Archives de la catégorie Syndical

Lecture : le SNPI craint « le retour des querelles idéologiques »

« S’il s’agit d’affirmer que bien lire, bien écrire, bien compter sont indispensables, nul doute que nous pouvons être facilement d’accord. Mais était-il nécessaire d’engager cette perspective dans l’éternelle querelle sur le primat de la maîtrise du code », interroge le Snpi Fsu, syndicat des inspecteurs du primaire.  « Développerons-nous la compétence professionnelle des enseignants dans l’alternance de politiques qui voudront, tour à tour, privilégier ou relativiser l’importance respective des acquisitions instrumentales et de la construction du sens? »

Cette prise de position intervient à la suite d’un séminaire organisé à Poitiers le 22 juin auquel les IEN ont été invités par le ministre. JM Blanquer et S Dehaene y sont intervenus sur les pratiques les plus efficaces pour l’apprentissage de la lecture. JM Blanquer était directeur adjoint du cabinet de G de Robien au moment où celui-ci a lancé une grande polémique sur la méthode syllabique.

« Puisqu’il s’agit, pour notre ministre, de tirer bénéfice de la recherche scientifique, revenons aux enseignements de la conférence de consensus de 2016 (CNESCO – IFE) qui affirmait l’importance conjointe de la maîtrise du code et du développement de la compréhension », pour suit le Snpi. « La complexité de l’apprentissage de la lecture ne peut conduire à chercher des appuis dans le seul champ de la psychologie cognitive ».

« Si nous voulons améliorer qualitativement le service public d’éducation et tout particulièrement dans la perspective d’une démocratisation des savoirs, il faut y consacrer les moyens nécessaires qui donneront à l’ensemble des enseignants la possibilité de développer en permanence leurs compétences. A défaut d’un tel choix, nous allons à nouveau connaître une période de querelles idéologiques sur la lecture où l’annonce d’un prétendu recentrage sur les fondamentaux sera préférée à l’engagement d’une véritable volonté de formation. Nous doutons que ce soit, du point de vue d’un pragmatisme régulièrement invoqué, la meilleure stratégie pour garantir la réussite de tous ».

Snpi

Blanquer : Un revenant

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Primaire : la grève continue dans deux départements le 26 juin

 » Alléger les effectifs des CP en REP+, c’est nécessaire. Mais ça l’est tout autant dans les autres classes, en REP+, comme en REP ou hors éducation prioritaire. » Le snuipp soutient des mouvements départementaux qui font suite à la suppression des postes de maitres surnuméraires (« maitres + ») pour permettre l’application du dédoublement des classes de Cp à la rentrée 2017.

Le 23 juin 4 départements appelaient à la grève, la Seine Saint Denis, le Rhône, le Var et le Vaucluse avec aussi le soutien de Sud et FO. Dans le 93, une quarantaine d’écoles étaient fermées. Le 26 juin ce sont le Tarn et Garonne et la Seine et Marne qui prennent le relais. Dans tous ces départements selon le syndicat les postes de maitres + en Rep+ sont réaffectés en CP. Souvent cela ne suffit pas et des remplaçants sont aussi nommés en CP ou des ouvertures de classe annulées. Il faut se serrer dans les autres niveaux pour assurer les Cp à 12…

Communiqué Snuipp

Le Snuipp en grève dans plusieurs départements

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Le Snpden veut un autre bac

Plus question de « remuscler » ou de « simplifier ». Le bac, pour le Snpden Unsa, le premier syndicat des personnels de direction, est « un truc monstrueux qui ne sert à rien ». Alors qu’une nouvelle affaire de fuite au bac venait de tomber, Philippe Tournier, secrétaire général,  a dit le 22 juin tout le mal que son syndicat  pense d’un examen perçu comme obsolète et néfaste. Le Snpden veut deux examens distinguant d’un coté la certification de fin d’études secondaires et de l’autre l’accès au supérieur.

Bac : Des sujets impossibles

« Le coût réel du bac c’est 2 milliards d’euros ». Le Snpden arrive à ce calcul en estimant toutes les heures de cours perdues du fait de l’examen. Ou plutôt des heures « volées aux élèves ». Pour Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, on paye pendant plus d’un trimestre les enseignants à fare autre chose que des cours à cause du bac.

Mais ces 2 milliards ne sont qu’un apéritif. Le Snpden n’en a pas fini avec les critiques. Le syndicat dénonce la multiplication des épreuves et cite e exemple celle de langues vivantes où d’une épreuve écrite on est passé à 3 épreuves qui occupent les enseignants de mars à juin.

Troisième critique , la question des sujets. Le Snpden est irrité par les erreurs « inadmissibles » dans les sujets. D’après le syndicat on en serait à 7 alertes depuis le début du bac. La plupart de ces erreurs, comme celle de l’épreuve de chinois Lv2, sont détectées par les candidats. « Comment se fait-il que personne n’ait rie vu », demande P Tournier.

Mais il y a pire. Pour P Tournier , l’évolution des sujets tend au sujet impossible. Il cite en exemple le sujet d’histoire des séries Es et L : « Socialisme, communisme et syndicalisme en Allemagne des lendemains de la Seconde Guerre mondiale à nos jours ». Il en a d’autres : le sujet de français de ES et L où le texte de Proust nécessite 7 fiches vocabulaires. Ou ces sujets de bac pro qui font 10 pages. « Il faut arrêter le concours Lépine des sujets hors sol », dit il. Pour lui le résultat c’est qu’on n’évalue plus réellement les connaissances des élèves.

Le bac « sert à rien »

P Tournier estime que le bac « ne sert à rien » puisque l’orientation des lycéens est faite avant le bac, par APB. « Pour toutes les formations sélectives elle se fait sur dossiers, de façon ni anonyme, ni régulée, ni nationale », relève-t-il. Au final, « 85% des élèves obtiennent le bac et 60% échouent dans le supérieur ». Le bac ne sert donc ni à l’orientation ni à la préparation au supérieur.

P Tournier dénonce le fait que tous les bacs donnent accès au supérieur.  » Seul le bac général a été conçu pour la poursuite d’études supérieures longues. Les bacs professionnels n’ont pas été faits pour que les élèves poursuivent dans le supérieur ».

Ces bacheliers professionnels inscrits dans le supérieur « occupent des places » alors qu’ils seront en échec, souligne -t-il. « Le statut d’étudiant est aussi un statut social », poursuit-il. « Ce qui se joue pour certains c’est leur moyen de survie avec le Crous et les bourses ».

Créer un examen d’entrée dans le supérieur

Le Snpden souhaite donc une réforme totale du bac et sur ce point rejoint le ministre. Il envisage deux épreuves. D’abord un certificat d’études secondaires , simplifié et passé au milieu de l’année de terminale, et ensuite un bac qui évaluerait les compétences nécessaires à la réussite dans le supérieur.

