Archives de la catégorie Syndical

communiqué intersyndical FP CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires

22 mars : grève et manifestations dans la Fonction publique !

A nouveau réunies le 21 février, les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires ont fait le bilan des réunions bi latérales organisées par le Ministre. Les discussions ouvertes par le gouvernement sur le recours accru aux contractuels, les éléments de rémunération dont celui du mérite, une révision des instances de dialogue social…engagent de profondes remises en cause des missions publiques et une dégradation des conditions de travail des agent-es. C’est aussi une menace réelle contre le Statut Général des fonctionnaires et la fin possible d’une Fonction publique au service de l’intérêt général.

A l’inverse de ces orientations inquiétantes, et de celles contenues dans le programme Action publique 2022, la qualité des services publics à rendre aux usagers sur l’ensemble du territoire, la défense de l’intérêt général, nécessitent la création d’emplois qualifiés pérennes et de qualité, une plus grande reconnaissance du travail et des missions exercées par les agent-es, une amélioration significative de leurs salaires.

Pour les plus de 5 millions d’agents de la Fonction publique, après le report de PPCR et contrairement à ce qu’avait promis Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, leur pouvoir d’achat continue de baisser du fait du gel de la valeur du point d’indice, du rétablissement de la journée de carence, de l’augmentation de la CSG avec une simple compensation et des retenues pour pension.

L’ouverture rapide de négociations est indispensable pour pouvoir rediscuter d’une augmentation réelle et significative des salaires de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique, permettant une réelle reconnaissance de leur engagement professionnel quotidien qui contribue à la qualité des services publics, au développement du pays comme à la cohésion de la société.

C’est pour faire entendre ces légitimes revendications que les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires appellent les agent-es à se mobiliser massivement le 22 mars.
Pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
  • L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes

    particuliers ;

  • La défense du statut général des fonctionnaires, et des statuts particuliers, qui permet déjà de

    répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire et qui garantit l’égalité entre les usagers.

    Les organisations tiendront une conférence de presse le 27 février prochain à 11h00

Les Lilas le 22 février 2018

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Lycée : le Se Unsa demande une prime pour le contrôle continu au bac

Dans une lettre du 20 février adressée au ministre, le Se Unsa demande la création d’une indemnité d’examen pour les professeurs de lycée.  » Pour les personnels enseignants, (les modifications du bac) auront pour conséquence un alourdissement important de la charge de travail en raison de la multiplication des épreuves en cours d’année dans le cycle terminal pour toutes les disciplines. Or, les épreuves en cours d’année (ECA, CCF, ECE) n’ouvrent actuellement droit à aucune indemnité. Quant aux épreuves terminales ouvrant droit à indemnité, avec la réforme, elles diminueront en nombre. Donc, les enseignants de lycée pourraient subir une baisse de rémunération. Il serait totalement inacceptable que la réforme du baccalauréat et du lycée, qui exigera un fort investissement professionnel des enseignants, se traduise concrètement pour eux par une perte de pouvoir d’achat. C’est pourquoi le SE-Unsa revendique pour tous les personnels concernés par la mise en place de ces épreuves en cours d’année la création d’une nouvelle indemnité d’examen ».

 

Communqiué

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[lalettre] 58. IRFSU – La lettre d’information de Fév. 2018

Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page.
Newsletter Février 2018
A LA UNE

Etats généraux des migrations

Les États Généraux des Migrations (EGM ) sont un processus dans lequel sont impliqués des centaines d’acteurs locaux et nationaux – associatifs ou collectifs citoyens – présents sur le terrain aux côtés des migrants. En juin 2017, 470 organisations ont adressé un courrier à M. Macron. Faute de réponse satisfaisante sur la concertation, elles ont décidé de lancer le processus des États Généraux des Migrations.
L’IRFSU invite à y participer partout où cela se décline.

Pablo Servigne : « La loi du plus fort est un mythe »

Alternatives économiques propose dans ses pages « idées-débat » un entretien passionnant avec Pablo Servigne qui vient de publier avec Gauthier Chapelle « L’entraide, l’autre Loi de la Jungle » (Ed. Les Liens qui Libèrent). Ils démontrent, études scientifiques sur le monde vivant à l’appui, que l’entraide, la coopération, la solidarité jouent un rôle déterminant dans l’évolution et qu’il en est de même chez les humains. Démonstration.

Enquête Les Services Publics qu’il nous Faut !

La Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics – à laquelle participe la FSU – a décidé d’engager une véritable enquête et un débat populaire sur les services publics.
Un questionnaire en ligne est proposé. Nous vous remercions d’accepter de prendre quelques minutes pour le remplir (avec possibilités de choix multiples dans certains cas).
Lire la suite

L’INSTITUT

Le 27 mars un colloque de l’IR-FSU : Salariat, les alternatives : Avec le syndicalisme, inventer un autre futur

Réfléchir sur le travail et le rapport salarial est depuis son origine un des axes de recherches de l’Institut de recherches de la FSU. C’est pourquoi l’Institut organise un colloque le mardi 27 mars, à Paris, qui réfléchira aux alternatives au salariat, afin de contribuer à inventer avec le syndicalisme un autre futur. Lire la suite

Payer pour réussir ?

