Archives de la catégorie Syndical

Communiqué FSU Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Communiqué FSU

Les Lilas le 2 août 2018

Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Ce dimanche 29 juillet, l’Awda, navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d’Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël.

Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, membre de l’équipage de l’Awda, citoyenne française également, qui a été emprisonnée en Israël, et depuis peu libérée. Pour ces deux situations, le silence du gouvernement est assourdissant et la protection consulaire absente.

La Flottille doit passer. l’Awda doit être restituée pour pouvoir aller à Gaza, et son équipage et ses passagers doivent être libérés.

Et la « Freedom », le voilier qui va la suivre dans quelques heures, ne doit pas faire l’objet d’un acte similaire.

La FSU, membre du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, demande au gouvernement français d’agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.

Le gouvernement français doit agir pour que cesse le scandale que constitue ce blocus.

Il est temps que la communauté internationale s’exprime avec force et rappelle Israël à ses devoirs. Elle ne doit pas laisser indéfiniment son gouvernement et son armée agir et violer le droit international en toute impunité. Cela passe aussi par l’arrêt de toute coopération économique jusqu’à ce qu’Israël respecte enfin le droit international et s’y soumette.

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Université des mouvements sociaux du 22 au 26 Aout à Grenoble

Du 22 au 26 Aout 2018 à Grenoble, se tiendra la première université d’été des mouvements sociaux en France. Il est encore possible de s’y inscrire !

 A la suite du succès de l’université d’été des Attac d’Europe à Toulouse en 2017, qui a réuni plus de 1800 participant·e·s, Attac a fait le choix d’abandonner son université au profit d’une dynamique de convergences. Ainsi ce sont plus de 200 organisations syndicales, ONGs et associations représentants la diversité des mouvements sociaux (FSU, Solidaires, UGICT-CGT, Attac, Fondation Copernic…), écologistes (Greenpeace, Alternatiba…), de défense des droits humains (LDH, Mrap, Mouvement de la Paix, AFPS…), mais également des médias indépendants (Médiapart, Reporterre, Basta) qui s’associent pour ouvrir cet espace de débat, d’échange et de formation. 

 

L’ensemble du programme ici :

https://ue2018.org/spip.php?page=programme

Les informations pratiques ici :

https://ue2018.org/Informations-pratiques

Cette université d’été à également l’ambition d’être un moment de visibilité pour nos analyses, nos résistances et propositions d’alternatives. Ces 5 jours doivent enfin être l’occasion de reconstruire un espace convergence qui nous fait aujourd’hui défaut (suite à l’épuisement de la dynamique des Forum Sociaux), que ce soit entre mouvements ou avec les intellectuel.le.s, pour faire revivre l’espérance altermondialiste d’un autre monde possible face au libéralisme économique, incarné en France par Emmanuel Macron, dont les désastres sociaux deviennent de plus en plus visibles, et la xénophobie et le faux protectionnisme d’un Trump ou des droites extrêmes européennes.

Plus de 100 ateliers et séminaires rythmeront les journées, recouvrant des thématiques variées : enjeux économiques, écologiques, éducatifs, droits démocratiques, question internationale ou liée à l’information et aux lanceurs d’alertes, mais également des ateliers pratiques d’initiation aux techniques de l’éducation populaire ou réunion de rencontre de réseaux thématiques. Chaque journée se conclura par trois forums abordant les grands débats qui traversent nos mouvements tant sur les questions du travail, du féminisme, de l’antiracisme, des questions migratoires ou des enjeux écologiques. Enfin, les soirées sont l’occasion de découvrir des conférences gesticulées, d’assister à un concert ou de poursuivre les discussions entamées en journée.

Pour la FSU et ses syndicats cette université sera aussi l’occasion de renforcer ses liens avec d’autres organisations du mouvement social et de confronter ses analyses et propositions. Elle est à l’initiative de trois séminaires (une journée complète sur un thème) : un premier sur l’éducation, un second sur la défense des services publics face aux attaques d’E. Macron, et un troisième sur les enjeux des retraites.

La FSU à l’université des mouvements Sociaux :

 

Défense et alternatives pour les services publics

Les services publics, véritables laboratoires des idées libérales, sont des vecteurs de résistances et sont porteurs d’alternatives et de dynamiques de socialisation.

Co-organisé par : FSU / Union syndicale solidaires / Fédération CGT des Services Publics / Convergence nationale des collectifs locaux de défense et de promotion des services publics.

 

Penser l’école des savoirs, du regard critique et de l’émancipation pour changer la société.

Loin des logiques utilitaristes d’adaptabilité au monde capitaliste, il faut penser une école qui porte l’objectif de garantir à tous, grâce aux savoirs et à l’esprit critique, un rôle actif pour transformer la société.

Co organisé par FSU-Secteur Education / Revue N’autre école (Question de classe(s) ) / Revue Dialogue (GFEN) / Revue Carnets rouges ( Réseau écoles ) / Revue regards croisés ( Institut de recherches de la FSU ) / Copernic / Ferc-CGT / Sud Education

 

Les retraites au péril du libéralisme

La retraite par comptes notionnels, un système injuste et inefficace. Quel système de retraite pour une société solidaire ?

Co-organisé par FSU / CGT / Solidaires / Economistes attérés / Fondation Copernic / Attac.

