Archives de la catégorie Société

Communiqué LdH-MRAP. Halte aux discours de haine, halte aux violences de l’extrême droite

Ligue des droits de l’Homme

Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

Communiqué

 

Halte aux discours de haine, halte aux violences de l’extrême droite

Nantes, le 8 décembre 2017

A la faculté de Nantes, des salles du sous-sol du bâtiment de la Censive et le château du Tertre sont occupés par des étudiants et accueillent des mineurs isolés étrangers qui n’ont pas d’hébergement.

Alors qu’une autre agression avait déjà eu lieu la veille à l’encontre des occupants, des personnes ont agressé dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 décembre des occupants du château du Tertre. Sur Internet, un « Front anti collabos » revendique cette agression et menace d’autres dans un communiqué en écrivant : « … les collabos de l’invasion migratoire ont eu, à quelques jours de Noël, une simple mise en bouche de ce qui les attend s’ils continuent sur le chemin de la collaboration. Des fils et des filles de ce pays ont en effet décidé de les empêcher de nuire sur tout le territoire. […] Aucune personne qui se livre à l’organisation ou la promotion de l’immigration ne sera plus en sécurité. » Sur une photo, posent devant le château des personnes cagoules sur le visage et bâtons à la main (Presse-Océan du 7 décembre).

Des organisations portant les idées d’extrême droite veulent faire croire que les logements occupés par les résidents étrangers le sont aux dépens des résidents français. C’est faux. Pour les organisations qui agissent pour le droit à l’hébergement et au logement, il s’agit bien d’obtenir sans délai de la part des pouvoirs publics la création de places d’accueil permettant à toutes les personnes vivant dans la rue d’avoir un toit dans des conditions dignes.

Les idées d’extrême droite sont destinées à opposer les résidents de notre pays. Ces discours mènent à la haine. La haine conduit à la violence. Ici, ils ont agressé des étudiants accueillant des migrants. En 2015, à Nantes, des engins incendiaires ont été lancés dans un squat abritant des migrants. En 2016, à St-Brévin, des tirs ont été dirigés contre un centre d’accueil et d’orientation de migrants. Au soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017, à Nantes, des personnes aux idées d’extrême droite ont attaqué deux personnes près de l’arrêt de tram Du Chaffault à Nantes et devraient passer en jugement.

Aux discours de rejet de l’Autre, nous opposons le principe d’égalité du droit à l’hébergement pour toutes les personnes et d’égalité des droits pour tous les enfants mineurs présents sur le territoire ; nous opposons également les valeurs de solidarité.

La Ligue des droits de l’Homme (LdH) et le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) attendent que les autorités de l’Etat et la police fassent tout le nécessaire pour identifier les personnes qui ont commis ces actes et les traduisent devant la justice.

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Gazette d’arrêt sur images, n° 521. Porno : et si on se disait vraiment les choses ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 521

Donc, tout serait de la faute du porno. C’est Emmanuel Macron qui le dit. Sommé de prendre des mesures contre les violences faites aux femmes, le président a donc dégainé le porno. Pas seulement le porno. Aussi la pub, les jeux vidéo. Mais notamment le porno. On va le surveiller, on va ouvrir une réflexion, il faudrait que le CSA s’en mêle, etc.

Le porno accessible à tous : simple diversion présidentielle, sur une mesure qui ne coûtera pas un sou à l’État, cheval de Troie du contrôle du net, ou véritable problème qu’il est temps de prendre à bras-le-corps, sans tabou ? Influence des images pornos, violence accrue des pratiques, possibilités réelles de contrôle parental : il était temps de tout mettre à plat sur le sujet. Cette émission (garantie sans une seule image porno) est ici (1).

Et Johnny ? Pas un mot de Johnny, dans notre émission. En revanche, Mathilde Larrère raconte les funérailles de Victor Hugo, dont il a beaucoup été question cette semaine. Conflits d’appropriation, échanges d’insultes entre la gauche, la droite et l’extrême-gauche : toute la France d’aujourd’hui est déjà dans ce moment des funérailles de Victor Hugo. Et déjà, ça se passe aux Champs Élysées ! La chronique de Mathilde Larrère est ici (2).

(3)

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Décrochage : le Cnesco plaide pour la continuité

« C’est la continuité dans le temps des politiques scolaires qui produit des effets ». La preuve, Nathalie Mons, présidente du Cnesco, la livre avec les analyses de la conférence de comparaisons internationales organisée par le Cnesco et le Ciep. Au terme d’une étude poussée des facteurs et des politiques de décrochage, le Cnesco montre la réussite de la France qui a su faire baisser nettement le volume du décrochage et le ramener en dessous de la moyenne européenne. L’autre enseignement de la conférence c’est qu’il vaut mieux prévenir qu’intervenir après le décrochage. Là il reste encore beaucoup à faire…

Un décrochage en recul

Impossible de faire le portrait du décrocheur type, explique Pierre Yves Bernard, professeur au CREN et responsable de cette conférence. La recherche dégage 4 types entre les désengagés, qui rejettent l’école, les discrets, les sous performants et les inadaptés.

La même difficulté se retrouve quand il faut compter les décrocheurs. En fait 4 définitions sont utilisées , la plus fréquente étant le taux de sorties scolaires sans diplôme autre que le brevet. Le taux est passé de 13% en 2007 à 8.8% en 2016, soit une belle baisse. La France se situe en dessous de la moyenne européenne (10.7) et fait mieux que l’Allemagne (10.2), le Royaume uni (11) ou l’Espagne (19).

Pourtant le décrochage est un fait coûteux pour la société et il y a urgence à apporter des solutions. Le décrocheur aura nettement moins accès à l’emploi. Une étude évalue le coût du décrocheur ,en manque à gagner, à 230 000 € sur une vie. Or ils sont près de 500 000… Et le décrochage joue aussi sur la participation politique, la santé etc.

