Archives de la catégorie Syndical

Mobilisations 44 – dates et RDV précisés

Le gouvernement persiste et signe sur ses réformes ! Il continue de mentir aux français sur son projet de réforme des retraites avec le vrai-faux retrait de l’âge pivot.

Blanquer impose par la contrainte et la culpabilisation le nouveau bac et ses E3C, malgré le rejet des enseignants. Ce rejet s’est traduit par des actions multiples dont la grève des surveillances. Les premières épreuves ont ainsi été perturbées dans plusieurs lycées du département et n’ont carrément pas pu se tenir au lycée de Pornic.

Et ce n’est que le début !…

L’intersyndicale nationale (FSU, FO, CGT, Solidaires, CFE-CGC, FIDL, MNL, UNEF, UNL) a acté trois dates de convergence les 22, 23 et 24 janvier.

Télécharger 2020-01-21 Communiqué commun Enseignement 44-1

Télécharger 2020-01-23_ra_c_union_publique_paimboeuf-1-1

         MERCREDI 22 JANVIER
– 15h rassemblement « éducation » à Nantes devant la présidence de l’université (1 Quai de Tourville, à côté du CHU), un lieu visible et central à Nantes.
Amenez vos vieux manuels pour construire un mur des manuels

– 16h AG Maison des Syndicats salle C

La presse sera conviée donc prévoyez vos témoignages, vos tracts, vos banderoles …
       JEUDI 23 JANVIER
       Manifestation nationale nocturne :
         RETRAITES EN LAMBEAUX : RETRAITES AUX FLAMBEAUX

  • à NANTES
    18h00, Place Delorme
  • à SAINT NAZAIRE
    17h30, Base Sous Marine
  • à PAIMBOEUF
    19h30, réunion publique sur les retraites salle Bellem, cour de la mairie (voir PJ)

VENDREDI 24 JANVIER (présentation du projet de loi en Conseil des ministres)
Journée nationale de grève et de manifestation interprofessionnelle
TOUS MASSIVEMENT EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION

  • à NANTES – 9h AG éduc fac de médecine (amphi 8) rue Gaston Veil puis 10h30, Manifestation Miroir d’eau

  • à SAINT-NAZAIRE – 11h00, Manifestation Place de l’Amérique latine

  • à ANCENIS– 9h30, Manifestation Aérodrome

  • à CHÂTEAUBRIANT– 10h30, Manifestation Mairie

Une participation de l’ampleur du 5 décembre 2019, pour le vendredi 24 janvier 2020, serait de nature à montrer la constance de l’opposition à ces réformes régressives. Il nous faut donc mobiliser largement autour de nous ; nous avons une semaine. N’hésitez pas à diffuser les documents du Snes et de la FSU que vous trouverez sur nos sites, à utiliser massivement la liste « tous S1 » pour informer des actions locales et échanger des documents, et à nous contacter directement si besoin.

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communiqué FSU éducation

Éducation : Toutes et tous en grève vendredi 24 janvier !

Le ministre de l’Éducation nationale a reçu les organisations syndicales pour leur pré-

senter le cadre de ce que le ministère appelle la concertation avec les organisations syndicales sur la

réforme des retraites. Si la FSU s’y est rendue, c’est parce que la revalorisation des enseignant-es, mais

aussi celle de tout-es les personnels de l’éducation nationale et de tout-es les personnels de la Fonction

publique, fait partie de ses priorités et parce qu’elle dissocie clairement cette question de la création d’un

régime universel de retraite. Elle ne discute pas d’une compensation aux effets d’une réforme qu’elle

rejette mais de la reconnaissance à sa juste valeur de l’engagement des personnels, et cela sans contre-

parties.

Elle exige, sur cette base, l’ouverture de discussions globales dans l’ensemble de la Fonction publique :

agents administratifs, personnels sociaux et de santé de l’Éducation nationale et des autres ministères,

agents territoriaux, hospitaliers, etc, n’ont-ils pas, elles et eux aussi, des salaires très souvent insuffisants,

des missions qui se sont alourdies sans aucune reconnaissance salariale ?

Plus que jamais, la mobilisation doit donc continuer dans le cadre interprofessionnel, pour que la revalo-

risation soit immédiate, ambitieuse et concerne l’ensemble des fonctionnaires, pour que le projet de ré-

forme des retraites soit retiré.

Aujourd’hui, le ministre annonce 500 millions d’euros supplémentaires pour augmenter les rémunérations

des enseignant-es en 2021 qui permettraient d’augmenter les collègues en début de carrière de 70 à 90

euros nets.

Devant le manque d’attractivité du métier et la faiblesse des salaires en début de carrière (1,2 SMIC), ce

serait un premier pas, largement insuffisant. Et qui demande à être confirmé pour l’ensemble d’une pro-

fession qui souffre de la comparaison avec les fonctionnaires de statut équivalent ou avec les enseignants

des autres pays de l’OCDE.

Si l’article 1 du projet de loi parle bien d’une revalorisation salariale permettant de garantir aux enseignants

un même niveau de retraite que ceux des corps équivalents de la Fonction publique, le gouvernement

étalerait cet engagement sur plus de 15 ans pour y arriver dans le cadre inédit d’une loi de programmation.

Quel crédit accorder à un gouvernement qui a déjà reporté d’une année la mise en œuvre du protocole

PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), qui continue à geler le point d’indice des

fonctionnaires, contribuant ainsi à poursuivre la dégradation de leur pouvoir d’achat, qui détruit les statuts,

qui réduit les capacités des organisations syndicales à défendre collectivement les droits des personnels ?

Interrogé sur la nature des mesures qui seraient prises, le ministre entretient le flou en évoquant l’indem-

nitaire, l’indiciaire mais également « toute une série d’autres choses ». Ce qui a de quoi nous interroger

et nous inquiéter. La question des personnels concernés par la revalorisation et ses modalités reste floue

: seulement les plus jeunes ? Seulement celles et ceux qui acceptent des missions supplémentaires ?