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Nouveaux programmes : les syndicats quittent le CSE

Fait rarissime. Après des déclarations sur l’absence de dialogue social et l’autoritarisme du ministère, les syndicats ont quitté ensemble le Conseil supérieur de l’enseignement (CSE) du 12 juillet qui devait examiner les nouveaux programmes. La Fcpe et des organisations de lycéens et élèves les ont accompagné. Le ministre doit faire face à une crise sans précédent. Il a répondu par la diffusion d’une publicité vantant les nouveaux programmes.

Le bulletin scolaire salé de JM Blanquer

Personne ne se rappelle avoir vu cela au CSE. Le 12 juillet, les syndicats Fsu, Unsa (sauf le Snpden), Cgt, Sud, Solidaires, Fnec IP FO, les organisations Fcpe, SGL et Unef, ont dit chacun ce qu’ils avaient sur le coeur avant de quitter ensemble le CSE. Ils ont ainsi démontré que les réformes lancées par le ministre se heurtent à un refus quasi unanime et qu’il n’y a pas de confiance envers le ministre. Seuls le Snalc, syndicat proche du ministre, et la CGC sont  restés.  Il n’aura fallu qu’une année à JM Blanquer pour créer cette situation.

Lors de ce CSE le ministère avait fait un geste en remettant à plus tard l’examen des textes portant sur le bac. Le départ des organisations s’est fait en réaction à l’examen des textes portant sur le calendrier scolaire 2019-2020 et les nouveaux programmes de l’école et du collège.

Mais c’est une sorte de bulletin de fin d’année que les syndicats ont envoyé de façon très ostentatoire à JM Blanquer. Un bulletin particulièrement salé où sa façon de faire est condamnée. Dans un communiqué commun, ils dénoncent « la méthode de travail, l’absence de concertation, de consultation comme  la politique autoritaire et la vision idéologique de l’école qui entre en contradiction avec l’école de la confiance ou le pragmatisme prôné dans les médias. Depuis un an la distance entre le discours et la manière de procéder de ce ministère constitue un empêchement à une évolution  de l’École qui permettrait d’enrayer les inégalités et de faire réussir tous les élèves. La communauté éducative réclame que l’école ne soit pas l’affaire de partis pris mais l’objet de débats appuyés sur les travaux de la recherche et la concertation avec ceux qui sont directement concernés ».

Une vision idéologique

De façon plus imagée, le SIEN Unsa, syndicat des inspecteurs Unsa, parle de « Diafoirus de la pédagogie ». L’Unsa éducation évoque la « logique solitaire et de précipitation » dans la conception des réformes. Pour le Se Unsa, Stéphane Crochet met en évidence « la contradiction entre un discours qui valorise l’autonomie des établissements et des écoles et une pratique autoritaire qui tente d’imposer LA bonne méthode ». Il évoque « un autoritarisme du ministre qui semble convaincu que lui seul sait ce qu’il faut faire et comment il faut le faire… Il s’agit en fait d’imposer une vision idéologique de l’acte d’apprendre qui ne tient pas compte de l’état de la science… Au-delà du fond, que dire de la méthode et du calendrier, sinon qu’ils ne respectent pas les personnels chargés de mettre en œuvre les enseignements à l’école et au collège ? Aucune consultation ou enquête large pour objectiver les éventuelles difficultés de mise en œuvre des programmes, aucune consultation du comité de suivi des programmes,  aucune rencontre des représentants des personnels par le Conseil Supérieur des Programmes, des modifications qui seront publiées pendant l’été accompagnées de repères annuels totalement inconnus à ce jour, le tout devant s’appliquer à la rentrée. Les personnels voient en tout cela, le mépris de leur travail ».

Le mépris des enseignants

Du coté de la Fsu, pour le Snuipp « les ajustements de programmes « qui s’appuient sur les programmes de 2008 sanctionnés par les évaluations PIRLS, ne diminueront pas les inégalités et n’amélioreront  pas les résultats des élèves. Ils peuvent même être préjudiciables à ceux qui sont les plus éloignés de la culture scolaire. Sur la forme, acter de telles modifications une semaine après la fin des classes et alors que l’application de ces textes est prévue pour cette rentrée est un véritable mépris à l’égard des enseignants. Enseigner ce n’est pas exécuter, cela nécessite du temps pour s’approprier les changements et les traduire dans les pratiques de classe. Enfin, en transformant le dialogue social en un exercice formel, le ministère vide de son sens une instance qui réunit pourtant l’ensemble de la communauté éducative. L’idéologie, les partis pris, l’autoritarisme, le manque d’appui sur les travaux de la recherche ne peuvent guider l’école ». Le communiqué lu en séance est plus clair quand il dénonce « les effets d’annonce pour faire croire que la méthode globale persiste, que les enseignants ne feraient plus ni dictée ni calcul mental, qu’il faudrait restituer le respect d’autrui car les enseignants tout à leur anarchie pédagogique auraient oublié de s’en soucier ». Il dénonce « les parti pris faussement appuyés sur la science que seuls quelques neuro-scientifiques installés rue de Grenelle ou d’anciens amis de l’Institut Montaigne peuvent approuver ».

Le Sgen Cfdt et la Fep Cfdt avaient pris les devants en boycottant le CSE. C Nave Bekhti nous a expliqué que c’est le refus de toute modification des nouveaux programmes annoncé en amont de la réunion qui a décidé le Sgen à ne pas y participer. « Publier des programmes profondément remaniés le 12 juillet c’est aussi de l’irrespect envers le travail des enseignants ».

Et maintenant ?

Que va-t-il se passer maintenant ? Le départ des syndicats n’implique pas l’annulation de ce CSE. Les textes mis en discussion vont donc paraitre probablement très rapidement. Et les syndicats participeront aux prochains CSE. « Nous n’appellerons pas à la désobéissance sur ces programmes », nous a dit S Crochet.

