Archives de la catégorie Vidéos / films

« Je suis gavé » : un court métrage percutant sur la répartition des bénéfices

Répartir des bénéfices, c’est comme découper un gâteau : on peut faire ça équitablement… ou pas. Démonstration dans ce film drôle et brillant.

Théoriquement, découper un gâteau, c’est très facile. Il suffit de prendre un couteau et de diviser le gâteau par le nombre de convives pour obtenir des parts égales. Seulement voilà, dans les faits, c’est parfois un poil plus compliqué. Démonstration dans ce superbe court métrage allégorique et engagé.

Le film s’appelle Je suis gavé. Pourquoi un tel titre ? Regardez-le jusqu’au bout et vous allez comprendre :

Vous n’aimeriez pas qu’on vous réserve la plus petite part du gâteau que vous avez vous-même cuisiné ? Alors vous comprendrez aisément que la répartition des bénéfices au sein des entreprises pose un tout petit problème…

Une allégorie créative, percutante et bien sentie.

Je suis gavé est en compétition au Nikon film festival. Pour le soutenir, ça se passe par ici.

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Soirée cinéma en soutien aux grévistes mercredi soir 22 à Nantes, 19h

Ci-joint le tract définitif d'invitation à la soirée cinéma en soutien aux grévistes mercredi soir à Nantes, 19h Maison des syndicats.
Télcharger : Projection en soutien aux grévistes ! (4)-1

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« Philippe retire provisoirement l’âge pivot du projet » très bonne analyse

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Clément Viktorovitch : Retrait de l’âge pivot… ou pas ? – Clique – CANAL+

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« RETRAIT » DE L’ÂGE PIVOT = FAKE NEWS ?! (ET IL Y A PIRE !)

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Privatisations : la République en marché

Quelques rappels…

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« JEAN-MICHEL BLANQUER ON VIENT TE CHERCHER CHEZ TOI ! »

Le

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L’agenda néolibéral n’avait pas prévu ça dans son calendrier. La plus longue grève de l’histoire du pays depuis 1936 ! Et dans cette lutte le combat se mène partout. Ce vendredi 10 janvier, 200 professeurs et des lycéens ont eu le toupet d’envahir le salon PostBac, où était attendu Jean-Michel Blanquer.

Ce vendredi 10 janvier, des profs en lutte du nord de Paris et de Seine-Saint-Denis s’étaient donnés rendez-vous pour cueillir le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Une opération surprise. Les 200 enseignants en grève ont fait irruption dans l’auditorium de la Grande halle de La Villette où le ministre devait participer à une table ronde aux côté de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France à l’occasion d’un salon étudiant.

Mais le ministre s’était apparemment fait porter pâle pour cause de réunion à Matignon sur… la réforme des retraites. Le reste des intervenants s’est rapidement fait exfiltrer par le service d’ordre.

Un reportage express de Gaylord Van Wymeersch et Kévin Accart.

journaliste : Gaylord Van Wymeersch
réalisation : Kévin Accart

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Clément Viktorovitch – Analyse des présentations de la réforme des retraites

Pour changer un peu, quelques vidéos sur la rhétorique malhonnête de  notre gouvernement, par Clément Viktorovich. C’est une analyse de la manipulation rhétorique, c’est accessible et place le débat à un autre niveau.
Première vidéo concernant un passage de Delevoye, pour remettre un peu le contexte, c’était le 19 novembre, donc avant d’avoir toutes les analyses d’économistes indépendants (et avant que Delevoye ne soit connu), et sa conclusion était simplement : vu toutes les astuces rhétoriques malhonnêtes utilisées, il va peut être falloir se méfier de cette réforme :
Le 5 décembre, sur Blanquer et son mépris face à la mobilisation de masse et sur le reste du gouvernement :
Le 13 décembre, sur les révélations d’Edouard Philippe sur le contenu « exact » de la réforme: « quand c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça doit être trop beau pour être vrai » » :
La suite le 16 décembre, concernant le gouvernement, suite aux révélations concernant Delevoye et ses 14 mandats :
Il essaie de rester neutre et objectif, il dit la même chose de Philippe Martinez :
Une autre sur notre ministre concernant la mère voilée accompagnant une sortie scolaire, début novembre :

