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Procès #AppleContreAttac : Apple condamné, Attac agit pour « l’intérêt général »

Procès #AppleContreAttac : Apple condamnée, Attac agit pour « l’intérêt général »

Campagne 23 février 2018

L’ordonnance de référé opposant Apple à Attac a été rendue ce vendredi 23 février 2018 : Apple est déboutée de l’ensemble de ses demandes et est condamnée à verser 2 000 € à Attac !

Fin décembre, Apple nous assignait en référé pour empêcher toute future action d’Attac dans ses magasins. Le jugement rendu par le tribunal est limpide : « La simple pénétration de militants dans l’enceinte du magasin Apple Store Opéra, ou dans d’autres magasins situés en France, sans violence, sans dégradation, et sans blocage de l’accès du magasin à la clientèle, ne suffit pas à caractériser un dommage imminent justifiant de limiter le droit à la liberté d’expression et à la liberté de manifestation des militants de l’association Attac, qui agissaient conformément aux statuts de l’association, et dans le cadre d’une campagne d’intérêt général sur le paiement des impôts et l’évasion fiscale. »

Alors que l’évasion fiscale pratiquée par Apple affaiblit les finances publiques, il aurait été scandaleux que la justice protège Apple et épingle une association qui défend l’intérêt général, avec des actions citoyennes non violentes. Au final, non seulement les accusations d’Apple sont rejetées en bloc, – Apple « parle des “actes de vandalisme”, ou des actions ayant mis en péril la sécurité des employés et des clients […] sans en justifier par la production de pièces probantes » – mais le tribunal confirme le caractère d’intérêt général de la campagne d’Attac.

Nos actions visent à ce qu’Apple, la plus grande multinationale du monde, paie sa juste part d’impôts dans les pays où elle exerce réellement ses activités et accepte le redressement fiscal de 13 milliards d’euros que lui réclame la Commission européenne en retirant son recours devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Avec la campagne #ApplePayeTesImpôts, nous avons constaté un ras-le-bol de la grande majorité de la population face à l’impunité fiscale des ultra riches et des multinationales. Au rassemblement du 12 février devant le TGI de Paris, l’ensemble des représentant·e·s associatifs, syndicaux et politiques ont accueilli positivement l’idée d’une « alliance pour la justice fiscale ». Ce jugement est donc un encouragement à poursuivre et amplifier la mobilisation pour que les multinationales paient enfin leur juste part d’impôts.

Nous attendons sereinement un éventuel appel d’Apple et nous allons désormais consacrer toute notre énergie à la préparation de nouvelles actions pour la justice fiscale à l’occasion de l’examen du projet de loi contre la fraude fiscale prévu avant cet été. Attac invite d’ores et déjà à se mobiliser pour le procès de Nicole Briend le 7 juin à Carpentras (suite à une plainte de BNP Paribas) et pour les 20 ans de notre association prévus le 2 juin prochain à la Bellevilloise à Paris.

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Attac France — 2018
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Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

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communiqué intersyndical FP CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires

22 mars : grève et manifestations dans la Fonction publique !

A nouveau réunies le 21 février, les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires ont fait le bilan des réunions bi latérales organisées par le Ministre. Les discussions ouvertes par le gouvernement sur le recours accru aux contractuels, les éléments de rémunération dont celui du mérite, une révision des instances de dialogue social…engagent de profondes remises en cause des missions publiques et une dégradation des conditions de travail des agent-es. C’est aussi une menace réelle contre le Statut Général des fonctionnaires et la fin possible d’une Fonction publique au service de l’intérêt général.

A l’inverse de ces orientations inquiétantes, et de celles contenues dans le programme Action publique 2022, la qualité des services publics à rendre aux usagers sur l’ensemble du territoire, la défense de l’intérêt général, nécessitent la création d’emplois qualifiés pérennes et de qualité, une plus grande reconnaissance du travail et des missions exercées par les agent-es, une amélioration significative de leurs salaires.

Pour les plus de 5 millions d’agents de la Fonction publique, après le report de PPCR et contrairement à ce qu’avait promis Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, leur pouvoir d’achat continue de baisser du fait du gel de la valeur du point d’indice, du rétablissement de la journée de carence, de l’augmentation de la CSG avec une simple compensation et des retenues pour pension.

L’ouverture rapide de négociations est indispensable pour pouvoir rediscuter d’une augmentation réelle et significative des salaires de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique, permettant une réelle reconnaissance de leur engagement professionnel quotidien qui contribue à la qualité des services publics, au développement du pays comme à la cohésion de la société.

C’est pour faire entendre ces légitimes revendications que les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires appellent les agent-es à se mobiliser massivement le 22 mars.
Pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d’indice, le rattrapage des pertes subies et l’augmentation du pouvoir d’achat ;
  • L’arrêt des suppressions d’emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle ;
  • L’abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes

    particuliers ;

  • La défense du statut général des fonctionnaires, et des statuts particuliers, qui permet déjà de

    répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire et qui garantit l’égalité entre les usagers.

    Les organisations tiendront une conférence de presse le 27 février prochain à 11h00

Les Lilas le 22 février 2018

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« L’insoumis » sort demain mercredi – c’est le moment de nous aider !

« L’insoumis » sort ce mercredi

C’est le moment de nous aider !


Bonjour à tous,

Ca y est, c’est le grand jour : « L’insoumis » sort demain mercredi au cinéma. Nous avons besoin de votre aide pour que ce film puisse vivre au mieux. La sortie a été chaotique, seuls les bons chiffres de fréquentation viendront lever certains barrages.