Leur condamnation vise précisément le ministre et son entourage. Mais, comme nous l’a confié Stéphane Crochet, « les propos du président de la République portent la même philosophie de l’école que JM Blanquer ». Le 9 juillet il a déclaré devant le Congrès  » nous avons ces dernières décennies brisé la dignité de la transmission, abîmé le prestige des professeurs, discrédité l’utilité du diplôme, aggravant en cela la pire des inégalités, celle dont nul n’est responsable, l’inégalité de naissance, l’inégalité de condition sociale ». Des formules qui le classent dans le camp des traditionalistes de l’Ecole.

La réaction des syndicats n’est donc qu’une étape. Elle expose clairement aux yeux de l’opinion le fait que le ministre et la politique suivie n’ont pas la confiance des enseignants et d’une partie des parents. Et cela au bout d’une année seulement.

Le ministère semble n’avoir rien entendu. Il a répondu avec insolence en publiant le 12 juillet une vidéo publicitaire vantant les nouveaux programmes.

Unsa Education

Se Unsa

Sien Unsa

Snuipp

Fcpe

Vidéo du ministère

Macron le 9 juillet

Mai 2017 : Un idéologue au ministère

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Tentative d’intimidation à Nice

Le Snpden, syndicat Unsa des personnels de direction, dénonce la tentative d’intimidation sur la personne de sa secrétaire académique Sylvie Pénicaut. Le recteur de Nice, Emmanuel Ethis, l’aurait violemment sermonnée et menacée suite à un discours au congrès du syndicat. Lors de ce congrès, elle a dénoncé le manque de moyens des établissements pour faire face aux nouveaux dispositifs lancés par le ministère : langue régionale, chorale, bilangues etc. Le lecture des contributions des secrétaires académiques du Snpden mérite d’ailleurs lecture. La question des moyens revient aussi à Besançon où on signale la non prise en compte des élèves à besoins particuliers. A Bordeaux on dénonce « le rythme et la méthode parfois l’idéologie » des réformes ministérielles. A Lille c’est aussi l’absence de moyens pour accompagner les réformes  qui est dénoncée.

 

Dans la revue du Snpden

Sur cet incident

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Communiqué commun CSE

CSE :  la communauté éducative dénonce la méthode du ministre

 

Les syndicats de la FSU , le SE-Unsa, l’Unsa-éducation, A & I Unsa, , la CGT-éduc’action, Solidaires, Sud-éducation, la FNEC-FP-FO et les organisations lycéennes et étudiantes SGL, l’Unef ainsi que la FCPE ont quitté la séance du Conseil supérieur de l’éducation suite au refus de l’administration de retirer les projets de modifications des programmes de 2016 de l’ordre du jour. Pour les mêmes raisons, les syndicats de la CFDT ont refusé de siéger à ce même CSE du 12 juillet 2018.

Ils ont collégialement dénoncé la méthode de travail, l’absence de concertation, de consultation comme la politique autoritaire et la vision idéologique de l’école qui entre en contradiction avec l’école de la confiance ou le pragmatisme prôné dans les médias.

Depuis un an la distance entre le discours et la manière de procéder de ce ministère constitue un empêchement à une évolution de l’école qui permettrait d’enrayer les inégalités et de faire réussir tous les élèves.

La communauté éducative réclame que l’école ne soit pas l’affaire de parti pris mais l’objet de débats appuyés sur les travaux de la  recherche et la concertation avec ceux qui sont directement concernés. L’école a besoin de temps, de sérénité, de réelle confiance et de moyens pour lui permettre d’être le lieu d’émancipation et de réussite de tous les élèves.

 

 Paris le 12 juillet 2018

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Paritarisme : la FSU écrit au Premier ministre

 » La FSU n’accepte pas que soient aujourd’hui remis en cause les organismes consultatifs de la Fonction publique et vous demande de ne pas valider ce projet. Elle vous demande, Monsieur le Premier Ministre, le maintien de la totalité des prérogatives et moyens d’action des instances actuelles. Nous ne pouvons croire que le but du gouvernement serait d’affaiblir les organisations syndicales représentatives et de fait la démocratie sociale ». Dans une lettre adressée à E Philippe le 11 juillet, Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu, lui demande de renoncer.

« Le projet, présenté aux organisations syndicales représentatives de la Fonction publique dans le cadre du chantier « Définir un nouveau modèle de dialogue social dans la Fonction publique »… vise à supprimer les compétences des Commissions administratives paritaires (CAP) et à fusionner les Comités techniques (CT) avec les Commissions hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) », rappelle B Groison.

« La suppression des compétences des représentants des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant par exemple de ne plus les consulter sur les projets de mouvement des personnels, l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement annuels nominatifs, ou encore sur certaines sanctions disciplinaires, est justifiée par votre gouvernement avec l’objectif de donner davantage de marge de manoeuvre aux chefs de service. Mais quelle peut être dans ce cadre la garantie de transparence, d’égalité de traitement offerte aux agent-es ? », écrit-elle.

Mais la quasi disparition des commissions paritaires et des CHSCT aurait un impact beaucoup plus important encore estime la FSU. « La FSU considère que les dispositions du préambule de la Constitution qui reconnaissent que « tout travailleur participe par l’intermédiaire de ses délégués à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises » ont aujourd’hui encore tout leur sens pour les agent-es de la Fonction publique. Ces dispositions ne sont pas seulement une garantie pour les personnels, elles sont aussi et peut-être surtout au coeur du pacte républicain… A quelques mois des élections professionnelles, le message envoyé aux agent-es qui s’apprêtent à renouveler leurs mandats serait négatif, d’autant qu’il est question d’une phase transitoire de montée en charge du nouveau dispositif dès 2020 ».