Le marché du soutien scolaire. Le soutien scolaire marchand concerne une part tout à fait significative des élèves puisque environ 15 % des lycéens en bénéficient. Derrière cette moyenne se cachent d’importantes disparités sociales. Ainsi ce soutien scolaire est-il révélateur du poids du capital économique dans la reproduction des inégalités scolaires.
L’ouvrage analyse précisément sa diversité et ses stratégies mais aussi le rôle de l’État dans la structuration du marché. Il montre comment le soutien scolaire construit un marché de l’angoisse et participe de l’exacerbation de la compétition scolaire. Lire la suite

Premiers résultats de l’enquête « métier » auprès des enseignants et enseignants-chercheurs du supérieur

Au cours du premier semestre 2017, le SNESUP a lancé une enquête auprès des enseignants et enseignants-chercheurs de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
L’exploitation de cette enquête (plus de 2 600 réponses) reste largement à faire pour affiner le diagnostic et alimenter la réflexion syndicale sur la santé des personnels.
Le diaporama joint, présenté lors de la journée du 11 janvier 2018 sur « Les transformations du travail universitaire », fournit les premiers résultats. Par Gérard Grosse de l’IR-FSU. Lire la suite

ON A VU

L’envers de Flins. Une féministe révolutionnaire à l’atelier

Préface d’Annick Coupé à l’ouvrage de Fabienne Lauret.
« il n’y a pas eu (à ma connaissance) de livres de femmes établies en usine ; comme si cette question de l’établissement de militants d’extrême gauche dans les années 1970 n’avait concerné que des hommes ! »
C’est aussi un témoignage assez remarquable sur la condition ouvrière dans une usine qui se veut le fleuron de l’industrie automobile française : les conditions de travail sur les chaînes de production, la taylorisation, la hiérarchie, la place des ouvriers immigrés, les secteurs de production réservés aux 10 % de femmes salariées du secteur… On y lit la solidarité, les moments de luttes collectives, les grèves mais aussi la répression ou la division syndicale. Lire la suite

La place des femmes dans l’univers syndical.

Le dernier essai de la sociologue Cécile Guillaume fourmille de portraits de militantes qui portent, toujours plus nombreuses, la parole syndicale dans les entreprises. Comme le constate Michel Noblecourt dans son article du Monde du 16 janvier :  » Il se confirme que la précarité de l’emploi constitue l’un des principaux freins à la syndicalisation des femmes, comme pour les hommes, mais pour elles la marche est plus haute à monter. » Lire la suite

Les sentinelles – film

Josette Roudaire et Jean-Marie Birbès étaient ouvriers, en contact avec l’amiante.
Paul François est agriculteur, il a été intoxiqué par un pesticide de Monsanto, le Lasso.
Ils ont rencontré le père du réalisateur, Henri Pezerat, chercheur au CNRS, qui a marqué leurs vies en les aidant à se battre pour que ces empoisonnements ne restent pas impunis.
Les ouvriers agricoles de la coopérative de Nutréa Triskalia, intoxiqués par des insecticides, n’ont pas connu Henri, mais ils sont le vivant symbole de ceux qu’il a défendus toute sa vie, des sentinelles.
Chacun d’eux raconte, des années 1970 à 2015, les combats menés, l’interdiction de l’amiante, l’attaque de Paul contre Monsanto, avec à chaque fois le rôle décisif joué par Henri. Qu’ils soient ouvriers ou paysan, ils partagent le même sentiment : la justice n’est pas encore passée, ni pour les responsables du grand mensonge de l’amiante, encore moins pour ceux de la catastrophe annoncée des pesticides. » Lire la suite

AGENDA
mercredi 28 février 2018 à 17h15

Comité de défense et de développement de l’enseignement agricole public – Salon Agriculture

2 mars 2018

Séance inaugurale de « Mai 68 vu des Suds » : 2 mars-14 avril 2018

8 et 9 mars 2018

« Le colloque d’Amiens, mars 1968 » Université de Picardie Jules Verne – Amiens

Mardi 27 mars 2018 à Paris

IR-FSU : Colloque « Salariat, les alternatives : Avec le syndicalisme, inventer un autre futur »

Mardi 10 avril 2018, de 9h15 à 16h30 (Bourse du Travail Évry)

Stage FSU 91 « La Fonction publique, c’est l’avenir avec Anicet Le Pors, Gérard Aschieri, Bernadette Groison

PUBLICATIONS

Octobre – Novembre – Décembre

Regards Croisés N°24

ARTS
Thiphaine Corvez la femme chocolat
DOSSIER
Le niveau scolaire
GRAND ENTRETIEN
Emmanuelle Seyboldt Lire la suite

Socialismes et éducation au XIXè siècle

L’ambition de cet ouvrage est d’étudier comment le mouvement socialiste a su articuler des conceptions et des réalisations originales de l’éducation au projet de transformation sociale. Il s’agit de comprendre quelles formes peut prendre une éducation quand elle entend contrarier les effets les plus délétères d’une société de
classes et contribuer à l’émancipation complète des individus dans une société égalitaire. Situées dans leur contexte, ces conceptions et ces expérimentations appartiennent sans aucun doute à l’histoire. Mais elles portent en elles un projet qui s’il n’a pas abouti n’est pas pour autant révolu. Lire la suite

IR-FSU

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Les écoles de Loire Atlantique en grève

« On n’a pas eu autant de classes à plus de 28 élèves depuis près de 10 ans ». Selon le Snuipp Loire Atlantique cette situation va empirer à la rentrée 2018 et encore davantage en 2019. Pour faire face aux dédoublements en Rep+, l’inspection académique ferme 70 classes et supprime 24 postes de maitres plus dans le département. A noter aussi que les départements ruraux sont mis à contribution pour alimenter les besoins de la Loire Atlantique.