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La France en marche EP46 – La reforme des retraites de Noël

Pour rappel les studios Crapulax font dans la dérision potache mais avec de vraies images…

Leur travail : https://www.youtube.com/channel/UC3Mj5hKC0Nbqv3YXHLKxdyw

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ESR : mis en place d’une chaîne de stream

Le comité de mobilisation numérique de Paris 3 a mis en place une chaîne de stream qui diffuse depuis hier sur propositions des participant•e•s (clips, vidéo, témoignages, interventions publiques, films étudiants, films militants, art vidéo, sketchs…) sur https://twitch.tv/p3streamblock (la boucle de programmation actuelle fait + de 9h)

Vous pouvez envoyer vos propositions à p3streamblock@gmail.com qui seront agrégées à la playlist.
 
A la rentrée, la chaîne pourra assurer des lives.

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Retraites : les compagnies d’assurance en embuscade

Depuis une semaine, le gouvernement et ses relais médiatiques jurent la main sur le cœur que la retraite par points, c’est pour sauver le système par répartition cher aux français, et qu’il ne s’agit absolument pas d’ouvrir les portes à la capitalisation ! Pourtant, tout démontre que c’est bel-et-bien l’objectif inavouable de cette réforme. Et les compagnies d’assurance se frottent déjà les mains :

Que sait-on de la retraite par points dans les pays où elle existe déjà ? Que la valeur du point ne fait que baisser, et que partout où ce système est en vigueur, les parlements votent des volets capitalisation obligatoires. Car au bout d’un moment, les points collectés ne suffisent plus à vivre décemment [1].

Et ce, même si c’est un organisme paritaire qui est chargé de vérifier la valeur du point, comme l’a annoncé Edouard Philippe mercredi dernier [2] : c’est aussi un organisme paritaire qui gère l’assurance chômage, mais du moment que c’est l’État qui fixe le cadre, il peut faire ce qu’il veut, et notamment des réformes brutales, comme on l’a vu le mois dernier [3]. Ce n’est donc absolument pas une garantie sur la valeur du point, puisque le « cadre » sera voté chaque année à l’assemblée lors du projet de loi de finances.

Ensuite, comme l’expliquait Jean-Michel Dumay dans sa dernière chronique Usage de Faux, la réforme des retraites en France propose de plafonner à 10 000 euros de salaires les cotisations et les droits en retour. Résultat, que vont-faire les cadres qui gagnent plus ? Et bien pour s’assurer un taux de remplacement correct, ils vont se tourner vers des complémentaires privées. Alors qu’aujourd’hui, dans le régime des cadres, ils peuvent cotiser et ouvrir des droits jusqu’à 30 000 euros de salaire par mois ! Rappelez-vous du mot, « répartition » : il s’agit de répartir entre ceux qui gagnent beaucoup et ceux qui gagnent moins. Avec cette réforme, les plus riches sortiraient du système et on pourrait se répartir l’argent des pauvres entre pauvres !

D’ailleurs, le gouvernement a déjà commencé à inciter les riches à se tourner vers la capitalisation : souvenez-vous de la fameuse Loi Pacte, dans laquelle étaient contenues les privatisations de FDJ, d’ADP, et un tas d’autres énormités. Dans cette loi Pacte, un article stipule que les cotisations à des plans d’épargne retraites privés sont désormais… déductibles à 100% des revenus du contribuable [4] ! Déductibles, comme les dons pour Notre-Dame. Nous subventionnons avec nos impôts la sécession des riches de notre système par répartition. Et l’assurance AG2R la Mondiale jubile sur son site internet : « La loi Pacte vise à rendre ces produits plus attractifs ».

