Archives de la catégorie Syndical

Lettre d’infos de la FSU 44 | Etre en Grève le 31 mai : toutes les raisons | la FSU s’adresse au nouveau Ministre

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Toutes les raisons d’être en Grève le 31 mai | lieu et horaire de la mobilisation

 

Rassemblement le 31 mai à 11h à la préfecture à Nantes, puis manifestation.

Cette année, pour faire classe dans les meilleures conditions possibles, il nous a manqué : des enseignant·es dès le début de l’année dans de nombreuses matières en collège et lycée et pour les écoles des enseignant·es remplaçant·es partout des enseignant·es spécialisé·es pour que les réseaux d’aide soient complets des AESH pour prendre en charge les élèves notifié·es et pour remplacer …

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La FSU et ses syndicats s’adressent au nouveau Ministre de l’éducation national

COMMUNIQUE DE PRESSE Les Lilas le 24 mai 2022

Nouveau ministre, nouveau style, à quand les actes ?

La FSU a été reçue par le nouveau ministre ce mardi 24 mai. Elle a porté les exigences de mesures rapides pour les salaires et les conditions de travail des personnels. Le ministre s’est posé en rupture des méthodes de Jean-Michel Blanquer mais …

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ÉDUCATION : ADRESSE À LA PREMIÈRE MINISTRE

L’ensemble de l’intersyndicale de l’éducation et la FCPE s’adresse à la Première Ministre (et à la presse) pour faire part des inquiétudes concernant la situation pour la prochaine rentrée et faire connaître les mesures qui doivent être prises de toute urgence.

Madame la Première Ministre,

Vous prenez vos fonctions dans un contexte où plus que jamais nous avons besoin d’un service public de l’Éducation renforcé. Or l’École publique et laïque a subi de profonds bouleversements ces dernières années. La multiplication des réformes imposées à marche forcée et le manque chronique de moyens ont dégradé les conditions de travail des personnels et des élèves. Une politique salariale inadaptée aux défis des rémunérations des personnels a conduit à un recul du niveau de vie des personnels. Les personnels aux plus faibles rémunérations en particulier les AESH, les AED, la plupart des contractuels se trouvent dans une précarité inacceptable. Le déficit d’attractivité des métiers de l’Éducation nationale et de l’Enseignement agricole public s’amplifie année après année.

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Sud demande la levée des sanctions contre les enseignants

 » Le mandat de M. Blanquer a été marqué par un autoritarisme inédit… Aujourd’hui, les services déconcentrés utilisent de plus en plus les moyens permis par la loi de transformation de la Fonction publique pour exercer une répression déguisée à travers les mutations d’office. C’est le cas actuellement à l’école Pasteur de Saint-Denis (93) et au collège Victor Hugo de Nantes (44). Nous attendons, en ce début de mandat, une décision forte de rupture avec la politique de M. Blanquer », demande Sud Education dans une lettre ouverte adressée à Pap Ndiaye. Le syndicat demande aussi la mise en oeuvre de mesures de sortie de la précarité comme la CDIsation des AED, permise par l aloi contre le harcèlement et la reconnaissance du métier d’AESH. Sud demande une revalorisation immédiate sans contrepartie pour tous les personnels et « des recrutements massifs » pour la rentrée.

 

La lettre

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La FSU critique le nouveau gouvernement

« La composition de ce gouvernement sonne comme l’annonce de la poursuite par Emmanuel Macron de sa politique de casse sociale : nouvelle réforme des retraites, travail gratuit exigé des allocataires du RSA, poursuite du démantèlement des services publics, fragilisation de l’éducation », écrit la FSU. « Dans la période de 3 semaines qui nous sépare de l’élection législative, la FSU continuera donc de mettre les enjeux sociaux au centre du débat public, en toute indépendance vis-à-vis des partis politiques mais avec la volonté de nourrir les dynamiques de progrès social et avec la volonté de porter au plus haut les revendications du monde du travail afin qu’elles se traduisent en mesures législatives et réglementaires. Elle appelle à aller voter massivement à l’élection législative, pour battre inconditionnellement l’extrême droite, mais aussi à rejeter massivement les forces portant les politiques néolibérales ».

 

Communqiué

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Oral du DNB : Le Snes demande une rémunération

 » L’arrêté du 13 avril 2012 indique que l’oral du DNB est indemnisé au taux de 4,11 euros de l’heure. Plusieurs rectorats refusent d’appliquer ce texte prétextant que les épreuves orales du DNB font partie des “missions liées” des enseignants car elles sont organisées sur place et qu’elles ne concernent que les élèves de leur collège », rappelle le Snes de Rennes. « L’oral du DNB est pourtant l’une des épreuves obligatoires d’un examen national (arrêté du 31/12/2015). Les examinateurs peuvent à ce titre exiger une convocation écrite nominative tenant lieu d’ordre de mission et précisant les dates, lieu et heures de la mission et la rémunération de participation à un jury d’épreuve orale (taux 1), soit 4,11 euros de l’heure (arrêté du 13/03/2012)…Il s’agit ainsi d’exprimer clairement le refus d’assumer de manière totalement bénévole cette charge supplémentaire de travail ».

