Archives de la catégorie Syndical

Orientation : le ministère fait pression pour remplir les LP

« Il est important que les équipes éducatives veillent à encourager les filles et les garçons à poursuivre dans la voie professionnelle… Soutenir l’ambition des familles ne doit plus nécessairement passer par une décision d’orientation vers la voie générale et technologique ». Dans uen note du 16 mai signée du directeur de la Dgesco, publiée par ID FO, un syndicat de personnels de direction, le ministère invite expressément les principaux de collège à relever les taux d’orientation vers les lycées professionnels.

Pour que cette incitation soit effective, la note modifie les indicateurs de pilotage des établissements « pour prendre en compte la conception renouvelée de l’orientation des élèves ».

ID Fo se félicite de cette Note « qui permettra le retour d’une véritable légitimité du conseil de classe » et demande que ce dossier « soit travaillé » avec les recteurs et les régions.

Adapter l’orientation aux voeux des familles, aux aspirations des jeunes et limiter les risques de décrochage sont de nobles ambitions. Mais la mise en place des indicateurs modifiés montre qu’on n’est pas face à une opération de haute portée sociale mais à un acte de gestion qui vise seulement la gestion technique des flux de façon à assurer un meilleur remplissage des places en lycée alors que le flux démographique monte sans augmentation des moyens.

La note d’ID FO

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Professionnel : Le Snuep alerte sur l’avenir de l’enseignement professionnel

A quelques jours des annonces ministérielles sur la réforme de l’enseignement professionnel, attendues le 28 mai, le Snuep Fsu alerte sur la « déstructuration » de l’enseignement professionnel. La question du financement des LP revient aussi dans le débat.

« Les contenus du projet de loi… visent essentiellement à disqualifier la voie professionnelle scolaire pour mieux servir les intérêts des organisations patronales dans leur volonté de faire main basse sur l’enseignement professionnel au sein de l’École », écrit le Snuep Fsu en réaction au projet de loi sur la formation professionnelle. « L’apprentissage est utilisé pour remettre en cause l’enseignement professionnel scolaire ».

Le Snuep démolit le discours gouvernemental. « Les déclarations médiatiques convergent pour ressasser que le taux d’insertion professionnelle des apprentis est meilleur par rapport à celui des élèves des lycées professionnels. Mais la mise en avant de ces données, dans le projet de loi, est faite essentiellement pour dénigrer l’enseignement professionnel sous statut scolaire. En effet… ces chiffres ne prennent pas en compte les taux de rupture de contrats d’apprentissage qui restent très élevés (29 % pour les Bac pro et BP et 38,1 % pour les CAP et BEP). Imaginons un seul instant que le LP ne garde que les 2/3 de ses élèves dès la première année ! Ces taux d’insertion ne prennent pas en compte non plus la sélection ethnique, sociale et sexuée déjà opérée en amont de ce type de contrat. Pour rappel, selon le dernier rapport annuel de performance, si près de 72 % des jeunes entrant en CAP par voie scolaire obtiennent leur diplôme, ils et elles ne sont que 61 % par la voie de l’apprentissage. En baccalauréat professionnel, près de deux tiers des élèves entrant en formation obtiennent leur diplôme alors qu’un seul apprenti sur deux l’obtiendra ».

Le Snuep dénonce aussi le futur mode d’affectation de la taxe d’apprentissage.  » Le projet de loi propose la création d’une nouvelle contribution pour “favoriser le développement des formations initiales technologiques et professionnelles, hors apprentissage, ou l’insertion professionnelle“. Pour le SNUEP-FSU, cette nouvelle contribution additionnelle doit compenser la totalité de la part Hors quota actuelle et sa collecte doit être assurée par l’État et reversée d’une manière équitable aux différents établissements… Il est hors de question de jeter la responsabilité de la collecte de cette taxe sur les établissements et les collègues ».

Communiqué

Communiqué

S Gérardin sur la réforme

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Les enseignants au rendez-vous de la journée de grève de la Fonction publique ?

Combien d’enseignants participeront-ils à la 3ème journée de grève de la Fonction publique ? Les 9 organisations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à un mouvement qui devrait faire barrage aux projets de gouvernementaux de remise en cause du statut des fonctionnaires. On attend davantage de grévistes qu’en octobre et en mars…

Les 9 syndicats ensemble

C’est assez rare pour être souligné. Le 22 mai les neuf fédérations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à une journée de grève et de manifestations. Elles appellent « les agents à dire leur rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et le recours accru au contrat qui dégraderont les conditions de travail des agent-es, considérant que le développement de la contractualisation constitue une attaque contre le statut de même que la possible rémunération « au mérite » ».