Le gouvernement veut mettre fin au paritarisme

Le gouvernement engage une réforme de fond

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Le Sgen Cfdt dénonce les nouveaux programmes et boycotte le CSE

Le Conseil supérieur de l’éducation du 12 juillet a à son ordre du jour la validation des nouveaux programmes de l’école et du collège. Le Sgen Cfdt et la Fep Cfdt (enseignement privé) ont décidé de boycotter cette réunion. Ils s’en expliquent dans un communiqué qui pose des questions de fond sur la démarche ministérielle.

« Le CSP s’est livré à une réécriture des programmes qui, couplée avec les repères de progressivité à venir, sacrifie et la logique de socle commun et la logique de cycle, c’est à dire d’apprentissages progressifs et adaptés à chaque élève au profit d’une vision mécanique des savoirs fondamentaux dont il faudrait assurer la maitrise pour tous aux mêmes échéances imposées. Chaque élève est supposé conforme à son voisin, et le savoir qu’il recevra le sera aussi, ce qui pour le ministère semble être la condition suffisante pour régler tous les problèmes d’inégalités de réussite », écrivent le Sgen et la Fep Cfdt. « Le calendrier imposé, un passage en CSE le 12 juillet pour une mise en œuvre au 1er septembre, avec des repères annuels publiés durant l’été, montre bien que ces ajustements ne sont pas en lien avec le métier enseignant. Et si c’était le cas, cela démontrerait le peu de considération du ministère pour ses personnels, sommés de passer leurs vacances à réécrire leurs séances d’enseignement ».

« A qui ces ajustements sont-ils destinés ? », demandent les syndicats. « Il semble bien que ce soit pour l’opinion publique, ou pour une certaine frange de celle-ci.  » En voulant flatter l’opinion on prend le risque, au contraire,  d’instiller un climat de défiance et d’accentuer les clivages et des tensions exacerbées et stériles, l’actualité nous l’a bien montré. En voulant flatter l’opinion on en vient à mépriser la professionnalisme des enseignants, en leur déniant la spécificité de leur vocabulaire, en renforçant les injonctions descendantes pour donner le sentiment que la maison est tenue », notent ils. Ils relèvent d’ailleurs les fausses annonces (dictée quotidienne, Marseilaise…) et la communication démagogique de la présidente du CSE. « Que le « prédicat » disparaisse, que l’on réintroduise la conjugaison « à toutes les personnes » du passé simple, ne sont que des points de détail par rapport aux exigences tellement plus nécessaires, que sont l’apprentissage du raisonnement ou la formation précoce de l’esprit critique ! »

« Vouloir redonner confiance en l’École est un objectif que le Sgen-CFDT et la Fep-CFDT partagent. Mais les programmes, qui ne sont pas un dossier de presse, ne sont pas le bon support. Pour atteindre cet objectif, c’est plutôt du côté de la lutte contre les inégalités sociales et scolaires qu’il conviendrait d’investir, car ce sont elles et non le prédicat qui minent sourdement l’école ».

Communiqué

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La France bat un nouveau record d’enfermement d’enfants

« La France n’a jamais enfermé autant d’enfants qu’actuellement », déclare un communiqué co signé par des syndicats (Fsu, Cgt, Cfdt), les syndicats de la magistrature et le syndicat des avocats de France, ainsi que des associations dont la Ligue des droits de l’Homme. 893 minuers sont incarcérés dont 77% en détention provisoire. « Le gouvernement s’obstine à attribuer des moyens exponentiels aux structures fermées au détriment des services de milieu ouvert, d’insertion et d’hébergement », dénonce le communiqué. « Il est plus que nécessaire de rappeler la primauté de l’éducatif sur le répressif ».

 

Le communiqué

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Agricole : dialogue de sourds sur la loi formation professionnelle

Reçue le 6 juillet par les ministre du travail et de l’agriculture, l’Intersyndicale de l’enseignement agricole public (Snetap Fsu, Sea-Unsa et CGT Agri) n’a pas obtenu que la loi sur la formation professionnelle soit amendée. Pour l’intersyndicale « le projet de loi en installant l’apprentissage dans un système concurrentiel sauvage et en supprimant la tutelle des Régions porte en germe la disparition à court terme de nombreux CFAA Publics et menace près de 6000 emplois ». Structures de petite taille, les centre de formation d’apprentis agricoles ne subsistent que par le soutien régional. Or celui-ci est très fortement réduit par la loi formation professionnelle au bénéfice d’un financement par les branches professionnelles.

« Le Snetap-FSU, le Sea-UNSA et la CGT-Agri se sont notamment appuyés sur l’amendement porté auprès de plusieurs parlementaires et ont demandé aux deux ministres de le reprendre, en rappelant qu’ils étaient aujourd’hui les seuls en mesure de permettre une évolution du texte et qu’en cela ils portent la responsabilité de l’avenir des CFAA et des formations publiques présentent sur tout le territoire », explique l’intersyndicale. « Ils sont restés sourds à la demande exigée, le texte en l’état, selon eux, permettant déjà de les protéger ». L’Intersyndicale  « appelle les personnels à maintenir la mobilisation contre cette loi ».

Le communiqué

L’enseignement agricole « comme un rat crevé »

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Prime au mérite : qu’en pensent les syndicats ?

