Archives de la catégorie Retraites

Jeudi 30 mars, mobilisation des retraité-es

A l’appel des sept syndicats et associations, USR-CGT, UCR-FO, CFE-CGC, CFTC retraités, FSU retraité-es, Solidaires retraité-es et FGR-FP, deux rassemblements des retraité-es sont organisés en Loire-Atlantique jeudi prochain 30 mars :

  • A Saint-Nazaire, 10h30, Place Pierre Sémard (Gare SNCF-Bus)
  • A Nantes, 14h30, devant la Préfecture

 Télécharger l’appel.

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23 & 24 MARS : B Friot aux « Causeries de la Fac » Nantes

C’est avec plaisir que nous vous invitons dès aujourd’hui à 18 heures aux « Causeries de la fac » où Bernard Friot exposera ses thèses sur le salaire à vie et la copropriété d’usage des moyens de production.

Mercredi 23 mars à 18 heures
 
puis Jeudi 24 mars à 18 heures 
 
Amphi C Bâtiment TERTRE
Université de Nantes (arrêt Tram Facultés) 

En PJ, le flyer d’invitation à partager rapidement

Salutations Salariales

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CGT,CGT-FO, FSU, solidaires retraités

Appel des syndicats de retraités CGT, CGT-FO, FSU et Solidaires de Loire-Atlantique :

 

Pour la défense du service public et du pouvoir d’achat, les retraités dans la rue le 26 janvier

Les organisations de retraités CGT, CFT-FO, Solidaires et FSU de Loire Atlantique appellent  les retraités à participer aux manifestations de salariés, enseignants et fonctionnaires, qui auront lieu le 26 janvier, pour un service public de qualité et l’augmentation du pouvoir d’achat :

 

►parce que le blocage des salaires des fonctionnaires et les choix budgétaires du gouvernement compromettent le financement des services publics ;

►parce que l’hôpital public et ses personnels sont soumis aux fermetures de services et suppressions de postes, compromettant l’accueil et le traitement des malades ;

►parce que les désengagements imposés à la Sécurité Sociale entraînent une explosion des cotisations des mutuelles ;

►parce qu’aucune revalorisation des pensions de retraite n’est intervenue depuis 2013 ;

►parce que la pression fiscale s’est alourdie sur les retraités : application de la taxe de 0,3% sur les pensions, imposition des majorations familiales, suppression de la ½ part des veuves et veufs…;

►parce que les coûts restant à la charge des résidents des maisons de retraite et établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes sont insupportables pour une part grandissante de retraités ;

►parce que les retraités ne supportent plus les études, articles…, les présentant comme des privilégiés en les opposant à la jeune génération ;

►parce que les retraités sont solidaires des salariés en activité et qu’ils veulent défendre et conserver pour les futures générations les services publics garants de l’égalité républicaine et la Sécurité Sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Les organisations de retraités CGT, CGT-FO, Solidaires et FSU de Loire Atlantique appellent les retraités  à rejoindre les manifestations du 26 janvier, 10h, à Nantes devant la Préfecture, et à Saint Nazaire, devant la Sous Préfecture.

Non à la politique d’austérité !

Augmentation immédiate des pensions et retraites !

Défense des services publics !

Toutes et tous aux manifestations mardi 26 janvier

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Le « Salaire à Vie » de Bernard Friot vu par Usul

Tiré de RezoCitoyen :

Voir en ligne : Le « Salaire à Vie » de Bernard Friot vu par Usul


La nouvelle vidéo du YouTuber Usul fait l’effet d’une petite bombe. Le jeune réalisateur analyse le projet révolutionnaire porté par l’économiste Bernard Friot : le « Salaire à Vie ». Ce projet a deux objectifs majeurs : abolir le « marché du travail » et sortir du capitalisme. A rebours des économistes orthodoxes, M. Friot propose de reprendre la grande marche du progrès social, stoppée nette dans les années 80 avec l’avènement du libéralisme économique. A découvrir…….

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L’âge de la retraite va passer à 63 ans alors que le chômage de longue durée s’aggrave pour les « seniors »

par Morgane Remy 30 octobre 2015

Une nouvelle réforme des retraites est en train de passer en catimini. Plusieurs partenaires sociaux ont conclu un accord de principe qui doit être signé ce 30 octobre : l’âge de départ à la retraite va s’allonger d’un an – à 63 ans – si les futurs retraités ne souhaitent pas subir une dévalorisation de leurs pensions. Problème : malgré les précédentes réformes, les entreprises n’ont pas fourni d’efforts suffisants pour garder en activité leurs salariés de plus de 55 ans. Ceux-ci sont encore nombreux à être poussés vers la sortie, voire à connaître le chômage de longue durée, même si certains cadres arrivent à rebondir. Dans ces conditions, un nouvel allongement des cotisations aggravera davantage les inégalités. Enquête.

L’âge de départ en retraite sera encore repoussé. Les organisations patronales et trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CFTC) sont en train de se mettre d’accord pour réformer le système de retraites complémentaires Agirc-Acco. Objectif : 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020. Dans le cadre de cet accord, la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein sera allongée d’un an. A partir de 2019, si un senior préfère partir à 62 ans, soit l’âge légal de départ à la retraite pour le régime général, il perdra 10% de sa retraite complémentaire pendant deux ans. S’il choisit de partir à 63 ans, aucun malus ne s’applique. Cotiser plus longtemps ou accepter une pension plus faible, telles seront les options à choisir. Ce qui aggravera encore davantage les inégalités existantes. Car à plus de 55 ans, que l’on soit cadre ou ouvrier, homme ou femme, et sous la menace du chômage de longue durée, les perspectives seront bien différentes. François Hollande estime qu’il ne s’agit pas « d’un report de l’âge de la retraite » mais d’une « liberté » laissée aux salariés… Quant aux syndicats, ils sont partagés : CGT et FO ont refusé l’accord de principe, ce dernier qualifiant le dispositif de « catastrophique ».