En ce sens, c’est très important d’avoir du monde dès les premiers jours (voir dès le tout premier jour). Cela a des conséquences sur toute la France.
Alors, venez voir ce film le plus tôt possible ou envoyez vos amis dans une des 40 salles qui programment « L’insoumis » en première semaine. D’autres villes suivront.

Allez, plus le temps pour le blabla, nous comptons sur votre aide.

Vive le cinéma!

Fraternellement.
Gilles Perret et toute l’équipe de « L’insoumis ».


Où voir « L’insoumis » dès ce mercredi ?

Angers, Les 400 Coups.
Avignon, Utopia Avignon.
Blois, Les Lobis.
Bordeaux, Utopia Saint-Siméon.
Brest, Les Studios.
Chambéry, Cinéma le Forum.
Clermont-Ferrand, Le Rio.
Cran-Gevrier, La Turbine.
Grenoble, Le Méliès
Hérouville-Saint-Clair, Café des Images.
Le Mans, Cinéma Les Cinéastes.
Lille, Le Metropole.
Limoges, Cinéma Grand Ecran Ester
Lyon, Le Comœdia..
Lyon, Cinémas Lumière Bellecour.
Marseille, Pathe Le Madeleine..
Meythet, LE RABELAIS.
Montbéliard, Colisée Concorde.
Montpellier, Cinéma Diagonal.
Montreuil, Le Méliès.
Nancy, Caméo Officiel Commanderie.
Nantes, Cinéma Le Concorde
Nice, Cinéma le Rialto.
Nîmes, Cinéma le Sémaphore.
Orléans, Cinéma Les Carmes.
Paris, UGC Ciné Cité Les Halles.
Paris, Espace Saint-Michel.
Paris, Sept Parnassiens.
Paris, Cinéma Publicis Champs Elysées.
Paris, Majestic Bastille.
Paris, Cinema Escurial.
Paris, Gaumont Opéra.
Perpignan, Le Castillet.
Rennes, Ciné TNB.
Rouen, Omnia République.
Saint-Étienne, Le Méliès (Projection avec G Perret le 27 fév, puis sortie 14 mars)
Saint-Gaudens, Le Régent.
Sillingy, Tournée Cinébus.
Strasbourg, Cinéma Star.
Toulouse, American Cosmograph.
Vaison-la-Romaine, Le Florian.
Valence, Le Navire Valence.


Quelques critiques presse à lire :

Critique film

Abus De Cinéma

Vous en retrouverez d’autres sur la page facebook du film…


La bande annonce du film :

Suivez l’actualité du film et celle de Gilles Perret en vous abonnant aux deux pages Facebook :

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https://www.facebook.com/GillesPerret68/


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Vous pouvez payer soit en ligne, soit par chèque.
Votre DVD vous sera envoyé 4 mois après la sortie nationale du film comme la loi nous l’impose.


Pour nous contacter:

contact@linsoumis.org

Plus d’informations sur :

www.linsoumis.org

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« L’insoumis » au cinéma Le Concorde de Nantes dès ce mercredi 21 février

Bonjour à tous

 
« L’insoumis » sort en sortie nationale ce mercredi 21 février.
 
A Nantes, « L’insoumis » sera au cinéma Le Concorde dès ce mercredi.
 
Allez-y ou envoyez vos amis sans trop tarder. Les premiers jours sont décisifs.
Vous êtes nos meilleurs ambassadeurs !

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Les écoles de Loire Atlantique en grève

« On n’a pas eu autant de classes à plus de 28 élèves depuis près de 10 ans ». Selon le Snuipp Loire Atlantique cette situation va empirer à la rentrée 2018 et encore davantage en 2019. Pour faire face aux dédoublements en Rep+, l’inspection académique ferme 70 classes et supprime 24 postes de maitres plus dans le département. A noter aussi que les départements ruraux sont mis à contribution pour alimenter les besoins de la Loire Atlantique.

« L’Inspecteur d’Académie démantèle le dispositif « plus de maîtres que de classes » 24 postes supprimés dans le département, dispositif pédagogique permettant de travailler avec des petits groupes, en co-animation. Il est inacceptable de voir cet outil disparaître alors que les écoles l’utilisant prônent sa généralisation dans toutes les écoles. Plus de 30 fermetures en élémentaire et plus de 40 fermetures en maternelle de classe sont annoncées, pour la rentrée prochaine sans prendre en considération la spécificité de l’école : zone rurale, population défavorisée, concurrence avec l’enseignement catholique, … », écrit le Snuipp. La situation devrait s’aggraver en 2019 avec la baisse des poste smis aux concours.

Mardi 20 février les enseignants sont appelés à faire grève. Selon le syndicat une quarantaine d’écoles devrait être totalement fermées dans le département.

Ouest France

Snuipp 44

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Les organisations lycéennes unies contre Parcoursup

Concurrentes et divisées, voir frères ennemis pour certaines, les organisations lycéennes font front commun contre Parcoursup. Dans un communiqué commun, la Fidl, le Sgl, l’Unl et l’Unl SD demandent le retrait du plan étudiants et appellent à manifester le 15 mars. « Plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur pour nous permettre de faire les études de notre choix, le gouvernement préfère nous sélectionner », dit le communiqué commun. « La réforme du bac va encourager un accroissement des inégalités territoriales. Cette réforme va vers la création d’un lycée à 2 vitesses entre les mieux dotés, ceux de centre ville.. et le smoins bien dotés , ceux de campagne, de banlieue ou en périphérie ». Cette unanimité arrivera-t-elle à réveiller un mouvement lycéen bien essoufflé ces dernier jours ?