Le ministre a redonné la mesure de l’investissement prévu ; le budget de l’Éducation nationale serait

augmenté de 10 milliards d’euros … en 2037. Gardons les pieds sur terre : il n’y intègre pas les effets de

l’inflation, ce qui réduit énormément l’impact de l’investissement annoncé.

Que le gouvernement parle des retraites ou des salaires, il entretient le flou et l’imprécision. Il dégrade les

pensions de toutes les salarié-es, conditionne des augmentations de salaires à des contreparties.

Pour la FSU ce n’est pas donnant / donnant, mais toutes et tous gagnant-es.

C’est pourquoi, le 24 janvier elle appelle les personnels à être massivement en grève et dans les

manifestations.

Les Lilas, le 20 janvier 2020

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Retraites : l’intersyndicale éducation donne rendez-vous le 24 janvier

Les syndicats CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation  » appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir. Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle ».

 

Communiqué

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Un large mouvement contre les évaluations CP – CE1

« Les évaluations standardisées imposées en CP-CE1 dépossèdent les enseignant·e·s de leur métier et génèrent du stress », relèvent des syndicats (Snuipp Fsu, Sgen Cfdt, Cgt, Sud, Cnt) et des mouvements pédagogiques (Cemea, Icem, Gfen)  ainsi que la Fnaren. « A la suite, des pseudo-formations sont imposées non pas pour renforcer la professionnalité enseignante mais pour réduire la réflexion à l’examen des résultats de ces tests. Ces formations, au prétexte de répondre aux manquements de nos enseignements, s’emparent de tout l’espace de formation. Par ailleurs, nous constatons des pressions sur les collègues de la part de leur hiérarchie, pouvant aller parfois jusqu’à des menaces », dénoncent les signataires. Ils refusent  » un pilotage par l’évaluation de l’enseignement et de l’enseignant ».

 

Communiqué

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mobilisations 44 – semaine du 20 janvier

La surdité du gouvernement face au désaccord des français sur son projet de réforme des retraites et ses grossières manoeuvres pour détourner l’attention, avec le vrai-faux retrait de l’âge pivot, ne font pas reculer le mouvement social.

L’intersyndicale nationale (FSU, FO, CGT, Solidaires, CFE-CGC, FIDL, MNL, UNEF, UNL) propose, entre autre, trois dates de convergence les 22, 23 et 24 janvier prochains (voir communiqué joint communique´ intersyndicale 15 janvier, du 15/01/20).

L’intersyndicale départementale (FSU, FO, CGT, Solidaires) appelle dans ce cadre à de nouveaux rendez-vous en 44 pour la semaine prochaine, culminant dans la journée nationale interprofessionnelle de grève du vendredi 24 janvier :

– mercredi 22 :
15h rassemblement « éducation » à Nantes devant la présidence de l’université (1 Quai de Tourville, à côté du CHU), un lieu visible et central à Nantes, pour dénoncer :
* la mascarade du nouveau bac et ses E3C,
* les baisses de moyens dans l’éducation (à la rentrée 2020),
* les évaluations nationales en primaire (CP et CM),
* le sort réservé à la recherche, dans la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (attaques des statuts et inégalités de dotations)
La presse sera conviée donc prévoyez vos témoignages, vos tracts, vos banderoles …

– jeudi 23 :
manifestation nationale nocturne : lieu de RV et horaire à préciser …..

– vendredi 24 (date du conseil des ministres où sera présenté le projet de loi) :
journée nationale de grève et de manifestation interprofessionnelle (lieux de RV et horaires précis à venir …)

Une participation de l’ampleur du 5 décembre 2019, pour le vendredi 24 janvier 2020, serait de nature à montrer la constance de l’opposition à ces réformes régressives. Il nous faut donc mobiliser largement autour de nous ; nous avons une semaine. N’hésitez pas à diffuser les documents du Snes et de la FSU que vous trouverez sur nos sites, à utiliser massivement la liste « tous S1 » pour informer des actions locales et échanger des documents, et à nous contacter directement si besoin.

Une intersyndicale éducation 44 se tiendra lundi 20/01 à 17h. Nous vous tiendrons au courant des décisions prises à cette occasion.

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[FSU] Poursuivre la mobilisation pour élargir le mouvement

Réforme des retraites : la FSU appelle à un élargissement du mouvement !

L’action et la mobilisation continuent !

L’intersyndicale appelle à deux nouvelles journées de mobilisation massive, le 14 janvier d’abord, puis le 16 janvier 2020… Elle appelle à poursuivre les actions partout où les personnels le décident le 15 janvier…

La FSU soutient toutes les actions en cours pour faire échec au projet de réforme des retraites ; elle appelle à faire du mardi 14 janvier une journée nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays.

Elle appelle à poursuivre ce mouvement sur les deux jours suivants : mercredi 15 et jeudi 16 janvier, des actions diverses sont d’ores et déjà programmées, et en particulier un rassemblement à l’appel de l’intersyndicale de la Fonction publique devant Bercy mercredi à midi et, jeudi 16 janvier, une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations, dans le cadre de l’intersyndicale interprofessionnelle.

Lire le communiqué de presse de la FSU
Lire le communiqué de presse unitaire interprofessionnel
Comprendre la réforme des retraites

Déjà plus de 150 000 signatures !
Signez et faites signer la pétition unitaire exigeant le retrait du projet de réforme des retraites !
Préparation de rentrée : la FSU engagé-e pour défendre les emplois dans les académies !

Dans le premier degré, les 440 créations de postes ne permettent pas de tenir l’engagement ministériel de poursuite du dédoublement des classes en éducation prioritaire pour les classes de grandes sections, ni celui du Président de la République que les effectifs des classes de grande section, CP et CE1 hors éducation prioritaire seront progressivement limités à 24 élèves.