 

Modèle de courrier

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Le Snuep demande une rémunération pour l’oral du chef d’oeuvre

« Aux missions habituelles des PLP (cours, visites de stages, organisation des CCF, surveillances…), s’ajoutent cette année les certifications du chef-d’œuvre et une multiplication des convocations pour faire passer les oraux de CAP des candidat·es hors scolaires dans des CFA… L’oral du chef-d’œuvre nécessite de dédier 15 minutes à chaque candidat·e. Nombre d’enseignant∙es sont actuellement contraint∙es d’organiser cette épreuve aux dépens des heures d’enseignement. D’autres, pour ne pas priver leurs élèves de cours pendant plusieurs semaines à l’approche de l’examen, organisent cette certification en dehors de leurs heures habituelles de cours. Or contrairement au grand oral de la voie générale et technologique rien n’est envisagé pour rémunérer ce travail supplémentaire : c’est purement scandaleux ». Le SNUEP-FSU « tient à rappeler que les professeur·es de LP ne sont pas des bénévoles ». Il demande  » une contrepartie financière dès cette année. »

 

Communiqué

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Baromètre Unsa : L’éducation au fond du trou

« Combien de temps encore ça va durer ? » Commentant le 23 mai les résultats du « Baromètre Unsa », Frédéric Marchand , secrétaire général de l’Unsa Education, s’inquiète des tensions dans l’Ecole. Si les enseignants aiment leur métier, un tiers déjà trouve qu’il n’a plus de sens. Un tiers aussi envisage de changer totalement de métier. Et seulement 16% conseilleraient l’enseignement à leur enfant. Autre révélation de cette très large enquête (plus de 40 000 participants), le rejet de la politique ministérielle, déjà massif depuis 2018, ne cesse decroitre. 2022 voit une nouvelle baisse avec seulement 5% des enseignants en accord et pas plus d’un quart des cadres. Blanquer a laissé l’éducation au fond du trou.

Sonder les coeurs de 43 000 personnels d’éducation

De mars à avril 2022, pour sa 10ème édition, 43 000 personnels d’éducation ont répondu aux questions du « Baromètre » de l’Unsa Education. Un nombre très important qui donne à cette enquête une vraie représentativité. D’autant que les adhérents ou sympathisants Unsa ne représentent que 33% des participants. La moitié se déclarent proches d’aucun syndicat.

Le baromètre sonde les coeurs des personnels de l’éducation, et comme il le fait depuis 10 ans on voit les évolutions se dessiner et les préoccupations apparaitre. Et cela on le voit aussi pour les différents métiers de l’éducation.

Malaise, défiance, rejet de la politique éducative du gouvernement

« Le malaise et la défiance envers le ministre JM Blanquer se sont encore amplifiés », explique Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education. Si globalement 92% des répondants aiment leur métier, 29% ne trouvent plus de sens à ses missions. C’est le cas de 33% des enseignants, 32% des IPR (inspecteurs du 2d degré) et 42% des IEN (inspecteurs du 1er degré). 33% des enseignants envisagent de quitter l’éducation pour travailler dans le secteur privé (hors enseignement). Ils étaient deux fois moins nombreux en 2016. C’est aussi le cas de 24% des personnels de direction, 20% des IEN et 12% des IPR. Voilà qui laisse augurer d’une autre crise du recrutement, d’autant qu’un pourcentage plus important encore souhaite quitter son métier pour un autre dans le secteur public. Un personnel sur quatre seulement se sent reconnu dans son travail, soit deux fois moins aussi qu’en 2016 (27 et 46%). Seulement 19% des enseignants sont dans ce cas.

Une autre image de la situation est donnée par le degré d’approbation de la politique éducative du ministre. 86% des personnels de l’éducation sont en désaccord avec cette politique. Un pourcentage qui ne cesse de croitre depuis 2018. En 2017 le taux était à 67%. Il est passé à 83% en 2019.

Ce rejet n’est pas le fait que des enseignants même s’il est au maximum chez eux. Ainsi seulement 5% des enseignants approuvent la politique ministérielle. Chez les cadres le taux est plus fort mais pas plus d’un cadre sur 4 ne souscrit aux idées de JM Blanquer : 26% des IPR, 32% des IEN et 24% des personnels de direction. Ce divorce avec les cadres est apparu en 2018. JM Blanquer a réussi à faire une large majorité contre lui.

La revalorisation avant tout

Il reste des différences entre les cadres et les enseignants. Ainsi la moitié( mais la moitié seulement) se sent reconnu dans sa vie professionnelle contre un enseignant sur cinq. Les cadres sont plus satisfaits de leurs perspectives de carrière même si le taux est faible (30% des IPR, 22% des personnels de direction, 10% des enseignants). Seulement 7% des enseignants sont satisfaits de leur rémunération contre 28% des IPR, 16% des IEN et 12% des personnels de direction. Des taux très bas de toute façon.

Le premier motif de mécontentement c’est le pouvoir d’achat :68% demandent une amélioration urgente (70% des enseignants, 58% des personnels de direction) devant la charge de travail, les carrières et les relations hiérarchiques.

Des personnels favorables au programme de la NUPES

Le Baromètre montre aussi que les personnels de l’éducation sont nettement plus favorables aux propositions de la NUPES que d’E. Macron. Ainsi 89% des personnels (93% des enseignants, 89% des IEN, 85% des personnels de direction) sont pour recruter 160 000 personnels. 52% sont contre la paye au mérite. Sur ce point enseignants et cadres s’opposent, ces derniers étant majoritairement favorables (60% des IPR, 71% des personnels de direction, 30% des professeurs). 66% sont pour conditionner le financement du privé (69% des enseignants, 83% des IEN et personnels de direction). 50% sont pour supprimer Parcoursup (55% des enseignants). 54% sont contre la fin du collège unique. 48% sont contre davantage d’autonomie au lycée et au collège : 19% des enseignants y sont favorables contre 81% des personnels de direction et 41% des IPR.

« On a des sujets à porter lors de la prochaine rencontre avec le ministre », dit F Marchand. Ces sujets  sont bien repérés : la revalorisation, la charge de travail, les carrières et aussi « un besoin d’apaisement ». « Ce qui nous inquiète c’est combien de temps ça va encore durer », dit-il. « On voit les tensions. Il est urgent de respecter les personnels et de les associer ».

