Archives de la catégorie Syndical

Rennes : intersyndicale contre la loi Vidal

Le Snes, Fo, la Cgt, Sud, Solidaires et l’Unef Bretagne appellent à manifester à Rennes le 12 décembre contre « la sélection à l’entrée de l’Université ». « La réforme Vidal remet en cause le principe de libre accès à l’université, principe qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Sans oser le dire, le gouvernement met en place une véritable logique de sélection dans l’accès aux études supérieures », écrit l’intersyndicale. « Cette réforme freinera les parcours des lycéen•nes des milieux les plus défavorisés, quand d’autres venant de milieu plus aisés auront plus de possibilités pour valoriser leur profil. La mise en place de la réforme va accroitre la sélection sociale ».

 

La déclaration

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PIRLS : les syndicats unanimes contre le programme ministériel

Condamné déjà par F Popineau et S Crochet, respectivement secrétaires généraux du Snuipp et du Se-Unsa, dans L’Expresso du 6 décembre, le programme de JM Blanquer, en réponse aux difficultés en lecture des écoliers révélées par l’étude PIRLS, est étrillé par les syndicats d’enseignants. Du Sgen à la Cgt et du Snuipp au Se-Unsa, les syndicats soulignent l’écart entre les décisions ministérielles et les difficultés en lecture.

 » Jean-Michel Blanquer fait un diagnostic qui passe totalement à côté des enjeux », écrit le Snuipp. « Pour remédier aux difficultés de compréhension en lecture, les propositions qui consistent à préconiser une dictée quotidienne, de la lecture à haute voix, à suggérer une kyrielle d’évaluations, à imposer une méthode ou un manuel “magique” et neuf heures de formation annuelles consacrées à la lecture ne répondent en rien au défi posé… Il est plus que temps d’investir massivement dans l’école, à la même hauteur que les pays comparables qui réussissent mieux que nous ».

 » Le ministre est à contre-courant des attentes des professionnels de l’éducation », relève le Se-Unsa qui parle d’un plan « à contresens ». « Il passe à côté de l’occasion de mobiliser l’ensemble de la communauté éducative pour relever le défi majeur de la maîtrise de la langue et de l’accès de tous à une compréhension autonome de l’écrit ».

 » Les recommandations faites en mars 2016 par le CNESCO, les réflexions, formations et outils pour alimenter la réflexion pédagogiques des équipes par l’Institut Française de l’Education (IFE), les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), les centres académiques de ressources pour la maîtrise de la langue semblent oubliés », relève le Sgen. « Alors qu’on devrait au contraire construire les dispositifs pour permettre au plus grand nombre de collègues de les approprier et ainsi de faire évoluer le travail qu’ils et elles mènent avec les élèves que ce soit dans la classe et dans les dispositifs utiles en complément ».

La CGT éducation annonce déjà son intention de s’opposer à certaines annonces du ministre.  » Le goût du ministre pour les neurosciences, au détriment de la diversité pédagogique, ainsi que sa volonté d’imposer des méthodes pédagogiques inquiètent les personnels et notre organisation. Il va imposer aux professionnel·les de l’enseignement des méthodes pédagogiques basées sur les seules approches scientistes, mais aussi un strict encadrement de leur travail et imposer, par exemple, des programmations annuelles dans le premier degré. L’ensemble des mesures avancées par le ministre indiquent clairement une très grande restriction des libertés pédagogiques des personnels enseignants et la CGT Educ’action s’y opposera ».

Snuipp

Se-Unsa

Sgen

Cgt

Des acteurs nous disent

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Réforme du lycée : le Snes justifie son refus du lycée modulaire

« Un lycée « purement » modulaire où les élèves choisissent leurs formations ne fait en rien disparaître les hiérarchies de « prestige » entre les disciplines, ni les inégalités de choix d’orientation entre les élèves, en fonction du genre, de la classe sociale, du niveau scolaire ». Dans une analyse poussée, le Snes prend clairement position contre ce qui se dessine comme la réforme souhaitée par le gouvernement : un bac à l’anglaise où l’élève « choisit » sa voie dictée par les exigences universitaires.

Le modèle britannique

Dans un document publié le 4 décembre, le secteur lycée du Snes publie une analyse du lycée modulaire ou « à la carte ». Le Snes se base sur ce qui existe : le modèle britannique dont on voit bien que c’est lui qui sert de référence à l’équipe gouvernementale. Un lycée où , après l’école obligatoire, qui se termine à 16 ans, les élèves choisissent 4 ou 5 disciplines en première puis 3 en terminale en fonction de leur projet universitaire.

Comme dans la réforme Vidal, ce sont les pré requis universitaires qui guident le choix du jeune. Les universités  ont des prétentions variables selon leur cote. Et les jeunes doivent « choisir » en fonction de l’établissement et de la filière qu’ils visent.

La fausse liberté des lycéens

Ce que montre le Snes c’est que « laisser les élèves « libres » de choisir leurs disciplines, c’est en grande partie laisser des déterminismes sociaux et scolaires jouer librement sur les choix individuels ». Ainsi le clivage de genre existe comme en France : on trouve deux fois plus de garçons à faire es maths que de filles, et deux fois plus de filles en littérature. Les disciplines scientifiques sont masculines, les littéraires ou la sociologie c’est pour les filles.

Le « libre choix » des élèves dépend aussi de leur établissement d’origine : plus un établissement est socialement sélectif plus on y fait des maths. « Les élèves d’un bon niveau choisissent massivement des disciplines scientifiques, alors que les élèves faibles s’en détournent », note le snes. Evidemment ces choix sont connotés socialement. De la même façon, fait remarquer le snes, la liberté de choix sert les intérets des plus favorisés aussi parce qu’ils connaissent les bonnes filières. Les dés sont pipés.

Réduire les horaires des lycées

La conclusion du snes c’est que « les séries françaises, parce qu’elles sont plus larges, parce qu’elles incluent davantage de disciplines, permettent en réalité un choix bien plus large et bien moins risqué pour les élèves ». C’est aussi ce qu’avait conclu le Cnesco dans son étude sur le bac où il montrait que les examens nationaux à bande large sont plus justes socialement et poussent les élèves de milieu défavorisé.

Il y a pourtant quelque chose qui manque dans l’argumentaire du Snes. C’est ce qu’entraine ce pilotage par les pré-requis  universitaires. Au final ce qui compte ce sont les 4 ou 5 disciplines qui sont attendues par les universitaires qui sélectionnent les étudiants. Par suite, les autres disciplines perdent totalement leur intérêt.

En Angleterre c’est simple : les élèves ne suivent que les 5 puis 3 disciplines exigées. Le reste est dégagé. En France ce sera surement plus insidieux. Mais aux yeux des élèves ce qui compte c’est le résultat final. Que pèseront des disciplines qui ne serviront plus à rien ? Comment refuser le bac à des candidats qui remplissent le pré requis mais qui n’ont pas tout suivi ? Le lycée modulaire c’est aussi le lycée qui permettra de baisser le nombre de fonctionnaires.

Le document du Snes

Le Snes et la mort annoncée du bac

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

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Lycée

Le lycée après les annonces du 30 octobre

Du lycée à l’entrée dans l’enseignement supérieur, le gouvernement entend réformer les parcours des jeunes, promouvant l’apprentissage pour les uns, la sélection à l’entrée à l’université pour les autres. Les mesures en discussion, si elles devaient être mises en œuvre, constitueraient un renoncement à élever le niveau de qualification du plus grand nombre, à rebours des besoins du pays.

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PsyEN

Majoritaires aux élections professionnelles

Les psychologues de l’Éducation nationale ont très majoritairement voté pour les listes présentées par le SNES et le SNUipp, syndicats de la FSU et ainsi renforcé la FSU en tant que première fédération syndicale dans l’Éducation nationale : avec 30 points d’avance sur la liste arrivée en deuxième position, elles obtiennent 5 sièges sur 7 à la CAPN et 79 des 120 sièges aux CAPA.