« L’Inspecteur d’Académie démantèle le dispositif « plus de maîtres que de classes » 24 postes supprimés dans le département, dispositif pédagogique permettant de travailler avec des petits groupes, en co-animation. Il est inacceptable de voir cet outil disparaître alors que les écoles l’utilisant prônent sa généralisation dans toutes les écoles. Plus de 30 fermetures en élémentaire et plus de 40 fermetures en maternelle de classe sont annoncées, pour la rentrée prochaine sans prendre en considération la spécificité de l’école : zone rurale, population défavorisée, concurrence avec l’enseignement catholique, … », écrit le Snuipp. La situation devrait s’aggraver en 2019 avec la baisse des poste smis aux concours.

Mardi 20 février les enseignants sont appelés à faire grève. Selon le syndicat une quarantaine d’écoles devrait être totalement fermées dans le département.

Ouest France

Snuipp 44

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Primaire : l’école rurale « dépouillée » selon le Snuipp

 » Dans de nombreux départements, parents d’élèves, élus et enseignants se lancent dans la bataille pour défendre une école rurale souvent première victime des décisions arrêtées par les recteurs et les DASEN », écrit le Snuipp Fsu, premier syndicat du primaire.

 » En théorie, la dotation de 3880 postes, conjuguée à un faible recul des effectifs d’élèves,  doit en effet conduire à une légère amélioration du taux d’encadrement.  Mais concrètement, l’engagement du ministre de dédoubler CP et CE1 en REP +, CP en REP dès la rentrée prochaine va consommer l’intégralité de ces postes supplémentaires. Et il en manquera encore ! », remarque le Snuipp. « Le SNUipp-FSU estime le déficit à 2300 postes non budgétés . Pour faire face, après avoir tiré un trait sur les « Plus de maîtres », l’administration se voit contrainte de puiser dans le stock de postes existants. L’éducation prioritaire étant principalement située en zone urbaine, on assiste donc à un véritable redéploiement. Au niveau régional comme dans l’Académie de Toulouse où  89 postes sont créés avec 130 postes supplémentaires pour le seul département de la Haute-Garonne, aux dépens des départements ruraux de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, du Lot, du Gers, du Tarn et du Tarn-et-Garonne. Même logique à l’intérieur des départements avec des fermetures dans les écoles rurales pour permettre le dédoublement dans les centres urbains . C’est le cas par exemple de la Somme où l’on prévoit 63 suppressions de classes ou même d’écoles rurales malgré la dotation positive de 18 postes largement insuffisante pour assurer les dédoublements prévus à Amiens ou à Abbeville.

Ainsi dans la Somme une « nuit des écoles » est organisée le 19 février par les associations de parents.  On annonce 48 fermetures de classes dans le département. Dans l’Hérault on compte 72 postes en plus pour 2018 mais les dédoublements de CP demandent à eux seuls 84 postes et 650 élèves supplémentaires sont prévus. Le Dasen s’en tire en fermant des classes et en les bourrant avec plus de 30 élèves annoncés.

Communiqué snuipp

Nuit des écoles

Les fermetures de classes rurales sont elles un mensonge ?

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Journée de mobilisation lycéenne

A l’appel de la coordination nationale de l’éducation, les lycéens sont appelés à manifester le 15 février  » après les deux journées de mobilisation réussies des 1er et 6 février 2018 qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de lycéen.ne.s, d’étudiant.e.s, de parents d’élèves, de personnels de l’éducation contre le « projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants », et les projets de réforme du Bac et du lycée qui font système et qui renforcent la sélection sociale discriminante et injuste ». L’Unef, l’Unl, l’Unl SD, le Sgl devraient appeler les lycéens à des mobilisations dans les établissements.

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Les syndicats divisés sur la réforme du lycée

Le nouveau bac garde t-il son caractère national ou pas ? La réforme du lycée est il plus inégalitaire ou pas ? Les syndicats ont réagi très vite et de façon opposée à la réforme présentée par JM Blanquer le 14 février.

« Le SE-Unsa juge que le futur bac pourra être plus sécurisant pour les élèves tout en étant plus exigeant sur leurs acquis », estime le Se Unsa dans un communiqué.  » Avec son oral appuyé sur un projet conduit par l’élève, la validation continue des acquis par des épreuves partielles encadrées nationalement, avec un tronc commun d’enseignements suffisamment large et des spécialités réellement approfondies, et évaluées par des épreuves terminales, la réforme proposée peut améliorer la formation des lycéens et la valeur certificative du diplôme ». Le syndicat attire l’attention sur la mise en place de la réforme :  » Pour que les bonnes intentions se concrétisent, le ministre doit garantir des dotations horaires suffisantes pour assurer une offre diversifiée de parcours et d’options et des conditions d’enseignement satisfaisantes dans tous les lycées ».

Le syndicat Unsa des personnels de direction , Snpden, majoritaire, est lui aussi favorable aux réformes.  » L’aspect le plus important du nouveau baccalauréat est que le recrutement dans l’enseignement supérieur pourra désormais intégrer des épreuves nationales et anonymes significatives et ne s’effectuera plus exclusivement sur la base des bulletins scolaires comme c’est le cas aujourd’hui », écrit le Snpden. Pour le lycée,  » la transformation annoncée de l’enseignement général au lycée va vers plus de clarté et de simplicité d’organisation… Des enseignements moins nombreux aux horaires plus importants permettront de mieux ancrer les apprentissages et donneront le temps aux professeurs -qui devraient avoir moins de classes- d’aborder sereinement les notions nécessaires tout en accompagnant mieux des élèves qu’ils verront plus souvent ».