Selon le Baromètre un tiers des personnels n’attendent déjà rien du nouveau quinquennat. E Macron a annoncé une autre méthode. « L’état d’esprit des personnels se dégrade : en effet, seuls 59% des personnels attendent encore quelque chose du prochain gouvernement », estime F Marchand. « Les réponses aux questions d’actualité, sur les priorités éducatives et sur les propositions qui ont émergé dans le débat électoral, témoignent du besoin urgent d’un débat apaisé, loin des caricatures et des coups de pression. Les personnels veulent être reconnu·es et respecté·es, et attendent des politiques cohérentes et ambitieuses sur le long terme pour de nombreux sujets tels que l’inclusion, la transition écologique ou encore le climat scolaire… Il faut prendre le temps de parler.

On a besoin de débats qui permettent d’associer les personnels,  à condition que les conclusions ne soient pas écrites à l’avance ». Au niveau de délabrement moral où les 5 années de JM Blanquer laisse l’Ecole, sans réel changement le gouvernement prend le risque de voir l’Ecole s’effondrer.

 

Les résultats

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La FSU prépare une Journée de la précarité

« Aujourd’hui, un·e agent·e sur cinq n’est toujours pas titulaire : contractuel·les de droit public, de droit privé ou fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recruté·es sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat comme par exemple les AESH », écrit la Fsu. « Ce sont des personnes à qui l’administration impose des temps partiels et des salaires souvent plus faibles que ceux des fonctionnaires. Cette situation touche plus particulièrement les femmes et les jeunes. C’est pour dénoncer cette situation, revendiquer un plan de titularisation et de résorption de la précarité que la FSU rassemblera le 25 mai des délégations d’agent·es contractuel·les de tous les secteurs de la Fonction publique. »

 

Sur le site Fsu

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Benoît Teste :  » On ne va pas se laisser conter par la stratégie actuelle qui vise à désamorcer le vote enseignant »

La personnalité de Pap Ndiaye va t-elle changer les relations entre le ministre et les personnels ? Secrétaire général du premier syndicat de l’Education, Benoît Teste manifeste son admiration pour la personne de Pap Ndiaye et sa volonté de reprendre un dialogue cassé par JM Blanquer. Pour autant il rappelle que les législatives peuvent changer le ministre et que la nomination de Pap Ndiaye est avant tout une manoeuvre politique.

La nomination de Pap Ndiaye a t-elle été une surprise pour vous ? Comment expliquez vous ce choix ?

Cela a été une grande surprise. D’autres noms de personnes proches d’E Macron ont circulé. Sa nomination est un symbole très fort d’une sorte d’anti blanquérisme sur les questions de la lutte contre les discriminations et le racisme. Par contre on ne connait pas avec quels projets il arrive au ministère. Il n’a pas pour l’instant développé ce qu’il souhaite faire.

Mais on peut penser qu’il vient appliquer la politique voulue par E Macron, que nous jugeons négativement. Comme par exemple lier la revalorisation à des contreparties. Nous sommes dans l’attente de savoir ce que sa nomination signifie et s’il y a réorientation de la politique éducative.

On lisait Pap Ndiaye comme historien. Nous étions en lien avec lui intellectuellement. C’est une personnalité qui compte, particulièrement intéressante par sa grande intelligence et sa grande finesse sur des questions comme les discriminations. Sur ces questions c’est une sorte d’anti Blanquer. Le précédent ministre hystérisait le débat. Au contraire, Pap Ndiaye manie ces questions avec finesse et intelligence.

Pap Ndiaye a marqué , dès son premier discours, son choix du dialogue. Etes vous prêt ?

On est prêt. On va poser nos sujets. Mais on l’aurait aussi été avec le ministre précédent. On attend une plus grande ouverture au dialogue et une capacité à mener des débats sans hystérisation. On souhaite un dialogue plus franc et plus serein. Mais il ne faut pas cacher que le projet présidentiel pour l’Ecole remet en cause de nombreux points sur le statut des personnels. On attendra donc de voir le contenu de ce dialogue.

Il faut le rappeler : on est dans une période particulière, à 3 semaines des législatives. On espère dialoguer avec Pap Ndiaye. Mais il y a aussi une élection qui doit déterminer la majorité parlementaire et donc l’orientation du gouvernement.

Quels sujets sont prioritaires ?

La revalorisation. On voit l’éducation prendre l’eau avec une crise du recrutement sans précédent. On craint beaucoup pour la rentrée prochaine. C’est le moment d’échanger sur les urgences : prendre en compte immédiatement les listes complémentaires, maintenir en emploi les contractuels par exemple.

Vous allez demander des mesures d’apaisement pour les poursuites lancées par le ministre précédent ?

Bien sur. Vouloir tout controler, désigner comme wokistes des enseignants qui usent seulement de leur liberté pédagogique, c’était structurel dans la politique de JM Blanquer. On attend du nouveau ministre qu’il envoie des signaux là dessus. Il ne s’agit pas de tout remettre en cause mais de montrer que le calme revient dans certains cas emblématiques. On attend ce calme dans les questions de discrimination. Ce qui s’est passé à Saint-Denis (la mutation forcée de 6 enseignants de l’école Pasteur NDLR) c’est typiquement de l’hystérisation. On a monté en épingle une situation d’autonomie pédagogique qui se faisait dans le respect des textes avec une volonté de reprise en main. On a fait de ces enseignants de dangereux gauchistes en donnant raison à l’extrême droite. On attend de Pap Ndiaye qu’il prenne des décisions là dessus. Il y aussi le cas des CPE déplacés à Nantes.

