toujours plus durement toute contestation sociale, Attac a organisé des journées de mobilisation contre Amazon et son monde, monté des actions prélevant à la source les évadés fiscaux, dénoncé les violences policières, et ciblé les profiteurs de la crise à la Samaritaine.

L’association s’est également battue pour sauver La Chapelle Darblay avec le collectif « Plus Jamais Ca » et a participé activement à l’organisation des manifestations contre « la Loi Sécurité Globale », aux mobilisations féministes avec « Les Rosies », et aux manifestations contre l’extrême droite du 12 juin, tout en créant des temps forts de formation avec l’université d’été des mouvements sociaux à Nantes, etc.

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Revivez en vidéo les actions d’Attac en 2021Si nous avons pu réussir ces mobilisations et actions, publier livres et analyses, obtenir des victoires, établir un rapport de force avec les puissants, c’est avant tout grâce à vous qui êtes les garant·es de l’indépendance d’Attac. 90% de notre budget vient de vos dons et adhésions.

Nous avons besoin de vous pour continuer cet indispensable travail. Nous avons jusqu’au 31 décembre pour atteindre notre objectif de 120 000€.

En 2022, Attac est plus que jamais déterminée à mener le combat pour la justice sociale, fiscale et climatique !

Informations complémentaires

Les adhésions et dons en ligne auprès d’Attac France sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % de vos revenus imposables. Pourtant, Attac n’est pas une niche fiscale ! Notre association est en effet reconnue d’utilité publique dans sa mission d’éducation populaire. La dépense fiscale liée à cet abattement contribue à financer ces activités d’éducation populaire, qui pourraient relever d’un service public, à travers des réunions publiques dans toute la France, des publications, des campagnes et des initiatives… notamment sur la thématique de la justice fiscale.

Attac France — 2021
Vie Interne d’Attac France

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Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

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Les nouveaux cinémas où voir « Debout les femmes! » cette semaine

25 salles de plus pour la 2ème semaine !

On continue !

Bonjour à tous.

Tout d’abord merci à toutes celles et tous ceux qui sont déjà allés voir notre film. Grace à vous, le bouche à oreille s’installe et les chiffres de fréquentation n’ont cessé d’augmenter de jour en jour. Ainsi les cinémas qui ont programmé « Debout les femmes! » nous gardent à l’affiche et ce sont même 25 cinémas de plus qui nous programment en deuxième semaine.

Vous trouverez toutes les salles en cliquant sur la carte ci-dessous.

Ensemble, on est plus forts et à la fin c’est nous qu’on va gagner.

Gilles Perret.

Où voir « Debout les femmes! » à partir de ce mercredi 20 octobre :

Vous pouvez retrouver toutes les séances ici

Sollicitez votre cinéma pour faire venir le film dès aujourd’hui.

Organisez votre propre débat avec des AVS, des AESH, des femmes de ménage, des associations… Nous avons des outils et des contacts à votre disposition !

 

Entretien réalisé pour Regard

 

Le mot d’Annie Ernaux sur notre film :

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Allez voir « Debout les femmes! » dès ce week-end !

ALLEZ VOIR « DEBOUT LES FEMMES ! » DES CE WEEK-END ! 

C’EST TRES IMPORTANT POUR LA VIE FUTURE DU FILM.

Notre film « Debout les femmes! » est sorti mercredi. Il a démarré comme il peut dans un contexte cinématographique difficile.

Ce week-end est décisif quant à sa vie future !

En fonction du nombre d’entrées, les cinémas le garderont à l’affiche (ou pas) et d’autres cinémas le prendront dans les semaines à venir (ou pas).

Les critiques sont bonnes, l’émotion est là. Reste au bouche-à -oreille à s’installer. Si vous ne trouvez pas de cinéma proche de chez vous, n’hésitez pas à poser la question à votre salle préférée pour faire venir ce film. C’est aussi comme ça que ça marche. Nous publierons la carte des cinémas de la semaine prochaine lundi soir.

Vous l’avez compris, on compte sur vous. Ensemble, on est plus forts et à la fin c’est nous qu’on va gagner.

Gilles Perret.

Vous souhaitez organiser une soirée débat ?

Contactez votre cinéma, il est forcément preneur quand des groupes le sollicitent. Nous avons mis à votre disposition des outils et notamment un entretien entre François et moi pour vous faciliter le travail.

Cliquez sur la carte pour connaitre le nom du cinéma

Vous pouvez retrouver toutes les séances ici

 

Entretien réalisé par Denis Robert pour Blast :

 

Récompense ! 

Notre film a obtenu le prix du public à une écrasante majorité au festival de Groland, le Fifigrot 2021. Il s’agit de « L’Amphore du Peuple » et ça nous convient bien.

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« Debout les femmes ! » : le remède au zemmourisme ambiant !

Les dernières actualités de François Ruffin Ouvrir dans le navigateur

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Où voir « Debout les femmes! » dès le 13 octobre

 

AU CINEMA LE 13 OCTOBRE

Bonjour à tous.

Mercredi, c’est le grand jour ! Notre film « Debout les femmes! » sera dans plus de 100 cinémas avant de circuler dans d’autres villes les semaines suivantes.

Nous comptons sur vous pour aller le voir le plus rapidement possible et surtout pour en parler autour de vous. Contrairement à ce qui s’est passé sur nos précédents films, il n’y a pas beaucoup de temps pour installer le bouche-à-oreille tant l’embouteillage de films qui doivent sortir est important.

Ce film est conçu comme un outil, c’est le début de quelque chose qui pourrait améliorer le quotidien de centaines de milliers de femmes. Emparez-vous en !

Ensemble, on est plus forts et à la fin c’est nous qu’on va gagner.

Gilles Perret.

Cliquez sur la carte pour connaitre le nom du cinéma

Vous ne trouvez pas votre ville ?

Contactez votre cinéma pour lui demander s’il compte programmer ce film. Groupez-vous pour aller le voir et organisez vos propres débats dans les salles. C’est le meilleur service que vous puissiez rendre au film mais surtout à toutes ces femmes des métiers du lien !

 

« Debout les femmes! »

Ce sont les spectateurs qui en parlent le mieux. 

