Archives de la catégorie Syndical

Jeudi 30 mars, mobilisation des retraité-es

A l’appel des sept syndicats et associations, USR-CGT, UCR-FO, CFE-CGC, CFTC retraités, FSU retraité-es, Solidaires retraité-es et FGR-FP, deux rassemblements des retraité-es sont organisés en Loire-Atlantique jeudi prochain 30 mars :

  • A Saint-Nazaire, 10h30, Place Pierre Sémard (Gare SNCF-Bus)
  • A Nantes, 14h30, devant la Préfecture

 Télécharger l’appel.

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Guyane : l’Ecole en explosion

Dans la vague de grève et de blocage qui se soulève en ce moment en Guyane, les enseignants ont leur place. La Fsu appelle les enseignants à manifester le 27 mars devant le rectorat. Elle « accuse l’état d’abandonner 300 000 citoyens qui lui ont pourtant fait confiance en votant massivement pour le maintien de la départementalisation ».

Le département a des particularités fortes en matière scolaire. Ainsi on estime à environ 10 000 le nombre de jeunes non scolarisés dans un département immense où la croissance démographique est très rapide et la circulation difficile. Le département est aussi marqué par la pauvreté : la moitié des élèves des collèges (46%) ont des parents inactifs. Enfin les élèves parlent fréquemment une autre langue à la maison que le français. Le taux de décrochage est massif. 56% des élèves quittent le système éducatif sans diplôme.

La FSU demande un plan de construction de 10 collèges, 5 lycées et 500 classes pour assurer la scolarisation de tous les enfants à partir de 3 ans (seulement 70% des 3 ans sont scolarisés). Cela représente 3 500 emplois d’enseignants et administratifs à créer. La Fsu demande un concours exceptionnel comme celui de Créteil. Le syndicat demande aussi le doublement des Intervenants Langue Maternelle (ILM) qui font le pont entre la parole du professeur et la langue locale.

En février 2017 le Défenseur des droits a demandé « d’assurer une mise en œuvre effective de l’obligation scolaire sans omettre les enfants des peuples des forêts et des fleuves et les enfants étrangers » et « d’assurer l’accès à un repas/collation quotidien » pour les enfants.

Appel FSU

La concertation de 2012 en Guyane

L’école guyanaise vue par l’insee

Défenseur des droits

Les systèmes éducatifs du Sud

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Guyane : LA FSU APPELLE A LA GREVE A PARTIR DE LUNDI 27 MARS 2017

APPEL de la FSU-GUYANE

L’histoire très récente le montre, lorsque nous sommes nombreux autour d’une demande commune, nous gagnons. C’est par la réunion de nos forces et de nos énergies que nous avons obtenu un classement en Éducation Prioritaire Renforcée pour notre académie.

Les mouvements d’ampleur qui paralysent la Guyane depuis plusieurs jours réunissent des citoyens, des collectifs, des organisations syndicales qui hurlent à l’État leur ras-le-bol, leur colère, leurs exigences d’une politique visionnaire, ambitieuse, pour que la Guyane marche vers un réel avenir.

La FSU Guyane invite l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à rejoindre les manifestations en cours et à venir, en portant haut et fort les revendications citoyennes, humanistes, solidaires et fraternelles qui sont les siennes.

La FSU Guyane appelle tous les personnels à rejoindre les rassemblements lundi à 8 heures devant le rectorat à Cayenne, devant Super U à St Laurent, ou sur les lieux qui vous seront accessibles.

La FSU Guyane accuse l’état d’abandonner 300 000 citoyens qui lui ont pourtant fait confiance en votant massivement pour le maintien de la départementalisation.

La FSU Guyane revendique :

  • Un plan de constructions scolaires bio climatiques : 10 collèges, 5 lycées et 500 classes.

  • La scolarisation de tous les jeunes de 3 à 18 ans.

  • La restauration scolaire et le transport gratuit pour tous les élèves.

  • L’enseignement systématique des langues maternelles, le doublement immédiat du nombre de postes d’ILM.

  • Le rattrapage du retard en personnels pour encadrer nos élèves : 3500 adultes de plus pour atteindre la moyenne nationale.

  • Des mesures visant à rendre le département attractif : concours exceptionnel, élargissement des mesures indemnitaires, formation des personnels précaires en vue de leur titularisation.

  • Le désenclavement des communes isolées par un réel accès au logement et aux services publics pour tous : transports, communications, soins, énergie, emploi, formation.

La FSU Guyane appelle les organisations syndicales de l’éducation à construire une plate-forme de revendications communes dans le cadre d’une intersyndicale.

Le bureau de la FSU Guyane.

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Barometre Unsa : le quinquennat n’a pas convaincu les professeurs

Malgré la revalorisation et les nouvelles perspectives de carrière, le fossé ne cesse de se creuser entre les enseignants et le gouvernement. Les politiques menées depuis 2012 ne sont appréciées que par un professeur sur quatre, un pourcentage qui continue à baisser. Tous les indicateurs révèlent une moral enseignant qui sombre. C’est le principal enseignement du baromètre Unsa publié le 22 mars. Avec 31 000 réponses, dont moitié de non sympathisants Unsa, il sonde les états d’âme d’un corps qui se divise et révèle les tensions entre les enseignants et l’encadrement. En fin de quinquennat c’est un constat inquiétant que dresse l’Unsa Education.

Un enseignant sur cinq d’accord avec les réformes, 3 IPR sur quatre…

« On aura eu tout au long du quinquennat un degré de satisfaction sur les choix politiques qui est resté faible et tourne depuis 5 ans autour de 25% ». En présentant les résultats du Baromètre Unsa le 22 mars, Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa Education, présente cette situation comme un élément « qui doit alerter » mais qui durerait depuis une quinzaine d’années. Mais faute de Baromètre sous le quinquennat précédent, rien ne peut confirmer cette affirmation..

Ce que montre le baromètre c’est que seulement 24% des sondés sont en accord avec les choix politiques effectués dans leur secteur. Un chiffre qui est en baisse par rapport à 2016 où il était de 26%.

Surtout, ce rapport à la politique menée depuis 2012 est très différent selon les corps. Seulement 20% des enseignants valident la politique gouvernementale. Mais c’est 54% des personnels de direction, 64% des IEN et 73% des IPR. On ne saurait mieux illustrer la fracture entre les cadres et les enseignants. Seulement 33% des enseignants se sentent respectés dans leur travail ce qui les sépare des cadres (67 % des IPR).

