Archives de la catégorie Société

22 mai : Enseignants et grévistes : que disent-ils

« Je sais que j’aurai des classes entières qui n’auront pas de réponses favorables ce soir ». Les chemins de la grève et de la manifestation sont nombreux chez les enseignants. Tour d’horizon à l’occasion de la troisième journée de grève pour la fonction publique… et parfois davantage pour certains professeurs…

Combien étaient-ils dans la rue le 22 mai ? Fait rarissime, pour cette journée les 9 fédérations de la fonction publique avaient appelé ensemble à cesser le travail. Du coté des enseignants, encore une fois, les chiffres du ministère et des syndicats ne se rencontrent pas. La FSU compte un professeur gréviste sur trois aussi bien dans le premier que le second degré. Le ministère ne voit que 16% de grévistes dans le 1er degré et 10% dans le second. Le mouvement est un peu plus fort dans le premier degré que celui du 22 mars. Il l’est un peu moins dans le second degré.

« Nous avons des doutes sur la pérennité du statut des enseignants ». Sous le ballon du SNUipp-FSU, Francette Popineau, porte-parole du SNUipp, explique pourquoi son syndicat mobilise. « Il y a déjà les raisons qui nous ont mobilisées lors des deux précédentes grèves, telles que le jour de carence que l’on trouve particulièrement injuste, le calendrier PPCR qui est reporté et le gel du point d’indice. S’ajoutent maintenant toutes les menaces pesant sur le statut de la fonction publique et notamment celui des enseignants. Comme ce rapport, rendu il y a peu, qui laisse entendre que l’on pourrait avoir des enseignants contractualisés sur une durée de cinq ans maximum. Nous nous interrogeons, aussi, sur le devenir du service public quand nous voyons une forme de régionalisation des académies, comme celles de Limoges et de Poitiers qui seraient rattachées à Bordeaux ».

Enfin, il y a les circulaires Blanquer.  » Des enseignants se sentent méprisés par les dernières recommandations – telles que les circulaires ou le guide du CP – qui sont assorties d’un certain nombre de déclarations insinuant qu’il n’y a plus de dictées, plus de calcul mental, que la méthode globale sévie dans 50% des écoles au moins. Écrits qui laissent aussi entendre que la liberté pédagogique s’apparente à l’anarchie. Ce sont finalement toutes ces petites phrases, loin de l’école de la confiance, qui créent une forme de défiance, installant le doute chez les familles et instillant l’idée que les enseignants doivent être remis dans le rang. Les enseignants souhaitent que l’on recentre le débat sur l’école car en effet, l’école est en difficulté. Notre système est très inégalitaire ».

Dans le cortège parisien nous avons croisé Catherine Remermien, une psychologue de l’éducation nationale. « Le ministère, sans aucune concertation a annoncé le 3 avril, qu’il fermait tous les CIO, nous dit-elle. Il faut savoir que les CIO, c’est aussi l’accueil des élèves lors des vacances scolaires, des ateliers pour recevoir les jeunes, les décrocheurs, les primo arrivants. Qui va se charger de ces missions institutionnelles ? Notre crainte, c’est l’ouverture d’un marché privé, d’une privatisation du service.»  Une manifestation spécifique est annoncée le 5 juin.

La réforme du lycée et celle de l’accès au supérieur font « barrage » empêchant une certaine catégorie d’élèves, issus de milieux populaires, d’accéder à l’enseignement supérieur selon Jean François Guet. « J’enseigne dans un lycée assez difficile dont les élèves sont issus de milieux populaires, je sais que j’aurais des classes entières qui n’auront pas de réponses favorables ce soir. Ce n’est pas dans les bons lycées parisiens que cela va se ressentir. Quel est le message que l’on envoie aux élèves de milieux défavorisés ? Comment peuvent-ils se projeter si on leur ferme les portes dès la fin de terminale ? Si même la fac ne veut pas d’eux ?»

Thierry Adrasse, enseignant du premier degré, est en grève contre la suppression des 120 000 postes de fonctionnaires mais aussi contre « la dérive libérale » du gouvernement. « Sous Sarkozy, il y a eu 80 000 postes de supprimés. On a vu les résultats, concrètement, dans les écoles, sur les moyens de remplacement par exemple. Les premiers impactés de ce genre de mesure sont les élèves de milieux populaires. La république se doit de protéger les plus faibles. Moi, par exemple, je suis entré dans la fonction publique sur la base de mes compétences qui sont reconnues et non de ma couleur de peau ; ce qui n’était pas le cas dans le privé. »

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Second degré : près de 500 postes non pourvus en 2018

Malgré la forte baisse des postes mis au concours, près de 500 enseignants devraient manquer à la rentrée si on en juge par les résultats des épreuves d’admissibilité du capes externe. La publication des résultats de l’anglais montre que la situation de pénurie continue dans les mêmes disciplines, alors que le ministère a abaissé les recrutements. 2018 ne sera pas l’année de la stabilité dans les postes mais la première année de la baisse du nombre d’enseignants.

Au capes externe d’anglais seulement 1521 candidats ont été reconnus admissibles en 2018. Cela semble suffisant pour les 949 postes offerts en 2018. Rappelons que 1190 postes étaient proposés en 2017. Mais l’expérience des années antérieures laisse attendre un taux de refus de 56% des admissibles. On devrait donc avoir en 2018 environ 852 candidats admis et donc près de 100 postes non pourvus.