Autre motif de grève : la rémunération. Cfdt, Cgc, Cftc, Cgt, FA, FO, Fsu, Solidaires et Unsa demandent  » que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous : fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, respect des engagements en matière d’évolution de carrière, amélioration des déroulements de carrière ».

Quel taux de grévistes ?

La publication le 16 mai du rapport des « experts  » de Cap 22 a encore mis de l’huile sur le feu en recommandant la généralisation de l’embauche de contractuels. Olivier Dussopt a du promettre qu’il « y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause » du statut des fonctionnaires, sans répondre précisément aux inquiétudes.

Chez les enseignants, une première journée de grève le 10 octobre avait réuni 18% de grévistes (19% dans le premier degré et 16% dans le second), selon le ministère.  Les syndicats revendiquaient entre un tiers et 50% de grévistes. La seconde journée, le 22 mars avait vu 25% de grévistes dans le premier degré et 40% dans le second selon la Fsu (16 et 14% selon le ministère). Le Snuipp annonce entre 25 et 30% de grévistes pour la journée du 22 mai dans le premier degré. On attend donc un peu plus de grévistes que le 22 mars, sans que le pic d’octobre soit dépassé.

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Pour une marée populaire le 26 mai en France


La FSU appelle à former une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, contre une société de la concurrence entre tous.

Départ de la manifestation à 14h30 au miroir d’eau à Nantes

Pique-nique dès 13h au miroir d’eau

Soyons nombreux pour exprimer notre volonté et notre solidarité.

Bien cordialement,

——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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Réforme du lycée : cataclysme dans l’enseignement agricole

Les syndicats de l’enseignement agricole dénoncent les suppressions massives de moyens à l’occasion de la réforme du lycée. Ainsi selon le Snetap Fsu, pour le bac technologique STAV des enseignements complets qui font la spécificité de l’enseignement agricole disparaissent purement et simplement. Pour le bac général, l’intersyndicale dénonce la réduction drastique des spécialités. C’est par ce biais que le ministère fait des économies de postes. Une démarche qui pourrait faire réfléchir tous les enseignants…

 » La mise en place de spécialités en classe de 1ère et terminale se traduit donc par la suppression des EIL mais dans les projets diffusés ce jour… la DGER propose de ne pas  transposer les EIL en enseignement de spécialité ! Ainsi, il n’existerait pas-plus dans le futur bac technologique de spécialité liée aux services à la personne et aux territoires, ni à l’agroalimentaire, ni à l’agroéquipement. Plus de formation spécifique dans ces 3 domaines », écrit le Snetap Fsu à propos du bac technologique STAV.

Pour le bac général suivi en lycée agricole, c’est l’intersyndicale qui monte au créneau.  » « La DGER l’a tuer ! », annoncent les syndicats FO, CGT, et FSU.  » Faute de moyens, faute d’ambitions, la DGER a refusé toutes nos propositions d’amendements et imposera que les lycées ne proposent qu’un seul parcours ! Ainsi les élèves ne pourront pas choisir leurs enseignements de spécialité de terminale, ceux-ci seront (faute de moyens) imposés par l’établissement. Chaque lycée n’aura les moyens de proposer qu’une « paire » d’enseignements de spécialité : biologie-écologie-mathématiques ou mathématiques-physique chimie ou biologie-écologie-physique chimie. »

Bac général

Sur le bac STAV

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La FSU appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai

« Incompréhension, inquiétudes, colère…dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique…. mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s’expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives », écrit la Fsu. La fédération « appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société ». La manifestation du 26 mai est organisée par un collectif d’organisations politiques, syndicales et associatives.

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tract 26 mai

Télécharger le tract.

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22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

www.fsu.fr

22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

Sous couvert de discours modernistes, ce sont bien des reculs sociaux majeurs que prépare le gouvernement: réduction des capacités d’action de la Fonction publique, atteinte au statut des fonctionnaires, remise en cause des instances de dialogue social dégradation des conditions de rémunération et de travail des personnels …

En savoir plus

Le Service Public, notre richesse !