L’école facteur de décrochage


L’étude réalisée par le Cnesco montre que cette nette baisse a eu lieu sur tout le territoire, même s’il reste des inégalités. Le Nord, les académies d’Amiens ou Créteil gardent un taux supérieur à la moyenne nationale. C’est dans l’ouest que les taux sont les plus faibles.

Cela veut dire qu’il y a des facteurs locaux de décrochage parmi les nombreux facteurs. Le décrochage est d’abord lié au niveau social et scolaire des parents et au parcours scolaire du décrocheur. Avoir redoublé à l’école ou au collège augmente le risque.

C’est dire que l’école a sa part. D’abord par les insuffisances de l’offre scolaire. Beaucoup de jeunes sont envoyés dans des formations professionnelles qu’ils n’ont aps demandé et n’obtiennent pas leur choix. L’environnement scolaire compte aussi : un établissement mixte socialement aura un taux de décrochage plus faible qu’un établissement défavorisé.

Mais l’étude met aussi en évidence le climat scolaire, le sentiment de justice ou injustice ressentie par les élèves. L’absentéisme est un signal de décrochage particulièrement valable selon l’étude. Le sentiment d’appartenance à son établissement est un élément aussi important. Mais Pisa montre que la France est le pays où il est le plus faible.

Prévenir mieux qu’intervenir


L’étude s’est intéressée aux politiques à mener. La France a développé de nombreux types d’interventions avec des missions locales, les dispositifs relais, les formations spécifiques etc. Ils ont leur efficacité et sont pour beaucoup dans le recul du décrochage. Mais le rapport souligne de forts écarts de coûts (24 000 € pour chaque élève en Epide !) et parle « d’offre de formation balkanisée ».

Mais la conférence met l’accent sur les politiques préventives.  » Intervenir dès les premiers signes d’un possible décrochage quand le jeune est encore dans l’établissement est donc vital », dit N Mons.  » Cet « effet-établissement » fort doit nous amener à renforcer plus encore les interventions des professionnels de l’éducation dans ce cadre. Attention au climat scolaire, identité de l’établissement, qualité de vie dans l’école, souci d’intégrer les plus jeunes à leur arrivée dans le niveau d’enseignement (en 6e, en seconde…), logiciel permettant à l’ensemble de l’équipe pédagogique de suivre efficacement les premières signes du décrochage dans l’établissement ».

Continuer les politiques

La conclusion qu’en tire N Mons  c’est l’efficacité de la continuité des politiques éducatives. « C’est la continuité dans le temps des politiques scolaires qui produit des effets. Rapport après rapport, les évaluations du Cnesco le soulignent : les politiques scolaires, pour être efficaces doivent se fonder sur un consensus transpartisan et enjamber ainsi les échéances électorales. S’il est un domaine de l’enseignement scolaire qui le démontre clairement et positivement : c’est la lutte contre le décrochage scolaire. Porté par une impulsion européenne forte, ces politiques se sont déployées en France depuis 2008 dans une logique de continuité implacable, chaque gouvernement rajoutant à l’édifice réglementaire et législatif sa contribution pour parachever une politique appréhendée systématiquement et systémiquement. Pour une fois loin de tout débat idéologique stérile qui prend l’école pour otage ». Une vérité qu’il n’est pas inutile de rappeler aujourd’hui.

Le rapport

La conférence sur le décrochage

Un défi réussi du ministère

Le dossier Décrochage

Que dit la recherche ?

PY Bernard : désaffection envers l’école

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Rennes : intersyndicale contre la loi Vidal

Le Snes, Fo, la Cgt, Sud, Solidaires et l’Unef Bretagne appellent à manifester à Rennes le 12 décembre contre « la sélection à l’entrée de l’Université ». « La réforme Vidal remet en cause le principe de libre accès à l’université, principe qui garantit à chaque jeune titulaire du baccalauréat de pouvoir continuer ses études. Sans oser le dire, le gouvernement met en place une véritable logique de sélection dans l’accès aux études supérieures », écrit l’intersyndicale. « Cette réforme freinera les parcours des lycéen•nes des milieux les plus défavorisés, quand d’autres venant de milieu plus aisés auront plus de possibilités pour valoriser leur profil. La mise en place de la réforme va accroitre la sélection sociale ».

 

La déclaration

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23e Université d’Automne, retrouvez les vidéos des interventions sur la chaîne Youtube de la LDH !

UNIVERSITÉ D’AUTOMNE

LA SANTÉ DANS TOUS SES ÉTATS :

PENSER ET AGIR POUR LES DROITS !

 

Retrouvez toutes les vidéos des interventions des 2 et 3 décembre 2017 sur la chaîne Youtube de la LDH

 

La « santé » est en tête de liste des préoccupations dans les différentes enquêtes d’opinion. Sous un terme générique se cache pourtant une problématique polymorphe à l’intersection de nombreux questionnements contemporains. La définition de la santé n’est pas toujours aisée à poser, et interroge sur l’existence d’un droit à la santé et sur son contenu. En tant que politique publique, elle interroge le contenu de la citoyenneté, des processus de décision démocratiques et du respect des droits des patient e-s. Ces enjeux sont globaux, tant les interdépendances sont nombreuses, que ce soit aux niveaux épidémiologique, économique ou institutionnel. Au demeurant, de nombreuses barrières – sociales, culturelles, financières, organisationnelles, territoriales – font encore obstacle à l’égalité devant la santé. Celles-ci relèvent d’une responsabilité collective et d’un enjeu démocratique, pour agir au niveau des déterminants environnementaux de la santé, garantir l’effectivité des droits de toutes et tous.
La santé est, enfin, un champ bousculé par de profondes révolutions scientifiques et technologiques qui dessinent de nouvelles perspectives thérapeutiques d’une part, pour la réparation des corps, et, de l’autre, pour l’adaptation à des normes d’apparence, de longévité, de rejet de la mort, de remplacement prothétique et bionique, qui ouvrent tout l’espace des principes de bioéthique. Autour de quatre thématiques particulières, la LDH propose une réflexion pour explorer, dans le champ de son mandat, ses analyses et ses propositions.

