Archives de la catégorie Rendez-vous

Collages de la semaine !

Vous vouliez coller des affiches, Fakir vous propose non pas une mais deux actions « collage » cette semaine ! 😀

J’amène les affiches et j’ai la possibilité d’amener 3 seaux de colle + 3 brosses à encoller, mais n’hésitez pas à amener votre propre matos !
Si possible, merci de me prévenir de votre participation (même à la dernière minute !) en répondant à ce mail, ou en vous inscrivant sur Facebook ou sur signons.fr. Pensez aussi à m’indiquer si vous avez des affiches et du matériel de collage (cela me permettra de prévoir le nécessaire).
Collage des affiches « signons ! » sur l’île de NantesDemain mercredi 26 juin, 20h30 – 22h30
Rdv 20h30 au Tram Vincent Gâche
👉 lien Facebook :
https://www.facebook.com/events/2251600531836034/
👉 lien signons.fr :https://referendum.signons.fr/les-actions/action-detail/@https~@~_~_referendum~!signons~!fr~_api~_actions~_61~_(Pour vous inscrire à l’action, pensez à vous inscrire sur signons.fr au préalable et à vous connecter)
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Collage des affiches « signons ! » au centre-ville de NantesJeudi 27 juin, 20h30 – 22h30
Rdv 20h30 sur les marches de la Basilique Saint Nicolas (place Félix Fournier)
👉 lien Facebook :
https://www.facebook.com/events/433679900515410/
👉 lien signons.fr :https://referendum.signons.fr/les-actions/action-detail/@https~@~_~_referendum~!signons~!fr~_api~_actions~_62~_(Pour vous inscrire à l’action, pensez à vous inscrire sur signons.fr au préalable et à vous connecter)

Bien Fakirement,

AndréaFakir Nantes

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Point sur la campagne RIP ADP – liens utiles

Petit point sur la campagne de recueil de soutiens pour le référendum :

🎉 Près de 380 000 soutiens ont déjà été validés par le Conseil Constitutionnel ! (soit prés de 8% de l’objectif à atteindre)
Sachant qu’il faut 5 à 7 jours au Conseil Constitutionnel pour valider un soutien, ce chiffre correspond aux soutiens recueillis la première semaine.
À ce rythme, nous devrions atteindre le million début juillet !
Des actions pour la campagne RIP s’organisent un peu partout en France, et en particulier à Nantes et ses environs.
Fakir Nantes vous propose plusieurs actions par semaine, de différentes formes (tractage, porte-à-porte, recueils de soutiens, collage d’affiches, info auprès des commerçants…) afin que chacun puisse participer aux actions qui lui conviennent, au moment qui lui convient.Depuis le lancement, à Fakir Nantes nous avons déjà fait :
– 2 tractages au marché et 1 dans la rue en centre-ville,
– 2 tours de commerçants (buralistes et bars), affichage de l’affichette A4 « signons.fr« ,
– 1 porte-à-porte à Nantes-Nord,- 1 « RIP : Relais – Info – Participation » (table d’information avec ordinateurs pour recueillir des soutiens en direct) qui a eu un grand succès !Encore un grand merci à tous les participants !!!!!

💻 Quelques liens et infos utiles autour de la campagne RIP ADP :

  • SIGNER / FAIRE SIGNER POUR LE REFERENDUM :

👉 Lien « signons »signons.frS’il n’y avait qu’un site à retenir pour la campagne ce serait celui-là (site qui figure sur les affiches et tracts), car :
⏺redirige vers le site du gouvernement pour signer,
⏺propose des explications sur comment signer (avec possibilité d’envoyer un mail pour solliciter de l’aide si l’on y arrive pas),⏺permet de proposer et/ou rejoindre des actions pour le RIP sur une carte : n’importe qui peut rejoindre ou proposer une action !
Ce site a été crée par un collectif apartisan qui crée des outils pour œuvrer pour une transition démocratique et écologique.

👉 Lien du site du gouvernement pour signer :
https://www.referendum.interieur.gouv.fr/
Prévoir sa carte d’identité ou son passeport (permis de conduire pas accepté), et éventuellement sa carte d’électeur (afin de recopier exactement ses informations personnelles telles qu’elles figurent sur la carte d’électeur).
👉 Lien inscription en ligne sur les listes électorales :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N47Prévoir un scan de la pièce d’identité et d’un justificatif de domicile.Il est bien sûr également possible de s’inscrire en Mairie.
📌 Pour les personnes sans accès à internet, deux solutions :
– La personne peut se déplacer :
Elle peut se rendre dans une mairie d’une des communes les plus peuplées du canton (liste en pj).
Des outils sont mis à disposition pour lui permettre de signer et d’imprimer son récépissé.
Attention : le personnel des mairies concernées est peu (voire pas) informé. L’ordinateur (il n’y en a généralement qu’un) mis à disposition est en principe au service des élections. Très souvent, ce service n’est ouvert que du lundi au vendredi.
– La personne ne peut pas se déplacer :Il est possible de retirer un formulaire CERFA dans les mairies sus-citées (voire liste en pj) ou de l’imprimer soi-même.
Il faut bien penser à remettre à la personne son récépissé, partie détachable au bas du formulaire, puis remettre le formulaire dans une des mairies de la liste.        👉 Lien pour imprimer un formulaire CERFA :https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R39695📎En pj : liste des mairies des communes les plus peuplées du Canton « mairies-plus-peuples-canton.pdf »
📌Impossible de signer en ligne !
Pas de panique !
        👉 Lien d’aide sur « signons »https://signons.fr/soutien-physique-referendum-adp/📎En pj : voir document « conseils-signature-en-ligne.png« 

  • AGIR POUR LA CAMPAGNE :

☝Toutes les actions proposées par Fakir Nantes figurent sur signons.fr ainsi que sur lla page Facebook sous forme d’évènements.
☝Il n’est bien sûr pas obligatoire de s’inscrire à une action, mais sachez que cela facilite grandement l’organisation ! 😉
👉 Lien signons :signons.fr
Pour créer ou s’inscrire à une action, il faut s’inscrire sur le site (on ne demande que nom, prénom, code postal, adresse mail).

👉 Lien page Facebook « Fakir Nantes » :https://www.facebook.com/Fakir-Nantes-1958030157636799/Vous pouvez indiquer que vous participez à l’action en indiquant que vous participez à l’évènement.

  • MATÉRIEL DE CAMPAGNE DE PICARDIE DEBOUT :

Comme la campagne de recueil de soutien pour le référendum s’apparente à une campagne électorale, seuls les partis ou groupements politiques peuvent financer le matériel de campagne :Lien vers le texte (aller à « Chapitre Ier : Financement des actions tendant à favoriser ou défavoriser le recueil des soutiens – Article L. 558-37 ») :
https://www.conseil-constitutionnel.fr/fondements-textuels/referendum-d-initiative-partagee-les-textes-legislatifsC’est donc Picardie Debout, et non Fakir, qui finance les impressions de tracts et affiches.
👉 Lien pour faire un don à Picardie Debout :https://www.picardiedebout.fr/don/
Tous les fonds récoltés seront utilisés pour la campagne RIP ADP.
👉 Lien pour commander des affiches :
https://www.subscribepage.com/referendum-affiches👉 Lien pour commander des tracts :
https://www.subscribepage.com/referendum-tracts
👉 Lien pour télécharger les visuels affiches et tracts :https://drive.google.com/drive/folders/1A8xgWOTwoBVCkR9S-dkwKAAi8mI8SFkNSi le lien ci-dessus ne fonctionne pas, fichiers accessibles depuis le site de François Ruffin, à « Référendum » : https://francoisruffin.fr/referendum/Aller à « Télécharger tout le matériel ! »

  • SUIVRE L’ÉVOLUTION DE LA CAMPAGNE :

👉 Lien vers le compteur de soutiens :
adprip.frAffiche le nombre total de soutiens validés, la répartition géographique des soutiens (par département) et une courbe suivant l’évolution des soutiens acceptés !

