Archives de la catégorie Rendez-vous

Mobilisations 44 – dates et RDV précisés

Le gouvernement persiste et signe sur ses réformes ! Il continue de mentir aux français sur son projet de réforme des retraites avec le vrai-faux retrait de l’âge pivot.

Blanquer impose par la contrainte et la culpabilisation le nouveau bac et ses E3C, malgré le rejet des enseignants. Ce rejet s’est traduit par des actions multiples dont la grève des surveillances. Les premières épreuves ont ainsi été perturbées dans plusieurs lycées du département et n’ont carrément pas pu se tenir au lycée de Pornic.

Et ce n’est que le début !…

L’intersyndicale nationale (FSU, FO, CGT, Solidaires, CFE-CGC, FIDL, MNL, UNEF, UNL) a acté trois dates de convergence les 22, 23 et 24 janvier.

Télécharger 2020-01-21 Communiqué commun Enseignement 44-1

Télécharger 2020-01-23_ra_c_union_publique_paimboeuf-1-1

         MERCREDI 22 JANVIER
– 15h rassemblement « éducation » à Nantes devant la présidence de l’université (1 Quai de Tourville, à côté du CHU), un lieu visible et central à Nantes.
Amenez vos vieux manuels pour construire un mur des manuels

– 16h AG Maison des Syndicats salle C

La presse sera conviée donc prévoyez vos témoignages, vos tracts, vos banderoles …
       JEUDI 23 JANVIER
       Manifestation nationale nocturne :
         RETRAITES EN LAMBEAUX : RETRAITES AUX FLAMBEAUX

  • à NANTES
    18h00, Place Delorme
  • à SAINT NAZAIRE
    17h30, Base Sous Marine
  • à PAIMBOEUF
    19h30, réunion publique sur les retraites salle Bellem, cour de la mairie (voir PJ)

VENDREDI 24 JANVIER (présentation du projet de loi en Conseil des ministres)
Journée nationale de grève et de manifestation interprofessionnelle
TOUS MASSIVEMENT EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION

  • à NANTES – 9h AG éduc fac de médecine (amphi 8) rue Gaston Veil puis 10h30, Manifestation Miroir d’eau

  • à SAINT-NAZAIRE – 11h00, Manifestation Place de l’Amérique latine

  • à ANCENIS– 9h30, Manifestation Aérodrome

  • à CHÂTEAUBRIANT– 10h30, Manifestation Mairie

Une participation de l’ampleur du 5 décembre 2019, pour le vendredi 24 janvier 2020, serait de nature à montrer la constance de l’opposition à ces réformes régressives. Il nous faut donc mobiliser largement autour de nous ; nous avons une semaine. N’hésitez pas à diffuser les documents du Snes et de la FSU que vous trouverez sur nos sites, à utiliser massivement la liste « tous S1 » pour informer des actions locales et échanger des documents, et à nous contacter directement si besoin.

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Le nouveau bac perturbé dès son premier jour

On est loin des 0.1% de « perturbateurs radicalisés antidémocratiques » annoncés par JM Blanquer le 19 janvier. Pour le premier jour de la première session du nouveau bac, le ministère annonce un lycée sur dix perturbé et des épreuves annulées dans 40 lycées. Cette estimation basse est contredite par le Snpden, syndicat des personnels de direction Unsa, qui estime que 15% des lycées connaissent des perturbations, et par le Snes Fsu qui cite 40% des lycées. Visiblement il y a pas mal « d’anti Blanquer » dans les établissements et encore davantage d’enseignants et élèves hostiles au nouveau bac. Le session ne fait que commencer…

4000 enseignants sanctionnés à l’occasion du bac 2019

A bon entendeur, salut. La journée du 20 janvier, premier jour des épreuves du controle continu du nouveau bac (les « E3C »), commence par l’annonce des sanctions donnés aux enseignants qui ont fait grève lors du bac 2019, cet été. On découvre d’ailleurs qu’ils sont 4000 et non 2000 comme le ministre l’avait dit. En fait, 4000 enseignants ont eu une retenue sur salaire pour avoir fait la grève du bac. 500 ont été rappelés à l’ordre et 50 ont eu un blâme ou un avertissement.

Des blocages et des actions un peu partout

Tout cela n’a pas découragé les enseignants le 20 janvier. Par exemple, dans l’académie de Rennes, au lycée Bach de Rennes des élèves et des enseignants « soutenus par des militants extérieurs », selon le rectorat, ont bloqué le lycée et les épreuves ont été reportées. Selon le recteur « seule le lycée Bach déplore un report ». Mais en fait les épreuves ont aussi été annulées au lycée Freyssinet de Saint Brieuc selon France 3. D’autres lycées sont perturbés comme le lycée de Montfort sur Meu. Dans l’académie de Nantes, les épreuves d’anglais ont été annulées au lycée de Pornic et des actions importantes ont eu lieu à Laval (Mayenne) et à Saint Nazaire, selon France 3, ce qui n’empêche pas le rectorat d’affirmer « qu’aucune épreuve n’est perturbée ». Dans l’académie de Poitiers les épreuves sont reportées au lycée Valin de La Rochelle. Des blocages ont eu lieu dans plusieurs lycées de Poitiers et La Rochelle.Epreuves reportées aussi à Saint Etienne et Chazelles sur Lyon. A Montauban un tiers des élèves a refusé de prendre part à ces épreuves. A Mazamet aussi des élèves ont fait la grève des épreuves.

40 à 400 lycées touchés

Selon le ministère « environ 400 lycées ont composé (le 20 janvier), une quarantaine ont été perturbés temporairement. 10 lycées ont reporté partiellement ou totalement les épreuves », annonce le ministère de l’éducation nationale.

La veille, le ministre de l’éducation nationale affirmait sur France Inter que  » la réforme a recueilli l’adhésion quand je l’ai présentée. 99.9% des enseignants sont d’accord avec ce que je dis ».  » Il n’y a pas de climat anti-Blanquer à l’éducation nationale », ajoutait JM Blanquer en fustigeant « des minorités radicalisées antidémocratiques et antirépublicaines » responsables des « perturbations ».

Selon Philippe Vincent, secrétaire général du Snpden Unsa, sur France 3,  » entre 200 et 250 lycées (sur un total de 1.600) se seraient déclarés pour un ou plusieurs mots d’ordre, du refus de la remontée des sujets au boycott des corrections ou encore de la surveillance ». Le Snes Fsu estime que « dans près de 40 % des lycées où les E3C devaient se tenir aujourd’hui, la communauté éducative (professeurs, élèves) s’est mobilisée pour dénoncer les nombreux problèmes posés par le bac Blanquer. Grève, manifestations, actions symboliques, distribution de tracts, actions de la part des élèves, les actions ont été diversifiées et ont conduit, localement, à des reports d’épreuves ».

Pour le Snes,  » la colère n’a jamais été aussi forte dans l’Education Nationale. Plutôt que de jouer aux apprentis sorciers en comptant sur un essoufflement du mouvement, les menaces de sanction ou le discrédit des personnels mobilisés, il est de la responsabilité du Ministre de l’entendre, de faire des premiers gestes concrets et forts immédiatement (annulation de la première session d’E3C par exemple), sans quoi la crise pourrait s’aggraver ».

De nouveaux blocages et des perturbations auront lieu encore dans les jours à venir , probablement crescendo jusqu’au 24 janvier jour de grève nationale.

 

Pour le Snes Fsu

En Bretagne

Lycée bloqué à Laval

Les consignes données à Rennes

Dans l’académie de Poitiers

A Bordeaux

A Orthez

A Sète

A Saint Etienne

Selon le Snpden

Sur les sanctions pour le bac 2019

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communiqué FSU éducation

Éducation : Toutes et tous en grève vendredi 24 janvier !

Le ministre de l’Éducation nationale a reçu les organisations syndicales pour leur pré-

senter le cadre de ce que le ministère appelle la concertation avec les organisations syndicales sur la

réforme des retraites. Si la FSU s’y est rendue, c’est parce que la revalorisation des enseignant-es, mais

aussi celle de tout-es les personnels de l’éducation nationale et de tout-es les personnels de la Fonction

publique, fait partie de ses priorités et parce qu’elle dissocie clairement cette question de la création d’un

régime universel de retraite. Elle ne discute pas d’une compensation aux effets d’une réforme qu’elle

rejette mais de la reconnaissance à sa juste valeur de l’engagement des personnels, et cela sans contre-

parties.