Morosité enseignante

Mais cette morosité enseignante ,on la retrouve dans de nombreux indicateurs. Certes les enseignants se déclarent heureux d’exercer leur profession à 77% (contre 86% des IPR). Mais seulement 65% des professeurs du secondaire trouvent du sens à leur métier (74% des professeurs des écoles).  Seulement 28% des enseignants conseilleraient leur métier à un jeune de leur entourage , un pourcentage en baisse.

Pire encore 24% des enseignants souhaitent partir travailler dans une entreprise privée dans les prochaines années. C’est seulement 7% des IPR et 15% des personnels de direction.

Comment expliquer ce désamour avec l’Education nationale ? Seulement 15% des sondés jugent que leur situation s’est améliorée cette année. Ni la revalorisation, ni les accords PPCR n’ont marqué les esprits. Seulement 32% des enseignants trouvent leurs conditions de travail satisfaisantes et 15% la paye convenable.

Une revalorisation sans effet

Les revendications portent en premier sur le pouvoir d’achat, exactement comme si la revalorisation n’avait pas eu lieu. Ensuite arrive la charge de travail et les perspectives de carrière.

« Ce quinquennat qui a accompli tant de choses n’ a pas permis de faire monter le degré de satisfaction », estime L Escure. « Ce chiffre  doit alerter sur le fait que le malaise est profond. Les personnels de l’éducation nationale sont fragilisés et tardent à retrouver confiance envers les politiques publiques ».

Pour lui, cette situation résulte de l’incapacité de l’Education nationale à conduire le changement. « Les violences faites sous Sarkozy avec les suppressions de postes et la stigmatisation des enseignants n’ont pas été compensées par les preuves d’amour données sous Hollande ». En mettant ainsi l’origine du problème au quinquennat précédent, L Escure réfute la condamnation des réforme menées depuis 2012 que son organisation a soutenues. Pour lui, l’institution doit changer son mode de management et reconstruire la confiance.

Les personnels d’éducation divisés

Un nouveau volant de questions porte sur les attentes envers le prochain quinquennat. Les réponses montrent « que l’éducation nationale n’est plus un bloc » souligne L Escure. En effet les personnels d’éducation se divisent sur les politiques à mener dans l’Ecole.

Que faire pour répondre aux défis du système éducatif ? Deux tiers des répondants demandent des créations de postes mais un tiers (29%) veut ni en créer ni en supprimer. Que faire pour faire réussir les jeunes ? 50% des personnels veulent d’abord changer le management, 27% les pratiques pédagogiques. 44% veulent renforcer les fondamentaux, 33% poursuivre la refondation et 10% trier précocement les élèves. Même coupure sur la reconnaissance du mérite : un quart des personnels sont pour renforcer le poids du mérite dans l’avancement (20% des enseignants)  et trois quarts pour le reconnaitre mais sans sanction des moins méritants. Sur le mérite, 10% des personnels (mais un personnel de direction sur trois) sont pour renforcer le pouvoir du chef d’établissement par exemple d’embauche des personnels, 77% pour renforcer l’autonomie d’organisation des équipes pédagogiques.

« L’école du mérite punitif et du tri précoce est massivement rejetée », estime L Escure.  « Mais une partie des personnels est pour renforcer les fondamentaux , une autre pour continuer la refondation. Ca nous montre, nous réformateurs [ah putain voilà le fond : on va continuer à vous embourber], que l’on a encore du travail ».

Dans la situation actuelle , l’Unsa Education plaide pour la prudence en matière de politique éducative. « On est partisan qu’on laisse l’école en paix et que les personnels cherchent à se réconcilier ». Alors que les candidats s’opposent entre autre sur leur politique éducative, l’Unsa Education voudrait que la politique éducative soit débranchée de l’alternance politique [et des opinions des syndicats aliénés au pouvoir].

Le baromètre

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Election : la FSU interpelle les politiques sur l’avenir des fonctionnaires

« Au lieu de supprimer des emplois il faut continuer à en créer ». Après le Snes et le Snuipp, la fédération FSU prend la parole le 20  mars et s’adresse directement aux candidats à l’élection présidentielle. Le message est clair : pas question de revenir sur les accords PPCR ou la retraite. Pas question non plus de supprimer des postes. Bernadette Groison appelle à un effort supplémentaire pour l’enseignement secondaire.

Clarifier les programmes

Le fonctionnaire bashing ça suffit. Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, veut mettre fin aux discours hostiles à la fonction publique. Dans une lettre envoyée aux candidats à l’élection présidentielle elle rappelle que « la Fonction publique est un élément structurant de la société qui contribue au développement économique du pays et à son rayonnement international… Pour développer l’économie de notre pays et retrouver une croissance, la Fonction publique est indispensable. Comment espérer en effet cela sans pouvoir compter sur une formation qualifiante et de haut niveau, sans le développement de la recherche mais aussi sans les investissements des collectivités locales ».

Elle demande aux candidats de clarifier leur position. « Certains programmes inscrivant prioritairement la réduction du nombre d’agents et la limitation des services offerts aux usagers, ne manquent pas de nous inquiéter. Les agents doivent connaître l’avenir qui leur est promis par les uns et les autres. » Une remarque qui vise Fillon comme Macron.

« Un mensonge »

L’annonce de F Fillon de supprimer 500 000 emplois sur 5 ans lui semble un mensonge. En tout cas, « la Fsu serait totalement opposée à des suppressions d’emplois de 500 000 ou 120 000 postes ». Dans la même veine elle se déclare « opposée à tout allongement du temps de travail ». Elle est aussi hostile à un alignement des retraites du public sur le privé. « Ceux qui portent ça nous trouverons sur leur chemin ».

Mais pour elle il ne fait aucun doute qu’il faille créer de nouveaux emplois de fonctionnaires. « Le service public a un énorme chantier devant lui : il y a le défi de la démographie et le champ énorme de la formation des adultes… Au lieu de supprimer des emplois, il faut continuer à en créer », a-t-elle déclaré le 20 mars.

Un livre blanc

La FSU édite un « livre blanc  » qui détaille ses orientations pour la fonction publique. Le syndicat y décrit la Fonction publique comme « la clé de voute du modèle social français ». Il revient sur les salaires, le temps de travail et les conditions de travail. Trois sujets d’améliorations.