« L’espérance de vie à 60 ans, c’est-à-dire le nombre d’année qu’il nous reste à vivre à cet âge, progresse constamment. Il faut bien adapter notre système de retraites pour le rééquilibrer financièrement », justifie Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, syndicat qui a signé l’accord de principe le 16 octobre et devrait le valider ce 30 octobre. Si cette espérance de vie à 60 ans n’a cessé d’augmenter depuis des décennies, elle diffère selon la catégorie professionnelle [1]. Un ouvrier vivra cinq ans et demi de moins, en moyenne, qu’un cadre. Et pour bénéficier d’une retraite à taux plein, encore faut-il être en activité…

« La France n’a toujours pas résolu la question de l’emploi des seniors »

La réforme de 2010 avait déjà abouti à repousser l’âge légal de deux ans : de 60 à 62 ans ou 63 à 65 ans, pour ceux qui n’ont pas cotisé les 43 annuités nécessaires. En parallèle, afin d’éviter que les entreprises ne se séparent de leurs salariés âgés, le gouvernement a démantelé les dispositifs de pré-retraites publics et les niches fiscales et sociales des pré-retraites privées. Il a également imposé une pénalité, de 1% du montant des rémunérations versées aux salariés, aux entreprises qui ne signaient pas d’accords en faveur de l’emploi des seniors.

Les résultats sont-ils au rendez-vous ? Selon les chiffres du Conseil d’orientation des retraites en 2014, le taux d’emploi des 55-59 ans a fortement progressé, atteignant 68 %. Idem pour les 60-64 ans, dont un sur quatre est toujours en activité. Les entreprises auraient donc joué le jeu, arrêtant de licencier massivement leurs salariés quinquagénaires. Ce n’est qu’une apparence statistique.

« Si la France a rattrapé son retard au sein de l’Europe pour le taux d’emploi des 55-59 ans, elle reste très en dessous des niveaux européens pour les 60-64 ans et n’a pas réussi à significativement allonger la vie active. Surtout, le chômage des seniors s’est accru plus vite que pour les autres catégories d’âge depuis 2008 », détaille Anne-Marie Guillemard, sociologue et professeur des universités. Le taux de chômage des 55-64 ans s’établit actuellement de 7%, selon la Dares [2]. « La France n’a donc toujours pas vraiment résolu la question de l’emploi des seniors », conclut Anne-Marie Guillemard.

L’obsolescence programmée du salarié

L’OCDE, dans son rapport Mieux travailler avec l’âge en France souligne pudiquement que « la transition de l’emploi à la retraite est particulièrement précoce et problématique pour de nombreux seniors ». Seul un salarié sur deux est passé directement de son emploi à la retraite entre 2008 et 2011. Cela signifie que les autres (45%) connaissent le chômage ou des dispositifs intermédiaires de sortie de l’emploi. « Après 55 ans, le marché du travail est caractérisé par d’importantes sorties d’emploi », reconnaît même le très néolibéral Institut Montaigne, dans son enquête sur l’emploi des seniors [3].

La cause ? Les seniors, dont les salaires ont progressé tout au long de leur carrière, sont souvent jugés trop chers tandis que, à l’aune des critères de rentabilité immédiate, ils deviendraient moins productifs avec le temps. « Alors que les seniors sont tout à fait capables de s’adapter – y compris au numérique –, le monde du travail a tendance à considérer leurs compétences comme obsolètes, analyse Serge Guérin, sociologue et auteur de Vive les vieux ! [4]. Cela tient aussi au fait que les entreprises peinent à investir sur les seniors en terme de formations. »

Un tiers des salariés vulnérables sont mis à la porte après 50 ans

Les salariés âgés accèdent moins fréquemment que leurs cadets à la formation. En 2006, environ un tiers des salariés âgés de 50 ans et plus ont déclaré avoir suivi une formation au cours des 12 derniers mois, contre la moitié des salariés plus jeunes.
En outre, la pénibilité du travail n’étant pas gérée au fil de la carrière, les salariés concernés s’épuisent plus rapidement. La pénibilité concerne près d’un salarié sur trois, selon l’enquête Santé et itinéraire professionnel de 2007 [5]. Les personnes de 50 à 59 ans, qui ont été durablement exposées à de conditions de travail difficiles, sont alors moins souvent en bonne santé : une sur quatre se déclare limitée dans ses activités quotidiennes du fait d’un problème de santé, contre une sur six pour les autres salariés du même âge.

Plutôt que gérer cet aspect de santé tout au long de la vie professionnelle, comme certaines filières industrielles allemandes qui veillent à éviter de maintenir trop longtemps un employé sur un poste pénible [6], le patronat français préfère la solution de facilité : près d’un tiers des salariés les plus vulnérables sont mis à la porte des entreprises après 50 ans. « Nous avons vu beaucoup d’entreprises gérer les problèmes de pénibilité en encourageant les départs des seniors, témoigne Pierre-Yves Chanu, économiste à la CGT, qui a suivi les précédentes réformes de retraite. Par exemple chez un grand industriel où les ouvriers étaient exposés à de fortes températures, la rupture conventionnelle était présentée comme une solution « gagnant-gagnant », puisque le salarié cessait de souffrir et l’entreprise pouvait recourir aux services d’un ouvrier plus jeune. »

Quand la rupture conventionnelle remplace les pré-retraites

La rupture conventionnelle semble devenir le mode privilégié par les sociétés pour encourager les salariés quinquagénaires à partir. En moyenne, 16% des fins de CDI pour licenciement sont des ruptures conventionnelles. Leur part dépasse les 25 % pour les salariés âgés de 58 à 60 ans [7]. « Il y a un alignement des intérêts des acteurs (salariés comme entreprises) qui fait du départ anticipé des seniors un acte globalement consensuel », analyse l’Institut Montaigne. Un « alignement » qui se fait souvent sous la pression de l’employeur et qui se traduit par un accord avec l’employé pour une sortie anticipée. Comme les plus de 50 ans bénéficient de trois ans d’indemnisation au lieu de deux, les allocations chômage permettent souvent de faire la jonction avec la retraite à taux plein à 62 ans. « Ce ne sont rien de moins que des pré-retraites déguisées », résume Anne Sonnet, responsable seniors de l’OCDE [8].