Elle exige, sur cette base, l’ouverture de discussions globales dans l’ensemble de la Fonction publique :

agents administratifs, personnels sociaux et de santé de l’Éducation nationale et des autres ministères,

agents territoriaux, hospitaliers, etc, n’ont-ils pas, elles et eux aussi, des salaires très souvent insuffisants,

des missions qui se sont alourdies sans aucune reconnaissance salariale ?

Plus que jamais, la mobilisation doit donc continuer dans le cadre interprofessionnel, pour que la revalo-

risation soit immédiate, ambitieuse et concerne l’ensemble des fonctionnaires, pour que le projet de ré-

forme des retraites soit retiré.

Aujourd’hui, le ministre annonce 500 millions d’euros supplémentaires pour augmenter les rémunérations

des enseignant-es en 2021 qui permettraient d’augmenter les collègues en début de carrière de 70 à 90

euros nets.

Devant le manque d’attractivité du métier et la faiblesse des salaires en début de carrière (1,2 SMIC), ce

serait un premier pas, largement insuffisant. Et qui demande à être confirmé pour l’ensemble d’une pro-

fession qui souffre de la comparaison avec les fonctionnaires de statut équivalent ou avec les enseignants

des autres pays de l’OCDE.

Si l’article 1 du projet de loi parle bien d’une revalorisation salariale permettant de garantir aux enseignants

un même niveau de retraite que ceux des corps équivalents de la Fonction publique, le gouvernement

étalerait cet engagement sur plus de 15 ans pour y arriver dans le cadre inédit d’une loi de programmation.

Quel crédit accorder à un gouvernement qui a déjà reporté d’une année la mise en œuvre du protocole

PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations), qui continue à geler le point d’indice des

fonctionnaires, contribuant ainsi à poursuivre la dégradation de leur pouvoir d’achat, qui détruit les statuts,

qui réduit les capacités des organisations syndicales à défendre collectivement les droits des personnels ?

Interrogé sur la nature des mesures qui seraient prises, le ministre entretient le flou en évoquant l’indem-

nitaire, l’indiciaire mais également « toute une série d’autres choses ». Ce qui a de quoi nous interroger

et nous inquiéter. La question des personnels concernés par la revalorisation et ses modalités reste floue

: seulement les plus jeunes ? Seulement celles et ceux qui acceptent des missions supplémentaires ?

Le ministre a redonné la mesure de l’investissement prévu ; le budget de l’Éducation nationale serait

augmenté de 10 milliards d’euros … en 2037. Gardons les pieds sur terre : il n’y intègre pas les effets de

l’inflation, ce qui réduit énormément l’impact de l’investissement annoncé.

Que le gouvernement parle des retraites ou des salaires, il entretient le flou et l’imprécision. Il dégrade les

pensions de toutes les salarié-es, conditionne des augmentations de salaires à des contreparties.

Pour la FSU ce n’est pas donnant / donnant, mais toutes et tous gagnant-es.

C’est pourquoi, le 24 janvier elle appelle les personnels à être massivement en grève et dans les

manifestations.

Les Lilas, le 20 janvier 2020

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Retraites : l’intersyndicale éducation donne rendez-vous le 24 janvier

Les syndicats CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation  » appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir. Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle ».

 

Communiqué

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Un large mouvement contre les évaluations CP – CE1

« Les évaluations standardisées imposées en CP-CE1 dépossèdent les enseignant·e·s de leur métier et génèrent du stress », relèvent des syndicats (Snuipp Fsu, Sgen Cfdt, Cgt, Sud, Cnt) et des mouvements pédagogiques (Cemea, Icem, Gfen)  ainsi que la Fnaren. « A la suite, des pseudo-formations sont imposées non pas pour renforcer la professionnalité enseignante mais pour réduire la réflexion à l’examen des résultats de ces tests. Ces formations, au prétexte de répondre aux manquements de nos enseignements, s’emparent de tout l’espace de formation. Par ailleurs, nous constatons des pressions sur les collègues de la part de leur hiérarchie, pouvant aller parfois jusqu’à des menaces », dénoncent les signataires. Ils refusent  » un pilotage par l’évaluation de l’enseignement et de l’enseignant ».

 

Communiqué

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Appel de la coordination nationale du 19 janvier 2020

L’éducation plus que jamais mobilisée aux côtés des autres secteurs : en grève jusqu’au retrait !

Après le 24 on continue !

Télécharger l’AppelCoordNat190120

La coordination nationale de l’Education réunie ce dimanche 19/01 a rassemblé des personnels, en provenance de 16 académies, dont une partie a participé à distance : Toulouse, Bordeaux, Lille, Rouen, Aix-Marseille, Paris, Créteil, Versailles, Nice, Caen, Nancy, Metz, Montpellier, Dijon, Renne, Nantes.

Depuis le 5 décembre, une mobilisation historique a lieu contre le projet de réforme des retraites et la politique générale du gouvernement. Cette semaine a été marquée par l’extension de la grève dans différents secteurs, dont celui de l’Education, qui avait déjà connu quatre journées de grève majoritaire. De nouveaux établissements sont entrés dans la bataille, y compris par la grève reconductible.  Des actions très déterminées se sont déroulées de façon quasi-quotidienne : occupations des rectorats de Paris, Grenoble, et Nancy, blocage du rectorat de Créteil, opérations « l’éducation vide son sac » devant les rectorats de Versailles, Toulouse et Bordeaux, jeu de pipeau devant le rectorat de Lille, ainsi que des actions devant certaines permanences LREM etc… Plusieurs établissements ont également été bloqués par des lycéens et ou par des personnels durant la semaine.  Dans des dizaines de villes, la mobilisation se structure, avec des coordinations locales d’établissements.

Le 14 janvier, et surtout le 16 janvier, les cortèges de personnels de l’Education ont constitué une partie très importante des manifestations qui se sont déroulées.

La grève reconductible continue à se développer et à s’enraciner. De nombreux piquets de grève se sont réunis devant les établissements, pour élargir le mouvement. Les tournées interprofessionnelles sur les établissements et écoles, en lien avec des agents de la RATP ou de
la SNCF, se multiplient.

Dans le même temps, les premières épreuves du bac Blanquer qui devaient se dérouler ont dû être reportées comme à Mitry Mory, voire annulées, comme à Clermont Ferrand ou Nîmes, suite à la mobilisation tant des personnels enseignants que des lycéens.

L’opposition des grévistes au projet de retraite par points reste total : les annonces du gouvernement concernant un prétendu report de l’âge pivot ne changent rien.

Dans notre secteur, cette réforme, qui signifiera des baisses énormes de pensions, s’ajoute aux multiples réformes qui ont dégradé nos conditions de travail.

La coordination nationale de l’éducation s’indigne des conditions de rentrée qui s’annoncent, puisque les premières annonces concernant les DHG et cartes scolaires sont catastrophiques, avec de nombreuses suppressions de postes et de classes. Si on ajoute à ces conditions de rentrée la mise en place de la rupture conventionnelle, qui attaque le statut de fonctionnaire, c’est en fait un véritable plan de restructuration qui se prépare dans l’Education Nationale.

La coordination nationale rappelle son refus de la réforme du lycée, du bac et de la voie professionnelle. Elle s’oppose à la logique de tri social qu’impliquent les évaluations Blanquer, que ce soit le nouveau bac, qui n’est qu’un bac local, ou bien les évaluations nationales dans le premier degré.

 

La coordination nationale de l’Education réaffirme son appel à construire et amplifier la grève reconductible jusqu’au retrait total du projet Delevoye, contre les réformes Banquer, et pour nos conditions de travail.

La coordination nationale de l’éducation s’oppose à toute forme de négociation sectorielle, et refuse toute prétendue revalorisation dont les contreparties seraient une remise en cause de nos statuts, de notre temps de travail et de nos congés. Blanquer veut nous faire la peau sur les retraites, les salaires, les conditions de travail : nous ne nous laisserons pas faire.