Vous pouvez retrouver toutes les séances ici

 

Un mot de cinéma

« Debout les femmes! » est un film puissant, intime et bouleversant. Il fait passer ces femmes de l’ombre à la lumière et ce sont elles qui iradient le film de leur force. Ce cinéma là réveille nos consciences parfois endormies pour prendre les inégalités en pleine figure et faire changer les choses.

Pierre Deladonchamps (comédien)

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Nouveau film « Debout les femmes! » au cinéma le 13 octobre

AU CINEMA LE 13 OCTOBRE

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Bonjour à tous.

Je suis heureux de vous annoncer la naissance de mon nouveau film co-réalisé avec François Ruffin « Debout les femmes! ». Un film sur les auxiliaires de vie sociale (AVS), les aides aux élèves en situation de handicap (AESH), les femmes de ménage, les animatrices périscolaires… bref sur ces femmes mal rémunérées, mal considérées et qui sont essentielles à la vie de la nation. Même Macron l’a dit…

Comme d’habitude, nous avons besoin de vous ! 

Pour aller le voir bien sûr, mais surtout pour en parler autour de vous. Invitez les personnes directement concernées par le film et n’hésitez pas à contacter les salles de cinéma pour organiser des débats.

Vous trouverez ci-dessous toutes les dates où nous retrouver François ou moi lors des avant-premières ainsi que la bande annonce du film.

Ensemble, on est plus forts et à la fin c’est nous qu’on va gagner.

Gilles Perret.

LA BANDE ANNONCE :

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JEAN-MICHEL BLANQUER : MINISTRE DE L’ÉCHEC NATIONAL

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Jean-Michel Blanquer a son même

Après un assez long silence médiatique exigé par l’Elysée, JM BLanquer est réapparu le 2 février à l’occasion d’une initiative sportive dans une école. Il s’est livré à une danse collective qui n’est pas passée inaperçue. L’après midi le député S Jumel (PC) invitait le ministre « gymnaste » et « danseur » à faire une pause dans les mesures de carte scolaire alors qu’à droite on sifflotait la musique de Véronique et Davina. Mais ce sont surtout des enseignants qui se sont emparés de la vidéo du matin, tournée par BFM, pour en faire un même démultiplié en un nombre de versions croissant.

 

La vidéo sur Bfm

Quelques mêmes

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La sécurité sociale : un conquis social !

Temps de lecture : < 1 minute

La création de la Sécurité sociale en 1945

Michel Pigenet, professeur d’histoire contemporaine revient sur le contexte de la mise en place de la Sécurité sociale en 1945 : d’où vient la sécurité sociale ? Dans quel contexte a t’elle été mise en place ? quels changements dans la vie des français ?

La sécurité sociale : une conquête ouvrière

Pierre Caillaud Croizat, petit fils d’Ambroise Croizat, Ministre du travail et de la Sécurité sociale en 1945, revient sur le rôle visionnaire de son grand père qui soutiendra avec beaucoup d’énergie la mise en œuvre de la sécurité sociale en mobilisant notamment le corps militant de la CGT.

La sécurité sociale : un objet de luttes

Du la création de 3 caisses distinctes en 1967 à la CSG en passant par les politiques d’Exonération de cotisation, Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT, revient sur les attaques, depuis 75 ans, du système de la Sécurité sociale au travers son mode de financement et de gestion.

Les cotisations sociale : pilier du financement de la Sécurité sociale

Sous la pression du patronat, la part des cotisations sociales dans les recettes de la Sécurité sociale ne cesse de diminuer. Pour financer la Sécurité sociale et répondre aux besoins, la CGT propose une réforme ambitieuse visant à remettre le travail et l’emploi au cœur du modèle productif de l’économie française.

 

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LIVREURS À VÉLO, ILS SE LIBERENT DE L’EXPLOITATION DES PLATEFORMES

Sous-payés, sans droit au chômage ou à une réelle couverture sociale, les coursiers des plateformes de livraison telles que Deliveroo ou Uber Eats sont l’un des symboles de l’ubérisation du travail. Depuis 2017, les manifestations de livreurs se sont multipliées, mais des alternatives existent. C’est ici à Bordeaux que l’une des premières coopératives de coursiers a été créée en France. Arthur, 31 ans, en est l’un des fondateurs. Ancien livreur chez Deliveroo, il travaille aujourd’hui chez les Coursiers Bordelais, qui a vu le jour en 2017. « Nous sommes trois co-fondateurs, tous anciens livreurs des plateformes. Créer notre propre entreprise ça permet de reprendre main sur notre métier. Depuis qu’on est salarié on se sent vachement plus libre. On est en train de montrer avec nos petits moyens qu’un autre monde du travail est possible. », explique Arthur. Un autre modèle, basé sur des principes fondamentaux. Aujourd’hui, les Coursiers Bordelais ce sont 6 salariés, tous payés au smic mais avec des conditions de travail sécurisées tout en ayant de l’autonomie. Chaque coursier a un droit de regard sur la gestion de l’entreprise, qui fonctionne sur une organisation tournante du travail (livraison, administratif, compatibilité, …). Les bénéfices générés servent alors à augmenter tous les salariés de façon égale, à embaucher ou même à augmenter le nombre de congés payés (8 semaines de CP). Une alternative qui a conquis Clément. Il a rejoint la coopérative il y a 6 mois, après avoir quitté Deliveroo. Les Coursiers bordelais sont loin d’être la seule coopérative en France, elle fait partie d’un réseau bien plus important, connue sous le nom de CoopCycle, du nom de la plateforme numérique qu’utilisent les collectifs de coursiers. Un outil précieux qu’a développé bénévolement Alexandre Segura. CoopCycle c’est aussi une fédération de coopératives, 43 en Europe dont 23 en France, qui mutualisent 2% de la valeur qu’elles produisent pour créer une caisse commune et aider d’autres coopératives à se monter. Un modèle alternatif qui a toute sa place dans le débat sur l’ubérisation du travail, d’après Kevin Poperl, vice-président bénévole de Coopcycle : « Il devrait y avoir une réponse de l’Etat pour institutionnaliser une requalification en salariat de l’ensemble des livreurs, mais on a perdu l’Etat. Donc pour nous c’est la seule alternative possible pour l’instant, essayer de construire un peu ce que la sécurité sociale fait, c’est-à-dire la mutualisation par les travailleurs, pour les travailleurs, de leur outil de travail ». ▶ Soutenez Le Média : 👉 https://soutenez.lemediatv.fr/ 👉 https://www.okpal.com/le-media/ 👉 https://fr.tipeee.com/le-media ✅ Suivez-nous : Facebook : http://bit.ly/FacebookLeMedia Twitter : http://bit.ly/TwitterLeMedia Youtube : http://bit.ly/YouTubeLeMedia Peertube : https://video.lemediatv.fr Telegram : https://t.me/LeMediaOfficiel