Les ruptures conventionnelles à l’initiative des employeurs sont légions. « Mes confrères et moi-même le constatons : il y a des recours aux ruptures conventionnelles à répétition, souligne Sophie Bourrier, psychologue du travail proposant des consultations dans le cadre du réseau Souffrance et Travail. Mais certaines sociétés font attention à les limiter en nombre et dans le temps afin d’éviter un contrôle de l’inspection du travail. » Cette dernière risquerait alors de les requalifier en licenciement. « Pour la CGT, ce dispositif est surtout favorable aux employeurs qui mettent une pression sur les salariés afin qu’ils acceptent, note Pierre-Yves Chanu. Surtout, ils ne les informent pas que cela réduira de fait le niveau de leur pension. »

Des seniors qui se battent pour leurs droits

Difficile de savoir quelle est l’ampleur de ces pressions pour la signature d’une rupture conventionnelle. Cependant beaucoup de témoignages concordent. Comme celui de Jean-Pierre, aujourd’hui âgé de 67 ans et à la retraite. Il raconte, ce qu’il a vécu il y a sept ans quand il était salarié et conseiller prud’homal CFDT : « Dans une mission locale du Languedoc Roussillon, le directeur avec lequel j’entretenais de bonnes relations m’a proposé une rupture conventionnelle qui ne présentait, selon lui, que des avantages pour moi. Après une longue réflexion, j’ai finalement refusé. Dès lors, j’ai été sujet à de nombreuses et malveillantes pressions professionnelles jusqu’à ce qu’une procédure de licenciement soit engagée contre moi pour faute grave. Bouleversé psychologiquement par cette démarche, après conseils de mon syndicat et au vu des pièces de mon dossier, j’ai entamé une démarche judiciaire pour harcèlement moral et discrimination syndicale. » L’affaire s’est conclue par un accord transactionnel qui lui a permis d’obtenir une retraite à taux plein à 65 ans mais aussi un dédommagement financier.

Agnès, âgée aujourd’hui de 53 ans, basée en Rhône-Alpes, a pour sa part finalement accepté la rupture conventionnelle que son employeur lui proposait. Après avoir géré pendant 20 ans l’exploitation d’un logiciel de gestion très spécifique, l’entreprise pour laquelle elle travaillait a opté pour une mutation informatique. « En 2013, nous avons fait la migration. Ayant été mise à l’écart du projet et me retrouvant sans fonction précise, j’ai demandé une formation et proposé de mettre mes compétences au service d’une autre équipe de l’entreprise », raconte cette dernière.

Le traumatisme du chômage de longue durée

La quinquagénaire n’est alors pas étonnée quand elle obtient un rendez-vous avec le service des ressources humaines…. qui lui propose finalement une rupture conventionnelle. « Deux ans auparavant, ils avaient déjà procédé ainsi avec quelques postes occupés par des plus de 50 ans », se souvient-elle. Agnès ne veut alors pas quitter son entreprise, anticipant les difficultés qu’elle rencontrera sur le marché du travail. « Mais c’était peine perdue. Quand un poste de vendeuse à domicile de produits innovants allemands s’est présenté, j’ai accepté de lâcher prise mais j’ai vécu cette rupture conventionnelle, après 20 ans d’ancienneté, comme un licenciement. » Aujourd’hui, elle bénéficie encore de deux ans de chômage. Elle a conscience que son temps est compté… même si elle se remet encore doucement du choc de ce départ. « J’aurais du mal à reprendre un poste dans l’immédiat. Une mission courte, même pour un poste sans qualification, me permettrait de remettre un pied à l’étrier. »

Une fois au chômage, le risque principal est que la situation s’enlise. « Tout le monde peut se retrouver au chômage, analyse Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE [9]. Mais quand on est senior, parfois dès 50 ans, on tombe dans une trappe dans laquelle il est très difficile de sortir : le chômage de longue durée. » En clair : si les entreprises ne licencient plus massivement les seniors, ils ne les recrutent pas non plus. Tandis qu’en 2007, les plus de 55 ans ne représentaient « que » 8% des chômeurs très éloignés de l’emploi, ils correspondent désormais au quart (24%) de cette catégorie en 2013.

« J’étais prêt à balayer les cours mais cela n’intéressait personne »

Ils vivent alors souvent le chômage comme une expérience d’exclusion durable. Ce fut le cas pour Didier, aujourd’hui âgé de 66 ans. Il a connu une traversée du désert sur le marché du travail, entrecoupé de quelques expériences, jusqu’à sa retraite. A 45 ans, alors qu’il occupait un poste de cadre et manageait une quinzaine de personnes, il est licencié. Il se bat, obtient des stages, des missions courtes en comptabilité pour des entreprises et même pour le Diocèse de Marseille. Mais pour mieux revenir à Pôle Emploi, la case départ.

A 50 ans, il tente sa chance et lance sa boite. « C’était avec un collègue chômeur », précise-t-il. Ils lancent ensemble une entreprise de machines-outils testant l’étanchéité de contenants. Mais l’investissement initial n’est pas rentabilisé. L’entreprise meurt. « J’avais 52 ans ; j’étais au tapis, explique-il aujourd’hui, la voix encore chargée d’émotion. Plus l’âge avançait, moins j’avais de réponse à mes sollicitations… Je me marginalisais. »

Dans le cas d’un chômage de longue durée qui pèse tant sur les finances que sur le moral, la retraite représente alors un soulagement. « Je rentrais à nouveau dans un schéma normal. Je retrouvais ma fierté. Je cessais d’être demandeur, en permanence. C’était ça le plus difficile : j’étais prêt à balayer les cours mais même cela n’intéressait personne. » Un rejet qui illustre le fait que le marché du travail n’est pas clément et l’est encore moins vis-à-vis des seniors.

Création d’entreprise : une solution réservée aux cadres qui en ont les moyens

Souvent la solution face à la réticence des entreprises à recruter des seniors est, pour ces derniers, la création de sa propre entreprise. C’est le choix qu’a fait Sonia, suite à un plan de départs volontaires, en Ile-de-France. « J’étais responsable commerciale pour un groupe hôtelier et je souhaitais redevenir assistance de direction, avec des missions plus larges, souligne Sonia, actuellement âgée de 52 ans. Mais je me suis heurtée à la réalité du marché du travail : j’étais trop vieille pour un CDI. »

Elle envoie des CV sans préciser son âge mais, à l’occasion de nombreux entretiens, réalise que cela coince. Beaucoup de non-dits. « On me disait que je connaissais trop de monde dans mon secteur, que j’étais trop qualifiée ou on ne me rappelait simplement pas », se souvient-elle. Pleine de bonne volonté, elle décide de s’investir dans une association professionnelle et, au bout d’un an, crée son auto-entreprise. « J’ai eu de la chance. Mon ancien employeur, présent au sein de cette association, m’a proposé de faire une mission proche de ce que je réalisais pour lui. » Elle utilise alors son carnet d’adresses pour promouvoir le lancement d’un nouvel hôtel. Le client – ancien-employeur – est ravi de la prestation et lui commande d’autres missions. La responsable commerciale à son compte a ainsi accepté d’être flexible – et a été en capacité de le faire – en espérant, qu’avec le temps, son carnet de commande sera suffisamment conséquent pour recruter à son tour. « Au moins, aujourd’hui, je dégage un salaire correct. »

Des pensions inférieures de 40% à celles des hommes

Cette perspective est bien loin d’être garantie pour les femmes à l’approche de la retraite. « Malgré huit lois successives, les femmes en France gagnent toujours 27% de moins que les hommes, tous temps de travail confondu. Or qui dit inégalités salariales, dit faibles pensions de retraites : les femmes ont ainsi des pensions inférieures de 40% à celles des hommes. Elles ont encore aujourd’hui des carrières plus courtes que les hommes, elles partent en retraite en moyenne plus tard », pointe un collectif d’associations pour le droits des femmes, dans une lettre ouverte adressée aux trois syndicats signataires de l’accord [10].