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Sport scolaire

Démocratisation de l’accès au patrimoine culturel

Au cours de son histoire, le système éducatif a évolué pour s’ouvrir de plus en plus sur la société et sur le monde. Cette ouverture sur une société en constante évolution, sur le patrimoine culturel ne s’est pas faite sans poser de questions qui peuvent toujours être vives tant les velléités d’investir l’école peuvent être forte. C’est notamment le cas dans le milieu sportif…

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Appel à la grève le 14 décembre en Seine Saint-Denis

Les enseignants de Seine Saint-Denis sont appelés à faire grève le jeudi 14 décembre par une intersyndicale regroupant la Fsu, CGT, FO, Sud et Cnt. Le 1er et le 2d degré sont concernés mais les revendications ne sont pas les mêmes. Les syndicats du 1er degré demandent d’abord des créations de postes. Dans le 2d degré, la réforme du bac et de l’accès dans le  supérieur mobilise les enseignants.

Pour le premier degré, les syndicats veulent faire pression sur le débat budgétaire. « On veut alerter sur le faut que la situation ne s’est améliorée dans le 93 que grâce à des dotations budgétaires importantes ces 3 dernières années. Si elles s’arrêtent, on aura une situation dégradée très vite », nous a dit Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp. Le département a perdu des postes sous N Sarkozy et connu une forte croissance démographique. Tous les postes n’ont pas été récupérés malgré les créations depuis 2014. « Le concours de Créteil » (que JM Blanquer a annoncé vouloir poursuivre) « permet de recruter sur des postes existants. Il ne crée pas de postes », souligne R Schneider. Les syndicats demandent au moins 500 créations de postes dans le département pour le 1er degré.  Ils demandent aussi le renouvellement des contrats aidés. « Le ministre dit que l’accompagnement des handicapés n’ets pas impacté. C’est faux on manque d’AVS dans les classes », explique R Schneider. Ils souhaitent aussi l’intégration d’une cinquantaine d’écoles dans l’éducation prioritaire à l’occasion de la nouvelle carte de 2019.

L’appel du second degré devrait mettre l’accent sur le devenir de la jeunesse du département au regard de la réforme du bac et de l’entrée dans le supérieur. « Les jeunes des classes populaires paieront au prix fort cette réforme », estime R Schneider.

Appel du snuipp 93

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Le Snes et la chronique de la mort annoncée du bac…

Qui aime bien, châtie bien. Qui n’aime pas, châtie bien aussi. Le 30 novembre, le Snes a à la fois expliqué clairement pourquoi il faut garder un examen avec des épreuves nationales et fait un portrait ravageur d’un examen trop facile et donné. Mais peut on encore sauver le bac ? Peut on résister à la tempête qu’Emanuel Macron fait souffler sur le lycée ? Le futur lycée est pris entre les exigences des universitaires , qui vont fixer des pré-requis pour chaque filière du supérieur, et la perspective d’un bac allégé, réduit à 4 épreuves terminales. Le syndicat défend le maintien de toutes les disciplines au bac face à la volonté ministérielle du bac modulaire. Il est pris entre les auditions des multiples commissions de réforme et les décisions qui tombent  du chateau comme si elles n’existaient pas. La blitzkrieg du lycée est entamée.

Un diplôme qui a du sens

Pour parler du bac et de la réforme du lycée, le Snes a fait venir le 30 novembre des représentants des syndicats voisins : le Snuep (enseignement professionnel) et le Snetap (enseignement agricole).

Pour le Snes, « le bac a du sens ». Et le syndicat le démontre en rappelant que « tout le monde n’a pas le bac », notamment la grande majorité des enfants d’ouvriers non qualifiés. Le syndicat combat aussi l’idée que le bac ne sert plus à rien : le taux de chômage passe du simple au double entre bacheliers et non bacheliers.

Plus intéressant encore, le Snes combat l’idée que le bac français serait dépassé et évaluerait mal les élèves. Le Snes s’appuie sur une étude du Cnesco pour montrer qu’au contraire c’est le modèle français qui devient la norme dans l’OCDE, celui d’un examen national avec des épreuves finales nationales. On le voit par exemple en Grande Bretagne. Les effets discriminants et inégalitaires du controle continu sont bien établis. Le lien entre réduction du nombre d’épreuves et inégalités aussi.

Le bac décrié

Malheureusement le Snes accompagne aussi ce discours de critiques mortifères pour le bac. Une enquête auprès de 2260 professeurs, majoritairement adhérents du snes, montre que deux sur trois  sont hostiles à limiter le bac à 4 épreuves et 7 sur 10 contre le controle continu.  Mais 39% jugent le bac trop facile et presque la moitié dénonce des pressions sur l’évaluation au bac. Le Snes cite des cas de proviseurs ou d’inspecteurs qui remonteraient les notes. Une accusation qui décrédibilise l’examen. La moitié des enseignants sondés est aussi pour une note éliminatoire au bac.

Désarroi

Cette contradiction reflète le désarroi des syndicats face à ce qui se passe. Le gouvernement mène une véritable blitzkrieg en éducation avec la volonté de trancher et trasformer en quelques semaines. Le ministre tronçonne les sujets. Il multiplie les consultations. A coté de la consultation Mathiot sur le bac, il y a celle sur l’orientation dans le supérieur, et une autre mission sur le professionnel. Toutes trois, qui traitent de sujets en relation les uns avec les autres, vivent leur vie séparément… Par exemple l’enseignement professionnel est tenu à l’écart du débat sur le supérieur ce qui en dit long. Toutes ces missions consultent mais les décisions viennent d’ailleurs.  Les syndicats sont reçus comme n’importe quelle association mais pas plus. C’est l’Elysée qui mène la danse avec la brutalité de la jeunesse…

Quel projet gouvernemental ?

Du coup ils savent peu de choses du vrai projet gouvernemental. Pour le Snes, à coté des 3 à 5 épreuves terminales du bac, dont on sait qu’elles comprendront le français, la philosophie et les maths et probablement une grande épreuve orale pluridisciplinaire, les autres disciplines pourraient être évaluées au controle continu mais avec un protocole de péréquation national. Le Snes dénonce déjà la complexité de la chose.

La réforme s’accompagnera de nouveaux programmes pour le lycée. Selon F Rolet, le ministère ne lancerait leur réforme qu’en 2019 en même temps en 2de et 1ère. Il y aurait peu de changements à la rentrée 2018.

Nul ne sait si les 3 voies, général, technologique et professionnel, seront maintenues. Le gouvernement semble pencher vers un lycée modulaire où le jeune choisirait une grande partie de ses disciplines en fonction des pré requis du supérieur.

Ce système à l’anglaise augmenterait les inégalités selon le Snes entre les jeunes prenant les meilleures voies et les autres. Pour les bacheliers technologiques et professionnels il signerait leur mise à l’écart. Le destin de ces jeunes se scellerait en 3ème. Quant à l’enseignement agricole il est maintenu en dehors des consultations.

L’extraordinaire inversion du rapport secondaire – supérieur

« Les universitaires nous disent qu’ils n’ont rien à faire du bac car il ne sera plus un élément déterminent pour l’accès au supérieur et l’affectation en université », explique Claire Guéville , secrétaire nationale lycée du Snes. « C’est eux qui choisiront avec les pré requis ».

C’est cette inversion révolutionnaire qui se dessine. Les clés de l’accès au supérieur, que les enseignants du secondaire détiennent, vont passer dans les mains des universitaires. Par suite, effectivement le bac devient tout à fait secondaire. Et le lycée modulaire devient presque incontournable pour adapter l’offre en lycée aux pré requis exigés par le supérieur.