Vous pourrez aussi retrouver des informations sur Facebook sur les pages suivantes :
👉 Lien page Facebook « Fakir Nantes » :https://www.facebook.com/Fakir-Nantes-1958030157636799/👉 Lien page Facebook « Pour moi c’est référendum » :https://www.facebook.com/referendumdusiecle/👉 Lien groupe public Facebook « Référendum ! Contre la privatisation de ADP ! » :https://www.facebook.com/groups/contrelaprivatisationdadp/?ref=shareJ’espère que vous vous y retrouverez dans cette avalanche d’infos !
En espérant vous voir aux actions RIP ADP, car la fin c’est nous qu’on va gagner !!!

Fakirement,AndréaFakir Nantes

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Réunion Nantes Secteur ouest pour une autre école – mardi 25 juin

Pour info, la prochaine réunion du Secteur Ouest pour écrire un autre projet d’école aura lieu le mardi 25 juin à 19h00 à l’école de la Crémetterie de Saint-Herblain.

Invitation en pièce jointe à diffuser sur vos réseaux.

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[LDH] Rencontre-débat jeudi 27 juin : enquête sur la face cachée du frontisme municipal

Ligue des droits de l’Homme

Section de Nantes et du pays nantais 

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme invite, en partenariat avec le Librairie Vent d’Ouest, à une rencontre-débat le jeudi 27 juin à 20h  sur le thème : Enquête sur la face cachée du frontisme municipal, avec la participation de Hacène Belmessous ancien journaliste, chercheur en sociologie de la ville et auteur d’un livre sur le sujet.

Le Front National/Rassemblement National dirige depuis 2014 des villes françaises. L’enquête à Beaucaire et Mantes-la-Ville révèle une révolution nationaliste en marche, des associations d’intérêt général privées de subvention, des manifestations font régner la peur chez les opposants et exaltent la détestation des étrangers et des musulmans, la démocratie locale agonise…

Examinons ce qui se passe dans les faits lorsque les idées des extrêmes droites sont aux affaires aujourd’hui en France dans des communes.

Regardons les valeurs et les pratiques à opposer aux idées et aux actes des extrêmes droites pour vivre ensemble libres, égaux et solidaires.

Pratique : Rencontre-débat, jeudi 27 juin 2019 – 20h – Espace Cosmopolis 18, rue Scribe – Nantes

ci-joint affichette d’annonce de cette rencontre-débat.

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Guérilla ou pas, la révolution Blanquer en marche…

Pour faire la paix, il faut être deux. Et encore faut-il participer au même conflit. Alors qu’on se focalise sur le conflit des examens, un autre mouvement, nettement plus radical, se développe : l’éradication de la cogestion dans l’Education nationale. L’intersyndicale du second degré et les mouvements qui y sont rattachés continuent toute la semaine des actions contre les examens : des blocages des centres de correction du bac pro le 24 juin à la grève de la surveillance du brevet le 27 juin. Le ministère lui mène une autre bataille. De l’annonce du décret imposant une semaine de travail supplémentaire obligatoire pour formation à la loi de transformation de la fonction publique, c’est la mise au pas finale des syndicats qu’il poursuit.

50 000 copies en rétention

L’intersyndicale du second degré (Snes, Snep, Snuep, Snetap, Cgt Educ’action, Cgt Agri, Cgt Enseignement Privé, Sud Education, Sud Rural-Territoires, Sundep, Snalc, Cnt, Synep-Cfe-Cgc, Snec-Cftc, des Stylos rouges, de la Chaîne des Bahuts et de l’Apses) poursuit toute la semaine ses actions sur le déroulement des examens pour marquer son opposition aux réformes des lycées. Cela commence le 24 juin avec le blocage des centres de correction du bac professionnel. Et cela se termine le 27 juin avec la grève des surveillance du brevet. Cette journée sera aussi marquée par des grèves et des manifestations dans toute la fonction publique à la fois en vue de la négociation salariale fixée au 2 juillet et en réponse à la loi de transformation de la fonction publique.

Ces derniers jours des professeurs de philosophie de l’académie de Rouen, des professeurs de SES de Créteil ont rejoint le mouvement de rétention des notes. Les opposants aux réformes revendiquent déjà la rétention de près de 50 000 copies d’examen. Le mouvement de blocage des centres de correction devrait être assez efficace pour le bac professionnel et pourrait s’étendre à la correction du brevet, opérée là aussi en centres après le 28.

Même pas peur

Mais visiblement tout cela n’effraie pas le ministère. Lors du CTM du 13 juin, le ministère a refusé de revenir sur son projet de décret supprimant une semaine de congés au nom de la formation continue obligatoire. Il a même rejeté l’idée de publier à l’avance le calendrier de ces périodes de formation de façon à ce que les enseignants puissent au moins organiser leurs congés.

Mardi 25, le Sénat étudiera l’amendement Brisson sur l’annualisation du temps de travail des enseignants. Une vieille revendication des Républicains qui doit aboutir à faire travailler plus longtemps les enseignants pour le même salaire si elle était adoptée.

La fin de la cogestion

Cette loi sur la fonction publique, qui est en discussion au Sénat en ce moment,  retire aux syndicats leur droit de regard sur les mutations et l’avancement des enseignants. Autant dire qu’elle scie le pouvoir syndical à sa racine. En plus elle renforce considérablement le pouvoir de la hiérarchie immédiate sur les enseignants. Elle devrait être adoptée , comme la loi Blanquer, d’ici la mi juillet.

Ne nous y trompons pas. Nous vivons un moment historique dans l’histoire de l’Ecole. Cette loi va mettre fin à plus d’un demi siècle de cogestion dans l’Education nationale. Avec elle , l’influence syndicale, déjà bien atteinte, va fortement s’atténuer. L’administration ne connaitra plus le controle syndical sur l’évaluation et l’affectation des enseignants.  Elle va enfin atteindre un rêve :  aller au bout de ses ambitions de gestion sans rendre de comptes.

Ce projet a des soutiens puissants dans la société puisque ce n’est rien d’autre que l’application des principes libéraux dans un ministère où ils ne sont pas bienvenus. Ecoutons F Dubet , dans une récente Note de la Fcpe :  » Pour qui connaît l’histoire, les traditions, les coutumes et l’imaginaire de l’Éducation nationale française, l’affirmation aussi nette de ces principes annonce une révolution. Le recrutement des enseignants par les établissements mettra à mal la conception traditionnelle de l’autonomie professionnelle des enseignants et privera les syndicats d’une de leurs principales ressources, celle de la « cogestion » des carrières. Le transfert de l’inspection vers un système d’audit et de renforcement du pouvoir des chefs d’établissement sera, lui aussi, perçu comme une révolution : au pouvoir lointain du ministère et de l’inspecteur se substituera un pouvoir proche. Enfin, le système modulaire du lycée et la réforme du baccalauréat bousculeront la hiérarchie des disciplines, entre celles qui resteront nationales et celles qui tomberont dans le contrôle continu… Il ne faut pas voir dans la philosophie scolaire de Jean-Michel Blanquer une série de « mesurettes », mais une rupture profonde. Si ses propositions en venaient à s’appliquer, c’est le coeur de l’institution lui-même qui en serait bouleversé. »

On perçoit déjà les effets de cette rupture à la fois dans les sanctions qui frappent des militants syndicaux (ceux de Bobigny récemment) et dans des décisions imposées par l’administration. Mais on le voit aussi dans l’émergence des nouveaux mouvements comme les Stylos rouges ou le #pasdevagues qui marquent aussi à leur manière la faiblesse syndicale.

La révolution libérale menée par JM Blanquer est en train de franchir une étape décisive. L’enjeu c’est la poursuite de ses réformes et notamment la mise en concurrence des établissements et la libéralisation de la formation et de l’embauche des enseignants. C’est l’alignement de l’école française sur le modèle anglo saxon. Malgré la guérilla de l’intersyndicale du second degré, il le fait jusque là sans rencontrer une opposition forte.