Devenir un créateur d’entreprise quand on est un « senior chômeur » n’est pas à la portée de tous. Les ouvriers et employés au chômage ne disposent pas des ressorts et des réseaux d’un cadre. Ceux qui peuvent compter sur la solidarité de leur famille et, surtout, de leur conjoint ont plus de chance de réussir. Ce qui signifie que leurs proches doivent aussi en avoir les moyens. La solidarité privée succède alors à celle, publique, de la société. De quoi encore renforcer les inégalités. Est-ce bien la volonté des organisations syndicales qui s’apprêtent à signer l’accord ?

Morgane Remy

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Retraites : pourquoi Force ouvrière a refusé de parapher l’accord

Leïla de Comarmond / Journaliste | Le 18/10 à 18:15

La centrale de Jean-Claude Mailly a refusé de valider un « changement structurel », précurseur, selon elle, d’un relèvement de l’âge légal.

Protocole d’accord sur les carrières dans la fonction publique, accord sur les régimes de retraites complémentaires, même combat ! Ces deux textes se sont traduits par une division du paysage syndical : d’un côté, les organisations réformistes (CFDT, CFTC et CGC) qui les ont paraphés ; de l’autre, les contesta­taires (FO et la CGT) qui les ont rejetés sans ménagement. L’image vaut clairement pour la CGT. Son nouveau leader, Philippe Martinez, tout occupé à bétonner son élection lors du 51e congrès­ de la centrale, en avril 2016, a endossé l’habit du « mister no » du syndicalisme.

C’est plus complexe pour FO. La confédération de Jean-Claude Mailly a toujours marché sur deux pieds, avec un courant très contestataire dans le secteur public et très réformiste dans le secteur privé. A ce titre, elle est historiquement très investie dans le paritarisme, dont les retraites complémentaires sont l’un des derniers bastions.

Un réglage de curseurs

Depuis sa création, en 1961, FO préside l’Arrco, régime qui couvre tous les salariés, en alternance avec le patronat. Et, ceci va avec cela, jusqu’à présent, elle a presque toujours signé les accords sur la retraite complémentaire. Son refus de parapher celui de vendredi est une rupture.

Ce que FO a toujours signé, ce sont les accords contenant des « ajustements paramétriques », c’est-à-dire qui faisaient bouger le curseur. C’était le cas des diminutions successives de droits acquis par les salariés au long de leur carrière, comme des économies réalisées sur la revalorisation des pensions, ou des conséquences sur l’Agirc-Arcco des réformes du régime général – en particulier le relèvement de l’âge de départ à la retraite à taux plein de 60 à 62 ans, qu’elle avait combattu dans la rue avec les autres syndicats.

Mais l’accord de vendredi n’est pas de même nature. Il s’agit d’une réforme structurelle qui a pour objectif affiché de reculer l’âge de départ en retraite. Cette fois-ci, les régimes de retraite complémentaires sont précurseurs. « On n’est pas dans une recherche d’équilibre, on est dans un changement structurel de la retraite complémentaire », a dénoncé le négociateur de FO, Philippe Pihet.

Il y a quatorze ans, FO n’avait pas signé l’accord du 10 février 2001 qui traitait de l’application de la retraite à 60 ans dans les régimes de retraite complémentaire. Le syndicat estimait déjà qu’il posait les jalons d’une réforme des régimes de base.

Leïla de Comarmond

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021413491789-retraites-pourquoi-force-ouvriere-a-refuse-de-parapher-laccord-1166673.php?wkxmQ1sWUpIsQkLh.99#xtor=CS1-31

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Accord AGIRC-ARRCO : mauvaises nouvelles pour les salarié-e-s !

Communiqué FSU

Les Lilas le 17 octobre 2015

Accord AGIRC-ARRCO : mauvaises nouvelles pour les salarié-e-s !

Le Medef vient de décrocher un accord de principe avec la CFDT, la CGC et la CFTC concernant les retraites complémentaires.

L’application d’un tel accord fera qu’à compter de 2019, nombre de salariés, et particulièrement les femmes, devraient travailler un an de plus que ce qui était déjà prévu pour l’âge de leur départ en retraite à taux plein (y compris en ayant tous les trimestres de cotisation) pour bénéficier pleinement de leur retraite complémentaire.

Les salariés qui ne différeraient pas leur départ subiraient les trois premières années de retraite un abattement de 10 % du montant de leur retraite complémentaire.

En outre, l’accord entérine une perte de pouvoir d’achat pour les retraités en prévoyant une sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation.

Il s’agit donc d’une nouvelle manœuvre pour contraindre les salariés à différer leur départ en retraite, pour allonger la durée du temps de travail.

Non seulement de telles mesures tournent le dos au principe de justice sociale, mais elles ne permettent même pas d’équilibrer les régimes ARRCO et AGIRC.

La garantie des régimes de retraites repose déjà sur le niveau de l’emploi et l’assiette de leurs financements.

La FSU demande au gouvernement de prendre ses responsabilités pour assurer à tous les salariés des retraites à taux plein sans revenir une nouvelle fois sur l’âge légal de départ à la retraite, et de maintenir le pouvoir d’achat des retraités.

Elle sera particulièrement vigilante et refusera avec détermination tout recul pour les salariés du privé comme du secteur public.

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Vidéo : reconquête de la protection sociale

En France la protection sociale et son pilier fondamental la Sécurité Sociale ont permis des progrès sociaux considérables en espérance de vie, en qualité et en sécurité de vie. Les Français perçoivent à juste titre la Sécurité Sociale comme leur premier acquis social.
Or aujourd’hui, nous sommes à un tournant de l’histoire de notre système. En effet, les droits les plus élémentaires ne sont aujourd’hui plus accessibles à un grand nombre de nos concitoyens :

  • un tiers de la population renonce à des soins,
  • la moitié des jeunes pense qu’ils n’auront pas de retraites,
  • 4,5 millions de personnes sont sans emploi et parmi elles seulement 2,8 millions perçoivent des indemnités chômage,
  • 8 millions de salariés sont pauvres,
  • 8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté,
  • 3,6 millions de personnes sont non ou mal logées dont 600 000 enfants,
  • 75% des personnes pauvres. ont moins de 25 ans….

