Archives de la catégorie Syndical

communiqué FSU au sujet de la mobilisation du 19 octobre

Le 19 octobre 2017, suite à l’appel national de la CGT, les UD CGT et Solidaires de Loire-Atlantique ont décidé d’appeler à une mobilisation contre la Loi Travail et les réformes Macron, qui prendra la forme d’un rassemblement à 14h devant la préfecture à Nantes, à 10h devant la mairie à Saint Nazaire.

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Les ordonnances Macron ne sont pas derrière nous

La CGT, rejointe par Solidaires, appelle à une nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre contre les ordonnances de réforme du Code du Travail.
macron-ordonnances

Certes, les espoirs, les attentes raisonnables d’un élargissement de la mobilisation aux autres confédérations ont été quelque peu douchés le 9 octobre. Alors que la CGT et Solidaires ont proposé une action interprofessionnelle dès avant les vacances de la Toussaint, avec une suite envisageable pour mi-novembre, la CFDT et FO n’y sont pas favorables. Cette dernière juge que mobiliser avant la Toussaint n’est guère faisable. Pour la CFDT, les ordonnances ayant été adoptées, il s’agit surtout d’intervenir sur la rédaction des décrets d’application.

Aucune action commune nationale n’a donc pu être décidée. CGT, CFDT, FO, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires, Unef, UNL et FIDL ont décidé de se revoir le 24 octobre prochain pour faire le point sur l’ensemble des réformes du gouvernement : loi Travail, baisse des APL, hausse de la CSG, réformes à venir de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de la retraite à l’issue des rencontres avec l’exécutif.

A l’évidence ces positionnements ne sont pas le reflet des attentes de nombreux syndiqués et militants des organisations qui n’ont pas encore fait le choix de se joindre au mouvement. Dans le pays, le refus des ordonnances persiste et s’ancre aussi profondément que lors de la mobilisation contre première la loi Travail.

Nos concitoyens contestent de plus en plus ces ordonnances. Ainsi, près des deux tiers (65 %) des personnes interrogées à l’occasion d’un sondage (Harris Interactive pour LCP) publié lundi 9 octobre s’y déclarent opposées. Elles étaient 58 % selon le précédent sondage du même institut publié le 1er septembre. 63 % (+9 %) estiment que cette réforme va détériorer leurs conditions de travail, et 76 % (+5 %) qu’elle va réduire les capacités d’action des syndicats. Seuls 29 % des sondés croient encore qu’elle va permettre de réduire le chômage (–2 %).

Il existe une réelle disponibilité pour agir et la responsabilité des syndicats est d’offrir un cadre unitaire pour permettre à cette contestation de grandir pour exiger un Code du Travail du 21ème siècle. Ce sondage Harris montre aussi que les citoyens soutiennent davantage les grèves et les manifestations contre les ordonnances. C’est le cas de près de six Français sur dix (57 %, soit quatre points de plus qu’un mois plus tôt).

En attendant cette nouvelle intersyndicale, qui pourrait déboucher sur une journée d’action mi-novembre, la CGT pour sa part poursuit donc la mobilisation le 19 octobre avec Solidaires et les organisations de jeunesse. « Les ordonnances Macron ne sont pas derrière nous. Les routiers nous ont prouvé qu’on pouvait mettre en échec ces ordonnances. Ils ont gagné l’intégration des primes et indemnités dans le salaire de base », a expliqué Fabrice Angéi, pour la CGT à l’issue de l’intersyndicale.

Depuis, après les routiers, les dockers : la fédération CGT des Ports et Docks a obtenu que la convention collective du secteur ne puisse être remise en cause par des accords d’entreprise après l’entrée en vigueur de la réforme du Code du Travail. Au terme de deux réunions avec des représentants des ministères des Transport, du Travail et les organisations patronales (UNIM et UPF), la CGT des Ports et Docks a obtenu un protocole d’accord actant le principe de faveur de la Convention collective nationale unifiée. « L’ensemble des stipulations en vigueur de la convention collective nationale unifiée +ports et manutention+ relatives au contrat de travail, conserve son caractère impératif, compte tenu des spécificités de la branche reconnues par la loi en 2008 puis en 2015 », a commenté le ministère des Transports.

Forte de ce succès, la CGT des Ports et Docks a décidé de « suspendre » une grève des heures supplémentaires engagée depuis le 2 octobre et lève son appel à 24 heures de grève ce lundi, mais elle maintient son mot d’ordre le 19 octobre pour « continuer le combat interprofessionnel » contre « les ordonnances de la loi Travail, véritable régression sociale ».

par FD, journaliste engagé et militant Ugict-CGT

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Les syndicats donnent rendez vous à l’Etat le 16 octobre

Après la journée de mobilisation du 10 octobre, les syndicats donnent rendez vous au gouvernement le 16 octobre pour la négociation salariale. Ils affichent leur volonté de rester groupés.