L’appel de l’intersyndicale

L’appel fonction publique

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L’intersyndicale de la voie professionnelle appellent à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que début juillet.

L’intersyndicale de la voie professionnelle : CGT Éduc’action, CGT Agri, SNUEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SIES, SNETAP FSU et SNCL FAEN appellent les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet.

Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels de la voie professionnelle et de l’Enseignement agricole qui s’engageront dans cette action.

Début du message transféré :

Le ministre doit répondre aux revendications des personnels de la Voie pro

Communiqué intersyndical
Publié le jeudi 20 juin 2019 sur https://www.sudeducation.org/Le-ministre-doit-repondre-aux-revendications-des-personnels-de-la-Voie-pro.html

Le ministre doit répondre aux revendications des personnels de la Voie pro.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministre doit répondre aux revendications 
des personnels de la Voie pro.

La grève de la surveillance des épreuves du bac, lancée le 17 juin, a été suivie de façon significative dans les lycées professionnels, généraux et technologiques.

Contrairement aux annonces du ministre de l’Éducation nationale, celle-ci a été majoritaire dans bon nombre d’établissements.

Le niveau de mobilisation de nos collègues a obligé les autorités académiques à faire des convocations en surnombre, à utiliser des personnels administratifs ou de vie scolaire et des enseignant·es du privé pour assurer la surveillance dans les centres d’examen.

C’est à ce prix que les épreuves se sont déroulées, parfois dans des conditions inacceptables pour les élèves.

Malgré ce niveau de mobilisation, le gouvernement n’a apporté aucune réponse aux revendications des personnels.

Les nombreuses questions sur la mise en place de la réforme de la voie professionnelle, notre opposition à la casse du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers dont celui des PLP et l’exigence d’une revalorisation immédiate de nos salaires nous contraignent à donner un prolongement à la grève du 17 juin.

L’intersyndicale de la voie professionnelle : CGT Éduc’action, CGT Agri, SNUEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SIES, SNETAP FSU et SNCL FAEN appellent les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet.

Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels de la voie professionnelle et de l’Enseignement agricole qui s’engageront dans cette action.

Montreuil, le 20 juin 2019

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L’intersyndicale soutient les rétentions de notes décidées en AG

Un nouveau communiqué a été signé aujourd’hui par une intersyndicale + collectifs nationale aussi large que celle de lundi. A retenir spécialement : les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la Chaîne des Bahuts soutiennent les mouvements de reconduction de la grève des surveillances et de rétention des notes du baccalauréat décidés en AG.

Plus aucun scrupule ne doit arrêter les collègues pour organiser des AG partout où c’est possible (AG de correcteurs-trices sur leur ville ou département ou lors des réunions d’entente ou d’harmonisation) pour voter collectivement la rétention !

Vous avez bien lu : l’intersyndicale soutient les rétentions de notes décidées en AG ✊

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La grève des examens tourne à celle des corrections

« Une ligne rouge a été franchie ». La formule du Snpden, le principal syndicat de chefs d’établissement, résume la situation d’exaspération d’une partie des enseignants, déterminés à faire plier le ministre. Un mouvement de rétention des notes, lancé par des assemblées générales en philosophie est en train de gagner d’autres disciplines. Pour la philosophie il est suivi dans 4 académies. Dans l’enseignement professionnel, où le bac est corrigé dans des centres, la grève des corrections prendra la forme de piquets de grève. Tous ces mouvements visent à empêcher la tenue des jurys le 4 juillet et donc le retard de la publication des résultats à moins que le ministre accepte le dialogue avec ces enseignants.

« Si le bac passe à 45% en contrôle continu, sa valeur variera avec la réputation du lycée où il est passé ; ce qui aura un impact sur les poursuites d’études », écrivent des professeurs de philosophie de l’académie de Dijon. « La réforme réduit le nombre d’heures et de postes : disciplines inégalement implantées et parfois mutualisées ;  « classes » éclatées ; groupes prévus de base à 35, allègements et dédoublements soumis aux choix locaux et non garantis… La Réforme entraîne des suppressions de postes en développant les cours par visio-conférence et par le CNED ». Ces enseignants ont voté le 19 juin la rétention des notes. Le mouvement de rétention des notes en philosophie a déjà gagné les académies de Créteil, Toulouse, Strasbourg et Dijon. Des professeurs d’histoire géo de Créteil ont repris la formule. A Versailles des professeurs de philosophie refusent de retirer leurs copies.

Un autre mouvement se dessine à la suite de ce qui se passe en enseignement agricole. En Ile de France un appel des professeurs de lycée professionnels à faire la grève des corrections pourrait bien être repris par des syndicats  de PLP. L’examen est corrigé en centre et cela voudrait dire le blocage des centres comme dans l’enseignement agricole.

Le Snpden juge ce mouvement  » jusqu’au-boutiste mais sans effets » mais appelle au  » dialogue social permanent, constructif et productif » et demande que « l’engagement sans réserve des personnels de direction, certes salué de tous côtés, soit aussi reconnu ».

Rétention des notes à Dijon

Le site Bloquons Blanquer

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Conflit aux urgences : « Nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons obtenu ce que nous voulons »

par Thomas Clerget 20 juin 2019

Parti de la base, des aides-soignants et des infirmières, le mouvement des urgences n’a cessé de s’étendre depuis trois mois, avec près de 120 services concernés. En réponse à l’indifférence du gouvernement, la contestation s’est aussi durcie. Les enjeux du bras de fer engagé par les soignants face à un ministère de la Santé apathique sont cruciaux : être en mesure de soigner celles et ceux qui en ont besoin dans de bonnes conditions, sortir de l’épuisement et d’un sous-effectif permanent, pouvoir de nouveau être fier de son travail, et sauver l’hôpital public que le gouvernement laisse tomber en ruine. Reportage et témoignages.

Symbole d’un hôpital public poussé dans ses derniers retranchements par une décennie d’austérité, le mouvement de grève dans les urgences s’est propagé comme une traînée de poudre. Lancé mi-mars par les aides-soignants et infirmiers de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, il s’est étendu aux autres hôpitaux de la capitale, et toucherait désormais, selon le collectif « Inter-urgences » qui l’anime, plus de 110 services à travers le pays. « De nouveaux services nous rejoignent tous les jours », prévient Abdel, l’un des initiateurs du mouvement. Une contestation que le gouvernement a d’abord fait mine d’ignorer, mais qu’il surveille depuis comme le lait sur le feu, tant elle pourrait faire tâche d’huile au sein des hôpitaux, voire au-delà.

Blouse de travail mauve, recouverte d’un sweet floqué du logo des urgences de Saint-Antoine, Abdel, un aide soignant de 45 ans, reçoit devant l’entrée du bâtiment. Malgré la grève, les « paramédicaux » – infirmiers et aides-soignants – n’ont pas tout loisir de répondre aux journalistes. Pour des raisons évidentes, il n’est pas question que les urgences baissent le rideau. Chaque jour, les personnels sont donc assignés par la direction : comptabilisés comme grévistes, ils doivent en fait travailler, accomplir leur journée ou leur nuit complète.

« Tu as beau soulever les problèmes, écrire des courriers, il ne se passe rien »

Puisqu’il est impossible de bloquer le fonctionnement du service, dans un premier temps « l’aspect symbolique s’est révélé essentiel », pointe Abdel. Tout en s’affairant auprès des usagers, les grévistes arborent des autocollants « Urgences en grève ». Leur mouvement s’inscrit aussi dans le décors du lieu de travail : les portes vitrées, les couloirs, l’accueil, sont constellés d’affichettes annonçant les mots d’ordre de la grève, et reflétant l’immense raz-le-bol du personnel. Tentée, au début, de les faire retirer, la direction a fini par renoncer.

Aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine (TC/Bastamag)

« C’est de la colère et de la fatigue, résume Candice, qui fait elle aussi partie des pionniers de la grève. La fatigue, à cause des 150 patients dont on s’occupe tous les jours. La colère, parce que tu as beau soulever les problèmes, écrire des courriers, il ne se passe rien… » L’interview avec Candice et Abdel s’improvise sur un muret en début de soirée, quand l’équipe de nuit remplace celle de l’après-midi. A l’intérieur des urgences de Saint-Antoine, « les journalistes ne sont pas autorisés », comme nous l’a expliqué une cadre de santé.

10 000 postes supplémentaires, « zéro hospitalisation brancard »

A Saint-Antoine, le 13 janvier, un patient a agressé trois soignants : c’est « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». « Ces problèmes vont croissants, raconte Candice. Chaque jour tu te demandes : « Est-ce que ça va être moi ? » Ça peut être des crachats, des insultes, des menaces… » De 10 millions de passages en 1996, les urgences françaises en ont enregistré 21 millions en 2016. Les effectifs n’ont pas suivi. « A force d’attendre, les gens deviennent parfois agressifs, explique Abdel. Ici de nuit, il y a six heures d’attente en moyenne, mais ça peut être davantage. »

Le collectif Inter-urgences s’est constitué courant avril. 23 services d’accueil des urgences (SAU), sur les 25 de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ont ensuite rejoint le mouvement. De quoi donner des sueurs froides à son directeur général Martin Hirsh, l’ancien dirigeant d’Emmaüs et haut-commissaire aux Solidarités actives du gouvernement Fillon. D’autant que le mouvement, comme d’autres, a émergé de manière éruptive depuis la base, avec le soutien de syndicats mais pas à leur initiative. Au niveau national, Inter-urgences réclame notamment la création de 10 000 postes et l’ouverture de lits « en aval », au sein de l’hôpital, pour atteindre « zéro hospitalisation brancard ». Chaque service, partout en France, a également ses revendications spécifiques, telles les questions de sécurisation à Saint-Antoine

« Je n’ai plus le temps de parler avec les patients, ni avec leurs proches »

« La situation est épuisante, décrit Abdel. Ça n’est plus quelque chose d’humain. Il y a tellement de gens qui te demandent un soin, mais on n’est pas assez nombreux ! On s’excuse trente fois, et puis à la fin, la personne a fait sur elle… » « Je n’ai plus le temps de parler avec les patients, ni avec leurs proches, confirme Candice, de leur expliquer pourquoi ils attendent aussi longtemps. Je n’arrête pas de répéter « Je reviens ! » Et quand je dois faire une toilette, par exemple, j’y passe moins de dix minutes, alors qu’à l’école on nous dit qu’il en faut 30. »

« La pression physique et psychologique est permanente, poursuit Abdel, qui attaque à 21h et finit le matin à 7h. Souvent on ne prend pas de pause, voire on ne va pas aux toilettes. On mange à côté des patients, parce que personne ne peut prendre notre place. Quand un usager a besoin d’aide, et que tu ne peux pas l’aider, je comprends que certains pètent les plombs. On rentre chez nous en ayant l’impression d’avoir mal fait notre boulot… Bref pour tenir, il faut un mental de fer. »

« On est obligés d’occuper toutes les fonctions à la fois : aide soignante, infirmière, vigile, secrétaire… »

Corinne, une aide soignante aux urgences de nuit à l’hôpital Saint-Louis (10ème arrondissement) – un hôpital qui aurait connu plusieurs suicides au sein de son personnel – raconte aussi les effets du sous-effectif : « On est obligés d’occuper toutes les fonctions à la fois : aide soignante, infirmière, vigile… Avant il y a avait des secrétaires à l’accueil des urgences. Désormais, c’est un aide soignant qui occupe le poste. » « Aux urgences de Saint-Antoine, ajoute Abdel, l’effectif minimum est fixé à dix-neuf paramédicaux. En dessous, la sécurité des patients est en jeu. Et bien on est 19 toute l’année. »

Devant le ministère de la Santé, à la fin de la manifestation nationale du 6 juin organisée par Inter-urgences (TC/Bastamag)

Conséquence : non seulement les patients sont malmenés, mais la santé du personnel se dégrade. Les urgentistes témoignent unanimement, comme Candice, de leur « grande fatigue », avec « de plus en plus d’arrêts pour burn-out ». « Chaque jour, poursuit Candice, dans les équipes tu as une ou deux personnes en arrêt maladie. On souffre de douleurs chroniques, de mal de dos, on s’enrhume tout le temps. A sans cesse forcer, on devient fragiles. »

douze ans d’ancienneté, 1500 euros nets par mois

L’absence de reconnaissance, y compris financière, pèse lourd. « On accueille tout le monde. Les gens qui ont des soucis psy, les voyageurs sur le retour, qui ont peut-être ramené une maladie, la tuberculose, des méningites, on est confronté à la précarité. Les gens qui sont dans la rue viennent également », explique Abdel. Des situations pas toujours faciles à prendre en charge, voire des maladies potentiellement contagieuses mais pas encore diagnostiquées : les urgences sont, au sens propre du terme, en première ligne.

Pour autant, les rémunérations ne suivent pas. Avec douze ans d’ancienneté, Candice reçoit 1500 euros nets par mois. Abdel, 21 ans d’ancienneté, qui travaille de nuit, entre 1800 et 1900 euros. Les infirmiers, de leur côté, touchent 150 à 200 euros de plus. Et ce n’est pas la prime de danger, qui ne dépasse pas les quelques euros par mois, qui mettra du beurre dans leurs épinards.

« Quand ton loyer est de 700 euros, tu entres dans la précarité. Soit tu te loges sur place, à proximité du travail, mais sans confort. Soit tu pars à une heure de voiture, pour être mieux installé. Mais dans ce cas tu as le temps de trajet, le coût de la voiture, de l’essence… Avec nos salaires, on est tous à découvert quasiment dès le début du mois », raconte Candice, Les grévistes font aussi d’une augmentation de 300 euros nets par mois l’une de leurs exigences centrales.

Le gouvernement ? « C’est du théâtre, ils se moquent de nous »

En réponse à leurs revendications, les soignants n’ont cessé de pointer le « mépris » des autorités. « C’est du théâtre, ils se moquent de nous », lâche Abdel, désabusé. De fait, pendant de longues semaines, la stratégie du gouvernement s’est bornée à les ignorer. La réponse a d’abord été locale, à travers des concessions apportées au cas par cas par les directions. Fin avril, la direction des AP-HP a proposé la création de 61 postes ainsi qu’une prime de 250 euros nets par an. Bien en dessous des demandes des soignants. « On s’est rendu compte que les discussions étaient stériles », résume Candice, qui a le sentiment de se retrouver, malgré elle, à négocier « comme des marchands de tapis. »

La chanson « Y’a la colère dans le cathéter », enregistrée par les urgences de Valence, totalisait 4,6 millions de vue sur Facebook le 19/06/2019.

Confrontée à l’extension du mouvement à travers le pays, la ministre de la Santé Agnès Buzin a fini par prendre la parole pour affirmer l’absence de « solution miracle » et pointer, d’abord, un problème de « désorganisation » de l’hôpital. Une ligne dont elle s’est peu éloignée depuis, et qui présente l’avantage, du point de vue de l’exécutif, d’éluder la question des moyens. En face, la détermination des soignants n’a pas flanché. « Pendant des années, on a souffert en silence, explique Marie, une infirmière de l’hôpital Lariboisière à Paris. Mais le collectif a été le point d’ancrage dont on avait besoin. Désormais, on est en contact, on se parle. On nous voit. Et on ne s’arrêtera pas tant qu’on aura pas obtenu ce que l’on veut. »

« Nous revendications légitimes sont sous-considérées »

Face à l’intransigeance du gouvernement, le mouvement s’est peu à peu durci. Dans plusieurs services, une partie du personnel a été mis en arrêt maladie, poussant parfois, comme à Lons-le-Saunier, les autorités à réquisitionner, via les forces de l’ordre, des membres de l’équipe de jour. Courant juin à Paris, à l’hôpital Lariboisière puis à Saint-Antoine, des soignants ont également dû travailler 18 heures d’affilée pour compenser l’absence de la majorité des paramédicaux, déclenchant l’ire des autorités.