La suppression de 440 postes sur l’ensemble des moyens des lycées, collèges et lycées professionnels pour la rentrée 2020 aboutira à l’augmentation des effectifs de classe déjà lourds et à l’aggravation des surcroîts de travail pour les personnels par l’imposition d’heures supplémentaires pour pallier cette nouvelle coupe claire dans les effectifs de professeurs.

Et il n’est pas prévu pour la rentrée 2020 de créations de postes d’administratifs, d’assistants de service social, de psychologues de l’Éducation nationale, d’infirmiers, de médecins scolaires pour répondre aux besoins des élèves et des établissements. Et les redéploiements d’emplois administratifs sont prévus d’une académie à l’autre, notamment pour accompagner la réforme territoriale et les futures mutualisations de services.

La FSU appelle les personnels, dans toutes les académies, à se mobiliser pour défendre l’emploi et exiger des créations de postes à la hauteur des besoins du service public d’éducation.

Revalorisation des carrières et des rémunérations : ce que défend la FSU !
Pour la FSU, la revalorisation des carrières et des rémunérations doit être déconnectée de la réforme des retraites. Elle doit concerner l’ensemble des personnels de l’éducation nationale.

Il est urgent que soient ouverts tous les sujets qui y sont liés : rattrapage indemnitaire, revalorisation des grilles, point d’indice… car, finalement, toutes les composantes de la rémunération des personnels ont été maltraitées depuis deux années et demie.

Et pour la FSU, il ne saurait être question de conditionner les revalorisations attendues à des tâches supplémentaires, à des augmentations de charge ou de temps de travail, à des dénaturations des métiers ou de leurs conditions d’exercice, ou encore au développement d’individualisation accrue des indemnités dont le corollaire serait le développement de l’arbitraire et l’accroissement des inégalités salariales.

La FSU a été reçue par Jean-Michel Blanquer le lundi 13 janvier sur les rémunérations des personnels : des inquiétudes subsistent !

Lire le communiqué de la FSU…

Retraites, conditions de travail, revalorisation,  Canopé… :

la déclaration de la FSU au CTMEN du 8 janvier 2020

Lire la suite

LE MOT DE BENOÎT TESTE
Secrétaire général de la FSU
Pour une année 2020 de conquêtes sociales, on est là !

Dans son courrier adressé aux organisations syndicales, le Premier Ministre présente comme un compromis ce qui s’apparente à un marché de dupes : d’accord pour supprimer provisoirement l’âge pivot, mais uniquement à condition que d’autres modalités de dégradation des droits à pension soient trouvées ! Nous voilà en quelque sorte sommés de discuter du poids des chaînes. Or, ce n’est pas du tout ce que portent les milliers de salarié-es, toujours soutenu-es par l’opinion.

Ce mouvement inédit n’a certes pas réussi à infléchir la ligne du gouvernement, mais il a au moins réussi à déjouer le piège du gouvernement qui souhaitait enfermer la discussion dans le strict cadre de catégories qui défendraient leurs intérêts particuliers là où nous avons fait la démonstration que la retraite est un enjeu de société et que cette réforme en particulier aurait des conséquences négatives pour toutes et tous, salarié-es du privé comme du public.

Le mouvement a aussi ouvert des brèches sur d’autres sujets: la FSU portera ses propositions et ne lâchera rien sur ses exigences de revalorisation salariale des enseignant-es comme de tou-tes les agent-es du ministère, d’amélioration des conditions de travail, d’amélioration du système éducatif, de retrait de la réforme des retraites.

La FSU présente à tou-tes les agent-es du Ministère de l’Éducation nationale ses vœux les plus chaleureux et les plus déterminés pour le respect de nos métiers et une société plus juste.

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La FSU dans l’Éducation nationale
La preuve par 9 !
La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondant aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.
Avec la FSU,
pour la Fonction publique, pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

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[Libé] A Marseille, la CGT met le port en rade

Par Stéphanie Harounyan, Correspondante à Marseille — 16 janvier 2020 à 20:36

A l’appel du syndicat, sept grands ports français, dont celui de Marseille-Fos, ont cessé leurs activités depuis mardi.

Embouteillage en mer comme à quai. Depuis mardi, le port de Marseille est bloqué, conséquence de l’opération «port mort» lancée pour soixante-douze heures par la CGT pour protester contre la réforme des retraites. Un appel suivi à la lettre dans les sept grands ports maritimes français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille). «Même les petits ports ont pris des initiatives, en fonction de leur configuration. On est tous dans la même démarche», assure Pascal Galéoté, délégué CGT des agents portuaires marseillais, qui a rencontré mercredi ses homologues des autres ports à Paris. De Marseille à Fos, depuis trois jours, plus aucune marchandise n’est donc entrée ni sortie par la mer. Devant chaque porte d’accès, les grévistes ont installé de gros blocs de béton afin d’empêcher toute circulation, contraignant les passagers des ferrys, massés le long des quais, à une interminable attente.

«Ruiné».
Doublement interminable même, puisqu’un autre mouvement de grève, indépendant des retraites, affecte le trafic marseillais : depuis vendredi dernier, les agents de la compagnie maritime la Méridionale bloquent plusieurs de leurs bateaux, mais aussi ceux du concurrent Corsica Linea. Objectif : obtenir un accord pour se partager la desserte de la Corse. Corsica Linea a déjà annoncé l’annulation de toutes ses traversées jusqu’à ce vendredi. Même tarif du côté des navires en partance pour le Maghreb : la plupart n’ont pas pu prendre la mer cette semaine. Selon la Provence, les passagers du Tariq ibn Ziyad, qui devait appareiller vers Alger mercredi, ont finalement réussi à forcer l’entrée d’une des portes d’accès jeudi pour embarquer sur le navire de la compagnie Algérie Ferries. Ce dernier a quitté le port vers 15 heures.