Un mot sur les 5 années de JM Blanquer ?

Ouf ! Cette période a été douloureuse. Une période d’autoritarisme, de difficulté à dialoguer dans un ministère qui a besoin de calme et de sérénité. Il peut y avoir désaccord entre nous et le ministre. Mais JM Blanquer ajoutait une façon de mépriser ses interlocuteurs dès lors qu’ils ne pensaient pas comme lui qui a envenimé les choses. Le gouvernement actuel ne doit pas penser que la page est tournée. JM Blanquer a été soutenu y compris dans sa volonté de cliver sur les questions d’identité et de racisme car à un moment cela a correspondu à la volonté d’E Macron de fracturer la gauche. On ne va pas se laisser conter par la stratégie actuelle qui vise à désamorcer le vote enseignant. Il y a une forme de cynisme là dedans.

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Le Snuep FSu accuse France Compétences de fragiliser les formations professionnelles

« Comme chaque année depuis 3 ans, France Compétences publie les fiches de description synthétiques des 28 métiers prétendument émergents ou en cours d’évolution. Le label « émergent » autorise une procédure d’enregistrement simplifiée des modalités de certifications », rappelle le Snuep Fsu, syndicat de l’enseignement professionnel. France compétences est un établissement public créé par l aloi Choisir son avenir professionnel pour certifier les diplômes professionnels. « Ces dernières années, les politiques menées en matière de formation professionnelle ont été calamiteuses, que ce soit pour la formation initiale comme pour la formation continue des salarié·es ou des chômeurs et chômeuses. La loi « avenir pro », le développement anarchique de l’apprentissage à coup de dizaines de milliards d’argent public ainsi que la transformation de la voie professionnelle voulue par J.-M. Blanquer ont participé à accroître dangereusement la pénurie de personnels dans certains secteurs d’activité. Cette pénurie ne se résoudra aucunement par des formations réduites à quelques jours ou quelques semaines, pensées dans l’urgence et en développant de nouvelles micro-certifications. Ce problème risque même de s’accélérer si une rupture avec les choix opérés sous le dernier quinquennat n’est pas rapidement amorcée. Les jeunes ont besoin d’une formation professionnelle initiale globale solide et équilibrée entre savoirs généraux et professionnels qui leur permette réellement d’accéder à un métier et qui soit garante d’une insertion sociale et professionnelle durable. Les lycées professionnels sont les mieux à même de répondre à ce besoin », estime le Snuep.

 

Communiqué

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Pap Ndiaye et JM Blanquer : Rupture ou continuité ?

Quand un ministre s’en va il vante son bilan. Quand il arrive il salue les enseignants. Tout cela, JM Blanquer et Pap Ndiaye l’ont fait le 20 mai lors de la cérémonie de passation de pouvoirs. Mais les deux hommes se sont aussi affrontés à fleuret très moucheté sur le thème de la continuité. De leur coté, les syndicats posent dès maintenant leurs exigences en attendant d’entamer un dialogue que le nouveau ministre a promis.

JM Blanquer ne lâche rien

« Oui il y a eu un progrès. Oui les enfants ont progressé en français et en maths ». Ce dernier jour de son long ministère, JM Blanquer continue à répéter des éléments de langage qui ne l’ont pas aidé à garder son poste. Mais l’essentiel de son discours va porter sur ce qui semble le séparer de son successeur. « L’école républicaine c’est la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. Et nous avons voulu faire valoir cela avec des initiatives que je sais que vous partagez, avec le conseil des sages de la laïcité, les équipes laïcité… Certains veulent souligner que chaque appartenance serait plus importante que la république. C’est l’inverse », dit JM Blanquer à son successeur, pionnier des Black Studies en France. « Je sais, et nous en avons parlé, il y aura des continuités et même des mesures d’approfondissement sur ces sujets », affirme t-il. JM Blanquer en appelle à S Paty. « Il y a eu un événement dramatique pour cette maison : l’assassinat de S Paty. Il nous oblige à une vigilance sur nos valeurs et cette vigilance vous en êtes maintenant le garant ».

Pap Ndiaye promet le dialogue

Pap Ndiaye anticipe. « J’ai une pensée pour un collègue historien, Samuel Paty, dont l’exemple et la mémoire sont gravés dans nos esprits », dit P Ndiaye en commençant son discours. « Mes premières pensées vont vers le monde des enseignants qui est le mien depuis toujours. Je suis un pur produit de la méritocratie républicaine dont l’école est le pilier ». Mais Pap Ndiaye ajoute : « Je suis aussi le symbole de la diversité. Je n’en tire nulle fierté mais plutôt le sens des responsabilités ».

Arrive le moment d’annoncer sa politique. P Ndiaye évoque « la consolidation des savoirs fondamentaux, l’égalité des chances , l’adaptation aussi nécessaire de l’école aux bouleversements des économies et des sociétés ». Il termine son discours en promettant que « le dialogue avec toute la communauté éducative sera un principe important ».

Les syndicats manifestent leurs exigences

Justement la communauté éducative n’a pas tardé à faire connaitre ses exigences. « Sa nomination est un symbole de rupture avec Jean-Michel Blanquer à plus d’un titre », affirme le Snes Fsu. « Mais l’Education nationale ne se gouverne pas uniquement à coup de symboles. Pendant sa campagne, Emmanuel Macron a évoqué de nombreux projets de réformes : pacte pour les enseignants, redéfinition du statut, orientation, avec des propos souvent méprisants ou déconnectés de la réalité. Ces projets ne répondent en rien à l’urgence du moment qui est salariale : après des années de déclassement salarial, les personnels doivent être revalorisés sans contreparties. Si le nouveau ministre de l’Education nationale persiste à vouloir engager des réformes qui ne répondent qu’à des lubies idéologiques sans prendre la mesure de la crise profonde que traverse l’Education nationale, il portera alors, comme son prédécesseur, une lourde responsabilité dans la crise du service public d’Education ». Le Snes demande une réelle revalorisation (« plus aucun professeur, CPE, Psy-EN ne doit être recruté en dessous de 2 000 euros nets »).