Cette estimation vient après celles des autres disciplines. Les résultats de l’admissibilité au Capes externe montrent aussi des déficits à venir en lettres, allemand et maths. En lettres classiques on compte 105 admissibles (autant qu’en 2017) pour 183 postes. Il est clair qu’ils ne seront pas couverts. Si on reprend le ration admis / admissibles de 2017 on compterait 85 admis seulement (comme en 2017) c’est à dire que 53% des postes ne trouveraient pas preneurs alors que le nombre de postes a été fortement réduit (183 au lieu de 230).

En lettres modernes, on a 1390 admissibles soit 150 de moins qu’en 2017. Cela pourrait donner 1029 admis pour 1040 postes. Là le ratio s’améliorerait par rapport à 2017 mais du simple fait d ela forte réduction du nombre d e postes (1040 au lieu de 1288).

En allemand on compte 228 admissibles cette année, contre 224 l’an dernier, pour 275 postes proposés. Avec le taux de 2017 cela ferait 125 admis soit 45% de postes non pourvus. A l’évidence le rétablissement des classes bilangues n’a pas eu d’impact sur l’attractivité du métier.

En maths, on compte 1760 admissibles pour 1183 postes. Cela semble suffisant. Mais l’expérience des années précédentes montre qu’un fort pourcentage d’admissibles ne sont pas admis. En 2017 on n’a compté que 55% d’admis chez les admissibles. Dans ce cas on compterait seulement 968 admis en 2018 soit un déficit de 215 postes, un pourcentage un peu inférieur à celui de 2017.

Si dans les autres disciplines la situation est meilleure, au total c’est entre 400 et 500 postes quine seront pas couverts à la rentrée 2018. Le ministre avait justifié la forte réduction du nombre de postes ouverts dans le secondaire par la volonté d’avoir un budget « sincère » en ajustant le nombre de postes proposés à la réalité de la demande. Mais on constate toujours les déficits de postes. Au final, 2018 ne verra pas la stabilité du nombre de postes d’enseignants mais bien le début de la baisse.

Les résultats 1er degré

Les résultats 2d degré

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Parcoursup : la moitié des candidats sans proposition

Débuts affligeants pour le nouveau système d’affectation dans le supérieur. Là où APB  affectait dès son ouverture 80% des jeunes, Parcoursup, la nouvelle plate forme ministérielle, ne fait de propositions qu’à la « meilleure » moitié des 810 000 jeunes inscrits. Simple problème technique pour la ministre. Refus de prendre en compte les besoins de la jeunesse pour la FSU. Peut-être y a-t-il des deux…

« Pas d’inquiétude… »

« Ce soir la moitié des lycéens auront une ou plusieurs propositions. Un petiot nombre qui auront des « non » à toutes leurs demandes seront pris en charge par les commissions rectorales dès demain ». Sur France Inter, Frédérique Vidal s’est voulue rassurante. « Le processus est radicalement différent d’APB. Plusieurs centaines de milliers de places seront libérées… Je leur dis : dès demain de nouvelles propositions seront faites… Pas d’inquiétude ».

La ministre s’est fixée comme objectif 80% de réponses après le bac, début juillet. « Entre ceux qui finalement font autre chose et ceux qui n’auront pas le bac, tout le monde aura une proposition. C’est un engagement ». En effet le décret sur la phase complémentaire prévoit que les commissions rectorales fassent des propositions parmi les places qui resteront vacantes au niveau national. Mais cela répond il aux attentes des lycéens ?

Un choix politique

C e n’est pas l’avis de la FSU. Dans un communiqué du 22 mai, la FSU  » dénonce le fiasco de Parcoursup ».  » Le gouvernement a fait le choix de refuser d’entendre l’expression de la jeunesse à accéder à une formation et un diplôme de l’enseignement supérieur », écrit le syndicat. « Depuis des mois, un mouvement social conteste les fondements de la politique de sélection à l’entrée de l’université. Le gouvernement s’enferme dans le déni et choisit la répression comme seule réponse. La FSU exige que tous les lycéens lauréats du baccalauréat puissent choisir leurs études ». Mais pour cela il faudrait ouvrir des postes dans l’enseignement supérieur. Et il est vrai que c’est devenu un mot tabou. F Vidal parle de « places », éventuellement de millions. Mais jamais de créer de nouveaux postes, comme si l’on pouvait ouvrir des places sans mettre d’enseignant devant les élèves… Il y a bien refus gouvernemental d’investir dans l’enseignement supérieur pour répondre à la fois à la montée démographique et à celle des aspirations de la jeunesse, notamment celle des lycées professionnels.

La part de la plateforme

Pour autant la nouvelles plateforme explique aussi la mise de coté de la moitié des jeunes à l’ouverture de Parcoursup. Selon Guillaume Ouattara, un élève ingénieur qui analyse sur son blog l’algorithme de Parcoursup, l’absence de classement des voeux crée cet embouteillage à l’ouverture qui sera lent à se résorber, suscitant des angoisses chez les lycéens les plus fragiles. Il confirme également que la publication de l’algorithme de Parcoursup n’éclaire en rien le mode de tri des dossiers dans l’enseignement supérieur, comme le Café l’écrivait le 22 mai. Il souligne le risque d’overbooking dans les formations sélectives : à la création de postes, le ministère semble avoir organisé le bourrage des classes…

F Vidal

Pour la FSU

Sur le Café

F Vidal : Promesse impossible

Le blog de G Ouattara

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Orientation : le ministère fait pression pour remplir les LP

« Il est important que les équipes éducatives veillent à encourager les filles et les garçons à poursuivre dans la voie professionnelle… Soutenir l’ambition des familles ne doit plus nécessairement passer par une décision d’orientation vers la voie générale et technologique ». Dans uen note du 16 mai signée du directeur de la Dgesco, publiée par ID FO, un syndicat de personnels de direction, le ministère invite expressément les principaux de collège à relever les taux d’orientation vers les lycées professionnels.