Par conséquent, la coordination nationale appelle :

–        à faire de cette semaine une nouvelle semaine de grève massive et continue dans notre secteur

–        à massifier la grève par les piquets, les blocages d’établissements, et les tournées interprofessionnelles. Nous en appelons aux autres secteurs mobilisés à venir se rendre visible.

–        à faire du vendredi 24 janvier, prochaine journée de mobilisation appelée par l’intersyndicale, une journée de manifestation massive, avec comme objectif de faire fermer un maximum d’établissements et d’écoles.

–         à continuer le mouvement après le 24 janvier en faisant notamment du mardi 28 janvier une nouvelle journée de manifestations massives.

–        à mettre en débat dans les AG éducation et interprofessionnelles la question d’une  manifestation avec montée nationale à Paris dans les jours qui suivent.

–        à s’organiser et se coordonner à tous les niveaux pour empêcher la mise en œuvre des épreuves du bac Blanquer appelées E3C, comme y appelle explicitement l’intersyndicale nationale notamment par le refus de remonter les sujets, la grève des surveillances, la grève des corrections, et par les piquets et rassemblements tournants en se coordonnant localement. Ces mobilisations sur nos établissements doivent être l’occasion pour les secteurs mobilisés, à commencer par le nôtre, la SNCF et la RATP, de montrer que la bataille contre la politique du gouvernement continue. Ces rassemblements peuvent ainsi être l’occasion de briser l’isolement dans lequel le gouvernement et les médias voudraient enfermer la RATP et la SNCF, qui ont été jusqu’ici la pointe avancée de la mobilisation.

–        à participer à tous les cadres interprofessionnels de coordination réelle entre grévistes des différents secteurs, y compris nationalement.

La coordination nationale appelle également à se tourner vers les salariés du privé en organisant des diffusions devant les entreprises et en se rendant aux réunions qui y sont organisées.

Les réunions d’information et les diffusions auprès des parents doivent aussi être l’occasion de populariser le mouvement.

 

Dans certaines villes, les lycéens se mobilisent et publient des appels comme à Lyon et Strasbourg. Soyons à leur côté pour éviter toute forme de répression de leur mobilisation qu’elle soit administrative, policière et/ou judiciaire. La coordination appelle également à se rendre sur les universités afin d’étendre la mobilisation auprès des étudiants, et de soutenir leurs revendications (reports de partiels etc…).

La coordination nationale dénonce les multiples pressions hiérarchiques et menaces de sanctions qui s’abattent sur le mouvement de grève en cours contre le bac Blanquer et la mise en œuvre des E3C. Elle publie un communiqué spécifique pour exprimer sa solidarité avec les collègues de Clermont-Ferrand menacés pour avoir été les premiers à faire annuler une épreuve du bac Blanquer. Les déclarations mensongères qui viennent d’être publiées par le ministère concernant les prétendues sanctions prises contre les grévistes du bac en juin dernier prouvent la fébrilité du ministère à la veille d’un mouvement massif de grève des épreuves du bac Blanquer.

 

La prochaine coordination nationale se réunira le dimanche 26 janvier à Paris. Elle appelle à la présence d’un maximum localement de représentants d’AG pour rendre compte de la mobilisation et des décisions prises, sur la base d’une discussion collective.

 

Enfin pour rappel, il est très important de populariser les outils de coordination et de visibilisation des luttes, ainsi que lacaisse nationale de grève de la Chaîne des Bahuts et des Écoles :

https://www.lepotsolidaire.fr/pot/xo7rsjoh

_________________________________________________________________________________

Liens de la coordination nationale de l’Education :

Compte Twitter de la Coordination nationale : https://twitter.com/STOPreformes/

Page Facebook de la Chaîne des Bahuts et Écoles :

https://www.facebook.com/Inter-collectifs-La-Chaîne-des-Bahuts-194521998140665/

Groupe Facebook de discussion : https://www.facebook.com/groups/422548111511799

Liste de discussion de la Coordination nationale : intercollectifs_onyva@framalistes.org

 

Liens concernant la lutte contre les E3C :

Compte Twitter Stop Bac Blanquer – Stop E3C : https://twitter.com/ReformeE3C

Compte Facebook Stop Bac Blanquer – Stop E3C : www.facebook.com/stopbacblanquerstopE3C

Formulaire national des résistances aux E3C : https://frama.link/formulaire-resistances-e3c

Carte nationale des résistances aux E3C : https://frama.link/carte-resistances-e3c

Adresse mail pour envoi de photos, vidéos, communiqués concernant les rassemblements devant les établissements à l’occasion des E3C:reformee3c@gmail.com

 

Caisse de lutte et de grève : http://www.lepotsolidaire.fr/pot/xo7rsjoh

Touche Pas Ma Zep : https://www.facebook.com/touchepasmazep/

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Soirée cinéma en soutien aux grévistes mercredi soir 22 à Nantes, 19h

Ci-joint le tract définitif d'invitation à la soirée cinéma en soutien aux grévistes mercredi soir à Nantes, 19h Maison des syndicats.
Télcharger : Projection en soutien aux grévistes ! (4)-1

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mobilisations 44 – semaine du 20 janvier

La surdité du gouvernement face au désaccord des français sur son projet de réforme des retraites et ses grossières manoeuvres pour détourner l’attention, avec le vrai-faux retrait de l’âge pivot, ne font pas reculer le mouvement social.

L’intersyndicale nationale (FSU, FO, CGT, Solidaires, CFE-CGC, FIDL, MNL, UNEF, UNL) propose, entre autre, trois dates de convergence les 22, 23 et 24 janvier prochains (voir communiqué joint communique´ intersyndicale 15 janvier, du 15/01/20).

L’intersyndicale départementale (FSU, FO, CGT, Solidaires) appelle dans ce cadre à de nouveaux rendez-vous en 44 pour la semaine prochaine, culminant dans la journée nationale interprofessionnelle de grève du vendredi 24 janvier :

– mercredi 22 :
15h rassemblement « éducation » à Nantes devant la présidence de l’université (1 Quai de Tourville, à côté du CHU), un lieu visible et central à Nantes, pour dénoncer :
* la mascarade du nouveau bac et ses E3C,
* les baisses de moyens dans l’éducation (à la rentrée 2020),
* les évaluations nationales en primaire (CP et CM),
* le sort réservé à la recherche, dans la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (attaques des statuts et inégalités de dotations)
La presse sera conviée donc prévoyez vos témoignages, vos tracts, vos banderoles …

– jeudi 23 :
manifestation nationale nocturne : lieu de RV et horaire à préciser …..

– vendredi 24 (date du conseil des ministres où sera présenté le projet de loi) :
journée nationale de grève et de manifestation interprofessionnelle (lieux de RV et horaires précis à venir …)

Une participation de l’ampleur du 5 décembre 2019, pour le vendredi 24 janvier 2020, serait de nature à montrer la constance de l’opposition à ces réformes régressives. Il nous faut donc mobiliser largement autour de nous ; nous avons une semaine. N’hésitez pas à diffuser les documents du Snes et de la FSU que vous trouverez sur nos sites, à utiliser massivement la liste « tous S1 » pour informer des actions locales et échanger des documents, et à nous contacter directement si besoin.

Une intersyndicale éducation 44 se tiendra lundi 20/01 à 17h. Nous vous tiendrons au courant des décisions prises à cette occasion.

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[Libé] A Marseille, la CGT met le port en rade

Par Stéphanie Harounyan, Correspondante à Marseille — 16 janvier 2020 à 20:36

A l’appel du syndicat, sept grands ports français, dont celui de Marseille-Fos, ont cessé leurs activités depuis mardi.