Le Sgen Cfdt ne partage pas la même vision que les autres syndicats « réformistes ».  » L’évolution du lycée qui était indissociable de l’évolution du Bac passe à côté de la nécessité de positionner le lycée dans la continuité du socle du collège et dans la préparation à l’enseignement supérieur », estime le Sgen. « Le projet fait le choix de supprimer les séries dans la voie générale, mais, en même temps, maintient celles de la voie technologique et ne traite pas de la voie professionnelle. Il n’y aura donc pas d’amélioration de la mixité sociale au lycée.. Le projet du lycée ouvre des possibilités de choix aux élèves sans cependant s’inscrire dans une logique progressive de construction de parcours, ni permettre de véritable droit à l’erreur ».

« Si le ministre a évacué les propositions les plus impraticables du rapport Mathiot, le projet de réforme du baccalauréat et du lycée qu’il vient de présenter n’en demeure pas moins inacceptable », estime la Cgt. Pour le syndicat « le lycée général que l’on nous propose n’est, finalement, qu’une façon d’orienter les élèves vers le supérieur, dès la fin de seconde, par leurs choix de disciplines de spécialités… Le projet tourne ainsi le dos à un lycée émancipateur, aboutissement de la construction d’une culture générale et technologique commune et va aggraver les déterminismes sociaux déjà à l’oeuvre dans le choix des séries, entre les élèves des milieux favorisés, qui sauront choisir les bonnes spécialités en fonction des « attendus » de Parcoursup et les autres. Il risque également d’accroitre les disparités territoriales entre établissements en mesure de proposer tous les duos de spécialités, voire d’offrir un duo « maison », et les autres ».

Le Snes Fsu, principal syndicat de l’enseignement secondaire, est lui aussi très critique.  » Le SNES-FSU constate que le baccalauréat se complexifie et devient un diplôme d’établissement… Au lieu d’une dizaine de journées consacrées à la passation en juin en Terminale, il y aura une accumulation d’épreuves : des partiels en Première et en Terminale, des épreuves écrites en mai ainsi qu’une dizaine de jours consacrés à l’oral et à la Philosophie en juin en Terminale. En quoi cette accumulation constitue-t-elle une simplification ?  Quelle garantie de justice pour les élèves du fait du renforcement du contrôle local ? Combien de journées d’enseignement perdues au lycée pour tenir ces épreuves ? » Le synicat relève aussi  » le risque d’une offre de formation très inégalitaire selon les lycées et les territoires, et du développement de parcours d’initiés en fonction des attendus sélectifs de l’enseignement supérieur ».

Le Snes

Sgen

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Multiplication des mouvements locaux

Le 13 février, jour du CDEN, ce sont les écoles de la Haute Garonne qui sont en grève à l’appel du Snuipp, de FO, la Cgt et Sud Education contre la carte scolaire du département. Les syndicats dénoncent les dédoublements de CP aux dépens des autres classes et demandent pas plus de 25 élèves par classe.  Les syndicats ont calculé que le département abesoin de 1100 postes. Il ne devrait en recevoir que 130.

En Ile de France le 14 février le Snes des 3 académies appelle à manifester contre la réforme du bac. Pou rle Snes,  » le baccalauréat mérite bien mieux que cette course de vitesse qui passe sous silence les véritables enjeux du bac et du lycée ! Cette précipitation montre que l’école de la confiance, tant vantée par Jean-Michel Blanquer, n’est qu’une façade, et que le Ministre, comme d’autres avant lui, engage des réformes importantes, dans la précipitation et sans réelle considération pour les personnels. Cette réforme se fait avec, en arrière-plan, les objectifs affichés de suppressions de postes de fonctionnaires auxquelles l’Education Nationale devra participer : les établissements franciliens constatent déjà la faiblesse, voire la dégradation des moyens mis en oeuvre. Comment croire à une quelconque volonté ministérielle d’améliorer la situation en lycée ».

Enfin le 15 février, la Coordination nationale de l’éducation appelle « après les deux journées de mobilisation réussies des 1er et 6 février » à une journée de grève et mobilisation le 15 février. L’appel vise prioritairement les lycéens et étudiants même si la Coordination invite les enseignants à s’y joindre.

Snuipp 31

Snes Versailles

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Réforme de l’apprentissage : arbitrages dangereux selon le Snuep Fsu

« Le gouvernement dévalorise à nouveau, de façon irresponsable, la voie professionnelle publique sous statut scolaire. C’est pourtant la seule solution pour sécuriser la formation professionnelle des jeunes : sans discrimination, sans sélection, avec des taux de ruptures nettement moindres qu’en apprentissage, la voie scolaire permet chaque année de valider par un diplôme le premier niveau de qualification obtenu par environ 250 000 jeunes », écrit le Snuep Fsu. Pour le syndicat « l’implantation d’une UFA dans tous les LP… aura des conséquences délétères sur les conditions de travail des enseignant.es et sur les conditions d’études des jeunes… Le statut des Professeurs de lycée professionnel (PLP) sera remis en cause. Le gouvernement répond favorablement au MEDEF qui exige de pouvoir embaucher des apprenti.es tout au long de l’année. Ce choix implique des entrées/sorties en formation à tout moment et va désorganiser fortement les enseignements et les examens ». Le syndicat critique aussi la politique de soutien aux campus des métiers : « le développement de telles « vitrines » sera préjudiciable aux autres établissements qui seront siphonnés de leurs moyens et de leur public ».

 

Communiqué

Apprentissage : arbitrages en faveur du Medef

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Salaire correct exigé !