Un effort pour le second degré

S’agissant de l’éducation, la Fsu demande de nouveaux efforts.  » Poursuivre l’effort budgétaire est une nécessité. C’est ce qui est plébiscité par 9 français sur 10 dans notre dernier sondage réalisé par Harris Interactive afin de permettre de répondre aux évolutions démographiques mais aussi aux différents besoins (formation, actions pédagogiques…) », dit le livre blanc. B Groison rappelle qu’elle  » a toujours été convaincue qu’il fallait investir dans le premier degré… Mais il va falloir faire un effort supplémentaire pour le second degré ».

Sur les réformes, « on n’a jamais été pour le statu quo sur la réforme des rythmes et du collège », dit B Groison. « Il y a des choses à revoir et rediscuter ». Mais la Fsu attend des candidats que là aussi ils annoncent la couleur.

A quelques semaines de l’élection, la Fsu cible clairement les programmes de droite. Mais compte tenu de la division syndicale, ces déclarations suffisent-elles face aux programmes de démantèlement du service public ?

La FSU écrit aux candidats

La FSU veut peser sur le débat éducatif en 2017

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Le Snuipp publie ses revendications

« Le Snuipp ne cède pas au fatalisme ». Alors qu’il n’est question, dans le débat électoral, que de sabrer des têtes de fonctionnaires et de tailler dans les budgets éducatifs, le Snuipp présente le 16 mars un Livre blanc qui regroupe ses exigences. Le premier syndicat du primaire rappelle la priorité au primaire et égrène ses revendications comme si de rien n’était. Objectifs : mettre l’école dans le débat électoral, convaincre les candidats aux élections et peut-être relever les espérances d’enseignants démoralisés. 2017 ? Même pas peur !

Parler haut et fort

« On voit bien que la situation nationale n’est pas bonne. On investit le débat politique sur la base de ce qui est nécessaire pour l’école. On veut faire réagir les candidats là dessus ».  Christian Navarro, co-secrétaire général du Snuipp, fixe l’ambition du « Livre blanc » que le syndicat publie quelques semaines avant les élections. Alors que l’Ecole est quasi absente du débat politique, le Snuipp veut  » porter haut et fort la voix des enseignantes et enseignants des écoles ».

6 milliards pour le primaire

Haut et fort ça commence avec la revendication d’un plan d’investissement de 6 milliards pour l’école primaire. Une somme calculée sur la base de la dépense moyenne pour le primaire dans les 11 pays de l’OCDE comparables à la France. En France on dépense 7201 € en moyenne pour chaque élève du primaire contre 9 744 pour les 11 pays.

« Tout le monde n’a pas pris la mesure de l’état de l’école primaire », explique F Popineau, co secrétaire générale.  » Imaginer qu’on puisse améliorer l’école en supprimant des postes est scandaleux ». Le Snuipp demande un plan pour embaucher « plusieurs dizaines de milliers d’enseignants ».

Même calcul pour les effectifs élèves. En France on compte 19.4 élèves en moyenne pour chaque professeur du primaire contre 14.7 pour les mêmes pays.  Et tout de suite il demande des maxima : 25 élèves par classe, 20 en éducation prioritaire : des seuils que Benoît Hamon a retenu dans son programme.

Aligner le temps de travail sur le secondaire

La troisième grande revendication c’est baisser le temps de travail à 18h + 3h de travail d’équipe. « On a la volonté d’aligner le temps de service des professeurs des écoles sur celui des enseignants du secondaire », explique C Navarro. « C’est l’égalité des services ». Cette baisse permettrait de faciliter le travail d’équipe.

C’est cet esprit d’équipe que défend aussi le Snuipp  en gardant l’idée du directeur d’école pair parmi les enseignants. « On trouve qua ça marche bien », explique F Popineau. Le Snuipp manifeste ainsi son opposition à l’autonomie des écoles que plusieurs candidats ont inscrit à leur programme. « Le renforcement de la hiérarchie ne répondra pas aux besoins des écoles ». « Si demain matin il y a un directeur supérieur hiérarchique, ça  ne diminuera pas les charges sur les collègues », estime R Metzger, co secrétaire général.

Le Snuipp va maintenant envoyer aux politiques son Livre Blanc. Et l’accompagner, à partir du 20 mars, de la mise en ligne d’une vidéo quotidienne sur Youtube.

Le livre blanc

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Election : le Snes sur la défensive

« Déboussolés, désabusés. On est en proie au doute ». A quelques semaines de l’élection présidentielle, le Snes marque sa distance avec le quinquennat Hollande. Tout en reconnaissant que la présidentielle de  2017 se présente avec des enjeux autrement plus graves qu’en 2012, le premier syndicat du secondaire marque le pas. Il n’a toujours pas digéré la réforme du collège et les divisions qu’elle a entrainé. Séquence morose…

La trace durable de la réforme du collège

« Le bilan du quinquennat est mitigé. Il y a eu un véritable souffle au départ avec la loi de refondation. Et puis un certain nombre de difficultés sont apparues sur le terrain ». Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, dresse un tableau nuancé mais sombre des années Hollande. « La montée démographique dans le second degré n’a pas été anticipée et les créations de postes ont été insuffisantes. Les enseignants n’ont pas été traités avec respect notamment à travers la réforme du collège. Beaucoup de collègues ont eu le sentiment qu’on ne les écoutait pas ». Pour F Rolet, à quelques jours des échéances électorales, les enseignants sont « déboussolés, désabusés ». En collège, les enseignants « ne savent plus ce qu’ils doivent enseigner ».

Pour Benoit Teste, secrétaire général adjoint, les enseignants « sont tentés par l’abstention » et « en proie au doute ». La relation entre chef d’établissement et enseignants  a connu « une forte dégradation en lien avec la réforme du collège » qui a « donné la main « aux chefs d’établissement. Frédérique Rolet pense qu’ils sont partagés entre les questions professionnelles et des questions générales comme les suppressions de postes de fonctionnaires.

Comme les enseignants, le syndicat  se dit peu engagé dans le débat électoral. Il affirme avoir moins de rapports avec les équipes des candidats qu’en 2012.

Inquiétudes devant l’autonomie des établissements

Cela ne l’empêche pas d’interroger les candidats. La question des relations entre enseignants et chef d’établissement revient plusieurs fois. Le Snes dénonce des « équipes pédagogiques qui n’ont jamais été autant caporalisées ». Il demande « la réorganisation de la répartition des compétences entre le chef d’établissement , le conseil d ‘administration et les équipes pédagogiques afin d’établir des équilibres qui ne transforment pas les professionnels en simples exécutants ».  Le Snes souhaiterait par exemple que la lettre de mission du  chef d’établissement soit publique.