Embouteillage en mer comme à quai. Depuis mardi, le port de Marseille est bloqué, conséquence de l’opération «port mort» lancée pour soixante-douze heures par la CGT pour protester contre la réforme des retraites. Un appel suivi à la lettre dans les sept grands ports maritimes français (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille). «Même les petits ports ont pris des initiatives, en fonction de leur configuration. On est tous dans la même démarche», assure Pascal Galéoté, délégué CGT des agents portuaires marseillais, qui a rencontré mercredi ses homologues des autres ports à Paris. De Marseille à Fos, depuis trois jours, plus aucune marchandise n’est donc entrée ni sortie par la mer. Devant chaque porte d’accès, les grévistes ont installé de gros blocs de béton afin d’empêcher toute circulation, contraignant les passagers des ferrys, massés le long des quais, à une interminable attente.

«Ruiné».
Doublement interminable même, puisqu’un autre mouvement de grève, indépendant des retraites, affecte le trafic marseillais : depuis vendredi dernier, les agents de la compagnie maritime la Méridionale bloquent plusieurs de leurs bateaux, mais aussi ceux du concurrent Corsica Linea. Objectif : obtenir un accord pour se partager la desserte de la Corse. Corsica Linea a déjà annoncé l’annulation de toutes ses traversées jusqu’à ce vendredi. Même tarif du côté des navires en partance pour le Maghreb : la plupart n’ont pas pu prendre la mer cette semaine. Selon la Provence, les passagers du Tariq ibn Ziyad, qui devait appareiller vers Alger mercredi, ont finalement réussi à forcer l’entrée d’une des portes d’accès jeudi pour embarquer sur le navire de la compagnie Algérie Ferries. Ce dernier a quitté le port vers 15 heures.

Pour le reste de l’activité, notamment le fret, il a fallu attendre le déblocage progressif des installations, jeudi en fin de journée, pour un retour à la normale. Durant trois jours, plusieurs navires ont en effet été contraints de patienter en mer alors que côté routes, aucun camion n’a pu accéder à la zone de fret. «Les opérations successives « port mort » depuis six semaines ont ruiné tous les efforts de relance de la filière maritime», ont commenté dans un communiqué commun les fédérations de transporteurs, demandant à l’Etat de débloquer les installations. «Envoyer les forces de l’ordre, pour faire quoi ? rétorque Pascal Galéoté de la CGT. Dockers, agents portuaires, de la réparation navale, marins… tous exercent simplement leur droit de grève, ils ne déchargeront pas les bateaux. Les transporteurs feraient mieux de demander au gouvernement de retirer sa réforme, parce que nous, on ne va pas s’arrêter.»

Actions.
Avant de nouvelles actions plus symboliques, comme le blocage du siège administratif du port prévu ce vendredi, les agents portuaires marseillais sont venus grossir jeudi matin les rangs de la manifestation contre la réforme, qui a réuni 110 000 personnes selon l’intersyndicale (8 000 selon la police). La fédération CGT des ports et docks devrait annoncer ce vendredi le programme des actions à venir, avec probablement un nouvel appel au blocage la semaine prochaine. «On est obligés de taper sur l’économie pour être entendus, explique Pascal Galéoté. L’union patronale locale a parlé de milliers d’euros de pertes cette semaine, ça fait mal. Alors il faut continuer.»

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[Libé] Dans les lycées, le nouveau bac rattrapé par la grève

Par Marie Piquemal — 16 janvier 2020 à 20:36

A la veille des premières épreuves de l’examen relooké, dont l’organisation vire au casse-tête, de plus en plus d’établissements sont bloqués, jusqu’aux plus prestigieux. Rappelant le fiasco de la correction du cru 2019.

Ils ont terminé les restes de leur «brunch de lutte», organisé la veille dans la salle des profs, avant de filer à la manif. Les photos qu’ils envoient, accoudés sur leur table en bois brut avec autour des casiers dignes de Harry Potter, donnent le sourire. Voilà que même les professeurs des prestigieux lycées parisiens sont désormais à fond dans la mobilisation.

A Louis-le-Grand, fait suffisamment rare pour tourner en boucle sur les chaînes de télé, 15 professeurs – dont des enseignants de prépa – sont en grève reconductible depuis une semaine. Ce jeudi matin, une bonne cinquantaine d’élèves complétaient le tableau, chantant à tue-tête devant l’entrée de leur lycée, avec pancartes et poubelles. «Ce n’était pas un blocage total, mais filtrant, précise Marie, bientôt 17 ans. On a quand même laissé entrer les élèves en prépa et les adultes.» Ailleurs, comme à Reims ou à Bordeaux, des lycées étaient totalement bloqués jeudi matin.

Furieux.
Certes, le mouvement lycéen reste marginal, mais il suffit à déclencher les alarmes au cabinet du ministre de l’Education. Car, comme le rappelait l’historien Claude Lelièvre, s’il y a bien un élément imparable pour faire reculer un gouvernement, c’est quand la jeunesse descend dans la rue.

Le risque aujourd’hui est réel. La mobilisation contre les retraites intervient dans un contexte très tendu dans les lycées depuis la rentrée, où s’applique pour la première fois la fameuse réforme du bac. La quasi-totalité des enseignants, quelle que soit leur position sur le fond de la réforme, sont furieux et épuisés de la façon dont elle se met en place : «Dans l’impréparation totale et sans aucune visibilité», répètent-ils. Des mois que les équipes pédagogiques ruminent…

Leur colère pourrait se cristalliser dans les prochains jours, en empêchant la tenue des «épreuves communes de contrôles continus». Ces «E3C», comme ils disent, sont une sorte d’examen hybride, à mi-chemin entre un devoir sur table classique et une épreuve de bac dans les conditions habituelles d’examen (avec anonymisation des copies par exemple). Elles concernent ce trimestre tous les élèves de première en histoire-géo et en langues (les séries technologiques ont les maths en plus). Et doivent se dérouler en principe entre le lundi 20 janvier et les vacances de février.

Mais les problèmes s’empilent : la banque de sujets dans laquelle les équipes doivent faire leur choix a été mise en ligne avec du retard, les élèves sont angoissés, la numérisation des copies – censée faciliter les choses – se révèle être un casse-tête. Beaucoup de proviseurs (même si on les entend peu à cause du devoir de réserve) sont au bord de craquer, s’inquiète Philippe Vincent, du SNPDEN (syndicat majoritaire).

Les prochains jours ne vont rien arranger : dans bon nombre d’établissements – sans qu’il soit possible de savoir combien -, des appels à perturber les épreuves E3C circulent. Avec des formes variées : grève de la surveillance, refus des corrections, ou bien ne pas rendre les notes… Cela fait écho à l’épisode de juin dernier, où quelques centaines de professeurs, dans une colère froide, ont refusé de rendre les copies du bac en temps et en heure. Quoiqu’il en dise, le ministre s’était retrouvé face à un os. Jamais une telle situation ne s’était produite dans le passé. «C’était inimaginable pour beaucoup d’entre nous. Et pourtant, on l’a fait. A force de ne pas nous écouter, on en vient à des extrêmes. Il n’y a que ça qui fonctionne de toute manière», théorisait avec plusieurs mois de recul un enseignant rebelle.

«Nuisance».
Cette idée pourrait bien avoir infusé, à en croire ce prof d’un collège très mobilisé de l’Est parisien qui, la semaine dernière, décidait de retourner en classe. «La grève classique, ça ne sert à rien au collège, le ministère invisibilise le mouvement et on n’a pas de pouvoir de nuisance comme les collègues de lycée. Eux, ils ont les moyens d’emmerder, avec le bac.» Il concentre désormais ses efforts sur un autre enjeu : «Obtenir le soutien visible des parents pour contrer la tactique du pourrissement du gouvernement.» C’est aussi ce qui semble se passer dans les écoles. Depuis quelques jours, des nuits des écoles sont organisées par de parents et des professeurs. On voit fleurir des lettres de soutien de la FCPE. Ou des messages écrits en grosses lettres sur les murs des écoles, du genre : «Parents et profs : tous concernés».

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[Libé] Les objets de la grève

Par Amandine Cailhol — 16 janvier 2020 à 20:36
Pantoufles Jeudi, des cheminots et militants d’Attac jettent 300 pantoufles sur la façade du ministère de l’Economie pour dénoncer la réforme des retraites, «l’influence nocive des lobbys de l’épargne-retraite» et «le pantouflage».