Et là on mesure que ce n’est pas que le bac mais les enseignements aussi qui seront pilotés par le haut. Avec la quasi certitude d’en voir un grand nombre disparaitre soit officiellement soit réellement.

L’éclatement à venir du lycée

« On sait que si on diminue les heures des disciplines on va faire des économies », prédit F Rolet. C’est à la fois une culture commune, avec cet examen commun à 700 000 jeunes, et un modèle d’enseignement qui pourraient disparaitre en quelques semaines dans le maelstrom macronien.

Le Snes , qui demande le retrait du projet de loi sur l’orientation, veut davantage de temps pour toutes ces réformes. D’ores et déjà le Snes pense à la résistance. Il demandera aux enseignants de ne pas mettre de veto aux demandes d’orientation des élèves au 2d trimestre.

Les épreuves universelles du futur bac

Eclairage sur les épreuves du bac

Suppression annoncée des filières

De mauvaises réponses à de fausses questions

La contrainte budgétaire sur l’école

Cnesco : le bac un diplome utile , mais…

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Réforme du collège : le bilan du SNES

« Quel bilan peut-on tirer un an après la mise en place de ces programmes et des nouvelles épreuves du DNB ? Quels constats ? Quelles propositions ? » Le Snes fait le point sur la réforme du collège et il le fait de façon disciplinaire. Le syndicat demande « des repères de progressivité dans les programmes pour construire une progression annuelle cohérente » à la place de programmes conçus par cycle.  De la même façon il souhaite « des repères de progressivité au cycle 3 avec un creuset de notions à aborder plus spécifiquement en CM1-CM2 d’une part et en Sixième d’autre part ».  Le Snes critique aussi la mise en place du LSU : « La mise en place du bilan de fin de cycle (fin de Sixième et fin de Troisième) via l’application informatisée LSU conduit souvent à l’imposition par les hiérarchies locales de modalités et de grilles d’évaluation. Elles remettent en cause la liberté pédagogique des enseignant.e.s et génèrent des tensions qui pèsent sur les métiers. L’évaluation des élèves est en fait utilisée comme levier pour transformer, sans le dire, les pratiques professionnelles des enseignant.e.s ».

 

Le bilan

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« Nous exigeons l’abandon des poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 » (tribune paru ce jour dans Libération)

« Nous en avons assez des tergiversations et des atermoiements de tous ces « responsables » élus par nous qui nous déclarent « irresponsables »[…]. Nous en avons assez du racisme d’État qu’ils autorisent. » Pierre Bourdieu

Reprenant les inepties propagées par la fachosphère, c’est un ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui a attaqué publiquement et devant la représentation nationale le syndicat SUD Éducation 93 pour son stage de formation syndicale « Au croisement des oppressions : où en est-on de l’antiracisme à l’école ? »

Nous sommes pour tout dire stupéfait·es de cette atteinte grave aux libertés syndicales comme de la tournure que prend le débat public, virant littéralement au lynchage avec beaucoup d’amalgames, d’approximations, voire de mensonges. Cette médiatisation a des conséquences pour les militant·es de ce syndicat qui subissent depuis plusieurs jours menaces, injures, calomnies émanant de l’extrême droite. Et il est inacceptable qu’un ministre légitime cette entreprise.

Avant toute chose, il faut rappeler l’évidence : oui, ce stage de formation syndicale est bien un stage antiraciste, visant à combattre les discriminations raciales. Alors, on peut avoir des réserves sur la pertinence des méthodes employées par SUD Éducation 93 dans ce stage, dont celle qui fait couler beaucoup d’encre, les ateliers en non-mixité. Nous pouvons même, après tout, être en désaccord et en débattre. Mais il y a des impostures agitées par les détracteurs de SUD Éducation 93 que nous ne pouvons accepter.

Les deux ateliers non-mixtes (sur neuf) constituent une partie seulement du programme du stage, dont une grande part se déroule en plénière, mixte. Il ne s’agit donc absolument pas d’un stage « interdit aux blancs » comme plusieurs médias ont cru pouvoir l’affirmer. Ces ateliers restent organisés dans un but : déconstruire des mécanismes d’oppressions avec pour finalité de mieux comprendre le racisme pour mieux le combattre aujourd’hui. Comme l’a expérimenté le mouvement féministe avec intérêt, l’intention de la méthode de non-mixité est bien de chercher à faire avancer l’égalité… celle-là même qui s’inscrit aux frontons de nos mairies sans se traduire dans les faits pour des millions de nos concitoyen·nes. Et c’est cela qui devrait être la préoccupation des pouvoirs publics.

Mais c’est à l’opposé de cette préoccupation que Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir attaquer en diffamation le syndicat SUD Éducation 93 pour l’usage des mots « racisme d’État ».

Nous demandons au ministre : faudra-t-il demain mettre au pilon l’abondante littérature scientifique qui utilise cette expression et en analyse les déclinaisons, malheureusement bien concrètes ? Faudra-t-il demain bannir des ouvrages les pages de Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou d’autres qui l’évoquent ? Sera-t-il désormais interdit de discuter, d’échanger sur la notion même de « racisme d’État » ?

Nous ne pouvons pas non plus accepter la répression syndicale et sa judiciarisation croissante, impulsée par le sommet de l’État. Au moment où Jean-Michel Blanquer attaque le syndicat SUD Éducation, Muriel Pénicaud met à pied une inspectrice du travail également membre de SUD et sanctionne deux militants de la CGT.

Le cas présent nous amène bien « au croisement des répressions » : surfant sur les paniques identitaires, le ministre de l’Éducation nationale s’aligne sur le calendrier dicté par l’extrême droite pour chercher à disqualifier le mouvement social et faire diversion face aux contestations.

Nous exigeons que toutes les poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 soient immédiatement abandonnées.

Premier·es signataires :

Thomas Alam, politiste, SNESUP-FSU ;

Elise Allard, charpentière, ex-professeure des écoles, ex-secrétaire fédérale SUD étudiant ;

Bastien Amiel, politiste, Université Paris Nanterre, enseignant d’histoire-géographie, adhérent SUD Education 92 ;

Hervé Andres, ingénieur CNRS, docteur en science politique ;

Armelle Andro, professeure en démographie, universitaire ;

Verveine Angeli, secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires ;

Jean-Christophe Angaut, maître de conférences de philosophie à l’Ecole normale supérieure de Lyon ;

Naïma Anka Idrissi, doctorante en sociologie, ATER ;

Jean-Pierre Anselme, journaliste ;

Nathalie Astolfi, professeur des écoles, CNT-STE 75 ;

Virginie Baby-Collin, professeure de géographie ;

Paola Bacchetta, professeur, University of California, Berkeley ;

Bally Bagayoko, maire-adjoint de Saint-Denis ;

Maëva Ballon, archiviste, CGT Région Ile-de-France ;

Sébastien Banse, journaliste au Journal de Saint-Denis ;

Ludivine Bantigny, historienne, Université de Rouen ;

Emmanuel Barot, philosophe, université de Toulouse ;

Michel Barthélémy, sociologue, CNRS ;

Christophe Baticle, Socio-anthropologue, Université de Picardie Jules Verne ;

Benjamin Bauné, syndicaliste SUD éducation Paris ;

Adda Bekkouche, juriste ;

Gregory Bekhtari, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Maxime Benatouil, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Omar Benderra, militant associatif ;

Sarah Benichou, enseignante d’histoire-géographie ;

Robert Benoit, historien, Marseille ;

Fatima Benomar, militante féministe ;

Judith Bernard, enseignante, metteure en scène, journaliste ;

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA ;

Eric Beynel, porte-parole national de l’Union syndicale Solidaires ;

Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie ;

Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique et communication interculturelle, université Rennes 2 ;

Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ;

Daniel Blondet, CGT Educ’action Paris ;

Benoit Bories, créateur sonore et documentariste radiophonique, Toulouse ;