La question de l’autonomie des établissements, brandie par plusieurs candidats, inquiète le Snes. « On aimerait être entendus dans l’idée que le cadre national n’est pas archaïque et qu’il est bon pour faire évoluer la pédagogie », explique B Teste.

Le Snes veut aussi que le recrutement d’enseignants continue. « Pour abaisser de 10% les effectifs des classes 26 000 emplois sont nécessaires », calcule le syndicat. Le Snes souhaite aussi doubler le recrutement de psychologues de l’éducation nationale.

Difficile unité syndicale

Certes François Fillon, et ses 500 000 suppressions de poste de fonctionnaires, font peur. « Il faudra une réforme de structure pour atteindre 500 000 postes » estime B Teste.

La montée de l’extrême droite inquiète aussi. Mais le Snes ne croit pas trop dans les chances de réunir un front syndical. « Rassembler la gauche est compliqué », nous a dit F. Rolet. « On a essayé de faire un appel commun sur des thèmes de la fonction publique. Mais le Sgen Cfdt n’est pas venu et l’Unsa ne devrait pas être là à la prochaine réunion », affirme-t-elle. « C’est mortifère de faire les choses comme cela. Mais il y a eu la loi travail qui a clivé le paysage syndical ».

A quelques semaines de l’orage qui s’annonce, le Snes est dans l’attente. On est loin de 2012.

Sur le blog du Snes

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Remplacements : pas de miracle, il faut des postes affirme le Snuipp

Dans un communiqué, le Snuipp, premier syndicat du primaire, critique la nouvelle politique pour les remplacements annoncée par la ministre.  » L’abandon de la différenciation entre remplacements de courte durée et de longue durée, un congé maternité par exemple, risque d’entraîner une dégradation du remplacement. Cela nuira également à l’attractivité de ces postes qui ont des exigences différentes », estime le syndicat.  » L’amélioration du dispositif de remplacement… passe par des créations de postes pour répondre aux besoins et pas par une désorganisation du service actuel ».

 

Communiqué

Sur les remplacements

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Web-lettre de L’École Émancipée


Web-Lettre envoyée le dimanche 12 mars 2017

Voici les articles publiés sur le site L’École Émancipée depuis 4 semaines

Cécile Ropiteaux : Combattre l’extrême droite… et ses idées !

10 mars 2017

Début février, le FN a rendu public son programme… enfin, celui de sa candidate : les mots Le Pen ou Front National ont disparu, signes de la stratégie de « dédiabolisation ». Et puis ce n’est pas un programme, mais un projet présidentiel, un inventaire court de 144 « engagements », imprécis et très peu (…)

Arnaud Malaisé : L’enjeu de la marche contre les violences policières du 19 mars

10 mars 2017

Lieux de relégation spatiale, les banlieues concentrent les inégalités. Parmi les quasi 5 millions d’habitants des quartiers labellisés politiques de la ville, l’Insee en dénombre 27% au chômage contre 10% nationalement, 42% sont sous le seuil de pauvreté contre 14% nationalement, les contrats (…)

Virginie Solunto : à 15h40 c’est la grève !

10 mars 2017

15h40 ce pourrait être un horaire de train…celui de l’égalité qui n’est pas souvent à l’heure et jamais complet. Non, vous le savez, 15h40, c’est l’heure à laquelle les femmes commencent à travailler bénévolement, puisque leurs salaires sont, pour de multiples raisons, en moyenne de 26% inférieurs à ceux (…)

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Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars !

Aujourd’hui, qu’il s’agisse d’islamophobie, d’antisémitisme, de négrophobie, de rromophobie, de stigmatisations anti-asiatiques… Le racisme sous toutes ses formes prospère, nourri de dizaines d’années de politiques d’État réactionnaires et antisociales et puisant aux sources d’une domination coloniale et néo-coloniale passée et présente.

Aujourd’hui les discriminations, les stigmatisations, les violences, notamment policières (pouvant conduire jusqu’à la mort) frappent au quotidien jeunes et moins jeunes racisé.e.s dans les quartiers populaires…

Ce ne sont pas des « dérapages », des « bavures », mais bien la conséquence d’un racisme systématisé et banalisé. L’islamophobie tient une place particulière dans ce sinistre concert. Propagée par une stratégie consciente de l’extrême droite occidentale, elle s’appuie sur l’idée nauséabonde de « choc des civilisations » qui a favorisé les gains électoraux, de Le Pen à Trump.

Mais elle ne se cantonne pas à l’extrême droite : dès 1983 on a vu des ministres socialistes dénoncer les grèves des ouvriers de l’automobile en les accusant d’être manipulées par des « musulmans, des chiites, des religieux », les grévistes étant pour la plupart des travailleurs immigrés. C’est pourtant pour leurs droits d’ouvriers et leurs salaires qu’ils se battaient. Elle est devenue un invariant des diversions d’État face aux mobilisations sociales : depuis 2003, il n’est pas de mouvement social qui ne soit immanquablement suivi d’une affaire du « voile » ou du « burkini », orchestrée pour l’occasion en psychodrame national.

Nous voulons le dire ici avec force : le racisme, dans toutes ses dimensions, contribue à diviser toutes celles et tous ceux qui subissent une société d’injustice fondée sur la domination d’une classe sociale qui organise et profite du système capitaliste sur une autre qui produit les richesses et fait fonctionner la société quotidiennement par son travail.

Si les discriminations ne se réduisent pas à la domination sociale, elles s’articulent à celle-ci pour la renforcer. Combat social et antiraciste, loin d’être antagoniques, doivent se nourrir l’un l’autre. Il n’y a pas de place pour les divisions racistes dans nos luttes et nos résistances,et nous devons nous y opposer partout où elles se manifestent. Les alternatives élaborées dans nos mobilisations portent la revendication de l’égalité.

Sur les lieux de travail nous combattons les discriminations et mesures racistes. Bien des travailleurs et travailleuses racisé.e.s s’organisent d’ailleurs syndicalement. Nous sommes de longue date au côté des travailleurs et travailleuses sans papiers et dans les réseaux de solidarité avec les réfugié.e.s. Dans la société, dans les quartiers populaires, l’auto-organisation des victimes du racisme progresse. Les organisations syndicales n’ont pas à s’y substituer, mais elles doivent activement la soutenir. Les mobilisations pour la justice et la vérité pour Adama Traoré, pour la justice pour Théo Luhaka, ne faiblissent pas. La marche pour la justice et la dignité du 19 mars, initiée par les familles des victimes de violences policières est maintenant appelée par de nombreuses organisations. Une force, un front antiraciste et social peut se dessiner, c’est en tout cas une urgence à laquelle il faut s’atteler. Les syndicalistes doivent pour cela prendre une part active à la réussite de cette marche.