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[Racisme ordinaire] Après le meurtre de Samuel Paty, le concours Lépine des idées d’extrême droite

Samuel Gontier, Publié le 20/10/20 mis à jour le 22/10/20

Après le meurtre de Samuel Paty, le concours Lépine des idées d’extrême droite

Après le meurtre de Samuel Paty, le concours Lépine des idées d’extrême droite

Photomontage

Abandon de l’État de droit, rétablissement du bagne, restauration de la Cour de sûreté de l’État, retour du service militaire, déchéance de nationalité, retrait de la Convention européenne des Droits de l’Homme, obligation de porter des prénoms “français”… Après l’horrible assassinat de Samuel Paty, enseignant à Conflans-Sainte-Honorine, les experts de BFMTV et de CNews se livrent à une infâme surenchère liberticide.

« Quand vous voyez que dans des quartiers les filles n’ont plus le droit de circuler !, s’indigne Nadine Morano samedi matin sur CNews. C’est visuel, à Nancy, de voir autant de femmes voilées, même des petites filles… » Il faudrait savoir : elles circulent ou pas ? « Ça n’est pas tolérable ! » « Ça veut dire que nous devons les expulser, convient le présentateur, mais il y a le problème de la nationalité française. » La députée européenne LR défend une idée de gauche émise par François Hollande et Manuel Valls, « la déchéance de nationalité pour les bi-nationaux ». « Je suis assez d’accord avec vous, Nadine Morano, intervient Guillaume Bigot, éditorialiste maison. Il faut criminaliser l’idéologie. » Restaurer le délit d’opinion.

 

© CNews

« L’idéologie à criminaliser, c’est pas seulement le djihadisme, c’est l’islamisme, poursuit Guillaume Bigot. Il faut passer à la contre-attaque, il faut rétablir le service militaire. » L’islamisme est soluble dans le casernement. « Et vous avez raison, il faut expulser ceux qui ont la double nationalité. Mais il y a un problème encore plus grave et encore plus massif, c’est qu’il y a plein de gens qui ont la nationalité française, il y a même des gens qui n’avaient aucun lien avec l’islam, qui sont des Normands, des Bretons, des Basques et qui se convertissent à cette idéologie mortifère. » S’il faut aussi criminaliser les Normands, les Bretons et les Basques, les cours d’assises vont être débordées.

« Y a cinq cents personnes qui vont être relâchées des prisons, alerte Guillaume Bigot. Y en a eu vingt l’année dernière, y en aura quarante cette année, ce sont des djihadistes hautement dangereux. » Mais l’éditorialiste a une solution pour s’en protéger. « Je le dis, ça peut choquer, il faut rétablir le bagne. Il faut que ces gens sortent de la société. Il y a les îles Kerguelen, elles sont à une latitude telle que les gens peuvent survivre. » En effet, il y fait 4,9 degrés en moyenne. « Il y a de l’eau en quantité suffisante. » En effet, il y pleut ou il y neige environ 350 jours par an. « Vous les isolez sur le long terme. Sinon, c’est le rétablissement de la peine de mort. » Mieux vaut les envoyer mourir au bagne.

 

© CNews

Nadine Morano approuve : « Je partage cette analyse. » « La rétention de sûreté, oui, mais le bagne, c’est impossible », nuance la très légaliste Laurence Saillet, ancienne porte-parole LR devenue consultante CNews. « La Nouvelle-Zélande ou l’Australie sont des pays qui ont été principalement peuplés de bagnards ! », rétorque Guillaume Bigot. Et ce sont des pays en tous points comparables à l’archipel des Kerguelen. « Cayenne a laissé un très mauvais souvenir parce que les conditions y étaient insalubres. Evidemment, c’est pas ce que je préconise, j’ai parlé de Kerguelen où y a des conditions climatiques tout à fait acceptables. » En effet, les vents y soufflent généralement à 150 kilomètres/heure et atteignent parfois 200 kilomètres/heure, c’est vivifiant. Si les tentatives de colonisation ont toutes échoué (il n’y subsiste qu’une station scientifique), c’est sans doute parce qu’elles n’étaient pas conduites par des bagnards. [Pour se faire une idée des conditions de (sur)vie dans ce milieu, lire le beau récit de François Garde, Marcher à Kerguelen (Gallimard).]

 

© CNews

« Monsieur Bigot a raison, applaudit Nadine Morano, il faut les sortir. » Les sortir très loin, jusqu’à ce qu’on appelait autrefois Îles de la Désolation. Laurence Saillet nuance : « Vous ne pouvez pas maintenir des gens en prison vingt ans ou trente ans pour des raisons d’opinion, ça n’a pas de sens. Mais en même temps vous ne pouvez pas les relâcher. » On rétablit la peine de mort, alors ? « Je répète que des pays comme la Nouvelle-Zélande ont été peuplés par des bagnards, insiste Guillaume Bigot. Ça s’est déjà fait ! » Et c’est une réussite : là-bas, ce sont des musulmans qui sont massacrés par un suprémaciste blanc. « Il faut frapper très fort. » Bombarder les mosquées. Nadine Morano s’interpose : « Je veux pas un débat sémantique » Rétention de sûreté à perpétuité, peine de mort, bagne meurtrier : tout ça, c’est de la sémantique.

Dimanche midi, sur BFMTV, Christophe Barbier lance une autre idée frappée au coin du non-sens. « On peut agir très rapidement, il faut relancer la loi Avia censurée par le Conseil constitutionnel, qu’on peut très bien remettre sur l’établi en changeant la Constitution. » D’abord en supprimant son outrancier préambule — la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Profitons de cette tragédie… » Providentielle, cette tragédie. « … Pour faire une loi Avia validée constitutionnellement, les grands opérateurs des réseaux sociaux auraient entre une heure et vingt-quatre heures pour faire disparaître les contenus haineux. » On ne va tout de même pas s’embarrasser de l’avis des juges, les Gafam peuvent très bien les suppléer. « Cette loi a été invalidée par le Conseil constitutionnel au nom de la liberté d’expression. » Ce Conseil est un nid d’islamo-gauchistes. Il faudrait le supprimer, le problème sera réglé, on pourrait abolir la liberté d’expression.