Pour le Snuipp Fsu,  » une rupture nette avec les politiques éducatives menées est non seulement nécessaire, mais aussi urgente. Pourtant, le programme du président de la République prévoit de poursuivre le resserrement sur « les fondamentaux » qui réduit l’ambition scolaire, d’amplifier la mise au pas des enseignant·es comme dernièrement avec la mutation d’office de six enseignant·es de l’école Pasteur en Seine Saint Denis, de généraliser “l’expérimentation marseillaise” créant ainsi des inégalités territoriales pour les écoles, d’instaurer un salaire prétendument au “mérite” et de mettre en concurrence les personnels comme les écoles… Ces mesures augmenteraient le caractère inégalitaire du système scolaire et conduiraient à une dégradation encore plus forte des conditions d’exercice du métier ». « Il faudra prendre des décisions rapides en matière de revalorisation salariale : dégeler le point d’indice et rattraper des années de déclassement salarial », dit encore le Snuipp. « Sur le plan des conditions de travail, des moyens doivent être débloqués pour alléger les effectifs partout afin de faire réussir tous les élèves ».

Pour le Sgen Cfdt « sortir du sous-investissement dans la reconnaissance des personnels implique pour le Sgen- CFDT une loi de programmation pluriannuelle pour revaloriser les rémunérations des agents. Mais cette reconnaissance doit passer aussi par un changement de paradigme en terme de gestion humaine. Il est nécessaire de mieux considérer les agents, reconnaître leur expertise professionnelle, leur reconnaître une autonomie au travail pour construire au plus près des réalités locales les solutions pour mieux faire réussir tous les élèves ».

Pour le Se Unsa,  » La priorité, c’est la nécessité de travailler à la réconciliation des personnels avec leur institution. Pour le SE-Unsa, il faut une rupture nette avec la méthode politique de la rue de Grenelle de ces cinq dernières années. Les personnels ne veulent plus subir, ni vivre au rythme d’incessantes annonces médiatiques qui nient la réalité, simplifient la complexité de leurs missions et placent les professionnels qu’ils sont dans un insupportable porte-à-faux ». Le Se Unsa pointe encore deux priorités :  » Le premier défi, c’est la crise de l’attractivité. Après des difficultés plus importantes que d’habitude en septembre 2021, la rituelle rentrée « techniquement » réussie » est sérieusement menacée pour septembre 2022… Le second défi, c’est la réussite de l’école inclusive. Il n’est plus possible de laisser les professionnels seuls, entre culpabilité et épuisement, et des élèves et des classes en panne, voire en souffrance ».

Pour Sud, « la nomination de Pap Ndiaye est un désaveu des aspects les plus réactionnaires et nauséabonds de la politique menée par Jean-Michel Blanquer. Néanmoins le programme de Macron en matière d’éducation continue de laisser craindre le pire avec la casse du lycée professionnel,  l’accroissement de l’autonomie des établissements et la remise en cause des obligations réglementaires de service… Le nouveau ministre doit prendre ses responsabilités et envoyer un signal d’apaisement aux personnels en mettant fin sans délai à la répression qui s’abat sur les enseignant·es de l’école Pasteur de Saint-Denis ainsi que sur les 2 CPE du collège Victor Hugo de Nantes. Enfin, l’abrogation des contre-réformes Blanquer (réformes des lycées et du bac, Parcours sup’ et loi Rilhac) doit être une priorité du nouveau ministre ».

Dans l’enseignement professionnel, une priorité pour E Macron, le Snuep Fsu va a contre courant de la politique présidentielle. « Les lycées professionnels, fortement fragilisés par la Transformation imposée par J.-M. Blanquer, doivent bénéficier d’une politique éducative renforcée et volontariste permettant à tout∙es les élèves d’accéder à un diplôme dans des conditions d’études satisfaisantes. Pour cela, il est indispensable de rompre immédiatement avec la volonté d’imposer l’apprentissage dans les classes, d’abroger la Transformation de la voie professionnelle et donc de supprimer les familles de métiers et les gadgets pédagogiques (chefs-d’œuvre, co-intervention et accompagnement imposés). Il faut en finir avec le dogme libéral des compétences et renforcer les diplômes en les certifiant par des épreuves ponctuelles terminales ».

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Les syndicats demandent des moyens à Elisabeth Borne

Les syndicats de l’éducation n’attendent pas. Le 18 mai ils écrivent à la première ministre. « La situation pour la prochaine rentrée est inquiétante. Avec la chute importante du nombre de présents aux concours de recrutement, : des personnels vont manquer pour la rentrée 2022. Ceci alors que celles et ceux en postes dans les écoles, les établissements et les services sont épuisés par les réformes à marche forcée du dernier quinquennat et inquiets des projets annoncés », écrivent ensemble 11 syndicats (FSU, UNSA Education, FNEC FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SNALC, Sud Education, SNCL-FAEN, FO-EA, CGT Agri, SUD Rural Territoires) et la Fcpe.  » Il est nécessaire de mobiliser des moyens notamment en pérennisant partout où elles existent les listes complémentaires en y recourant en première intention. Il faut également dès maintenant renouveler les contractuels mobilisés pour assurer les remplacements cette année. Dans l’immédiat, nous demandons un moratoire sur les suppressions de postes présentées dans les comités techniques… Au titre des priorités à engager dès le début du quinquennat, nous vous confirmons notre exigence d’une revalorisation ambitieuse des salaires pour tous les personnels non seulement pour compenser la perte de pouvoir d’achat depuis plusieurs années mais pour redonner de l’attractivité aux métiers des services publics d’Education, sans conditionnement à des tâches supplémentaires ». Faire bloc semble être la bonne politique.