Pour que cette incitation soit effective, la note modifie les indicateurs de pilotage des établissements « pour prendre en compte la conception renouvelée de l’orientation des élèves ».

ID Fo se félicite de cette Note « qui permettra le retour d’une véritable légitimité du conseil de classe » et demande que ce dossier « soit travaillé » avec les recteurs et les régions.

Adapter l’orientation aux voeux des familles, aux aspirations des jeunes et limiter les risques de décrochage sont de nobles ambitions. Mais la mise en place des indicateurs modifiés montre qu’on n’est pas face à une opération de haute portée sociale mais à un acte de gestion qui vise seulement la gestion technique des flux de façon à assurer un meilleur remplissage des places en lycée alors que le flux démographique monte sans augmentation des moyens.

La note d’ID FO

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Tribune collective : « Nous soutenons les 3 de Briançon : oui à l’asile, non à la loi Collomb » publiée dans Politis

21 mai 2018 – Tribune collective « Nous soutenons les 3 de Briançon : oui à l’asile, non à la loi Collomb » publiée dans Politis

Tribune signée par Malik Salemkour

Cet appel, à la suite de la pétition initiée par Erri De Luca et signée par Pouria Amirshahi, directeur de Politis, déclare illégitime la loi incriminant le secours aux migrants en danger, en mer comme sur terre.

Nous serons tous une « bande organisée » autour des militant.e.s de la Solidarité.

Le 21 avril les militants d’un groupe d’extrême-droite suprématiste « Génération Identitaire », a mis en scène au col de l’Echelle (05) une opération de « blocage des frontières » entre la France et l’Italie, interdisant l’accès à des personnes épuisées par un trajet en montagne, les mettant ainsi potentiellement en danger. Cette action fut largement diffusée sur les réseaux sociaux à renfort de commentaires xénophobes

Le lendemain, une manifestation de 150 habitants des vallées frontalières, engagés dans la solidarité concrète avec les migrants transitant dans cette région, traversent symboliquement la frontière de Clavière jusqu’à Briançon, pour protester contre la militarisation de la frontière et la non prise en charge des personnes mineures ou en demande d’asile par les autorités. La gendarmerie française effectue alors 6 interpellations arbitraires. Trois personnes seront relâchées et trois autres sont en liberté provisoire, en Savoie et à Marseille. Elles sont poursuivies pour « avoir par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée », elles risquent selon la loi française jusqu’à 10 ans de prison, assortie de 750 000 euros d’amende.

Le jugement a été renvoyé au 31 mai 2018.

À travers cette accusation, c’est la solidarité humaine et toute forme d’assistance y compris à personnes en danger qui est ainsi considérée comme un délit passible de prison de très longue durée mais c’est aussi le déni pur et simple du droit d’asile et donc de séjour, lequel est une obligation conventionnelle de la France.

Devant une telle répression et atteinte à la conscience humaine nous sommes et nous nous sentons tous des montagnards, nous accompagnons depuis des siècles ceux qui doivent impérativement traverser la frontière pour se mettre à l’abri, protéger leur vie et leur liberté. Les montagnes par leurs innombrables sentiers nous aident.

Nous continuerons à le faire. Nous revendiquons notre aide comme légitime. Nous déclarons illégitime la loi qui nous incrimine, parce que contraire à la fraternité et au devoir universel des hommes au secours d’autres hommes en détresse. En mer comme sur terre : nous déclarons que nous continuerons à porter secours à ceux qui ont besoin de nos sentiers.

Personne n’est clandestin. Dans nos montagnes, il n’y a que des hôtes de passage. Cet appel est signé en Italie et en Suisse comme en France.

Cette hospitalité, nous nous rassemblerons pour la réaffirmer en même temps que notre soutien aux trois inculpés de Briançon, le dimanche 27 mai, à partir de 15h30, place de la République à Paris.

Retrouvez la tribune sur Politis

Comité de soutien des Trois de Briançon, Tous Migrants de Briançon, Réseau hospitalité de Gap à la suite de la pétition rassemblant 3 000 signatures initiée par Erri de Luca.

Premiers signataires : Comité de soutien aux trois de Briançon, Tous migrants de Briançon, Réseau hospitalité de Gap, ADA – Accueil demandeurs d’asile (Grenoble), Association femmes plurielles, ATMF, Auberge des migrants, Cercle Louis Guilloux, CGT Educ’action académie de Versailles, Collectif Accueil migrants Valfleury, Collectif Outils du soin, Collectif Réfugiés du Vaucluse, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics, Copaf, Dal, Écologie sociale, EELV, Ensemble !, FERC CGT, FTCR, Gisti, Jarez solidarités, LDH-Paca, Les Ami.e.s de la Roya, Ligue des droits de L’Homme, Mouvement Ecolo, Mrap, Mrap 84, PCF, PG, POID, République et Socialisme, RESF, RESF 48, Résistance sociale, Solidaires, UD CGT Paris…

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Les enseignants au rendez-vous de la journée de grève de la Fonction publique ?