Outils Mercredi, le personnel du Mobilier national dépose ses outils de travail, lors de la présentation des vœux de son directeur.

Blouses blanches Mercredi toujours, des agents de l’hôpital Saint-Louis, à Paris, jettent leurs blouses blanches lors des vœux de leur directeur. La même scène se reproduit dans plusieurs hôpitaux français.

Tentes Le même jour, dans la soirée, les avocats du barreau de Bobigny plantent leurs tentes dans le tribunal et y organisent une «nuit des retraites».

Bleus de travail «A cause de Macron, c’est la chute des pensions»… Le 9 janvier, dans la manif parisienne, des féministes habillées en «Rosie la riveteuse» – bleu de travail, fichu à pois rouges et gants de ménage – détournent le tube des années 80 A cause des garçons. Un mode d’action devenu viral.

Robes Le 8 janvier, des avocats de Caen (Calvados) font valser leurs robes aux pieds de la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, alors que cette dernière est en plein discours.

Lances à incendie Le même jour, des pompiers du Havre (Seine-Maritime) arrosent l’hôtel de ville de mousse avec leur véhicule d’intervention.

Tutus Le 24 décembre, le ballet de l’Opéra de Paris offre une représentation du Lac des cygnes sur le parvis du palais Garnier, devant des banderoles «Opéra de Paris en grève» et «Culture en danger».

Partitions Le 17 décembre, le chœur de l’Opéra de Paris, partitions à la main, reprend la Marseillaise, le Chant des partisans et Nabucco devant Bastille.

Flambeaux A Mende, (Lozère), le 12 décembre, 200 manifestants défilent avec des torches. Depuis, des «retraites aux flambeaux» sont organisées un peu partout.

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E3C : la bataille est engagée

A la veille des premières épreuves du controle continu du nouveau (E3C) bac 2021, chaque camp fourbit ses armes. De nombreux enseignants ont manifesté à Paris le 16 janvier contre la réforme du bac et l’organisation des épreuves qui doivent commencer le 20 janvier. Les syndicats du privé demandent eux aussi l’annulation de la session de janvier. De leur coté les recteurs donnent des instructions aux chefs d’établissement, comme cette lettre aux proviseurs de l’académie de Rennes que nous nous sommes procurés…

Le privé rejoint le mouvement

Qui veut encore des E3C ? Tous les syndicats enseignants du public ont demandé depuis plusieurs jours l’annulation de la première session qui va commencer le 20 janvier. Le 16 janvier c’est au tour de tous les syndicats du privé (Fep Cfdt, Cgt, Sundep, Synep Cgc, Spelc, Snep Unsa) de demander au ministre « de renoncer à cette session ». « A mesure que les semaines passent, les problèmes sont de plus en plus évidents : problèmes d’organisation, lourdeur de la procédure, inégalités de conditions de passage et de traitement entre établissements et donc entre élèves », écrivent les syndicats.  » A moins de quinze jours de la tenue des épreuves, rien n’est prêt, ce qui contribue au stress grandissant des élèves. Les enseignants expriment leur malaise, ne pouvant faire correctement leur travail ».

Dans la manif parisienne

C’est aussi ce que nous ont dit les manifestants réunis près du ministère le 16 janvier. Une dizaine de lycées franciliens étaient représentés dans une petite foule soutenue par de nombreuses voitures qui passaient sur le boulevard.

« Je suis là contre la réforme des retraites et contre celle du lycée », nous a dit Marion, professeure d’anglais au lycée du Parc des loges à Evry. « Les E3C c’est une réforme aberrante et injuste pour les élèves. Ils n’ont pas le temps de se préparer et ont les mêmes sujets que les élèves de la filière générale. C’est une souffrance de les regarder travailler. Car ils ne sont pas au niveau qui est demandé », explique t-elle. « Comme professeure mon devoir c’est de les mener de l’avant pas de les envoyer 6 pieds sous terre ». Marion souligne aussi des difficultés techniques. « Il y a des inégalités dans les conditions d’organisation des épreuves. Dans mon lycée on n’a pas suffisamment de salles et on n’a pas le matériel vidéo nécessaire aux épreuves en nombre suffisant. On ne sait pas si on va y arriver ».

Un enseignant de SES, d’un lycée parisien, soulignait des problèmes en maths où il faut 4 sujets qui correspondent aux progressions  de tous les professeurs. « C’est la quadrature du cercle ! ».

Les enseignants s’organisent

Que peuvent faire les opposants aux E3C ? On en discutait beaucoup dans la petite foule de manifestants au regard des sanctions possibles. Au lycée Clémenceau de Villemomble une enseignante annonçait une grève durant les épreuves et un refus de corriger les copies. D’autres s’organisent davantage. Ainsi, selon une enseignante du lycée Romain Rolland d’Ivry (94), des correcteurs au niveau d’un bassin se sont mis d’accord pour faire en sorte que les E3C n’aient pas lieu. La dématéralisation des copies ne va pas leur rendre la tâche facile.

Une minorité très vocale ?

Intervenant sur RTL le 16 janvier, JM Blanquer a minimisé la mobilisation enseignante. Les E3C sont « une innovation extrêmement intéressante », dit-il. « Dans les établissements ça se passe très normalement » mais « il y a toujours une petite minorité qui est très vocale », dit-il. « Il y a un arrière plan politique. Certains cherchent à avoir une action politique contre le gouvernement. Ce n’est pas normal… On voit des choses choquantes. L emur d elivres estun très mauvais symbole. Jeter un livre ne peut jamais être un acte de professeur. Ceux qui font cela nous déshonorent ».

La lettre du recteur de Rennes aux proviseurs

Mais que se passe t-il quand la « minorité vocale » c’est les enseignants de presque tous les lycées d’une académie ?  Le Café pédagogique s’est procuré une lettre envoyée par le recteur de Rennes le 13 janvier aux proviseurs des lycées généraux et technologiques. Le recteur passe en revue les cas de figure qui  peuvent subvenir et donne la conduite à tenir.

Il invite à rappeler « de manière individuelle aux enseignants qui maintiennent leur intention de perturber les évaluations » leurs missions statutaires. Un ficher joint donne des « éléments de langage juridiques » en ce sens.

En cas de refus de proposer des sujets, il invite à alerter le rectorat pour être aidé par un IPR « qui se rapprochera de vos enseignants » dans le choix des sujets. En clair le recteur ne peut pas contraindre les enseignants à choisir les sujets puisque la note définissant l’épreuve en rend le chef d’établissement responsable.

En cas de refus de surveiller i invite à mobiliser les assistants d’éducation et les personnels administratifs.

En cas de refus de corriger les copies , il demande aux chefs d’établissement d’envoyer des mises en demeure individuelles des enseignants concernés.

Dans cette académie près de 300 enseignants ont manifesté au rectorat contre les E3C le 15 janvier selon le Snes. La quasi totalité des lycées contesterait les épreuves. Le syndicat invite chaque section d’établissement à déposer un préavis de grève pour la durée des surveillances.

 

Les premières épreuves du bac menacées

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Quand les Pinçon Charlot parlent aux lycéens

Il y avait plusieurs vedettes le 14 janvier pour la remise du Prix lycéen du livre de SES. Monique et Michel Pinçon-Charlot étaient les stars du jour avec leur illustrateur, Etienne Lécroart. Les lycéens ont choisi leur BD « Les riches au tribunal » comme premier prix. A travers cet ouvrage, Jérôme Cahuzac était involontairement invité, puisque la BD raconte son procès. Mais c’est toute la haute bourgeoisie qui a défilé sous les yeux des 200 lycéens présents pour une rencontre qui leur aura sans doute beaucoup appris.

Un prix créé par les enseignants

Frédéric Desmedt, professeur de SES au lycée Viollet-le-Duc de Villiers-Saint-Frédéric (78), co-organise cette année encore le Prix lycéen de sciences économiques et sociales. Alors qu’existe un prix officiel « du livre d’économie », des professeurs de SES s’obstinent depuis 10 ans à associer économie et sociologie dans les lectures de leurs élèves. Un centaine de classes participe au Prix. Ils élisent l’ouvrage qu’ils jugent le meilleur. Leurs gouts le sportent plutôt vers la sociologie et d’abord les inégalités, c’est ce qui se retrouve dans le choix de « Les riches au tribunal ».