Face à ces situations et pour toutes ces raisons, la CGT entend mener une reconquête de la protection sociale pour transmettre aux générations futures une Sécurité sociale qui reste toujours une référence pour les salariés des pays qui ne la possèdent pas.

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3 juin : manifestation nationale des retraité-es….

UCR CGT – UCR FO – UCR CFTC – FSU – Solidaires Retraités – LSR – UNRPA – FGRFP

APPEL A LA MOBILISATION DES RETRAITE(E)S

Alors que le pouvoir d’achat des retraités baisse depuis des années, le gouvernement entend geler les pensions jusqu’en octobre 2015. C’est INACCEPTABLE ! Trop de retraités, et particulièrement des femmes, sont en dessous du seuil de pauvreté.
Il annonce de nouvelles mesures « d’économies » que nous ne pouvons accepter :
– 10 milliards « d’économies » pris sur l’assurance maladie, c’est une régression évidente dans l’accès aux soins !
– 18 milliards « d’économies » sur le fonctionnement de l’Etat et 11 milliards pris sur les collectivités locales : c’est une nouvelle régression des Services Publics, qui impactera l’ensemble de la société (recul des services de proximité, des transports…)
– Le gouvernement vient d’annoncer de nouvelles mesures d’économies à l’encontre des retraités comme éléments du « pacte de responsabilité » qui aggravent la situation des retraités. Les réactions négatives à ce plan d’austérité ont permis un infléchissement dérisoire pour les pensions inférieures à 1200 €. L’éventuelle revalorisation du niveau de l’inflation au 1er et octobre 2014 est tout à fait insuffisante n’améliorera pas la situation des retraités concernés.

Pour nos organisations, la retraite n’est pas un privilège ou une prestation sociale. Elle est un droit obtenu par le travail et son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d’années cotisées.

L’aggravation de la baisse du pouvoir d’achat des retraités ne résoudra en rien les difficultés financières des régimes de retraites, le retour de la croissance. C’est la création d’emplois, la revalorisation des salaires, l’égalité des salaires des femmes, l’arrêt des exonérations de cotisations, l’élargissement de l’assiette à tous les revenus distribués par les entreprises, qui créeront les ressources nécessaires. La politique accroissant l’austérité appellera d’autres reculs, alimentera la spirale infernale de la baisse de la demande, de la récession, des baisses d’emplois et des cotisations… Il est urgent de mettre en place d’autres orientations économiques et budgétaires et un autre partage des richesses.

Depuis 1986, les réformes se sont succédées pour durcir les conditions d’obtention de la retraite et réduire leur niveau : passage de 10 à 25 ans pour les salariés du privé, indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires, décote, allongement des durées de cotisation… suppression de la demi-part supplémentaire aux veufs et veuves, fiscalisation brutale du supplément de 10% pour les retraités ayant eu 3 enfants et plus, et, depuis le 1er avril 2013, instauration d’une taxe de 0,3% pour les retraités imposables. C’est la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie (CASA).

Refusons toute nouvelle dégradation. Pour nos organisations, l’heure est à la mobilisation autour de ces revendications principales :

  • Contre le gel des pensions, et retraites,
  • Pour l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités, et le retour à la revalorisation annuelle des retraités, des pensions et pensions de réversion,
  • Pour qu’une loi progressiste sur l’adaptation de la société au vieillissement soit déposée dès maintenant par le gouvernement sur le bureau de l’Assemblée Nationale, débattue et votée,
  • Pour le développement de services publics de qualité, indispensables à l’ensemble des citoyens (transports, santé, etc…).

Nos organisations vous appellent à intervenir par une mobilisation, la plus large, LE 3 JUIN 2014 à PARIS.

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Des milliers d’écoles fermées en Angleterre

A l’appel du NUT, un syndicat d’enseignants particulièrement  présent dans le primaire, des milliers d’écoles sont fermées le 26 mars en Angleterre. A Manchester, selon le Guardian, 73 écoles seront totalement fermées, 55 partiellement et 39 seront totalement ouvertes. Le syndicat refuse la paye au mérite que le gouvernement vient d’instituer et la réduction des pensions.

 

Article du Guardian

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La TVA, l’impôt du reniement et de l’injustice,15 NOVEMBRE 2013 | PAR LAURENT MAUDUIT (Médiapart)

Le nouveau choc fiscal qui attend les Français est celui de la hausse de la TVA, le 1er janvier prochain. Car toutes les études disponibles attestent que la taxe pèse deux fois plus, sinon davantage, sur les plus modestes que sur les plus riches.
S’il faut citer une mesure qui symbolise tout à la fois les reniements de François Hollande en même temps que l’injustice de sa politique économique et sociale, c’est assurément à la hausse de la TVA que l’on pense en premier. Car cette hausse, qui va prendre effet le 1er janvier prochain et qui risque d’attiser encore un peu plus la colère dans le pays, est tout cela à la fois. C’est une mesure que le chef de l’État avait vivement condamnée du temps où Nicolas Sarkozy, sous des modalités à peine différentes, l’avait envisagée ; et c’est une mesure qu’il faut prendre le temps d’ausculter car elle est effectivement très gravement inégalitaire, frappant beaucoup plus les bas revenus que les hauts.Dans un contexte marqué par une violente contestation fiscale venue de Bretagne, notamment contre l’écotaxe, ainsi que par la préparation par le Front de gauche d’une marche le 1er décembre prochain pour la « révolution fiscale » et notamment contre cette hausse de la TVA, il est en effet très éclairant d’établir ce double diagnostic : d’abord se souvenir précisément des engagements du candidat François Hollande dans le courant du premier semestre de 2012, pendant la campagne présidentielle ; ensuite, recenser les études disponibles qui attestent du caractère très inégalitaire de la TVA.

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Retraites : La réforme rejetée à l’unanimité par le Sénat

Adoptée à l’Assemblée où le gouvernement dispose d’une majorité solide, la réforme des retraites a réussi à obtenir aucune voix favorable le 5 novembre au Sénat. Les sénateurs de l’opposition et ceux du groupe communiste ont modifié tellement le texte que le sénateurs socialistes ont refusé de le voter.