Martine Boudet, professeure agrégée de Lettres modernes, membre du Conseil scientifique d’ATTAC France ;

Florence Bouillon, maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris 8 ;

Antoine Boulangé, Formateur Espé de Paris, syndicaliste FERC Sup CGT ;

Marc Bessin, sociologue, directeur de recherche au CNRS IRIS /EHESS ;

Christophe Bonneuil, historien ;

Alima Boumediene Thiery, avocate ;

Sam Bourcier, université Lille 3 ;

Sami Bouri, enseignant de sciences économiques et sociales, co-fondateur-organisateur de “L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques” ;

Jean-Jacques Bretou, traducteur ;

Marc Brunet, professeur d’histoire-géographie à Cavaillon, ATTAC 84 ;

Thomas Brunner, maître de conférences en histoire du Moyen Âge (Strasbourg) ;

Maguy Borrás ;

Jérôme Buresi, enseignant-chercheur à Lens ;

Jean-Charles Buttier, enseignant et historien ;

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Alain Castera, ingénieur, militant syndical, SUD-Recherche EPST ;

Manuel Cervera-Marzal, sociologue ;

Brendan Chabannes, co-secrétaire fédéral de SUD éducation ;

Olivier Chaïbi, agrégé d’histoire-géographie, docteur en histoire ;

Grégory Chambat, enseignant, syndicaliste, collectif Questions de classe(s) ;

Grégoire Charlot, universitaire ;

Alain Chevarin, enseignant retraité, syndicaliste ;

Nara Cladera, Solidaires Comminges ;

Matthias Claeys, auteur/metteur en scène ;

Michèle Claveau, enseignante de biologie au CNED de Lyon ;

Anne Clerval, géographe, universitaire ;

Agnès Cluzel, militante du MRAP de Saint Denis ;

Déborah Cohen, historienne, Université de Rouen ;

James Cohen, politiste ;

Matthieu Colloghan, dessinateur ;

Maxime Combes, économiste ;

Dominique Constantini, SUD éducation 84 ;

Patrice Coulon, militant de la Ligue des droits de l’Homme ;

Annick Coupé, membre du Bureau d’Attac ;

Philippe Corcuff, maître de conférences en science politique ;

Renaud Cornand, sociologue ;

Jérôme Coutelle, CGT Ford-Blanquefort ;

Pierre Cours-Salies, sociologue ;

Léon Crémieux, technicien retraité syndicaliste Sud Aérien ;

Monique Crinon, philosophe militante féministe ;

Alexis Cukier, directeur de programme au Collège international de philosophie ;

Georges Da Costa, Ferc Sup CGT Université de Caen ;

Amel Dahmani, secrétaire de SUD CT 93 ;

Cybèle David, co-secrétaire fédérale de SUD Education ;

Hendrik Davi ;

Marielle Debos, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre ;

Laurence De Cock, historienne ;

Stéphane Degl’Innocenti, SUD Santé Sociaux 93 ;

Pauline Delage, sociologue ;

Gwenaël Delaval, universitaire, FERC Sup CGT ;

Christine Delphy, sociologue ;

Alain Dervin, professeur des écoles, CNT-STE 93 ;

Claire Desmitt, doctorante en Sciences de l’éducation ;

Adèle Dorada, Alternative libertaire ;

Marnix Dressen, professeur des universités ;

Nicolas Dreyer, Confédération Paysanne du Var ;

Christian Drouet, militant SUD Rail retraiée et militant du Front social 93 ;

Véronique Dubarry, conseillère municipale de l’Île-Saint-Denis ;

Frank Duport, syndicaliste, Union locale CGT Bordeaux-Nord ;

Simon Duteil, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires ;

Sylvia Duverger, déléguée syndicale SNJ, créatrice et rédactrice de Féministes en tous genres ;

Didier Epsztajn, animateur du blog « Entre les lignes, entre les mots » ;

Louis Erb, statisticien, FERC Sup CGT ;

Karine Espineira, sociologue, Université Paris 8 ;

Hervé Falcetta, syndicaliste CGT construction, Toulouse ;

Colin Falconer, militant d’Ensemble à Saint-Denis ;

Jules Falquet, sociologue, Université Paris Diderot ;

Mireille Fanon-Mendès-France, pour la Fondation Frantz-Fanon ;

Ahmed Faouzi, militant syndical, CGT action sociale (67) ;

Thomas Faure, CGT Getrag Ford Transmission ;

Irène Favier, historienne, Université de Grenoble :

Olivier Favier, auteur ;

Sonia Fayman, sociologue, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Sophie Fesdjian, enseignante, chercheuse, anthropologue ;

Yann Fiévet, socio-économiste ;

Thierry Flammant, professeur d’histoire ;

Sébastien Fontenelle, journaliste ;

Camille Foubert, doctorante à l’EHESS et syndiquée SUD éducation Paris ;

Bernard Friot, Snesup FSU ;

Leïla Frouillou, maître de conférences en sociologie ;

Fanny Gallot, historienne ;

Jean-Jacques Gandini, avocat honoraire ;

Jean Gardin, maître de conférences en géographie, Université Paris I Panthéon Sorbonne ;

Isabelle Garo, philosophe ;

Franck Gaudichaud, politiste ;

Arlette Gautier, professeure de sociologie, Université de Brest ;

Clément Gautier, secrétaire fédéral Solidaires étudiant.es ;

Amandine Gay, réalisatrice et universitaire ;

Vincent Gay, Snesup-FSU ;

Valérie Gérard, professeure de philosophie 92, directrice de programme au Collège international de philosophie ;

Cécile Gintrac, enseignante, géographe ;

Raphael Giromini, enseignant à Aubervilliers, syndicaliste SNES-FSU 93 ;

Sybille Gollac, sociologue, chercheuse au CNRS ;

Liliana Gonzalez, psychanalyste ;

Camille Gourdeau, socio-anthropologue, Université Paris-Diderot ;

Jean-Guy Greilsamer, retraité, Union Juive Française pour la Paix ;

Luca Greco, maitre de conférences, Sorbonne Nouvelle ;

Lena Grigoriadou, enseignante ;

Michelle Guerci, journaliste ;

Fabrice Guilbaud, maître de Conférences en sociologie, UPJV Amiens, secrétaire de section Snesup-FSU ;

Hélène Guillaume, Assistante d’Education, 93 ;

Georges Gumpel, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Boualem Hamadache, secrétaire général SUD Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;

Bérénice Hamidi Kim, enseignante-chercheuse en études théâtrales, Université Lyon 2 ;

Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne, université d’Angers ;

Claire Hancock, professeure de géographie, Université Paris-Est Créteil ;

Samuel Hayat, historien, chercheur au CNRS ;

Gaétan Helon, secrétaire du Syndicat étudiant et lycéen CGT du Nord ;

AnouchK Ibacka Valiente, thesard.e, Berlin ;

Rada Ivekovic, philosophe ;

Sylvain Jay, Ligue des droits humains ;

Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre ;

Florence Johsua, sociologue ;

Samy Johsua, professeur émérite Université Aix Marseille ;

Cécile Jouhanneau, Maîtresse de conférences en science politique, Université Paul Valéry Montpellier 3 ;

Nicolas Jounin, sociologue ;

Claire Karpman, enseignante, militante SUD Education ;

Razmig Keucheyan, sociologue ;

Pierre Khalfa, économiste, militant altermondialiste ;

Isee Kheroufi-Gautherat, étudiante Master 1 genre, université paris 7 ;

Stathis Kouvélakis, philosophe ;

Isabelle Krzywkowski, Professeur de Littérature comparée, Université Grenoble Alpes, SNESUP-FSU ;

Juliette Lancel, doctorante en histoire (EHESS), enseignante, photographe ;

Patrice Lardeux, militant CGT et anti-impérialiste ;

Mathilde Larrère, historienne ;

Nathalie Lautrec, SUD éducation Manche ;