Parce que notre syndicalisme ne s’arrête pas aux portes des services et des entreprises mais qu’il porte résolument en lui une autre société, où l’égalité n’est pas négociable.

Nous marcherons le 19 mars.

Signataires :

Verveine Angeli (Solidaires), Enaut Aramendi (Secrétaire LAB Nord), Jonhatan B.(Fédération des sociétés d’études CGT), Benjamin Bauné (SUD éducation Paris), Grégory Bekhtari (militant Snes-FSU 93), Jean-Baptiste Boissy (Fédération des sociétés d’études CGT), Mathieu Borie (SUD-Rail Paris-Est), Antoine Boulangé (CGT éduc’action Créteil), Sidi Boussetta (syndicaliste CGT Blois), Matthieu Brabant (Ferc-CGT), Jean Brignole (Secrétaire général du STC), Nara Cladera (Union locale Solidaires Comminges), CNT Bas-Rhin, Annick Coupé (Solidaires), Amel Dahmani (SUD Collectivités territoriales Mairie de Saint-Denis), Laurence De Cock (Snes-FSU), Fabien Delmotte (CNT-SO), Tarek Dengou(CGT Caisse des dépôts et consignations), Jean-Paul Dessaux (Secrétaire fédéral SUD PTT), Marc Destruhaut (CGT AXA), Gaëlle Differ (Secrétaire fédérale SUD PTT), Simon Duteil (Union locale SUD-Solidaires Saint-Denis), Hervé Falcetta (CGT Construction Bois Ameublement Toulouse), Anaïs Flores(SUD éducation 93), Myriam Garcia (SUD éducation Loire), Clément Gautier(Secrétaire fédéral de Solidaires étudiant.e.s), Guillaume Goutte (Syndicat des correcteurs CGT), Natacha Grelot (Co-secrétaire nationale SNPES-PJJ FSU), YannGuittier(CGT hôpital Robert Debré AP-HP), Boualem Hamadache (Secrétaire général SUD CD 93), Gaétan Helon (Syndicat étudiant et lycéen – CGT Valenciennes), Hervé Heurtebize (Snuter-FSU), IWW Belgium, Danièle Jeammet (SNJ-CGT), Manue Karinos (militante Solidaires, Paris), Reynald Kubecki (CGT Le Havre), Christian Leblanc (SYNPTAC-CGT), Jean-Yves Lesage (Syndicat du Livre CGT), Marion Letzelter(CGT Caisse des dépôts et consignations), Alexis Louvet (CGT RATP Bus), Christian Mahieux (Solidaires Val-de-Marne), Audrey Mariette (Ferc-Sup CGT), Valérie Martin(Commission Femmes de Solidaires Loiret), Jean-Luc Morucci (Secrétaire aux relations internationales du STC), Jean-Michel Nathanson (Solidaires Finances publiques),Denis Petitjean (retraité, SUD Santé Sociaux Loiret), Bruno Poncet (membre du Bureau fédéral de SUD-Rail), Thierry Porré (retraité, Syndicat des correcteurs CGT), Nicolas Poulin (SUD éducation Alsace), Hugo Reis (Secrétaire fédéral SUD PTT), Fabrice Riceputi (SUD éducation Franche-Comté), Julien Rivoire (syndicaliste FSU), Théo Roumier (Solidaires Loiret), Olivier Sagette (syndicaliste CGT Paris), Pierre Stambul(Snes-FSU), Christian Taillandier (membre du Bureau national du Snuitam-FSU), Eddy Talbot (SUD PTT), Boris Vigneault (Secrétaire général CGT Caisse des dépôts et consignations), Sophie Zafari (syndicaliste FSU), Ali Zyani (SUD PTT TMT)

Pour nous contacter ou nous rejoindre : syndicalistes19mars@gmail.com

Toutes les informations sur la Marche du 19 mars pour la justice et la dignité sur le blog dédié : https://blogs.mediapart.fr/marche19mars/blog

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LSU : le Snes dénonce des dérives

«  La mise en place du LSU (Livret scolaire unique) avec un cadrage insuffisant génère de multiples interprétations allant jusqu’à remettre en cause la liberté pédagogique des équipes et à des injonctions incompréhensibles », dénonce le Snes qui demande , dans une lettre adressée à la ministre, un cadrage national.

 » Nous vous demandons d’effectuer par une instruction écrite aux personnels de direction et aux IA-IPR les rappels suivants : l’évaluation du socle commun de connaissance de compétences et de culture se fait au conseil de classe du troisième trimestre en Sixième et en Troisième et non de façon prématurée ;  l’évaluation formative et sommative des élèves relève de la liberté pédagogique des enseignants dans le cadre des textes réglementaires, qui laissent la liberté de choisir des compétences ou des notes ;  la rubrique « éléments de programmes travaillés durant la période » du LSU peut se remplir uniquement à l’aide du menu déroulant prévu à cet effet ».

Dans une lettre datée du 6 mars, le Snes demande un cadrage des pratiques constatées autour du livret numérique (LSU) qui se met difficilement en place. Selon le Snes des établissements  » outrepassent largement les textes réglementaires » et demandent l’évaluation de l’AP et des parcours, le positionnement des élèves sur les domaines du socle alors que ce doit être fait seulement en fin d’année de 6ème et 3ème.

Communiqué

Lettre à la ministre

LSU rapiéçage de la Dgesco

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Professeurs des écoles : seulement 24% de demandes de mouvement satisfaites

Pas d’amélioration pour le mouvement interdépartemental des professeurs des écoles. Selon le Se Unsa seulement « 4009 des 16 740 participants obtiennent un de leurs vœux » ce qui porte le taux de satisfaction à 24%.  Un pourcentage identique à celui de 2016 et à peine supérieur à la moyenne des années 2013-2015. En 2010 ce taux était de 37%.

Selon le Se Unsa, ce sont  » 8 enseignants ayant une bonification de 800 points au titre du handicap qui n’ont obtenu aucun de leur voeu. Pour les rapprochements de conjoint avec 4 ans de séparation et plus, le taux de satisfaction approche les 70% mais plus de 150 collègues n’obtiennent pas de mutation. Plus généralement, les collègues séparés de leur conjoint sont satisfaits à hauteur de 49% : on reste loin des 60% de 2010″.