 

© BFMTV

Comme le rassemblement en hommage à Samuel Paty débute place de la République, Christophe Barbier en profite pour dénoncer les complices de son bourreau. « Dans cette manifestation, il y a des arrières-pensées politiques. La France insoumise est attaquée depuis plus d’un an sur son laxisme, son islamo-gauchisme parce qu’elle s’est mêlée à une manifestation contre la prétendue islamophobie. Elle doit reconstruire une virginité républicaine. » Facile, il suffit d’envoyer les militants LFI aux Kerguelen, un archipel quasiment vierge.

Le soir, toujours sur BFMTV, Jean-Baptiste Boursier reçoit un participant à la manifestation. « Manuel Valls, vous étiez place de la République. » « Quand mon pays est attaqué, moi, je suis là », se vante le conseiller municipal de Barcelone allié à l’extrême droite espagnole. Et de fustiger « nos lâchetés, nos ambiguïtés, et à gauche notamment… » « Je vous arrête là-dessus, exulte Jean-Baptiste Boursier, parce que vous avez eu des mots extrêmement durs à l’endroit de La France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, vous avez dit : “Ils ont une responsabilité dans cette lâcheté.” » Et donc dans l’assassinat de Samuel Paty. « Oui, bien sûr, cette gauche-là, vilipende Manuel Valls. La France insoumise, la gauche journalistique, Edwy Plenel, la gauche syndicale, l’Unef, la Ligue de l’enseignement, la Ligue des Droits de l’Homme, qui ont fait rentrer les théories de Tariq Ramadan en leur sein. » Ça va faire beaucoup de monde aux Kergeulen, il va falloir réquisitionner aussi l’île Amsterdam, l’île Saint-Paul et l’archipel Crozet.

 

© BFMTV

Manuel Valls précise : « Je suis pas là pour diviser. » Pas du tout. « Mais il faut dire la vérité. » Désigner les complices de l’assassin de Samuel Paty. « Il faut interdire le CCIF [Comité contre l’islamophobie en France, qui assiste les musulmans victimes de discriminations, ndlr], il faut interdire BarakaCity [organisation humanitaire animée par des musulmans, ndlr]. » Pour ceux-là, je propose la Terre Adélie où, selon Guillaume Bigot, les conditions climatiques sont tout à fait acceptables. « S’il faut changer la Constitution, nous devons le faire. » C’est une manie. Guillaume Durand interroge : « Y compris en ne tenant plus compte du droit européen sur les libertés ? » « S’il nous faut, dans un moment exceptionnel, s’éloigner du droit européen, faire évoluer notre Constitution, il faut le faire. » On ne va pas se laisser contraindre par les arguties islamo-juridiques de la Commission européenne des droits de l’Homme. « Je l’ai dit en 2015, nous sommes en guerre. Si nous sommes en guerre, donc il faut agir, frapper. » Bombarder les locaux de Mediapart, de la Ligue des droits de l’Homme, de l’Unef, de la CGT, etc.

Lundi matin, toujours sur BFMTV, c’est au tour de l’invité de Jean-Jacques Bourdin, Nicolas Dupont-Aignan, de participer au grand concours d’idées liberticid… — pardon, libératoires. Il réclame le rétablissement de la Cour de sûreté de l’État, juridiction d’exception composée de magistrats et de militaires, créée à la suite des attentats de l’OAS et supprimée en 1981 après l’élection de Mitterrand. Il annonce qu’il va « déposer une proposition de loi sur le délit de persécution de prêche religieux qui veut imposer la charia à la place de la loi de la République ». Hum… Je m’étonne : Nicolas Dupont-Aignan veut créer un délit pour punir les personnes persécutant les prêches religieux qui prônent la charia. Serait-il devenu islamo-droitard ? « Il faut aussi modifier la Constitution. » C’est une manie. « Il faut mettre dans la Constitution la laïcité. » Voilà une idée visionnaire. D’ailleurs, l’article premier de la Constitution de 1958 stipule : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » C’est dire si Nicolas Dupont-Aignan est en avance sur son temps.

 

© BFMTV

Ce lundi matin, CNews et Pascal Praud sont toutefois les plus compétents pour proposer une synthèse équilibrée des propositions formulées depuis trois jours. Elisabeth Lévy vitupère : « C’est l’État de droit qui est le synonyme de notre désarmement. » Il nous faudrait une saine dictature. « Nous sommes ligotés par notre droit-de-l’hommisme… » Bien-pensant, qui plus est. « … Englués par les droits qui sont toujours pour ceux qui nous attaquent. » C’est au nom des droits de l’Homme que Samuel Paty a été assassiné. « C’est une question fondamentale, juge Pascal Praud. Est-ce que notre Etat de droit est impuissant ? » Pire que ça, répond Jean Messiha, du RN, reprenant à son compte l’argument d’Elisabeth Lévy : « La notion d’État de droit a été instrumentalisée pour protéger les pires ennemis et de l’État et du droit. » Puisqu’on vous dit que les droits-de-l’hommistes sont les alliés objectifs des terroristes. Elisabeth Lévy désespère : « Les Français de souche, ça n’existe pas, disait François Hollande ! » Certains islamo-préhistoriens prétendent même que les Français de souche ont émigré d’Afrique il y a 180 000 ans.

 

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Pascal Praud offre le recul de sa culture historique. « Toute la logorrhée qui explique que la France est une terre d’immigration et que cette immigration aujourd’hui, c’est la même que les Italiens, etc., tout ça, c’est n’importe quoi, on le sait bien ! » On ne le savait pas en 1893 quand, dans les Bouches-du-Rhône, des pogroms massacraient des Italiens (du Sud) au prétexte que leur culture et leur religion était incompatibles avec celles des bons catholiques Français. « L’histoire des prénoms est très intéressante, ajoute l’animateur. Ça aussi, c’est tabou, l’histoire des prénoms. » Un tel tabou qu’Eric Zemmour l’évoque un jour sur deux à l’antenne de CNews.