Alors que les Services Publics ont été largement reconnus comme des amortisseurs à la crise en 2008, le gouvernement Philippe sous la houlette du président Macron ont décidé de faire des Services Publics et des agents qui les mettent en œuvre, la variable d’ajustement budgétaire !

Pour la FSU, cela va à l’encontre des besoins, tant des agents que des usagers !

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Salaires et carrières, urgence !

Loin d’une augmentation du pouvoir d’achat, c’est une nouvelle dégradation de celui-ci qui a été constaté sur la paye de janvier 2018.

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Moderniser l’action publique ?

Le gouvernement a lancé 4 “chantiers de refondation du contrat social avec les agents publics”. Ces orientations sont de nature à dynamiter le statut.

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22 mai : les organisations préparent la mobilisation dans la Fonction publique.

Lire le communiqué unitaire

Une Ecole à contre sens !

Les réformes éducatives et les politiques portées par le ministre Blanquer vont à contre sens ! Elles vont accentuer les inégalités scolaires, dégrader nos conditions de travail, dévoyer nos missions, nos métiers, notre professionnalité.

Le 22 mai dans la rue pour porter une autre ambition pour le Service Public de l’Education Nationale.

Lire la tribune

Le travail de la FSU 

au Comité Technique Ministériel

Forte de sa position majoritaire confirmée aux élections professionnelles, la FSU dispose de 6 sièges sur 15 au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN). Cela lui permet de représenter efficacement les métiers de l’éducation nationale , et tous les personnels : enseignants du 1er et du 2nd degré, administratifs, techniques, encadrement, inspection, sociaux ou de santé.

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La FSU dans l’éducation nationale

La preuve par 9 !

La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondants aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.

la FSU, 

pour la Fonction publique,  pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

 

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La réforme sur la territorialisation de l’éducation alarme FSU et élus locaux

 » En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ? « , déclare la FSU dans un communiqué qui fait suite à la publication du rapport de l’IGAENR sur la territorialisation de l’éducation nationale. Le rapport recommande la fusion des académies en 13 académies régionales. Pour la FSU,  » la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications… La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère ». Le rapport fait des vagues aussi chez les élus. Ainsi le maire de Poitiers, Alain Claeys (PS) défend le maintien du rectorat dans sa ville. « Il existe à Grand Poitiers un écosystème très performant qui réunit sur le même territoire des compétences importantes et utiles en matière d’innovation nuémrique de pédagogie. Comment peut-on imaginer qu’on puisse les supprimer », a-t-il déclaré à La Nouvelle République.

 

Sur la réforme

FSU

Dans La nouvelle république

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Situation à l’université de Nantes

Les sections syndicales SUD Éducation et SNESup-FSU ont recueilli différents témoignages et ont été elles-mêmes témoins des conditions de déroulement des examens depuis le début de la semaine. Nous avons constaté avec effroi les violences policières commises sur des étudiant-e-s mobilisé-e-s pacifiquement, et le fichage systématique de ces dernier-e-s.

Nous avons également été alerté-es sur des agissements inacceptables de la part de membres de l’équipe présidentielle et de l’administration : intimidations, prise de photos, fouilles, menaces de conseils de discipline, d’expulsion de l’université, … Tous les étudiant-e-s subissent les conséquences néfastes de cette situation scandaleuse.

Partant de ce constat, nous déclarons que les conditions ne sont pas réunies pour que les examens se déroulent normalement. Cette situation de violences découle directement de l’incapacité de la présidence à organiser un vrai débat démocratique sur l’atteinte grave à la mission de service public de l’université que contient la loi ORE.

Nous demandons donc :

– l’annulation des examens terminaux comme cela a été fait dans d’autres universités (Lyon II par exemple),

– une audience d’urgence avec le président avant vendredi soir dernier délai.

Nous rappelons notre opposition à la tenue des examens sous présence policière et appelons les collègues à se mettre en grève en signe de protestation.

Les sections syndicales SNESup-FSU et SUD Éducation, avec le soutien du comité de mobilisation des personnels.

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GRÈVE DANS TOUTES LA FONCTION PUBLIQUE LE 22 MAI

SNES-FSU, section académique de NantesLa section académique

aux

adhérent.e.s de l’académie

SNES
                  National
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Contre les reculs sociaux, en avant !
STATUTS / SALAIRES
GRÈVE DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE LE 22 MAI
Avec les organisations Cfe/Cgc, Cftc, Cgt, Fa fp, Fo, Solidaires, UNSA, CFDT, la FSU appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 22 mai prochain car la Fonction publique est aujourd’hui clairement menacée.