Mais le scandale ne s’arrête pas là : ces dispositions de la loi Pacte et de la réforme par points pourraient avoir été directement soufflées au gouvernement par l’un des plus grands fonds de pension du monde, le géant américain de la finance et de l’assurance BlackRock [5]. En effet, on a appris il y a quelques jours que le PDG de BlackRock, Larry Fink, a été reçu en catimini plusieurs fois à l’Elysée ces derniers mois [6]. On découvre même qu’en juin 2019, quelques jours avant la remise du rapport Delevoye, BlackRock a remis un document de 15 pages avec ses « recommandations » au gouvernement pour la réforme des retraites. Un lobbyisme acharné que BlackRock avait déjà mis en oeuvre pour la loi Pacte : on trouve sur leur site un charmant petit dossier intitulé « Loi Pacte, le bon plan retraite » !

Entre ces incitations fiscales, le plafond de cotisations pour les hauts revenus et le lobbyisme intense des fonds de pension, ce n’est plus une question mais une constatation : c’est bien la fin de la répartition que prépare Emmanuel Macron.

chronique : Jérémie Younes
montage : Pascal Montagna

L’équipe de Là-bas attend vos messages dans les commentaires et sur le répondeur au 01 85 08 37 37 !

Écouter la vidéo au format audio : Retraites : les compagnies d’assurance en embuscade Télécharger le MP3Écouter dans une nouvelle fenêtre

 

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Retraites : le braquage à 72 milliards qu’aucun média n’a vu

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(Tr)oppressé – Sous haute tension

Accélère ! Toujours plus fort ! Il faut aller au bout de ses rêves ! Nous voulons toujours plus, plus de la même chose ! Nous sommes shootés à l’intensité quitte à en souffrir. Au fond, ça nous fait sentir vivants. Sauf qu’à vouloir augmenter nos performances, et ensuite augmenter l’augmentation de nos performances, comment ne pas frôler le burn out ?

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-014294/tr-oppresse/

 

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Requiem for the American Dream, un documentaire qui a été primé et où Noam Chomsky décrit les 10 principes de la concentration de la richesse et du pouvoir:

Il était dispo sur Netflix a un moment, mais a été retiré depuis.

Pour ceux qui ne connaitraient pas Noam Chomsky, il s’agit d’un intellectuel américain, linguiste et professeur au MIT jusqu’en 2007. Il s’est opposé à la Guerre du Vietnam et passe dorénavant pas mal de son temps à expliquer le fonctionnement des États-Unis, notamment du système démocratique tel qu’il existe et du chemin qu’il a pris depuis des années.

Dans ce documentaire qui lui est consacré, il décortique le fonctionnement actuel de la démocratie américaine et explique par A+B que le fossé qui se creuse entre les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres n’est pas un simplement un effet de bord du système, mais un effort conscient de ceux qui dirigent le pays. Au travers de 10 grands principes, il montre comment la concentration des richesses et la concentration des pouvoirs forment un cercle vicieux ou vertueux en fonction de là où vous vous placez.

En regardant ce documentaire disponible sur YouTube, il est évident qu’une grande partie de ces mécanismes se produisent aussi dans certains pays d’Europe que vous reconnaitrez peut-être. Il faut savoir comprendre le passé pour expliquer le présent, et c’est ce que Requiem for the American Dream vous aidera à faire si vous ouvrez votre esprit.

Dans ce documentaire Noam Chomsky décrit les 10 principes de la concentration de la richesse et du pouvoir:

No. 1: Réduire la démocratie (06:34)

No. 2: Former l’idéologie (12:32)

No. 3: Redessiner l’économie (16:08)

No. 4: Déplacer le fardeau (26:35)

No. 5: Attaquer la solidarité (31:44)

No. 6: Gérer les législateurs (36:42)

No. 7: Manipuler les élections (43:24)

No. 8: Maîtriser la populace (47:39)

No. 9: Fabriquer le consentement (54:30)

No. 10: Marginaliser la population (01:00:40)

C’est court, super intéressant, bien expliqué et d’une logique implacable.