« Il n’y avait pas eu une telle mobilisation depuis 2007 », écrit la large intersyndicale de la fonction publique dans un communiqué du 12 octobre. « Désormais, la balle est dans le camp du gouvernement. Il doit redonner aux agent.e.s des perspectives et les moyens d’accomplir leur mission pour mieux répondre aux attentes de la population. ..  Le 16 octobre prochain, c’est en rappelant l’urgence des revendications portées dans l’unité lors de la manifestation du 10 octobre (augmentation du pouvoir d’achat, refus de jour de carence notamment) que nous aborderons le rendez-vous salarial ».

Le ton est plus critique du coté de la FSU. « Alors que l’on voit revenir les vieilles recettes économiques et fiscales qui ont fait la preuve de leur inefficacité, où sont les idées neuves et le modernisme promis par ce gouvernement ? Qui peut croire qu’il suffira de bloquer l’évolution du pouvoir d’achat des fonctionnaires, de les pénaliser en cas d’absence pour maladie, de supprimer des emplois publics et des services, de geler les pensions des retraité.e.s, de réduire les budgets de la santé… pour permettre le redressement du pays ?.. A la veille du rendez-vous salarial de la Fonction publique, et après la forte journée de mobilisations et de grève du 10 octobre dans laquelle se sont exprimés le mécontentement et les attentes des agent.e.s, la FSU appelle le gouvernement à y répondre ! »

 

Communiqué intersyndicale

Communiqué FSU

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Snuipp : des professeurs stagiaires inquiets sur leur formation

Que pensent les nouveaux enseignants de leur formation ? Quatre ans après la mise en place des Espe, les doutes et les inquiétudes des néotitulaires sont toujours là affirme une enquête du Snuipp Fsu, premier syndicat du primaire. Selon elle, neuf nouveaux enseignants sur dix ne se sentent pas prêts à prendre une classe, un taux qui rappelle les IUFM. Plus grave : la moitié d’entre eux n’ont pas suivi le master d’enseignement ce qui ne les a pas empêché d’être reçus au concours….

Trois stagiaires sur quatre jugent leur formation insuffisante

L’enquête menée par le Snuipp a touché 1766 professeurs des écoles stagiaires, un nombre représentatif. Selon elle, 70% des stagiaires se sentent débordés, un taux comparable à celui des années antérieures. 87% ont le sentiment de ne pas être assez préparé pour avoir la responsabilité d’une classe, un taux en légère hausse par rapport à 2016 (85%) ou 2015 (82%).

Les stagiaires se sentent le plus en difficulté dans la gestion de l’hétérogénéité (68%), de la difficulté scolaire (55%) et des groupes (41%). Exactement comme si l’enseignement reçu se conformait à des modèles de classe qui n’existent plus que rarement.

Leur jugement sur l’enseignement reçu en Espe est sévère. 74% le jugent insuffisant en ce qui concerne la connaissance de l’élève, 70% pour la gestion de la classe et même 60% sur la connaissance des disciplines à enseigner.

L’enquête pointe également des dysfonctionnements matériels des ESPE. Ainsi deux stagiaires sur trois ont eu moins de 4 visites par le tuteur de terrain, 80% un ou deux visites par le tuteur espe.

Des concours pas assez professionnalisants

Quatre ans après la mise en place du nouveau système 43% des stagiaires n’ont pas suivi le master MEEF avant d’avoir le concours. Ils n’auront eu finalement qu’une année de stage , où ils se retrouvent directement poussés en responsabilité de classe, avant de devenir titulaires. 27% des stagiaires n’ont fait aucun stage en classe, même pas d’observation, avant d’être reçus et responsables d’une classe… Tout cela interroge sur le caractère des épreuves du concours qui ne semble pas accordé beaucoup de place aux gestes professionnels..

Des particularités déjà remarquées par Talis

En 2014, l’enquête Talis de l’OCDE montrait déjà la crise particulière des enseignants français. Selon elle, le professeur français est celui qui s’estime le moins bien formé sur le plan pédagogique. Seulement 6 enseignants sur 10 se jugent suffisamment préparés sur ce terrain-là, alors qu’ils sont 9 sur 10 dans les autres pays. Il a de fortes attentes de formation particulièrement sur l’utilisation des TIC en classe, les conseils et l’orientation des élèves, les pédagogies personnalisées. Sur ces points les demandes françaises sont deux fois plus importantes que la moyenne Ocde. Et restent lettre morte : les enseignants français participent moins à des formations que leurs collègues et jugent leurs formations peu utiles. Talis souligne aussi l’isolement des enseignants français.