Le secrétariat académique

SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38

site : www.nantes.snes.edu
Page Facebook du SNES Nantes compte
                  Twitter du SNES Nantes

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La FSU appelle à manifester le 26 mai

Communiqué FSU

Les Lilas le 16 mai 2018

La FSU appelle à manifester le 26 mai.

Emmanuel Macron et son gouvernement mènent une politique économique et sociale qui, y compris aux dires des observateurs comme l’OFCE, favorise les plus riches au détriment des plus fragiles et des classes moyennes. à l’injustice sociale s’ajoutent une injustice fiscale qui profite aux plus fortunés, une politique de contrôle envers les plus fragiles comme les chômeurs, les précaires, mais aussi une politique hostile aux migrants.

Ils déploient dans la même logique une politique qui remet en cause le modèle social en réduisant les capacités d’action des services publics et de la Fonction publique. Pourtant ceux-ci jouent un rôle essentiel pour la cohésion sociale du pays, la redistribution des richesses, l’accès des citoyen.ne.s aux droits sociaux et dans la lutte contre les inégalités.

Incompréhension, inquiétudes, colère…dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique…. mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s’expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives.

C’est à l’opposé de ce que porte la FSU pour une société plus juste et plus égalitaire, ce qui suppose de préserver et développer les services publics.

Affaiblir les services publics, c’est porter atteinte à l’égalité de tous et toutes sur le territoire, c’est tourner le dos au principe de solidarité, d’égalité qui fondent l’organisation de la société. C’est à l’opposé du projet de société que porte la FSU.

Aujourd’hui, le gouvernement reste sourd et méprisant, tout autant sur les revendications que sur les propositions faites notamment par les organisations syndicales.

Dans ce contexte, la FSU appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société.

Elle appelle le mouvement syndical à se retrouver pour construire et faire valoir des alternatives aux politiques en cours.

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Fonction publique : une rencontre pour rien

Reçues le 15 mai par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des comptes publics, les 9 fédérations syndicales de la Fonction publique CGC, CFTC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, Unsa et Cfdt estiment que  » le Ministre n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux organisations. Cela confirme qu’il n’y a pas de véritables concertations ouvertes par le gouvernement ». Les organisations syndicales « réaffirment la nécessité d’une forte mobilisation le 22 mai prochain. Elles appellent toutes et tous les agent-es à être en grève et à manifester pour faire entendre leurs exigences ».

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Territorialisation : la fin de l’égalité républicaine pour FO

 » Ces mesures auraient pour conséquence une gestion locale des personnels au détriment des garanties collectives », écrit FO éducation en réponse au rapport de l’IGAENR sur la territorialisation de l’éducation nationale. « Elles s’inscrivent dans une logique d’ensemble : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes appliquée à l’Education nationale comme dans toute la Fonction publique et le privé. C’est dans ce cadre que l’évaluation et l’individualisation des carrières, comme des salaires, prennent toute leur signification. C’est dans ce cadre que s’appliquerait «le nouveau contrat social avec les agents publics », dont l’objectif est la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 et la destruction du statut général. Dans le même temps, le gouvernement présente un projet de révision constitutionnelle permettant aux collectivités territoriales de déroger aux lois et aux réglementations nationales : la fin de l’égalité républicaine est en marche ! »

 

Sur le site Fnec FO

Le ministère programme la fusion des académies

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[lalettre] 62. IRFSU – La lettre d’information de Mai 2018

Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page.
Newsletter Mai 2018
A LA UNE

Marseille contre les PPP

Le maire de Marseille a annoncé un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la construction ou reconstruction d’une trentaine de groupes scolaires en urgence absolue. Par conséquent rien n’est prévu pour les 400 autres écoles !
De plus le mode de financement est inacceptable : un Partenariat-Public-Privé (PPP) comme pour le stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Cette procédure coûte plus cher que le financement direct de la Mairie et la gestion du projet sera attribuée à de grands groupes financiers multinationaux. Une fois encore, la mairie choisit d’endetter considérablement les marseillais pendant plus de 25 ans.
Pierre-Marie Ganozzi – SG FSU13 – a répondu à nos questions.