FSU
Savez-vous à quel point le pouvoir d’achat des personnels du second degré a été dévalorisé ces dernières années ?
Chère et cher collègue,

Á nouveau notre pouvoir d’achat a baissé en ce début d’année. Depuis trop longtemps la rémunération des professeurs, CPE et Psy-ÉN en France est insuffisante et la situation s’aggrave. Á travers nos salaires, c’est aussi la place de l’Éducation qui est déconsidérée.

Nous pensons que beaucoup de gens ne mesurent pas cette dégradation et que cela permet au gouvernement de faire passer ses mesures d’austérité.

C’est pourquoi nous vous proposons de découvrir des données et des exemples précis qui démontrent l’injustice de cette situation, données que nous vous invitons á relayer.

N’hésitez pas à témoigner de votre situation ou à diffuser le site sur les réseaux sociaux en utilisant le hashtag #salairecorrectexigé.

Le 22 mars, une journée de mobilisation à laquelle la FSU, avec la CGT, Solidaires, FO, la CFTC, la CGC et la FAFP appellent tous les fonctionnaires à participer permettra également de mettre la question de nos moyens et de notre rémunération en avant.

En attendant, la mobilisation de chacun est importante pour participer à une grande prise de conscience sur ce sujet !

Frédérique RoletFrédérique Rolet

SNES-FSU

46 avenue d’Ivry
75647 Paris Cedex 13

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©2018 SNES-FSU

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Journée d’action des fonctionnaires le 22 mars

Selon Reuters, les syndicats de la Fonction publique appellent à une journée d’actions et de grèves le 22 mars contre le plan Action publique 2022 qui prévoit, outre le recours à un nombre plus important de contractuels , et donc des suppressions de postes, la paye au mérite et un renforcement de l’autorité hiérarchique. L’appel est signé par la Fsu, CGT, CGC, FO, Cftc, Solidaires, Fa Fp. L’Unsa et la Cfdt n’appellent pas à participer à cette journée.

 

Sur le plan gouvernemental

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Manifestation : des enseignants très inquiets mais peu nombreux

Que faire quand même la météo est pour le ministre ? Le 6 février, c’est sous la neige que  quelques centaines de professeurs, des étudiants plus nombreux, ont défilé à Paris. Malgré la multiplication d’annonces inquiétantes par le ministre et le gouvernement, la mobilisation est restée faible dans les établissements scolaires. Le Snes compte 28% de grévistes quand le ministère en trouve 5%. Mais pourquoi aussi peu de monde ?

« On est en train de déshabiller l’Education nationale »

« On est dans un mouvement amorcé pour protester contre la situation de la rentrée 2018 où le second degré subira une amputation de postes alors qu’il est en pleine expansion », dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu, rencontrée dans la manifestation. « On veut dire au ministre qu’on ne peut pas réformer le bac, le lycée dans un calendrier si court qu’il sert juste à imposer un projet au détriment des élèves… On est en train de déshabiller l’éducation nationale, faire le lit du privé, instaurer à nouveau une sélection et considérer qu’il faut mettre un arrêt à l’élévation du niveau des jeunes ».

Pour la dirigeante du Snes, une réforme du lycée est possible « si on prend le temps de construire un lycée permettant à chaque jeune d’accéder à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions ».

Comment expliquer la faible participation ? « On est habitués à ce que la grève soit considérée comme coutant cher et pesant peu sur un gouvernement qui n’écoute pas », répond F Rolet quand on remarque le faible taux de grévistes : 28% selon F Rolet, 5% selon le ministère. Pour F Rolet, « il n’est pas sur que tout le monde a considéré ce que veulent dire les dernières annonces gouvernementales (du 1er février) : mettre les fonctionnaires sous pression, dresser les gens les uns contre les autres. On avait obtenu des avancées sur l’évaluation des enseignants. On va de nouveau être en concurrence ».

Est-il possible de négocier avec JM Blanquer ? « Si on n’établit pas un rapport de force ça va être compliqué. Il faut dire aux professionnels qu’il faut manifester leur mécontentement ».

Marie Hélène : Je suis là pour les élèves

Dans le cortège nous avons croisé Marie-Hélène Bernat, professeure de maths dans un lycée de Mantes la Jolie. A deux ans de la retraite, MH Bernat a choisi de manifester sous la neige. « Je tiens à dire non à ce qui va se passer : la réforme du bac, celle de notre statut, Parcoursup, la sélection qui n’est pas dite ».

La question du statut l’inquiète : « on parle d’embaucher des contractuels. On aura de moins en moins d’enseignants formés. Le privé se développera à coté d’une école précaire, celle de la République ».

Mais si MH Bérnat est là c’est surtout pour ses élèves. « Je suis inquiète. La sélection va toucher directement mes élèves qui viennent de familles défavorisées. J’ai été heureuse jusqu’au bout d’être avec ces élèves si riches dans leur diversité. Je n’ai jamais eu la tentation de quitter Mantes la Jolie. Mais je me dis que je vais m’en aller alors que l’école est en constante dégradation ».

Marion : On va se retrouver dans la situation des TZR

Marion Chasserat vient du lycée Poincaré de Palaiseau (91) où elle enseigne la SVT. « Je suis là pour défendre ma discipline », nous dit-elle. « Dans le futur lycée elle est très menacée alors qu’elle travaille des enjeux majeurs pour la société comme la démarche scientifique, la différence entre science et croyance, la sexualité, l’éducation à la santé. Vu le rapport Mathiot on est certain que le volume horaire va chuter fortement. Ca mettra en péril la culture des élèves ».

Marion craint aussi pour l’évolution du métier. « La semestrialisation va précariser notre métier et compliquer les choix des élèves. Les titulaires enseignants vont se retrouver dans la situation des TZR , des bouche trous avec des volumes de travail différents selon les semestres ».