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Les disciplines contre la réforme du lycée

Présentée le 14 février, la réforme du lycée fait monter au créneau les disciplines scientifiques et les sciences économiques et sociales (SES).Après les associations de professeurs de SVT et de physique chimie, c’est la Commission française pour l’enseignement des mathématiques (CFEM) et l’association des professeurs de maths (Apmep) qui marquent leurs désaccord devant l’insuffisance de l’enseignement des sciences. De nouveaux renforts viennent  l’appui de la démarche de l’Apses (association des professeurs de SES) qui lance une pétition.

Les scientifiques très mobilisés

Dès l’annonce de la réforme l’APBG (professeurs de SVt) et l’Udppc (physique chimie) avaient marqué leurs inquiétudes.  » Avec la réforme du baccalauréat, la France renonce définitivement à offrir une culture scientifique à ses citoyen·ne·s », écrit l’Udppc.  » Le tronc commun du cycle terminal (1re et Tale) voit l’horaire de philosophie augmenter de 33 %, celui d’histoire-géographie de 33 % également. Si l’on veut que celui de mathématiques reste stable, sans devoir avoir recours à une option supplémentaire, les sciences expérimentales sont condamnées à subir une baisse de 15 % de leurs horaires d’enseignement », écrivait le 14 l’Udppc.

Depuis l’Udppc a publié des graphiques éclairants sur les horaires qui pourront être choisis par les élèves. Dans le cas d’un profil maths – physique, la légère hausse des maths se paye par l’affaissement des SVT. C’est l’inverse pour un profil maths – SVT. Aucun profil ne permet d’améliorer le niveau scientifique des élèves ni même d’assurer une formation de haut niveau en maths, SVT et physique, souhaitée par certaines prépas.


Dans un communiqué publié el 18 février, la Commission française pour l’enseignement des mathématiques (CFEM), qui regroupe l’association des professeurs de maths (Apmep), la société mathématique de France, l’union des prépas scientifiques et d’autres organisations scientifiques, est  » inquiète à la fois pour la formation scientifique du citoyen à la sortie du Lycée général et technologique et pour celle des futurs scientifiques ».

 » Cette réforme acte le fait que certain.e.s lycéen.ne.s peuvent obtenir le baccalauréat sans

véritable enseignement de mathématiques en première, ni en terminale… L’intitulé du nouvel enseignement de tronc commun « humanités scientifiques et numériques », et le format réduit de 2h hebdomadaires, alors que c’est le seul enseignement de tronc commun comportant des sciences, ne permettent pas de présager que le lycéen qui n’aura choisi aucun autre enseignement scientifique en spécialité ou en enseignement facultatif, pourra acquérir la culture scientifique pourtant jugée indispensable à la formation du citoyen », estime la CFEM.

 » Pour les futur.e.s scientifiques, notre inquiétude rejoint celle exprimée dans le communiqué de l’UdPPC (Union des professeurs de physique et de chimie). Ce communiqué souligne les nouveaux équilibres du tronc commun, avec une augmentation des horaires de disciplines non scientifiques (Philosophie en terminale, Histoire-géographie en première et en terminale) par rapport à ceux de l’actuelle série S, alors qu’il faut faire place à une nouvelle discipline, l’informatique », poursuit la CFEM.

Au coeur de la question le nouvel enseignement « d’humanités scientifiques et numériques » dont la programme semble encore flou. Le ministre l’utilise pour avancer l’idée qu’il y aura des sciences partout. Mais il semble aussi y voir une initiation aux problématiques liées aux sciences et au numérique et non un véritable enseignement scientifique.

Les SES aussi

Les SES ont réagi aussi très tôt à la réforme du lycée qui maintient les SES comme enseignement de spécialité en les amputant des sciences politiques. L’Apses lance une pétition, déjà signée par l’association des sociologues (ASES) et celle d’économie politique (Afep).

 » Cette discipline, très appréciée des élèves, a démontré sa réussite. La série ES, dont elle est la discipline pivot, a indéniablement participé à la démocratisation du lycée en accueillant un tiers des bacheliers généraux, qui présentent un recrutement social particulièrement varié et bénéficient de débouchés diversifiés et de bons taux de réussite dans l’enseignement supérieur », écrit l’Apses.

« Les SES devraient être un élément constitutif de la culture commune en étant proposées à chaque lycéen. Absentes du collège et des enseignements obligatoires en première et terminale, il apparaît nécessaire de leur donner une place suffisante en classe de seconde. C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Ministre, que les sciences économiques et sociales soient intégrées au tronc commun de la classe de seconde générale et technologique, pour un horaire de 3 heures par semaine, incluant des dédoublements définis nationalement ».

JM Blanquer a fait l’effort de reculer sur les propositions les plus violentes pour les enseignants comme l’annualisation ou la dissolution totale des classes. Le voilà confronté  aux associations disciplinaires qui font remonter que non seulement leurs postes sont en danger mais aussi que la réforme s’attaque à la formation scientifique, économique et sociale. Alors que le gouvernement met en place la sélection pour les lycéens, ce n’est pas une bonne idée…

CFEM

Les sciences déjà mobilisées

Apses

Pétition Apses

Diagrammes Udppc

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Réforme du lycée : l’appel de Touche pas ma zep

Soyons justes : le gouvernement n’ignore pas les inégalités sociales de réussite scolaire, et dit vouloir les combattre… Mais entre le CP et la L1, rien : tout se passe comme si, dans les réformes en cours ou en projet, les inégalités s’évaporaient soudainement entre l’enseignement primaire et l’enseignement supérieur. Le rapport Mathiot accomplit ainsi l’exploit de ne jamais évoquer, en 65 pages, la corrélation massive et persistante entre les résultats au baccalauréat et l’origine sociale des lycéens qui le passent », écrit le collectif Touche pas ma zep dans le Bondy Blog.