Pour le reste de l’activité, notamment le fret, il a fallu attendre le déblocage progressif des installations, jeudi en fin de journée, pour un retour à la normale. Durant trois jours, plusieurs navires ont en effet été contraints de patienter en mer alors que côté routes, aucun camion n’a pu accéder à la zone de fret. «Les opérations successives « port mort » depuis six semaines ont ruiné tous les efforts de relance de la filière maritime», ont commenté dans un communiqué commun les fédérations de transporteurs, demandant à l’Etat de débloquer les installations. «Envoyer les forces de l’ordre, pour faire quoi ? rétorque Pascal Galéoté de la CGT. Dockers, agents portuaires, de la réparation navale, marins… tous exercent simplement leur droit de grève, ils ne déchargeront pas les bateaux. Les transporteurs feraient mieux de demander au gouvernement de retirer sa réforme, parce que nous, on ne va pas s’arrêter.»

Actions.
Avant de nouvelles actions plus symboliques, comme le blocage du siège administratif du port prévu ce vendredi, les agents portuaires marseillais sont venus grossir jeudi matin les rangs de la manifestation contre la réforme, qui a réuni 110 000 personnes selon l’intersyndicale (8 000 selon la police). La fédération CGT des ports et docks devrait annoncer ce vendredi le programme des actions à venir, avec probablement un nouvel appel au blocage la semaine prochaine. «On est obligés de taper sur l’économie pour être entendus, explique Pascal Galéoté. L’union patronale locale a parlé de milliers d’euros de pertes cette semaine, ça fait mal. Alors il faut continuer.»

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Retraites : division syndicale et diversification de la mobilisation

La détermination est toujours bien là. Mais pas chez tous. Chez les enseignants, l’événement du jour c’est le départ du Snalc qui « suspend » sa participation au mouvement. C’est que , pour cette nouvelle journée nationale de mobilisation contre la réforme des retraites, si les cortèges sont bien garnis, la grève s’essouffle. De nouvelles formes démobilisation apparaissent et se répandent. On n’a pas fini de parler de cette réforme.

Jeudi 16 janvier, on compte 250 000 manifestants à Paris selon la CGT, 23 000 selon la police, soit plus que le 11 janvier. Des manifestations avaient lieu dans de nombreuses villes. Le taux de grévistes est aussi en hausse par rapport aux 14 ou 15 janvier avec 7% de grévistes selon le ministère (au lieu de 4% la veille).

S’il est plus difficile d’amputer la paye, le mouvement prend de nouvelles formes. La semaine avait été marquée par des occupations de rectorats (Paris, Rennes…) et  des jetés de manuels scolaires. Maintenant les opposants à la réforme des retraites organisent des défilés aux flambeaux. C’est le cas à Gap, Nice, Dijon, Vendôme, Perpignan, Limoges, Saint-Denis de la Réunion par exemple. Bordeaux opte pour la « casserolade ». A Chartres c’est un concert solidaire qui est organisé.

Après la Cfdt et l’Unsa, c’est au tour du Snalc de quitter la mobilisation contre la réforme des retraites. La motivation en est différente. « Le SNALC, syndicat responsable, ne peut laisser s’appauvrir davantage une profession déjà paupérisée…C’est pourquoi le SNALC suspend pour le moment son appel à la grève, afin de laisser une chance à la négociation ». L’intersyndicale se réduit à la CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL, des organisations qui soulignent qu’elles sont majoritaires.

L’intersyndicale va dans ce sens en appelant à généraliser les retraites aux flambeaux le 23 janvier au soir. Elle appelle surtout à faire du vendredi 24, jour de la présentation des projets de loi en conseil des ministres, « une journée massive de grève et de manifestation ».

 

Intersyndicale

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communiqué interpro du 15 janvier

42 JOURS PLUS TARD : UN MOUVEMENT MAJORITAIRE ET INEDIT !

La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,… De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire: grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.

Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités.

L’intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s’appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail.
Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en œuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.

Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l’assiette de cotisations afin d’inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore

la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.

Nos organisations appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

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82. IR-FSU la lettre électronique de Janv. 2020

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Newsletter Janv. 2020
A LA UNE

« Quand le logement va, tout va »

Le nouveau numéro de Regards Croisés N°32 – revue de l’IR-FSU – vient de sortir.
Pour la partie Arts « Marius ou le théâtre derrière les murs » entretien avec Guillaume Lambert.
Le Grand entretien donne la parole à Gérard Bras « Transclasse : un concept pour dire le monde ».
Son dossier porte sur les questions du logement. Il explore les mécanismes qui président à ces choix de société : plonger dans un Paris qui se retranche de plus en plus ; suivre la construction d’un nouveau quartier en région parisienne ; s’interroger sur la fracture des territoires et son incidence sur les prix des logements ; et puis proposer des perspectives celles de la reconquête des endroits inoccupés : la naissance de LAD (Logement à défendre) qui sont en même temps que la reconquête des espaces urbains, des expériences alternatives et communautaires.

Paris sans le peuple

Cet article vise à proposer un résumé de l’ouvrage d’Anne Clerval « Paris sans le peuple », la gentrification de la capitale parue en 2013 à l’issue de sa thèse de doctorat en géographie.
Vous l’aurez compris à son titre, l’enjeu du livre est d’essayer de résoudre une énigme, comment les classes populaires (employés et ouvriers) qui étaient encore majoritaires dans la capitale française en 1975, disparaissent-elles peu à peu au profit d’autres classes sociales ?
C’est à cette question extrêmement complexe que s’attaque l’auteure grâce à l’ensemble des outils issus des sciences sociales à savoir l’histoire, la géographie ou encore la sociologie afin de rendre compte du processus de gentrification de la capitale.