 

Retrouvez l’ouverture de cette 23e Université d’Automne, par Dominique Guibert, secrétaire général de la LDH.
L’intervention de Dominique Guibert
Allez consulter la page, pour retrouver toutes les vidéos des intervenants !

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10 millions virés au privé

Un décret publié au J.O. du 7 décembre prélève 20 millions sur les crédits du second degré pour les répartir entre enseignement scolaire et supérieur. Si 5 millions passent d’une caisse à l’autre de l’éducation nationale et 5 millions de l’éducation nationale vers l’enseignement supérieur, 10 millions  sont prélevés sur les crédits de l’enseignement secondaire public et versés à l’enseignement privé.

 

Au JO

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PIRLS : les syndicats unanimes contre le programme ministériel

Condamné déjà par F Popineau et S Crochet, respectivement secrétaires généraux du Snuipp et du Se-Unsa, dans L’Expresso du 6 décembre, le programme de JM Blanquer, en réponse aux difficultés en lecture des écoliers révélées par l’étude PIRLS, est étrillé par les syndicats d’enseignants. Du Sgen à la Cgt et du Snuipp au Se-Unsa, les syndicats soulignent l’écart entre les décisions ministérielles et les difficultés en lecture.

 » Jean-Michel Blanquer fait un diagnostic qui passe totalement à côté des enjeux », écrit le Snuipp. « Pour remédier aux difficultés de compréhension en lecture, les propositions qui consistent à préconiser une dictée quotidienne, de la lecture à haute voix, à suggérer une kyrielle d’évaluations, à imposer une méthode ou un manuel “magique” et neuf heures de formation annuelles consacrées à la lecture ne répondent en rien au défi posé… Il est plus que temps d’investir massivement dans l’école, à la même hauteur que les pays comparables qui réussissent mieux que nous ».

 » Le ministre est à contre-courant des attentes des professionnels de l’éducation », relève le Se-Unsa qui parle d’un plan « à contresens ». « Il passe à côté de l’occasion de mobiliser l’ensemble de la communauté éducative pour relever le défi majeur de la maîtrise de la langue et de l’accès de tous à une compréhension autonome de l’écrit ».

 » Les recommandations faites en mars 2016 par le CNESCO, les réflexions, formations et outils pour alimenter la réflexion pédagogiques des équipes par l’Institut Française de l’Education (IFE), les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), les centres académiques de ressources pour la maîtrise de la langue semblent oubliés », relève le Sgen. « Alors qu’on devrait au contraire construire les dispositifs pour permettre au plus grand nombre de collègues de les approprier et ainsi de faire évoluer le travail qu’ils et elles mènent avec les élèves que ce soit dans la classe et dans les dispositifs utiles en complément ».

La CGT éducation annonce déjà son intention de s’opposer à certaines annonces du ministre.  » Le goût du ministre pour les neurosciences, au détriment de la diversité pédagogique, ainsi que sa volonté d’imposer des méthodes pédagogiques inquiètent les personnels et notre organisation. Il va imposer aux professionnel·les de l’enseignement des méthodes pédagogiques basées sur les seules approches scientistes, mais aussi un strict encadrement de leur travail et imposer, par exemple, des programmations annuelles dans le premier degré. L’ensemble des mesures avancées par le ministre indiquent clairement une très grande restriction des libertés pédagogiques des personnels enseignants et la CGT Educ’action s’y opposera ».

Snuipp

Se-Unsa

Sgen

Cgt

Des acteurs nous disent

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La pauvreté des enfants

« La pauvreté risque fort de se transmettre en quelque sorte par héritage culturel. Un peu comme pour l’alcoolisme, lorsque les parents sont pauvres, les enfants trinquent ». Dans Alternatives économiques, Denis Clerc revient sur les 3 millions de jeunes mineurs vivant dans des familles pauvres.  » La France est le pays qui dépense le plus dans le monde pour sa protection sociale (33 % du produit intérieur brut, qui mesure la richesse produite par les travailleurs). Elle devrait donc être celui dans lequel la lutte contre la pauvreté est la plus efficace. Ce n’est pas le cas : 16 % des jeunes de 15 à 34 ans ne sont ni à l’école, ni en emploi, ni en formation, contre 8 % en Suède. Sur ce terrain, nous occupons la seizième place sur 28 au sein de l’Union européenne ».

 

Dans alternatives économiques

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Réforme du lycée : le Snes justifie son refus du lycée modulaire

« Un lycée « purement » modulaire où les élèves choisissent leurs formations ne fait en rien disparaître les hiérarchies de « prestige » entre les disciplines, ni les inégalités de choix d’orientation entre les élèves, en fonction du genre, de la classe sociale, du niveau scolaire ». Dans une analyse poussée, le Snes prend clairement position contre ce qui se dessine comme la réforme souhaitée par le gouvernement : un bac à l’anglaise où l’élève « choisit » sa voie dictée par les exigences universitaires.

Le modèle britannique

Dans un document publié le 4 décembre, le secteur lycée du Snes publie une analyse du lycée modulaire ou « à la carte ». Le Snes se base sur ce qui existe : le modèle britannique dont on voit bien que c’est lui qui sert de référence à l’équipe gouvernementale. Un lycée où , après l’école obligatoire, qui se termine à 16 ans, les élèves choisissent 4 ou 5 disciplines en première puis 3 en terminale en fonction de leur projet universitaire.