Le collectif s’était mobilisé en 2016 pour obtenir l’inscription de lycées des quartiers populaires dans l’éducation prioritaire. Dans le Bondy Blog il interpelle le nouveau ministre sur sa réforme du lycée, alors que la carte de l’éducation prioritaire doit être revue pour 2019.

 » Nous qui enseignons dans des lycées de quartiers populaires, savons tout le prix d’un accompagnement pédagogique renforcé. Travaux en petits groupes, partenariat avec des institutions culturelles et des artistes pour monter des projets, projets interdisciplinaires d’enseignants d’une même classe, tutorat individualisé, enseignements différenciés, etc. – l’école peut conjurer les déterminismes sociaux, dès lors qu’elle donne plus à ceux qui ont moins : c’est le principe même de l’éducation prioritaire… Les dotations annuelles allouées aux établissements viennent d’être annoncées. Nous constatons qu’elles sont en baisse dans la plupart des lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux populaires. Les conséquences seront très concrètes : augmentation des effectifs par classe, suppression des cours en petits groupes et des projets d’ouverture culturelle ou de soutien aux élèves. Comment espérer réduire l’inégalité des chances avec des terminales à 35 dans des lycées qui devraient relever de l’éducation prioritaire ? », écrit le collectif.  » Réformer le lycée sans affronter son échec principal – la persistance d’inégalités sociales massives face aux filières et face au baccalauréat – serait un gâchis déplorable. Prétendre le faire tout en liquidant l’éducation prioritaire, une hypocrisie majeure. »

Sur le Bondy Blog

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Journée de mobilisation lycéenne

A l’appel de la coordination nationale de l’éducation, les lycéens sont appelés à manifester le 15 février  » après les deux journées de mobilisation réussies des 1er et 6 février 2018 qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de lycéen.ne.s, d’étudiant.e.s, de parents d’élèves, de personnels de l’éducation contre le « projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants », et les projets de réforme du Bac et du lycée qui font système et qui renforcent la sélection sociale discriminante et injuste ». L’Unef, l’Unl, l’Unl SD, le Sgl devraient appeler les lycéens à des mobilisations dans les établissements.

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Communiqué commun : Recours des associations contre la circulaire du 12 décembre : audience du Conseil d’Etat demain (ce vendredi) à 15h

Recours des associations contre la circulaire du 12 décembre : audience du Conseil d’Etat demain à 15h

Communiqué commun de plusieurs associations, dont la LDH

Le Conseil d’Etat examinera, demain (ce vendredi) à 15h, le recours en référé suspension déposé début janvier par trente associations contre la circulaire du 12 décembre 2017 qui organise « l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence » par des « équipes mobiles » composées d’un ou plusieurs agents de l’OFII et d’agents de la préfecture.

Depuis la publication de cette circulaire fin décembre, plusieurs équipes mobiles sont déjà intervenues dans des centres d’hébergement de différentes régions de France, malgré la vive opposition des associations qui refusent de voir opérer un tri parmi les personnes hébergées en fonction de leur nationalité et de leur statut et la demande en annulation du texte par le Défenseur des droits.

Les personnes à la rue craignent désormais d’être hébergées sous peine d’être contrôlées, quand d’autres quittent les centres et dorment dehors, mettant leur vie en danger, tout particulièrement en période de grand froid, pour échapper à la venue des équipes mobiles.

Il est par ailleurs demandé aux travailleurs sociaux de contrevenir aux directives de la Cnil et de mettre en jeu leur responsabilité pénale lorsqu’ils doivent, comme l’impose la circulaire, collecter et transmettre aux autorités relevant du ministère de l’Intérieur des informations à caractère personnel et confidentiel sur les personnes hébergées.

Ce texte remet non seulement en cause le principe de l’accueil inconditionnel en hébergement d’urgence prévu par le Code de l’action sociale et des familles au profit de toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale, quels que soient sa nationalité ou son statut administratif, mais également la continuité de la prise en charge.

Les associations demandent au Conseil d’Etat de décider, demain (ce vendredi), de suspendre ce texte en urgence dans la mesure où il contrevient aux principes fondamentaux qui gouvernent l’hébergement des personnes en détresse, sans attendre l’examen de sa légalité au fond dans plusieurs mois.

 

Liste des associations requérantes :

Fédération des acteurs de la solidarité ; Cités du Secours catholique ; Association Droit au logement ; Ligue des droits de l’Homme ; Association les Petits frères des pauvres ; Aurore ; Dom’asile ; Emmaüs France ; Emmaüs solidarité ; France terre d’asile ; L’Amicale du nid ; Anas ; Uniopss ; La Cimade ; Fédération Entraide Protestante ; Fehap ; Fondation Abbé Pierre ; Fondation de l’Armée du salut ; Centre d’action sociale protestant ; Centre Primo Levi ; Gisti ; Le Refuge ; Le Secours catholique ; Médecins du monde ; Médecins sans frontières ; JRS France ; Association Charonne ; Oppelia

Paris, le 15 février 2018

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Multiplication des mouvements locaux

Le 13 février, jour du CDEN, ce sont les écoles de la Haute Garonne qui sont en grève à l’appel du Snuipp, de FO, la Cgt et Sud Education contre la carte scolaire du département. Les syndicats dénoncent les dédoublements de CP aux dépens des autres classes et demandent pas plus de 25 élèves par classe.  Les syndicats ont calculé que le département abesoin de 1100 postes. Il ne devrait en recevoir que 130.