Que disent les syndicats de la prime au mérite annoncée par JM Blanquer pour les personnels des Rep+ ? S’agit-il d’une remise en cause du statut des fonctionnaires ? Frédérique Rolet (Snes) et Stéphane Crochet (Se-Unsa) répondent aux questions du Café pédagogique.

Sur la prime

« Il y a tellement de facteurs de progression des élèves qu’il est bien difficile de définir un indicateur pour mesurer ce « mérite », nous a dit F Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu. « Comment le calculer ? Avec le taux de réussite au DNB (brevet) ? On connait les biais. Dans ce cas on finit par seulement entrainer les élèves aux tests.. En plus on va introduire des divisions dans l’équipe si un des membres ou plusieurs n’atteignent pas les objectifs affichés. Cela va créer une ambiance délétère ». Elle souligne aussi que « ce n’était pas ce qui était prévu : la prime devait stabiliser les équipes de Rep+ ce qui suppose qu’elle soit donnée à tous, y compris les AED ».

« La prime au mérite c’est une vision erronée et idéologique des motivations des enseignants. Penser qu’une prime est un levier pour que les enseignants s’engagent dans des projets est une vision déformée de la façon de travailler des enseignants. Le ministère va créer une usine à gaz qui ajoutera des dysfonctionnements… Qui évaluera ce mérite ? Le ministère parle de façon énigmatique d’une évaluation par des personnes autres que celles pouvant toucher la prime, ce qui exclut les personnels de direction et les inspecteurs. Alors qui? A l’ESEN le ministre a parlé d’auditeurs du système éducatif ce qui renvoie au projet Macron d’agence de l’évaluation du système éducatif. On a l’impression qu’on ne nous dit pas tout… »

Le statut de la Fonction publique remis en cause ?

S’agit-il d’une remise en cause du statut de la fonction publique ? « On est dans un projet d’ensemble qui rappelle la ligne Sarkozy de 2008. Il y avait déjà ces idées reçues, la volonté de toucher au statut , d’individualiser les carrières, de développer le nombre de contractuels et de remettre en cause le recrutement par concours ». Pour elle, « cette prime au mérite est une première brèche dans le statut alors que les enseignants n’étaient pas touchés jusque là. On importe chez les professeurs ce qui ne marche pas ailleurs ».

« Si on reste à un système avec une part fixe et une part variable dans cette prime on sera surtout dans un dispositif guidé par l’idéologie, plutôt qu’une remise en cause du statut de la fonction publique », nous dit Stéphane Crochet. Pour lui, la situation faite aux syndicats aujourd’hui « n’est pas pire que sous Sarkozy, pas plus revancharde  »

Dans un communiqué, le Snuipp Fsu juge sévèrement la division de la prime.  » On est en droit de s’interroger sur les critères « objectifs » qui présideraient à l’attribution de cette part variable de la prime à tel enseignant, telle équipe d’école et pas à telle autre. Doigt mouillé ou pilotage par les résultats ? Quoi qu’il en soit, et décidément bon élève du gouvernement, le locataire de la rue de Grenelle envisage donc et sans attendre, de mettre en musique « la remise à plat complète des modalités de rémunération des agents publics et la généralisation de la rémunération au mérite au niveau collectif et individuel » annoncée mi-juin par Matignon dans le cadre de la réforme de la fonction publique. Pour le SNUipp-FSU il y a là un dangereux précédent, d’autant que les études internationales montrent que la rémunération au mérite, là où elle a été mise en place, a été un échec, démotivant les équipes et ne favorisant en rien la réussite des élèves ».

Communiqué snuipp

Sur la prime

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Bac : « tripatouillage » de notes à Lille

Selon le Snes de Lille, des modifications importantes des notes de candidats au bac S ont été faites par l’administration sans consultation des jurys dans trois lycées de l’académie de Lille. Le bruit fait dans les médias sur cette situation amène finalement le rectorat à convoquer à nouveau le jury le 9 juillet pour réexaminer les cas des candidats. Pour le Snes cet incident interroge le controle continu prévu au bac 2021.

« Au départ, il y a l’erreur d’un chef d’établissement d’un lycée de Maubeuge, centre d’examen, qui interdit l’usage des calculatrices durant les épreuves de sciences physiques, alors que partout en France, au même moment, tous les élèves de TS pouvaient utiliser leur calculatrice. Erreur ensuite du Rectorat à travers sa direction des examens qui n’envisage pas de faire composer à nouveau les élèves dans des conditions équitables, alors que c’était la solution la plus simple à ce dysfonctionnement », écrit le Snes. Selon lui, le 5 juillet « des dizaines de professeurs, examinateurs et correcteurs convoqués en jury de bac au lycée Wallon de Valenciennes ont eu la stupeur de voir leurs notes modifiées sur les relevés, sans que les jurys normalement souverains aient pu délibérer… Les notes ont été modifiées sans aucune autre logique qu’une logique comptable. Ces modifications, à notre connaissance, ont été effectuées de manière à ce qu’aucun des 200 élèves concernés ne soit « ajourné » ».

En fait la même interdiction de calculatrices s’est produit dans 3 lycées, les lycées Pierre-Forest de Maubeuge, Jean-Perrin de Lambersart et Sophie Berthelot de Calais. Le 7 juillet, devant le bruit fait par cette affaire, la rectrice de Lille a décidé de convoquer les jurys le 9 juillet pour réexaminer chaque cas.