Pour tenter de désamorcer la situation, Agnès Buzyn a finalement dégainé une série de mesures pour répondre aux urgentistes : une prime de danger portée à 100 euros nets par mois, une « prime de coopération » pour certains soignants auxquels les médecins délégueraient des tâches, des crédits de rénovation, ou encore une « mission nationale » de réflexion sur l’avenir des urgences, destinée à produire son rapport à l’automne 2019 [1]… « Nous revendications légitimes sont sous-considérées », a réagi Inter-urgences, qui déplore en outre la proposition de relever le plafond des heures supplémentaires, alors même que les soignants dénoncent « un épuisement professionnel ». Les soignants ont voté mi-juin la poursuite du mouvement, avec une nouvelle manifestation nationale prévue le 2 juillet.

« Il y a une embolisation des urgences »

« Pour en arriver à de telles extrémités, c’est vraiment qu’un stade a été franchi, note le sociologue Frédéric Pierru, spécialiste de l’hôpital. Les conditions d’accueil sont devenues littéralement inhospitalières. » Tout en reconnaissant l’importance de la question des moyens, ce chercheur au CNRS fait partie des spécialistes qui invitent à élargir le point de vue : « La crise des urgences est aussi un symptôme de la désorganisation de l’amont et de l’aval de l’hôpital. En amont, développe-t-il, une frange de la population est chassée de la médecine de ville. En aval, il n’y a plus assez de lits, notamment pour les personnes âgées. Il y a donc une « embolisation » des urgences : d’un côté les gens afflux, de l’autre il n’y a pas de point de sortie. C’est une crise structurelle. » 60 à 70 % des patients se rendant aux urgences n’auraient pas d’autres possibilités pour accéder à un médecin [2].

Le « grand plan de transformation du système de santé » annoncé par le gouvernement, en cours de discussion au Parlement, prétend s’attaquer à ces problématiques. Sur l’amont, l’exécutif prévoit que la dernière année des études de médecine générale se transforme en année de « pratique », sur des zones insuffisamment pourvues. Une incitation à l’installation, sous forme d’exonération de cotisations, est aussi dans les tuyaux. Le gouvernement veut également créer plusieurs catégories d’établissement hospitaliers, avec la désignation de 500 à 600 « hôpitaux de proximité », recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, les spécialités et la chirurgie étant réservées aux grands pôles hospitaliers.

« Les gouvernements ont été impitoyables avec l’hôpital et d’un laxisme incroyable avec la médecine libérale »

Ces mesures, prévues pour l’horizon 2022, permettront-elles une sortie de crise ? Tout en notant une évolution du discours, plus attentif à considérer l’organisation d’ensemble du système de santé, Frédéric Pierru en doute : « On persiste dans les erreurs passées. Les incitations financières ne fonctionnent pas. » Pour garantir l’accès à la médecine de ville, le sociologue prône une remise en cause de la liberté d’installation des médecins, qui « ne se justifie plus », ainsi qu’une « lutte féroce contre le dépassement d’honoraire ». « Les gouvernements, ajoute-t-il, ont été impitoyables avec l’hôpital, et en même temps d’un laxisme incroyable avec la médecine libérale, dont les syndicats leurs inspirent une peur panique. »

Concernant les moyens, « il faut donner de l’air à l’hôpital, poursuit Frédéric Pierru, avec une volonté politique de répondre à l’urgence. Si on veut réorganiser le système, il faut investir. Le gouvernement compte-t-il s’en donner les moyens ? J’en doute fortement. » Pour le chercheur, les lignes de financement qui ont été décidées pour les années à venir « ne sont pas à la hauteur » [3].

« Les besoins sont déconnectés des moyens depuis des années, constate le journaliste de Mediapart Romaric Godin, dans une analyse rapprochant la détresse des soignants hospitaliers des choix économiques récents. Le tournant date de 2010, lorsque Nicolas Sarkozy décide de s’engager dans une voie austéritaire. (…) La sortie de crise du secteur de la santé passe par un renversement de la politique économique permettant d’investir pour l’avenir en rattrapant les années de retard. Mais il n’en est évidemment pas question. » « La politique de santé est devenue avant tout une politique budgétaire décidée à Bercy, juge Frédéric Pierru. Le ministère de la Santé, lui, se charge surtout de la communication. » Agnès Buzyn sera-t-elle la ministre qui aura laissé mourir l’hôpital, abandonné sur le brancard de l’austérité ?

Thomas Clerget

 Photo de une : Devant le ministère de la Santé, à la fin de la manifestation nationale du 6 juin 2019 (Thomas Clerget/Bastamag)

Notes

[1] Lire cet article de Libération.

[2] Selon la classification clinique des malades aux urgences (CCMU), lire cet article du Monde.

[3] Il s’agit notamment de l’« objectif national de dépenses d’assurance maladie » (Ondam), inscrit dans les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS).Voir par exemple ici.

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Bac : la grève continue localement

Avec le soutien de l’intersyndicale, la grève des examens continue localement à un niveau plus faible que le 17 juin mais avec de nouvelles formes d’action plus radicales. C’est dans l’enseignement agricole que le mouvement semble le mieux installé. Après le blocage du centre de correction de Montauban, des enseignants ont entrepris le 18 juin celui de Rennes. Le mouvement est soutenu par les syndicats du public, du privé et des MFR. En Ile de France, un collectif annonce  un temps fort le 20 juin dans 45 lycées. Des professeurs de philosophie de l’académie de Créteil ont entrepris une rétention des notes. Dans l’académie de Versailles, une assemblée générale des professeurs de philosophie a décidé de ne pas retirer les copies. Leur notation fictive est en débat.

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TRIBUNE DE SOUTIEN PARENTS À LA GRÈVE DU BAC PUBLIÉE DANS MEDIAPART « À nos enfants » : « Nous, parents donnons raisons aux profs en grève pour les examens de fin d’année. »

https://blogs.mediapart.fr/louise-thierry/blog/170619/nos-enfants

TRIBUNE DE SOUTIEN PARENTS À LA GRÈVE DU BAC PUBLIÉE DANS MEDIAPART « À nos enfants » : « Nous, parents donnons raisons aux profs en grève pour les examens de fin d’année. »