Depuis la formation a été totalement revue avec la mise en place des Espe en 2013. Mais l’enquete Snuipp montre que les mêmes failles existent toujours dans la formation.

Pour le Snuipp revoir la formation

« Après quatre années de fonctionnement des ESPE, la situation ne s’est toujours pas améliorée, malgré la multiplication des alertes », estime le Snuipp. « Les professeurs stagiaires payent le prix fort d’une formation rétablie sans moyens suffisants et avec des choix (architecture de la formation, contenus et volumes de formation, poids du mi-temps en  responsabilité…) qui ne permettent pas de se consacrer pleinement à l’apprentissage du métier d’enseignant. Au regard des résultats, les professeurs des écoles stagiaires continuent de vivre une entrée dans le métier très difficile, stressante, fatigante, une surcharge de travail conséquente empêchant de vivre sereinement son nouveau métier. »

Le syndicat demande le déplacement du concours en L3 pour permettre deux années pleines de formation avec un temps de stage en classe ne dépassant pas le tiers temps. Le Snuipp demande aussi plus de cadrage et de moyens pour les Espe.

L’enquête

Enquête Talis

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Le pré recrutement contre le manque de professeurs

« On pose la question de l’attractivité du métier enseignant ». Comment faire face à la crise du recrutement dans l’enseignement primaire ? Si le Snuipp Fsu soulève la question le 11 octobre c’est que la rentrée a vu un taux record de postes non pourvus et un recours massif aux contractuels dans le premier degré. Une situation que Francette Popineau, co-secrétaire générale  du Snuipp, souhaite voir redressée. Pour cela le syndicat appelle à des prérecrutements massifs et au déplacement du concours en L3.

Un recours massif aux contractuels

Avec 569 postes non pourvus à l’issue des épreuves des concours du premier degré, la crise de recrutement s’est nettement aggravée en 2017.  Cette fois 5 académies n’ont pas réussi à recruter un nombre d’enseignants correspondant aux postes mis aux concours. A Créteil il manque 453 postes. Mais Versailles voit aussi 92 postes non pourvus. Et on manque aussi d’enseignants en Guyane (-19), à Caen et à Toulouse.

Et comme il faut bien mettre des enseignants dans les classes, les rectorats ont décidé de faire appel à des contractuels, une situation qui n’existait, il y a quelques années,  que dans le second degré. En 2017 avec 569 postes non pourvus,  un millier de départs en retraite supplémentaires inattendus et les dédoublements de Cp en Rep+, le recours aux contractuels a été massif.

En plus des 919 professeurs recrutés sur les listes complémentaires des concours, dans 35 départements les recteurs ont fait appel aux contractuels avec 2079 embauches. Du jamais vu ! Le Snuipp parle de « politique de précarisation des personnels ».

Une baisse du nombre de candidats aux concours


Comment expliquer une telle crise du recrutement ? Deux chiffres illustrent sa profondeur. Il y a eu à peu près le même nombre de postes proposés au concours externe des PE en 2005 et 2017 (environ 11 000). Mais en 2005 55 709 candidats ont participé au concours. En 2017 seulement 29 010. Le ratio du nombre de présents aux concours par rapport au nombre de postes n’a cessé de baisser depuis 2012 passant de 6 candidats pour un poste à moins de 3 pour un. Autrement dit le métier de professeur des écoles attire beaucoup moins de candidats qu’il y a 10 ans. La crise est structurelle et non anecdotique.

L’effet masterisation

Pour le Snuipp, la crise résulte de trois facteurs. D’abord la hausse du niveau de recrutement, de la licence au master, réduit forcément le nombre de candidats potentiels. Pour relever le défi du recrutement, il faudrait aller chercher de nouveaux candidats qui normalement ne feraient pas d’études aussi longues. Pour cela, le Snuipp demande de véritables prérecrutements qui n’existent pas aujourd’hui. Enfin il faut aussi améliorer le métier et notamment l’entrée dans le métier.

Le syndicat envisage d’agir sur plusieurs leviers pour inverser la tendance. D’abord il souhaite que le ministère arrête le mouvement de yoyo avec les postes. Il faut une planification longue du recrutement. Alterner des phases de réduction et de hausse des postes mis aux concours éloigne les étudiants.