 

Le courrier

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[SUDeduc44] [GREVE MARDI 31 MAI : DES MOYENS POUR L’EDUCATION !]

Les luttes se multiplient actuellement dans les écoles et établissements scolaires de Loire-Atlantique. Pour intégrer le dispositif REP+, l’école Nelson Mandela de Saint-Herblain était en grève vendredi 13 et mardi 17 mai (Article et vidéo ici / d’autres photos ici). Les militant-e-s de SUD qui y travaillent animent un mouvement exemplaire en termes de solidarités entre personnels et parents d’élèves. Dans le second degré, les collèges Auguste Mailloux et Victor Hugo se battent contre l’autoritarisme et les dérives managériales de l’administration (plus d’infos ici et ici). Ailleurs, beaucoup d’établissements se mobilisent pour les DHG, des écoles alertent leur hiérarchie sur la question des non-remplacements, la fin des recrutements des AESH ou encore l’impossibilité de faire vivre une réelle école inclusive sans moyen.

Faire collectif, s’organiser et lutter pour défendre nos conditions de travail et les conditions d’apprentissage des élèves, c’est le sens du syndicalisme que nous portons à SUD éducation. Toutes ces mobilisations ont la même origine : elles résultent d’une volonté de se battre contre des politiques qui ne cessent de dégrader l’École, entraînant des souffrances qui deviennent insupportables à vivre au quotidien. Faisons converger ces colères !

SUD éducation 44, dans un cadre intersyndical large, appelle massivement tous les personnels à être en grève et à se rassembler en Assemblée Générale le mardi 31 mai (horaires et lieux à venir) pour revendiquer des moyens pour le service public d’éducation.

Lire le communiqué de presse intersyndical.

L’équipe de SUD éducation 44


SUD éducation 44
9 rue Jeanne d’Arc
44000 NANTES
Tél: 02 53 45 46 38
Port: 07 66 53 75 54

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Le Snpden veut la pause

Après Blanquer, « Il faut laisser reposer la pâte ». La formule résume la principale attente du premier syndicat de personnels de direction pour l’après Blanquer. Après 5 années de réformes accélérées, les personnels de direction veulent souffler.  C’est vrai aussi pour la réforme des maths en 1ère ou celle de la réforme de la voie professionnelle. Pas de chance, Emmanuel Macron a déjà promis de nouvelles réformes. Ce nouvelles années difficiles s’annoncent pour le syndicat.

Maths : Un timing intenable

Alors qu’il fête ses 30 ans, le Snpden Unsa, premier syndicat des personnels de direction, joue la sérénité. A l’couter il serait presque satisfait d’avoir des syndicats concurrents. Et dans le chaos généré par les dernières décisions de JM Blanquer, il affecte de garder la tête froide.

Alors que JM Blanquer a annoncé que la réforme de l’enseignement de maths en 1ère générale s’appliquerait à la rentrée 2022, alors que le Conseil supérieur des programmes publie un projet de programme, le Snpden attend les textes officiels.

Ca ne l’empêche pas de critiquer. « C’est un contre sens absolu de mettre en place un dispositif à la rentrée à cause du timing », explique Bruno Bobkiewicz, secrétaire général. « Le problème majeur c’est l’incapacité de dire des choses claires. Je ne sais conseiller les familles à ce stade ». L’annonce ministérielle n’est suivie par aucun texte sur l’organisation du nouvel enseignement, le public ciblé et encore moins les débouchés dans Parcoursup. Cela alors que les élèves de seconde doivent arrêter leurs choix de spécialité début juin.

Crise du recrutement : un vivier introuvable

Autre formule ministérielle qui ne passe pas : le fameux « vivier » où la rue de Grenelle annonce vouloir pêcher des professeurs  pour remplacer l’effondrement des candidatures aux concours. « Je ne sais pas où ils vont chercher ce surplus de professeurs », note Bruno Bobkiewicz. Il a son sentiment sur la crise du recrutement. « L’image dégradée du métier ne fait plus rêver personne. Quand on a un bac +5 dans certaines disciplines on n’a pas intérêt à entrer dans le métier au vu du salaire et des discours tenus sur les professeurs ».

Rejet des réformes annoncées par E Macron

Bruno Bobkiewicz n’est pas plus emballé par les réformes annoncées par Emmanuel Macron . Alors que le président veut donner plus de pouvoir aux chefs d’établissement, notamment celui de recruter les enseignants, le Snpden n’est pas intéressé. « On ne veut pas davantage de pouvoirs « , dit-il. « On n’est pas favorable à l’autonomie du chef d’établissement mais très favorables à celle des établissements. L’autonomie c’est avoir les marges financières permettant de l’exercer avec le conseil d’administration ». Le Snpden déplore que tout ce qui concerne l’autonomie soit en fait déjà fléché. « Tout ce qui est imposé par le système, les LCA, les maths complémentaires etc., doit être financé pleinement ». A défaut il n’y a plus de marge d’autonomie.

La réforme annoncée de la voie professionnelle est mal accueillie. « On vient de réformer la voie professionnelle, souligne Laurence Colin, secrétaire nationale. « Cette année, c’est la première terminale en mode réforme. Analysons d’abord ce qui vient de changer. On vient de faire changer les équipes et on parle déjà de tout modifier. C’est la meilleure façon de décourager les enseignants ».