Tribune d’un Collectif de parents d’élèves de Paris mobilisés contre la Loi Blanquer publiée dans Mediapart
« Il n’y aura pas de loi Blanquer, j’en serai fier », Jean-Michel Blanquer, Avignon, 25 mai 2017 – Paris, 19 février 2019 : Adoption en première lecture, après engagement de la procédure accélérée, du projet de Loi « Pour une école de la confiance » – Nous, parents donnons raisons aux profs en grève pour les examens de fin d’année.
« Il n’y aura pas de loi Blanquer, j’en serai fier », Jean-Michel Blanquer, Avignon, 25 mai 2017
Paris, 19 février 2019 : Adoption en première lecture, après engagement de la procédure accélérée, du projet de Loi « Pour une école de la confiance »
Paris, 17 juin 2019
Parents d’enfants scolarisés dans des établissements publics parisiens – élus ou non dans les conseils d’écoles ou conseils d’administration des collèges et lycées, regroupés ou non en associations – nous souhaitons réaffirmer, comme nous l’avons fait à maintes reprises et sous diverses formes, depuis plusieurs mois, notre opposition au projet de loi « Pour une école de la confiance ».
Depuis l’adoption de ce texte en première lecture par  l’Assemblée nationale, les actions des parents d’élèves se sont en effet multipliées : distributions de tracts, rassemblements, défilés, manifestations, occupations, réunions, assemblées générales, réalisations d’affiches et de banderoles visibles sur les façades des établissements… De nombreuses opérations « écoles et collèges déserts » ont été menées au cours desquelles les taux d’absence des enfants ont oscillé entre 50 et 80% dans les écoles maternelles et élémentaires et dépassé les 90% dans les collèges : ces chiffres, à eux seuls, donnent la mesure du rejet massif de cette loi par les parents d’élèves.
Au cours de ces mois de mobilisation, les différents points de vue échangés en assemblées ou sous forme d’écrits convergent immanquablement vers le même constat : ce texte constitue une atteinte d’une gravité inédite aux principes fondamentaux qui structurent l’éducation publique. Le premier est celui d’une enseignement qui soit le mêmes pour tous, seul garant d’une égalité de traitement, quels que soient les territoires et les milieux sociaux dont les élèves sont issus. On nous rétorque que la société est de fait profondément inégalitaire : raison de plus pour ne pas creuser davantage les inégalités au sein du système éducatif par une mise en concurrence des établissements, doublée d’une mise en compétition sans cesse accrue des enfants et adolescents (création d’étalissement ultra-sélectifs et multiplication des évaluations dès la maternelle, mise en place de plateformes organisant le tri et l’exclusion sous couvert d’orientation à l’issue du collège et du lycée, etc.). L’éducation que nous souhaitons pour nos enfants n’a pas pour finalité de produire efficacement des « compétences » quantifiables pour le marché du travail, mais de former des citoyens, d’éveiller leur conscience critique. La concurrence ne doit pas tenir lieu de politique éducative : cette orientation constitue une entorse criante au principe constitutionnel d’égalité entre les humains, gravé au frontispice de nos établissements.
De nombreux aspects de la loi (mutualisation des services et des personnels, mise en situation professionnelle de personnels peu qualifiés et précarisés, inclusion et absence de traitement spécifique pour les élèves en situation de handicap…) concourent à une diminution des moyens financiers et humains préoccupante, dont on conçoit mal qu’elle puisse concourir en quoi que ce soit à améliorer les conditions d’enseignement alors que de nombreux établissements sont au bord de la rupture (faire plus et mieux avec toujours moins…).
Réunis en commission paritaire le 13 juin, les députés et sénateurs se sont accordés sur un texte très légèrement remanié qui ne modifie en rien l’esprit de la loi. Le maintien du rappel du devoir d’exemplarité à l’article1, largement dénoncé comme contrevenant à la liberté d’opinion, sonne  bien plutôt comme une menace …
Pour toute réponse, face à cette mobilisation inédite des parents d’élèves et de l’ensemble de la communauté éducative, Jean Michel Blanquer s’est déclaré, le 31 mai dernier, « serein », autant dire sourd et aveugle. Parents d’élèves mobilisés à Paris pour la défense de l’enseignement public, nous soutenons l’appel à la grève des examens lancé par la quasi-totalité des syndicats enseignants le 6 juin dernier, relayé par les principales organisations lycéennes.
    Paris – Collectif de parents d’élèves mobilisés contre la Loi Blanquer
    Contact : parentspasconfiants[at]gmail.com
https://blogs.mediapart.fr/louise-thierry/blog/170619/nos-enfants

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Décisions de l’AG Éducation IDF du 18 juin : la grève continue, temps fort ce jeudi 20 juin

Malgré les délais extrêmement courts de convocation depuis hier soir, l’AG Éducation Île-de-France a réuni environ 70 collègues en provenance de 45 établissements ou regroupements d’établissements (AG de villes ou de bassins), de scollègues ayant participé aux AG de philosophie des trois académies, ainsi que des représentants des Stylos Rouges et de Bloquons Blanquer.

L’AG a donné lieu à des débats riches et pointus sur les prochaines échéances, et a adopté les trois motions suivantes.


1) « L’AG Éducation Île-de-France interdegrés qui s’est réunie ce jour appelle à reconduire le mouvement de grève pendant la période des examens (Bac, Bac pro, Brevet), et appelle à un nouveau temps fort de grève ce jeudi 20 juin, avec manifestation commune à l’Île-de-France et AG le soir. »

(Unanimité moins 2 abstentions et 1 NPPV.)

L’AG a mandaté quelques collègues pour déposer le parcours de manifestation et réserver la salle. Nous vous tiendrons informés dès que nous aurons confirmation pour la manif et pour l’AG.



2) « L’AG Éducation Île-de-France salue la grève majoritaire des corrections de BEP en Seine-Saint-Denis, et les décisions des AG ayant lieu à l’occasion des réunions d’entente de philosophie d’Île-de-France (non-retrait reconductible des copies à Versailles, rétention des notes à Créteil, et appel à toutes les disciplines à agir sur les opérations de Bac à Paris).

L’AG Éducation IDF appelle à suivre leur exemple et à étendre notre mouvement à des actions sur les opérations du Bac dans toutes les disciplines (non-retrait des copies, rétention des notes, action sur les jurys et la notation, etc.).

À cet effet, l’AG Éducation IDF appelons :

– à des piquets de grève lors des corrections du Bac pro (24-25 juin), à l’exemple des corrections de BEP en Seine-Saint-Denis

– à une AG interdisciplinaire des correcteurs et correctrices d’Île-de-France le lundi 24 juin à partir de 18h à Paris (salle en cours de réservation), pour discuter et décider de nos actions sur les opérations du Bac (corrections, notation, jurys, etc.). La réussite de cette AG nécessite les efforts de toutes et de tous pour mobiliser nos réseaux personnels, les syndicats et les associations disciplinaires à tous leurs niveaux. »

N’hésitez pas à diffuser cette information au plus vite, sans attendre la confirmation du lieu de l’AG, qui vous sera communiqué dès que possible !

La date et l’heure précises de cette AG ont donné lieu à une discussion minutieuse, et la date du lundi 24 juin à partir de 18h a été choisie afin d’inclure les collègues de lycée pro qui seront en grève de correction ce jour et les collègues de lycée GT de toutes les disciplines (notamment ceux de lettres, avec leurs épreuves anticipées de français, etc.), et pour se laisser un délai raisonnable pour assurer le succès de cette AG (communication vers les syndicats et associations disciplinaires, travail sur le cadrage juridique, etc.).



Nous rappelons que l’intersyndicale nationale d’hier lundi 17 juin appelle « les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée collectivement. (…) Des préavis de grève sont déposés sur toute la période des examens et concours. »

La grève du Bac a démarré le 17 juin, elle a continué aujourd’hui : maintenant le bras de fer est vraiment engagé avec le ministère.

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CR AG 93 du mardi 18 juin

Bahuts présents:Utrillo 25 présents
Angela Davis 10 présents
Feyder 5 présents
Marcelin Berthelot 12 présents
Eluard 11 présents
Germaine Tillon 9 présents
Jean Zay 12 présents
Suger 8 présents
Rostand à Villepinte 18 présents
Jean Renoir (Bondy) 5 présents
Aubrac a Pantin 1 présent
Mozart au Blanc Mesnil 1 présent

Dans les établissements qui sont centres d’examen, même constat sur les conditions déplorables de surveillance:Plusieurs salles avec 40 candidats pour 1 seul surveillant.Nombreux surveillants non profs (proviseur/adjoint/secrétaires/AED/infirmiers/profs de collèges alentours, etc.)Peu ou pas de surveillants de couloirs.Des collègues non grévistes surconvoqués.
Dans certains bahuts, des collègues grévistes lundi convoqués aujourd’hui alors qu’il ne l’était pas initialement > Sanction.

Un résumé de l’AG d’hier matin à Saint-Denis et de l’Ag île de France d’hier soir ont été faits (voir CR).

Rappel des actions d’aujourd’hui:
3 megapiquets par zone pour faire venir les médias.
Manif cet aprèm depuis Necker à 15h > Refus de la préfecture, manif annulée et remplacée par un rassemblement au Sénat à 14h pour rejoindre les Psy EN.Proposition de faire la tournée urgences locales. 