« Le projet de réforme du baccalauréat, s’il devait être appliqué, ferait reposer l’examen pour 40% sur du contrôle local, organisé et évalué localement, dans chaque établissement », note le Snes. « C’est la porte ouverte à la multiplication des incidents de ce genre, et surtout au développement des tripatouillages indignes, sous des pressions diverses, tels que ceux qui viennent d’avoir lieu – alors qu’ils auraient pu être évités, très simplement ».

Communiqué

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Primaire : des inspecteurs contre Agir pour l’école

« Ces projets ne respectent pas les programmes en vigueur puisqu’ils ne développent qu’une partie restreinte de leurs objectifs aux dépens des autres. Il n’est donc pas légitime que des inspecteurs soient invités à faire pression sur les équipes enseignantes pour les contraindre à les accepter. L’adhésion de l’équipe enseignante, après un débat éclairé en conseil des maîtres, reste une condition incontournable. » Le Snpi Fsu, syndicat d’inspecteurs du primaire, prend parti à son tour contre l’imposition d’Agir pour l’école.

 

Sur son site

Des enseignants inquiets des pressions en faveur d’Agir pour l’école

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Etats-Unis : une décision de la Cour suprème contre les syndicats enseignants

« C’est un jour noir pour la jurisprudence américaine.. C’est une attaque politique contre les travailleurs américains en faveur des plus riches et des plus puissants ». Le syndicat AFT, un syndicat enseignant, ne décolère pas contre la décision de la Cour suprème. Alors que dans plusieurs états les syndicats ont obtenu par la grève des hausses de salaire significatives, la Cour tente de mettre fin au mouvement. Pour cela elle veut affaiblir les syndicats. Dans un nouvel arrêt, elle interdit la pratique du fair share : les salariés non syndiqués qui bénéficient d’un accrod obtenu par un syndicat doivent lui verser une taxe. Cet accord pousse à une syndicalisation importante :70% des professeurs américains sont salariés. En incitant les enseignants à ne pas se syndiaquer la Cour souhaite visiblement les affaiblir.

 

Arret de la Cour

Position de l’AFT

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[FSU] Exclusif … Fonction publique : Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse !

www.fsu.fr

Exclusif …

Fonction publique : Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse !

En savoir plus

PAS TOUCHE AUX CAP

ET AUX CHSCT !

Au comité technique ministériel du

10 juin, la FSU est intervenue pour défendre les CAP et CHSCT

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Signer la pétition
Une réforme et une loi pour ébranler la formation professionnelle scolaire

Le gouvernement et les ministres de l’Education nationale et du travail sont à l’origine d’une loi et d’une réforme qui vont fragiliser le service public de la formation professionnelle, les parcours des jeunes, les conditions de travail et les statuts des personnels

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1er degré : la FSU intervient pour l’accès à la hors-classe et pour de meilleures conditions d’enseignement !

La FSU est intervenue au dernier comité technique ministériel de l’éducation nationale pour dénoncer les conditions dans lesquelles s’organisent la campagne d’accès à la hors classe des collègues du 1er degré. Elle est à l’initiative d’un vœu intersyndical sur cette question

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Réforme territoriale des services déconcentrés de l’Education nationale : non aux fusions d’académies !

La FSU est intervenue au dernier comité technique ministériel de l’éducation nationale pour réaffirmer que le modèle académique devait être défendu et réitérer son refus des perspectives de fusions d’académie à nouveau mises en débat. Extrait de sa déclaration

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LE MOT DE BERNADETTE GROISON

Vers une rentrée résolument engagée ! 

Aujourd’hui le gouvernement ne parle plus de

« réforme » mais de « transformation », de

« modernisation » afin de ne pas trop inquiéter … Ainsi, le projet de mettre fin au paritarisme, de fusionner les CT/CHSCT, recruter massivement sur contrat, faire entrer le management privé dans nos services … tout comme les annonces Action publique 2022 à venir ou les mesures prises par le Ministre de l’Éducation ne seraient pas des « réformes » …

Lire la suite ici

Le travail de la FSU 

au Comité Technique Ministériel

Forte de sa position majoritaire confirmée aux élections professionnelles, la FSU dispose de 6 sièges sur 15 au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN). Cela lui permet de représenter efficacement les métiers de l’éducation nationale , et tous les personnels : enseignants du 1er et du 2nd degré, administratifs, techniques, encadrement, inspection, sociaux ou de santé.

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La FSU dans l’éducation nationale

La preuve par 9 !

La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondants aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.

Avec la FSU, 

pour la Fonction publique,  pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

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Agricole : des syndicats bloquent des centres de correction

Doublement touché par deux réformes phares du gouvernement, la réforme du lycée et celle de la formation professionnelle, l’enseignement agricole avait annoncé un bras de fer. Trois syndicats, le Snetap Fsu, Sud et la Cgt ont appelé au blocage de centres de correction dans tout le pays. Ils l’ont fait le 26 juin.

« Parce que je n’accepte pas que le projet de réforme du bac condamne à moyen  terme les filières générale et technologique dans les lycées agricoles (absence de choix en matière de spécialités scientifiques en classe de terminale, sciences agronomiques et approche territoriale reléguées au rang d’option, absence de lisibilité du projet de réforme STAV); parce que je ne conçois pas la formation professionnelle et l’apprentissage comme un marché  livré aux appétits d’officines privées au détriment des CFA publics et de lycées agricoles…; parce que je refuse la dégradation annoncée des conditions de rentrée 2018 et la perspective de suppressions d’emplois pour le budget 2019 (projets d’ouvertures de classes condamnés, gels de classes et regroupements de sections forcées, options facultatives sacrifiées, rejets d’élèves imposés).., je rejoins le mouvement de refus des convocation aux examens », disait un tract intersyndical. Le 26 juin plusieurs centres d’examen ont été bloqués par des manifestants. C’était le cas par exemple à Blanquefort et à Rennes.