Pour le pré recrutement

Le Snuipp propose d’instaurer le concours au niveau licence (L3) au lieu de la fin de master 1. Cela permettrait d’avoir deux années de formation professionnelle comme stagiaire, avec un temps en classe ne dépassant pas un tiers temps. Cela améliorerait les conditions d’entrée dans le métier avec un meilleur sentiment de compétence de nouveaux enseignants.

Le syndicat milite aussi pour un pré recrutement à partir de L1. Ces pré recrutements devraient être rémunérés et sans condition de service. Pour le Snuipp cela devrait aussi répondre à la question de la démocratisation du recrutement des PE. Les nouveaux PE sont plus élevés socialement avec la masterisation. Les travaux de G Farges (IREDU) ont montré que la tendance était déjà là avant la masterisation. Or, pour F Popineau, « il n’est pas bon que les enseignants soient éloignés socialement de leurs élèves ». Valentin Ripp, secrétaire du snuipp 93, souligne le fait que Créteil, en crise majeure de recrutement, dispose d’un fort potentiel de jeunes susceptibles de faire des études longues si on les aide.

L’accueil dans le métier serait meilleur et prolongé après l’année de titularisation par un tutorat sur les deux premières années avec une entrée progressive en classe, tiers temps puis mi temps . Cela devrait aussi diminuer le nombre de démissions.

Une crise globale du management

Mais la crise du recrutement ne frappe pas que la France. On la trouve dans tous les pays développés. Partout la hausse des exigences dans le recrutement et dans l’exercice du métier d’enseignant, les nouvelles formes de leur gestion avec le New Public Management, se heurtent à la pénurie.

En effet, cette politique met l’accent sur la formation des enseignants comme élément clé de l’amélioration des système éducatifs en lien avec leur encadrement plus étroit. Or plus on élève le niveau de formation et d’exigence plus on donne aux étudiants d’opportunités pour travailler dans un autre secteur, souvent mieux rémunéré. On fabrique ainsi la pénurie.

Cette situation avait été très bien analysée par  Florence Lefresne et Robert Rakocevic (Depp). Selon eux, 71% des enseignants hollandais travaillent dans des établissements dont le chef d’établissement déclare manquer d’enseignants qualifiés et 22% des enseignants de maths déclarent ne pas avoir été formés à cet enseignement. En Angleterre c’est respectivement 46 et 6%. En France, où le système dominant est encore traditionnel c’est 32 et 4.

Acceptation de la crise ?

Car le paradoxe de  la masterisation c’est, qu’en France comme ailleurs, au final on est obligé de recruter massivement des enseignants moins formés que ceux qui étaient recrutés au niveau licence. En France on a recours aux contractuels. En Suède on a largement eu recours à des enseignants immigrés et à des professeurs du secondaire pour enseigner au primaire. En Angleterre on a cherché à attirer des étudiants en leur donnant des primes importantes par exemple en maths. Au final on a rendu le métier moins attractif et moins satisfaisant pour les enseignants. Et dans de nombreux pays cette politique s’accompagne de démissions massives.

Revenons en France. L’enjeu immédiat pour le ministre français c’est son programme de dédoublements de CP et Ce1 en éducation prioritaire. JM Blanquer a encore besoin de 9500 postes pour tenir la promesse d’E Macron. Pense-t-il cela possible ? En tous cas, la loi de finances ne fixe plus de date limite pour l’application de cette réforme dont l’avenir s’obscurcit. Le nombre de stagiaires et de postes aux concours est revu à la baisse dans le premier degré dès 2018. Le ministre aurait-il fait sien la crise du recrutement ?

Documents Snuipp

L’échec du New Public Management

Embourgeoisement des enseignants

Sur les démissions d’enseignants

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Un mouvement enseignant marquant

Entre les enseignants et le gouvernement le charme est rompu. Alors qu’ils avaient massivement voté en faveur d’E Macron dès le premier tour de la présidentielle, de nombreux enseignants, entre un quart et un tiers, ont fait grève le 10 octobre, journée d’action des fonctionnaires contre les choix budgétaires du gouvernement. Ils entendent protester contre le gel du point fonction publique et les menaces qui pèsent sur la revalorisation. Mais des enseignants protestaient aussi contre la dégradation de leurs conditions de travail avec  la suppression des contrats aidés. Les contre réformes menées par JM Blanquer, qui vont souvent dans le sens de petits avantages catégoriels, n’ont pas convaincu les enseignants de soutenir le ministre. Pour autant cette mobilisation à moitié réussie a peu de chance de convaincre le gouvernement de mener une autre politique.

Combien de manifestants et de grévistes ?