« Il faudrait d’autres épreuves qui s’assurent que les élèves savent écrire, parler, exploiter un document, chercher sur Internet », estime-t-il. Des épreuves qui ne se compenseraient pas à la différence du bac actuel.

Pour P Tournier, « des forces antagonistes peuvent se retrouver là dessus au conseil supérieur de l’éducation ». Il invite donc le ministre à chercher le consensus.

APB : Omerta et scandale

P Tournier est aussi intervenu sur APB  pour dénoncer le scandale des formations « à pastilles vertes » devenues inaccessibles. Les lycéens avaient l’obligation de prendre au moins une de ces formations qui étaient présentées comme la garantie d’avoir une affectation. Des 169 filières embouteillées , 129 auraient trouvé des solutions, selon le ministère, a précisé P Tournier. Seulement 2000 à 2500 jeunes se trouveront sans affectation en septembre.

« On aurait pu anticiper la croissance démographique de 2017 que l’on connait depuis 17 ans », a déclaré P Tournier. « En 2018 on nous promet que tout sera réglé mais il y aura encore 40 000 lycéens de plus ».

Macron avance son projet

Au conseil des ministres du 22 juin, le gouvernement a annoncé un « contrat de réussite étudiant » dès la rentrée 2018, mis en place « après dialogue avec les organisations étudiantes et syndicales ». Ce contrat « permettra de donner aux futurs étudiants les clés de la réussite dans l’enseignement supérieur ». Le projet de réforme du bac avec réforme d’APB est lancé.

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Rythmes : pour le Snuipp, la réforme est très massivement rejetée par les enseignants

Quatre ans plus tard la réforme n’est toujours pas passée. Une très large majorité des enseignants du premier degré rejette la réforme des rythmes introduite en 2013, c’est ce que montre le sondage publié par le Snuipp Fsu le 21 juin.  Les enseignants estiment que la semaine de 5 matinées est négative pour les apprentissages, le climat scolaire et leur vie personnelle. La pause méridienne , réglementée elle aussi en 2013, est accusée des mêmes maux. Alors que le projet de décret sur les rythmes scolaires est présenté ce même 21 juin au Comité technique ministériel, le sondage du Snuipp apporte un appui important au texte ministériel. Après le détricotage de la réforme du collège, c’est celui de l’école primaire qui est avancé.

Un rejet massif

Avec près de 30 000 enseignants du premier degré , le sondage publié par le Snuipp Fsu le 21 juin fait référence. Or il est sans ambiguïté. Le rejet de la réforme des rythmes est massif.

Selon le sondage 85% des enseignants du primaire se déclarent opposés aux rythmes actuels, c’est à dire la semaine de 9 demi journées dont 5 matinées.  Le pourcentage monte à 92% en maternelle. Seulement 13% des enseignants se déclarent favorables à la réforme.

Ce que veulent les enseignants c’est le retour à la semaine de 4 jours pour 74% d’entre eux. Parmi eux 21% sont d’accord pour une semaine de 4 jours avec réduction des vacances.

Un impact jugé négatif sur les apprentissages

Trois enseignants sur quatre jugent les rythmes actuels préjudiciables à l’attention des élèves, contre 13% qui les trouvent positifs. 61% jugent qu’ils dégradent le climat scolaire et 57% estiment qu’ils sont néfastes aux apprentissages. Ce sentiment est plus fort en maternelle.

Les enseignants justifient aussi leur opinion négative en mettant en avant un impact négatif sur les conditions de travail et d’exercice du métier. Pour 82% des professeurs des écoles la réforme a eu un impact négatif en ce domaine. « Le mercredi était souvent utilisé pour préparer des leçons chronophages en terme de préparation (ex: expériences scientifiques qui demandent du temps de recherche, de faire des achats, etc.). Il est bien plus difficile de passer du temps à la préparation de ce genre de leçon alors que nous n’avons que le mercredi après-midi (sans compter les animations pédagogiques!!!). Le mercredi après-midi ne suffit pas », déclare par exemple une enseignante.

« L’organisation actuelle implique que nous les enseignants n’avons plus de contacts avec les parents. Ce sont les ATSEM ou animateurs qui jouent le rôle de relais ce qui est source de crispations ou de conflits avec les parents car nous ne pouvons plus expliquer correctement les situations », déclare une autre.

Pour 77% des enseignants, la réforme a dégradé leur vie personnelle. « On constate une plus grande fatigue chez les enseignants », déclare une enseignante. « Les temps consacrés à la classe, aux réunions et e formation donnent l’impression de ne plus quitter l’école ».

La pause méridienne rejetée

La pause méridienne, imposée par la réforme, n’a pas meilleure presse. Selon le décret Peillon  » la durée de la pause méridienne ne peut être inférieure à une heure trente ». Le sondage montre qu’en général elle est d’au moins 2 heures. Les enseignants estiment qu’elle a un impact négatif sur l’attention des élèves.  » Raccourcir la pause méridienne me parait essentiel : les enfants ne peuvent pas se reposer en collectivité donc ce n’est pas une vraie pause au sens des chronobiologistes », déclare l’un d’eux.

Les enseignants rejettent aussi les activités périscolaires jugées souvent de mauvaise qualité et accusées de créer une confusion avec l’école et de prolonger la journée des enfants.

Pour le syndicat, les enseignants réclament une réduction du nombre d’élèves par classe, la suppression des APC et le développement des Rased.

« C’est une première réponse sans équivoque. La réforme des rythmes scolaires initiée par Vincent Peillon n’a pas eu les effets positifs qu’il en escomptait. Mal pensée, mal préparée, imposée par le haut, elle est aujourd’hui massivement rejetée par les enseignant.es », déclare le Snuipp.  » Quels que soient leur âge, leur école ou leur milieu d’exercice, plus de 8 enseignant.es sur 10 rejettent leur organisation actuelle. 75% souhaitent revenir à 4 jours d’enseignement hebdomadaires ».

Le Snuipp a voté pour le décret Blanquer au Conseil supérieur de l’éducation du 8 juin et au CTM du 21. Alors qu’un nombre croissant de communes demande aussi le retour à la semaine de 4 jours, beaucoup moins onéreuse pour les communes, ce sondage apporte un appui important à la contre réforme lancée par le ministre.