Combien d’enseignants participeront-ils à la 3ème journée de grève de la Fonction publique ? Les 9 organisations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à un mouvement qui devrait faire barrage aux projets de gouvernementaux de remise en cause du statut des fonctionnaires. On attend davantage de grévistes qu’en octobre et en mars…

Les 9 syndicats ensemble

C’est assez rare pour être souligné. Le 22 mai les neuf fédérations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à une journée de grève et de manifestations. Elles appellent « les agents à dire leur rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et le recours accru au contrat qui dégraderont les conditions de travail des agent-es, considérant que le développement de la contractualisation constitue une attaque contre le statut de même que la possible rémunération « au mérite » ».

Autre motif de grève : la rémunération. Cfdt, Cgc, Cftc, Cgt, FA, FO, Fsu, Solidaires et Unsa demandent  » que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous : fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, respect des engagements en matière d’évolution de carrière, amélioration des déroulements de carrière ».

Quel taux de grévistes ?

La publication le 16 mai du rapport des « experts  » de Cap 22 a encore mis de l’huile sur le feu en recommandant la généralisation de l’embauche de contractuels. Olivier Dussopt a du promettre qu’il « y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause » du statut des fonctionnaires, sans répondre précisément aux inquiétudes.

Chez les enseignants, une première journée de grève le 10 octobre avait réuni 18% de grévistes (19% dans le premier degré et 16% dans le second), selon le ministère.  Les syndicats revendiquaient entre un tiers et 50% de grévistes. La seconde journée, le 22 mars avait vu 25% de grévistes dans le premier degré et 40% dans le second selon la Fsu (16 et 14% selon le ministère). Le Snuipp annonce entre 25 et 30% de grévistes pour la journée du 22 mai dans le premier degré. On attend donc un peu plus de grévistes que le 22 mars, sans que le pic d’octobre soit dépassé.

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Parcoursup : crise annoncée le 22 mai

Alors que les résultats des demandes portées dans Parcoursup, la nouvelle plateforme d’orientation post bac, sont attendus le 22 mai, la ministre de l’enseignement supérieur a ouvert de nouveaux contre feux ce week end. Elle a notamment annoncé la publication des algorithmes de Parcoursup et publié trois décrets sur la phase complémentaire.

810 000 lycéens attendent la publication le 22 mai à 18 heures des résultats de leurs demandes de voeux pots bac. Depuis une semaine F Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, n’a pas épargné les paroles rassurantes. Ainsi le 15 mai elle répondait que  » l’engagement qui a été pris c’est que nous finançons des places supplémentaires là où il y a le plus de demandes d’après les projections et autant de places seront financées pour que chaque lycéen puisse avoir une proposition au plus près de ce qu’il souhaite ».

C’est que tout laisse présager d’une énorme vague de déceptions le 22 mai. Comme les voeux ne sont pas hiérarchisés et qu’il y a une forte hausse du nombre de lycéens, il est clair qu’une majorité sera sans réponse positive.

Des données publiée spar Le nouvel observateur montre un écart énorme entre les voeux et les places disponibles dans toutes les universités franciliennes. Ainsi en droit on aurait près de 15 000 voeux pour 640 places à Panthéon Sorbonne mais encore 1409 pour 145 places à Orsay. En éco gestion 17 000 voeux pour 1445 places à Panthéon Sorbonne mais encore 1565 pour 220 places à Saint Quentin en Yvelines.

La ministre a annoncé que  les rectorats mettront en place dès le 22 mai des commissions chargées d’apporter uen réponse aux candidats qui n’ont que des réponses négatives.

Trois décrets ont été publiés au Journal Officiel du 20 mai. Un premier texte précise le fonctionnement de la phase complémentaire, celle qui suivra la phase normale pour les laissés pour compte. « La phase complémentaire… permet au candidat qui remplit les conditions fixées… de se porter candidat dans des formations qui disposent de places vacantes ». Autrement dit probablement éloignées des voeux des candidats. Le candidat aura un délai parfois fort court pour accepter la proposition de la commission rectorale prise parmi les formations où il y a encore de la place.

Un second décret porte sur le réexamen des demandes pour les jeunes handicapés ou les sportifs de haut niveau. Un dernier décret concerne les 10% de lycéens bénéficiant d’un accès prioritaire.

Dernière étape de la communication ministérielle, la publication le 21 mai des algorithmes de Parcoursup. Cette publication ne lève pas tous les voiles de décisions qui dépendent de critères locaux des établissements protégés par le secret des jurys.

Décret phase complémentaire

Au Jo Réexamen

Au Jo Meilleurs bacheliers

Nous avions annoncé la sortie de ce texte

Publication de l’algorithme

F Vidal le 15 mai

Nouvel Observateur

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JM Blanquer annonce la fin programmée des académies de Limoges et Poitiers

 » Dans le futur, vous aurez peut être un recteur pour l’ensemble des trois académies ». En visite le 19 mai à Saint Sulpice le Dunois (Creuse), Jean-Michel Blanquer a confirmé les préconisations du rapport sur la territorialisation de l’IGAEN remis récemment. Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions , y compris du ministre qui s’en est pris à France Télévision.