Sous un ciel parisien très gris combien sont-ils à manifester le 10 octobre ? 26 000 selon la police, 45 000 selon les syndicats qui revendiquent 450 000 manifestants dans la France entière. Impossible de savoir combien d’enseignants sont présents : les manifestants défilent par fédération, tous corps de fonctionnaires mélangés. La police défile avec les enseignants, les territoriaux, les hospitaliers. Les frontières ne sont pas nettes.

C’est que tous partagent les mots d’ordre communs à toutes les fédérations de fonctionnaires. Elles protestent contre le gel des salaires, l’avenir incertain des accords de revalorisation (PPCR),le rétablissement de la journée de carence, et globalement contre une politique jugée hostile aux fonctionnaires.

Du coté des seuls enseignants, mêmes incertitudes pour le taux de grévistes. Le ministère déclare 17.5% de grévistes enseignants, 19.4% dans le premier degré et 16% dans le second. Les syndicats avancent entre un tiers et la moitié.

Un avertissement

Le Snes évoque « un sévère avertissement » donné au gouvernement.  » La grève de ce jour constitue un avertissement sévère que le gouvernement devrait prendre au sérieux. Quelques mois après son élection, la politique du Président de la République a eu pour effet de mobiliser les fonctionnaires à l’appel unanime de leurs organisations. Dans ce cadre, plus d’un personnel du second degré sur trois a répondu à l’appel ».  Du coté du Se Unsa, on souligne  » leur déception et leur colère en réponse aux  annonces concernant leurs salaires et leurs carrières.. On ne construit pas une politique contre les personnels et les agents de l’Etat, mais avec eux, dans le respect, la considération et la reconnaissance qu’on leur doit ».

Les professeurs entre défense de la paye et inquiétudes pédagogiques

Rencontrée dans le défilé parisien, Anne Olivia Fahy est professeure des écoles, mise à disposition dans une MDPH.  Elle défile « pour le pouvoir d’achat » et contre le manque de considération envers les professeurs des écoles. « Il y a eu un engagement de l’Etat sur la revalorisation il n’est pas normal qu’il ne soit pas respecté ».  Mais il y a aussi la question pédagogique. « Avec le mot pédagogisme c’est dommage de montrer du doigt des gens qui travaillent et qui sont aussi capables de s’inspirer des neurosciences ».

Amélie est professeure de lettres classiques dans un collège de Deuil la Barre (95). Elle est là « pour des raisons de salaire. On fait le  plus beau métier du monde mais on doit gagner notre vie avec », dit-elle. Elle pose aussi la question de la considération. « La manière dont la dernière réforme a été menée est scandaleuse. L’idée des  « Devoirs faits » est intéressante. Mais la proposer sans encadrement par des enseignants et sans moyens c’est ce moquer du monde ».

Isabelle est aussi professeure de lettres classiques. Elle enseigne dans un collège de Sainte Geneviève des Bois (91). Ce qui l’amène à manifester c’est d’abord les conditions matérielles de la rentrée dans son établissement. « On nous avait promis un contrat aidé de surveillant et on en l’a pas. Du coup on a du mal à surveiller la cour et les couloirs. Des AVS ne seront pas renouvelés. Or on a 30 élèves par classe en 6ème. On ne peut pas s’occuper de chaque élève et certains 6èmes ont besoin d’AVS pour suivre ». Elle signale aussi le manque d’agents techniques pour le nettoyage des salles de classe. « On manque de moyens pour accueillir dignement les élèves ».

Elisabeth est professeure des écoles dans un CP en Rep+. Elle a 12 élèves. Et malgré cela elle manifeste. « Je ne peux pas me plaindre de la réduction des effectifs. Mais habiller Pierre en déshabillant Paul ce n’est pas bien », nous dit-elle. Elle est là pour montrer son mécontentement contre le gel des salaires et la journée de carence. Surtout elle est inquiète devant les initiatives gouvernementales. « Avec le dernier gouvernement on a eu du répit sur l’école. Et là on a l’impression d’entendre à nouveau les gouvernements précédents ». Et ils n’ont pas laissé de bons souvenirs….

Communqiué Snes

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Un succès à prévoir pour la grève du 10 octobre ?