Léa Laval, doctorante en sciences de l’éducation – Paris 8 ;

Stéphane Lavignotte, pasteur de la Mission populaire ;

Brenda Le Bigot, université Cergy-Pontoise, syndicaliste SUD éducation 95 ;

Francis Lebon, maître de conférences en sciences de l’éducation ;

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ;

Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’études EHESS ;

Christian Leblanc, membre du Bureau national du SYNPTAC-CGT ;

Sébastien Ledoux, historien, Université Paris-I ;

Margaux Leduc-Leroy, secrétaire fédérale SUD Santé-Sociaux ;

Jean-Philippe Legois, archiviste et historien ;

Fabienne Le Jeannic, militante NPA ;

Joël Le Jeannic, technicien avion et membre du Bureau National SUD Aérien ;

Stéphane Lavillaureix, réalisateur ;

Jean-Yves Lesage, militant du Livre CGT ;

Nathalie Levallois, syndiquée SUD santé, membre de la France Insoumise ;

Michel Lopes, retraité du Livre CGT ;

Michael Löwy, sociologue ;

Liêm-Khê Luguern, historienne ;

Seloua Luste Boulbina, universitaire ;

Christian Mahieux, Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Pascal Maillard, universitaire, SNESUP-FSU ;

Jean-Claude Mamet, co-animateur du blog « Syndicollectif » ;

Gilles Manceron, historien ;

Anne Marchand, sociologue ;

Fabien Marcot, graphiste ;

Audrey Mariette, enseignante-chercheuse à l’université Paris 8 ;

Philippe Marlière, politiste ;

Adrien Martinez, syndicaliste SNUIPP, membre de l’Ecole émancipée ;

Gustave Massiah, économiste ;

Guillaume Mazeau, historien ;

Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS ;

Madjid Messaoudene, élue de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits ;

Raphaël Millon, membre du ReAct – Réseaux pour l’action collective transnationale ;

Julian Mischi, sociologue ;

Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ;

Sophie Montant, professeure de français ;

Christian de Montlibert, sociologue ;

René Monzat, membre de Espaces Marx ;

John Mullen, historien ;

Dominique Natanson, militant pédagogique, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Michel Nathanson, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Olivier Neveux, universitaire ;

Olivier Noël, sociologue, Université Paul Valéry-Montpellier ;

Sylvie Nony, chercheuse, militante FSU ;

Perrine Olff-Rastegar, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Louis Olive, anthropologue, sociologue, Université de Perpignan ;

Julien O’Miel, maître de conférence en science politique ;

Anissa Ouamrane, doctorante en géographie ;

Ugo Palheta, sociologue ;

Luca Paltrinieri, maître de conférences (philosophie), Université de Rennes 1

Gaël Pasquier, maître de conférences en sociologie ;

Jean-François Pélissier, porte-parole national d’Ensemble ;

Willy Pelletier, sociologue ;

Etienne Penissat, chercheur au CNRS ;

Irène Pereira, sociologue ;

Thierry Perennes, UL CGT Guingamp

Evelyne Perrin, auteur et économiste ;

Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, Université de Strasbourg ;

Valérie Phelippeau, enseignante et syndiquée CGT, Cergy ;

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne ;

Marie Plassart, maîtresse de conférences, Université Lumière Lyon 2 ;

Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Véronique Ponvert, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Emmanuelle Posse, professeur de philosophie dans le 93, syndiquée SUD ;

Nicolas Poulin, ingénieur de recherche, co-secrétaire de SUD Éducation Alsace ;

Christine Poupin, porte-parole du NPA ;

Philippe Poutou, ancien candidat du NPA à l’élection présidentielle ;

Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC France ;

Jean-Luc Primon, sociologue, maître de conférences ;

Aude Rabaud, sociologue ;

Jean-Pierre Rafier, militant CGT Haute-Savoie, membre de la Ligue des droits de l’homme ;

Sandra Regol, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts

Juliette Rennes, sociologue, EHESS ;

François Reyssat, chercheur associé en sociologie ;

Fabrice Riceputi, enseignant ;

Jean Rivière, enseignant chercheur en géographie ;

Julien Rivoire, enseignant, Snesup-FSU Paris 13 ;

Jacqueline Roche ;

Cécile Ropiteaux, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Jean-Louis Rotter, Fédération SUD Santé Sociaux ;

Théo Roumier, Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Nordine Saidi, militant décolonial et délégué syndical Setca/FGTB ;

Julien Salingue, docteur en science politique ;

Catherine Samary, économiste ;

Maximilien Sanchez, conseiller municipal délégué à la Jeunesse de Gentilly, militant altermondialiste ;

Eric Santinelli, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Odile Schneider-Mizony, linguiste, Université de Strasbourg

Arnault Skornicki, maître de conférences en science politique ;

Linda Sehili, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Véronique Servat, enseignante histoire-géographie, SNES ;

Yasmine Siblot, sociologue ;

Michèle Sibony, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Patrick Silberstein, éditions Syllepse ;

Patrick Simon, démographe, INED ;

Marie Sonnette, sociologue ;

François Spinner, revue N’autre école, collectif Questions de classe(s) ;

Pierre Stambul, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Alessandro Stella, directeur de Recherche au CNRS/EHESS ;

Catherine Stern, professeure d’histoire retraitée ;

Stephen Suffern, avocat à la Cour (barreau de Paris) ;

Eddy Talbot, secrétaire fédéral SUD PTT ;

Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature ;

Romain Telliez, maître de conférences (histoire), Université Paris-Sorbonne ;

Julien Théry, historien ;

Daniel Thin, professeur émérite de sociologie, Université Lyon 2 ;

Christian Topalov, sociologue, directeur d’études EHESS ;

Michel Tort, psychanalyste ;

José Tovar, syndicaliste, ex-secrétaire général de la FSU 93 ;

Vincent Touchaleaume, secrétaire du Syndicat des travailleurs de l’éducation / Union des travailleurs guyanais, Cayenne ;

Maryse Tripier, professeur émérite, sociologue de l’immigration, militante antiraciste ;

Aurélie Trouvé, porte-parole d’ATTAC France ;

Béatrice Turpin, cinéaste ;

Mathieu Uhel, université de Caen ;

Jérôme Valluy, professeur de science politique, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) ;

Bertrand Verdier, critique littéraire, président association Axolotl – Cahiers Denis Roche ;

Marie-Christine Vergiat, députée européenne ;

Boris Vigneault, secrétaire général de la CGT Caisse des Dépôts ;

Olivier Vinay, élu Émancipation au Bureau national de la FSU ;

Julien Vincent, historien ;

William Vey, enseignant de sciences économiques et sociales et syndicaliste SNES FSU ;

Pedro Vianna, économiste, spécialiste du droit d’asile, ancien rédacteur en chef de Migrations Société, poète ;

Gilles Walusinski, photographe ;

Dror Warschawski, chercheur CNRS Paris ;

Louis Weber, ancien responsable de la FSU, éditeur ;

Karel Yon, sociologue, CNRS ;

Sophie Zafari, syndicaliste ;

Eric Zafon, syndicaliste, membre du comité de rédaction de N’autre école – Questions de classe(s) ;

Patricia Zander, maître de Conférences Géographie/aménagement, Université de Strasbourg ;

Caroline Zekri, maîtresse de conférences, Université Paris-Est Créteil ;

Jean-Pierre Zirotti, professeur émérite, sociologueOlivier Vinay, élu Émancipation au Bureau national de la FSU

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Les établissements français à l’étranger en grève le 27 novembre

 » Pour défendre l’établissement public AEFE et ses personnels, le SNES et les syndicats de la FSU appellent à la grève sur l’ensemble du réseau le 27 novembre, jour du Conseil d’administration. La mobilisation n’est plus seulement nécessaire, elle est désormais vitale ».  Le Snes entend protester contre la baisse de 33 millions du budget de l’AEFE. Selon l’intersyndicale Fsu, Unsa, Sgen celle ci devrait se traduire par la suppression de 500 postes.