Source : https://korben.info/un-documentaire-a-ne-pas-manquer.html

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Olivier Besancenot démonte la réforme des retraites

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Retraites : les enseignants devront accepter une redéfinition de leur métier

« La seule solution c’est travailler un peu plus longtemps », a déclaré E Philippe le 11 décembre en présentant son projet de réforme des retraites. Le gouvernement promet que les enseignants auront une retraite comparable à celles des cadres A de la Fonction publique. Mais pour cela ils devront accepter une redéfinition de leur service. Ni E. Philippe, ni JM. Blanquer n’ont voulu parler concrètement des engagements budgétaires de la revalorisation ou de ce qui pourrait  changer dans les carrières et « l’organisation du travail » des enseignants. Soit le gouvernement n’a pas compris les inquiétudes exprimées lors des deux journées du 5 et du 10 décembre. Soit il a décidé de passer en force et de laisser pourri le mouvement d’opposition à sa réforme.

Une réforme présentée comme sociale

Le 11 décembre, E Philippe en appelait à P Mendes France et M. Rocard pour justifier son projet de réforme des retraites présenté comme un modèle de justice sociale. Même son de cloche chez JM Blanquer, s’exprimant après E Philippe. « C’est une réforme républicaine » assure le ministre de l’éducation nationale.

E Philippe en a fixé les grands principes et le calendrier. Il maintient la disparition des régimes spéciaux. « Le temps du service universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève », dit-il. Tous les français, politiques compris promet le 1er ministre, seront au même régime de retraite. Autre dimension sociale : une pension minimum de 1000€ net pour une carrière complète au Smic.

Un calendrier précisé

Enfin le premier ministre parle d’un régime « favorable aux femmes » parce qu’il y aura des avantages pour les mères , une assimilation peut-être un peu rapide. En fait chaque enfant donnera droit à une majoration de 5% des ses points avec 2% en plus au delà de 3 enfants et cela pour tous les parents quelque soit leur revenu.

La réforme concernera les personnes nées à partir de 1975. Les autres resteront avec l’ancien régime et leurs points seront recalculés à l’entrée en fonction du nouveau régime en 2025. 2025 sera la date de généralisation du nouveau régime de retraite. Mais les premiers salariés entreront dans le nouveau système dès 2022 pour les jeunes arrivant sur le marché du travail.

La loi sera présentée au conseil des ministres du 22 janvier 2020 .Elle sera au parlement en février et entrera en application au 1er janvier 2021.

Pour les enseignants pas de revalorisation sans redéfinition des services

Reste le cas des enseignants. Avec une retraite calculée sur toute la carrière au lieu des 6 derniers mois, le niveau de leur retraite devrait baisser fortement. La baisse serait d’environ un tiers.

Le premier ministre garantit que la pension des enseignants sera comparable à celle des autres cadres de catégorie A de la fonction publique. « On s’engage à une revalorisation de leurs traitements avant la fin du quinquennat », a promis E Philippe. « L’accent sera mis sur le début dans la carrière mais pas seulement ». Surtout il lie étroitement cette revalorisation à une redéfinition du métier enseignant. « Le temps doit nous donner l’ambition de repenser la carrière des enseignants », affirme E Philippe. Il parle d’évolution de la carrière et de l’organisation du travail. Et annonce des discussions qui se termineront à l’été 2020.

On comptait sur JM Blanquer pour entrer dans les détails de cette revalorisation et de cette redéfinition du métier enseignant lors d’un point presse dans l’après midi. Et on a été bien déçus.

JM Blanquer n’a pas manqué de formules flatteuses pour décrire la réforme. « C’est une opportunité de progrès considérables », a t-il  déclaré. Il évoque une formule où tout le monde est gagnant. Il fixe trois principes à la réforme : la garantie que la pension ne baissera pas,ce qui n’est pas tout à fait la formule utilisée par E Philippe. La promesse d’améliorer la rémunération des enseignants  Et enfin le principe d’une révision du métier d’enseignant.

Nous n’en saurons pas beaucoup plus. Alors qu’il avait évoqué une enveloppe de 400 à 500 millions par an pour permettre la revalorisation le 6 décembre, JM Blanquer ne veut pas la confirmer. La « revalorisation » concernerait surtout les enseignants nés avant 1975 et donc l’entrée dans le métier. L’enveloppe « sera très importante » et fera l’objet d’une loi de programmation. Mais son contenu reste un mystère. E Macron avait parlé de 10 milliards. Nul ne peut garantir qu’ils soient sur la table. Ou que ce soit 5. Ou 1. Ou même 0.