En Ile de France le 14 février le Snes des 3 académies appelle à manifester contre la réforme du bac. Pou rle Snes,  » le baccalauréat mérite bien mieux que cette course de vitesse qui passe sous silence les véritables enjeux du bac et du lycée ! Cette précipitation montre que l’école de la confiance, tant vantée par Jean-Michel Blanquer, n’est qu’une façade, et que le Ministre, comme d’autres avant lui, engage des réformes importantes, dans la précipitation et sans réelle considération pour les personnels. Cette réforme se fait avec, en arrière-plan, les objectifs affichés de suppressions de postes de fonctionnaires auxquelles l’Education Nationale devra participer : les établissements franciliens constatent déjà la faiblesse, voire la dégradation des moyens mis en oeuvre. Comment croire à une quelconque volonté ministérielle d’améliorer la situation en lycée ».

Enfin le 15 février, la Coordination nationale de l’éducation appelle « après les deux journées de mobilisation réussies des 1er et 6 février » à une journée de grève et mobilisation le 15 février. L’appel vise prioritairement les lycéens et étudiants même si la Coordination invite les enseignants à s’y joindre.

Snuipp 31

Snes Versailles

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Appel de la Coordination nationale de l’éducation du 8 février 2018

http://snesup.fr/article/appel-de-la-coordination-nationale-de-leducation-du-8-fevrier-2018

Appel de la Coordination nationale de l’éducation du 8 février 2018

Pour le retrait du Plan étudiants, de la plateforme Parcoursup et des projets de réforme du bac et du lycée

 

Après les deux journées de mobilisation réussies des 1er et 6 février 2018 qui ont réuni plusieurs dizaines de milliers de lycéen.ne.s, d’étudiant.e.s, de parents d’élèves, de personnels  de l’éducation contre le  » projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants « , et les projets de réforme du Bac et du lycée qui font système et qui renforcent la sélection sociale discriminante et injuste, les membres de la Coordination nationale de l’éducation réuni.e.s le 8 février considèrent que ces deux journées sont une première étape et appellent :

  • les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s et les personnels de l’enseignement supérieur à participer massivement à la journée nationale de grève et de mobilisation du 15 février ;
  • les personnels de l’éducation et les parents d’élèves à soutenir les mobilisations de la journée d’action du 15 février sous toutes les formes décidées collectivement ;
  • les établissements d’enseignement supérieur à ne pas comptabiliser les absences la journée du 15 février ;
  • à la tenue d’assemblées générales dans tous les lycées et établissements d’enseignement supérieur en vue d’amplifier la mobilisation dans les académies et de définir de nouvelles modalités d’action pour les quatre semaines à venir ;
  • les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, les parents d’élèves et les personnels à inventer des modalités d’action au cours des semaines à venir ;
  • à construire la convergence des mobilisations dans la fonction publique et participer massivement à la journée de grève du 22 mars 2018 ;
  • à participer à la Coordination nationale de l’éducation du 17 février 2018.

Les membres de la Coordination nationale dénoncent le recours à la violence par certains membres des forces de l’ordre devant certains lycées et établissements d’enseignement supérieur. Le droit des lycéen.ne.s et des étudiant.e.s de se réunir, de s’organiser et d’exprimer leurs opinions est garanti par la loi. Il doit être respecté et protégé.

 

Appel adopté à l’unanimité  moins 4 abstentions et 2 contre

La CNE s’est réunie à l’initiative des organisations et associations suivantes : CGT-Ferc, FO Fnec FP, FSU, SGL, Solidaires étudiant.e.s, SUD éducation, UNEF, UNL, UNL-SD, ASES, FCPE, Sauvons l’Université !

Ont participé à la CNE du 8 février les établissements suivants :

Aix-Marseille, Amiens, Angers, Bordeaux-Montaigne, Bordeaux, Compiègne, EHESS, Grenoble, Lille , Lyon 2, Marne-la-Vallée, Montpellier, Montpellier 3, Nancy, Nice, Orléans, Paris 1, Paris 2, Paris 3, Paris 4, Paris 5, Paris 6, Paris 7, Paris 8, Paris 9, Paris 10, Paris 11, Paris 12, Paris 13, Reims, Rennes 1, Rouen, Strasbourg, Toulouse Jean-Jaurès, Tours, Versailles Saint-Quentin, la coordination interlycéenne d’Ile-de-France.

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Grève et manifs 22 mars Communiqué unitaire FP (absence comme d’habitude de CFDT et UNSA…)

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L’EMPLOI, LE POUVOIR D’ACHAT

TOUTES ET TOUS MOBILISE – E – S LE 22 MARS

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l’occasion de cette mobilisation.

Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l’injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d’emplois confirmées.

De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.

Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s’avère être qu’une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e. s .

Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l’État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu’ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l’intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en œuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te. s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D’ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS LE 22 MARS 2018

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Journée d’action des fonctionnaires le 22 mars

Selon Reuters, les syndicats de la Fonction publique appellent à une journée d’actions et de grèves le 22 mars contre le plan Action publique 2022 qui prévoit, outre le recours à un nombre plus important de contractuels , et donc des suppressions de postes, la paye au mérite et un renforcement de l’autorité hiérarchique. L’appel est signé par la Fsu, CGT, CGC, FO, Cftc, Solidaires, Fa Fp. L’Unsa et la Cfdt n’appellent pas à participer à cette journée.

 

Sur le plan gouvernemental

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Manifestation : des enseignants très inquiets mais peu nombreux

Que faire quand même la météo est pour le ministre ? Le 6 février, c’est sous la neige que  quelques centaines de professeurs, des étudiants plus nombreux, ont défilé à Paris. Malgré la multiplication d’annonces inquiétantes par le ministre et le gouvernement, la mobilisation est restée faible dans les établissements scolaires. Le Snes compte 28% de grévistes quand le ministère en trouve 5%. Mais pourquoi aussi peu de monde ?