La grève du 10 octobre sera-t-elle suivie dans l’éducation ? Ce n’est à priori pas évident. Même si la grève s’appuie sur des revendications concrètes (le jour de carence, le gel des salaires, les hésitations sur le PPCR, suppression des contrats aidés etc.), il n’est pas évident de faire grève contre un nouveau gouvernement élu et de le faire si tôt dans l’année. L’enjeu est d’ailleurs particulièrement important e éducation où la grève, si elle est suivie, pèsera sur les réformes que JM Blanquer va engager dès ce mois d’octobre : réforme du bac et du lycée, de l’enseignement professionnel par exemple, deux secteurs où le gouvernement pourrait récupérer un volume d’emplois non négligeable. Les premières indications syndicales donnent à penser que la grève pourrait être suivie. Le Snuipp Paris annonce 55% de grévistes dans le premier degré. Dans le Nord Pas de Calais , selon La Voix du Nord, la FSU avance moitié de grévistes. Dans la Loire, une vingtaine d’école seront totalement fermées. A noter que la grève va aussi impacter les services qui font vivre les établissements : le taux de grévistes devrait être important dans les cantines et l’entretien des établissements.

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Communiqué de presse rencontre FSU Pays de la Loire – cabinet de JM Blanquer

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Bulletin ee-SNES infos octobre 2017

Ci-joint le dernier bulletin de la tendance édité par l’équipe nationale, profitez du point fort de cette période de lutte qu’est la grève du 10/10 pour en faire la publicité ! Tous les articles sont sur le site de l’ÉÉ et le bulletin aussi : http://www.ecoleemancipee.org/IMG/pdf/bulletineesnesinfos1017.pdf

Au menu :
Bonne diffusion, bonne lecture et bonne grève !
Et aussi bonne semaine…

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

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Contrats aidés

Non à la suppression pure et simple

La suppression de 23 000 emplois en contrats aidés désorganise le fonctionnement du service public d’éducation. A l’initiative de la FSU, l’ensemble des organisations syndicales représentées au Comité Technique Ministériel ont dénoncé ce véritable plan social et demandé la pérennisation des missions exercées.

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Retraite

Réforme miracle
pour qui ?

Lors de la remise du rapport du comité de suivi des retraites (CSR) le 13 juillet dernier, le Premier Ministre a indiqué qu’il « engagera la rénovation du système de retraite pour le rendre plus juste et plus transparent, tout en préservant les équilibres financiers ».

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Confiance

La confiance muée en inquiétudes avérées

Loin des déclarations rassurantes du ministre de l’Éducation nationale, les personnels de direction sont inquiets tant le système éducatif, mis à mal, perd de son sens et en oublie l’humain.
Souhaitons que la confiance désirée ne se transforme pas en défiance.

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FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas

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©2017 FSU

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Les inspecteurs feront grève le 10 octobre !

A quelques jours de la manifestation des fonctionnaires pour la défense de leur pouvoir d’achat, les syndicats d’inspecteurs appellent leurs membres à y participer. « Nos aspirations à contribuer à l’amélioration qualitative du service public seront contraintes par un budget 2018 qui ne permet aucune création de poste », souligne le Snpi Fsu, syndicat des IEN Fsu. Le Sien Unsa appelle lui aussi à participer à la journée du 10 octobre. Du coté des IPR, le SIA  » invite tous les inspecteurs d’académie à s’associer à cette journée de mobilisation contre le gel du point d’indice, la suppression annoncée de 120 000 emplois, le rétablissement du jour de carence, la hausse de la CSG, le projet de réforme des retraites… L’accumulation des charges administratives résultant des économies budgétaires successives, les nombreuses injonctions, souvent contradictoires, et le mode de gouvernance actuel affectent nos missions, compromettent l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle indispensable à l’efficacité de notre action, augmentant dès lors les risques psychosociaux des cadres que nous sommes. Les mesures d’austérité n’épargneront pas notre corps, la fermeture du recrutement d’IA-IPR en EPS en est une illustration ».

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Les PLP du privé en désaccord avec la réforme

Les réformes successives de l’enseignement professionnel n’ont pas convaincu les professeurs de lycée professionnel. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la CGT auprès de 724 PLP du privé (sur les 10 782 PLP du privé). Selon ce sondage,48% des enseignants demandent que les programmes soient revus, 44% que les modalités d’évaluation changent, et même 82% se plaignent du CCF, enfin 34% demandent le développement de la co intervention. Tous ces enseignants sont amenés à appliquer des consignes pédagogiques qu’ils jugent mauvaises pour leurs élèves. C’est quand même un problème !

Le sondage fait aussi apparaitre des difficultés face à l’hétérogénéité des élèves (67% des enseignants) et le manque d’adultes dans l’établissement (48%), notamment conseiller d’orientation et personnels de vie scolaire. Le sondage montre encore qu’un nombre important d’enseignants ne bénéficie toujours pas des nouvelles indemnités crées en 2015 comme l’indemnité de sujétion ou les heures de période de formation des élèves.