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GAFAM : le Snes et la CGT saisissent la Cnil et la DAJ

«  Nous avons des inquiétudes concernant le développement des bases de données numériques et de l’usage qui pourrait en être fait. L’identité numérique des élèves comme celle des personnels ne saurait faire l’objet d’une quelconque diffusion, voire, pire, d’un usage mercantile. C’est pourquoi la découverte, par voie de presse, d’un courriel envoyé par le ministère aux Dan et Dsi nous a particulièrement inquiétés, tant par la forme que par le fond ». Dans un courrier du 15 juin, le Snes Fsu et la Cgt Education saisissent la Direction des affaires juridiques du ministère de l’éducation nationale de cette question. Les syndicats ont également saisi la Cnil le même jour.

Parmi les questions:  » Qui a la compétence juridique/réglementaire pour donner une autorisation d’interconnexion à un annuaire de l’Éducation nationale ? Qu’en est-il de l’application de la loi de 1978 informatique et libertés en ce qui concerne la connexion des annuaires (données élèves mineurs ou majeurs) aux GAFAM ? Existe-t-il un cadre juridique ? Si oui, pouvez-vous nous préciser lequel ? Pouvez-vous nous éclairer sur la hiérarchie entre CGU « éducation » (conditions générales d’utilisation), chartes dans l’établissement, cadre réglementaire validé par la CNIL ? »

A l’occasion d’une rencontre, le 6 juin, entre le directeur du numérique éducatif, M Jeandron, et le Snptes, c’est l’avenir de la base même des élèves qui est évoqué.  » L’hypothèse d’un abandon de la base élèves établissement SIECLE qu’exploiteraient désormais les éditeurs privés ». Hypothèse confirmée par la direction du numérique.  » Mathieu Jeandron ne dément pas que cette question est à l’étude, et s’interroge sur la viabilité de SIECLE dans les années à venir. Il faut s’interroger, selon lui, sur l’intérêt de continuer à investir sur des produits que les éditeurs privés font aussi bien, voire mieux », écrit le Snptes.

La lettre à la DAJ

La lettre à la Cnil

Le ministère ouvre l’école aux GAFAM

Snptes

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Maitres + : le Snuipp en grève dans plusieurs départements le 23 juin

 » A quoi servent des CP à 12 élèves, si les conditions d’apprentissage se dégradent dans toutes les autres classes, en maternelle comme en élémentaire ? » Alors que les Dasen mettent en place en urgence la consigne ministérielle de dédoublement des CP des rep+, dans plusieurs départements, comme ici dans le 93, le Snuipp appelle à la grève le 23 juin.

« Le ministre décide… mais le ministre ne budgète pas ! A 3 semaines de la fin des classes, les enseignants apprennent qu’ils doivent mettre en place, pour la rentrée de septembre 2017, les « CP à effectif réduit » dans les 109 élémentaires REP+ de Seine-Saint-Denis, sans aucune création de postes supplémentaires », explique Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp 93.

« Pour y parvenir, le DASEN vient d’annoncer la fin du dispositif « Plus de maîtres que de classes » en REP+ et dans certaines écoles REP. Dans les écoles, c’est la consternation : le nouveau ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, dit qu’il veut asseoir ses décisions sur des études sérieuses, mais le travail des «Plus de maîtres… » est balayé avant d’avoir pu être évalué ! Le ministre affirme son soutien aux équipes qui innovent, mais il supprime le meilleur levier que les équipes aient eu ces dernières années pour la réflexion pédagogique collective en stoppant net le travail des « Plus de maîtres que de classes » », dit-elle.

Pire, selon le Snuipp 93, le dasen serait contraint de ne pas ouvrir toutes les classes attendues à a rentrée. « Pour le comité technique spécial départemental de vendredi 23 juin, il propose 46 ouvertures et… 47 fermetures de classes »,précise le Snuipp.

Résultat le 23 juin, le Snuipp appelle à faire grève pour que les effectifs n’augmentent pas dans toutes les classes d’un département déjà en difficulté. « A quoi servent des CP à 12 élèves, si les conditions d’apprentissage se dégradent dans toutes les autres classes, en maternelle comme en élémentaire ? », explique R Schneider.

Même les slogans du ministre ne passent plus. « Le slogan « 100% de réussite en CP » suscite l’incompréhension », estime R Schneider. « L’apprentissage de la lecture par exemple doit se construire sur plusieurs années, sauf si l’on se satisfait, pour les élèves les plus éloignés de la culture écrite, d’un déchiffrage sans compréhension ».

Le mouvement ne se limite pas à la seine Saint Denis. Venu du terrain il est difficile à estimer. Mais le 23 juin, les enseignants du Rhône aussi seront en grève, selon Le Progrès. Là aussi il s’agit de protester contre les redéploiements liés au dédoublement et l’augmentation des effectifs dans les autres niveaux que le CP.

Sur le site Snuipp 93

Dans Le Progrès

Maitre + ou CP à 12 ?

Sur les dédoublements de CP

Crise de confiance entre Blanquer et le SNUIPP

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Créteil : le brevet et les manipulations du LSUN

L’administration manipule-t-elle le livret scolaire ? Ou les enseignants ? La validation des compétences dans le livret scolaire LSUN donnerait lieu à des tripatouillages de dernière minute selon le Snes de Créteil. Une accusation qui renvoie aux nouvelles conditions d’attribution du brevet qui font de l’évaluation des compétences la clé des résultats de l’examen et de l’affectation en lycée. Cela dans un second degré qui n’a toujours pas accepté l’évaluation par compétences. Problème…

Selon le Snes, des principaux changent l’évaluation

 » Plusieurs établissements nous ont fait remonter, depuis quelques jours, des modifications par les chefs d’établissement des compétences remplies dans le LSUN par les collègues », annonce le syndicat Snes de Créteil sur son site. Selon le syndicat, des chefs d’établissement redresseraient l’évaluation des compétences en attribuant 320 points là où des enseignants en auraient donné 200.

 » Depuis la mi-mai, la hiérarchie a pu constater que le LSUN ne se remplissait pas comme prévu. Dans plusieurs établissements, des équipes entières ont annoncé ne pas vouloir compléter, vouloir mettre 200 points ou 400 points à tous les élèves ou utiliser notre logiciel pour transformer les moyennes en compétences. Pour y faire face, l’administration s’est mise à réunir, début juin, les chefs d’établissement de l’académie, et leur a rappelé qu’ils pouvaient modifier les travaux des collègues sur le socle si besoin », note le Snes.

Les compétences un enjeu du brevet et au-delà

L’enjeu est la validation des compétences dans le livret numérique LSUN qui a été imposé cette année. Celle-ci a pris une importance beaucoup plus grande cette année avec le nouveau brevet et la nouvelle procédure Affelnet.

Jusque là la validation des compétences était une étape secondaire dans l’obtention du brevet. Celui ci était attribué au vue des notes obtenues dans l’année et lors des épreuves finales. C’étaient aussi les notes qui fixaient les rangs d’affectation dans Affelnet.