 

L’appel à la grève

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Le Snuipp lance un appel pour que le ministère soutienne toute la recherche

« Il y a un parti pris du ministre en faveur des neurosciences. On sait qu’elles sont importantes mais on n’a pas affaire à des cerveaux de laboratoire mais à des enfants vivants ». A l’issue d’un colloque sur la difficulté d’enseigner, le 23 novembre, Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp, annonce le lancement d’un appel à diffuser toute la recherche dans la formation continue des enseignants. Une cinquantaine de chercheurs soutiennent l’appel, par exemple E. Gentaz, B. Cyrulnik, M. Duru Bellat. R. Goigoux ou P. Meirieu.

Des dons naturels à la diversité des aptitudes…

Comment faire face aux difficultés des élèves? Le 23 novembre, le Snuipp a invité plusieurs spécialistes pour échanger avec les nombreux enseignants présents.  Jacques Bernardin ouvre la journée en proposant un savoureux historique du traitement de la difficulté scolaire dans l’école française. Il montre comment on est passé de la théorie des dons (« Il nait des enfants doués pour les études et d’autres doués pour le travail manuel » Giscard d’Estaing 1976) à celle du handicap socio culturel (« Tout jeune, quel que soit le handicap de son milieu culturel, doit pouvoir courir sa chance » Giscard d’Estaing 1977) pour aboutir à l’individualisation et à la « diversité des aptitudes », la version moderne de l’idéologie des dons, ou à l’externalisation des problèmes vers le médical.

Pour J Bernardin « penser les différences en terme de compensation c’est un regard de dominant ». Il milite pour l’épaisseur culturelle  des situations données aux élèves et pour  donner le temps de la réflexion et de l’institutionnalisation des savoirs.

Contre l’externalisation et la médicalisation de la difficulté scolaire

Florence Savournin (Espe de Toulouse) rappelle l’empilement des dispositifs d’aide, des dispositifs qui finissent par assigner l’élève dans sa difficulté. Elle montre aussi la montée du scientisme en éducation. Alors que les enseignants sont les vrais experts de la difficulté scolaire, les familles, et même parfois les professeurs, font de plus en plus appel à des « spécialistes » : orthophonistes, psys etc. Or la difficulté est liée à un milieu tout comme l’élève est dans un collectif. « L’élève est en difficulté comme élève », pas forcément comme individu.

Stanislas Morel, un sociologue, rebondit sur cette analyse. « Il faut remettre en cause le postulat de l’individualisation… Il y a des difficultés pédagogiques  qui relèvent de l’école ». Il appelle à redonner confiance aux  enseignants qui sont des experts pour traiter la difficulté scolaire. De témoignages en fin de journée montrent  comment des équipes enseignantes s’emparent de la difficulté scolaire et la gèrent en équipe.

Un appel pour la diversité de la recherche

Interrogée par le Café pédagogique, Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp,   revient sur les objectifs du colloque. « On veut mettre en avant que la difficulté scolaire est notre lot quotidien. On veut la traiter mais pas des mesurettes ou des affichages. Avec le CP à 12 le ministre dit qu’il va régler la difficulté par le seul biais des effectifs. C’est un bon angle. Mais il y a des élèves en difficultés dans les autres CP et les autres classes. Il faut traiter dans la largeur et pas faire une focale sur les CP de Rep+ ».

« Dans le colloque on a vu que l’école a un rôle important à jouer. Il n’est pas normal que les enseignants, qui sont experts, soient dominés par d’autres qui leur apprennent leur métier. Ils doivent reprendre la main ». Le Snuipp propose que le temps des APC, un moment d’externalisation peu efficace, soit utilisé par les équipes pour monter leurs projets ou se former.

Trouvez vous que les neurosciences prennent trop de place par rapport aux autres approches pédagogiques ? « Il y a un parti pris du ministre en faveur des neurosciences. On sait qu’elles sont importantes mais on n’a pas affaire à des cerveaux de laboratoire mais à des enfants vivants. L’activité mentale peut être perturbé par beaucoup de choses comme le contexte social. Il ne faut donc pas s’appuyer que sur les neurosciences. Il faut croiser les recherches. C’est pourquoi on réalise un appel déjà signé par 55 chercheurs pour dire qu’on a besoin de toute la recherche pour progresser. C’est comme cela que l’école va avancer ».

Pour F Popineau, des courants ne sont pas assez reconnus, « ceux qui sont traités de pédagogistes », alors « qu’ils apportent des choses importantes en terme de didactique ou de réflexion sur le métier ».

Le texte appelle le ministère à « développer et diffuser la recherche dans tous les domaines intéressant l’école par le biais de la formation… pour construire une école capable de réduire les inégalités ».

L’appel est signé de nombreux noms prestigieux et surtout venus de sciences différentes : E. Gentaz, B. Cyrulnik, R. Goigoux, M. Duru Bellat, E Debarbieux,P Rayou, P Merle ou P. Meirieu par exemple.

Cet appel est une pierre jetée dans le jardin de JM Blanquer qui semble ne connaitre que les neurosciences. Il intervient au moment où le ministère va lancer des formations sur la lecture en CP, un autre sujet de tension entre le ministre et les chercheurs qui remonte au début du siècle. Mais il est vrai que la domination des neurosciences a commencé avant Blanquer. Quand R Goigoux recevait 30 000 euros pour son étude incontournable sur la lecture, les laboratoires de psychologie cognitive se partageaient déjà les 30 millions d’E-Fran pour des projets parfois qui interrogent.

E-Fran une recherche très orientée

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Une intersyndicale en défense de l’enseignement français à l’étranger

« Le gouvernement a annulé au mois de juillet 33 millions d’euros de crédits sur le budget 2017 en cours. Cette baisse de près de 10 % de son budget contraint l’AEFE à prévoir la suppression sur les trois ans à venir de plus de 500 postes d’enseignants titulaires, soit 8 % des effectifs actuels… Ces mesures affecteront obligatoirement les frais d’écolage, les budgets des établissements, le nombre de titulaires et risquent d’entraîner le déconventionnement d’établissements donc une privatisation encore plus grande du réseau », souligne l’intersyndicale Fsu Unsa et Sgen Cfdt. « Les signataires demandent que le budget 2018 soit un budget sincère permettant à l’AEFE de remplir l’ensemble de ses missions. Ils demandent que les 33 millions d’euros annulés soient remis au budget afin que les crédits de l’AEFE soient réellement préservés ».

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Le Snuipp93 demande des postes

 » Monsieur le Ministre, les enseignants de Seine-Saint-Denis avec le SNUipp-FSU 93 vous demandent instamment de créer les postes dont le département a besoin pour la prochaine rentrée, et de reconduire le concours supplémentaire de l’académie de Créteil autant que de besoin. » Dans une lettre ouverte à JM Blanquer,  R. Schneider , secrétaire départementale du Snuipp 93, égrène les nombreuses raisons qui imposent le maintien d’un recrutement d’enseignants élevé dans le département  la croissance démographique, les prélèvements effectués pour les dédoublements dans un département où la majorité des écoles sont dans l’éducation prioritaire, les difficultés sociales des familles.  » C’est grâce au concours supplémentaire que nous avons revendiqué et qui a été organisé 3 années consécutives que la situation a pu commencer à évoluer positivement. Il semble que vous ayez annoncé la reconduction de ce concours : nous vous remercions par avance de bien vouloir confirmer cette information très importante », demande le Snuipp. JM Blanquer a manifesté son intention de reconduire ce concours le 14 novembre à l’Assemblée.