Appel pour un plan B écologique et social pour l’éducation

« Enseignants, travailleurs et usagers du service public d’éducation, nous considérons qu’un grand débat public sur le devenir de l’école est indispensable au succès des mobilisations.
Tout projet éducatif résulte d’un projet de société. Dans la droite ligne des réformes Chatel et Vallaud-Belkacem, les réformes Blanquer continuent de soumettre l’école aux normes productivistes. »
Paul Ariès (politologue), Christian Laval (professeur de sociologie), Laurent Paillard (philosophe), Samy Johsua (professeur émérite en sciences de l’éducation) lancent un appel.

En 2018, l’Etat prélèvera 5 milliards sur les ménages les moins riches pour les redistribuer aux plus riches

A force d’entendre que Macron est le Président des riches, on a envie d’en avoir le cœur net.
Le Gouvernement nous explique qu’en supprimant des dispositions fiscales qui font mauvais effet dans la vitrine de l’attractivité (ISF, Exit tax etc…) il pense à l’intérêt général.
L’avenir dira si ce pari en valait la chandelle…
En attendant, si on est un peu taquin, on note que la totalité des nouveaux efforts socio-fiscaux que l’on réclame aux ménages les moins riches (5 milliards) sont affectés au bon plaisir des 20% les plus riches.

L’INSTITUT

« Nous devons penser l’avenir »

La mobilisation du 22 mai pour la défense des services publics se prépare. Les neuf organisations syndicales représentatives dans la fonction publique ont appelé l’ensemble des personnels de la Fonction publique d’Etat, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique territoriale à la grève et aux manifestations. Lire la suite

Libérer le travail. Pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer

Gérard Grosse, l’un des animateurs du chantier « travail » de l’IR-FSU a rédigé cette note de lecture du livre de Thomas Coutrot.
Le thème de la « liberté du travail » est le plus souvent brandi par les libéraux opposés au syndicalisme et aux grèves et plus généralement aux législations protectrices .
Il peut donc sembler étonnant de voir Thomas Coutrot, économiste et statisticien, militant (LCR, ATTAC, les économistes atterrés) se saisir de cette revendication. Le sous-titre de son livre précise l’objectif : relancer au sein de la gauche le débat sur le travail, son organisation, son sens. Lire la suite

Pourquoi les profs râlent tout le temps ?

Souvent en grève, opposés à toute réforme de l’école, jamais assez bien payés, jamais contents. Pourtant, ils ont tout ce qu’un salarié peut rêver de mieux : pas beaucoup de travail (ils ne voudraient quand même pas nous faire croire qu’ils refont leurs cours tous les ans !) et des vacances à gogo. Serait-ce par désœuvrement que les enseignants râlent autant ?
Deux articles de Nada Chaar chercheuse, membre de l’IR-FSU dans le site « nonfiction.fr » Lire la suite

ON A VU

Enfants d’immigrés.

Le sociologue Stéphane Beaud a entrepris de raconter l’histoire de l’intégration à bas bruit des Maghrébins en France, en restituant la trajectoire d’une famille. Un travail précis et exigeant qui permet la compréhension en profondeur des évolutions de notre société.
Un article de Jean-Louis Fabiani dans « La vie des idées » Lire la suite

MAI68 par celles et ceux qui l’ont vécu

Pour sortir de l’oubli la parole essentielle des anonymes de ce printemps mémorable, plus de 150 témoins ont pris la plume pour nous raconter leur Mai 68. Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une véritable fresque, une trace précieuse, inédite à cette échelle, de ce que fut Mai-Juin 68.
Le pari de ce livre ? D’autres paroles, d’autres intelligences de Mai 68 !
Aux éditions de l’Atelier. Lire la suite

INJEP analyses & synthèses n°12 De la discrimination aux attitudes protestataires ? Enquête dans les lycées populaires

Le douzième numéro d’INJEP analyses et synthèses est consacré au volet discriminations d’une enquête du CNRS à laquelle l’INJEP a participé. Cette étude révèle l’importance de l’environnement social et scolaire à partir duquel s’élaborent des situations de discrimination, de frustration et, in fine, d’adhésion des jeunes à des idées et pratiques radicales. Lire la suite

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au xixe siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?
En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi. Lire la suite

AGENDA
Mardi 15 Mai 2018

Existe-t-il une école socialiste ? Fondation Jean-Jaurès, 12 Cité Malesherbes, 75 009 Paris

Mercredi 23 mai 2018, à 18h30

« Mai 68, la CGT et la démocratie » Rencontre avec Jean-Louis Moynot – Salle Violette, rez-de-chaussée de la Tour Essor 14, rue Scandicci 93500 Pantin

Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h

L’autogestion en mai et juin 1968 en France à l’Union Syndicale Solidaires 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris

29 et 30 mai 2018

Journées d’étude sur les globalisations universitaires à l’Université Paris Descartes, salle des conférences, 45 rue des Saints Pères.