Avec la nouvelle évaluation tout change. Le nouveau brevet se compose de deux catégories d’épreuves. Les premières consistent en la validation du socle. Selon les textes, c’est au conseil de classe du 3ème trimestre de l’année de troisième que « l’équipe pédagogique évalue le niveau de maîtrise atteint. Le chef d’établissement certifie ce niveau et en porte attestation sur le livret scolaire dans le bilan de fin de cycle 4 ». Le conseil de classe accorde un nombre de points pour chacune des 8 compétences : 10 points si le candidat obtient le niveau « Maîtrise insuffisante » ; 25 points s’il obtient le niveau « Maîtrise fragile » ; 40 points s’il obtient le niveau « Maîtrise satisfaisante » ; 50 points s’il obtient le niveau « Très bonne maîtrise ». Pour le brevet, l’évaluation des compétences donne 320 points à un élève moyen alors que le brevet est attribué avec 350 points. Par suite, tout élève moyen a automatiquement le brevet avant même le début des épreuves, alors que celles ci ont été complexifiées.

Logique de moyenne et logique de compétences

C’est cette situation absurde qui crée le tripatouillage dénoncé par le Snes Créteil. D’une part des enseignants calculent l’évaluation des compétences comme des notes. Pour eux un niveau moyen c’est 200 points et non 400. Selon le Snes,  » les 200 points correspondent à la moitié des points attribuables dans le socle. De nombreux enseignants ont considéré qu’un élève moyen devrait avoir un nombre de points correspondant à ce nombre. De plus, ce score, attribué à tous, avait l’avantage de rendre aux épreuves finales du brevet une importance ».

Le problème c’est que ce n’est pas ce que dit  le règlement d’examen et que cela fausse aussi l’affectation des élèves. Des chefs d’établissement repassent alors derrière les enseignants pour transformer les 200 points en 320 réglementaires.

D’autre part la logique même d’évaluation des compétences serait toujours refusée dans certains établissements, selon le Snes Créteil. Et les principaux valideraient à la louche comme ils le faisaient dans l’ancien système.

Quand le système dérape c’est le niveau local qui répare…

La situation dénoncée par le Snes Créteil était prévisible. Le nouveau règlement d’examen, en ne choisissant pas entre l’attribution du brevet par validation du socle et attribution par examen final, a créé un monstre où se cumulent les inconvénients des deux systèmes. Son avenir est d’autant moins assuré que la quasi disparition des EPI depuis la réforme Blanquer supprime une partie des épreuves.

La nouvelle évaluation rencontre aussi l’hostilité d’une partie des chefs d’établissement qui jugent que le nouveau système, où les points sont attribués au vue de l’évaluation des compétences, n’ets aps assez discriminant pour permettre l’affectation des futurs lycéens dans un système où tous les établissements sont égaux mais où certains sont quand même reconnus d’élite…

Ce que dénonce le Snes de Créteil, c’est involontairement les errances d’un système éducatif qui croit pouvoir imposer une culture d’évaluation et qui n’est pas non plus au clair avec ses valeurs. Pour résoudre toutes ces contradictions systémiques, ce sont les tacherons des établissements qui s’y collent : les principaux.

Sur le site du syndicat

Brevet complexité inutile

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Rythmes : le Snuipp 75 pour le retour aux 4 jours

« La déclinaison parisienne de cette réforme est une catastrophe. Elle est massivement rejetée par les collègues : désorganisation des écoles, fatigue des élèves, remise en question du temps scolaire… Il est urgent d’y mettre fin », écrit le Snuipp 75. Le syndicat dénonce la position de la mairie en faveur des 4 jours et demi et demande au recteur « l’ouverture urgente de discussions sur la déclinaison parisienne de la réforme des rythmes scolaires ».

 

Snuipp 75

2013 : Dialogue de sourds à Paris

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Bac : le Snes sceptique sur la politique ministérielle

 » Quoi qu’en dise le ministre, le bac comme premier grade universitaire risque d’être mis en cause s’il ne garantissait plus la possibilité de s’inscrire dans le Supérieur », écrit le Snes dans une tribune publiée le 13 juin. « Faire du contrôle continu la norme d’évaluation viderait le bac de sa dimension nationale et l’affaiblirait bien davantage. Comme le rappelait le CNESCO dans son rapport de juin 2016, des épreuves terminales, nationales et anonymes garantissent une forme de justice sociale car l’évaluation est ainsi déconnectée de la supposée qualité de l’établissement d’origine des candidats. »

 

Sur le site du Snes

Faut-il simplifier le bac ?

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[lalettre] 52. IRFSU – La lettre d’information de Juin 2017

Newsletter Juin 2017
A LA UNE

PENSER LE NUMERIQUE

Il n’est pas question d’opposer ici le papier et le numérique : des synergies fécondes sont à l’œuvre, montrant à quel point l’essence du livre est dans l’acte même de lire, et l’enjeu dans le partage de ce plaisir.
Ce qu’il faut penser, c’est précisément comment nous pensons en milieu numérique, ce que cela fait à l’attention, à l’éducation, mais aussi au syndicalisme et à la démocratie elle-même, car c’est toute la signification de la représentation qui est à repenser, et les modalités de la participation qui sont à reconsidérer. C’est pourquoi chacun.e doit pouvoir s’approprier les savoirs scientifiques de base pour être capable de poser des questions légitimes. Sans quoi, le numérique risque de devenir comme la finance : de même que nous parlons de « la main invisible du marché », nous pourrions être soumis à notre insu à cette « main invisible du numérique ».
C’est l’objet du dossier de Regards Croisés. En primeur l’article de Christine Eisenbeis et Maxence Guesdon et celui de Yves Citton.

« Qu’est-ce qu’on fait dans une salle de classe sinon cultiver un certain type d’attention ? »

Yves Citton est professeur de littérature française du 18e siècle à l’université Grenoble Alpes et co-dirige la revue Multitudes. Il est notamment l’auteur de Pour une écologie de l’attention (Seuil).

Commandez le Rapport sur les inégalités en France

Où en est-on des inégalités en France ? Quels sont les domaines où elles augmentent et ceux où elles diminuent ? Les inégalités sont au cœur du débat public mais l’information reste parcellaire et désordonnée. Trop d’informations sont encore réservées aux spécialistes.