La revalorisation prendra t-elle la forme de primes ou de salaire ? Le ministre n’est pas précis mais estime que ce sera surtout des primes.

La seule certitude c’est qu’il y aura des discussions sur la redéfinition du métier enseignant. Le ministre annonce vouloir recevoir les syndicats à partir du 13 décembre. Et il organisera une conférence sur le métier de professeur au 21ème siècle en mars 2020 avec une comparaison internationale. Comme le dit JM BLanquer « il y a la garantie d’une amélioration de la rémunération. Il y aura des thèmes à discuter. Il y aura des devoirs et c’est ce dont on doit parler ». JM Blanquer n’en dira pas plus et il assume le flou.

Une opportunité surtout pour le ministre

Pour les enseignants finalement la réforme de la retraite se traduira peut-être par une revalorisation dans une proportion encore inconnue pour les enseignants entrant dans le métier. Mais pour tous ce sera surtout la redéfinition des obligations de service.

C’est ce qu’Emmanuel Macron avait annoncé le 5 octobre.  » Le passage au nouveau système (de retraite) pour le corps enseignant ne peut aller qu’avec une transformation de la carrière. Il faudra repenser la carrière dans toutes ses composantes.. Il faut repenser la carrière. Il faut arriver à ce que la carrière progresse davantage. Comme on paye mieux on change le temps de travail (des enseignants) pour accompagner les jeunes différemment.. On regarde les vacances. Et on valorise la carrière de directeur ».

C’est l’opportunité exaltante dont parle JM Blanquer. La dernière redéfinition des carrières des enseignants date seulement de 2015. Mais visiblement pour le ministre elle a été insuffisante. Le nouveau régime de retraite lui donne l’occasion de modifier totalement le métier enseignant.

Ils vont entrer dans le scénario que nous avons annoncé le 10 décembre, celui de la personnalisation des carrières et des rémunérations. Personnalisation qui est aussi inscrite dans la loi de transformation de la fonction publique qui permet à la hiérarchie locale de jouer sur les rémunérations.

Ce principe de personnalisation sera renforcé par la part des primes dans la « revalorisation » annoncée. On sait que les primes sont versées aujourd’hui de façon très inégalitaire dans l’éducation nationale , au détriment des femmes et des corps les moins bien rémunérés. Demain les primes seront liées à l’acceptation de la redéfinition du métier voulue par JM Blanquer et ces inégalités ne pourront que grandir.

Pour conserver leurs droits de retraite les enseignants vont rentrer dans la politique ministérielle dont E Macron a esquissé les grandes lignes : augmentation du temps de travail, réduction de la durée des congés, acceptation de missions nouvelles d’accompagnement des jeunes dans l’établissement et sur le temps périscolaire. Voilà du moins là où le gouvernement veut les conduire.

Le choix de la confrontation avec les enseignants

Le plus surprenant ce n’est pas que les déclarations gouvernementales ne cachent rien des intentions d’une refonte complète du métier sous la menace du maintien des pensions.  Ce n’est même pas la mise à l’écart d’une réelle revalorisation sans condition au profit d’un marchandage où tous les profs risquent de perdre beaucoup.

Le plus surprenant c’est que le gouvernement n’essaie à aucun moment de rassurer les enseignants et les autres salariés hostiles à la réforme.  Pour les enseignants cela passerait par exemple par des garanties objectives sur le montant des pensions, par une enveloppe budgétaire la rendant possible, par des thèmes précis de discussion, par la garantie d’une revalorisation salariale pour tous et non de primes.

Bien au contraire le gouvernement sort de  sa manche le report de l’age réel de la retraite de 62 à 64 ans (sauf pour les forces de l’ordre). Et il entretient un flou complet sur ce que va devenir la retraite des professeurs. Le seul point où il est précis c’est qu’ils vont devoir en passer par là ou le ministre le veut pour ne pas trop y perdre.

Le gouvernement semble faire le choix de la confrontation avec les enseignants. Il mise probablement sur un épuisement rapide de leur mouvement.