« Nous avons plusieurs années pour accomplir ce que dit ce rapport… Rien de brutal ne va se passer » a déclaré JM Blanquer à l’occasion de la visite d’une école à Saint Sulpice le Dunois (Creuse) le 19 mai. L’annonce de la fermeture « dans le futur » des académies de Limoges et Poitiers arrive alors que le ministre vient tout juste de nommer la rectrice de Limoges.

Elle suit la publication la semaine dernière d’un rapport de l’Inspection générale (IGAENR) qui préconise l’alignement des académies sur les nouvelles régions. Dans les 4 grandes régions (Auvergne‐Rhône‐Alpes, Grand Est, Nouvelle‐Aquitaine et Occitanie),  » la mise en oeuvre de ce principe implique la conception de nouveaux modes de gouvernance pour maintenir ou renforcer, dans le nouveau cadre, le fonctionnement et la qualité de suivi indispensables »,précise le rapport. Il demande la création d’un vice chancelier des universités et d’un adjoint chargé de l’enseignement scolaire auprès de chaque recteur. Mais rien qui compense l’organisation actuelle en terme de suivi des établissements. L’objectif est bien de faire des économies en regroupant les services administratifs. Y compris la fusion des corps d’inspection.

Le choix de Limoges et Poitiers ne doit rien au hasard. Ce sont justement les deux villes qui ont immédiatement réagi au rapport. Les deux villes sont détenues par l’opposition (PS à Poitiers, LR à Limoges).

Les propos du ministre ont suscité des réactions syndicales. Le secrétaire général de l’Unsa éducation , Pierre Gautret, apostrophe le ministre. « Nous apprécions, Monsieur le Ministre, que vous n’ayez pas pris le temps de venir rencontrer ceux qui font tous les jours l’école au plus près de vos concitoyens, nous espérons que le laboratoire des politiques rurales que deviendra notre département ne préfigurera pas le recul encore plus mortifère du service public et de la présence de l’état auprès des plus fragiles ».

Dans un tweet, JM Blanquer a reproché à France Télévision la publication de cette information disant : le titre que vous donnez ne traduit pas ce que j’ai dit dans la vidéo. Pourquoi ? ». Réponse d’une enseignante : « Le titre de votre livre ne traduit pas la politique que vous mettez en oeuvre. Pourquoi ? »

Sur France TV

Unsa 23

Le rapport sur la territorialisation

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RDV à la Montagne samedi 26 mai

Grosse journée SAMEDI 26 MAI A LA MONTAGNE... 2 rendez-vous sont proposés et nous espérons très vivement vous y voir nombreux et nombreuses !

15H – Place de la mairie de la Montagne : La Marée humaine

Ce jour-là, la « Marée humaine » est organisée dans de nombreuses villes françaises, à l’appel d’associations, syndicats et organisations. Cette manifestation se veut être l’écho de la « Fête à Macron » et nous faire entendre de tous les coins de l’hexagone pour une justice économique et sociale dans les hôpitaux, les écoles, les entreprises, …

A la Montagne, la température sera de 24°, avec un ciel dégagé, très ensoleillé.
La marée sera haute à 15H, place de la mairie où nous participerons à la « Marée humaine » en Sud Loire (amis et amies de Bouguenais, Saint-Jean-de-Boiseau, Le Pellerin, Bouaye, Brains etc. rejoignez-nous !). Nous nous ferons entendre, nous partagerons le bout de gras, peut-être même que nous jouerons ! Soyons nombreux, chacun-e muni d’un outil qui fait du bruit (casserole, sifflet, tambour, …), un maximum de bruit !

17H : dans le bourg de la Montagne : Tuppercut TV en balade reportage

Tuppercut TV, c’est la télévision de nos rêves : sans micro ni cravate, en prise directe avec le public, des citoyen-nes comme vous et moi enquêtent, et discutent de sujets de fonds ou d’actualité. Cette fois, Tuppercut TV nous emmène en reportage en vrai, sur les sentes et les chemins de la Montagne, à la découverte d’un mois de mai pas comme les autres.

RDV Place de l’église de la Montagne pour une balade accessible à tous et toutes et qui se concluera pour ceux et celles qui le souhaitent par un barbecue partagé.

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Pour une marée populaire le 26 mai en France


La FSU appelle à former une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, contre une société de la concurrence entre tous.

Départ de la manifestation à 14h30 au miroir d’eau à Nantes

Pique-nique dès 13h au miroir d’eau

Soyons nombreux pour exprimer notre volonté et notre solidarité.

Bien cordialement,

——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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[ATTAC] Du 22 au 26 août rendez-vous à Grenoble pour l’Université d’été : les inscriptions sont ouvertes !

Du 22 au 26 août rendez-vous à Grenoble pour l’Université d’été : les inscriptions sont ouvertes !

Communiqué 17 mai 2018

Migrations, transitions, écologie, droits humains, démocratie… Vous pensez qu’un autre monde est possible ? Vous avez envie de participer à des formations , des ateliers , des séminaires et des moments festifs autour de nombreuses thématiques liées à la solidarité et aux initiatives citoyennes ?

Inscrivez-vous dès aujourd’hui à l’Université d’été solidaire, citoyenne et rebelle, qui aura lieu du 22 au 26 août 2018, sur le campus de l’Université de Grenoble !

Une quarantaine d’organisations, associations, syndicats, médias indépendants, collectifs et réseaux, se chargent de vous concocter ce rendez-vous incontournable. Rejoignez les quelques milliers de participant·e·s qui se retrouveront pour ce temps fort de convergence des mouvements sociaux, citoyens, de solidarité internationale et d’éducation populaire.