Pour le syndicat,  » la période de créations de postes actuelle aurait dû permettre de mieux équilibrer recrutement et mobilité géographique. Il n’est pas acceptable que les calibrages d’entrée fixés par les DASEN soient marqués par tant de retenue ».

Communiqué

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[lalettre] 49. IRFSU – La lettre d’information de Mars 2017

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Newsletter Mars 2017
A LA UNE

Toutes à y gagner

A l’occasion du prochain Stage intersyndical Femmes qui se tiendra les 16 et 17 mars 2017 à la Bourse du travail de Saint Denis (voir l’Agenda), Évelyne Bechtold-Rognon, Nina Charlier, Annick Coupé, Élodie De Coster, Sigrid Gérardin, Cécile Gondard-Lalanne, Clémence Helfer nous offrent un livre magnifique sur vingt ans de féminisme intersyndical.
L’ouvrage reprend ce long travail commun qui au quotidien place au premier plan la question des droits des femmes : un heureux mélange d’analyses « universitaires », de témoignages et de réflexions de syndicalistes, d’ici ou d’ailleurs.
Journées intersyndicales Femmes – Bourse du travail de St Denis – les 16 et 17 mars comme chaque année à l’appel de CGT – FSU – Solidaires.

8 mars 2017

Appel unitaire à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

Cette année, le 8 mars est préparé bien en avance et avec une envie de frapper un grand coup : appel à la grève dans les entreprises. Premiers signataires : CGT, CNDF, Femen, Femmes Egalité, FSU, Les Effronté-e-s, Les Glorieuses, Osez Le Féminisme, Planning Familial, Union syndicale Solidaires, UNEF, ….

Former aujourd’hui les enseignant.e.s à l’égalité filles-garçons pour construire la société égalitaire de demain

Le Haut Conseil à l’Égalité publie le 22 février 2017 son rapport « Formation à l’égalité filles-garçons : faire des personnels enseignants et d’éducation les moteurs de l’apprentissage et de l’expérience de l’égalité ».
La mixité est instaurée depuis 1975 à l’École, mais elle ne garantit pas l’égalité. En fin de Seconde générale, 7 garçons sur 10 s’orientent vers une filière scientifique, 4 filles sur 10 vers une filière littéraire.

L’INSTITUT

LE BILLET DE LA PRESIDENTE

Les femmes travaillent-elles beaucoup plus aujourd’hui en France qu’en 1950, 1920 ou 1901 ?
Pour les femmes, qu’appelle-ton activité, travail, emploi ? Comment compte-on le labeur des femmes ?
Pourquoi l’arrivée de femmes migrantes a-t-elle considérablement contribué à l’accélération de la hausse du taux d’activité des femmes en Grèce au début des années 1990 ? Lire la suite

2017 : les enseignants glissent-ils au centre ?

Par Laurent Frajerman
La campagne pour l’élection présidentielle a mis en lumière un phénomène Macron chez les enseignants (sondage CEVIPOF). Peut-on en déduire une droitisation de cet électorat ? Cette note s’attache à la dissonance entre les valeurs de gauche du milieu et certains de ses choix électoraux, à partir d’une lecture différente des données et d’une recherche en cours sur l’engagement enseignant (110 entretiens, 65 observations d’établissements et de réunions syndicales). Lire la suite

ON A VU

22 mars 2017

Le Maitron occupe la Sorbonne

Le printemps annonce la renaissance du grand œuvre du Maitron, son nouvel élan. Un an avant le 50e anniversaire de mai 1968, le 22 mars, qui marqua le début du mouvement de Mai-Juin, le Maitron invite chacun, le temps d’une après-midi et d’une soirée en compagnie de seize invités, historiennes et historiens de renom, à relier les vies, les gestes et les engagements passés à ceux du présent.
Inscription obligatoire à : info@maitron.org Lire la suite

Avec Ken Loach, « Chômage, précarité : halte aux idées reçues ! »

Coordonné par Jean-François Yon, il bénéficie du soutien du cinéaste britannique Ken Loach (réalisateur de Moi, Daniel Blake, Palme d’or à Cannes 2016) qui l’a préfacé. Proposé au prix de 10 €, ce livre est à mettre entre toutes les mains. Ces vingt-cinq organisations, rassemblées à l’initiative du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), déconstruisent 26 idées reçues sur les chômeurs et précaires. Lire la suite

NOCES : des femmes rebelles !

Pourquoi le film « Noces » de Stephen Streker nous émeut tant ?
Sans doute parce que les acteurs déploient un travail remarquable pour nous faire entrer dans l’intimité des personnages qu’ils jouent, dans leurs débats intérieurs d’une rare intensité. Lire la suite

AGENDA
Mercredi 8 mars 2017

Appel unitaire à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

16 et 17 mars 2017

Journées intersyndicales Femmes – Bourse du travail de St Denis

Samedi 25 mars 2017 (9h30-17h)

Appel aux premières « Rencontres de la Plaine » : ESS, transformation sociale et échéances politiques

Lundi 27 mars

Cycle de journées d’études Ined : Saisir les inégalités scolaires au prisme des territoires

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°20

ARTS
De neige et de rêve, les bijoux d’Elsa Triolet
DOSSIER
Disciplines et interdisciplinarité
ENTRETIEN
Mireille Delmas-Marty Lire la suite

Syndicaliste : C’est quoi ce travail ? Militer à la FSU

Coordination : Gérard Grosse, Elizabeth Labaye, Michelle Olivier Lire la suite

IR-FSU Pour vous désabonner, cliquez ici

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Directions d’école : les « engagements » ne suffisent pas au Snuipp

 » Au-delà d’un catalogue de bonnes intentions et de préconisations générales, les seules réelles nouveautés consistent dans la mise à disposition d’applications informatiques censées rationaliser et alléger les tâches administratives.  Actionner le levier numérique ne peut suffire à apporter une réponse aux nombreuses sollicitations dont font l’objet les directrices et directeurs d’école », écrit le Snuipp.

 

Communiqué

Directions : Des engagements en paravents

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Faire du 8 mars une journée d’action et de grève pour les droits des femmes !

Si ce message ne s’affiche pas correctement, cliquez-ici

  Faire du 8 mars
une journée d’action et de grève
pour les droits des femmes !
La CGT a décidé de renouer avec l’histoire de la journée internationale pour les droits des femmes en faisant du 8 mars 2017 une journée de luttes pour la défense des droits acquis et la conquête de droits nouveaux.