Laisser reposer  la pâte

« On attend du prochain ministre de la concertation, de la communication, de la confiance », dit Bruno Bobkiewicz. « Qu’il ne démarre rien de nouveau avant d’avoir fait le bilan de l’existant. Les collègues ont besoin de laisser reposer la pâte. On n’est pas obligé de réformer tout le temps ». Le Snpden attend aussi du nouveau ministre  une autre politique d’inclusion scolaire  notamment par rapport aux PIAL qui sont gérés par les établissements. « On aimerait aussi que fut mis plus en avant la mixité sociale et scolaire ». Après 5 années très difficiles, les personnels de direction attendent l’arrêt de la réformite. Alors qu’Emmanuel Macron veut en urgence lancer les réformes du système éducatif qu’il n’a pas pu mener lors de son premier quinquennat.

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L’intersyndicale de la fonction publique saisit E Borne sur les salaires

« La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable… La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans. Pierre angulaire des salaires des agentes et agents de la Fonction publique, le point d’indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais ». Geste inédit, les 8 fédérations de la Fonction publique, Cgc, Cftc, Cgt, FA, FO, FSU, Solidaires et Unsa, s’adressent ensemble le 17 mai à E Macron et E Borne. Outre la hausse des salaires, les 8 fédérations demandent l’indexation de la valeur du point fonction publique sur l’évolution du coût de la vie.

 

La lettre

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Grève dans l’enseignement agricole privé

La Fep Cfdt appelle à la grève aujourd’hui les salariés des établissements agricole sprivés du CNEAP. Ils protestent contre un nouveau projet de convention collective. « L’objectif des employeurs avec cette convention collective est de faire réaliser aux établissements des économies sur leurs masses salariales, en ne reconnaissant plus l’expérience acquise et en faisant travailler les nouveaux davantage, tout en les payant moins. L’introduction de jours de carence se justifierait, selon eux, par l’abus du recours aux arrêts maladie », écrit la Fep cfdt. Selon le syndicat un éducateur de vie scolaire (EVS) pourrait perdre 130 000€ de salaire sur sa carrière et un formateur 80 000€.

 

Fep Cfdt

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Le Snes Fsu veut la revalorisation

« La revalorisation sans contreparties est une urgence, elle est un impératif pour chacun-e d’entre nous mais aussi pour sortir de la crise de recrutement qui frappe de plein fouet le service public d’Education », lance le Snes Fsu dans un Appel voté par son congrès national de Montpellier. Le congrès demande un minimum de 2000€ net pour les enseignants et 1850 pour les AED et AESH. Il demande aussi la baisse des effectifs élèves, « la reconstruction du collège » et »la remise à plat de la réforme du lycée ».

 

L’Appel

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Recrutement : Effondrement aussi dans le premier degré et l’enseignement professionnel

La publication de nouveaux résultats des épreuves d’admissibilité aux concours de recrutement des enseignants montre l’extension de la crise dans le premier degré et dans l’enseignement professionnel. Ce sont donc tous les secteurs de l’éducation nationale qui sont touchés par une crise sans précédent. La rentrée est bien compromise. Les syndicats demandent des mesures d’urgence.

Catastrophe dans le premier degré

On attendait le 13 mai de nouveaux résultats des concours de professeurs des écoles, notamment ceux de l’Ile de France. Ils sont beaucoup plus mauvais que ce qui était attendu. A Créteil, il n’y a que 521 admissibles pour 1079 postes offerts. En 2021 il y avait eu 1321 admissibles pour 1420 postes et 1056 admis. La même proportion donnerait entre 300 et 400 admis cette année et plus de 600 postes vacants.

A Versailles, on compte 484 admissibles pour 1430 postes proposés. En 2021 il y avait 1508 admissibles pour 1408 postes et il y avait eu 1271 admis.  Avec le même ratio on aurait 400 admis en 2022 et un millier de postes vacants.

Même à  Paris la crise est là. Il n’y a que 180 admissibles pour 219 postes proposés. Il y avait 366 admissibles en 2021. Rien que sur ces trois académies 1600 à 1700 postes vont rester vacants. Les concours supplémentaires offrent 700 postes (500 à Créteil et 200 à Versailles). On restera donc loin du compte.

D’autres académies sont aussi en déficit grave. Ainsi en Guyane il y a 105 admissibles pour 172 postes, à Mayotte 40 pour 160.

On peut encore citer des académies où le nombre d’admissibles ne permet pas d’envisager sereinement la rentrée. Ainsi à Aix Marseille il n’y a que 499 admissibles pour 395 postes, à Amiens 320 pour 256 postes, à Dijon 198 pour 172, à Grenoble 495 pour 406, à Nancy-Metz 310 pour 264 postes, à Reims 200 pour 154 postes. Au total en France , il y a 9597 admissibles pour 8323 postes proposés. Soit un ration de 115% qui ne permet pas un recrutement de qualité ni même d’affecter les postes.

Le second degré en crise

On sait que la crise existe aussi dans le second degré. En maths il n’y a que 816 admissibles pour 1035 postes. En lettres on compte 720 admissibles pour 755 postes. En lettres anciennes c’est pire : 60 admissibles pour 134 postes. En allemand on compte 83 admissibles pour 215 postes. En anglais il n’y a que 904 admissibles pour 781 postes. En espagnol 490 pour 320 postes. En SES 175 pour 121 postes.

Catastrophe aussi dans l’enseignement professionnel

Mais la situation n’est pas meilleure dans l’enseignement professionnel. Selon le Snuep Fsu, la grande majorité des 27 disciplines n’atteint pas le ratio attendu de deux admissibles pour un poste. Pour 4 d’entre elles, le nombre d’admissibles et inférieur au nombre de postes. C’ets le cas en maths sciences où il y a 201 admissible spour 240 postes, lettres allemand avec 3 admissibles pour 5 postes, génie civil ETE avec 15 pour 27 postes et biotechnologies avec 137 pour 190 postes.