Pauvreté des seniors : Une exception française à préserver

Loin du tableau apocalyptique dressé par certains, l’avenir du système français de retraites est assez serein, les difficultés qu’il a connues étant d’ores et déjà largement résorbées. Article de Guillaume Duval 02/12/2019 dans Alternatives économique
Parce que l’Hexagone dépense beaucoup, il a peu de retraités pauvres.
La contrepartie de la part importante du PIB consacrée aux retraites en France est que nous sommes aussi un des pays d’Europe où la part des plus de 65 ans vivant sous le seuil de pauvreté est la plus faible. Le fameux modèle suédois de retraite à points, qui sert de référence dans la réforme engagée, ne se montre pas particulièrement performant en la matière. Mais la situation des personnes âgées est également très difficile en Allemagne ou au Royaume-Uni.

L’INSTITUT

Retrouver l’espoir d’une société juste et solidaire

C’est dans les espoirs suscités par les mobilisations contre la réforme des retraites que s’ouvre l’année 2020. A nouveau, s’exprime le sentiment de l’injustice sociale et avec lui l’exigence de l’égalité.
Qui voudrait continuer à croire, hormis ceux qui en tirent intérêt particulier, qu’il n’existerait aucune alternative à l’avenir néolibéral et que nous devrions renoncer à inventer des politiques nouvelles capables de progrès social et d’émancipation pour notre environnement, notre emploi, notre santé, notre éducation, notre culture ? Lire la suite

Réforme des retraites : le problème des fins de carrière dans l’Education nationale

Un article de Dominique Cau-Bareille – membre de l’IR-FSU – pris dans « The conversation ».
Depuis 2003, au fil des réformes des retraites mises en œuvre en France, le nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une retraite complète ne cesse d’augmenter. Dans le même temps, les dispositifs d’aménagement des fins de carrière ont disparu – parmi ces dispositifs, on peut citer l’exemple des mesures de cessation progressive d’activité. Lire la suite

Des femmes en gilets jaunes Etonnantes travailleuses. Etonnants engagements politiques

Quand on vit quotidiennement dans un monde toujours plus invivable, que fait-on pour s’en sortir ?
On s’attelle à construire un autre monde possible, en tissant des solidarités, des amitiés, en organisant des actions collectives, où s’exprime la colère et un certain engagement politique, dans des espace visibles par tout le monde comme les ronds-points !
Pour fêter le premier anniversaire de ce surprenant mouvement social des gilets jaunes, des cinéastes ont mené l’enquête auprès de ceux et surtout celles qui ont osé sortir de l’invisibilité, en empruntant des chemins et des manières de faire qui sortent du commun et des sentiers battus. Lire la suite

ON A VU

Justice pour le climat ! Les nouvelles formes de mobilisation citoyenne – Judith Rochfeld

Est-il encore temps d’agir pour limiter le réchauffement climatique ?
La réponse des citoyens est sans équivoque. Prenant acte de l’échec de la gouvernance internationale (les fameuses COP), ils sont entrés dans une « colère verte » qui les conduit souvent devant les tribunaux : victoire de la fondation Urgenda et de 894 citoyens contre l’État néerlandais en 2018 ; « Affaire du siècle » initiée en France en mars 2019 et faisant suite à la pétition qui a recueilli 2 millions de voix pour dénoncer l’inaction climatique de l’État ; multiples procès, intentés au nom d’enfants (Our Children’s Trust aux États-Unis) ou d’entités naturelles considérées comme des personnes dotées de droits (fleuves ou forêts en Amérique latine et en Nouvelle-Zélande). Lire la suite

Asie : des pouvoirs et des luttes

Une vingtaine d’auteur·rices asiatiques, au profil universitaire ou acteur·rices de terrain, analysent dans ce livre les dynamiques sociales à l’œuvre dans leur pays, ainsi que les principaux enjeux rencontrés par les sociétés civiles dans des contextes marqués par la croissance des inégalités et la poussée des forces politiques conservatrices et réactionnaires. Lire la suite

Main basse sur l’université

Philippe Blanchet dénonce ici la façon dont les politiques néo-libérales cassent l’université pour se l’approprier et prendre le pouvoir dans ce traditionnel bastion de contestation. Il livre une analyse claire et percutante des politiques françaises d’enseignement supérieur et de recherche depuis la fin des années 1990. Lire la suite

AGENDA
Jeudi 16 janvier 14h

« analogies et différences entre les crises des années trente et celles d’aujourd’hui » , au CESE avec Serge Wolikow

30 Janvier 2020 à 14h

Le salariat à statut et la question de l’égalité – Siège de la CGT (Montreuil) – IHSCGT/IR-FSU

Mercredi 1er Avril 2020

Colloque Regards croisés sur syndicalisme et mouvement social au XXIe siècle

22-23 Juin 2020

regards croisés des sciences sociales à l’Université de Poitiers

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°32

ARTS
Marius ou le théatre derrière les murs
DOSSIER
« Quand le logement va, tout va »
GRAND ENTRETIEN
Gérard Bras Lire la suite

La FSU dans la cour des grands

Ce tome II -1997-2010- de lecture facile et synthétique permettra, nous l’espérons, aux Jeunes militant.e.s de connaître d’où nous venons et aux plus Ancien.ne.s de revivre des moments forts !
Beaucoup s’interrogent sur son avenir. Mieux connaître son histoire, ses actions, ses difficultés, aide à mieux répondre à la question : Et maintenant ?
Le titre du nouveau livre : « La FSU, dans la cour des grands ? »
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Bon de commande ci-joint Lire la suite

IR-FSU

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« Philippe retire provisoirement l’âge pivot du projet » très bonne analyse

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Revalorisation : une avancée et quatre déceptions

[NDLR] Pourquoi continuer à se rendre à ce genre de masquarade ???