Comme dans la réforme Vidal, ce sont les pré requis universitaires qui guident le choix du jeune. Les universités  ont des prétentions variables selon leur cote. Et les jeunes doivent « choisir » en fonction de l’établissement et de la filière qu’ils visent.

La fausse liberté des lycéens

Ce que montre le Snes c’est que « laisser les élèves « libres » de choisir leurs disciplines, c’est en grande partie laisser des déterminismes sociaux et scolaires jouer librement sur les choix individuels ». Ainsi le clivage de genre existe comme en France : on trouve deux fois plus de garçons à faire es maths que de filles, et deux fois plus de filles en littérature. Les disciplines scientifiques sont masculines, les littéraires ou la sociologie c’est pour les filles.

Le « libre choix » des élèves dépend aussi de leur établissement d’origine : plus un établissement est socialement sélectif plus on y fait des maths. « Les élèves d’un bon niveau choisissent massivement des disciplines scientifiques, alors que les élèves faibles s’en détournent », note le snes. Evidemment ces choix sont connotés socialement. De la même façon, fait remarquer le snes, la liberté de choix sert les intérets des plus favorisés aussi parce qu’ils connaissent les bonnes filières. Les dés sont pipés.

Réduire les horaires des lycées

La conclusion du snes c’est que « les séries françaises, parce qu’elles sont plus larges, parce qu’elles incluent davantage de disciplines, permettent en réalité un choix bien plus large et bien moins risqué pour les élèves ». C’est aussi ce qu’avait conclu le Cnesco dans son étude sur le bac où il montrait que les examens nationaux à bande large sont plus justes socialement et poussent les élèves de milieu défavorisé.

Il y a pourtant quelque chose qui manque dans l’argumentaire du Snes. C’est ce qu’entraine ce pilotage par les pré-requis  universitaires. Au final ce qui compte ce sont les 4 ou 5 disciplines qui sont attendues par les universitaires qui sélectionnent les étudiants. Par suite, les autres disciplines perdent totalement leur intérêt.

En Angleterre c’est simple : les élèves ne suivent que les 5 puis 3 disciplines exigées. Le reste est dégagé. En France ce sera surement plus insidieux. Mais aux yeux des élèves ce qui compte c’est le résultat final. Que pèseront des disciplines qui ne serviront plus à rien ? Comment refuser le bac à des candidats qui remplissent le pré requis mais qui n’ont pas tout suivi ? Le lycée modulaire c’est aussi le lycée qui permettra de baisser le nombre de fonctionnaires.

Le document du Snes

Le Snes et la mort annoncée du bac

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La lettre d’Attac – Apple n’est pas au dessus des lois

Apple n’est pas au dessus des lois Lettre d’information — 5 décembre 2017

Cela faisait des mois qu’Apple était hors-la-loi en refusant de payer son amende de 13 milliards d’euros pour évasion fiscale. 48 heures après notre journée d’action ciblant les Apple Store partout en France, l’annonce est enfin tombée : Apple va payer !

Restons modestes, cela ne solde pas le cas Apple et on est encore loin de la fin des paradis fiscaux. Mais c’est la preuve que le courage des lanceur·se·s d’alertes, les révélations des journalistes et l’action citoyenne pour la justice fiscale sont indispensables pour contraindre des multinationales comme Apple à payer leur juste part d’impôts dans les pays où elles exercent leurs activités.

Cela ne serait pas possible sans l’engagement de centaines de militant·e·s responsables et déterminé·e·s comme Nicole Briend qui sera en procès le 6 février prochain à Carpentras pour avoir dénoncé l’évasion fiscale de BNP Paribas dans le cadre des actions de fauchage de chaises.

Cela ne serait pas possible non plus sans le soutien de milliers de personnes qui nous aident à organiser nos campagnes en toute indépendance et nous permettent de défendre la légitimité de nos actions face aux plaintes des multinationales que nous combattons.

Actualité

Première victoire : Apple va verser son amende de 13 milliards !

lundi 4 décembre 2017, par Attac France

Ce lundi, le ministre des finance irlandais, Paschal Donohoe, a annoncé avoir trouvé un accord avec Apple sur la création d’un compte bloqué pour le versement de son amende contestée de 13 milliards d’euros. C’est une première victoire qui montre que même un géant comme Apple n’est pas au dessus des lois.

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BNP Paribas attaque en justice une militante d’Attac pour avoir dénoncé son évasion fiscale

lundi 6 novembre 2017, par Attac France

Nicole Briend, militante d’Attac, est convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN. Elle a participé à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.

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Campagnes

Attac vise Apple dans plus de trente villes en France

samedi 2 décembre 2017, par Attac France

De Rennes à Marseille en passant par Dijon, Saint Brieuc, Lille ou Vélizy les militant·e·s ont rivalisé d’inventivité pour démontrer que les pratiques fiscales d’Apple ne sont pas acceptables et engendrent des pertes fiscales considérables pour les pays dans lesquels Apple exerce ses activités.

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Revue de presse : Attac maintient la pression sur Apple

samedi 2 décembre 2017, par Attac France

La revue de presse des actions menées partout en France pour exiger qu’Apple règle son amende de 13 milliards d’euros.

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Lire

Voici BusinessEurope, le plus puissant lobby de Bruxelles

jeudi 30 novembre 2017, par Attac France, Corporate Europe Observatory

Le 30 Novembre, BusinessEurope se prépare à son assemblée générale, après sa rencontre annuelle il y a peu à huit-clos avec les commissaires européens. Corporate Europe Observatory et Attac France en profitent pour se pencher sur ce lobby, un des plus influents de Bruxelles.

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Agenda

Pas un euro de plus pour les énergies du passé !