« Je suis d’accord ! », s’exclame Pascal Praud à chaque intervention de la voix de la Raison incarnée par Jean Messiha. « Exceptionnellement, je vais demander à Elisabeth Lévy de nous quitter, Gérard Leclerc va vous remplacer. » Je regrette déjà le sens de la nuance de la directrice de Causeur. « Parce que nous avons trois représentants politiques que sont Jean Messiha du RN, Florian Bachelier de LREM, Nadine Morano de LR, donc je trouverais ça inégal qu’un représentant politique s’en aille. » Si l’on congédiait un des trois représentants de droite, de droite extrême et d’extrême droite, le plateau serait déséquilibré.

 

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Pascal Praud s’emporte : « On répète en boucle les mêmes choses ! » Je confirme : l’animateur et ses invités professent chaque jour racisme, xénophobie et islamophobie. « On répète que les parents d’Italiens dans les années 30, 40, 50, interdisaient à leurs enfants de parler italien. » Alors qu’aujourd’hui tous les parents arabophones interdisent à leurs enfants de parler français, c’est bien connu. « L’histoire des prénoms, c’est passionnant. Bonaparte et nos anciens n’étaient pas idiots lorsqu’ils disaient que les prénoms devaient être uniquement ceux du calendrier. » Je me sens visé. Mon prénom ne figurant pas dans le calendrier, vais-je être déchu de ma nationalité ? Envoyé au bagne de Kerguelen ?

« Par exemple, plaide Pascal Praud, Aldo Platini, il appelle son fils Michel, pas Michele. » Quand je pense à tous ces Français « de souche » qui ont nommé leurs enfants Enzo, Matteo, Adriana, Aurelia, Aria, Celia, Marco, Lorena, Giani, Livia, Olivia, Mario, Priscilla, Fabio, etc., je me demande où l’on va pouvoir mettre tous ces bagnards. Il faudrait racheter à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie leurs parts de l’Antarctique pour tous les caser. Nadine Morano renchérit : « Ma mère s’appelle Monique. » Et pas Monica, sans quoi elle se serait engagée dans les Brigades rouges ou Action Directe. « Là, y a un vrai souci, psalmodie Pascal Praud, parce qu’on ne veut pas aller en face de ça. » Emmanuel Macron n’a toujours pas proposé la déchéance de nationalité ni la déportation vers les terres australes pour les porteurs de prénoms à consonnance terroriste.

 

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Pascal Praud insiste : « Moi, je vous pose la question : est-ce que les prénoms des gens qui naissent en France doivent être des prénoms français ? » Par exemple, Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, doit-il être déchu de sa nationalité et envoyé au bagne des îles Crozet pour le punir de porter un prénom breton ? « Et ça, c’est des vraies questions, et comme toujours on veut pas y répondre. » Alors qu’il suffirait de modifier la Constitution et de sacrer un nouveau Napoléon. « Et on se fait traiter de raciste, de fasciste, de tous les noms quand on en parle. » Mais pas du tout. Seulement de défenseur de la laïcité pétainiste.

Pascal Praud n’en finit plus de répéter le leitmotiv de son mentor Eric Zemmour : « Moi, si je vous dis qu’il faut remettre des prénoms français en France ? La loi doit changer et tous les enfants de France doivent avoir des noms de saints ? » « Je crains que ce ne soit pas le cœur du problème », se défausse Gérard Leclerc, victime d’une crise de bien-pensance droit-de-l’hommiste. « Il faut accepter l’idée que certaines immigrations sont incompatibles avec la France, intervient Jean Messiha. Aujourd’hui, ceux qui ne sont pas contents en France y restent parce que l’État Providence fait qu’ils peuvent vivre de manière confortable. » Feignants et profiteurs en plus d’être islamistes. « Ce qu’on appelle les transferts sociaux deviennent quasiment des transferts ethniques. » Qui servent à financer le terrorisme. « C’est vrai, c’est vrai ! », applaudit Nadine Morano, qui tient à se démarquer du RN.

 

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« Un petit mot sur Jean-Luc Mélenchon, reprend Pascal Praud, il était hier à la manifestation après avoir été l’an dernier à une manifestation contre l’islamophobie avec des Frères musulmans. » Et en soutien au terrorisme, belle hypocrisie. « Ecoutez ce que disait Richard Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, qui était ce matin sur RTL et qui fustige Jean-Luc Mélenchon. » Pascal Praud apprécie : « Il a tellement raison… » Et de déplorer « la complicité médiatique, des gens qui ont été formés dans des écoles de journalisme, qui sont pour la liberté d’expression ». Et qui passent leur temps à inviter Richard Malka, Michel Onfray, Jean Messiha. « Ils prennent les attaques contre l’islam comme des attaques racistes, ce qui n’est pas le cas du tout ». Ce sont seulement des attaques contre les crouilles, les bicots et les bamboulas. « C’est une religion qui est attaquée, c’est pas du tout une couleur de peau, c’est pas une race. » Ça m’avait échappé mais il semble que Manuel Valls (ou Nicolas Dupont-Aignan) ont déjà abrogé l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen prescrivant que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses ».

Florian Bachelier, député LREM, cite l’archétype du complot antifrançais : « C’est Traoré. » « Exactement !, approuve Pascal Praud. Quelle honte pour la presse française quand madame Traoré fait la une de M Le Monde ! » Les journalistes du Monde feraient bien de se préparer à une croisière dans les Cinquantièmes Hurlants qui les mènera au bagne. « Quelle honte, quelle défaite pour le journalisme français ! Quelle soumission ! Et personne ne dit rien, sauf sur ce plateau. » La charia règnerait déjà sur la France s’il n’existait L’heure des pros. Jean Messiha complète : « Le système progressiste promeut la pire des immigrations antinationales comme madame Traoré et le gang de Traoré ! » Qui ont l’outrecuidance de réclamer les mêmes droits que les vrais Français. Pascal Praud déplore : « La valeur absolue du Monde ou du New York Times, c’est le progressisme. » Jean Messiha précise : « Le gaucho-progressisme. » Euh… Attendez, je suis perdu. Il y avait déjà les islamo-gauchistes, les islamo-collabos… Nous voici donc aux prises avec des islamo-gaucho-collabo-progressites.