 

Macron en octobre

Une opportunité pour le gouvernement

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Gazette 629. Retraites : manifestez informés !

n°629 – 04/12/2019

Gazette 629. Retraites : manifestez informés !

Vous avez compris quelque chose aux allers et retours sur « l’âge pivot » du départ en retraite ? Et sur « la clause du grand père » ? Et vous avez compris, pourquoi finalement, dans les débats télévisés sur le projet de réforme du gouvernement, on parle tellement du « régime spécial » des cheminots, et si peu de l’aspect, central, de la « retraite à points » ? C’est justement parce qu’à la veille de la grève reconductible du 5 décembre, il nous paraissait indispensable de (tenter de) dissiper le brouillard sur ce projet, que nous avons souhaité faire une émission pédagogique. Et qui, accessoirement, se demande si ce brouillard est, ou non, savamment maintenu par le gouvernement. Notre émission est ici.

Vous trouvez que chacun devrait avoir accès à ce contenu ? Nous aussi ! C’est pourquoi en décembre, nous ouvrons les fenêtres : ce contenu, comme beaucoup d’autres, est gratuit ! Pour nous aider à mettre un maximum de contenus en accès libre, c’est le moment de nous soutenir par un don, défiscalisable à 66%. Et comme chaque année, ça se passe par ici.

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Quartier Libre – Bernard Friot : « Le moment de vaincre Macron »

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MACRON : COUP D’ÉTAT CONTRE LA SÉCU

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ADP : LA GRANDE ARNAQUE

Pourquoi privatiser les Aéroports de Paris ? Pourquoi offrir une telle machine à cash aux actionnaires ? Pourquoi vendre un « bijou de famille » construit avec les impôts des Français ? Les enquêtes d’opinion indiquent que 2/3 des Français sont opposés à cette privatisation. Ils n’ont pas oublié l’énorme arnaque de la privatisation des autoroutes et ils savent bien dans leur vie, autour d’eux, les dégâts entrainés par les privatisations depuis des années.

Pour ADP la loi est votée, la machine est en marche. Seul le RIP (Referendum d’Initiative Partagée) peut remettre tout en cause. Mais pour ça il faut 4 717 396 signatures d’ici au mois de Mars 2020. Aujourd’hui, nous sommes péniblement à 879 000 signatures. C’est pas gagné ! Macron et son petit monde comptent sur l’apathie générale pour faire avaler ce qui ressemble à une énorme entourloupe dont nous sommes les braves dindons. Mais pourquoi ? Comment ? Entêtement idéologique en haut de l’État ou arrangement entre copains ?

Ou les deux ?

Une grande enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart.

Les libéraux au pouvoir nous avait déjà habitués à privatiser ce qui était, de fait, des monopoles naturels, comme les autoroutes ou le gaz par exemple, avec les conséquences que l’on connait : les prix augmentent, le service est moins bien rendu. Cette fois, à la faveur de la fameuse loi PACTE, ce sont les Aéroports de Paris qui vont être bradés, c’est à dire Paris-Charles de Gaulle, Orly, Le Bourget, et une dizaine d’aérodromes en Ile-de-France. 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, plus de 10 000 employés, 173 millions de dividendes pour l’État l’année dernière : en bref, une affaire tout à fait rentable pour l’État actionnaire à plus de 50%.

Alors, pourquoi vendre ADP ? L’État avance deux types d’arguments : « nous vendons pour rembourser la dette de l’état », ou alors « nous vendons pour créer un fond d’innovation de rupture ». Deux arguments qui ne résistent pas longtemps à l’analyse : faire baisser la dette en se séparant d’une rente garantie est une idée saugrenue, quant au fond pour l’innovation, il en existe déjà plusieurs. Des fonds qui ne servent déjà pas à grand chose, sauf à rendre la gestion de l’argent public opaque. Quelles sont les véritables raisons de cet entêtement de l’exécutif à privatiser ? Est-ce par fidélité à la doctrine libérale chère au président Macron ou un petit arrangement entre amis ? Quand est-ce que cette histoire commence, qui en sont les acteurs, et quels réseaux sont à la manœuvre ? Une enquête de Dillah Teibi et Kévin Accart.

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