Avec la FSU, Solidaires, les organisations de jeunesse ainsi que l’ensemble des organisations et associations féministes, la CGT appelle à une journée d’action, d’initiatives sur les lieux de travail pouvant aller jusqu’à l’appel à la grève comme a décidé de le faire la CGT Éduc’action.

La question de l’égalité professionnelle avec la dénonciation des inégalités salariales (salaires des femmes inférieurs en moyenne de 26 % à celui des hommes), de la part variable de la rémunération, primes, heures supplémentaires accroissant les écarts, des inégalités en matière de temps de travail, de carrière, de pensions de retraite (pension des femmes inférieure à celle des hommes de 40 %), sera notamment mise en avant.

Cette journée relaiera aussi les combats menés contre les violences faites aux femmes et pour le droit à l’avortement.

Nous le savons, les offensives de forces conservatrices rétrogrades, peuvent rapidement déboucher sur des retours en arrière et des reculs graves des droits des femmes ; les exemples en France et dans le monde ne manquent pas, nous montrant que ces derniers sont loin d’être acquis de façon définitive et irréversible.

Mais les réactions face à ces attaques sont nombreuses comme la réussite du 7 novembre avec l’appel au débrayage à 16h34, la grève en Argentine contre les violences faites aux femmes, ou les manifestations en Pologne pour le droit à l’IVG.

Au début du XXème siècle, des femmes ont imposé cette journée internationale. Elles luttaient pour l’égalité des droits, pour l’émancipation de toutes et tous, pour la paix, pour la solidarité internationale des travailleuses et des travailleurs.

Tous ces combats sont d’une brûlante actualité, alors toutes et tous en grève et en lutte, le 8 mars 2017 !

Lire la suite dans le 4 pages de la CGT-Éduc’action

Lire l’ensemble des publications des structures de la CGT

CGT-Éduc’Action Tel : 01 55 82 76 55unsen@ferc.cgt.fr

 

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Trois syndicats appellent à la grève pour l’égalité femmes hommes

La Fsu, la Cgt et Solidaires appellent à faire grève le 8 mars pour assurer l’égalité réelle entre femmes et hommes. Des manifestations sont annoncées dans une trentaine de villes.  » En France, les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes et arrêtent chaque jour d’être payées à 15h40. Nous refusons de continuer à travailler gratuitement, d’être enfermées dans les temps partiels, de ne pas avoir de perspective de carrière ou d’être confrontées à des violences sexistes et sexuelles. »

 

Le site 8 mars 15h40

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Le Snuipp soutient les Rased

« Alors que l’école inclusive est au cœur de la loi de refondation, il ne serait pas acceptable que des solutions simplistes visant à supprimer les RASED s’imposent dans le débat public », écrit le Snuipp. Cette prise de position intervient après la publicationpar l’Iredu d’une étude portant sur l’efficacité des réseaux d’aide. « Pour le SNUipp-FSU, les RASED ont leur rôle à jouer pour que chaque élève trouve sa place à l’école. Les renforcer et les développer nécessitent un investissement pour la création de postes, pour des formations spécialisées dans tous les départements et des temps de concertation supplémentaires pour travailler au sein de la communauté éducative ».

 

Communiqué

Sur l’étude IREDU

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[infoseefsu] Web-lettre de L’École Émancipée


Web-Lettre envoyée le dimanche 19 février 2017

Voici les articles publiés sur le site L’École Émancipée depuis 4 semaines

« Pour une GOOD YEAR des luttes et conquêtes, démarrons à Amiens le 11 janvier 2017… »

11 février 2017

Ce sont les vœux de la CGT Goodyear pour 2017 (que nous reprenons évidemment à notre compte !) en invitant à manifester le mercredi 11 janvier, jour où a été rendu le jugement pour les 8 Goodyear. A son entrée en fonction l’actuel président de la République avait refusé de les amnistier. On se (…)

Le bulletin de l’ÉÉ SNES de ce début d’année regroupe un édito d’actu suivi d’une série d’article faisant le bilan de notre stage national qui s’est déroulé les 10 et 11 janvier (…)
Comme tous les ans, l’équipe nationale de l’EE-SNES a organisé un stage de formation syndicale ouvert à toutes et tous. Il a eu lieu les 10 et 11 janvier 2016 dans les locaux du SNES à Paris avec (…)

– Stage de l’ÉÉ : 10-11/01/2017 – Nos combats (…)
– Stage de l’ÉÉ : 10-11/01/2017 – Le lycée unique (…)
– Stage de l’ÉÉ : 10-11/01/2017 – Les conditions (…)
– Stage de l’ÉÉ : 10-11/01/2017 – Témoignage d’une (…)
– Edito : Demain se prépare aujourd’hui dans la (…)

Nous retraçons ici les interventions de l’École Émancipée au cours du CN de janvier du SNES.
ll s’est débattu en particulier au cours de ce CN les éléments suivants : La résistance à la réforme du collège et la lutte contre le Livret Scolaire Unique. La réforme des formations spécialisées (…)

MOUVEMENT SOCIAL CONTRE LA LOI TRAVAIL 2016

2 février 2017

L’école émancipée dresse un bilan du mouvement social contre la loi Travail ; elle vous propose de partager sa réflexion.

Évaluer : un peu, beaucoup, à la folie… pas du tout ?

1er février 2017

École, entreprise, politiques publiques, recherche, santé… L’évaluation est une priorité affichée et omniprésente. Depuis les années 80, elle a gagné tous les champs : il n’y a plus rien qui ne doive être évalué.

Bulletin d’information de l’École Émancipée du SNES Créteil

1er février 2017

Bulletin éé MaquetteLire plus de publications sur Calaméo

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48. IRFSU – La lettre d’information de Février 2017

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Newsletter Février 2017
A LA UNE

Touche pas à ma ZEP

Depuis plusieurs mois, les enseignant-e-s des lycées anciennement classés ZEP se mobilisent pour le maintien de leurs établissements au sein de l’éducation prioritaire.
La réforme instituant les réseaux d’éducation prioritaire (REP) effectuée par Najat Vallaud-Belkacem en 2014 en plus de réviser à la baisse le nombre d’ établissements concernés, l’a cantonné au collège. La question des lycées était renvoyée à plus tard c’est-à-dire quasiment enterrée.
Le coup était rude pour les personnels concernés et les jeunes en formation compte tenu des difficultés rencontrées.
Le collectif « Touche pas à ma ZEP » regroupe des dizaines de lycées et de lycées professionnels.