 

Cgt enseignement privé

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Contrats aidés : ça coince en Seine Saint Denis

 » Les organisations syndicales signataires vous alertent, Monsieur le Préfet, sur l’impossibilité de fonctionner dans les écoles, les collèges et les lycées du département si la totalité de ces personnels n’étaient pas reconduits. De même, nous vous alertons sur la dégradation inacceptable des conditions de scolarisation des enfants en situation de handicap dans le département si les restrictions et la gestion annoncées devaient se confirmer ». En Seine Saint-Denis, le département qui compte le plus de jeunes, près d’un millier de contrats aidés font vivre au quotidien les établissements scolaires. Ils sont menacés de disparition à très courte échéance. Selon une intersyndicale Fsu, Fo, Cgt, Sud, Cnt, cela concerne des centaines d’AVS, 287 aides administratifs des écoles, 122 surveillants des établissements secondaires et 130 personnels techniques. L’intersyndicale avec la Fcpe locale, demande le maintien de ce spostes.

 

La lettre ouverte

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Budget : le Snuipp dénonce « une priorité au rabais »

« La priorité au primaire ne peut se payer de mots, elle a un coût… Le projet de budget ne répond pas à cet enjeu de société ». Dans un communiqué, le Snuipp dénonce un  » budget en trompe l’oeil » pour 2018. « La priorité au primaire claironnée par le ministre aura donc bien du mal à se concrétiser et se concentrerait sur le seul dédoublement des CP en REP qui coûtera 3 400 postes. Les élèves de REP+ en CP dédoublé cette année se retrouveraient ainsi dans un CE1 « ordinaire » à la rentrée prochaine, alors que l’efficacité des effectifs réduits suppose de la continuité… pour la première fois depuis 2011, le nombre de postes offert au concours 2018 du premier degré baisserait de 2161. C’est un changement de cap majeur qui hypothèque des recrutements en nombre suffisant pour la rentrée suivante. Par ailleurs ce projet de budget acte la suppression de plusieurs dizaines de milliers d’emplois aidés, renvoyant ces salariés au chômage sans apporter aucune solution à la poursuite des missions qu’ils exerçaient. ».

 

Communiqué

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Budget : le Snes dénonce les suppressions d’emplois dans le 2nd degré

 » 2600 emplois de stagiaires sont supprimés alors que, depuis 2009, les effectifs d’élèves ne cessent de croître », relève le Snes dans un communiqué du 28 septembre. « L’argumentation du ministre est cynique : il évoque la prise en compte du « niveau réel des recrutements en 2017. [Une] diminution [qui]n’aura pas d’impact sur les moyens d’enseignement, qui seront stabilisés dans le 2nd degré public et privé »… Est-ce à dire que les emplois supprimés seraient transformés en heures supplémentaires à prendre en charge par les personnels en poste ? La réalité sur le terrain, ce sera une dégradation dans les établissements »

« Le métier traverse une très grave crise de recrutement, notamment du fait sa perte d’attractivité en termes de salaires et de conditions de travail, et la seule réponse qui est donnée est de rayer d’un trait de plume des emplois que l’on n’a pas réussi à pourvoir ! Une telle déclaration constitue un renoncement face à la crise du recrutement mais va également aggraver la situation avec un nombre de postes en diminution dans les concours dont on sait que c’est un mauvais signal donné aux étudiants. Tout cela est la traduction d’une politique purement comptable, dont l’objectif unique reste la réduction de la dépense publique », conclue le Snes.

 

Communqiué

Budget : le tournant

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La lettre d’information du SNES-FSU

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La lettre d’information du SNES-FSU

Syndicat National des Enseignements de Second degré

Edito

Frédérique Rolet
Secrétaire générale
du SNES-FSU

Employable et corvéable

Décidément le Medef ne recule devant rien et les dernières décisions du gouvernement sur le code du travail lui ont donné des ailes !
Non content d’avoir obtenu encore plus de flexibilité imposée aux salariés, le grand patronat entend désormais pouvoir modeler à sa guise les futurs travailleurs. Rendre les jeunes « employables » et corvéables, donner à la majorité d’entre eux un socle restreint de connaissances et compétences de « base » suivi de l’apprentissage, tandis que les futurs cadres dirigeants bénéficieraient, eux, d’une éducation plus riche, voilà ce qu’on entend dans les officines. Le système public d’éducation et ses objectifs de formation d’esprits libres dérangerait-il ?

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Devoirs faits

Alors que se met en place le dispositif «  Devoirs faits », peut-être faut-il se poser la question de la place des devoirs à la maison, de leur signification pour les élèves et leurs familles, et de leur intérêt pédagogique. Nous vous proposons un dossier sur le sujet.