500 millions s’approchent mais 10 milliards s’éloignent. A l’issue d’une rencontre avec JM Blanquer, le 13 janvier au soir, malgré la confirmation d’une revalorisation à hauteur de 500 millions, la FSU manifeste surtout de la déception et des inquiétudes. Déception car ni le volume ni le calendrier ni les modalités de la revalorisation ne sont connus. Inquiétude car JM Blanquer lie la revalorisation à des contreparties. La réunion a surtout établi un calendrier précis sur les missions des enseignants et leur évolution. Pour la FSU la revalorisation doit commencer maintenant. Et la mobilisation des enseignants doit continuer et s’approfondir.

Une avancée

« Ca avance un peu puisqu’on a eu quelques éléments sur le budget 2021 qui prévoirait 500 millions pour la revalorisation. Il y a un petit engagement sur cette somme », a déclaré Benoît Teste, secrétaire général de la Fsu, à la sortie de la réunion avec JM BLanquer le 13 janvier au soir. A vrai dire l’annonce de 500 millions avait déjà été faite par G Darmanin en décembre. Le 9 janvier, JM Blanquer annonçait « de premières augmentations pour l’année civile 2021… C’est entre 400 et 500 millions par an supplémentaires, qui s’ajoutent année après année… Les augmentations de salaires, tout au long de cette décennie 2020… Le budget de l’éducation nationale pourrait passer de 1 milliard à 1.3 à 1.5 milliard en 2021. 1.3 milliard, j’espère un peu plus ». Le 13 janvier JM Blanquer a confirmé 500 millions de hausse de son budget en janvier 2021.

Pour quatre déceptions

La première déception concerne le montant de la revalorisation. Son volume total n’est pas donné. « On ne parle même plus des 10 milliards », dit B Teste. « Ils ne sont plus confirmés ». Le ministre d’ailleurs ne parle plus du maintien du niveau des retraites. « On n’est pas rassuré par le fait que le ministre dise que les retraites des enseignants seront dans la moyenne des autres fonctionnaires car on est persuadé qu’elles vont considérablement baisser », ajoute B Teste.

Second motif de déception, le champ de la revalorisation n’est pas connue. « On n’a pas d’éléments tangibles sur les éléments de carrière qui seront affectés », explique B Teste. « On est inquiet que tous les enseignants ne soient pas  concernés car le ministre rappelle que la revalorisation est liée à la réforme des retraites. Il souhaite consacrer davantage de revalorisation aux enseignants nés après 1975. Pour nous une revalorisation qui ne concerne qu’une partie des enseignants n’est pas une revalorisation ». Effectivement 500 millions pour un million d’enseignants aboutirait à une quarantaine d’euros par mois c’est à dire pas grand chose. Cette revalorisation prendrait davantage consistance même si 55% des enseignants ont moins de 45 ans.

Troisième motif de déception, la forme de la revalorisation. JM BLanquer refuse de répondre quand on lui demande si ce sera du salaire ou des primes. « Il dit que tout est ouvert », dit B Teste. « Si elles sont versées à tous ça peut être un compromis. Mais ce n’est pas clair car JM BLanquer parle de la possibilité de travailler sur l’ISOE et l’ISAE (deux primes versées à presque tous les enseignants) en ajoutant qu’il serait intéressant de revoir les missions sur l’orientation et le suivi des élèves. Cela signifie t-il un alourdissement des tâches ? »,  demande B Teste. Dans un document envoyé aux syndicats, le ministre prévoit une série de réunions sur ces questions.

C’est donc la 4ème déception. JM BLanquer, comme E Macron, continue à lier la revalorisation à un examen des missions des enseignants et la redéfinition du métier. « Le ministre va t-il introduire l’idée de la rémunération au mérite, en focntion des missions prises ? » se demande B Teste. La prochaine échéance sur cette question aura lieu le 6 février pour un examen des indemnités et des éléments de carrière en lien avec la revalorisation. Pour la FSU il est clair que la revalorisation ne peut aps attendre 6 mois ou un an. « C’est dès maintenant qu’il faut des mesures de revalorisation », dit B teste. « Et ce soir on n’a pas de signaux tangibles et concrets sur ses éléments ».

L’appel à la grève maintenu

La FSU appelle donc à maintenir la mobilisation. « Le fait qu’on prenne la mesure du malaise enseignant ets à mettre à l’actif de cette mobilisation », précise t-il. Et puis rien n’est réglé sur les questions de fond posées par la réforme des retraites. « Partir à 64 ans pour un enseignant ce n’est pas possible », donne en exemple B Teste. Il espère que le mouvement s’intensifie et s’élargisse. « Le mouvement va continuer car il est profond » affirme t-il. La FSU a déposé des préavis pour les 14 et 15 janvier. Avec l’intersyndicale, elle souhaite une journée forte de mobilisation et grève le 16 janvier.

L’UNSA ferme sur ses positions

Alors que la FSU quittait le ministère, Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, et Stéphane Crochet, secrétaire général du Se Unsa, avaient rendez vous avec JM Blanquer. « Ca fait un moment qu’on est au courant des 500 millions », a déclaré F Marchand. « Si le ministre ne va pas au delà de la première marche (2021) ça nous pose problème car on a besoin de visibilité sur plusieurs années. On est prêt à négocier mais au delà de la première marche ». F Marchand demande aussi que « la compensation sur les retraites soit traitée avant avril ». C’est à dire que les négociations concernant les enseignants aient lieu avant le vote de la loi retraites. Sur les contreparties demandées par le ministre, l’Unsa ne veut discuter que  « s’il s’agit de mieux vivre nos métiers, de reconnaitre du travail invisible non pris en compte ». Sinon « on ne va pas s’entendre ». Pour l’Unsa la revalorisation doit être salariale « et non quelque chose de variable d’une année à l’autre ou d’une personne à l’autre ». On semble donc loin d’un accord entre les propositions du ministre et les attentes des deux principales organisations.