Son lycée bouge peu et cela inquiète Marion. « On a vu ce qui s’est passé avec la réforme du collège », dit-elle. « On a attendu pour voir et après on n’a plus eu voix au chapitre ».

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Communiqué unitaire FP appel journee 22 mars

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Première alerte sociale pour E. Macron

Les menaces multiples feront elles sortir les enseignants de l’état de sidération dans lequel ils semblent installés depuis l’élection d’E Macron ? La journée du 6 février devrait être le premier test social pour le gouvernement. Tout semble réuni pour une mobilisation massive mais la journée pourrait n’enregistrer qu’un frémissement.

Perte de salaire

Difficile d’enchaîner autant de motifs de grève en aussi peu de temps. En ce début février les enseignants sont sous le coup d’une première baisse nette de salaire et sans aucune perspective d’amélioration à l’avenir, qui contraste avec la hausse dont bénéficient les salariés du privé. Bien au contraire le gouvernement a annoncé qu’il mettra en place une rémunération au mérite et qu’il renforcerait l’autorité des cadres locaux.

Les enseignants des collèges et des lycées perçoivent aussi les premiers coups des suppressions de postes dans le second degré à la rentrée 2018. La situation la plus fréquente c’est une dotation horaire (DHG) en baisse avec ce que cela entraine pour les enseignants : poste remis en question, complété sur plusieurs établissements etc. La situation devrait être pire encore en 2019 , le gouvernement ne cachant plus sa volonté de diminuer le nombre de fonctionnaires.

Parcoursup

Les enseignants des lycées sont aussi sous le coup de Parcoursup. Si certains apprécient le fait de pouvoir décider de l’avenir des élèves qui leur sont confiés d’autres sentent déjà , dans les tensions qui s’installent, le poids qui accompagne Parcoursup. D’autres n’ont toujours pas osé expliquer à leurs élèves que les règles du jeu de l’orientation ont été changées au tout dernier moment et que leurs espérances viennent de s’envoler.

Tout cela devrait pousser les enseignants dans la rue le 6 février et avec eux de nombreux élèves inquiets pour leur avenir. Le mouvement bénéficie d’un large soutien associant les syndicats d’enseignants (Fsu, Cgt, FO, Sud), les organisations lycéennes (Sgl, Unl, Unl Sd) et étudiante (Unef).

Frémissement ou vague ?

Pourtant le succès du mouvement n’est pas assuré. La journée d’action du 1er février a rencontré un succès très limité du coté des lycéens. Beaucoup n’ont pas encore découvert Parcoursup et pris conscience de la sélection qui se met en place.

Les enseignants ont été une des catégories sociales les plus favorables à E Macron en 2017. De nombreux enseignants pensent que seules les « petites » disciplines, optionnelles, sont menacées par la réforme du lycée. Beaucoup ne mesurent pas l’ampleur de la réforme de la fonction publique que le gouvernement veut faire passer le plus rapidement possible.

La journée du 6 février sera bien le premier test social pour le gouvernement. C’est ce que dit aussi l’agenda du président de la République qui a prévu un long entretien avec JM Blanquer immédiatement après son retour de Corse.

Pourquoi ils feront grève le 6 février

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Emploi enseignant : le Se Unsa et le Sgen rejoignent le Snuipp

 » Nos organisations alertent sur la dégradation à venir des conditions d’enseignement et d’apprentissage, dans les collèges et lycées comme dans les écoles ». Le Se Unsa et le Sgen Cfdt ont finalement rejoint le Snuipp dans une action nationale sur l’emploi. Les trois syndicats du primaire dénoncent dans une déclaration commune les effets des dédoublements sans moyens décidés par JM Blanquer. « Même en éducation prioritaire, les 3 880 postes attribués au primaire ne couvrent pas la poursuite demandée du dédoublement en CP et CE1 », écrivent -ils. « En décidant une forte réduction des effectifs uniquement en CP et CE1 dans l’éducation prioritaire, et ce, sans en donner les moyens suffisants, le ministre va dégrader les conditions d’enseignement et d’apprentissage partout ailleurs. Pour équilibrer leurs dotations, les DASEN sont conduits à fermer beaucoup de classes, particulièrement en maternelle et dans le rural ».

 

Communiqué commun

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Le Snuep inquiet du rapport Brunet

 » Si elles étaient retenues, les propositions du rapport de synthèse de la concertation pour le développement de l’apprentissage signeraient un véritable recul pour la formation professionnelle initiale des jeunes. Certaines propositions dépassent le champ strict de l’apprentissage et impacteront l’organisation de l’enseignement professionnel scolaire et la politique de certification », écrit le Snuep Fsu.  » Le SNUEP-FSU dénonce les propositions de généralisation de la mixité des publics en EPLE et de signature de contrat d’apprentissage à tout moment de l’année. Elles ne font que répondre aux exigences du patronat, occultant complètement l’objectif de formation des jeunes. Les conditions de formation des apprenti·es et des élèves n’en seront que dégradées, tout comme les conditions de travail des enseignant·es, formateurs et formatrices. Recentrer les diplômes professionnels autour de “famille de métiers”, tout en confiant l’élaboration des référentiels d’activités professionnelles (RAP) aux seules branches professionnelles qui auraient un pouvoir de codécision pour l’élaboration des référentiels de compétences, ne fera qu’affaiblir les diplômes et leurs contenus de formation. »

 

Communiqué

Le rapport Brunet le la défaite des régions

Le rapport

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Prolétarisation du métier enseignant : le colloque du Snuipp

« Depuis son arrivée rue de Grenelle, le ministre de l’Éducation nationale multiplie les annonces et les mesures qui mettent en avant l’individualisation des parcours et des apprentissages. Il engage un resserrement sur les fondamentaux et une mise sous tutelle pédagogique des enseignants, cherchant à imposer de soi-disant « bonnes pratiques ». Des orientations qui ont déjà été mises en œuvre avec les programmes de 2008 et qui, loin de faire leurs preuves, ont au contraire exacerbé les inégalités », souligne le Snuipp. Le syndicat organise les 3 et 4 avril un grand colloque sur l’évolution du métier enseignant.