  • > Le programme détaillé et toutes les informations pratiques (notamment en ce qui concerne l’hébergement) seront bientôt disponibles sur notre site : ue2018.org. Vous y trouverez déjà des informations concernant les organisations participantes.
  • > Pour vous inscrire, c’est par ici : ue2018.org
  • > Et pour ne rien rater de notre actualité et de celle des organisations et partenaires, suivez-nous sur les réseaux sociaux ! Rendez-vous sur Facebook et sur Twitter

Venir à l’Université d’été c’est aussi l’occasion de se rencontrer et fêter ensemble nos 20 ans !

L’équipe d’organisation

Attac France — 2018
Twitter |  Facebook |  Viméo


Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

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Premier et second degrés : la crise du recrutement ne s’arrange pas

Les premiers résultats des admissibles aux concours externe de professeur des écoles et au capes externe laissent présager que la crise du recrutement dont souffre l’Education nationale se prolonge. En ce qui concerne le premier degré, les premiers résultats sont sans appel. Les résultats des épreuves d’admissibilité disent dès maintenant que dans les académies de Créteil et Versailles on n’aura pas un nombre d’enseignants permettant de couvrir le nombre de postes offerts.  Le déficit final pourrait être de 700 postes. Dans le second degré, malgré la forte réduction du nombre de postes proposés cette année, les résultats de l’admissibilité annoncent près de 400 postes non couverts en lettres (modernes et surtout classiques), allemand et maths. Les résultats de l’anglais, une autre discipline en déficit l’année dernière, ne sont pas encore connus.

Premier degré

Dans le premier degré, les résultats des épreuves d’admissibilité au concours externe de professeur des écoles mettent en lumière l’aggravation de la crise du recrutement dans les académies de Versailles et de Créteil.

A Créteil, 1379 candidats ont été déclarés admissibles. Or 1450 postes sont offerts cette année au concours. Même en ayant diminué de 150 places le nombre de postes cette année, il est clair que tous les postes ne seront pas couverts. Le déficit devrait dépasser 71 postes. En reprenant le ration admis / admissibles de l’an dernier (80% d’admis) on obtiendrait  environ 1100 admis soit un déficit d’environ 350 postes. L’année dernière 489 places n’avaient trouvé preneur.

Sur Versailles la situation est bien pire. On compte 1657 admissibles pour 1700 postes proposés. Il est clair que 43 postes ne seront pas couverts. Mais en reprenant le ration d’admis de 2017 (85%) on obtiendrait 1408 admis. Dans cette hypothèse ce sont environ 300 postes qui en seront pas couverts. L’année dernière le déficit n’a été que de 74 postes.

Second degré

Dans le second degré, le problème se pose en maths et lettres. Les résultats de l’admissibilité au Capes externe montrent encore des déficits à venir en lettres et en maths. En lettres classiques on compte 105 admissibles (autant qu’en 2017) pour 183 postes. Il est clair qu’ils ne seront pas couverts. Si on reprend le ration admis / admissibles de 2017 on compterait 85 admis seulement (comme en 2017) c’est à dire que 53% des postes ne trouveraient pas preneurs alors que le nombre de postes a été fortement réduit (183 au lieu de 230).

En lettres modernes, on a 1390 admissibles soit 150 de moins qu’en 2017. Cela pourrait donner 1029 admis pour 1040 postes. Là le ratio s’améliorerait par rapport à 2017 mais du simple fait de la forte réduction du nombre d e postes (1040 au lieu de 1288).

En allemand on compte 228 admissibles cette année, contre 224 l’an dernier, pour 275 postes proposés. Avec le taux de 2017 cela ferait 125 admis soit 45% de postes non pourvus. A l’évidence le rétablissement des classes bilangues n’a pas eu d’impact sur l’attractivité du métier.

En maths, on compte 1760 admissibles pour 1183 postes. Cela semble suffisant. Mais l’expérience des années précédentes montre qu’un fort pourcentage d’admissibles ne sont pas admis. En 2017 on n’a compté que 55% d’admis chez les admissibles. Dans ce cas on compterait seulement 968 admis en 2018 soit un déficit de 215 postes, un pourcentage un peu inférieur à celui de 2017.

Dans les autres disciplines la situation est meilleure car si le nombre d’admissibles est en baisse , celui des postes proposés également. Ainsi en histoire géo on compte 1252 admissibles contre 1496 l’an dernier pour 540 postes , en SVT 697 contre 811 pour 327 postes, en espagnol 871 contre 930 pour 415 postes. En physique chimie , il y a 673 admissibles pour 300 postes. Ils devraient être tous pourvus.

Un budget sincère ou comptable ?

Alors que le ministre avait justifié la réduction du nombre de postes ouverts dans le secondaire par la volonté d’avoir un budget « sincère » et d’ajuster le nombre de postes proposés à la réalité de la demande, on constate toujours de fortes différences dans de nombreuses disciplines ce qui pourrait laisser penser que la  vraie raison de la baisse du nombre de postes est politique. Au final entre la baisse du 2d degré et la hausse du 1er degré le ministère n’aura créé aucun poste en 2018.