 

Compte rendu

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Ensemble, défendons nos retraites ! APPEL CITOYENS DE LOIRE-ATLANTIQUE

ENSEMBLE DÉFENDONS NOS RETRAITES !Le gouvernement a rendu public son projet de réformes des retraites à l’horizon 2035.

Cette cinquième réforme des retraites en vingt ans s’inscrit malheureusement dans une logique de reculs sociaux, d’allongement de la durée de cotisations (43 annuités), qui va avoir pour conséquence une baisse sensible des pensions pour tous et toutes. Malgré quelques mesures symboliques, comme la validation des années d’apprentis- sage et la création d’un dispositif prenant en compte la pénibilité (avec des modalités qui sont discutables), on ouvre la porte au principe dangereux d’individualisation des droits. Le risque est grand que les femmes continuent à voir se creuser les inégalités. Les plus jeunes, les retraités et l’ensemble des salariés vont être les seuls à payer la note. En contrepartie de la hausse annoncée des cotisations de 0,3% (2 milliards) d’ici 2017, le gouvernement vient de promettre au patronat qu’il va alléger progressivement le coût du travail, en s’apprêtant à sortir totale- ment ou en partie les cotisations familiales (34 milliards). Elles seraient supportées par les ménages via la CSG ou un autre impôt. Nous refusons de céder aux pressions des marchés financiers qui veulent affaiblir, puis détruire notre système de protection sociale, fondé sur la partie de salaire socialisé (assurance maladie, famille, pensions de retraite).

Les signataires de cet appel soutiennent les mobilisations en cours pour que le gouvernement retire son projet.

Refusons les régressions sociales

« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions.

Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée.

Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes. L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

L’austérité sans fin est suicidaire

Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette ré- cession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission. Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient réduits !

Il est possible de faire autrement

L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre. Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.

Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.

Pour une large mobilisation citoyenne

La question des retraites pose celle de la société dans la- quelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la sui- vante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire.

Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie.

Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement.

Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical.

Nous voulons un système de retraites solidaire.

PAS UN TRIMESTRE, PAS UN EURO DE MOINS !

Les 44 premiers signataires de l’appel départemental :
Claire AJEJAS – co-secrétaire PG44 ; Katell ANDROMAQUE – GA44 ; Marie Annick BENATRE – Adjointe au maire de Nantes, PCF44 ; Gilles BONTEMPS – Vice-président PCF au conseil régional des Pays de la Loire ; Pierrick BORDAIS – Solidaires 44 ; Mylène BOUCHENTER – GA44 ; Pascale BRIANTAIS – ATTAC 44 ; Jean BRUNACCI – Solidaires 44 ; Pierre CAMUS-LUTH – Coordinateur UEC44 ; Bruno CASSARD – Solidaires 44 ; Laurette CHESNAIS – GU44 ; Aline CHITELMAN – CM Nantes, Les Alternatifs ; Sandra CORMIER – NPA44 ; Laurence DANET – Airbus CGT 44 ; Roger DAVID – conseiller général PCF44 ; Sophie DE SAINT-AMOUR – CM Pornic, Socialistes 44 ; Sabine DUPUY – Solidaires 44 ; Brice GIRAUDET – Pt UNEF Nantes ; Augustin GROSDOY – PG44 ; Gérard GUENIFFEY – NPA 44 ; Louisette GUIBERT, CM Nantes ; Marcel GUILLE – Retraités CGT44 ; Claudine HECKER – Solidaires 44 ; Sophie HERVE – PG44 ; Didier HUDE – Secrétaire général FSU 44 ; Claudine JEGOUREL – NPA 44 ; Samuel LANDIER – Adjoint au maire Rezé Socialistes 44 ; Jean-Luc LANDAS – Praticien hospitalier VHU Nantes, militant associatif ; Christine LANDREAU – CM déléguée socialiste Bouguenais ; Jean Yves LEGOFF – GU44 ; Anthony LEMAIRE – CGT44 ; Erick LERMUSIAUX – secrétaire UL St-Nazaire, FSU 44 ; Sabine MAHE – Maire PCF de Trignac ; Véronique MAHE – Conseillère régionale des Pays de la Loire, PCF44 ; Sylvain MARANGE – Bureau fédéral FSU 44 ; Martine METAYER – Adjointe au maire Rezé Socialiste 44 ; Jeanine MOREAU – CPAM CGT 44 ; Patrick NICOLON – Adjoint au maire Bouguenais Socialiste 44 ; Céline PELLA – secrétaire départementale SNES-FSU 44 ; Sylvie POUYON – secrétaire départementale SNUIPP-FSU 44 ; Marie-Claude ROBIN – Secrétaire générale CGT 44 ; Robin SALECROIX – Responsable départemental MJCF44 ; Aymeric SEASSAU – Secrétaire départemental PCF, Conseiller régional Pays de la Loire ; Bertrand VRAIN – CM Nantes, Les Alternatifs

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RETRAITES : 20 ANS DE RÉGRESSIONS, ÇA SUFFIT ! Appel intersyndical départemental CGT, FO, FSU, Solidaire et UNEF

Mardi 15 octobre
Manifestations à 13h

à NANTES – Préfecture
à ST-NAZAIRE – Sous-Préfecture
à ANCENIS – Sous-Préfecture
à CHATEAUBRIANT – Sous-Préfecture

Malgré les manifestations du 10 septembre, le gouvernement maintient le cap de sa contre-réforme des retraites ! En dépit de quelques mesures symboliques – dont certaines sont au demeurant dangereuses – ce projet gouvernemental s’inscrit dans la continuité des contres réformes précédentes. Il les aggrave même !

La volonté d’allonger une nouvelle fois la durée de cotisation (43 ans pour les salariés nés à partir de 1973) va accentuer de 5 à 10% l’appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes). Ce projet condamne les jeunes à la plus forte peine. Il ouvre la porte à l’individualisation des droits. Il organise le transfert en tout ou partie des cotisations de la branche « famille » vers la CSG. Ce cadeau supplémentaire fait au patronat serait supporté quasi exclusivement par les ménages.

Ce projet est injuste. Il n’est pas équilibré. Il tourne le dos au progrès. La copie du gouvernement répond aux injonctions du patronat, de la finance et de l’Union Européenne. Il s’inscrit dans la logique des politiques d’austérité imposées aux peuples au nom des doctrines de profit (des actionnaires en particulier). L’obsession autour de l’abaissement du « coût du travail », et de la réduction des « déficits publics », provoquent des souffrances encore plus grandes chez les salariés.

La retraite à 60 ans, à taux plein, c’est possible !