 

© CNews

Florian Bachelier, le représentant LREM, dénonce de nouveaux complices : « On découvre qu’une grosse partie des maires élus aux dernières municipales sont accoquinés avec ce mouvement indigéniste. » Ce qui nous fait des islamo-gaucho-indigéno-collabo-progressites « Je trouve ça un peu fort de café que la prise de conscience arrive seulement maintenant. » « Mais on en parle tous les matins ici ! », revendique fièrement Pascal Praud avant de proposer : « On écoute la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, il y a deux semaines. Et elle est toujours en place ! On aurait dû la sortir ! » L’envoyer au bagne élever des manchots. Sur Europe 1, Sonia Mabrouk demande à la ministre de reconnaître que les clubs sportifs sont submergés par la radicalisation. « On a besoin d’objectiver, nuance Roxana Maracineanu. Ce phénomène est fondé sur des on-dit mais il n’y a pas de données objectives pour mesurer la radicalisation. » Si, il y a les données de Pascal Praud, dont la recension des prénoms antifrançais fait référence.

« Il faut libérer le pays !, tonne Nadine Morano. Il y a trop d’immigration en France ! » Pascal Praud complète : « Et il faut poser le problème de l’islam. » Pléonasme : quand Nadine Morano dénonce l’immigration, ce n’est pas celle des catholiques autrichiens. Florian Bachelier suggère : « Il faudrait peut-être réintroduire le service militaire. » Merci de le rappeler, j’avais failli oublier.

« Ivan Rioufol est avec nous », annonce Pascal Praud. Exceptionnellement en duplex de chez lui car, comme chaque jour, « vous serez avec nous ce soir, précise l’animateur. Force est de reconnaître que les analyses d’Ivan Rioufol sont aujourd’hui infiniment plus audibles dans la société française ». CNews a été pionnière, ça fait un bail qu’elle juge audible les « analyses » de l’éditorialiste du Figaro, par exemple quand il déclare : « Heureusement qu’il y la fachosphère parce que c’est là que les vérités se disent. » « Il a été stigmatisé, traîné dans la boue, traité de fasciste, se lamente Pascal Praud. Mais il est simplement journaliste. » Comme Brasillach.

 

© CNews

Ivan Rioufol désespère : « Ça fait vingt ans et plus que nous sommes quelques-uns à hurler dans le désert. » Et sur CNews, et dans Valeurs actuelles, Le Figaro, Le Point, et dans les meetings des Le Pen. « Et aujourd’hui, si on ne se réveille pas, on meurt. » Exterminés par une horde de Sarrasins. « Si nous ne voulons pas affronter l’ennemi, nous allons mourir. » Décapités par millions. « Nous sommes en guerre. » Là-dessus, tout le monde est d’accord. « Le danger ne vient pas seulement de l’islamisme mais aussi des Français qui portent des prénoms français… » Les traîtres ! Si on ne peut même plus se fier aux prénoms. « … Et qui depuis trente ans ont abandonné la France par lâcheté, par paresse, par compromission avec l’ennemi et ils sont aussi dangereux sinon plus que les islamistes. » On ne compte plus les attentats imputables à la Ligue des droits de l’Homme. « Il faut combattre cette haine de soi qui a fait de nous un peuple vulnérable, il faut mettre en cause aussi tous les collabos des islamistes, et il y en a une palanquée. » Nos bagnes antarctiques ne vont pas suffire, il va falloir en implanter sur la Lune, réputée pour son climat tempéré.

Florian Bachelier, de LREM, applaudit : « Je partage chaque mot de ce que dit M. Ivan Rioufol. » Pascal Praud s’enquiert : « Nous sommes en guerre, vous partagez ? » « Evidemment. » « Chacun va devoir choisir son camp, prévient l’animateur. Gérard Leclerc, vous partagez chaque mot ? » « Oui, même s’il minimise les réseaux sociaux, qui sont une arme épouvantable. » Bien plus épouvantable que CNews. Pascal Praud félicite Ivan Rioufol : « Tout le monde est à 100 % d’accord avec ce que vous venez de dire. » De LREM au RN en passant par LR (et par les animateurs de CNews, ça va de soi), tout le monde est d’accord avec la fachosphère. Voilà qui ouvre de nouvelles perspectives pour la colonisation de Mars par des bagnards.

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«Imagine demain on gagne», au cœur d’un collectif qui veut changer le monde

Par Tënk & Mediapart

À Saint-Nazaire (Pays de la Loire), des gens aux parcours hétéroclites ont endossé à l’hiver 2018 un gilet jaune fluo, étendard d’une révolte inattendue. Puis ils ont créé une Maison du peuple qui a accueilli en avril 2019 la deuxième assemblée des assemblées. Durant cinq mois, Arthur Thouvenin et François Langlais ont suivi ce collectif. Loin des ronds-points, ils ont saisi l’éveil à la politique de certains, la volonté d’organisation d’autres et, surtout, la puissance de la fraternité. Ce film est soutenu par Tënk, plateforme du documentaire d’auteur, et Mediapart.

Killyan, 14 ans, est arrivé là par curiosité. Il sèche parfois le collège car il en apprend plus ici, avec « les anciens ». Esperenza est ouvrière, en arrêt pour maladie professionnelle. Syndicaliste, elle trouve dans les « gilets jaunes » le mouvement de masse qui lui manquait. Et autour d’eux, dans cette Maison du peuple, se dessine un monde peuplé de beaucoup de femmes, de jeunes ouvriers sans héritage politique, d’adolescents un peu paumés et d’autres très déterminés, de chômeurs, de salariés, de routards du syndicalisme… Ensemble, ils s’organisent, inventent de nouvelles formes de lutte, et s’ils ne sont pas toujours d’accord, une véritable solidarité les réunit.

  • Voir ci-après l’entretien avec les deux réalisateurs, François Langlais et Arthur Thouvenin, et le partenariat Tënk/Mediapart en soutien aux films documentaires.