Faute d’une vraie politique de recrutement le ministère n’est pas arrivé à atteindre les créations de postes qu’il avait jugé nécessaires.  Le ministre promet de favoriser les pré recrutements prochainement. C’est une bonne idée . Mais il a aussi annoncé vouloir distinguer entre réussite au concours et recrutement. Appliquer cette idée serait-il sans effet sur l’attractivité du métier enseignant ?

Les résultats 1er degré

Les résultats 2d degré

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Réforme du lycée : cataclysme dans l’enseignement agricole

Les syndicats de l’enseignement agricole dénoncent les suppressions massives de moyens à l’occasion de la réforme du lycée. Ainsi selon le Snetap Fsu, pour le bac technologique STAV des enseignements complets qui font la spécificité de l’enseignement agricole disparaissent purement et simplement. Pour le bac général, l’intersyndicale dénonce la réduction drastique des spécialités. C’est par ce biais que le ministère fait des économies de postes. Une démarche qui pourrait faire réfléchir tous les enseignants…

 » La mise en place de spécialités en classe de 1ère et terminale se traduit donc par la suppression des EIL mais dans les projets diffusés ce jour… la DGER propose de ne pas  transposer les EIL en enseignement de spécialité ! Ainsi, il n’existerait pas-plus dans le futur bac technologique de spécialité liée aux services à la personne et aux territoires, ni à l’agroalimentaire, ni à l’agroéquipement. Plus de formation spécifique dans ces 3 domaines », écrit le Snetap Fsu à propos du bac technologique STAV.

Pour le bac général suivi en lycée agricole, c’est l’intersyndicale qui monte au créneau.  » « La DGER l’a tuer ! », annoncent les syndicats FO, CGT, et FSU.  » Faute de moyens, faute d’ambitions, la DGER a refusé toutes nos propositions d’amendements et imposera que les lycées ne proposent qu’un seul parcours ! Ainsi les élèves ne pourront pas choisir leurs enseignements de spécialité de terminale, ceux-ci seront (faute de moyens) imposés par l’établissement. Chaque lycée n’aura les moyens de proposer qu’une « paire » d’enseignements de spécialité : biologie-écologie-mathématiques ou mathématiques-physique chimie ou biologie-écologie-physique chimie. »

Bac général

Sur le bac STAV

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Apprentissage : les régions et le Medef construisent un compromis

Au terme d’un bras de fer qui a duré des mois, Régions de France et le Medef semblent avoir trouvé un compromis sur l’apprentissage et l’orientation. François Bonneau, Hervé Morin et Pierre Gattaz signent un communiqué commun qui scelle ce compromis. Une de ses retombées c’est de demander aux députés de donner toute l’orientation scolaire aux régions.

« Nous faisons le choix d’unir nos responsabilités et nos forces pour bâtir ensemble une réforme efficace de la formation initiale par apprentissage », annoncent François Bonneau, Hervé Morin et Pierre Gattaz dans une déclaration du 16 mai.

« Ensemble, les Régions et les branches professionnelles doivent disposer des leviers pertinents de pilotage et de développement de l’apprentissage au plus près des entreprises et des territoires. De ce point de vue, la future agence « France Compétences » devra garantir la cohérence, la performance, et l’évolution continue du système. Il ne faut donc pas que la future agence France Compétences soit aux mains des seuls Ministères. Il en va de même de la recentralisation des primes aux employeurs d’apprentis ou de la suppression des financements des aides régionales aux apprentis. Nous réaffirmons notre attachement au quadripartisme, source de coopérations renforcées et au copilotage Région-branche, facteur d’efficacité », annoncent-ils alors que le pilotage de l’apprentissage est prévu par les seules branches professionnelles dans le projet de loi présenté au parlement.

Le compromis porte sur le financement des CFA. Les régions annonçaient 700 fermetures du fait du nouveau mode de financement « au contrat » favorisant les grandes branches professionnelles au détriment des petits CFA. « Il faut libérer la capacité d’investissement et d’installation des CFA, mais, dans le même temps, il faut que soit confiée aux Régions et aux branches professionnelles la coconstruction commune d’une stratégie régionale cible pluriannuelle et révisable annuellement », annoncent Régions de FRance et le Medef.

« Le troisième défi est celui de l’orientation pour attirer davantage de jeunes vers les métiers de demain, vers la formation professionnelle, vers l’alternance… Les Régions sont particulièrement bien placées pour piloter et coordonner les structures qui agissent dans ce domaine (ONISEP, CIO, CARIF-OREF, Missions locales, réseau information jeunesse, développeurs de l’apprentissage…) et les rapprocher des entreprises, qui sont les mieux placées pour parler des métiers. .. Une vraie étape doit être franchie par le Parlement dans ce domaine ».

Le communiqué

L’ARF prédit la fermeture des petits CFA

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La FSU appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai

« Incompréhension, inquiétudes, colère…dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique…. mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s’expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives », écrit la Fsu. La fédération « appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société ». La manifestation du 26 mai est organisée par un collectif d’organisations politiques, syndicales et associatives.

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tract 26 mai

Télécharger le tract.

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[Cerises] Révolution maintenant et comment

Face au capitalisme déployé sous toutes ses formes de Trump à Macron en passant par…, des propositions pour « Faire la révolution maintenant et comment ».

Bonne lecture :


Cerises
www.cerisesenligne.fr

2 rue Edouard Vaillant
Saint-Denis, 93200

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22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

www.fsu.fr

22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

Sous couvert de discours modernistes, ce sont bien des reculs sociaux majeurs que prépare le gouvernement: réduction des capacités d’action de la Fonction publique, atteinte au statut des fonctionnaires, remise en cause des instances de dialogue social dégradation des conditions de rémunération et de travail des personnels …

En savoir plus

Le Service Public, notre richesse !