  • > Mardi 12 décembre de 08h33 à 10h33
  • > Paris

Deux ans ont passé depuis la signature de l’Accord de Paris. Deux ans durant lesquels les déclarations se sont succédées sans que les actes suivent. L’année 2017 bat de nouveau un record de chaleur. En organisant à Paris le 12 décembre le « One Planet Summit », Emmanuel Macron veut s’offrir à bon compte, grâce à la caricature que représente Donald Trump, l’image de leader pour le climat.

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Procès d’une militante d’Attac suite à une action de fauchage de chaises

  • > Mardi 6 février 2018

Nicole Briend, militante d’Attac Comtat Venaissin (84), est convoquée mardi 6 février 2018 au tribunal de grande instance de Carpentras, à la suite d’une action de fauchage de chaises dans l’agence BNP Paribas de la même ville le 17 mars 2016. Elle risque 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour vol en réunion et refus de prélèvement ADN.

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Multimédia

Quand les Etats ont baissé les bras, il ne reste qu'une solution (...)

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« La catastrophe climatique, un défi pour l’imagination, un défi pour l’action »

Boutique en ligne : dernières publications

Le monde qui émerge : Les alternatives qui peuvent tout changer

Derrière l’instabilité et le chaos d’un monde chaque jour plus imprévisible, de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles idées et de nouveaux concepts émergent. Sur tous les continents, des groupes (…)

septembre 2017
Attac France

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Dire non ne suffit plus, contre la stratégie du choc de Trump

Loin d’être une « aberration de l’histoire », l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n’est que la suite logique d’un long processus au cours duquel se sont imposées, aux États-Unis comme sur la (…)

novembre 2017
Naomi Klein

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Attac France — 2017
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Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, consultez la version web.
Lycée

Le lycée après les annonces du 30 octobre

Du lycée à l’entrée dans l’enseignement supérieur, le gouvernement entend réformer les parcours des jeunes, promouvant l’apprentissage pour les uns, la sélection à l’entrée à l’université pour les autres. Les mesures en discussion, si elles devaient être mises en œuvre, constitueraient un renoncement à élever le niveau de qualification du plus grand nombre, à rebours des besoins du pays.

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PsyEN

Majoritaires aux élections professionnelles

Les psychologues de l’Éducation nationale ont très majoritairement voté pour les listes présentées par le SNES et le SNUipp, syndicats de la FSU et ainsi renforcé la FSU en tant que première fédération syndicale dans l’Éducation nationale : avec 30 points d’avance sur la liste arrivée en deuxième position, elles obtiennent 5 sièges sur 7 à la CAPN et 79 des 120 sièges aux CAPA.

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Sport scolaire

Démocratisation de l’accès au patrimoine culturel

Au cours de son histoire, le système éducatif a évolué pour s’ouvrir de plus en plus sur la société et sur le monde. Cette ouverture sur une société en constante évolution, sur le patrimoine culturel ne s’est pas faite sans poser de questions qui peuvent toujours être vives tant les velléités d’investir l’école peuvent être forte. C’est notamment le cas dans le milieu sportif…

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FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas

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communiqué Jardin des Ronces

Groupes d’action Nantes Doulon et Bottière  Chênaie

Communiqué de Presse  le 3 décembre 2017

Les Insoumis se frottent avec délice au Jardin des Ronces !

Les militant-e-s locaux de la France Insoumise était présents samedi après-midi, Place du Vieux Doulon à Nantes, au rassemblement organisé par le collectif du Jardin des Ronces .

Nous avons écouté avec intérêt ce collectif autogestionnaire expliquer vouloir défendre l’identité historique du quartier. Installé sur un lopin de terre en friches, ses jardinier-e-s en ont fait un lieu d’expérimentations écologiques et démocratiques : du jardinage bio, de la convivialité et un accueil ouvert à tous publics.

Aujourd’hui le collectif du Jardin des Ronces voit ses actions mises en péril par le projet urbanistique Doulon Gohards , pourtant présenté aussi par la mairie comme vert et bien dimensionné.  Il lui reproche une métropolisation à marche forcée après une concertation biaisée.

Les militant-e-s du Jardin des Ronces refusent que le commencement des travaux de la ZAC se traduise par la destruction du jardin.

Les groupes d’action Doulon et Bottière Chênaie de France Insoumise considèrent au contraire avec intérêt une expérimentation qui va dans le sens de la réappropriation de la ville par ses habitants et qui, par une autogestion citoyenne dans une logique écologique et sociale,  ouvre le débat sur la question des communs.

N’est-il pas temps de proposer des alternatives qui permettent d’autogérer certains espaces ou activités du quotidien, en rupture avec un système économique qui trop souvent broie les initiatives dans l’intérêt univoque d’une minorité ?

Les groupes d’action Doulon et Bottière Chênaie de La France Insoumise affirment leur soutien au collectif des jardinier-e-s du Jardin des Ronces et demandent à la Présidente de Nantes Métropole de s’engager à ce que les travaux de la ZAD des Grohards n’impactent pas le Jardin des Ronces.

Contacts :

GA Bottière Chênaie et GA Doulon  : 

Gilles Dagorne 06 71 67 45 56,

Céline Declercq 06 32 02 28 38

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La grosse semaine de L’UPPERCUT

Après un lancement (réussi) samedi soir avec la projection de la Sociale, c’est avec plaisir que nous entrons dans la grosse semaine de L’UPPERCUT… Mardi, samedi, pas moins de 6 rendez-vous nous attendent dans notre antre de l’amicale laïque. L’occasion de décrypter, gesticuler, chanter, lire, écouter, raconter, manger, boire… si ça n’est pas un menu complet ! Nous espérons vivement vous y croiser…

Arpentage : Vaincre Macron, un livre de Bernard Friot

L’arpentage est une technique d’animation qui invite à la lecture collective d’un ouvrage en mettant en commun connaissances, idées et intuitions des participants. Pour cette soirée, nous arpenterons le dernier livre de Bernard Friot : « Vaincre Macron ». Cet ouvrage, en revenant sur 70 ans de rapports de force entre capital et travail, nous invite à nous réapproprier notre histoire populaire et à ne jamais abandonner la lutte. Mardi 5 décembre à 20h30 au Bar de l’Amicale Laïque, 45 Rue Violin à la Montagne.