Les départs anticipés pour travaux pénibles dès 55 ans, c’est possible. Il suffit de l’inscrire dans les statuts et conventions collectives au lieu d’entrer dans un système par points confus et individualisé.

Garantir les retraites par répartition passe par l’amélioration du niveau des salaires et la création d’emplois. La « pause et la modération » salariale affaiblissent toute la protection sociale ! Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public. La démographie et l’espérance de vie ne sont pas des boulets. Aujourd’hui c’est le chômage – devenu structurel – qui plombe tout. Sans le chômage il n’y aurait pas de déficit.

Le débat parlementaire qui s’ouvre le 7 octobre sur le dossier retraite doit être l’occasion pour les salariés de se faire entendre. En Loire-Atlantique, comme dans d’autres départements des appels unitaires existent. Dans l’unité nous pouvons et nous devons peser et pousser pour d’autres choix que ceux de l’austérité des peuples et des profits du monde financier.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF de Loire- Atlantique appellent à cesser le travail, faire grève, se rassembler et manifester l’après-midi du 15 octobre, pour le retrait du projet de loi gouvernemental.

Mardi 15 octobre Manifestations à 13h

à NANTES – Préfecture
à ST-NAZAIRE – Sous-Préfecture
à ANCENIS – Sous-Préfecture
à CHATEAUBRIANT – Sous-Préfecture

Post Scriptum :

Les Union départementales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF s’adressent aux parlementaires de Loire-Atlantique dans une lettre ouverte

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Réforme des retraites = appel à la grève le 15/10/2013

  • Grève le 15 octobre 2013 en Loire-Atlantique contre la réforme des retraites

LA FSU avec la CGT, FO, Solidaires et l’UNEF lancent, en Loire-Atlantique, un appel à la grève le mardi 15 octobre 2013 contre la réforme des retraites dont l’examen a commencé au parlement.

La régression n’est pas une fatalité, la résignation n’est pas une destinée !
C’est pourquoi, les organisations syndicales appellent à la grève dans ce contexte, en toute indépendance politique, et se mobilisent avec les jeunes qui vont payer.
Une autre réforme est possible, par l’emploi, les salaires, la cotisation sociale …

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de la FSU44, pour l’appel interprofessionnel à la grève (à la une de notre page d’accueil), ainsi que l’argumentaire de la FSU44 : http://www.fsu44.org/spip.php?article669, qui a vocation a être largement affiché.

Des rassemblements auront lieu à 13h :
– à Nantes, à la Préfecture
– à St Nazaire, à la Sous-Préfecture
– à Ancenis, à la Sous-Préfecture
– à Chateaubriand, à la Sous-Préfecture

  • Poursuivre la mobilisation : débat-citoyen sur les retraites le jeudi 17 octobre 2013, à 20h

La FSU, avec le collectif départemental « retraites 2013 : pas un trimestre de plus, pas un euro de moins ! », co-organise un débat-citoyen sur les retraites le jeudi 17 octobre 2013, à 20h, à la Manufacture des Tabacs de Nantes. Ce sera l’occasion de s’informer, d’échanger, de débattre … de ce sujet qui nous préoccupe et nous concerne tous !

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Salariés et retraités en ligne de mire (Le monde Diplo)

par Martine Bulard, lundi 9 septembre 2013

La der des ders… Chaque fois qu’une réforme des retraites est lancée — sept depuis 1993 —, on assure que c’est la bonne et qu’enfin salariés comme retraités pourront vivre tranquille. Chaque fois, les promesses s’envolent et les gouvernants aggravent les ponctions, sans jamais s’interroger sur la nocivité de la potion qu’ils font ingurgiter à intervalles réguliers, depuis deux décennies.

Plus habiles que leurs prédécesseurs, le président François Hollande et son premier ministre ont laissé leurs experts multiplier les propos alarmistes, avant de présenter ensuite leur mixture comme un moindre mal. Mais si la posologie est (un peu) allégée par rapport aux annonces intempestives, elle n’en est pas moins dangereuse. Sa philosophie ? Travailler plus pour toucher moins, et sans attendre, payer plus.

Tous les salariés sont touchés, mais les plus jeunes et les plus anciens, c’est-à-dire les retraités, sont les plus pénalisés. Le capital est totalement épargné. La seule mesure franchement positive concerne la pénibilité. Toutefois, pour les travailleurs les plus exposés aux problèmes de santé, elle ne fait que réparer les dégâts liés au recul de l’âge de la retraite à 62 ans — décidé par la droite et M. Nicolas Sarkozy, condamné par le Parti socialiste quand il était dans l’opposition mais maintenu par les élus socialistes désormais majoritaires (sauf pour les très longues carrières).

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Réunion autour des thèses de Bernard Friot & Réseau Salariat

La réunion locale autour des propositions de B. Friot aura lieu mercredi de la semaine prochaine, 18 septembre, entre 17h30 et 19h30, au café La Perle, rue du Port au Vin, près de la place du Commerce. nous vous espérons nombreux parce qu’il y a du pain sur la planche.

Rappels :

Réseau Salariat est une association d’éducation populaire. Elle réunit des travailleurs et des travailleuses de tous horizons : salarié-e-s d’associations, d’entreprises et de la fonction publique, syndicalistes, mais encore retraité-e-s, chômeurs et chômeuses, parents et étudiant-e-s.

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SONDAGE EXCLUSIF : 61% des Français approuvent la manifestation contre la réforme des retraites

SOCIAL – Interrogés par OpinionWay dans le cadre du baromètre metronews-Clai-LCI, les Français jugent à 61% que la journée nationale d’action contre la réforme des retraites, à laquelle plusieurs organisations syndicales appellent mardi, est justifiée.

 En mettant sur pieds sa réforme des retraites, le gouvernement a soigneusement évité les mesures susceptibles de cristalliser les mécontentements et de déclencher un vaste mouvement social. Mais son texte pourrait bien de ne pas passer comme une lettre à la poste. Interrogés par OpinionWay sur leur soutien à la mobilisation de mardi, à laquelle appellent plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) appellent, les Français sont 61% à considérer ce mouvement comme justifié – pour 27% il l’est « tout à fait », pour 34% « plutôt », contre 39% qui jugent le contraire, 25% répondent « plutôt pas », et 14% « pas du tout ». L’épreuve de la rue s’annonce donc tendue pour le projet de loi, qui sera présenté en conseil des ministres le 18 septembre.

« Un risque très clair »

« C’est un soutien supérieur à celui que nous enregistrions avant les grandes manifestations contre la réforme Fillon de 2010 », souligne Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay. Pour le politologue, « il y a un risque très clair pour François Hollande de mécontenter fortement sur ce sujet, en particulier sa base électorale qui y est sensible ».