—-

CR de l’Intersyndicale d’hier soir:
Dépôt d’un préavis + soutien à la reconduction aujourd’hui, difficile d’avoir plus en termes d’appel à la grève.
Freinage par le Snalc (pour appel clair à la grève du brevet).
Nécessité de faire pression sur les syndicats pour aller au tribunal administratif concernant les irrégularités de surveillance (SNES réticent).
Le 27 juin sera surement une journée de grève de la surveillance du brevet + journée fonction publique.


Suite mobilisation:- Caisse de grève longuement évoquée, une commission sera dédiée à ce sujet demain matin à partir de 9h30.- Vie scolaire: appel à se rapprocher des CPE et AED afin qu’ils ne pallient pas l’absence des collègues grévistes.- Rétention des notes: longs débats sur les modalités, les conséquences et les aspects légaux. Une autre commission sera dédiée à traiter ce sujet demain matin à 9h30.
Les collègues de philo de l’académie de Créteil réunis en réunion d’entente aujourd’hui ont voté la rétention des notes: 52 pour, 24 abstentions ,0 contre.L’AG a voté à l’unanimité le soutien aux collègues de philo et appelle les collègues de l’ensemble des autres disciplines à retenir les notes. Une troisième commission traitera des modalités demain matin à 9h30.La grève du jury du 04 juillet a été votée: 46 pour, 10 abstention, 0 contre (24 collègues de lettres, 22 collègues non convoqués, 1 CPE, deux profs doc n’ont pas participé au vote).La reconduction de la grève demain mercredi 19 juin a été votée: 65 pour, 36 abstentions (majoritairement collègues non convoqués demain).

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Mobilisation contre la réforme Blanquer Grenoble

Petit récit sur les événements qui se sont déroulés à Grenoble hier et aujourd’hui
Nous avons été près de 300 hier à nous mobiliser au rectorat de Grenoble pour témoigner de notre indignation face à la loi Blanquer. A l’issue de l’AG nous avons voté à plus des 2/3 pour la reconduction de la grève aujourd’hui.  Nous nous sommes donc retrouvés à 12h au rectorat pour une AG afin de décider des moyens d’action et de la suite du mouvement.  Vers 13h, opération coup de poing : nous nous sommes introduits dans le rectorat et avons occupé les lieux jusqu’à 16h45. Nous avons demandé à rencontrer la rectrice pour faire part de nos revendications laissées aux oubliettes depuis des mois après plusieurs rencontres entre les différentes délégations et le rectorat.
L’objectif premier était de faire part de notre mécontentement sur les manipulations chiffrées, à savoir la minimisation du pourcentage de gréviste, estimé à 5%, voire 2,5%. Estimation peu crédible et incohérente lorsque le calcul se base sur l’ensemble du personnel, y compris ceux qui n’étaient pas convoqués à surveiller le DNB.
Après plusieurs minutes d’échanges avec le directeur du cabinet de Mme la rectrice, nous avons réussi à obtenir cet échange avec  la rectrice elle-même. Une délégation de 6 personnes était autorisée à rencontrer cette dernière. Nous avons d’abord proposé une rencontre avec 35 personnes. Proposition refusée. Mme la rectrice n’est-elle pas en mesure de communiquer avec 35 adultes ? On nous demande pourtant de la faire avec 35 adolescents tous les jours..
Finalement, afin de ne pas être décrédibilisés, nous avons accepté la rencontre avec une délégation de 6 personnes. Nous voulions être reçus et entendus, nous ne pouvions pas refuser le dialogue. 
Au terme de la discussion (nous n’espérions pas grand chose) la rectrice a « entendu » les revendications et stipule qu’elle n’a pas la main mise sur les résultats des grévistes. Soit. 
Nous avons obtenu ce que l’on souhaitait, à savoir un bruit médiatique. Plusieurs médias ont fait le déplacement après les force de l’ordre. Un court article est déjà paru dans le Dauphiné libéré, nous attendons la suite (france bleu isère, M6, etc..)
https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/06/18/isere-grenoble-operation-coup-de-poing-des-professeurs-sont-rentres-dans-le-rectorat
En tout cas, quel joie de voir et vivre ce mouvement qui est une vraie réussite !  La communication du ministre consiste à marteler que tout cela reste marginal mais la réalité est tout autre. Les difficultés rencontrées dans plusieurs établissements sont réelles, les conditions d’examen ne sont pas réunies. L’ampleur de la mobilisation d’hier et aujourd’hui témoigne également du contraire. 
Nous avons donc voté pour une autre AG demain à 12h30 qui aura lieu à Stendhal avec des casseroles ! Oui, nous comptons faire du bruit !  Nous espérons bien que ce sera relayé dans les médias et que notre ministre ne pourra plus se défiler. 
A été voté enfin un appel à la grève les 24 et 27 juin prochains. Nous espérons que la mobilisation sera forte pour le premier jour de surveillance du brevet des collèges. 
Nous ne sommes pas encore représenté médiatiquement et je pense que c’est enjeu de taille. Le ministre à une compétence qu’on ne peut lui enlever, elle s’appelle « communication », avec le mot « dialogue » c’est une autre question…A nous maintenant de poursuivre le combat, de faire parler de nous sur les réseaux sociaux, dans les journaux, et de faire comprendre au plus grand nombre que notre but n’est pas de perturber nos élèves actuels ou de leur faire payer quoi que ce soit mais qu’au contraire, nous nous battons pour préserver un baccalauréat national, bien moins inégalitaire que la loi Blanquer. 

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Grève des examens : prolongations locales

 » Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la chaîne des bahuts, appellent les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales, et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée ». Réunie le 17 au soir, l’intersyndicale du second degré (Snes Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, Cgt, Cgt agricole, Sud éducation, Sud territoires, Snalc, Sundep, Cgc) à laquelle s’ajoutent les stylos rouges, la Chaine des bahuts et la CNT, couvre par des préavis les grèves locales.

 » L’appel intersyndical à la grève de la surveillance des épreuves ce lundi 17 juin a été bien suivi. En dépit de la communication lénifiante du ministre de l’Education nationale, les centres d’examens ont été obligés de faire des sur-convocations, des pressions, des appels à d’autres personnels. Les épreuves se sont déroulées, parfois au prix de conditions inacceptables », note l’intersyndicale.

Plusieurs assemblées locales ont pris les devants et décidé de prolonger la grève. C’ets le cas à Lyon où une assemblée de 300 grévistes a voté la prolongation de 24 heures de la grève. Dans l’académie de Toulouse, différents modes de prolongation ont été votés selon les départements.

Pour autant, l’intersyndicale n’appelle pas à continuer partout la grève. Elle s’en remet aux décisions locales. La grève annoncée pour le 27 juin est à confirmer.  » Déterminées à poursuivre l’action, les organisations appellent à mettre en débat la grève le jeudi 27 juin, premier jour de la surveillance du brevet des collèges et journée d’action interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires. »

Grève du bac : la stratégie du pire

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Grève du 17 : une contestation nationale

« Je dirais au ministre qu’on est plus sur un divorce que sur un mariage ». La petite phrase de Jean-Rémi Girard, président du Snalc, en réponse au « petit pli à la robe de la mariée » évoqué le matin même par JM Blanquer, donne le ton de la journée de mobilisation réussie du 17 juin même si les épreuves du bac ont eu lieu partout. En fin de journée l’intersyndicale du 2d degré appelle les enseignants à décider en assemblée générale la poursuite ou non du mouvement.