La grosse journée : c’est samedi toute la journée !!

14H30 : Atelier de décryptage d’un bulletin de paye. CSG, FNGS, CRDS, brut soumis, net imposable… C’est du martien ? Venez, on en parle ! Bienvenu-e-s avec ou sans vos fiches de paie !

16H30 : La Bibliothèque humaine. Ouverture d’une bibliothèque éphémère bien particulière ! La formule est simple : vous entrez dans un lieu qui ressemble à une bibliothèque et découvrez une dizaine d’ouvrages inconnus mis à votre disposition. Ce livre est une personne ! Faite de chair et d’os, elle vous parle, vous raconte, vous embarque dans un récit autobiographique d’une dizaine de minutes autour de la question du travail.

18H : Concert de la Brigade d’intervention Vokale. Neuf chanteuses nantaises revisitent a cappella, en polyphonie et canon, le répertoire des chansons populaires et contestataires d’Europe. Qu’elle nous émeuve ou nous fasse danser, la BIV nous touche au cœur et nous rappelle la force collective du chant de haute voix. La voix de celle et ceux qui se battent pour un avenir meilleur !

19H30 : A la soupe ! Pour cette fois, on se la sert ! On en fera même des tartines que nous dégusterons ensemble.

20H30 : Rurals 2 : le retour des communs – Conférence gesticulée d’Hervé Chaplais. Dans sa nouvelle conférence gesticulée, Hervé Chaplais nous plonge dans ce qui s’annonce être une alternative à l’État et au Marché : les « communs » qui, après la chute tant criée du Communisme, font un retour remarqué sur le scène économique, politique et médiatique dans le sillon de « l’open source collaboratif 2.0 ». Mais, les « communs » ne sont-ils pas eux aussi traversés par la lutte des classes ? Comment dès lors faire commun ? Vraiment commun ?

Samedi 9 décembre à partir de 14h – salle du Lapin Vert, Foyer de L’amicale Laïque, 45 Rue Violin à la Montagne. Bar et restauration sur place.

A très bientôt !

L’équipe de L’UPPERCUT

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Des nouvelles du film « L’insoumis »

Des nouvelles du film

« L’insoumis »

-Lettre N°2-


Les avant-premières du mois de décembre
En présence de Gilles Perret

Lyon, mardi 5 décembre, CNP Terreaux 20h45 et 21h
Valence, jeudi 7 décembre, Le Navire, 20h
Grenoble, vendredi 8 décembre, Le Méliès, 20h30
Annemasse, samedi 9 décembre, Ciné Actuel, 20h30
Meythet, dimanche 10 décembre, Le Rabelais, 18h
Ugine, lundi 11 décembre, Le Chantecler, 20h30
Toulon, mercredi 13 décembre, Ciné 83,
Antibes, jeudi 14 décembre, Le Casino, 20h30
Lorgues, vendredi 15 décembre, Cinéma, 20h
Sallanches, mercredi 20 décembre, Ciné Mont-Blanc, 19h30
Thonon-les-Bains, jeudi 21 décembre, Le France, 20h


Cher-e-s ami-e-s,
C’est parti pour les avant-premières de « L’insoumis »!
Les séances sont bien remplies. C’est bon signe pour un film dont peu de gens ont entendu parler. Pour l’instant le public est principalement composé d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Cependant, il y a environ 10% des spectateurs qui n’ont pas voté pour lui et qui viennent par curiosité cinématographique (et oui, je fais des sondages à mains levées). 10%, c’est un bon début…
Les retours des exploitants de salles de cinéma nous font plaisir. Leurs inquiétudes quant à ce que « L’insoumis » puisse être un film hagiographique sont dissipées et ils y voient une oeuvre humaine, respectueuse et sincère.
La tournée d’avant-premières va se poursuivre aux 4 coins de la France jusqu’à la date de la sortie nationale du film, c’est à dire le 21 février. C’est important qu’il y ait un maximum de spectateurs qui le voient et qui en parlent autour d’eux. Cela permettra de détendre l’atmosphère qui règne, ou qui est entretenue, autour de la sortie de « L’insoumis ».
Pour suivre l’actualité du film ainsi que trouver les dates des avant-premières, rejoignez nous sur la page facebook du film : https://www.facebook.com/filmlinsoumis/
Et sur ma page personnelle: https://www.facebook.com/GillesPerret68/
A très bientôt.
Gilles Perret et l’équipe qui m’entoure.

Souscrivez ici
en commandant votre DVD de « L’insoumis »

Vous pouvez payer soit en ligne, soit par chèque.
Votre DVD vous sera envoyé 4 mois après la sortie nationale du film comme la loi nous l’impose.


Pour nous contacter:

contact@linsoumis.org

Plus d’informations sur :

www.linsoumis.org

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Communiqué LDH : « Etat d’urgence : des mesures déclarées anticonstitutionnelles »

Etat d’urgence : des mesures déclarées anticonstitutionnelles

Communiqué LDH

L’Etat d’urgence a été levé au 1er novembre dernier, pour être immédiatement remplacé par un régime d’exception permanent, inspiré de plusieurs dispositions appliquées pendant une durée inédite de près de deux ans. La Ligue des droits de l’Homme a dénoncé avec constance les restrictions que ces mesures, au demeurant inefficaces dans la lutte contre le terrorisme, portaient aux droits et libertés. L’état d’urgence a conduit à une confusion des pouvoirs au profit de l’exécutif, en évinçant le juge judiciaire. La LDH a engagé, en conséquence, des recours devant les tribunaux et soulevé la constitutionnalité de ces dispositions, comme cela a été le cas en avril 2017 sur la présente décision.