L’INSTITUT

Le billet de la présidente

A quoi sert l’histoire ?
« Ce que j’aime dans l’histoire, c’est justement sortir du quotidien, de moi-même aussi » explique Gilles Candar dans un grand entretien que vous découvrirez dans le numéro 22 de Regards croisés, qui arrivera dans vos boîtes aux lettres vers le 20 juin.
Mais alors, comment peut-on écrire l’histoire d’un passé récent et d’événements dont on a été partie prenante ?
Gilles Candar, grand spécialiste de Jaurès et de l’histoire de la 3e République, est aussi membre du Conseil scientifique de l’Institut de recherches de la FSU, qui se réunira le 22 juin prochain. Lire la suite

Archéologie d’une curiosité

Guy Dreux du chantier Histoire/Socialisme et éducation nous propose une note de lecture du livre de Jean-Luc Chappey, Sauvagerie et civilisation Une histoire politique de Victor de l’Aveyron, Fayard, 2017.
Jean-Luc Chappey signe ici un ouvrage aussi élégant que passionnant, archéologie de la curiosité d’un moment, qui a l’immense intérêt de nous rappeler qu’un des legs de la Révolution française fut d’être « le temps des aspirations à l’égalité par la perfectibilité ». Lire la suite

Colloque de Cerisy : L’alternative du commun

Ces dernières années, on observe dans les pratiques comme dans les réflexions théoriques une véritable « explosion » du thème du « commun », devenu une référence centrale pour de multiples foyers de luttes et d’expérimentations politiques et économiques (mouvement altermondialistes et écologistes, défense des services publics, résistances paysannes, coopératives, expérimentations numériques collectives). Lire la suite

ON A VU

Histoire des droites en France (1815-2017)

Depuis le classique de René Rémond, les droites n’avaient pas trouvé leur historien. C’est désormais chose faite grâce à la belle synthèse de Gilles Richard. Couvrant plus de deux siècles d’histoire politique et n’hésitant pas à aborder les enjeux contemporains, l’ouvrage évoque bien entendu les partis et leurs métamorphoses, tout en scrutant les cultures politiques et en pointant les grandes mutations. Lire la suite

La Commune du Rojava : L’alternative kurde à l’État-nation

On dit de la poudrière du Moyen-Orient qu’une nouvelle guerre mondiale peut s’y déclencher. Mais on y voit naître aussi des idées et des pratiques qui montrent qu’un autre monde est possible. Lire la suite

SONT-ILS TOUJOURS DES JUIFS ALLEMANDS ?

La gauche radicale et les Juifs depuis 1968.
Notre collègue Robert Hirsch, docteur en histoire,est l’auteur d’Instituteurs et institutrices syndicalistes, 1944- 1967 (Paris, Syllepse, 2010) et a participé à des ouvrages collectifs. Professeur agrégé dans le secondaire, il a également été chargé de cours à l’Université Paris XIII de 1999 à 2006. Lire la suite

1917-2017 Que reste-t-il de l’octobre russe ?

L’auteur, Roger Martelli, a été professeur d’histoire. Spécialiste de l’histoire du communisme français, il a été en même temps un acteur de cette histoire communiste.
Longtemps membre du Parti communiste français, il a fait partie de sa direction. Lire la suite

AGENDA
Jeudi 22 juin 2017

Réunion Conseil scientifique de l’Institut de recherches de la FSU

Du 23 au 27 août

Université d’été européenne des mouvements sociaux, Toulouse, Université Toulouse – Jean Jaurès

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°22

ARTS
BD Sylvain Savoia
DOSSIER
Penser le numérique
GRAND ENTRETIEN
Gilles Candar Lire la suite

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite

Nouvelle édition 2017 revue et augmentée.
La banalisation des idées d’extrême droite est un danger pour la démocratie, pour les droits sociaux, pour les libertés. Répliquer à leur propagation là où on travaille, là où on vit suppose de se doter d’arguments solides. Le livre En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite contrecarre près de 80 de ses slogans en s’appuyant sur des données solides. Lire la suite

IR-FSU

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Besançon : sous la menace les correcteurs de français obtiennent des allègements

Dans l’académie de Besançon, une large intersyndicale regroupant le Snes, FO, Sud éducation et la Cgt, appelle les correcteurs et examinateurs de l’épreuve anticipée de français à faire grève le 23 juin. Le recteur annonce un allègement important du travail des correcteurs.

La démarche de l’intersyndicale a commencé en mai lorsque le rectorat a annoncé un maximum de  71 candidats par examinateurs pour l’épreuve anticipée de français. L’intersyndicale a demandé le respect des seuils fixés par le CHSCT c’est à dire 11 candidats par jour à l’oral et 10 copies par jour à l’écrit.

Le 1er juin, l’intersyndicale a déposé un préavis de grève pour le 23 juin. Pour elle « une marge de manœuvre existe afin de répartir de façon plus équitable corrections et interrogations orales entre professeurs, à condition de faire une analyse plus fine de la charge de travail globale des uns et des autres. Nous réitérons notre demande de faire usage de cette marge ».

Finalement le 8 juin, le recteur semble avoir satisfait aux revendications de l’intersyndicale. Dans un communiqué il annonce que  » les enseignants concernés auront en moyenne à corriger huit copies par jour, dix pour les commissions les plus chargées, ces derniers correcteurs ayant vu leur charge d’interrogation orale allégée. Ce chiffre de huit copies par jour ouvrable répond donc aux revendications des organisations syndicales avec les allongements déjà obtenus ».

 » Le rectorat propose en outre de décharger le service des professeurs de lettres mobilisés en limitant le nombre de jours d’interrogations orales. Quant au nombre de candidats à interroger à l’oral par jour, le ministère a répondu aux revendications syndicales qu’il -« dépend du rapport entre le nombre de candidats et le nombre de correcteurs, mais également du nombre de jours d’épreuves orales et de la date de remontée des notes. Il appartient aux corps d’inspection et à la division examens et concours du rectorat de déterminer annuellement ce nombre, au regard des contraintes locales et du vivier académique d’enseignants »-.C’est très exactement ce qui a été fait dans l’académie de Besançon, où il n’y aura aucune commission à cinq jours d’interrogation ».

Le recteur de Besançon, Jean-François Chanet,  » en appelle donc à l’esprit de responsabilité des professeurs, dont il connaît la conscience professionnelle et le souci d’exemplarité à l’égard des élèves et de leurs parents, qui auront peut-être du mal à comprendre que de telles conditions de travail soient jugées insupportables ».

Communiqué rectorat

Préavis d egrève

Sur France info

Courrier snes mai 2017

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CSE : les EPI sauvés à dose homéopathique

Au terme d’une séance interminable, le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) du 8 juin a voté majoritairement contre les textes présentés par le ministre sur les rythmes scolaires au primaire et la réforme du collège. L’esprit de consensus a malgré tout marqué un point. Le ministre a accepté un amendement qui rend obligatoire au moins un EPI et un temps d’accompagnement personnalisé (AP) sur la durée du cycle 4 du collège.