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Rémunérations

Suite aux discussions issues du cycle «  PPCR », les grilles salariales et les déroulements de carrière ont été améliorés pour l’ensemble des fonctionnaires : les augmentations de salaire en cours de carrière sont plus élevées et se produisent plus vite. Mais le gouvernement entend remettre en cause ces avancées par le gel de la valeur du point d’indice et l’étalement de ces mesures.

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Bac

Le gouvernement martèle dans la presse que l’Université ne serait pas faite pour tout le monde tout en omettant de parler des capacités d’accueil et de l’offre de formation. Un cycle de consultation est en cours sur l’orientation et les affectations post-baccalauréat. Quelle place pour le baccalauréat à l’avenir ?

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Qu'est-ce que le SNES-FSU ?

Le SNES-FSU est le syndicat du second degré majoritaire dans les collèges, les lycées généraux et technologiques et les CIO. Multicatégoriel, il se nourrit des opinions de ses adhérents en étant le seul syndicat présent dans la très grande majorité des établissements auprès des collègues. Le SNES-FSU se veut porteur d’un projet éducatif global, émancipateur. Rejoignez-nous ! Adhérez !

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SNES-FSU

46 avenue d’Ivry
75647 Paris Cedex 13

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©2017 SNES-FSU

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Le Snalc et les enseignants du privé s’associent à la grève du 10 octobre

mais toujours pas la CFDT…

Dans un communiqué du 21 septembre, le Snalc appelle à la grève et la manifestation le 10 octobre pour la revalorisation salariale. Il rejoint ainsi l’ensemble des autres syndicats de fonctionnaires. La Fep Cfdt, premier syndicat des enseignants du privé, invite les enseignants « à se mobiliser » le 10 octobre, mobilisation qui ne sera pas obligatoirement la grève.

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[FSUlalettre] 54. COLLOQUE SCHWARTZ

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Face à la crise, l’Etat recrute des professeurs en Espagne

« Le Rectorat de Versailles a continué à recruter des étudiants en Espagne, tout juste sortis de l’Université, profitant de la persistance du chômage en Espagne pour leur faire miroiter des perspectives d’emploi en France », annonce la section Snes de Versailles. Selon le syndicat, l’académie chercherait 700 enseignants contractuels. Il manquerait près de 255 enseignants en maths, 95 en technologie et 62 en éco-gestion. Face à cette crise et à la pression démographique, l’académie aurait déjà épuisé son volant de TZR dans le second degré qui seraient déjà tous affectés à l’année.  » Cela signifie que le moindre arrêt – même prévu comme les congés maternité par exemple – est extrêmement compliqué à être remplacé, y compris dès la rentrée. Dès ce début d’année, des congés maladies ne sont pas remplacés ».

Dossier Snes

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[SNES] Texte action du conseil syndical

Vous pouvez télécharger le texte action du conseil syndical académique qui s’est réuni ce jour.

Profitez-en, il est court, il peut être affiché ou distribué aux collègues.

Le Conseil Syndical appelle à :

  • Participer aux MANIFESTATIONS CONTRE LES ORDONNANCES SUR LE CODE DU TRAVAIL LE 21 SEPTEMBRE.
    Un préavis de grève est déposé pour permettre à toutes celles et ceux qui le souhaitent de se mobiliser en fonction des modalités locales :

Saint Nazaire – 10h Mairie
Chateaubriant – 11h Mairie
Nantes – 14h30 Place Du Commerce
Ancenis – 10h00 Station Esso
Angers : 11 H 00 Place Leclerc
Cholet : 10 H 30 Place Travot
Saumur : 10 H 30 Place Bilange
Segré : 11 H 00 Rond-Point Super U (barrage Filtrant)
Le Mans
10h
Préfecture
La Roche-Sur-Yon
14h
Place Napoleon
  • Soutenir et participer à l’ACTION DES RETRAITÉ.E.S LE 28 SEPTEMBRE, À L’APPEL DU GROUPE DES 9.
    Contre l’augmentation de 26 % de la CSG ( passant de 6,6 % à 8,3%)
    Pour la revalorisation des pensions.

  • Préparer la GRÈVE NATIONALE UNITAIRE DU 10 OCTOBRE dans toute la Fonction Publique.
    Contre le gel de la valeur du point d’indice.
    Contre le rétablissement de la journée de carence.
    Contre le report des mesures salariales PPCR programmées en 2018 et 2019
    Contre la hausse de la CSG
    Contre les suppressions d’emplois publics
    Pour une véritable négociation salariale incluant la reconnaissance du travail et des missions des agents.



SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38
site : www.nantes.snes.edu

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