Le Conseil constitutionnel lui donne une nouvelle fois raison, sur la question des contrôles d’identité et des fouilles de bagages et de visites de véhicules réalisés dans le cadre de l’état d’urgence, sous la seule autorité des pouvoirs administratifs, en les déclarant contraires à la Constitution.

La LDH se félicite de cette décision du Conseil constitutionnel, tout en regrettant que ses effets soient reportés à juin 2018 ; les procédures engagées sur la base de ces dispositions reconnues contraires à la Constitution ne pourront être contestées avant cette échéance.

La LDH réaffirme qu’elle continuera à lutter pour la défense des libertés publiques et individuelles ; la lutte contre le terrorisme devant et pouvant s’inscrire avec efficacité dans un cadre respectueux de l’Etat de droit.

Paris, le 4 décembre 2017

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Concours du second degré : 700 postes non pourvus en 2018 ?

La baisse du nombre de postes proposés aux concours devrait dépasser les 20% prévient le Snes qui a calculé que 700 postes environ ne seront pas pourvus. « Au vu des résultats de l’an passé, et compte tenu de la baisse du nombre d’inscrits dans certaines disciplines (-3,7 % aux CAPES externes, -5,6 % à l’agrégation), la diminution du nombre de recrutements risque d’être bien supérieure à la baisse du nombre de postes offerts et pourrait avoisiner les 710 postes non pourvus », écrit le Snes. Le Café pédagogique avait prévenu le 29 novembre de cette évolution sans avoir chiffré le déficit en postes. Pour le Snes,  » c’est une logique comptable qui est à l’œuvre. Ce gouvernement n’a pas choisi d’améliorer les conditions d’étude des élèves ».

 

Communiqué

Dans le Café

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Appel à la grève le 14 décembre en Seine Saint-Denis

Les enseignants de Seine Saint-Denis sont appelés à faire grève le jeudi 14 décembre par une intersyndicale regroupant la Fsu, CGT, FO, Sud et Cnt. Le 1er et le 2d degré sont concernés mais les revendications ne sont pas les mêmes. Les syndicats du 1er degré demandent d’abord des créations de postes. Dans le 2d degré, la réforme du bac et de l’accès dans le  supérieur mobilise les enseignants.

Pour le premier degré, les syndicats veulent faire pression sur le débat budgétaire. « On veut alerter sur le faut que la situation ne s’est améliorée dans le 93 que grâce à des dotations budgétaires importantes ces 3 dernières années. Si elles s’arrêtent, on aura une situation dégradée très vite », nous a dit Rachel Schneider, secrétaire départementale du Snuipp. Le département a perdu des postes sous N Sarkozy et connu une forte croissance démographique. Tous les postes n’ont pas été récupérés malgré les créations depuis 2014. « Le concours de Créteil » (que JM Blanquer a annoncé vouloir poursuivre) « permet de recruter sur des postes existants. Il ne crée pas de postes », souligne R Schneider. Les syndicats demandent au moins 500 créations de postes dans le département pour le 1er degré.  Ils demandent aussi le renouvellement des contrats aidés. « Le ministre dit que l’accompagnement des handicapés n’ets pas impacté. C’est faux on manque d’AVS dans les classes », explique R Schneider. Ils souhaitent aussi l’intégration d’une cinquantaine d’écoles dans l’éducation prioritaire à l’occasion de la nouvelle carte de 2019.

L’appel du second degré devrait mettre l’accent sur le devenir de la jeunesse du département au regard de la réforme du bac et de l’entrée dans le supérieur. « Les jeunes des classes populaires paieront au prix fort cette réforme », estime R Schneider.

Appel du snuipp 93

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Le Snes et la chronique de la mort annoncée du bac…

Qui aime bien, châtie bien. Qui n’aime pas, châtie bien aussi. Le 30 novembre, le Snes a à la fois expliqué clairement pourquoi il faut garder un examen avec des épreuves nationales et fait un portrait ravageur d’un examen trop facile et donné. Mais peut on encore sauver le bac ? Peut on résister à la tempête qu’Emanuel Macron fait souffler sur le lycée ? Le futur lycée est pris entre les exigences des universitaires , qui vont fixer des pré-requis pour chaque filière du supérieur, et la perspective d’un bac allégé, réduit à 4 épreuves terminales. Le syndicat défend le maintien de toutes les disciplines au bac face à la volonté ministérielle du bac modulaire. Il est pris entre les auditions des multiples commissions de réforme et les décisions qui tombent  du chateau comme si elles n’existaient pas. La blitzkrieg du lycée est entamée.

Un diplôme qui a du sens

Pour parler du bac et de la réforme du lycée, le Snes a fait venir le 30 novembre des représentants des syndicats voisins : le Snuep (enseignement professionnel) et le Snetap (enseignement agricole).

Pour le Snes, « le bac a du sens ». Et le syndicat le démontre en rappelant que « tout le monde n’a pas le bac », notamment la grande majorité des enfants d’ouvriers non qualifiés. Le syndicat combat aussi l’idée que le bac ne sert plus à rien : le taux de chômage passe du simple au double entre bacheliers et non bacheliers.

Plus intéressant encore, le Snes combat l’idée que le bac français serait dépassé et évaluerait mal les élèves. Le Snes s’appuie sur une étude du Cnesco pour montrer qu’au contraire c’est le modèle français qui devient la norme dans l’OCDE, celui d’un examen national avec des épreuves finales nationales. On le voit par exemple en Grande Bretagne. Les effets discriminants et inégalitaires du controle continu sont bien établis. Le lien entre réduction du nombre d’épreuves et inégalités aussi.