Le retour de la semaine de 4 jours

C’est sur les rythmes que les positions syndicales auront été les plus tranchées. Le ministre présente le 8 juin un projet de décret qui permet le retour aux 4 jours de classe par semaine au primaire. Le nouveau texte autorise la semaine de 4 jours de classe avec un maximum de 6 heures de classe par jour, sans augmentation du temps scolaire sur l’année ou la semaine. Le texte prévoit que la demande soit déposée par la commune et un ou plusieurs conseils d’école. Le Dasen pourra appliquer à toutes les écoles d’une commune ces nouveaux rythmes s’ils sont adoptés par la majorité des conseils d’école.

Jean-Michel Blanquer avait présenté ainsi cette réforme le 3 juin : « Là ou la communauté éducative et la commune sont satisfaites de la situation actuelle, je ne changerai rien. On ne reviendra pas à la semaine de 4 jours pour l’ensemble de la France… Mais dans les endroits où il y a l’insatisfaction des parents, où les enfants sont fatigués » la semaine de 4 jours sera mise en place.

Le texte ministériel a été repoussé par 35 voix contre 21. Ont voté pour le texte le Snuipp Fsu et le Snalc. Ont voté contre l’Unsa, la Fcpe et FO.

« Le nouveau décret permet, « sous conditions », des évolutions souhaitées par les enseignants. Il ouvre la porte aux 4 jours sans pour autant refermer celle des 4,5 jours qui doivent perdurer partout où les conseils d’école le demandent », explique le Snuipp. « La consultation nationale sur la réforme des rythmes menée par le SNUipp a recueilli en quelques jours près de 30 000 réponses. Dans un contexte de conditions de travail difficiles, les enseignants des écoles rappellent leurs exigences. S’ils veulent majoritairement avoir la possibilité de pouvoir travailler sur 4 jours, ils savent aussi que l’essentiel est ailleurs. Ils demandent en tout premier lieu une baisse des effectifs par classe ». Le syndicat relève aussi que le décret  » orchestre un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire ».

Interrogé par le Café pédagogique, Stéphane Crochet secrétaire général du Se Unsa, a voté contre. « La semaine de 5 matinées est plus favorable aux apprentissages », estime-t-il. « La réduction de 20% des matins mérite mieux qu’un procédé expéditif ». Selon S Crochet, le ministre a déclaré que le retour ne sera pas automatique, que le Dasen veilleraient à la qualité des projets mais « on en sait pas quelles consigne leur ont été données. « L’Education nationale donne une image pas sérieuse en changeant de rythmes pour la 3ème fois depuis 2008 », estime-t-il.

Au collège, un EPI symbolique sauvé

Le texte modifiant la réforme du collège a été repoussé par 26 voix contre (FO, Sgen Cfdt, Fcpe, solidaires), 8 pour (Snalc et Snpden) et 24 abstentions 5Se-Unsa et Fsu).

A la veille de la réunion, le projet d’arrêté a connu quelques modifications. Le texte présenté en comité le 6 juin supprimait la liste des EPI et l’obligation d’en faire. Il n’y avait plus de temps de référence pour l’AP ni de nombre d’EPI à faire. Il y a toujours 3 heures d’enseignements complémentaires en 6ème et 4 h de la 5ème à la 3ème. La répartition entre AP et EPI reste décidée par le Conseil d’administration sur proposition du conseil pédagogique.

Il y a eu le 8 juin une concession de taille. Négocié par le Se Unsa, un amendement modifie l’article 3 pour prescrire un minimum d’un EPI et d’une séquence d accompagnement personnalisé sur le cycle 4. Il ajoute en fin d’article un nouveau paragraphe.  » A l’issue du cycle 4, tout élève doit avoir bénéficié de chacune des formes d’enseignements complémentaires ».

L’article 4 précise maintenant que le niveau retenu pour faire un EPI ou l’AP sera le même pur tous les élèves.  » La répartition entre les enseignements complémentaires est déterminée par l’établissement, en fonction des besoins des élèves accueillis et du projet pédagogique de l’établissement. Elle est identique pour tous les élèves d’un même niveau », précise maintenant l’article 4.

L’article 5 met les langues régionales au même niveau que les langues étarngères.  » un enseignement commun ou un enseignement complémentaire peut à chaque niveau être dispensé dans une langue vivante étrangère, ou régionale ».

L’article 7 est modifié pour renforcer l’horaire des bilangues.  » Les enseignements facultatifs peuvent porter sur : a) les langues et cultures de l’Antiquité au cycle 4, dans la limite d’une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de trois heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième ; b) l’introduction d’une deuxième langue vivante étrangère, ou régionale, en classe de sixième. Le cas échéant, l’enseignement des deux langues vivantes se fait dans la limite de six heures hebdomadaires (au lieu de : dans la limite de deux heures hebdomadaires); c) un enseignement de langues et cultures européennes, s’appuyant sur l’une des langues vivantes étudiées, dans la limite de deux heures hebdomadaires au cycle 4″.

Le ministre a aussi atténué l’esprit très ségrégatif de la 3ème prépa pro. Les élèves y suivent toujours un enseignement de découverte professionnel , mais ce n’est plus officiellement le seul objectif de cette filière.

Pour Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu, « il y a eu une certaine évolution desserrant le coté très prescriptif des EPI. On maintient leur possibilité mais ils ne sont plus normalisés ».  Malgré tout le Snes s’est abstenu car il déplore la mise en concurrence de tous les dispositifs sur les 3 heures de marge.

Le Snes a demandé des cartes académiques des formations pour vérifier que les dispositifs les plus attractifs ne s’accumulent pas dans les mêmes établissements.  Cela devrait être notifié aux recteurs. Par contre les amendements du Snes sur la déglobalisation des heures de sciences et  d’arts ont été rejeté par le ministère.

La pagaille à la veille de la rentrée

Les syndicats soulignent l’esprit conciliant du ministre. « On voit un home soucieux de protéger l’école et attentif à nos arguments », nous a dit S Crochet. « Mais on en voit un autre dans les médias où les annonces se succèdent et renforcent l’idée selon laquelle l’Ecole ne se donnerait pas tous les moyens pur faire réussir les élèves ». « Le ministre est prudent et dit que ce sont les médias qui interprètent ses propos », dit F Rolet.

Mais les syndicats reconnaissent aussi que dans les établissements on ne sait plus trop où en est. A quelques semaines de la fin de l’école les maitres surnuméraires ne connaissent pas toujours leur sort. Ni les instits ni les parents ne savent quel sera l’emploi du temps de leur enfant à la rentrée suite à la réforme des rythmes. Le personnel d’animation ne connait pas son sort. Le snuipp parle de « précipitation ». Au collège, on ne sait pas non plus si les efforts développés pour créer les EPI et mettre en place l’accompagnement personnalisé seront perdus.  Le rétablissements des bilangues et des filières latin grec remet en question les répartitions réalisées.