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°25

ARTS :
HK – L’urgence de faire corps
DOSSIER :
Les neurosciences
ENTRETIEN :
Cynthia Fleury Lire la suite

Payer pour réussir ?

Le marché du soutien scolaire
Le soutien scolaire marchand concerne une part tout à fait significative des élèves puisque environ 15 % des lycéens en bénéficient. Derrière cette moyenne se cachent d’importantes disparités sociales. Ainsi ce soutien scolaire est-il révélateur du poids du capital économique dans la reproduction des inégalités scolaires.
L’ouvrage analyse précisément sa diversité et ses stratégies mais aussi le rôle de l’État dans la structuration du marché. Il montre comment le soutien scolaire construit un marché de l’angoisse et participe de l’exacerbation de la compétition scolaire.
Collection Comprendre et Agir 110 pages Lire la suite

IR-FSU

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Lycée : un appel contre la réforme

« Avec la diminution des horaires en seconde, la fin des dédoublements et des heures de travail en groupe qui se profile, la transformation d’enseignements communs en spécialités ou options facultatives, le travail sur l’orientation dévolu aux enseignants, cette réforme conduira à une transformation profonde du métier enseignant. Toutes les disciplines subiront d’une manière ou d’une autre une dénaturation ou une perte horaire assortie d’une hausse des effectifs de classe », écrivent dans un communiqué commun le Snes Fsu et d’autres syndicats Fsu (Snep, Snetap, Snuep, Snpi) , FO, Sud, la Cgt et des associations professionnelles où sont réunis le Gfen et Sauvez les lettres,l’Apses, l’Aplv, l’Udppc, l’Apden, Aggiornamento. « Nous refusons le principe d’une réforme qui produira à coup sûr un accroissement considérable des inégalités géographiques et sociales. Nous exigeons le retrait des textes sur le bac et le lycée », demande l’appel.

L’appel

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Isolée sur le plan syndical, la CGT se prépare à rejoindre la « marée populaire » du 26  mai, Raphaëlle Besse Desmoulières Le Monde

Isolée sur un plan syndical, la CGT s’apprêterait-elle à opérer un virage tactique ? Si la centrale de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a refusé, le 5 mai, de s’associer à la « fête à Macron » initiée par François Ruffin, député de La France insoumise (LFI), elle pourrait participer à une « marée populaire contre les réformes Macron » que plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques appellent de leurs vœux le samedi 26 mai.La confédération a en effet participé à deux réunions préparatoires le 17 avril et le 3 mai à la Bourse du travail. Elle était notamment représentée par Elsa Conseil, la directrice du cabinet du secrétaire général Philippe Martinez, ou encore par la numéro deux du syndicat, Catherine Perret. A l’origine de cette initiative, Attac et la Fondation Copernic qui l’ont rendue publique le 4 mai. En plus de ces associations et de la CGT, étaient cités dans un communiqué collectif Solidaires, la FSU, ou le groupe parlementaire LFI, le NPA et le PCF.

« Un projet d’appel a été bouclé le 3 mai mais ne sera diffusé que le 16 mai, une fois que la CGT aura consulté toutes ses instances, indique Pierre Khalfa, ancien coprésident de la Fondation Copernic. Ce serait un peu historique : d’habitude, ce sont certaines de leurs fédérations qui appellent et non la confédération. » Une différence significative.

Le 11 avril, M. Martinez avait indiqué dans un entretien au Monde qu’il ne serait pas présent le 5 mai, jugeant que « multiplier les dates génère de la division et n’est pas efficace ». Le 1er mai, avant le départ du cortège syndical, il avait semblé moins fermé. « Pourquoi pas manifester, mais à condition que cela ne soit pas derrière un drapeau », avait-il glissé. « Le 3 mai, on y est allé en disant : “Pourquoi pas une journée commune un samedi mais ça ne peut pas être la Fête à Macron”, indique Fabrice Angei, membre du bureau confédéral. Il ne s’agit pas de se joindre à un appel mais de permettre de faire la jonction entre les salariés et les citoyens, en participant à une élaboration collective à partir de revendications syndicales. »

Pour ce dirigeant de la CGT, ce positionnement n’est pas « contradictoire » avec le 5 mai car il ne s’agit pas « d’un mot d’ordre uniquement politique ». Un avis que ne partage pas le secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, qui a jugé, lundi sur RMC/BFM-TV, que le 26 mai est « une manifestation d’ordre politique ».