« On est en train de déshabiller l’Education nationale »

« On est dans un mouvement amorcé pour protester contre la situation de la rentrée 2018 où le second degré subira une amputation de postes alors qu’il est en pleine expansion », dit Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu, rencontrée dans la manifestation. « On veut dire au ministre qu’on ne peut pas réformer le bac, le lycée dans un calendrier si court qu’il sert juste à imposer un projet au détriment des élèves… On est en train de déshabiller l’éducation nationale, faire le lit du privé, instaurer à nouveau une sélection et considérer qu’il faut mettre un arrêt à l’élévation du niveau des jeunes ».

Pour la dirigeante du Snes, une réforme du lycée est possible « si on prend le temps de construire un lycée permettant à chaque jeune d’accéder à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions ».

Comment expliquer la faible participation ? « On est habitués à ce que la grève soit considérée comme coutant cher et pesant peu sur un gouvernement qui n’écoute pas », répond F Rolet quand on remarque le faible taux de grévistes : 28% selon F Rolet, 5% selon le ministère. Pour F Rolet, « il n’est pas sur que tout le monde a considéré ce que veulent dire les dernières annonces gouvernementales (du 1er février) : mettre les fonctionnaires sous pression, dresser les gens les uns contre les autres. On avait obtenu des avancées sur l’évaluation des enseignants. On va de nouveau être en concurrence ».

Est-il possible de négocier avec JM Blanquer ? « Si on n’établit pas un rapport de force ça va être compliqué. Il faut dire aux professionnels qu’il faut manifester leur mécontentement ».

Marie Hélène : Je suis là pour les élèves

Dans le cortège nous avons croisé Marie-Hélène Bernat, professeure de maths dans un lycée de Mantes la Jolie. A deux ans de la retraite, MH Bernat a choisi de manifester sous la neige. « Je tiens à dire non à ce qui va se passer : la réforme du bac, celle de notre statut, Parcoursup, la sélection qui n’est pas dite ».

La question du statut l’inquiète : « on parle d’embaucher des contractuels. On aura de moins en moins d’enseignants formés. Le privé se développera à coté d’une école précaire, celle de la République ».

Mais si MH Bérnat est là c’est surtout pour ses élèves. « Je suis inquiète. La sélection va toucher directement mes élèves qui viennent de familles défavorisées. J’ai été heureuse jusqu’au bout d’être avec ces élèves si riches dans leur diversité. Je n’ai jamais eu la tentation de quitter Mantes la Jolie. Mais je me dis que je vais m’en aller alors que l’école est en constante dégradation ».

Marion : On va se retrouver dans la situation des TZR

Marion Chasserat vient du lycée Poincaré de Palaiseau (91) où elle enseigne la SVT. « Je suis là pour défendre ma discipline », nous dit-elle. « Dans le futur lycée elle est très menacée alors qu’elle travaille des enjeux majeurs pour la société comme la démarche scientifique, la différence entre science et croyance, la sexualité, l’éducation à la santé. Vu le rapport Mathiot on est certain que le volume horaire va chuter fortement. Ca mettra en péril la culture des élèves ».

Marion craint aussi pour l’évolution du métier. « La semestrialisation va précariser notre métier et compliquer les choix des élèves. Les titulaires enseignants vont se retrouver dans la situation des TZR , des bouche trous avec des volumes de travail différents selon les semestres ».

Son lycée bouge peu et cela inquiète Marion. « On a vu ce qui s’est passé avec la réforme du collège », dit-elle. « On a attendu pour voir et après on n’a plus eu voix au chapitre ».

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Communiqué unitaire FP appel journee 22 mars

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Première alerte sociale pour E. Macron

Les menaces multiples feront elles sortir les enseignants de l’état de sidération dans lequel ils semblent installés depuis l’élection d’E Macron ? La journée du 6 février devrait être le premier test social pour le gouvernement. Tout semble réuni pour une mobilisation massive mais la journée pourrait n’enregistrer qu’un frémissement.

Perte de salaire

Difficile d’enchaîner autant de motifs de grève en aussi peu de temps. En ce début février les enseignants sont sous le coup d’une première baisse nette de salaire et sans aucune perspective d’amélioration à l’avenir, qui contraste avec la hausse dont bénéficient les salariés du privé. Bien au contraire le gouvernement a annoncé qu’il mettra en place une rémunération au mérite et qu’il renforcerait l’autorité des cadres locaux.

Les enseignants des collèges et des lycées perçoivent aussi les premiers coups des suppressions de postes dans le second degré à la rentrée 2018. La situation la plus fréquente c’est une dotation horaire (DHG) en baisse avec ce que cela entraine pour les enseignants : poste remis en question, complété sur plusieurs établissements etc. La situation devrait être pire encore en 2019 , le gouvernement ne cachant plus sa volonté de diminuer le nombre de fonctionnaires.

Parcoursup

Les enseignants des lycées sont aussi sous le coup de Parcoursup. Si certains apprécient le fait de pouvoir décider de l’avenir des élèves qui leur sont confiés d’autres sentent déjà , dans les tensions qui s’installent, le poids qui accompagne Parcoursup. D’autres n’ont toujours pas osé expliquer à leurs élèves que les règles du jeu de l’orientation ont été changées au tout dernier moment et que leurs espérances viennent de s’envoler.

Tout cela devrait pousser les enseignants dans la rue le 6 février et avec eux de nombreux élèves inquiets pour leur avenir. Le mouvement bénéficie d’un large soutien associant les syndicats d’enseignants (Fsu, Cgt, FO, Sud), les organisations lycéennes (Sgl, Unl, Unl Sd) et étudiante (Unef).