 

Le conflit peut se refermer sur les enseignants

A Nancy le nouveau métier enseignants

C Maroy : Qu’est ce que le nouveau métier enseignant ?

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plan d’action dans le 44

Les sujets de protestations s’additionnent puisqu’à la lutte contre le projet de réforme des retraites s’ajoute la protestation contre la baisse des moyens dans l’éducation et la mascarade du nouveau bac et de ses E3C.

Pour se mobiliser sur tous ces fronts, voilà les rendez-vous proposés dans le département :

– mardi 14 janvier mobilisations contre la réforme des retraites
– NANTES : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS : Rendez-vous à 8h15 parking du Bois Jauni pour un tractage aux parents d’élèves à l’entrée des écoles d’Ancenis
puis départ en co-voiturage pour rejoindre la manifestation de Nantes à 10h30
– CHATEAUBRIANT : 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à la Sous préfecture
– SAINT-NAZAIRE : 14h AG au lycée expérimental
– PAYS DE RETZ : 8h rendez-vous au collège de Sainte-Pazanne pour un tractage
9h co-voiturage pour la manif à Nantes
17h30 AG Pays de Retz à l’école Armelle Chevalier de Chéméré / Chaumes-en-Retz
– SAVENAY : 6h blocage de la gare

– mercredi 15 janvier mobilisations
– NANTES : 8h45 rassemblement devant le rectorat pendant la tenue du Comité Technique Académique, à l’appel de l’intersyndicale Educ, soutenue par l’interpro.
– NANTES : 17h30 défilé nocturne, flambeaux & musiques, Miroir d’eau
– ANCENIS  : à 16h30 : RDV parking co-voiturage de ST Géréon (D723) pour se rendre à la manifestation nantaise.

– jeudi 16 janvier mobilisations
– NANTES  : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS  : 7h15 : tractage interpro auprès des lycéens, RDV sur le parking des départs des cars (vers   Manitou, sur la rocade vers l’autoroute)
                     8h30 : Rendez-vous à la gare pour un tractage à la gare et sur le marché.
                    10h30 manifestation pont d’Ancenis
                    12h : AG interpro (à confirmer)
– CHATEAUBRIANT : rassemblement à 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à Pole Emploi
– SAINT-NAZAIRE : manifestation 10h30 place de l’Amérique Latine.
– PAYS DE RETZ : action au bac du Pellerin (à préciser)

le gouvernement ne lâche rien, nous non plus !

Syndicalement vôtre

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E3C : Tous les syndicats demandent le report !

 » A mesure que les semaines passent, les problèmes sont de plus en plus évidents : problèmes d’organisation, lourdeur de la procédure, inégalités de conditions de passage et de traitement entre établissements et donc entre élèves. Les problèmes matériels ne cessent de s’accumuler, de l’ouverture tardive de la banque nationale de sujets aux difficultés posées par la correction dématérialisée (connexion, débit etc.). Les sujets proposés par la BNS ne correspondent pas dans de nombreux cas aux savoirs travaillés avec les élèves, les grilles d’évaluation apparaissent comme complexes et dénuées de sens par rapport aux exigences requises, l’absence de temps spécifique de concertation et de correction obère la possibilité du travail collectif… » Une très large intersyndicale (SNES-FSU, SE-UNSA, CGT Educ’action, Sud éducation, SGEN-CFDT, SNEP-FSU, SNALC, SIES, FAEN, SNCL, UNL et Lycéens au Centre) demande aux ministres de « renoncer à cette session des E3C ». Cette demande est soutenue sur le terrain : des enseignants ont commencé à refuser de participer aux épreuves de controle continu du bac en 1ère.

 

Communiqué

Les E3C menacés

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La FSU inquiète pour la revalorisation

Alors qu’elle doit être reçue le 13 janvier par JM BLanquer, la FSU souligne l’absence de propositions ministérielles. « Elle ne dispose pas d’éléments à cette heure sur le niveau, les modalités et les éventuelles contreparties en termes de charge de travail des « compensations à la réforme » pour les enseignant-es annoncées par JM Blanquer… La FSU attend du Ministre que des propositions concrètes et chiffrées soient enfin mises sur la table afin de procéder à une revalorisation salariale légitime. La FSU rappelle que ce sont les carrières et les salaires de tous les personnels de l’éducation qu’il faut revaloriser avec une attention particulière aux inégalités professionnelles femmes / hommes et elle fera lors de cette réunion ses propres propositions en ce sens ».

 

Communiqué

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Réforme des retraites : la FSU appelle à un élargissement du mouvement

La diffusion de l’avant-projet de loi ainsi que le courrier du Premier Ministre aux organisations syn-

dicales le 11 janvier n’ont fait que confirmer les craintes de la FSU et amplifier sa détermination à

continuer la mobilisation. La réforme est bel et bien maintenue par le gouvernement malgré le mou-

vement social en cours et pour lequel le soutien de l’opinion se renforce encore.

Dans son courrier, le Premier Ministre confirme que l’âge pivot sera effectivement appliqué dans le

système universel qu’il prévoit. La petite ouverture sur un « retrait provisoire » de cet âge pivot en tant

que mesure paramétrique immédiate est tout de suite assortie de deux verrous : d’une part, cet âge

d’équilibre figurera bel et bien dans la future réforme, et d’autre part le Premier Ministre prend soin

de préciser que « le coût du travail » ne doit en aucun cas être augmenté. Il exclut donc toute aug-

mentation des cotisations patronales.

Cela signifie d’emblée qu’il interdit d’agir sur les taux et assiettes de cotisations et donc de recher-

cher des financements nouveaux, préférant des mesures qui, d’une manière ou d’une autre, en

jouant sur les âges, les durées ou encore d’autres modalités, réduiraient les droits des seul-es sala-

rié-es. Ce n’est donc pas une avancée.