Le ministère n’a rien anticipé

Cette situation découle en partie de la réforme du concours qui a repoussé en M2 un concours qui avait lieu en M1. Pour les masters MEEF cela a asséché le vivier. Il y a aussi les conditions très difficiles d’entrée dans le métier à temps plein pour ces même masters. Mais on voit bien que la crise n’est pas la même dans toutes les disciplines. Ce sont aussi les conditions de rémunération et de travail qui font fuir les candidats. Avec JM Blanquer le salaire des professeurs débutants a atteint un plancher historique : il ne représente plus que 1.1 fois le SMIC.

Le ministère refuse de publier les nombres de candidats dans les différents concours pour cacher la déroute de sa politique. Il affirme qu’il a anticipé ces résultats et dispose de réserves d’enseignants. Pourtant le nombre de postes proposés est à peu près le même qu’en 2021. Alors que 8000 postes ont été supprimés dans le 2d degré en 5 ans malgré des effectifs élèves en hausse on se demande bien où elles se cachent ! En réalité le ministère n’a rien anticipé et se retrouve face à une impasse. Certaines académies ont déjà lancé des offres d’emploi de contractuels. C’est sur place qu’il faudra compenser l’incompétence ou le sabotage venu d’en haut.

Plan d’urgence demandé

Les syndicats demandent des actions urgentes. Ainsi le Sgen Cfdt  » demande une série de mesures à plus ou moins long terme : revalorisation significative des salaires des débutants mais aussi tout au long de la carrière pour donner des perspectives aux enseignants, augmentation de la prime d’entrée dans le métier, aide au logement. Le sujet n’est pas que financier : les conditions de travail et l’état de l’école dans notre pays nécessiteront de vrais débats, totalement absents de la campagne présidentielle. La formation initiale est un autre chantier qui nécessitera d’importantes réorientations pour travailler à une véritable attractivité des métiers de l’enseignement ».

Le Se-Unsa parle « d’auto-sabotage ». « L’habituelle rentrée « techniquement » réussie est ainsi sérieusement menacée pour septembre 2022. C’est alarmant pour les conditions de scolarité des élèves : on court le risque important d’un manque d’enseignants, CPE et PsyEN », écrit le syndicat. « A-t-on jamais vu un employeur se donner aussi peu les moyens d’attirer des candidats ? »

Le Snes Fsu met aussi en cause la réforme de la formation. « La réforme de la formation des enseignant-es qui entre en vigueur cette année a restreint le vivier d’étudiant-es de la session de concours 2022, du fait du déplacement du concours du M1 (jusqu’en 2021) au M2, sans aucune mesure transitoire. Les nouveaux dispositifs de M2 MEEF, que ce soient le stage d’observation et de pratique accompagnée (SOPA) ou, davantage encore, le contrat d’alternance (ECA), ont induit une charge de travail importante pour les candidat-es et une réduction drastique des cours et des temps de préparation des épreuves écrites », écrit le Snes. « La situation matérielle des candidat-es aux concours n’a pas non plus permis de résorber la crise ancienne des recrutements. Les 125 euros de gratification mensuelle pour les M2 SOPA ont été versés plusieurs mois après la rentrée de septembre, et aucune aide n’est mise en place pour les autres candidat-es déjà titulaires d’un Master, décourageant de nombreux candidat-es inscrits en octobre qui ont abandonné avant les épreuves ».

Le Snes demande la création de listes complémentaires au capes interne. Il exige un plan pluri annuel de recrutements et la mise en place d’un concours exceptionnel à la fin de la session 2022. « La revalorisation des salaires ne peut plus attendre ».

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Une intersyndicale appelle à la grève dans les établissements de l’AEFE

Les syndicats Snuipp Fsu, Snes Fsu, Unsa Education et Sgen Cfdt ont déposé un préavis de grève auprès de l’AEFE (agence pour l’enseignement français à l’étranger) pour le 19 mai. C’est la réécriture du cadre juridique des personnels détachés qui explique ce mouvement. L’intersyndicale déplore la fin de la consultation des commissions consultatives pour le recrutement et le retrait de plusieurs avancées.

 

L’appel à la grève

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La FSU prépare une Journée de la précarité

« Aujourd’hui, un·e agent·e sur cinq n’est toujours pas titulaire : contractuel·les de droit public, de droit privé ou fonctionnaires à temps incomplet dans le versant territorial, recruté·es sur des fonctions normalement assurées par des fonctionnaires ou sur des fonctions uniquement mises en œuvre par le biais de contrat comme par exemple les AESH », écrit la Fsu. « Ce sont des personnes à qui l’administration impose des temps partiels et des salaires souvent plus faibles que ceux des fonctionnaires. Cette situation touche plus particulièrement les femmes et les jeunes. C’est pour dénoncer cette situation, revendiquer un plan de titularisation et de résorption de la précarité que la FSU rassemblera le 25 mai des délégations d’agent·es contractuel·les de tous les secteurs de la Fonction publique. »

 

Sur le site Fsu

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Guide de l’action sociale

La FSU publie un vade mecum qui présente les différentes aides sociales dans l’éducation nationale. Cela concerne l’aide au départ en vacances, le soutien aux personnes handicapées, l’aide à la gare d’enfants, à l’installation, la participation aux frais de séjour des enfants en séjour linguistique, les aides à la restauration ou au logement etc. A noter : un simulateur des prestations ministérielle à l’entrée dans le métier.

 

Le guide

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