Alors que les Services Publics ont été largement reconnus comme des amortisseurs à la crise en 2008, le gouvernement Philippe sous la houlette du président Macron ont décidé de faire des Services Publics et des agents qui les mettent en œuvre, la variable d’ajustement budgétaire !

Pour la FSU, cela va à l’encontre des besoins, tant des agents que des usagers !

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Salaires et carrières, urgence !

Loin d’une augmentation du pouvoir d’achat, c’est une nouvelle dégradation de celui-ci qui a été constaté sur la paye de janvier 2018.

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Moderniser l’action publique ?

Le gouvernement a lancé 4 “chantiers de refondation du contrat social avec les agents publics”. Ces orientations sont de nature à dynamiter le statut.

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22 mai : les organisations préparent la mobilisation dans la Fonction publique.

Lire le communiqué unitaire

Une Ecole à contre sens !

Les réformes éducatives et les politiques portées par le ministre Blanquer vont à contre sens ! Elles vont accentuer les inégalités scolaires, dégrader nos conditions de travail, dévoyer nos missions, nos métiers, notre professionnalité.

Le 22 mai dans la rue pour porter une autre ambition pour le Service Public de l’Education Nationale.

Lire la tribune

Le travail de la FSU 

au Comité Technique Ministériel

Forte de sa position majoritaire confirmée aux élections professionnelles, la FSU dispose de 6 sièges sur 15 au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN). Cela lui permet de représenter efficacement les métiers de l’éducation nationale , et tous les personnels : enseignants du 1er et du 2nd degré, administratifs, techniques, encadrement, inspection, sociaux ou de santé.

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La FSU dans l’éducation nationale

La preuve par 9 !

La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondants aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.

la FSU, 

pour la Fonction publique,  pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

 

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La réforme sur la territorialisation de l’éducation alarme FSU et élus locaux

 » En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ? « , déclare la FSU dans un communiqué qui fait suite à la publication du rapport de l’IGAENR sur la territorialisation de l’éducation nationale. Le rapport recommande la fusion des académies en 13 académies régionales. Pour la FSU,  » la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications… La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère ». Le rapport fait des vagues aussi chez les élus. Ainsi le maire de Poitiers, Alain Claeys (PS) défend le maintien du rectorat dans sa ville. « Il existe à Grand Poitiers un écosystème très performant qui réunit sur le même territoire des compétences importantes et utiles en matière d’innovation nuémrique de pédagogie. Comment peut-on imaginer qu’on puisse les supprimer », a-t-il déclaré à La Nouvelle République.

 

Sur la réforme

FSU

Dans La nouvelle république

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L’homophobie à l’Ecole en hausse de 38% !

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie qui aura lieu le 17 mai, l’association SOS Homophobie publie son 22ème rapport annuel. Le bilan est inquiétant : en 2017, les témoignages d’actes LGBTphobes ont augmenté de 4,8 % ; en milieu scolaire, l’augmentation est même de 38 %. « Pédé » est toujours la première insulte prononcée dans les cours de récréation. S’ajoutent moqueries, menaces, agressions physiques, cyberharcèlement, affiches contre l’homophobie taguées dans une université, distribution de manuels anti-genre et anti-IVG dans un établissement privé…

La discrimination vient le plus souvent des élèves, mais enseignant.es et directions en sont aussi parfois responsables, ou complices par leur indifférence aux victimes. Et les conséquences sont graves : SOS Homophobie rappelle que « chez les jeunes victimes de LGBTphobies, la probabilité de tentative de suicide est entre 3 et 7 fois plus élevée que chez les autres adolescent•es ».

« Un garçon à l’allure « efféminée », une jeune fille avec une « grosse voix » … : les éléments déclencheurs sont souvent les stéréotypes sexistes, que l’Ecole a aussi le devoir de combattre. A ce sujet, on se souvient des ABCD de l’égalité, lancés à la rentrée 2013 par la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem et abandonnés l’été 2014 par le ministre de l’Education nationale Benoit Hamon. Désertion d’un champ de bataille qui continue à faire des victimes, cette décision rangeait la lutte contre le sexisme et l’homophobie « dans le placard » politique. A jamais ?

Si des actions ponctuelles ont lieu dans l’Education nationale, conclut SOS Homophobie, « beaucoup reste à faire : davantage d’interventions et aussi un développement de plans d’actions sur le long terme », ce qui suppose de « former les adultes en début de carrière puis d’assurer un suivi continu. ». On ajoutera que la question appelle à mettre en œuvre, à tous les niveaux, une réelle Education aux Médias et à l’Information : pour contrer l’homophobie qui déferle sur certains sites et réseaux sociaux, pour décrypter et dépasser les stéréotypes sexistes qui font des ravages dans trop d’images et propos diffusés, pour aider chacun à se comporter, jusque sur internet, en citoyen éclairé.

Le rapport 2018 de SOS Homophobie

Dans Le Café : combattre les stéréotypes sexistes par Claude Lelièvre

Dans Le Café : combattre les discriminations

Dans Le Café : Un projet pédagogique de Claire Augé sur Facebook

Dans Le Café : Claire Berest contre les stéréotypes sexistes

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