Dans un communiqué ID Fo, le second syndicat de chefs d’établissement, écrit : » Aujourd’hui dans tous les établissements, dans l’intérêt des élèves, les personnels de direction sont mobilisés, dans le temps de l’orientation et des examens. Au même moment, différentes sources annoncent des modifications profondes à mettre en oeuvre concernant la réforme du collège… dès la rentrée 2017…qui nécessiteraient du temps… Mais quand trouverons-nous ce temps, alors même que la préparation de rentrée est déjà actée dans les établissements ?  »

L’arrêté sur le collège le 6/6/17

Les amendements collège du 8/6/17

Communiqué Snuipp

Id FO

Les rythmes et la contre réforme du collège au CSE

La position du Sgen Cfdt

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La FSU appelle à voter contre le Front national

 » Le vote Front national n’apportera aucune réponse aux crises et difficultés que connaît notre société, au contraire ! Ce n’est en aucun cas une solution »,écrit la Fsu qui appelle à « faire barrage » au Front national. La fédération syndicale estime que  » lutter contre les idées d’extrême droite implique également de lutter contre les inégalités, les injustices sociales et les politiques libérales qui favorisent sa progression ».

 

Communiqué

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Mayotte : grève des enseignants et inspecteurs

Pour demander davantage de moyens aussi bien humains qu’en locaux, le Snuipp, le Snes etles syndicats d’inspecteurs Snpi Fsu et Sien Unsa ont appelé à la grève le 6 juin. Ils demandent des efforts beaucoup plus conséquents pour l’ile et son passage en rectorat.

 

Sur mayotte hebdo

Le rapport alarmant du CESE local

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Primaire : démarche intersyndicale pour les PDM

 » Parce que les premiers effets bénéfiques commencent tout juste à être évalués dans le cadre du comité de suivi du dispositif, parce qu’il est plébiscité par les enseignants et qu’il encourage les collectifs de travail, nos trois organisations vous demandent d’entendre les enseignants et les chercheurs avant de décider de son avenir », écrivent le Snuipp Fsu, le Sgen Cfdt et le Se-Unsa dans une lettre adressée le 31 mai au ministre de l’éducation nationale.  » Les enseignants concernés ne comprennent pas que vous remettiez en cause un dispositif dans lequel ils se sont fortement engagés et il serait prématuré de condamner cette nouvelle dynamique de travail sans recul suffisant ».

 

La lettre

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Crise de confiance entre le Snuipp et Blanquer

« Il y a une inadéquation entre le discours tenu et les réalités du terrain. I va falloir un vrai dialogue social pas déconnecté de la réalité ». A l’issue de son premier entretien en tête à tête avec Jean-Michel Blanquer, le 31 mai, Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp Fsu, le premier syndicat du primaire, souligne l’écart entre les paroles du ministre et ce qui se passe sur le terrain.

« Le ministre nous dit que le dispositif « plus de maitres que de classes  » et les CP dédoublés vont cohabiter et ne sont pas mis en concurrence. Mais ça s’oppose à ce qu’on voit sur le terrain ». Francette Popineau, co secrétaire générale du Snuipp Fsu, pose la question de confiance dès sa première réunion avec le nouveau ministre.

Le ministre veut-il vraiment la continuité ?

Si le ministre se pose en homme de dialogue, le Snuipp déplore et la multiplication des annonces et l’écart entre ce qui est dit et ce qui se fait.

« Le ministre nous dit ne pas vouloir de zig zag et se situer dans la continuité même s’il a envie d’infléchir des choses ici ou là. Mais on a le sentiment que depuis son arrivée on a une annonce presque par jour avec les dédoublements, les rythmes, les devoirs, le vocabulaire, les programmes… Ce n’est pas rassurant pour les collègues. On l’a alerté sur l’écart entre l’idée de continuité qu’il avance et le sentiment du terrain qui est différent ».

L’écart entre le dire et le faire

Plus grave, le Snuipp souligne l’écart entre les propos du ministre et ce qui se fait sur le terrain. « Clairement sur le terrain le dasen sont ne train de récupérer les postes de maitres + et les réserves pour créer les 2200 dédoublements de CP annoncés » , nous dit F Popineau. Une réalité qui contraste avec les propos du ministre qui dit « qu’il a les postes » grâce aux 4400 créations de postes de 2017. Pour F Popineau, « on coupe les ailes au dispositifs des maitres + et cela sans évaluation ».

Des projets à coté de l’école

La question des « devoirs faits », le dispositif d’aide aux devoirs, a été évoqué ainsi que les nouveaux rythmes. « On agit à coté de l’école », estime F Popineau. « Il va bien falloir aussi agir dans l’école. Car les leviers de la réussite ne nichent pas en dehors de la salle de classe. Il faut travailler la réduction du nombre d’élèves partout, penser à l’inclusion et aux rased ».

« Tous ces sujets sont des sujets d’inquiétude pour les collègues », ajoute F Popineau. « On lui demande de calmer le jeu. Il va falloir un vrai dialogue social ». Moins de 15 jours après l’arrivée de JM Blanquer rue de Grenelle, c’est déjà la crise de confiance avec le Snuipp. « La confiance ça se construit. L’inadéquation entre ce qui est dit et ce qui est fait ne favorise pas les élans de confiance », conclut F Popineau.

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Toulouse : première grève pour le maintien des maitres +

« On ne respecte pas les enseignants ». C’ets ce que nous a dit Jean Philippe Gadiet, co secrétaire départemental du Snuipp de Haute Garonne. Le 30 mai, le Snuipp a appelé avec la Cgt, Fo et les syndicats Fsu du secondaire , à faire grève. Pour le primaire, ce sont les effectifs chargés et le devenir des maitres surnuméraires qui mobilisent le Snuipp.

La terre de naissance des maitres +

La Haute Garonne c’est un peu la terre de naissance des maitres surnuméraires. Le département en compte depuis plusieurs décennies, bien avant qu’en 2013 soit déployé le dispositif des « plus de maitres que de classes ». Ils ont tout traversé, y compris les conséquences de l’explosion d’AZF en 2001, jusqu’à l’arrivée de JM Blanquer au ministère.

A la rentrée 2017 , tous les maitres + de Rep+ sont supprimés pour permettre le dédoublement des CP. Ce sont 23 enseignants qui doivent s’inscrire au mouvement, alors que celui ci est déjà bien entamé.

« On ne respecte pas les enseignants », estime Jean Philippe Gadiet qui rappelle que, lors de l’envoi des Rased en classe, à l’époque où Jean Michel Blanquer était directeur de l’enseignement scolaire, au moins ils avaient pu bénéficier d’une priorité pour le mouvement.