La participation à cette mobilisation doit encore être approuvée par le Comité confédéral national, le parlement de la CGT. La réponse sera donnée le 16 mai mais M. Angei se veut confiant : « Compte tenu de la façon dont c’est élaboré, et sachant que les questions qui intéressent les syndicats sont présentes et que ce n’est pas derrière quelqu’un, je ne vois pas pourquoi ce serait mal vécu. » Un bon observateur du monde syndical se montre plus circonspect. « Ce n’est pas dans la tradition de la CGT, ce serait une première, note-t-il. La CGT a du mal à du mal à appeler à participer à des initiatives qu’elle n’organise pas elle-même. Et depuis Viannet[secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999], il y a une distanciation du champ politique et syndical. »

Scrutée à la loupe

Depuis l’automne 2017, la CGT a joué une partition en solo en décidant de lancer pratiquement seule plusieurs journées d’action qui ont peu mobilisé. Ses méthodes sont critiquées par ses homologues syndicales. « Martinez et son équipe ont conscience des difficultés : l’espoir d’un front syndical uni au niveau confédéral s’est envolé et ils savent que la force du mouvement social n’est pas telle qu’elle puisse tout emporter comme en 1995, analyse l’un des participants au collectif du 26 mai. Le 5 mai a eu un écho extrêmement important dans leurs rangs mais la confédération ne pouvait pas appeler à y participer. Pour le 26, il faut qu’ils se bordent en interne mais l’attitude de Mélenchon a beaucoup énervé… »

Vendredi, lors d’une conférence de presse, puis samedi lors de la « Fête à Macron », Jean-Luc Mélenchon et LFI ont pu donner le sentiment à certains de vouloir préempter le mouvement, d’autant que le député des Bouches-du-Rhône a donné rendez-vous le 26 mai. « Il y avait un dispositif mis en place pour accroître la visibilité de LFI alors que beaucoup de gens étaient venus hors cadre », déplore Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, présent dans le défilé. Ce dernier met en garde contre « une attitude qui se voudrait hégémonique [le 26 mai]. Ce serait contre-productifL’unité demande le respect. Avec la CGT, nous avons été assez clairs sur le fait qu’on ne se laisserait pas instrumentaliser par qui que ce soit. Si cela devait être le cas, nous prendrions nos responsabilités ».

Pour M. Martinez, dont les relations avec M. Mélenchon se sont détériorées à l’automne 2017, l’enjeu est de ne pas se voir voler la vedette. Une prochaine réunion du collectif doit avoir lieu mercredi pour avancer sur la construction de la mobilisation. Si la CGT n’aura pas encore de réponse officielle à donner aux autres organisations, son attitude sera scrutée à la loupe. « Soit ils disent que c’est insupportable ce qu’a fait Mélenchon et ils se retirent, soit ils y vont à fond car ils auront tout intérêt à ce que le 26 mai soit une réussite », souligne l’un des organisateurs.

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Lycée : un simulateur pour la réforme

 » Des grilles horaires plus précises ont été présentées en CSE. Le SNES-FSU met à votre disposition un outil permettant de calculer les effets de ces grilles horaires sur la DGH de votre établissement et donc, de connaître la diminution d’heures (et par conséquent les suppressions de postes) prévisible ». Le SNES de Versailles propose ce simulateur des effets de la réforme sous forme d’un simple fichier Excel. E Snes estime que 8% des postes, soit environ 15 000 sont menacés.

 

Le simulateur

Lycée : 7 à 10% des postes supprimés

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Les 9 syndicats de la Fonction publique préparent le 22 mai

Cette fois-ci aucun ne manque à l’appel. Tous les syndicats de la Fonction publique appellent dans un communiqué commun à la grève le 22 mai. L’intersyndicale, renforcée de la CFDT et de l’UNSA, appelle les fonctionnaires à dire non à la suppression de 120 000 postes et au recours accru aux contractuels et également à la rémunération au mérite. Mais l’intersyndicale met surtout l’accent sur les salaires. « Les organisations appellent les agents à exiger que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous : fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, respect des engagements en matière d’évolution de carrière ».