Imagine demain on gagne. France. 2020. 80 min // Auteurs & réalisateurs : Arthur Thouvenin et François Langlais // Image : François Langlais // Son : Arthur Thouvenin // Montage : Hervé Drézen // Musique originale : Astrid Sepulchre // Production & diffusion : Abordage Films, Tébéo – Télévision Bretagne Ouest, TébéSud, TVR Rennes 35 Bretagne // Participation : Tënk, Mediapart

Le soutien de Tënk et Mediapart à la création documentaire

Après trois ans de diffusion conjointe de documentaires, Mediapart et Tënk ont décidé, au mois d’août 2019, d’élargir leur collaboration pour soutenir davantage ces films dits de création qui, souvent, en raison du désengagement des chaînes de télévision préférant à la prise de risque le refuge de leurs grilles à formatage, ont du mal à trouver des financements et des canaux de diffusion.

Concrètement, ce soutien concerne des films traitant d’enjeux politiques, sociaux ou écologiques contemporains. Ils doivent être déjà tournés et pré-montés, et accompagnés par des sociétés de production. Tënk et Mediapart interviennent alors pour que la post-production se fasse dans de bonnes conditions et que les films, ainsi achevés, puissent être diffusés, notamment sur Mediapart et sur Tënk.

En d’autres termes, les films sélectionnés bénéficient d’un pré-achat de droits de diffusion, qui prend la forme d’une résidence de post-production au Village documentaire de Lussas, comprenant :

  • Un apport en numéraire compris entre 3 000 et 4 000 euros
  • Un apport en industrie déterminé en fonction de la durée et des besoins du film :
    – Jusqu’à 7 semaines de mise à disposition d’une salle de montage
    – Jusqu’à 5 jours de mise à disposition d’une salle d’étalonnage
    – Jusqu’à 12 jours de mise à disposition d’une salle de montage son

En fonction du calendrier de production du film, une mise à disposition de l’auditorium de mixage pourra être valorisée (équipement en 2021).

Cette année, le jury révèlera sa sélection le 21 août 2020. D’ores et déjà, l’appel à projet est ouvert et sera clos le 19 juillet 2020 (lire aussi ici).

Entretien avec les réalisateurs d’Imagine demain on gagne

Arthur Thouvenin et François Langlais étaient les invités de notre émission « À l’air libre » du jeudi 25 juin :

Extrait de l’émission de Mediapart “A l’air libre” diffusée le 25 juin 2020

Tënk est un site de vidéos sur abonnement (6 euros par mois, 60 euros par an) lancé à l’été 2016 et qui propose sept nouveaux documentaires par semaine, organisés par plages thématiques : écologie, politique, arts, grands entretiens, festivals, coups de cœur, films d’écoles, docs monde… Plus de détails avec l’interview d’un de ses initiateurs, Jean-Marie Barbe.

Déjà diffusés sur Mediapart dans le cadre de ce partenariat :

L’Harmonie, de Blaise Harrison (toujours visible sur Mediapart)
The Silence of Green
, d’Andreas Horvath (toujours visible sur Mediapart)
Eaux noires
, de Stéphanie Régnier
Simha, de Jérôme Blumberg
Maso et Miso vont en bateau
, de Nadja Ringart, Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig & Ioana Wieder
Un sale métier
, de Pascal Catheland
The Devil
, de Jean-Gabriel Périot
Terres Barcelò
, de Christian Tran
A campaign of their own
, Suisse, de Lionel Rupp & Michael David Mitchell
En Politica
, de Penda Houzangbe & Jean-Gabriel Tregoat
A Syrian Love Story, de Sean McAllister
Love he said, d’Inès Sedan
En quête d’État, de Leonardo di Costanzo
En équilibre, d’Antarès Bassis & Pascal Auffray (toujours visible sur Mediapart)
Lorsque le bateau de Léon M. descendit la Meuse pour la première fois, de Luc & Jean-Pierre Dardenne (toujours visible sur Mediapart)
Plomb durci, de Stefano Savona
Le Village, les deux premiers épisodes de la série de Claire Simon
Éloge de l’arbre, d’Éric Watt
Les Terriens, d’Ariane Doublet
La Guerre des centimes, de Nader S. Ayache
Ady Gasy, de Nantenaina Lova
La Sociologue et l’ourson, d’Étienne Chaillou & Mathias Théry
La Visite – Le Musée d’art moderne
, de Laetitia Carton
C’est presque au bout du monde, de Mathieu Amalric
Là-bas, les Kerguelen, de Marjorie Cauwel-Lambert
Guañape Sur
, de Jànos Richter
Estate, de Ronny Trocker
Dans ma tête un rond-point
, de Hassen Ferhani
Nicaragua, Part 1, de Marc Karlin
Lisboa orchestra
, de Guillaume Delaperriere
Planet ∑, de Momoko Seto (toujours visible sur Mediapart)
Le Procès, de Maria Augusta Ramos
Contre-pouvoirs, de Malek Bensmaïl
Hôtel Écho
, d’Éléonor Gilbert
Cuba Felix, de Karim Dridi
Rond-point, de Pierre Goetschel
Archie Shepp : je suis jazz, c’est ma vie…, de Frank Cassenti
La mémoire est-elle soluble dans l’eau, de Charles Najmann
Boxing Libreville, d’Amédée Pacôme Nkoulou
Au bord du vide, de Jean-Claude Cottet-Dumoulin
L’Architecte de Saint-Gaudens, de Serge Bozon & Julie Desprairies
Our Terrible Country, de Ziad Homsi & Mohammad Ali Atassi
Territoire de la liberté, d’Alexander Kusnetsov
Le sous-bois des insensés (un entretien avec Jean Oury), de Martine Deyre
The Murder of Fred Hampton, de Howard Alk & Mike Gray
Georges de La Tour, d’Alain Cavalier
Ô mon corps, de Laurent Aït Benalla
J
asmine, d’Alain Ughetto
Le Rêve de Nikolay, de Maria Karaguiozova
Que reste-t-il
, de Ludivine Henry
Onze footballeurs en or, de Jean-Christophe Rosé
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Calabria
, de Pierre-François Sauter
Miss Rain, de Charlie Petersmann
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
D’amore si vive, de Silvano Agosti
Eugène Gabana, le pétrolier, de Jeanne Delafosse & Camille Plagnet
Don Pauvros de la Manche, de Guy Girard
L’Arbre sans fruit, d’Aïcha Macky
Une fenêtre ouverte, de Khady Sylla
La Pépinière du désert
, de Laurent Chevallier
Palazzo delle Aquile, de Stefano Savona, Alessia Porto & Ester Sparatore
Chili, la mémoire obstinée, de Patricio Guzmán
Le Libraire de Belfast, d’Alessandra Celesia
L’Hypothèse du Mokélé-Mbembé, de Marie Voignier
Samir dans la poussière, de Mohamed Ouzine
Anaïs s’en va-t-en guerre, de Marion Gervais
La Vie après la mort d’Henrietta Lacks, de Mathias Théry
Mafrouza, 1re partie, d’Emmanuelle Demoris
Le COD et le coquelicot, de Jeanne Paturle & Cécile Rousset
Movement (R)evolution Africa, de Joan Frosch & Alla Kovgan
Mare Magnum, d’Ester Sparatore & Letizia Gullo
Vers la tendresse, d’Alice Diop
Uzu, de Gaspard Kuentz
Territory, d’Eleanor Mortimer
Les Bureaux de Dieu, de Claire Simon
Voyage autour de ma chambre, d’Olivier Smolders
Les Ramasseurs d’herbes marines, de Maria Murashova
Zuoz, de Daniella Marxer
Pour Ulysse, de Giovanni Cioni
Le Repos des braves, de Guillaume Brac
Jean Painlevé, fantaisie pour biologie marine, de François Lévy-Kuentz
La Visite-Versailles, de Pippo Delbono
La colère est dans le vent, d’Amina Weira
Reprendre l’été, de Magali Bragard & Séverine Enjolras
Le Cri de la tourterelle, de Sani Elhadj Magori
Les Médiatrices, de Sani Elhadj Magori
Coûte que coûte, de Claire Simon
L’Étrange Histoire d’une expérience urbaine, de Julien Donada
Out of the Present, d’Andrei Ujica
Elle pis son char, de Loïc Darses
Un amour d’été, de Jean-François Lesage
Vivre riche, de Joël Akafou
Le Hibou et la baleine, de Patricia Plattner
I’m Gone : a Film about Amy, de Geneviève Philippon & Julie Bourbonnais
Besos frios, de Nicolás Rincón Gille
Hopptornet, d’Axel Danielson & Maximilien Van Aertryck
D’amore si vive, de Silvano Agosti
La Capture
, de Geoffrey Lachassagne
Miss Rain
, de Charlie Petersmann
Calabria, de Pierre-François Sauter
Le Champ des visions, de Boris Van der Avoort
Place à la révolution
, de Parfait Kaboré
Il est des nôtres, de Jean-Christophe Meurisse