Agricole : des syndicats bloqueront des centres

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Dédoublements en CP : le Snuipp alerte sur l’extension à la rentrée

« Baisser les effectifs est un levier important pour la réussite des élèves. C’est ce qu’on dit depuis des années… Mais il ne faut pas laisser croire que quand on baisse le nombre d’élèves par classe on n’a plus de problèmes d’inégalités ». Le 25 juin, Francette Popineau a présenté un sondage réalisé auprès des classes de CP dédoublées et lancé une campagne pour limiter le nombre d’élèves dans toutes les classes du primaire de l’éducation prioritaire.

Quelle efficacité pour les dédoublements ?

Mesure emblématique du programme d’Emmanuel Macron à la présidentielle, le dédoublement des classes de CP et CE1 de l’éducation prioritaire a été lancée dès 2017. A la rentrée 2017 , 2500 classes de Cp en rep+ sont dédoublées. A la rentrée 2018, le reste des Cp de Rep+ , les Ce1 de Rep+ et une partie des Cp de Rep devraient suivre.

Que sait-on de l’efficacité de ces dédoublements ? Le sondage réalisé par le Snuipp (388 réponses complètes seulement) est plutôt positif. 90% des enseignants déclarent une amélioration du climat de classe et 84% de meilleures interactions entre élèves. Pour 71% des professeurs les compétences sont acquises plus rapidement et pour 93% les pratiques de classe ont évolué.  Les enseignants déclarent aussi que les élèves sont sursollicités (56%) mais c’est un peu inévitable quand on passe à un enseignant pour 12.

« Ces CP à 12 racontent qu’on considère que baisser les effectifs est un levier important pour la réussite des élèves. C’est ce qu’on dit depuis des années », rappelle F Popineau. « Mais ces progrès seront ils pérennes? », interroge t-elle. Il apparait que le dispositif n’apporte pas de réponse aux enfants en grande difficulté alors que les moyens des rased, déjà insuffisants, sont plutôt orientés vers les autres classes.  La moitié des enseignants sont aussi inquiets pour le retour des élèves en classe normale . Or ce sera déjà le cas de 20% des enfants des CP dédoublés l’année prochaine.

Les difficultés de la rentrée 2018

Car les dédoublements vont commencer à peser vraiment avec la rentrée 2018. « Jusque là cette mesure n’a rien coûté au gouvernement », confie F Popineau. « Ca c’est bien passé en 2017 parce que le budget du gouvernement précédent prévoyait 4000 créations de postes ». En fait JM Blanquer a distribué les postes restés disponibles et complété en transformant des maitres surnuméraires (les « plus de  maitres que de classes ») en enseignants de CP.

Selon le Snuipp, tout change à la rentrée 2018. Pour réaliser les dédoublements annoncés par le ministère il faudra 5 442 postes. Le ministère ne les a pas et va donc opérer une seconde portion, bien plus massive dans les maitres + (1326 postes supprimés), en maternelle (850 postes récupérés) et dans les écoles rurales (808 classes fermées).

Cela n’empêchera pas que pour ouvrir les  classes dédoublées il faudra remplir les classes des autres niveaux. « L’abaissement des effectifs élèves c’est très bien mais à condition que ce soit  payé par personne », dit F Popineau.

Un métier encore plus prescrit ?

Autre difficulté qui apparait avec cette rentrée : la transformation induite du métier. Le sondage laisse apparaitre les pressions hiérarchiques exercées sur la pédagogie des enseignants. 23% des professeurs dénoncent des injonctions hiérarchiques et 54% devoir suivre des « recommandations » de la hiérarchie. Ici les IEN font une liste de manuels en indiquant ceux qui sont conformes. Là on impose un manuel. Symptomatique est l’affaire Agir pour l’école dans le Nord que le Café a présenté le 18 juin. « L’école n’est pas un terrain d’expérimentation pour des officines privées », explique F Popineau qui voit dans cette école « un pari ministériel ». « On a le sentiment avce le guide orange, la publication des recommandations Blanquer que tout va devenir très vertical. On est inquiet pour la professionnalité des enseignants et l’attractivité du métier ».

Le Snuipp propose sa solution : limiter à 20 élèves par classe toutes les classes de l’éducation prioritaire au primaire. Pour le Snuipp cela couterait 7178 postes, soit à peine 2000 de plus que les dédoublements Blanquer. Pour le syndicat cet effort doit être fait. Le Snuipp rappelle que la France est le pays où il y a le plus d’élèves par classe dans l’OCDE.

Les documents Snuipp

Agir pour l’école dans le café

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Fonction publique : fin du paritarisme annoncée dans 3 semaines

 » Le gouvernement a présenté exactement le même projet que le 25 mai dernier, visant à supprimer les CAP et donc le droit des personnels à être défendus », déclare la Fsu à la sortie de la réunion du vendredi 22 juin. « Toutes les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé ce projet. La FSU a réaffirmé avec force que ce projet mettrait en place une usine à gaz préjudiciable aux droits des personnels comme au bon fonctionnement des services publics. La FSU demande une nouvelle fois et solennellement au gouvernement de revenir sur son projet. La réunion prévue à la mi-juillet ne doit pas être conclusive : la FSU exige la poursuite des discussions sur d’autres base permettant d’améliorer réellement le fonctionnement du paritarisme, des CAP et des CHSCT ». Le Conseil des ministres du 12 juin a décidé la fin du paritarisme. La Fsu appelle les enseignants  » à signer et à faire massivement signer la pétition ».