Par ailleurs, la FSU sera reçue à l’Éducation Nationale demain, lundi 13 janvier, à 17h30 sur la

question des salaires. Elle ne dispose pas d’éléments à cette heure sur le niveau, les modalités et

les éventuelles contreparties en termes de charge de travail des « compensations à la réforme » pour

les enseignant-es annoncées par JM Blanquer. La FSU refuse cette logique de compensation

puisqu’elle ne veut pas de cette réforme et que la question de la revalorisation est, pour elle, décon-

nectée de la réforme des retraites. En revanche, elle attend du Ministre que des propositions con-

crètes et chiffrées soient enfin mises sur la table afin de procéder à une revalorisation salariale

légitime. La FSU rappelle que ce sont les carrières et les salaires de tous les personnels de l’édu-

cation qu’il faut revaloriser avec une attention particulière aux inégalités professionnelles femmes /

hommes et elle fera lors de cette réunion ses propres propositions en ce sens.

La FSU porte aussi ses exigences de revalorisation et de résorption des inégalités salariales au

niveau de l’ensemble de la Fonction publique ; elle rappelle que de nombreux agent-es publics,

notamment de catégorie C, ont de très faibles revenus et que beaucoup ont, comme les enseignant-

es, un régime indemnitaire faible.

La FSU soutient toutes les actions en cours pour faire échec au projet de réforme des retraites ; elle

appelle à faire lundi des réunions et assemblées générales et à faire du mardi 14 janvier une journée

nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays.

Elle appelle à poursuivre ce mouvement sur les deux jours suivants : mercredi 15 et jeudi 16 janvier,

des actions diverses sont d’ores et déjà programmées, et en particulier un rassemblement à l’appel

de l’intersyndicale de la Fonction publique devant Bercy mercredi à midi et, jeudi 16 janvier, une

nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations, dans le cadre de l’intersyndicale inter-

professionnelle.

Les Lilas, le 12 janvier 2020

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Communiqué intersyndicale interpro

Télécharger le 2020-01-07-CP INTERSYNDICAL-valide´ CGT FO FSU-1

+ rassemblement au rectorat mercredi à 8h45

 

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communiqué unitaire FP

Télécharger le 2020-01-10 Communiqué Unitaire

 

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Communiqué intersyndical interpro du 11 janvier

Jusqu’à la victoire

Les 9, 10 et 11 janvier les mobilisations auront été d’une grande force. Ce samedi 11 janvier elles ont pris de l’ampleur avec un caractère interprofessionnel et transgénérationnel marqué. Ces journées marquent une étape importante dans la mobilisation par la grève lancée depuis le 5 décembre.

Cela montre la détermination et le refus de ce projet absurde de régime unique de retraites par points par une majorité de la population, malgré toutes les tentatives et manipulations du gouvernement.
Suite aux annonces d’aujourd’hui, non seulement l’âge pivot n’est pas retiré mais en plus le Premier ministre confirme sa détermination à reculer l’âge de départ à la retraite en refusant toute augmentation de cotisation sociale.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL exigent le maintien du système de retraite existant par répartition solidaire et intergénérationnelle et par annuité. Elles portent en commun des propositions pour améliorer les droits de toutes et de tous. Pour ce faire, il faut augmenter les financements assis sur les cotisations sociales et les richesses produites par le travail.

Contrairement aux affirmations du gouvernement, les femmes ne sont pas gagnantes ! Concernant les carrières heurtées, ce projet qui prendra en compte toute la carrière, aura pour conséquence d’augmenter les écarts de pension déjà grands entre les femmes et les hommes.

C’est pourquoi nos organisations appellent à continuer et amplifier encore la mobilisation par la grève et les manifestations dès la semaine prochaine pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, la fin de la précarité notamment étudiante, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système et des régimes existants.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF et UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié-es le décident.

Elles appellent à organiser des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, en rejoignant massivement par la grève le mouvement le 14 janvier.
Elles appellent à poursuivre les actions et la mobilisation le 15 et à faire du 16 une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations.

Elles décident de se revoir en intersyndicale dès le mercredi 15 janvier 2020 au soir.

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Communiqué interpo

36 jours sans trêve, on continue !

Une nouvelle fois, la mobilisation ce 9 janvier a été exceptionnelle par son ampleur et son caractère interprofessionnel. Elle s’inscrit dans une mobilisation lancée par la grève depuis trente-six jours partout en France.

Cette situation démontre le rejet massif et croissant du projet de régime unique de retraites par points voulu par le gouvernement et refusé par la majorité de la population.

La grève et les mobilisations continues depuis le 5 décembre ont contraint le gouvernement à des reculs, et notamment à concéder le maintien de dispositions spécifiques dans plusieurs secteurs et professions. La prétendue universalité de cette réforme n’existe donc plus.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL réaffirment que le projet de régime unique par points conduirait inévitablement au recul des droits à la retraite tant en termes de niveau de pension que d’âge auquel les salarié-es d’aujourd’hui et de demain pourront bénéficier d’une retraite décente.

C’est pourquoi nos organisations appellent, dès demain et dans les jours qui suivent, l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève, y compris reconductible là où les salariésledécident,pourmainteniretaugmenterlerapportdeforce.Ellesappellentàfairedu samedi 11 janvier une journée de manifestation et de mobilisation massive de toute la population, pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système par répartition et solidaire et des régimes existants.

Les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL appellent le 14 janvier à une journée de grève et de convergence interprofessionnelle localement dans tout le pays qui s’inscrit dans la continuité d’actions et d’initiatives déclinées sous toutes les formes les 15 et 16 janvier. Elles appellent à réunir partout les assemblées générales pour mettre en débat les modalités permettant de poursuivre la mobilisation dans le cadre de la grève lancée le 5 décembre.

Elles décident de se revoir dès le samedi 11 janvier 2020 au soir.

Paris, le 9 janvier 2020

Télécharger le Communique´ intersyndical 9 janvier-1

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