 

La lettre au ministre

Renouvellement concours Créteil

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Ecoles et cantines fermées le 16 novembre

Quel sera l’impact de la grève le 16 novembre ? Lancé à l’initiative de la Fsu, Cgt, FO et Solidaires, le mouvement entend continuer la mobilisation contre la réforme du Code du travail. Mais d’autres combats lui sont associés . Plusieurs sections Fcpe manifesteront contre le projet de loi d’orientation dans le supérieur. La FSU associe le combat contre le blocage salarial et al suppression des contrats aidés à cette journée. La grève devrait être davantage suivie chez les personnels des collectivités territoriales que chez les enseignants. Ainsi à Bayonne la cantine sera fermée dans la moitié des écoles de la ville ainsi que l’accueil du soir. Même situation à Saint Nazaire.

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L’enseignement professionnel menacé « d’un recul sans précédent » selon le Snuep Fsu

« Le gouvernement vient d’ouvrir ce qu’il veut bien appeler des consultations et des concertations à propos de la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Il apparaît d’ores et déjà que, l’enseignement professionnel public se voit de nouveau menacé », annonce le Snuep Fsu, syndicat de l’enseignement professionnel. La menace vient à la fois des propositions des Régions de France et des branches professionnelles « qui souhaitent obtenir le pilotage et la gouvernance de la formation professionnelle dont l’enseignement professionnel public ».

Pour le Snuep, « soumettre la formation professionnelle des futurs ouvrier-es et salarié-es aux seuls besoins des entreprises locales, c’est remettre en cause la formation pleine et entière que propose l’enseignement professionnel public, où savoirs généraux et professionnels participent d’une acquisition des savoir-faire des métiers, préparent les élèves aux poursuites d’études et à la vie citoyenne. C’est aussi mettre fin à l’unité et au caractère national des diplômes au profit de simples certifications professionnelles, validées par ces fragments de diplômes que sont les blocs de compétences, qui entraveront l’insertion professionnelle et précariseront encore davantage les jeunes sur l’ensemble du territoire. C’est enfin, aussi remettre en cause le statut de fonctionnaire d’Etat des professeur-es de lycée professionnel ».

Le Snuep accuse aussi l’Education nationale d’entériner cette vision et de dissocier la voie professionnelle de la concertation sur le bac, il va plus loin. Pour le syndicat c’est « un un recul sans précédent en termes de projet de société, d’égalité et de démocratisation scolaire » qui se prépare.

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Contre les violences faites aux femmes, ACTION CHAUSSURES ROUGES, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Le 25 novembre correspond à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Historiquement, les militantes-ts en faveur des droits des femmes ont choisi dès 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l’État, Rafael Trujillo (1930-1961).
Le spectre de la diversité des violences perpétrées à l’encontre des filles et des femmes est large. Les violences concernent de très nombreuses femmes à l’échelle planétaire, et ont lieu aussi bien dans l’espace privé que public. La répercussion des violences se situe tant à des niveaux physiques que psychologiques pour les victimes. Ces violences sont subies par des femmes qu’elles soient mineures ou majeures et concernent tous les milieux sociaux.

En local, les associations qui luttent contre les violences faites aux femmes tentent d’apporter des réponses diversifiées et ciblées aux femmes concernées. Aucune violence n’est considérée comme banale. Chacune et chacun d’entre nous sommes concernées-és par cet engagement féministe et les hommes ont toute leur place dans cette nécessaire mobilisation, pour que cesse l’intolérable.

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[lalettre] 55. IRFSU – La lettre d’information de Nov. 2017

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Newsletter Novembre 2017
A LA UNE

Vraies questions catalanes, fausse réponse espagnole

S’il ne nous appartient pas ici de prendre partie sur la question de l’indépendance de la Catalogne,il nous a semblé qu’il était utile d’éclairer un peu le débat et la réflexion de chacun en jetant un coup de projecteur sur deux questions : celle de la démocratie et celle des inégalités territoriales. Pour cela nous reproduisons deux points de vue avec la conscience qu’il ne font pas le tour de la question et qu’ eux-mêmes peuvent être débattus. Spécialiste des relations économiques entre territoires, Laurent Davezies explique, dans un article de Politis, les motivations des aspirations indépendantistes des régions riches en Europe. En particulier celles des Catalans.
Stéphane Michonneau, Professeur en histoire contemporaine à l’Université Lille 3, dans un article publié sur le site The Conversation traite des « Vraies questions catalanes, fausse réponse espagnole »

Catalogne : une région riche ?

L’économiste Laurent Davezies [1] analyse ici le rapport de forces entre Madrid et les indépendantistes catalans, notamment au regard de la question économique et de la solidarité entre régions espagnoles. Non sans s’interroger, au-delà du seul cas catalan, sur la question démocratique et les conditions nécessaires pour qu’une région puisse rompre avec un vieil État européen.

Pourquoi (et comment) lutter pour l’égalité salariale ?

A partir de ce vendredi 3 novembre à 11h44, les femmes vont travailler « bénévolement » pendant 39,7 jours ouvrés en 2017. Ce calcul, effectué par la newsletter « Les Glorieuses », met en évidence la persistance d’importantes inégalités salariales entre hommes et femmes dans la France de 2017.

L’INSTITUT

« Je voudrais que mes collègues arrêtent d’avoir peur… »

Lors d’un des stages de formation syndicale sur le Nouveau management public auxquels j’ai participé à La Réunion au début du mois, l’un des intervenants, Patrick Gerbith, militant du Snuter, a terminé par ces mots son intervention sur la situation des agents de la fonction publique territoriale. Sur l’île, 80 % des agents territoriaux sont des non-titulaires, soumis à toutes les menaces et toutes les craintes. Lire la suite

Penser et réaliser la transformation du travail

Yves Baunay co-organisateur du colloque sur l’ergologie pour l’IRFSU revient sur le succès de ce colloque. La réussite tient d’abord au nombre et à la qualité des interventions et contributions qui ont répondu à l’appel à contribution. En fait, plus de 200 personnes ont participé pendant ces trois jours bien remplis. Il y a eu très peu de départs en cours de journée. Lire la suite

La grève du 10 octobre 2017 : un test politique et social dans l’Éducation nationale

Par Laurent Frajerman
Le succès de la grève chez les enseignants intervient peu de temps après l’élection d’un président qui a recueilli une majorité de leurs suffrages. Il montre la pérennité de leur culture gréviste. Lire la suite

ON A VU

L’Assemblée

L’Assemblée, le nouveau film de Mariana Otero (À Ciel Ouvert, Entre nos mains) revient sur les débats qui ont eu lieu durant le mouvement Nuit debout, sur la place de République : comment des gens qui ne se connaissent pas, uniquement animés par le même désir de changer choses, essaient de proposer une nouvelle forme de démocratie au sein de l’Assemblée et de la commission démocratie qui s’occupe de son fonctionnement. Lire la suite

L’ombre d’Octobre

La Révolution russe et le spectre des soviets par Christian Laval, Pierre Dardot
Le mythe bolchevik est épuisé. Seuls de sinistres régimes et quelques sectes, accrochés aux emblèmes, rituels et formules desséchées, continuent aujourd’hui d’en faire une référence identitaire. À quoi bon alors en parler encore ? Lire la suite

Relire la révolution des globes terrestres de Nicolas Copernic

Philosophe et historien des sciences Michel Blay est directeur de recherches émérite au CNRS et membre du conseil scientifique de l’IRFSU.
Une terre au centre du monde et l’homme au centre de l’univers : représentation de l’époque médiévale religieuse encore trop attachée à ses traditions écrites, antiques et fausses. Mais, heureusement « COPERNIC vint » et sa « révolution » sonna le début de la science… Telle est la vulgate moderne de l’histoire des sciences. Lire la suite

AGENDA
16 et 17 novembre 2017

« L’institutionnalisation du syndicalisme : de quoi parle-t-on ? (France, 1945-2007) » Un colloque de l’IHS-CGT et du laboratoire Triangle de Lyon II à la Fac Lyon II

Les 16 novembre et 14 décembre 2017 de 18h à 20h

Une certaine idée du syndicalisme : Les Bourses du travail à la Bourse du travail de Saint-Denis 9-11 Rue Génin, 93200 Saint-Denis – Métro Ligne 13, arrêt Porte de Paris

16 novembre 2017

Journée d’études « Trajectoires étudiantes et enseignantes » INED salle Sauvy inscription obligatoire

18 Novembre 17

 » Le souffle d’ Octobre – centenaire de la révolution russe d’ octobre 1917  » est organisé à l’ initiative de l’ Association Daniel Bensaid , la revue Contretemps, le club Marxismes analyses et débats, Penser l’ émancipation et la société Louise Michel.