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Profs : du journalisme décrocheur

Un bonnet d’âne pour les profs. Près de 40 000 d’entre eux auraient « décroché » pendant le confinement. C’est France 2 qui le révèle, dont un journaliste, Julien Nény, a mené une « longue enquête » sur ce « sujet tabou ».  Évanouis les profs. Disparus. Volatilisés. Ses sources ? Le témoignage d’une famille (anonyme « pour ne pas nuire à la scolarité de leur fille », mais dont la maman est « infirmière à l’hôpital »), qui « a décidé de briser un tabou », dont deux profs ont ainsi « décroché ». Mais ce n’est pas tout. Julien Nény a aussi recueilli « des dizaines de témoignages de parents, d’élèves et de proviseurs », y compris « sur les réseaux sociaux ». Il a eu connaissance de « la lettre de parents d’élèves à un recteur d’académie« . Au total, « selon nos informations confirmées par le ministère de l’Éducation, 4 à 5% des enseignants dans le public n’ont pas travaillé. Pour autant à ce jour, aucun prof décrocheur n’a été sanctionné ». Que fait la police ?

Les coupables ? Leurs syndicats ? On ne le verra pas, on ne sait même pas si France 2 a tenté de les contacter – sinon un syndicat de l’enseignement privé.  Sans doute auraient-ils évoqué le matériel pédagogique hors d’âge fourni par le ministère (voir notre enquête), les nécessités du bricolage technologique, et les préconisations sanitaires de cette rentrée au forceps et en trompe-l’œil, qui ont apparenté dans beaucoup d’établissements cette rentrée à une garderie.

Ce ne pourrait être qu’un reportage télécommandé par un ministre dont le nom commence par Blan et finit par Quer, un de plus. Mais là où la chose prend une autre dimension, c’est que dans les derniers jours, plusieurs médias et éditorialistes ont brodé ensemble sur le même thème, sans aucune source repérable. Significativement, la campagne a été lancée par la feuille patronale L’Opinion, le journal de Nicolas Beytout, spécialisée dans les « ménages d’entreprise ».

« Où sont les profs ? » se demande avec angoisse le journal  le 7 juin. Heureusement,« la fin de la récré a été sifflée en fin de semaine dernière par Jean-Michel Blanquer. Des consignes de fermeté ont été passées aux recteurs (…) . Fini la « bienveillance » et la « tolérance » pour les enseignants aux abonnés absents. Ils doivent désormais avoir une bonne raison de rester à la maison et être en mesure de le prouver. De quoi secouer un peu la moitié d’entre eux qui, encore aujourd’hui, n’a pas repris le chemin de l’école et dont une part non négligeable serait à ranger dans la catégorie des tire-au-flanc ». Sans crainte de briser le « tabou », cette campagne de L’Opinion est reprise par plusieurs médias, dont par exemple BFM.

La campagne parvient même jusqu’aux oreilles de Dominique Seux, directeur des Échos (LVMH) citant sur France Inter « un ministre en première ligne, en privé » : « Si les salariés de la grande distribution avaient été aussi courageux que l’Éducation nationale, les Français n’auraient rien eu à manger. C’est peu aimable et sans doute injuste, mais cela montre que c’est le sujet aujourd’hui le plus important ».

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Les talk-show à l’assaut des profs

Montage ASI

 

Moralité ? Il est tout à fait possible (je n’en sais rien, n’ayant pas enquêté) que 5% des profs aient « décroché », perdus dans la débrouille technologique. Comme il est tout à fait possible (je n’ai pas davantage enquêté) que 5% des journalistes de France 2 soient des tire-au-flanc, qui font passer le relais de la parole du ministère pour une « longue enquête ».  Laquelle « longue enquête » aurait pu rappeler que 5% est le taux d’absentéisme moyen en France, profs ou pas profs, avec ou sans pandémie. Des journalistes décrocheurs, en quelque sorte.

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