Pour préparer au post bac

« L’idée c’est de préparer les élèves au post bac », explique Frédéric Desmedt.  « Dans le supérieur il va falloir qu’ils se confrontent à des ouvrages universitaires. Or le programme de SES, trop morcelé et trop chargé, ne se prête pas à cette préparation. Avec le prix on amène les élèves à avoir des curiosités en économie ou sociologie, à changer de posture et à se comporter en étudiants et en lecteurs rencontrant des auteurs ». Le prix est aussi une façon d’amener les élèves à s’exprimer et défendre une opinion. « C’est une autre façon de découvrir mes élèves », explique F Desmedt.

Le 14 janvier près de 200 jeunes sont réunis pour la remise du prix. Le matin ils ont entendu Stéphane Beaud , auteur de « La France des Belhoumi ». L’après midi est consacré à Monique et Michel Pinçon Charlot.

Le prix pour « Les riches au tribunal »

Le célèbre couple de sociologues a réalisé plusieurs BD pour toucher un public plus large, comme « Riche pourquoi pas toi ? », « Pourquoi les riches sont ils de plus en plus riches » , « Panique dans le 16ème » et maintenant « Les riches au tribunal » à propos du procès Cahuzac. « Une grosse surprise c’est qu’on s’est rendu compte que beaucoup de citoyens ne comprenaient pas la violence de classe dans laquelle ils vivent », explique Monique,, très en verve. Les Pinçon-Charlot on assisté au procès Cahuzac. Ils l’avaient rencontré avant le procès à l’époque où il agissait pour lutter contre la fraude fiscale.

Les deux sociologues répondent durant près de deux heures aux questions de lycéens venus de toute la France et même de lycées français de Niamey et Valence.

Découverte de la haute bourgeoisie

Les élèves veulent savoir pourquoi les sociologues  étudient la haute bourgeoisie depuis si  longtemps. « C’est la curiosité de découvrir un monde que je connaissais peu », explique Michel Pinçon. Monique Pinçon-Charlot vient d’une famille bourgeoise. Mais elle a étudié comme sociologue les entreprises pillées et fermées dans les années 1980. De là vient la rage de comprendre et un travail sur un groupe social qui était peu étudié. Comment font-ils pour pénétrer un milieu si fermé et protégé ? Monique Pinçon-Charlot raconte comment ils ont commencé à se glisser dans des événements privés comme les 400 ans de la dynastie de Wendel. « On dévoile, on ne dénonce pas » explique t-elle. « On n’a jamais franchi ce qui serait injurieux ». Pour Michel ces riches sont dans un monde où ils reçoivent beaucoup d’acquiescements. Monique explique aux élèves que les riches trouvent une forme de légitimité dans leur travail. « Ca les aide peut-être à mieux dominer ».

Un rendez vous historique pour l’avenir de l’humanité

Mais ils n’échappent pas aux questions d’actualité. Avec l’affaire Cahuzac c’est la question de la démocratie et de la séparation des pouvoirs qui est posée. « Pourquoi le peuple ne se rend il pas compte » demande un élève. Monique montre comment un simple diner auquel ils assistaient réunissait autour de la table un procureur, un banquier poursuivi, un industriel, un ministre. « Le conflit d’intérêts, ils s’en moquent. Ce qui les intéresse c’est la défense de leurs  intérêts ». Et puis il y a la question des retraites sur laquelle les Pinçon Charlot ont une position claire.

Qu’auront appris les lycéens ? D’abord ce que c’est qu’être riche. Monique Pinçon Charlot montre à force d’anecdotes ce qu’est le capital social, culturel, symbolique qui définit le riche en plus du capital économique. Ensuite une certaine vision de la société et des rapports de domination qui la construisent. « On a compris qu’on fait un travail tellement important qu’il faut le transmettre avec nos livres, nos BD. On veut vous transmettre que vous êtes à un rendez vous historique de l’histoire de l’humanité et de sa survie ». Les élèves applaudissent ces grands parents qui mettent à nu l’oppression et l’exploitation.

 

Le prix lycéen du livre de SES

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Les enseignants et la cinquième journée de grève nationale

La mobilisation enseignante pourrait être moins forte pour cette 5ème journée de grève nationale contre la réforme des retraites. L’annonce ministérielle d’une revalorisation à hauteur de 500 millions en 2021 n’a pourtant pas modifié les attentes d’enseignants qui veulent une revalorisation immédiate et ne croient plus dans les promesses. Le report de l’âge pivot ne semble pas non plus avoir eu une grosse influence sur les enseignants. Les attentes coté retraite restent les mêmes. Mais le rejet de la réforme du bac, avec les E3C, offre un exutoire à la colère enseignante.

Les enseignants sont parmi les professions les plus mobilisées contre la réforme des retraites. Après une mobilisation exceptionnelle le 5 décembre,  une baisse le 10 décembre, un nouveau pic le 17 décembre puis une mobilisation forte le 9 janvier avec un enseignant sur deux en grève, la cinquième journée de mobilisation aura du mal à rester au niveau des précédentes.

Les enseignants restent pourtant la profession qui a le plus à perdre de la réforme des retraites. Leurs pensions devraient baisser fortement par l’application de la réforme gouvernementale. En plus le ministre exige une transformation du métier en échange d’une éventuelle revalorisation. Pour les enseignants, la réforme gouvernementale aurait des conséquences particulièrement fortes et à long terme.

Qu’est ce qui a changé depuis le 9 janvier ? Le principal changement ne se voit pas : c’est le relatif silence ministériel. Dans la semaine précédant le 9 janvier , le ministre de l’éducation nationale a beaucoup promis et beaucoup tenté de convaincre les enseignants des horizons délicieux qu’ils construisait pour eux. Depuis le 9 janvier, JM BLanquer a nettement moins occupé les médias. Il a davantage écouté les syndicats. Il semble avoir pris conscience du fait qu’il n’est plus audible par le monde enseignant.

Après le 9 janvier, le gouvernement a annoncé le report de l’age pivot à condition que les syndicats trouvent une solution d’équilibre des retraites sans prélever davantage de cotisations ni baisser le niveau des pensions. L’annonce a eu peu d’effet sur les enseignants qui sont mobilisés sur des questions plus graves encore que l’âge pivot. L’analyse de la Fsu et de la Cgt selon laquelle  » ce projet est quasi strictement le même que celui présenté dans le rapport Delevoye, et est identique à celui que les citoyen·ne·s rejettent depuis des mois. La mise en scène d’une dissociation entre les économies de court terme (décidées par ordonnance) et le projet de loi en lui-même ne change rien, ni au fond, ni au calendrier de la réforme » semble largement admise.

Le seul événement qui les touche est l’ouverture de discussions avec les syndicats et l’annonce d’un budget de 500 millions en 2021 pour la revalorisation. Cela montre que pour une fois ils ont été écoutés. Mais cette somme semble bien faible par rapport à la décote des pensions et aux attentes de revalorisation. Surtout elle semble bien loin pour une profession qui veut des actes tout de suite.

En même temps la mobilisation contre la réforme des retraites est alimentée par celle contre la réforme du bac. Le mouvement de contestation des épreuves du controle continu prend de l’ampleur. Des professeurs des lycées rejettent l’inégalité entre les candidats qu’introduit la réforme et l’impréparation de la réforme sur le terrain. Depuis le 13 janvier on voit ce mouvement prendre de l’ampleur et se fondre avec celui des retraites. Le blocage de Nîmes a montré cette convergence des luttes. Depuis des blocages de rectorats ont eu lieu avec la participation d’autres professions. Dans deux lycées au moins les épreuves, qui doivent normalement commencer le 20, ont du être annulées. Des enseignants refusent de choisir des sujets et de surveiller les épreuves.

Si le taux de grévistes le 16 janvier risque d’être plus faible, c’est au profit d’un éventail plus large d’actions. Les enseignants ont aussi compris que le conflit allait être long. L’état d’esprit des enseignants n’est pas à l’apaisement.