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°23

ARTS
Hervé Delamare
DOSSIER
La citoyenneté
GRAND ENTRETIEN
Michèle Riot-Sarcey Lire la suite

Le travail hors la classe des professeurs des écoles

Le métier d’enseignant ne se limite pas à « faire classe » : il y a aussi un avant, un après.
Aussi les contours des horaires de travail sont-ils difficiles à définir et ce travail « invisible » – qui prend toujours sa source dans la réflexion pour améliorer les apprentissages – n’est pas reconnu.
Cet ouvrage permet de réfléchir à ces activités. Lire la suite

IR-FSU

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Projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiant-es

Vous trouverez en pièce jointe, la déclaration faite par la FSU et ses syndicats lors du CSE d’aujourd’hui à propos du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiant-es.

Télécharger le tract : 20171109-CSE-decla-fsu-

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Manifestation et grève du 16 novembre

La CA Académique du SNES-FSU se félicite que l’appel à une journée d’action interprofessionnelle le 16 novembre, auquel s’est associée la FSU, intègre des revendications portant sur les salaires, le pouvoir d’achat et les services publics. Elle appelle à préparer cette journée d’action dans les établissements pour faire de la participation à la grève et aux manifestations une nouvelle étape de la mobilisation pour les salaires, l’emploi public, en lien avec les revendications de l’intersyndicale.

LES UD CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU et UNEF DE LOIRE-ATLANTIQUE APPELLENT A LA GREVE
ET A MANIFESTER LE JEUDI 16 NOVEMBRE 2017

A NANTES, A 10h, PLACE DU COMMERCE

A ST NAZAIRE, A 10h, PLACE DE L’AMERIQUE LATINE

A CHATEAUBRIANT, A 11h, MAIRIE

Bien cordialement,

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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Plan Etudiants : inquiétudes syndicales

Présenté habilement, le Plan Etudiants semble bien accueilli. Pourtant le charme se brise et les critiques apparaissent. Le Snuep Fsu, un syndicat de l’enseignement professionnel, se dit « consterné ». Les syndicats de chefs d’établissement dénoncent les  incohérences et les impasses de la réforme.

« Le SNUEP-FSU est consterné par l’annonce des ministres concernant la création de seulement 7000 places en BTS d’ici 2022 – soit moins d’une demie classe de BTS par département et par an. Rien n’est donc prévu pour les 14 000 bachelier-es professionnel-les qui seront dorénavant exclu-es des universités ni pour celles et ceux qui n’obtenaient déjà pas de poursuites d’études ». Le syndicat relève que le calendrier prévu pour l’orientation ignore totalement le rythme semestriel d el’année en LP. Pour le syndicat, la réforme  » Sans surprise, cette réforme initie bien une sélection à l’entrée à l’université, n’améliorera en rien les poursuites d’études des bachelier-es professionnel-les et intensifiera le travail des PLP ».

Désillusions aussi au Snpden, le premier syndicat de personnels de direction.  » Le SNPDEN attire l’attention sur le fait que plusieurs dispositions d’accompagnement des lycéens, qui sont présentées et sont tout à fait positives, avaient déjà été envisagées dans le cadre de l’orientation active d’APB, mais avaient sombré, submergées par les problématiques de nombre, d’encadrement et de calendrier. Ces questions prosaïques risquent de rappeler durement leur existence si des dispositions pratiques réalistes ne sont pas sérieusement travaillées. C’est, par exemple, le cas de l’impossibilité matérielle pour les conseils de classe de formuler effectivement un avis sur chaque voeu soit jusqu’à 350 avis à émettre en une ou deux heures ». Quant à ID Fo, le second syndicat de personnels de direction, « alerte » sur les difficulté spour trouver un second professeur principal en terminale.

Snuep Fsu

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Plan Etudiants : Frédérique Rolet (SNES) : des enseignants sous pression

Alors que le Conseil supérieur de l’éducation va étudier le 9 novembre le Plan Etudiants, qu’en pense le premier syndicat des enseignants du secondaire ? Pour Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes, une trop forte pression est mise sur les enseignants du secondaire chargés d’orienter les étudiants. Et le Plan Etudiants introduit une sélection cachée avec une hiérarchisation accrue entre universités.

Le Plan Etudiants demande aux enseignants de terminale tout un travail d’orientation. Jugez vous cela réaliste ?

Ce qui me frappe c’est la pression mise sur les enseignants et particulièrement les professeurs principaux. On sait qu’il y a environ 12 000 formations différentes dans APB et on demande aux conseils de classe d’émettre un avis d’orientation vers ces formations. On peut donner un avis général sur les connaissances et les compétences d’un jeune. Mais on ne peut pas définir un parcours à priori. On sait bien que les parcours des élèves ne sont pas linéaires et que des jeunes peuvent réussir de façon imprévisible dans des formations que l’on ne connait pas.  On se demande aussi ce qui se passera quand l’avis du conseil de classe sera positif mais que la capacité d’accueil de la filière sera insuffisante.

Au passage notons que le Plan ne parle jamais du role des psychologues de l’éducation nationale dans l’orientation. On revient à une simple gestion de flux.

On demande aux enseignants du secondaire puis des universités de choisir les étudiants. Pourquoi ne pas étendre cela à la fin du lycée après la scolarité obligatoire et demander aux enseignants de 1ère ou terminale de choisir leurs élèves ?

C’est contraire à tous les principes républicains. On sait très bien que ces choix sont connotés et marqués socialement. On voit bien où cela mènerait.

Pour les élèves le Plan est-il un progrès ?

La philosophie générale du Plan pose problème. C’est la fin de l’accès libre à l’université. C’est présenté habilement en terme d’accompagnement des jeunes. Mais on sait bien que le budget est insuffisant. Un milliard sur 5 ans ce n’est pas le budget d’une rénovation de l’université avec un réel accompagnement. Il est probable que celui-ci prendra la forme de simples cours en ligne.

Autre point problématique : la prédestination d’un certain nombre d’élèves. Les bacheliers professionnels et technologiques n’auront plus leur place à l’université. Ils vont rester sur le carreau. On assistera aussi à une hiérarchisation accrue des universités. Chacune va avoir un recrutement national. On peut craindre que , même si les attendus sont connus nationalement, certaines universités les « adaptent » pour instaurer des conditions drastiques et garder les meilleurs candidats.

On est face à une sélection ?

Oui il y a des formes de sélection. Le bac reste en théorie le sésame de l’entrée en université mais c’est un droit qui devient très conditionnel. On revient à l’idée des étudiants « méritants » et que certains étudiants n’ont pas leur place dans le supérieur.

Quelles conséquences cela peut-il avoir sur la refonte du lycée ?

On ne sait pas grand-chose. Mais on a l’impression qu’on veut transposer le schéma de la licence modulaire dès le lycée. Une telle organisation posera la question de guider les élèves si l’on ne veut pas renforcer les inégalités entre les initiés et les autres. On peut craindre qu’il y ait des filières prestigieuses pour les uns et d’autres qui laissent des jeunes avec peu de chances d’accéder à l’université.

Plan Etudiants : L’analyse du Café

Les mots pour ne pas le dire

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