 

La pétition

Le conseil du 12 juin

Le gouvernement veut mettre fin au paritarisme

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Enseignement agricole : des syndicats appellent au blocage des centres d’examen

Doublement touché par deux réformes phares du gouvernement, la réforme du lycée et celle de la formation professionnelle, l’enseignement agricole engage le bras de fer. Trois syndicats, le Snetap Fsu, Sud et la Cgt appellent au blocage de centres de correction dans tout le pays. « Parce que je n’accepte pas que le projet de réforme du bac condamne à moyen  terme les filières générale et technologique dans les lycées agricoles (absence de choix en matière de spécialités scientifiques en classe de terminale, sciences agronomiques et approche territoriale reléguées au rang d’option, absence de lisibilité du projet de réforme STAV); parce que je ne conçois pas la formation professionnelle et l’apprentissage comme un marché  livré aux appétits d’officines privées au détriment des CFA publics et de lycées agricoles…; parce que je refuse la dégradation annoncée des conditions de rentrée 2018 et la perspective de suppressions d’emplois pour le budget 2019 (projets d’ouvertures de classes condamnés, gels de classes et regroupements de sections forcées, options facultatives sacrifiées, rejets d’élèves imposés).., je rejoins le mouvement de refus ds convocation aux examens », affirme un tract syndical.

Cataclysme dans l’enseignement agricole

En 2009 déjà

Et en 2008

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Agir pour l’école : le ministre saisi par des syndicats

Le 18 juin, le Café pédagogique faisait connaitre en exclusivité les pressions exercées sur des écoles du Nord pour imposer le protocole d’Agir pour l’école. Elles prennent maintenant une dimension nationale avec la publication de la lettre envoyée à JM Blanquer par le syndicat des enseignants Unsa et son syndicat des inspecteurs. Ils lui demandent de protéger la liberté pédagogique des enseignants. Cela devrait aller de soi si l’origine des pressions n’est pas justement le ministère…

« Ce projet présenté comme une expérimentation est en fait imposé aux IEN et aux enseignants de GS ou de CP d’écoles en REP sans leur accord », affirment S Crochet et P Roumagnac, secrétaires généraux du Se Unsa et du Sien Unsa. Or la lettre fait état de pressions dans 3 académies : Lille, Limoges et Nice.

« Son contenu va bien au-delà de ce qui figure dans les programmes en vigueur et monopolise l’enseignant sur un certain type d’activités au détriment d’autres contenus pourtant inscrits dans les programmes. Ces conditions supposent un recours à l’article L401-1 (ex article 34) qui permet de déroger aux programmes mais exige de respecter le principe de volontariat des acteurs… Le SE-Unsa et le SI.EN-Unsa vous demandent de bien vouloir rappeler aux recteurs  que des expérimentations dérogeant aux programmes nécessitent un recours à l’article L401-

1 (ex article 34); qu’une expérimentation ne peut être imposée et doit respecter le principe de volontariat de tous les acteurs impliqués », continue la lettre.

Le Sgen du Nord a aussi réagi affirmant que  » le ministère a décidé un véritable déploiement de « l’expérimentation » « Agir pour l’école » en l’imposant, sans concertation ni informations précises, à 102 collègues du département du Nord. Cette intrusion dans les classes réduit les enseignants à un rôle de spectateur alors qu’ils sont des professionnels de l’Éducation, concepteurs de leur enseignement ».

« Des écoles ont été mises devant le fait accompli », nous avait confié Yves Marie Jadé, secrétaire départemental du Snuipp Fsu du Nord le 18 juin. Dirigée par Laurent Bigorgne, président de l’Institut Montaigne, Agir pour l’école a longtemps compté JM Blanquer dans ses membres influents. Dans l’entourage du ministre, le 16 juin, on nous avait assuré « qu’il n’y a aucune instruction pour une méthode en particulier » et qu’un tel dispositif « se fait toujours dans le cadre du volontariat des équipes sur place ». Tout en laissant entendre que le Dasen du Nord « a peut-être été convaincu de la méthode ». En prenant une dimension nationale l’affaire pointe maintenant vers la rue de Grenelle.

Communiqué Se Unsa

Notre article du 18 juin

Le Sgen du Nord

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CIO : l’intersyndicale appelle à une journée d’action le 28 juin

Après une première journée, le 5 juin, particulièrement réussie, l’intersyndicale Snes Fsu, Se Unsa, Cgt, Sud, Snptes, Sgen , FO « appelle les Psy-ÉN et DCIO, les personnels de l’ONISEP à faire du 28 juin, moment de l’examen du projet de loi au sénat, un nouveau temps fort dans les académies ». C’est le 28 jui que la loi sur la formation professionnelle arrivera devant le Sénat. A l’Assemblée nationale le texte adopté confie aux régions les Dronisep et renvoie les psychologues EN dans les établissements signifiant la fermeture des CIO. L’intersyndicale demande « le maintien des DRONISEP, de leurs personnels, des Psy-ÉN, DCIO au sein de l’Éducation nationale  » et « le maintien de tout le réseau des CIO, service public d’orientation de proximité dans l’Éducation nationale ».

 

L’appel

Une manifestation très suivie

L’Assemblée adopte le transfert aux régions de l’orientation

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