Anne Barrère : Au coeur des malaises enseignants

Dans l’expresso du Café pédagogique du 30 janvier, François Jarrraud rend compte de la sortie d’un livre d’une enseignante qui est en même temps sociologue. Son livre montre que la sociologie peut aider les enseignants à comprendre le malaise et à agir. Si vous vous interrogez sur l’efficacité de l’accompagnement personnalisé, la légitimité des « bonnes pratiques », la résistance aux réformes ou encore le rôle des enseignants dans la reproduction des inégalités sociales, cet ouvrage apporte des clés scientifiques pour analyser et comprendre. Cela veut dire que l’ouvrage passe au crible de l’analyse bien des idées toutes faites. Autant dire que le livre d’Anne Barrère est un véritable plaidoyer pour la formation des enseignants. Mais pas une formation descendue d’en haut. Il plaide pour un éclairage débattu par les enseignants eux-mêmes, à l’image du livre lui-même, relu et critiqué au final par une dizaine de professeurs.

Une publication de l’INSEE sur les jeunes, leurs études et leur vision de l’avenir.

Ils ont en commun d’être entrés en 6e en septembre 2007. Huit ans après, âgés pour la plupart de 18-19 ans, 45 % de ces jeunes entament des études supérieures, 30 % restent scolarisés dans le secondaire et 25 % ont quitté, à titre définitif ou provisoire, l’école. Le niveau d’acquis à l’entrée en 6e est déterminant sur la situation à 18-19 ans.
Pour ceux qui ont déjà arrêté leurs études, peu diplômés, l’accès et les conditions d’emploi sont difficiles : seuls 37 % occupent un emploi, le plus souvent temporaire (CDD, intérim). L’essentiel de ces jeunes vivent encore chez leurs parents, même quand ils ont un emploi (78 %).

L’INSTITUT

« Dans quelle mesure travailler moins est-il désirable ? »

Si j’ai soumis ce sujet à la sagacité de mes élèves au bac blanc, c’est bien sûr parce que la question du travail et de la tension entre libération et aliénation est au cœur de la réflexion philosophique. C’est aussi parce que cette question ancienne habite les débats politiques d’aujourd’hui. C’est enfin et surtout parce que le Chantier Travail de l’Institut de la FSU a fêté ses 10 ans lors d’un séminaire qui a eu lieu les 1er et 2 février 2017. Lire la suite

Les 10 ans du Chantier travail : Un événement syndical sur le travail et l’activité

Les 1er et 2 février dernier s’est tenu à Paris un séminaire, « Le travail en débat », à l’occasion des 10 ans du chantier travail.
Entre 70 et 80 personnes y ont participé, en totalité pour la majorité d’entre elles, partiellement pour d’autres.
Il a bénéficié de la présence de deux « grands témoins », Yves Clot le premier jour, Yves Schwartz le second et de celle d’un représentant de Solidaires (Éric Beynel) le premier jour et de la CGT (Jérôme Vivenza) le second. La représentante de la CFDT n’a pas pu se libérer. Lire la suite

ON A VU

Industrialiser l’éducation Anthologie commentée (1913-2012)

Pour mieux comprendre les mutations des organisations, ressources et pratiques éducatives.
En vingt-et-un textes, un siècle de recherches américaines et européennes sur le phénomène majeur et méconnu de l’industrialisation éducative. Lire la suite

Les « mairies rebelles » espagnoles.

En mai 2015, à Barcelone, à Madrid, à Saragosse, à Saint-Jacques-de-Compostelle, des maires dans la lignée du mouvement des indignés ont été portés au pouvoir. Comment un mouvement se voulant citoyen peut-il se traduire politiquement ?
Le débat sur la « démocratie » est nourri ici par une étude approfondie de la démocratie participative en Espagne. Comment passer d’un mouvement social « les indignés » à des positions de pouvoir institutionnel ? Quels changements ? Lire la suite

La Traversée : Retour de bagne d’un communard déporté

Gérard Hamon fait le pari de reconstituer le journal de bord de *** ***, l’un de ces 410 communards ramenés par le Var à l’été 1879. Autour de lui dans l’un des deux faux-ponts du navire, Augustin Nicolle, Prosper Quiniou, Marc Gonthier et Paul Chibout, quatre communards réels et inconnus sur lesquels l’auteur a accumulé une documentation patiente et passionnante, impressionnante de précision et de détails. Lire la suite

8 mars 2017

Appel unitaire à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

Cette année, le 8 mars est préparé bien en avance et avec une envie de frapper un grand coup : appel à la grève dans les entreprises. Premiers signataires : CGT, CNDF, Femen, Femmes Egalité, FSU, Les Effronté-e-s, Les Glorieuses, Osez Le Féminisme, Planning Familial, Union syndicale Solidaires, UNEF, …. Lire la suite

AGENDA
Mercredi 8 mars 2017

Appel unitaire à la grève pour les droits des femmes le 8 mars

Samedi 25 mars 2017 (9h30-17h)

Appel aux premières « Rencontres de la Plaine » : ESS, transformation sociale et échéances politiques

Lundi 27 mars

Cycle de journées d’études Ined : Saisir les inégalités scolaires au prisme des territoires

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°20

ARTS
De neige et de rêve, les bijoux d’Elsa Triolet
DOSSIER
Disciplines et interdisciplinarité
ENTRETIEN
Mireille Delmas-Marty Lire la suite

Syndicaliste : C’est quoi ce travail ? Militer à la FSU

Coordination : Gérard Grosse, Elizabeth Labaye, Michelle Olivier Lire la suite

IR-FSU

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Guadeloupe : trois collèges en grève

Selon France Antilles, trois collèges sont en grève en Guadeloupe et un préavis est déposé pour le 31 janvier. En cause les suppressions de postes dans l’ile. La Guadeloupe ne gagne aucun poste au secondaire mais les lycées et collèges en perdent 6,selon le Snes local, du fait d’une réaffectation de moyens vers l’enseignement professionnel. Le Snes local dénonce l’immigration et des faux :  » À force de cacher la réalité socio-économique de notre académie, à force de dissimuler la réalité d’une immigration sur notre territoire, à force de projeter de fausses prospectives démographiques, notre académie a réussi la performance de supprimer 126 postes sur les cinq dernières années, alors que le ministère créait des postes sur tout le territoire ! »

 

Article

Snes

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