Frémissement ou vague ?

Pourtant le succès du mouvement n’est pas assuré. La journée d’action du 1er février a rencontré un succès très limité du coté des lycéens. Beaucoup n’ont pas encore découvert Parcoursup et pris conscience de la sélection qui se met en place.

Les enseignants ont été une des catégories sociales les plus favorables à E Macron en 2017. De nombreux enseignants pensent que seules les « petites » disciplines, optionnelles, sont menacées par la réforme du lycée. Beaucoup ne mesurent pas l’ampleur de la réforme de la fonction publique que le gouvernement veut faire passer le plus rapidement possible.

La journée du 6 février sera bien le premier test social pour le gouvernement. C’est ce que dit aussi l’agenda du président de la République qui a prévu un long entretien avec JM Blanquer immédiatement après son retour de Corse.

Pourquoi ils feront grève le 6 février

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Prolétarisation du métier enseignant : le colloque du Snuipp

« Depuis son arrivée rue de Grenelle, le ministre de l’Éducation nationale multiplie les annonces et les mesures qui mettent en avant l’individualisation des parcours et des apprentissages. Il engage un resserrement sur les fondamentaux et une mise sous tutelle pédagogique des enseignants, cherchant à imposer de soi-disant « bonnes pratiques ». Des orientations qui ont déjà été mises en œuvre avec les programmes de 2008 et qui, loin de faire leurs preuves, ont au contraire exacerbé les inégalités », souligne le Snuipp. Le syndicat organise les 3 et 4 avril un grand colloque sur l’évolution du métier enseignant.

« Alors quels savoirs enseigner pour favoriser la réussite de toutes et tous ? Quelles pratiques pour que ces savoirs soient acquis par tous les élèves ? Comment développer l’expertise professionnelle des enseignantes et des enseignants, leur capacité à effectuer des choix  pédagogiques adaptés et garantir leur professionnalité ? Ce sont ces questions, et d’autres, que le SNUipp-FSU entend mettre en débat à l’occasion d’un colloque national organisé à Paris les mardi 3 et mercredi 4 avril prochains. Au programme notamment, les interventions de Philippe Meirieu, Roland Goigoux, Dominique Cau-Bareille, du GFEN et des équipes d’écoles ».

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Commémorations des fusillés de 1943

Le Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire Inférieure
son Président Christian Retailleau
Vous invitent aux cérémonies en hommage aux Résistants fusillés ou massacrés en allemagne et aux déportés(ées)
des « procès des 42 et des 16 »

Télécharger l’invitation.

Nantes
Jeudi 8 février à 12 heures : Plaques mémorielles, hall du batiment central de la maison des syndicats.
Samedi 10 février à 10h 30: Terrain du Bêle, rue Simone et Claude Millot.
Inauguration de l’Allée des frères Hervé, Raymond et Edouard.
Allocution de Monsieur Jean Chauvin pour le Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire Inférieure
Réception par la municipalité, salle Jean Vincent.

Sainte Luce sur Loire
Samedi 10 février à 14 heures: Rassemblement place Jean Losq
Réception par la municipalité, salle Renée Losq.

Divatte sur Loire
Dimanche 11 février à 11 heures; Cimetière de Divatte sur Loire (anciennement La Chapelle Basse Mer)
Allocution de Monsieur Loïc Legac pour le Comité départemental du Souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire Inférieure
Réception par la municipalité à l’Hôtel de Ville.

Rezé
Dimanche 25 février à 10 heures: rendez-vous stèle Jean Moulin, place du 8 mai, puis cimetière St Paul.

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Pourquoi ils feront grève le 6 février

Lancé initialement contre la réforme du lycée et les moyens insuffisants dans le second degré par une large intersyndicale (Fsu, Cgt, Sud, FO), le mouvement du 6 février est en train de changer de nature. Les déclarations du premier ministre le 1er février confirment que les pires perspectives professionnelles pour les enseignants sont l’application d’une politique gouvernementale. C’est maintenant une course de vitesse qui est engagée entre la volonté gouvernementale d’aller au bout de ses réformes le plus rapidement possible et des enseignants qui n’ont pas encore forcément perçu l’ampleur des transformations engagées par E. Macron.

De la réforme Mathiot…

« La réforme du collège continue de poser des difficultés importantes. Elle n’est pas financée à hauteur des besoins, l’évaluation des élèves fait l’objet de prescriptions ineptes et chronophages… Le lycée fait l’objet d’une vente à la découpe. Casse de la voie professionnelle, exclue des discussions sur le bac et mise en concurrence avec l’apprentissage pré-bac, volonté de faire disparaitre l’organisation des voies générales et technologiques. Le rapport Mathiot ouvre la voie à un lycée de la sélection et de l’orientation précoce des jeunes. Le remplacement des séries par des choix complexes de disciplines majeures et mineures, l’organisation des disciplines en semestres aggraveraient les déterminismes sociaux existant au lycée pour les élèves. Pour les personnels, la mise en oeuvre des propositions de ce rapport dégraderait les conditions de travail des personnels, menacerait leurs obligations de services et conduirait à des suppressions de postes massives ».

Le tract de l’intersyndicale Snes – Cgt – Snuep et Sud appelant à la grève dans le second degré le 6 février aligne des motifs déjà légitimes. Pourtant il date tant les mauvaises nouvelles pour les enseignants se sont multipliées ces derniers jours.