« Alors quels savoirs enseigner pour favoriser la réussite de toutes et tous ? Quelles pratiques pour que ces savoirs soient acquis par tous les élèves ? Comment développer l’expertise professionnelle des enseignantes et des enseignants, leur capacité à effectuer des choix  pédagogiques adaptés et garantir leur professionnalité ? Ce sont ces questions, et d’autres, que le SNUipp-FSU entend mettre en débat à l’occasion d’un colloque national organisé à Paris les mardi 3 et mercredi 4 avril prochains. Au programme notamment, les interventions de Philippe Meirieu, Roland Goigoux, Dominique Cau-Bareille, du GFEN et des équipes d’écoles ».

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Pourquoi ils feront grève le 6 février

Lancé initialement contre la réforme du lycée et les moyens insuffisants dans le second degré par une large intersyndicale (Fsu, Cgt, Sud, FO), le mouvement du 6 février est en train de changer de nature. Les déclarations du premier ministre le 1er février confirment que les pires perspectives professionnelles pour les enseignants sont l’application d’une politique gouvernementale. C’est maintenant une course de vitesse qui est engagée entre la volonté gouvernementale d’aller au bout de ses réformes le plus rapidement possible et des enseignants qui n’ont pas encore forcément perçu l’ampleur des transformations engagées par E. Macron.

De la réforme Mathiot…

« La réforme du collège continue de poser des difficultés importantes. Elle n’est pas financée à hauteur des besoins, l’évaluation des élèves fait l’objet de prescriptions ineptes et chronophages… Le lycée fait l’objet d’une vente à la découpe. Casse de la voie professionnelle, exclue des discussions sur le bac et mise en concurrence avec l’apprentissage pré-bac, volonté de faire disparaitre l’organisation des voies générales et technologiques. Le rapport Mathiot ouvre la voie à un lycée de la sélection et de l’orientation précoce des jeunes. Le remplacement des séries par des choix complexes de disciplines majeures et mineures, l’organisation des disciplines en semestres aggraveraient les déterminismes sociaux existant au lycée pour les élèves. Pour les personnels, la mise en oeuvre des propositions de ce rapport dégraderait les conditions de travail des personnels, menacerait leurs obligations de services et conduirait à des suppressions de postes massives ».

Le tract de l’intersyndicale Snes – Cgt – Snuep et Sud appelant à la grève dans le second degré le 6 février aligne des motifs déjà légitimes. Pourtant il date tant les mauvaises nouvelles pour les enseignants se sont multipliées ces derniers jours.

A la transformation du métier enseignant…

La publication du rapport Mathiot sur la réforme du bac et du lycée a confirmé le fait que celui-ci a surtout pour objectif une transformation radicale du métier enseignant. La réforme Mathiot implique, comme il le reconnait dans le rapport, l’annualisation des services. Tout est fait dans le rapport pour en diminuer l’importance mais l’application du découpage semestriel des enseignements induit obligatoirement ce changement. Or l’annualisation  c’est pour les enseignants une augmentation importante du temps d’enseignement (évaluable à 20% environ) et surtout la réouverture de la boite de Pandore du décret sur les 1657 heures de travail dues à l’Etat. Derrière se profile une réduction massive des postes d’enseignants qui semble bien être l’objectif final de la réforme puisque le gouvernement rappelle son objectif de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’Etat. Les enseignants en ont un avant gout avec les suppressions de postes dans le second degré et des DHG en berne.

La réforme aura aussi comme conséquence une transformation du travail enseignant avec la disparition de la classe au profit de groupes d’élèves renouvelés tous les 6 mois. C’est toute une conception d’un travail enseignant progressif, menant les élèves par étapes de la seconde au niveau bac, qui va disparaitre.

A la mise en danger de la démocratisation de l’éducation…

Une autre revendication de l’intersyndicale concerne Parcoursup et l’accès au supérieur. L’intersyndicale appelle les étudiants, les lycéens et même les collégiens, à manifester le 6 février. Leur engagement sera déterminant pour l’avenir du mouvement.

Le Snes appelle déjà les enseignants à n epas participer à la procédure de sélection qui se met en place. « Les attendus et les chiffres proposés sur Parcoursup sont dissuasifs, voire intimidants, en particulier pour les jeunes de classes populaires et leur famille, plus sensibles aux risques objectifs de la poursuite d’étude », estime le Snes qui relève par exemple la baisse des capacités d’accueil en 2018 en droit (Paris 1 : 640 places cette année, 690 l’an dernier) ou en médecine (en Ile de France : 2900 places de moins que l’an dernier, presque 25%). « Les attendus locaux posent des exigences élevées voire extravagantes, qui ne semblent avoir été conçues par certaines universités que pour leur permettre de faire leur marché parmi les bacheliers », estime le syndicat. Le Snes  » appelle les enseignants à ne pas barrer la route aux élèves, à porter en conseil de classe des avis favorables sur toutes les formations anciennement non sélectives ». Il invite aussi les professeurs principaux à ne pas renseigner le pavé « éléments d’appréciation » de la fiche Avenir.