 

Analyse Fsu Cgt

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communiqué interpro du 15 janvier

42 JOURS PLUS TARD : UN MOUVEMENT MAJORITAIRE ET INEDIT !

La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,… De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire: grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.

Majoritaires ensemble, les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL, FIDL exigent le maintien des régimes de retraite existants par répartition solidaire et intergénérationnelle, fondés sur un système par annuités.

L’intersyndicale porte des propositions pour améliorer les droits de toutes et tous dans le régime de retraite actuel. Elles s’appuient sur les cotisations sociales et les richesses créées par le travail.
Il faut augmenter les salaires dans le privé et les rémunérations dans le public, mettre en œuvre immédiatement l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes. Il faut développer l’emploi stable, mettre fin à la précarité particulièrement de la jeunesse et prendre en compte les années d’étude. Les plateformes numériques doivent être soumises à cotisation.

Nous exigeons la fin ou la compensation des exonérations patronales, la réorientation des crédits d’impôts aux entreprises vers le régime des retraites et l’élargissement de l’assiette de cotisations afin d’inclure tous les travailleur.euses dans le régime par répartition et d’éviter toute ouverture à la capitalisation. Il est indispensable de préserver les réserves de tous les régimes de retraite.

La lutte contre la fraude et l’évasion fiscale doit être une priorité avec l’instauration d’une contribution sociale pour la protection sociale sur les revenus du capital.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNEF, UNL et FIDL appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore

la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions.

Nos organisations appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.

Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

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Canopé : les élus locaux veulent rencontrer JM BLanquer

La suppression massive de postes chez Canopé, la démission de son directeur, alertent les élus locaux de Poitiers. Selon Centre Presse, le maire de la ville, Alain Claeys, JP Raffarin, ancien sénateur du département et J Savatier, député LREM du département, ont demandé un rendez vous avec JM Blanquer pour sauver Canopé. Le maire a  reçu l’intersyndicale.

 

Dans Centre presse

Restructuration subite à Canopé

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Les profs changent de tactique contre la réforme des retraites,Par Marie Piquemal Libé

Le nombre de professeurs grévistes était en nette baisse ce mardi. Cependant, la colère reste vive. Et se traduit par d’autres formes de mobilisation, qui pourraient vite placer le ministère de l’Education en difficulté. Démonstration en trois exemples.

Les prochaines épreuves du bac «repoussées»

Dans les lycées, les inquiétudes sur le nouveau calcul des retraites sont venues se greffer à un motif de colère, plus terre à terre : la mise en place de la réforme du bac qui s’applique pour la première année pour les élèves en classe de première. En principe, doivent se dérouler dans les prochains jours, les premières épreuves communes de contrôle continu (appelées les E3C) : en histoire-géographie, langues vivantes et maths pour les séries technologiques. Des appels au boycott ont été lancés dans plusieurs établissements, relayés par les syndicats qui demandent un report des épreuves infaisables dans ces conditions. «Les problèmes matériels ne cessent de s’accumuler, de l’ouverture tardive de la banque nationale de sujets aux difficultés posées par la correction dématérialisée», interpellent dans un communiqué commun les enseignants du lycée Auguste-Renoir à Asnières (93) ce mardi matin. «Nous demandons collectivement la suppression de cette première session d’épreuves», réclament-ils. Pareil dans l’agglomération de Rouen, comme le relate Paris-Normandie. Ou encore dans le sud, notamment à Montauban, où les enseignants étaient fortement mobilisés contre la réforme du lycée au printemps dernier.

Les remontées du SNPDEN, syndicat majoritaire des chefs d’établissement, interrogent. «Les collègues proviseurs font remonter des appels à la mobilisation de toutes sortes : grève de la surveillance des épreuves, de la correction ou encore des remontées de notes comme en juin dernier, indique Philippe Vincent, le secrétaire général du SNPDEN. Certes, pour l’instant ce ne sont que des « appels à », mais tout de même. A Lyon, 80% des proviseurs ont fait état d’appels à la mobilisation dans leurs troupes. Dans l’académie d’Aix-Marseille, les dernières prévisions font état de plus de 60% des lycées mobilisés la semaine prochaine.»

Sous pression, des chefs d’établissement ont déjà annoncé le report des épreuves, comme au lycée Honoré-de-Balzac à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où le proviseur a adressé un court message à son équipe, indiquant que compte tenu du contexte, les E3C étaient reportés. Son message se concluait par : «Nous restons tous attachés à la réussite de nos élèves.»

Une grève reconductible… à Louis-le-Grand

Aussi symbolique que rare, voilà qu’une partie des professeurs de Louis-le-Grand – y compris des enseignants de classes préparatoires – se sont mis en grève reconductible. De grandes banderoles ont été suspendues dans l’école, et circulent sur les réseaux sociaux.

Dans un courrier, adressé à la fédération de parents d’élèves (FCPE), les professeurs grévistes de Louis-le-Grand s’expliquent : «Une grosse quinzaine de collègues a décidé d’entrer à partir de vendredi en grève reconductible. Nous souhaitons vous en expliquer les raisons. Nous demandons l’abandon du projet de réforme des retraites et la suppression de la première session des épreuves communes de contrôle continu (les E3C). Cette réforme des retraites ne pénaliserait pas les enseignants seulement, mais elle les pénaliserait plus lourdement que d’autres. […] Les mesures de compensation annoncées – augmentation des salaires, et surtout des primes, pendant la carrière – ne peuvent pas nous convaincre, et au moins pour deux raisons.
– Les sommes évoquées sont très inférieures à celles qui seraient nécessaires pour obtenir un maintien des pensions au niveau de ce qu’elles sont dans le système actuel.
– Ces augmentations ne seraient accordées qu’en contrepartie d’une redéfinition de « ce que sera le métier d’enseignant du XXIe siècle », redéfinition dont on ne sait pas grand-chose, sauf qu’elle passera par une augmentation du temps de travail.»

Une nuit des écoles avec les parents

A Bagneux, l’école Joliot-Curie est en plein préparatifs : à partir de 18h30 ce mardi, l’école ouvre ses portes toute la nuit aux profs mobilisés des écoles, collèges et lycées voisins, aux parents d’élèves qui soutiennent le mouvement. «Une partie des parents fait grève par procuration, ils nous soutiennent, nous laissent des mots pour nous dire qu’ils sont derrière nous. C’est précieux moralement, pour tenir», raconte un membre de l’équipe.

Cette fois, le mode d’action est différent. Plutôt que la grève, l’équipe organise une «nuit des écoles». «On cherchait un autre mode d’action pour gagner en visibilité. Cela permet aussi de se réunir, entre professeurs de différents degrés, d’avoir des parents avec nous et de réfléchir à la suite du mouvement.»

Des livres devant le rectorat

A Clermont-Ferrand, tôt mardi matin, des enseignants en colère ont empilé des livres devant le rectorat. «Ce mur a été construit à partir de manuels scolaires rendus inutiles par toutes les réformes dans le premier comme dans le second degré, explique Anne Roascio, cosecrétaire départementale CGT Educ’action, interrogée par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Ce n’est pas rien de jeter des livres, c’est le savoir, la culture, ce qui est notre mission. Cela montre vraiment que nous sommes à bout.»

Marie Piquemal

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Revalorisation : une avancée et quatre déceptions

[NDLR] Pourquoi continuer à se rendre à ce genre de masquarade ???

500 millions s’approchent mais 10 milliards s’éloignent. A l’issue d’une rencontre avec JM Blanquer, le 13 janvier au soir, malgré la confirmation d’une revalorisation à hauteur de 500 millions, la FSU manifeste surtout de la déception et des inquiétudes. Déception car ni le volume ni le calendrier ni les modalités de la revalorisation ne sont connus. Inquiétude car JM Blanquer lie la revalorisation à des contreparties. La réunion a surtout établi un calendrier précis sur les missions des enseignants et leur évolution. Pour la FSU la revalorisation doit commencer maintenant. Et la mobilisation des enseignants doit continuer et s’approfondir.