A la transformation du métier enseignant…

La publication du rapport Mathiot sur la réforme du bac et du lycée a confirmé le fait que celui-ci a surtout pour objectif une transformation radicale du métier enseignant. La réforme Mathiot implique, comme il le reconnait dans le rapport, l’annualisation des services. Tout est fait dans le rapport pour en diminuer l’importance mais l’application du découpage semestriel des enseignements induit obligatoirement ce changement. Or l’annualisation  c’est pour les enseignants une augmentation importante du temps d’enseignement (évaluable à 20% environ) et surtout la réouverture de la boite de Pandore du décret sur les 1657 heures de travail dues à l’Etat. Derrière se profile une réduction massive des postes d’enseignants qui semble bien être l’objectif final de la réforme puisque le gouvernement rappelle son objectif de supprimer 50 000 postes de fonctionnaires d’Etat. Les enseignants en ont un avant gout avec les suppressions de postes dans le second degré et des DHG en berne.

La réforme aura aussi comme conséquence une transformation du travail enseignant avec la disparition de la classe au profit de groupes d’élèves renouvelés tous les 6 mois. C’est toute une conception d’un travail enseignant progressif, menant les élèves par étapes de la seconde au niveau bac, qui va disparaitre.

A la mise en danger de la démocratisation de l’éducation…

Une autre revendication de l’intersyndicale concerne Parcoursup et l’accès au supérieur. L’intersyndicale appelle les étudiants, les lycéens et même les collégiens, à manifester le 6 février. Leur engagement sera déterminant pour l’avenir du mouvement.

Le Snes appelle déjà les enseignants à n epas participer à la procédure de sélection qui se met en place. « Les attendus et les chiffres proposés sur Parcoursup sont dissuasifs, voire intimidants, en particulier pour les jeunes de classes populaires et leur famille, plus sensibles aux risques objectifs de la poursuite d’étude », estime le Snes qui relève par exemple la baisse des capacités d’accueil en 2018 en droit (Paris 1 : 640 places cette année, 690 l’an dernier) ou en médecine (en Ile de France : 2900 places de moins que l’an dernier, presque 25%). « Les attendus locaux posent des exigences élevées voire extravagantes, qui ne semblent avoir été conçues par certaines universités que pour leur permettre de faire leur marché parmi les bacheliers », estime le syndicat. Le Snes  » appelle les enseignants à ne pas barrer la route aux élèves, à porter en conseil de classe des avis favorables sur toutes les formations anciennement non sélectives ». Il invite aussi les professeurs principaux à ne pas renseigner le pavé « éléments d’appréciation » de la fiche Avenir.

Autre élément de mécontentement des enseignants, la politique salariale décidée par le gouvernement. Au 1er janvier les enseignants ont vu leur feuille de salaire fondre en net, alors que celle des salariés du privé augmente. Le gel du point Fonction publique, le « report » des effets financiers du PPCR, vont se traduire par une perte de pouvoir d’achat sensible tout au long de l’année. Une perte qui ne frappera que les seuls fonctionnaires.

Et du statut des fonctionnaires

Tous ces éléments auraient suffi à justifier la journée du 6 février. Mais les déclarations du premier ministre le 1er février apportent des inquiétudes nouvelles. Depuis quelques semaines, JM Blanquer annonçait sa volonté de payer les enseignants au mérite et d’accorder aux chefs d’établissement le pouvoir de recruter et d’affecter les enseignants. On sait depuis le 1er février que c’est simplement la déclinaison dans l’Education nationale d’une réforme du statut des fonctionnaires. E Philippe, le 1er février , a annoncé qu’il va lancer le chantier de la « rémunération plus individualisée ». « Une part de la rémunération (de l’agent) doit être liée au mérite et à l’atteinte des résultats individuels et collectifs »,a-t-il déclaré. C’est l’idée de la paye au mérite.

Il veut aussi donner plus de pouvoirs aux chefs d’établissement. « Il s’agit de donner  » plus de liberté et plus de responsabilité pour les managers publics… Au niveau central comme déconcentré, les managers publics, dont l’implication et la responsabilisation sont déterminantes pour la réussite de la transformation publique, ne disposent pas aujourd’hui des leviers nécessaires à l’exercice de leurs missions… En tant qu’employeurs, leur capacité d’initiative et leur marge de manoeuvre apparaissent excessivement contraintes ». Le gouvernement veut leur donner notamment  »  plus de souplesse dans leurs recrutements ».

Pour la FSU, ces déclarations « confirment  les inquiétudes ». « La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd’hui que, sans qu’il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l’objectif d’aller vers une rémunération différenciée, le développement d’un management centré sur l’individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d’emploi des agent.e.s. », estime la fédération qui appelle les fonctionnaires « à se mobiliser pour leur avenir ».

Une course de vitesse entre les syndicats et le pouvoir

Du coup le mouvement du 6 février change de nature. Il ne vise plus seulement à peser sur les moyens attribués aux collèges et aux lycées, sur la réforme Mathiot et sur Parcoursup. Trois objectifs qui étaient déjà autant de blocs de marbre à faire bouger. La journée d’action du 6 février intervient alors que le gouvernement veut aller très vite sur des réformes structurelles qui vont impacter l’avenir de la profession. C’est une course de vitesse qui est maintenant engagée entre la mobilisation des fonctionnaires , et notamment des enseignants, et un gouvernement déterminé.

Sur l’importance du mouvement, Emmanuel Macron n’a pas d’illusion. Dès son retour de Corse, il a inscrit à son agenda deux heures d’entretien avec JM Blanquer. C’est là que se jouera l’avenir de la profession enseignante.

Déclaration du premier ministre

Rapport Mathiot : l’impact de l’annualisation

Le nouveau lycée pose la question de l’annualisation

Snes sur Parcoursup

Déclaration FSU

Le retour des baisses de salaire

Qui veut encore de la réforme Mathiot ?

Mathiot critique Parcoursup

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