Autre élément de mécontentement des enseignants, la politique salariale décidée par le gouvernement. Au 1er janvier les enseignants ont vu leur feuille de salaire fondre en net, alors que celle des salariés du privé augmente. Le gel du point Fonction publique, le « report » des effets financiers du PPCR, vont se traduire par une perte de pouvoir d’achat sensible tout au long de l’année. Une perte qui ne frappera que les seuls fonctionnaires.

Et du statut des fonctionnaires

Tous ces éléments auraient suffi à justifier la journée du 6 février. Mais les déclarations du premier ministre le 1er février apportent des inquiétudes nouvelles. Depuis quelques semaines, JM Blanquer annonçait sa volonté de payer les enseignants au mérite et d’accorder aux chefs d’établissement le pouvoir de recruter et d’affecter les enseignants. On sait depuis le 1er février que c’est simplement la déclinaison dans l’Education nationale d’une réforme du statut des fonctionnaires. E Philippe, le 1er février , a annoncé qu’il va lancer le chantier de la « rémunération plus individualisée ». « Une part de la rémunération (de l’agent) doit être liée au mérite et à l’atteinte des résultats individuels et collectifs »,a-t-il déclaré. C’est l’idée de la paye au mérite.

Il veut aussi donner plus de pouvoirs aux chefs d’établissement. « Il s’agit de donner  » plus de liberté et plus de responsabilité pour les managers publics… Au niveau central comme déconcentré, les managers publics, dont l’implication et la responsabilisation sont déterminantes pour la réussite de la transformation publique, ne disposent pas aujourd’hui des leviers nécessaires à l’exercice de leurs missions… En tant qu’employeurs, leur capacité d’initiative et leur marge de manoeuvre apparaissent excessivement contraintes ». Le gouvernement veut leur donner notamment  »  plus de souplesse dans leurs recrutements ».

Pour la FSU, ces déclarations « confirment  les inquiétudes ». « La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd’hui que, sans qu’il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l’objectif d’aller vers une rémunération différenciée, le développement d’un management centré sur l’individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d’emploi des agent.e.s. », estime la fédération qui appelle les fonctionnaires « à se mobiliser pour leur avenir ».

Une course de vitesse entre les syndicats et le pouvoir

Du coup le mouvement du 6 février change de nature. Il ne vise plus seulement à peser sur les moyens attribués aux collèges et aux lycées, sur la réforme Mathiot et sur Parcoursup. Trois objectifs qui étaient déjà autant de blocs de marbre à faire bouger. La journée d’action du 6 février intervient alors que le gouvernement veut aller très vite sur des réformes structurelles qui vont impacter l’avenir de la profession. C’est une course de vitesse qui est maintenant engagée entre la mobilisation des fonctionnaires , et notamment des enseignants, et un gouvernement déterminé.

Sur l’importance du mouvement, Emmanuel Macron n’a pas d’illusion. Dès son retour de Corse, il a inscrit à son agenda deux heures d’entretien avec JM Blanquer. C’est là que se jouera l’avenir de la profession enseignante.

Déclaration du premier ministre

Rapport Mathiot : l’impact de l’annualisation

Le nouveau lycée pose la question de l’annualisation

Snes sur Parcoursup

Déclaration FSU

Le retour des baisses de salaire

Qui veut encore de la réforme Mathiot ?

Mathiot critique Parcoursup

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Prolétarisation du métier enseignant : le colloque du Snuipp

« Depuis son arrivée rue de Grenelle, le ministre de l’Éducation nationale multiplie les annonces et les mesures qui mettent en avant l’individualisation des parcours et des apprentissages. Il engage un resserrement sur les fondamentaux et une mise sous tutelle pédagogique des enseignants, cherchant à imposer de soi-disant « bonnes pratiques ». Des orientations qui ont déjà été mises en œuvre avec les programmes de 2008 et qui, loin de faire leurs preuves, ont au contraire exacerbé les inégalités », souligne le Snuipp. Le syndicat organise les 3 et 4 avril un grand colloque sur l’évolution du métier enseignant.

 

« Alors quels savoirs enseigner pour favoriser la réussite de toutes et tous ? Quelles pratiques pour que ces savoirs soient acquis par tous les élèves ? Comment développer l’expertise professionnelle des enseignantes et des enseignants, leur capacité à effectuer des choix  pédagogiques adaptés et garantir leur professionnalité ? Ce sont ces questions, et d’autres, que le SNUipp-FSU entend mettre en débat à l’occasion d’un colloque national organisé à Paris les mardi 3 et mercredi 4 avril prochains. Au programme notamment, les interventions de Philippe Meirieu, Roland Goigoux, Dominique Cau-Bareille, du GFEN et des équipes d’écoles ».

 

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

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Rentrée 2018 - Postes

Rentrée 2018,
la saignée Blanquer !

2 600 suppressions d’emplois dans le second degré et 200 suppressions d’emplois de personnels administratifs. Le comité technique ministériel du 20 décembre a examiné la répartition des moyens attribués aux académies pour la prochaine rentrée.

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Chronique du lycée impossible

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SEGPA :
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La SEGPA est une structure efficace qui produit des parcours de réussite pour de nombreux jeunes. Elle est un des outils performants de lutte contre le décrochage scolaire. La FSU, engagée au quotidien pour faire vivre les valeurs d’égalité et de démocratisation, est très attachée à rendre pérenne les SEGPA et à les renforcer.

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