Une avancée

« Ca avance un peu puisqu’on a eu quelques éléments sur le budget 2021 qui prévoirait 500 millions pour la revalorisation. Il y a un petit engagement sur cette somme », a déclaré Benoît Teste, secrétaire général de la Fsu, à la sortie de la réunion avec JM BLanquer le 13 janvier au soir. A vrai dire l’annonce de 500 millions avait déjà été faite par G Darmanin en décembre. Le 9 janvier, JM Blanquer annonçait « de premières augmentations pour l’année civile 2021… C’est entre 400 et 500 millions par an supplémentaires, qui s’ajoutent année après année… Les augmentations de salaires, tout au long de cette décennie 2020… Le budget de l’éducation nationale pourrait passer de 1 milliard à 1.3 à 1.5 milliard en 2021. 1.3 milliard, j’espère un peu plus ». Le 13 janvier JM Blanquer a confirmé 500 millions de hausse de son budget en janvier 2021.

Pour quatre déceptions

La première déception concerne le montant de la revalorisation. Son volume total n’est pas donné. « On ne parle même plus des 10 milliards », dit B Teste. « Ils ne sont plus confirmés ». Le ministre d’ailleurs ne parle plus du maintien du niveau des retraites. « On n’est pas rassuré par le fait que le ministre dise que les retraites des enseignants seront dans la moyenne des autres fonctionnaires car on est persuadé qu’elles vont considérablement baisser », ajoute B Teste.

Second motif de déception, le champ de la revalorisation n’est pas connue. « On n’a pas d’éléments tangibles sur les éléments de carrière qui seront affectés », explique B Teste. « On est inquiet que tous les enseignants ne soient pas  concernés car le ministre rappelle que la revalorisation est liée à la réforme des retraites. Il souhaite consacrer davantage de revalorisation aux enseignants nés après 1975. Pour nous une revalorisation qui ne concerne qu’une partie des enseignants n’est pas une revalorisation ». Effectivement 500 millions pour un million d’enseignants aboutirait à une quarantaine d’euros par mois c’est à dire pas grand chose. Cette revalorisation prendrait davantage consistance même si 55% des enseignants ont moins de 45 ans.

Troisième motif de déception, la forme de la revalorisation. JM BLanquer refuse de répondre quand on lui demande si ce sera du salaire ou des primes. « Il dit que tout est ouvert », dit B Teste. « Si elles sont versées à tous ça peut être un compromis. Mais ce n’est pas clair car JM BLanquer parle de la possibilité de travailler sur l’ISOE et l’ISAE (deux primes versées à presque tous les enseignants) en ajoutant qu’il serait intéressant de revoir les missions sur l’orientation et le suivi des élèves. Cela signifie t-il un alourdissement des tâches ? »,  demande B Teste. Dans un document envoyé aux syndicats, le ministre prévoit une série de réunions sur ces questions.

C’est donc la 4ème déception. JM BLanquer, comme E Macron, continue à lier la revalorisation à un examen des missions des enseignants et la redéfinition du métier. « Le ministre va t-il introduire l’idée de la rémunération au mérite, en focntion des missions prises ? » se demande B Teste. La prochaine échéance sur cette question aura lieu le 6 février pour un examen des indemnités et des éléments de carrière en lien avec la revalorisation. Pour la FSU il est clair que la revalorisation ne peut aps attendre 6 mois ou un an. « C’est dès maintenant qu’il faut des mesures de revalorisation », dit B teste. « Et ce soir on n’a pas de signaux tangibles et concrets sur ses éléments ».

L’appel à la grève maintenu

La FSU appelle donc à maintenir la mobilisation. « Le fait qu’on prenne la mesure du malaise enseignant ets à mettre à l’actif de cette mobilisation », précise t-il. Et puis rien n’est réglé sur les questions de fond posées par la réforme des retraites. « Partir à 64 ans pour un enseignant ce n’est pas possible », donne en exemple B Teste. Il espère que le mouvement s’intensifie et s’élargisse. « Le mouvement va continuer car il est profond » affirme t-il. La FSU a déposé des préavis pour les 14 et 15 janvier. Avec l’intersyndicale, elle souhaite une journée forte de mobilisation et grève le 16 janvier.

L’UNSA ferme sur ses positions

Alors que la FSU quittait le ministère, Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education, et Stéphane Crochet, secrétaire général du Se Unsa, avaient rendez vous avec JM Blanquer. « Ca fait un moment qu’on est au courant des 500 millions », a déclaré F Marchand. « Si le ministre ne va pas au delà de la première marche (2021) ça nous pose problème car on a besoin de visibilité sur plusieurs années. On est prêt à négocier mais au delà de la première marche ». F Marchand demande aussi que « la compensation sur les retraites soit traitée avant avril ». C’est à dire que les négociations concernant les enseignants aient lieu avant le vote de la loi retraites. Sur les contreparties demandées par le ministre, l’Unsa ne veut discuter que  « s’il s’agit de mieux vivre nos métiers, de reconnaitre du travail invisible non pris en compte ». Sinon « on ne va pas s’entendre ». Pour l’Unsa la revalorisation doit être salariale « et non quelque chose de variable d’une année à l’autre ou d’une personne à l’autre ». On semble donc loin d’un accord entre les propositions du ministre et les attentes des deux principales organisations.

 

Le conflit peut se refermer sur les enseignants

A Nancy le nouveau métier enseignants

C Maroy : Qu’est ce que le nouveau métier enseignant ?

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A Nîmes, l’unité des grévistes contre les E3C

Les épreuves d’anglais du contrôle continu du bac n’ont pas pu avoir lieu au lycée Daudet de Nîmes. Selon Le Midi libre, le lycée a été bloque le 13 janvier par des manifestants, regroupant enseignants mais aussi cheminots et grévistes, contre la réforme des retraites et du bac. Un blocage filtrant a été installé une partie de la matinée. Les épreuves n’ont pu avoir lieu.

 

Dans le Midi Libre

Les E3C sous le feu des critiques

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plan d’action dans le 44

Les sujets de protestations s’additionnent puisqu’à la lutte contre le projet de réforme des retraites s’ajoute la protestation contre la baisse des moyens dans l’éducation et la mascarade du nouveau bac et de ses E3C.

Pour se mobiliser sur tous ces fronts, voilà les rendez-vous proposés dans le département :

– mardi 14 janvier mobilisations contre la réforme des retraites
– NANTES : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS : Rendez-vous à 8h15 parking du Bois Jauni pour un tractage aux parents d’élèves à l’entrée des écoles d’Ancenis
puis départ en co-voiturage pour rejoindre la manifestation de Nantes à 10h30
– CHATEAUBRIANT : 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à la Sous préfecture
– SAINT-NAZAIRE : 14h AG au lycée expérimental
– PAYS DE RETZ : 8h rendez-vous au collège de Sainte-Pazanne pour un tractage
9h co-voiturage pour la manif à Nantes
17h30 AG Pays de Retz à l’école Armelle Chevalier de Chéméré / Chaumes-en-Retz
– SAVENAY : 6h blocage de la gare

– mercredi 15 janvier mobilisations
– NANTES : 8h45 rassemblement devant le rectorat pendant la tenue du Comité Technique Académique, à l’appel de l’intersyndicale Educ, soutenue par l’interpro.
– NANTES : 17h30 défilé nocturne, flambeaux & musiques, Miroir d’eau
– ANCENIS  : à 16h30 : RDV parking co-voiturage de ST Géréon (D723) pour se rendre à la manifestation nantaise.

– jeudi 16 janvier mobilisations
– NANTES  : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS  : 7h15 : tractage interpro auprès des lycéens, RDV sur le parking des départs des cars (vers   Manitou, sur la rocade vers l’autoroute)
                     8h30 : Rendez-vous à la gare pour un tractage à la gare et sur le marché.
                    10h30 manifestation pont d’Ancenis
                    12h : AG interpro (à confirmer)
– CHATEAUBRIANT : rassemblement à 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à Pole Emploi
– SAINT-NAZAIRE : manifestation 10h30 place de l’Amérique Latine.
– PAYS DE RETZ : action au bac du Pellerin (à préciser)

le gouvernement ne lâche rien, nous non plus !

Syndicalement vôtre

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