Le bac décrié

Malheureusement le Snes accompagne aussi ce discours de critiques mortifères pour le bac. Une enquête auprès de 2260 professeurs, majoritairement adhérents du snes, montre que deux sur trois  sont hostiles à limiter le bac à 4 épreuves et 7 sur 10 contre le controle continu.  Mais 39% jugent le bac trop facile et presque la moitié dénonce des pressions sur l’évaluation au bac. Le Snes cite des cas de proviseurs ou d’inspecteurs qui remonteraient les notes. Une accusation qui décrédibilise l’examen. La moitié des enseignants sondés est aussi pour une note éliminatoire au bac.

Désarroi

Cette contradiction reflète le désarroi des syndicats face à ce qui se passe. Le gouvernement mène une véritable blitzkrieg en éducation avec la volonté de trancher et trasformer en quelques semaines. Le ministre tronçonne les sujets. Il multiplie les consultations. A coté de la consultation Mathiot sur le bac, il y a celle sur l’orientation dans le supérieur, et une autre mission sur le professionnel. Toutes trois, qui traitent de sujets en relation les uns avec les autres, vivent leur vie séparément… Par exemple l’enseignement professionnel est tenu à l’écart du débat sur le supérieur ce qui en dit long. Toutes ces missions consultent mais les décisions viennent d’ailleurs.  Les syndicats sont reçus comme n’importe quelle association mais pas plus. C’est l’Elysée qui mène la danse avec la brutalité de la jeunesse…

Quel projet gouvernemental ?

Du coup ils savent peu de choses du vrai projet gouvernemental. Pour le Snes, à coté des 3 à 5 épreuves terminales du bac, dont on sait qu’elles comprendront le français, la philosophie et les maths et probablement une grande épreuve orale pluridisciplinaire, les autres disciplines pourraient être évaluées au controle continu mais avec un protocole de péréquation national. Le Snes dénonce déjà la complexité de la chose.

La réforme s’accompagnera de nouveaux programmes pour le lycée. Selon F Rolet, le ministère ne lancerait leur réforme qu’en 2019 en même temps en 2de et 1ère. Il y aurait peu de changements à la rentrée 2018.

Nul ne sait si les 3 voies, général, technologique et professionnel, seront maintenues. Le gouvernement semble pencher vers un lycée modulaire où le jeune choisirait une grande partie de ses disciplines en fonction des pré requis du supérieur.

Ce système à l’anglaise augmenterait les inégalités selon le Snes entre les jeunes prenant les meilleures voies et les autres. Pour les bacheliers technologiques et professionnels il signerait leur mise à l’écart. Le destin de ces jeunes se scellerait en 3ème. Quant à l’enseignement agricole il est maintenu en dehors des consultations.

L’extraordinaire inversion du rapport secondaire – supérieur

« Les universitaires nous disent qu’ils n’ont rien à faire du bac car il ne sera plus un élément déterminent pour l’accès au supérieur et l’affectation en université », explique Claire Guéville , secrétaire nationale lycée du Snes. « C’est eux qui choisiront avec les pré requis ».

C’est cette inversion révolutionnaire qui se dessine. Les clés de l’accès au supérieur, que les enseignants du secondaire détiennent, vont passer dans les mains des universitaires. Par suite, effectivement le bac devient tout à fait secondaire. Et le lycée modulaire devient presque incontournable pour adapter l’offre en lycée aux pré requis exigés par le supérieur.

Et là on mesure que ce n’est pas que le bac mais les enseignements aussi qui seront pilotés par le haut. Avec la quasi certitude d’en voir un grand nombre disparaitre soit officiellement soit réellement.

L’éclatement à venir du lycée

« On sait que si on diminue les heures des disciplines on va faire des économies », prédit F Rolet. C’est à la fois une culture commune, avec cet examen commun à 700 000 jeunes, et un modèle d’enseignement qui pourraient disparaitre en quelques semaines dans le maelstrom macronien.

Le Snes , qui demande le retrait du projet de loi sur l’orientation, veut davantage de temps pour toutes ces réformes. D’ores et déjà le Snes pense à la résistance. Il demandera aux enseignants de ne pas mettre de veto aux demandes d’orientation des élèves au 2d trimestre.

Les épreuves universelles du futur bac

Eclairage sur les épreuves du bac

Suppression annoncée des filières

De mauvaises réponses à de fausses questions

La contrainte budgétaire sur l’école

Cnesco : le bac un diplome utile , mais…

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Gazette d’arrêt sur images, n° 520. Qui veut tuer l’investigation à la télé ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 520

Les gants troués des employés des palmeraies africaines de Bolloré, c’est eux. La vidéo d’archives retrouvée, qui démolit les mensonges des Fillon, c’est eux. Le témoignage exclusif sur Sarkozy dans Bygmalion, c’est eux. Ce sont les équipes des deux émissions du jeudi soir sur France 2, Envoyé Spécial et Complément d’enquête. Une poignée de journalistes obsessionnels, creusant aussi profond qu’ils peuvent creuser, viscéralement attachés au service public. Le vent du boulet, au début de la semaine, est passé tout près. Non pas qu’on ait tenté de les censurer. Quel vilain mot ! Simplement, il s’agissait de leur retirer tous leurs moyens.

Sont-ils vraiment rassurés, après la semi-reculade de la direction ? Et à propos, comment investigue-t-on, à la télévision ? Moyens, censures, pressions : trois journalistes d’investigation de la télé répondent (c’est bien leur tour !) à nos questions. Notre émission est ici (1).

(2)

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[Cerises] FI, dénis et enjeux

Un nouveau « gâteau » sur Octobre 1917 avec, aujourd’hui, Paul Ariès et Pierre Zarka, et toutes nos rubriques dans ce n°338 de Cerises.

Bonne lecture :


Cerises
www.cerisesenligne.fr

2 rue Edouard Vaillant
Saint-Denis, 93200

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