Entre les électeurs de gauche opposés aux efforts demandés, l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans en 2035 en tête, et ceux de droite qui les jugent beaucoup trop timorés, l’exécutif va devoir redoubler d’efforts pour convaincre. Le texte sera examiné à partir du 7 octobre prochain à l’Assemblée.

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Réseau Salariat : la lettre de Septembre

Lettre aux amis du réseau – Septembre 2013

Éditorial :Les thèses du Réseau commencent à être connues grâce à la diffusion de nos vidéos et de nos textes sur le net, grâce aux nombreuses conférences et formations dont l’écho est démultiplié par les participants, en particulier dans les syndicats.
Un des signes de cette diffusion est notre présence dans le Monde diplomatique, dans des universités d’été (des jeunes communistes de Paris, du PG, du NPA), à la fête de l’Huma où plusieurs débats sont déjà programmés. En témoignent aussi les critiques qui commencent à se manifester : après Jean-Marie Harribey, Gérard Vaysse, Jean Gadrey, Alain Bihr, autant d’appels à préciser et approfondir et expliquer nos analyses.
Les mesures annoncées sur les retraites et le financement de la maladie et de la famille vont conduire le réseau à se mobiliser dès la manifestation du 10 septembre. Vous pouvez nous rejoindre en devenant adhérent (bulletin d’adhésion joint) et participer à notre AG du 19 octobre à Paris pour poursuivre notre dynamique collective.

Bonne rentrée,

Bernard Friot,
Président


Campagne pour les retraites

  • Publication imminente d’une brochure reprenant le texte « Campagne retraites 2013 ». Dans la lignée de notre manifeste « Pour un statut politique du producteur », ce document sera diffusé gratuitement aux adhérents et vendu (2 €) au public.
  • Le réseau sera présent sur le parcours de la grande manifestation parisienne contre la réforme demain mardi 10 septembre : Nos camarades d’Ile-de-France vous attendent sur le stand situé Mairie du 11e arrondissement, place Léon Blum, Métro Voltaire. Vous le repérerez facilement à la grande affiche (4 x 1m) annonçant « 100% du meilleur salaire à 55 ans pour tous, oui c’est possible !« 


Du nouveau sur Internet :

  • Le dessin animé, réalisé par notre adhérent Nicolas Dufresne en illustration du manifeste « Pour un statut politique du producteur » est en ligne depuis le 14 juillet. A la fois drôle et pédagogique il a déjà été vu par plus de 4200 personnes.
  • Vous trouverez également sur le site l’entretien accordé par l’Humanité à Bernard Friot le 14 août, intitulé « Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire« .
  • Enfin, l’économiste Jean Gadrey a engagé une controverse sur les « curieuses thèses Bernard Friot » à laquelle Bernard a répondu: un débat contradictoire mais constructif pour alimenter le débat des opposants aux réformes gouvernementales.


Réseau Salariat à la fête de l’Huma

Nous serons de la fête tout le week-end des 13, 14 et 15 septembre à La Courneuve. Le Réseau aura son point fixe sur le stand de l’association « Espace Marx » au village du livre. Nous serons également visibles dans les allées distribuant tracts et brochures et arborant les T shirts tout neufs du Réseau. Enfin, Bernard Friot participera à des conférences le samedi 14 à 10h30 sur le stand du PCF 54 (les retraites) et à 16h30 sur celui de Tous Ensemble (Fase-Ga-Ca-Alternatifs, débat sur les retraites, avec Gérard Filoche), et le dimanche 15 à 11h sur le  stand du PCF des Hauts de Seine (débats sur des ouvrages avec leurs auteurs) .
Vous pouvez aussi nous suivre sur Facebook et Twitter 

 

Si vous êtes convaincus de l’utilité de notre démarche, rejoignez-nous, participez à notre travail.

Vous pouvez aussi nous soutenir financièrement, par un don ponctuel et, mieux encore, un don mensuel.

C’est urgent et vital pour nous car nous ne nous finançons que par vos contributions.

D’avance merci !

 

Télécharger le bulletin d’adhésion

Association Réseau Salariat
26, rue du Colonel Driant
54220 Malzeville, France

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Campagne citoyenne «Pour nos retraites, on lutte !»

Collectif citoyen « Pour nos retraites, on lutte ! »

Ce mercredi 4 septembre, à proximité de l’Élysée, a eu lieu la conférence de presse de lancement de la campagne unitaire et citoyenne Retraites 2013 regroupant un large arc de forces associatives, syndicales et politiques.

Consulter, signer et faire circuler l’appel constitutif du collectif : http://www.retraites2013.org/signez-lappel-ensemble-defendons-nos-retraites/

Visionner la conférence de presse, la diffuser : http://www.dailymotion.com/video/x148dmg_conference-de-presse-du-collectif-04-09-13_news

Quelques échos de presse :

Les collectifs unitaires locaux doivent désormais se mettre sur pied dans le maximum de localités et démultiplier les initiatives locales.

D’ores et déjà des contacts sont pris par le collectif pour l’organisation de grands meetings avec des personnalités nationales (ATTAC/Copernic, Solidaires, FSU, CGT, Collectif féministe, Collectif Jeune, PC, PG, autre composante du FG, NPA, EELV, Gérard Filoche…) dans plusieurs grandes villes de France.

Pour l’Île de France un rassemblement de débat et de fête aura lieu le Vendredi 4 octobre, de 18h à 22h sur une place parisienne (à la veille du débat parlementaire qui commence du lundi 7 octobre). Pour rappel, le texte sera présenté au Conseil des ministres le 18 septembre.

D’autres meetings nationaux et de réunions publiques locales doivent rapidement s’organiser à l’initiative de collectif unitaires locaux. Ces évènements seront annoncés sur le site du collectif (www.retraites2013.org).

Nous contacter : retraites2013@gmail.com

Une apparition du collectif doit s’organiser lors des manifestations du mardi 10 septembre. Pour Paris un point fixe est prévu (diffusion de milliers de « 4 pages argumentaire » et d’autocollants).

Le collectif s’est doté de matériels et d’outils de campagne :

  • Ces matériels ainsi que des autocollants (lien) seront tirés à des dizaines de milliers d’exemplaires et disponibles pour les collectifs locaux à la fête de l’Huma (stand d’ATTAC et d’autres composantes du Collectif).

Plus d’information : http://www.retraites2013.org

L’équipe d’animation « Pour nos retraites, on lutte ! »

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