Un dispositif qui donne de l’autonomie aux écoles

Au delà des personnels, c’est le dispositif lui-même que le Snuipp 31 veut garder. Et c’ets souvent pour des raisons qui renvoient aux déclarations ministérielles. « Le dispositif PDM permet de dédoubler une classe quand c’est nécessaire tout en gardant un groupe dynamique. C’est un dispositif qui n’est pas figé mais qui permet de s’adapter à la situation de l’école », relève JP Gadiet.. « Il permet aussi de mettre du lien, de la réflexion collective entre les enseignants ».

C’est aussi cette autonomie locale dans le choix de ce qui est bon pour chaque école que défend JP Gadiet. C’est presque du Blanquer…

Snuipp 31

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60 chercheurs et le Snuipp contre « la suppression » des maitres surnuméraires

« La mise en place de maîtres supplémentaires a permis de développer le travail collectif, de développer de nouvelles formes d’exercice du métier, des regards croisés sur les élèves, ainsi qu’une meilleure explicitation des apprentissages, une multiplication des interactions au sein de la classe ou encore de mettre l’accent sur la prévention. Ce dispositif, plébiscité par les enseignants, est donc un levier indéniablement prometteur pour améliorer la réussite des élèves », écrit Francette Popineau, co secrétaire générale du Snuipp, dans une lettre adressée le 30 mai au président de la République et au ministre de l’éducation nationale. Le Snuipp leur demande de renoncer  » à la suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes » ».

Le Snuipp relance son appel pour l’éducation prioritaire où une soixantaine de personnalités se déclare pour les « plus de maitres que de classes ». « La mise en place de maîtres supplémentaires, de la scolarisation des moins de trois ans et de temps mis à disposition des enseignants pour travailler en équipe constituent pour nous des premières mesures prometteuses. La scolarisation précoce, le travail en équipe et l’augmentation du taux d’encadrement des élèves sont pour nous des leviers de réduction des inégalités scolaires », dit le texte de la déclaration.  Parmi les signataires, Stéphane Bonnery, Dominique Bucheton, Marie Duru Bellat, Roland Goigoux, Jean-Yves Rochex, Agnès Van Zanten.

Les maitres + et Macron

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La CGT du privé mécontente d’une rencontre avec Blanquer

 » En ce qui concerne les nouvelles modalités d’évaluation du PPCR qui prévoient une évaluation des enseignant.e.s – agents publics – par les chefs d’établissement – missionnés par l’évêque -, le Ministère répond qu’en cas de dérive, il faudra se saisir des procédures de contestation prévue par l’administration…. Comme avant », note le syndicat CFT de l’enseignement privé à la suite d’une rencontre avec JM Blanquer.  » Rien non plus, en ce qui concerne une revalorisation des rémunérations des délégué.e.s auxiliaires payé.e.s actuellement à partir de 1 200 € par mois (lorsqu’ils sont à temps plein !). »

 

Cgt Enseignement privé

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« Dialogue possible » avec les syndicats

Jean-Michel Blanquer a reçu les principales fédérations syndicales du 24 au 26 mai. Pour Laurent Escure , de l’Unsa Education et Francette Popineau, du Snuipp Fsu, le ministre est soucieux du dialogue avec les syndicats. Mais laisse sa gestion dans le flou…

Un homme de dialogue

« C’est un homme capable d’entendre nos arguments », nous a dit Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa Education. « Il y a de la sincérité dans son engagement ». Reçu le 25 mai, la fédération Unsa Education a rencontré le ministre avec ses principaux syndicats. La veille, JM Blanquer avait reçu la Fsu et ses principaux syndicats, dont le Snuipp, co dirigé par Francette Popineau. »Le dialogue est possible », nous dit-elle. «  »JM Blanquer veut donner l’image d’un ministre qui dépasse les clivages en s’appuyant sur la concertation ».

Un recul sur le budget ?

Trois questions ont été abordées lors de ces entretiens. La première concerne le budget. Sous le quinquennat précédent l’Education était au 3ème rang protocolaire et les ministres ont su chaque année nos seulement protéger leur budget mais obtenir des rallonges de taille, comme B. Hamon en 2014 ou N Vallaud-Belkacem en 2016. « Le ministre n’a pas garanti à 100% l’absence de suppressions de postes dans l’éducation nationale », nous a dit L Escure. « Il veut faire mieux avec le stock d’emplois existants pour améliorer les résultats ». E Macron s’était engagé à ne pas supprimer de postes à l’éducation nationale et à créer 5000 postes pour les dédoublements de CP CE1.

Le grand flou de la gestion des PDM à la rentrée

Les maitres surnuméraires (PDM) sont la question du moment. « Le ministre ne va pas trainer pour produire des actes », nous dit L Escure. Il veut dédoubler 2200 à 2300 classes à la rentrée « mais on ne sait pas comment il va faire concrètement. Là où il ne peut pas dédoubler faute de locaux il pourrait mettre des PDM en co intervention « , ajoute-il. « On attend des réponses concrètes ». « Le ministre a la volonté de ne pas casser les PDM », nous a dit L Escure. « On a demandé à ce que les syndicats soient associés à l’évaluation des PDM et des CP dédoublés ».

« JM Blanquer montre que sa position a évolué sur les PDM depuis nos interventions », souligne Francette Popineau. « Mais il reste flou dans la gestion des maitres surnuméraires. Il n’est pas capable de dire où il prendra les postes pour les dédoublements. S’il ne compte que sur des volontaires pour dédoubler les CP il ne va pas y arriver. Ca nous inquiète car il n’y a pas de trésor de guerre. Il reste des postes non affectés dans les departements, environ 1200, et ils sont destinés aux ajustements de rentrée. Il ne faudrait pas faire les dédoublements aux dépens des ouvertures de classes ».

Rythmes : des « expérimentations » dès la rentrée

Sur les rythmes, « on a un point d’accord », rappelle F Popineau, « rien ne prouve les bienfaits de la semaine de 4 jours ou de 4 jours et demi. Tout dépend d e l’organisation de la semaine ». « On a demandé que la décision de faire de nouveaux rythmes ne soit pas donnée aux seuls maires. Il nous a dit que la question repose sur les acteurs locaux et que certaines municipalités seront en capacité d »expérimenter dès la rentrée 2017 de nouveaux rythmes. La vraie décision aura lieu pour la rentrée 2018″.

« Le ministre va publier un texte très rapidement », nous confie L Escure, « avec l’intention que les choses ne bougent aps avant la rentrée 2018 sauf à quelques endroits. Du 24 au 25 mai l’idée d’un décret publié cet été semble avoir fait son chemin.

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