 

Communiqué

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Formation professionnelle : la FSU dénonce la philosophie du projet de loi

Dans une longue analyse publiée le 4 mai, la FSU fait le point sur le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui arrive en discussion à l’Assemblée nationale. « La formation professionnelle ne doit pas se décliner uniquement pour les projets professionnels mais préserver aussi la possibilité de formations pour développer des projets personnels », estime la Fsu. « Or dans le projet de loi, l’article 4 ne définit plus la formation professionnelle comme « continue » et les actions de formation y sont moins détaillées (elles seront déterminées par voie réglementaire). L’apprentissage y est dorénavant introduit dans le champ des actions de formation et non plus définie comme une formation initiale. Cela ouvre la voie à une nouvelle définition possible de la formation initiale qui aurait les mêmes objectifs que la formation professionnelle continue. Or, il y a une différence essentielle entre les responsabilités des employeurs vis-à-vis des salarié.es et celle du système de formation initiale vis-à-vis des jeunes. Les objectifs de la formation professionnelle sont redéfinis et axés essentiellement sur le développement des compétences : l’objectif étant uniquement l’employabilité ou la ré-employabilité immédiate ».

Le syndicat se penche longuement sur l’article 10 qui confie l’orientation scolaire aux régions. « Le transfert de la compétence d’information, supprimé de l’article 22 de la loi du 5 mars 2014, a des conséquences dommageables pour les élèves et les étudiant.e.s. Pour ces publics cela signifierait que l’information pourrait leur être dispensée par des prestataires désignés par  les régions dans la mesure où ces mêmes régions n’ont pas les personnels compétents pour effectuer ces interventions. On peut craindre que le périmètre de cette intervention ne soit rapidement étendu au conseil. Ceci pose plusieurs questions :  sur la qualité de l’information dispensée (sa validité scientifique, son niveau de généralité, son objectivité),  sur la qualification des personnes qui feront ces interventions et le contrôle des organismes mandatés par les régions, sur la déontologie et l’indépendance des intervenant.e.s par rapports à divers groupes de pression ».

L’avenir de l’Onisep et des CIO est également concerné. « La loi prévoit de conserver l’ONISEP en tant qu’établissement public au niveau national, mais de transférer les DRONISEP aux régions. Cette mesure signerait à très court terme la disparition du rôle de l’ONISEP en tant qu’opérateur public principal pour l’information des élèves sur « les enseignements et les professions » : d’une part parce que cette mission n’incomberait plus à l’Etat, d’autre part parce que, privée de son réseau de Délégations régionales, l’office serait dans l’impossibilité de continuer sa mission. Les DRONISEP ne se contentent pas, comme le présente le MEN, de diffuser de l’information, mais en produisent sur des thèmes différents et adaptés aux besoins des élèves, et les font remonter au niveau national. Dans quelle mesure les brochures d’information systématiques et gratuites continueront-elles à être dispensées en fin de 3ème, de seconde et de terminale ?… Pour les personnels, les dispositions du projet de loi correspondraient au transfert de 270 emplois aux régions avec droit d’option pour les personnels titulaires et menace sur l’emploi des contractuel.le.s. Elles aboutiraient à la déstructuration totale des équipes et des ressources existantes… Vouloir aller plus loin en décidant de fermer les CIO, comme le Ministère de l’Education nationale l’a annoncé en complément du projet de loi, reviendrait à priver le public scolaire du seul réseau public de proximité, clairement identifié par les familles, dédié aux conseils sur la scolarité et l’orientation ».

Concernant l’apprentissage, la FSU relève les risques de décrochage. « L’article 7 modifie les finalités de l’apprentissage avec l’ajout de l’insertion professionnelle. La notion de gratuité de l’apprentissage est ajoutée à cet article « La formation est gratuite pour l’apprenti et pour son représentant légal». La relance de classe de préparation à l’apprentissage est de nouveau dans le projet de loi comme celle permettant aux CFA de garder les jeunes après une rupture de contrat. Ces deux mesures vont accentuer le nombre de jeunes qui quittent prématurément l’école et alimenteront le nombre déjà très élevé de jeunes sans qualification et sans emploi ».

 

Le projet de loi

Les syndicats FSU et la réforme de l’apprentissage

Onisep et CIO des personnels sous le choc

Le Medef promet d’écouter les régions

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