Une grève nationale

 » Cette grève est incompréhensible. Qu’elle soit le jour du bac n’est pas acceptable ». Sur France Inter, le 17 au matin, JM BLanquer dénonce « la prise d’otage du système » du fait de l’appel à la grève lancé par l’intersyndicale (Snes Fsu, Snuep Fsu, Snetap Fsu, Cgt, Cgt agricole, Sud éducation, Sud territoires, Snalc, Sundep, Cgc) pour le 17 juin, premier jour du grève. JM Blanquer ne comprend pas un mouvement alors que, selon lui « on a fait plusieurs mois de concertation ». Pour lui les syndicats feraient la fine bouche. « On dit « Il y a un petit pli a la robe de la mariée », explique t-il. Il se plaint d’une « agressivité décalée » de certains syndicats. Il annonce que les épreuves vont se passer normalement.

Pourtant ce qui ressort des dépêches c’est que la grève a une dimension nationale, avec des nombres de grévistes très variables d’un établissement à l’autre. A Toulouse, une AG des professeurs réunit un millier de personnes. A Pantin 70 enseignants sont réunis le matin devant le lycée Aubrac. Au lycée Bourdelle de Montauban, la surveillance est assurée par des étudiants, des inspecteurs et des personnels de direction, assure le Snes local. A Paris la manifestation réunit plus d’un millier de professeurs. Un groupe d’enseignants du collectif « Bloquons Blanquer » manifeste devant la victoire de Samothrace dans le musée du  Louvre. Parfois ça se passe mal comme au lycée agricole de Montauban où la police évacue des grévistes manu militari.

Quel taux de grévistes ?

Le ministère annonce finalement 5% de grévistes dans le second degré et 0.5% dans le premier. Des chiffres démontés par M Piquemal dans Libération. « Les proviseurs ont convoqué les professeurs les moins susceptibles de faire grève… Les professeurs en lutte depuis des mois n’avaient pas d’obligation de service ce lundi. Or comment faire grève quand on ne travaille pas ? ».

Le taux réel de grévistes est évalué à 25 à 50%. « Il s’est passé des choses à peu près partout », remarque Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu, interrogée par le Café pédagogique. « Le mouvement n’est pas le souci de quelques collèges. L’inquiétude est partagée », note-elle. Interrogé par le Café pédagogique, Jean-Rémi Girard, président du Snalc, estime que la majorité des enseignants est hostile à la réforme du lycée.

Un mécontentement plus vaste que la réforme du lycée

A Paris, dans la manifestation on distribue de faux sujets de philosophie du bac. « Communiquer est-ce dialoguer ? » ou « Peut-on économiser sur l’essentiel ? »…  Interrogé par le Café pédagogique, Pierre Jean-Luc, professeur de SES à Vendoeuvre (54) est venu manifester à Paris  contre le « plan social » qui frappe les ES du fait de la réforme du lycée. « Dans mon lycée on est trois . Quand je partirai en retraite l’année prochaine il n’y aura plus que deux professeurs de SES ». Pour lui la réforme « agrège les mécontentements liés au salaire, à la réforme de la fonction publique ». Le ministre « a tout fait pour en arriver là », à cette grève un jour de bac.

« Il va falloir que le ministre sorte de sa tour d’ivoire », nous dit F Rolet. « S’il ne fait rien on a des mouvements qui demandent la reconduction des actions ». Elle évoque la transformation du métier du fait du futur bac 2021 qui va transformer les enseignants en évaluateurs. « Le troisième trimestre sera utilisé que pour des évaluations », note-elle pour la 1ère et la terminale. « On voit tous les travers de la réforme dans les difficultés pour les élève à obtenir la spécialité demandée ». Du coup, pour elle, « le mouvement est durable. On ne peut pas continuer comme cela ».

Grève du bac : la stratégie du pire

Dans Libération

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Communiqué intersyndical et inter-collectifs à diffuser largement

Le communiqué intersyndical et inter-collectifs adopté aujourd’hui, appelle « les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales, et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée collectivement ». Un point d’appui pour tou.te.s les collègues qui ont décidé de reconduire la grève ou décideront de le faire demain !

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Décisions de l’AG Éducation Île-de-France du lundi 17 juin : demain on reconduit !

L’AG Éducation Île-de-France s’est réunie ce lundi 17 juin au soir dans la grande salle historique de la Bourse du Travail de Paris, après avoir dû changer de salle devant l’affluence massive.

Environ 250 collègues étaient présents, en provenance de 125 établissements et écoles de toute la région parisienne, un chiffre inégalé jusque là (maximum 80 établissements et écoles).

Les bilans des chiffres de grève et des décisions d’AG présentés par l’ensemble des départements sont extrêmement réjouissants (jusqu’à 84 % ce matin au LP Gaston Bachelard à Paris 13ème).

L’AG Éducation IDF se félicite de la réussite de cette première journée de grève des examens, qui est d’ores et déjà historique et au-delà de toute attente, et du rassemblement francilien qui a réuni environ 2000 collègues. Nos cortèges sont partis en manifestation déterminée dynamique en direction du ministère.

L’AG Éducation IDF s’est prononcée ce soir sur plusieurs motions :

1) « L’AG Éducation IDF, réunie le lundi 17 juin en présence de 250 collègues provenant de 125 établissements et écoles de toute la région parisienne, appelle à reconduire la grève le mardi 18 juin. »

Adoptée à l’unanimité des 250 présents, moins 16 abstentions et 11 NPPV.
Par ailleurs, un décompte a été fait des mandats d’AG (d’établissement, de ville ou de bassin) qui avaient déjà décidé de reconduire la grève : 17 avaient d’ores et déjà décidé de reconduire la grève, contre 1 mandat s’abstenant.

2) Pour le programme de la journée du mardi 18 juin, l’AG Éducation IDF appelle :
– à organiser et se rassembler à 7h30 sur deux ou trois piquets de grève par département de la région parisienne, dans le respect des décisions d’AG, afin de permettre aux collègues (de LGT, LP, collège et premier degré) de se rassembler.
Il revient aux départements de s’organiser pour décider des piquets de grève qui leur paraîtront les plus judicieux, et à utiliser les mailing-lists locales ainsi que rp-bahuts-en-lutte@fautvoir.com
(Unanimité moins 14.)

– à organiser des tournées dans les centres d’examen sur le temps du midi, afin de visibiliser et d’étendre la grève, et / ou à développer des convergences avec les services d’urgences hospitalières en lutte.
(Unanimité moins 40.)

– à participer massivement à une manifestation à 15h de l’hôpital Necker au ministère de l’Éducation Nationale.
C’est dans le souci de construire concrètement la convergence de tous les services publics en lutte que le départ de la manifestation est fixé à l’hôpital Necker.
(Parcours en attente de confirmation, restez à l’affût !)
(Unanimité moins 20.)

– à se réunir en AG Éducation IDF à 17h30 à la Bourse du Travail de Paris.
(Réservation de la salle en cours, probablement en salle Hénaff à l’annexe de la Bourse du Travail, au 85 rue Charlot.)
(Unanimité moins 14.)

3) « L’AG Éducation IDF appelle à décider en Assemblée Générale, à chaque occasion possible, de la poursuite des mobilisations durant les opérations du Bac, du Bac pro et du Brevet, notamment lors des réunions d’entente, des corrections du Bac pro et du Brevet, des jurys d’examen, et par la rétention des notes. »
(Unanimité moins 3.)

Un compte-rendu rapide des AG tenues dans les départements et de leurs décisions suivra dès que possible.

Le bras de fer s’est engagé avec Blanquer, faisons-le plier !

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La coordination nationale des collectifs contre les réformes et l’intersyndicale

L’appel intersyndical à la grève de la surveillance des épreuves ce lundi 17 juin a été bien suivi. En dépit de la communication lénifiante du ministre de l’Education nationale, les centres d’examens ont été obligés de faire des sur-convocations, des pressions, des appels à d’autres personnels. Les épreuves se sont déroulées, parfois au prix de conditions inacceptables.

Une fois de plus, le gouvernement a campé sur ses positions méprisantes et autoritaires. Il a refusé le dialogue social et toute réponse au préavis de grève, mais s’est vu obligé de défendre ses réformes, et de renoncer à certaines mesures de la loi Blanquer.

La grève de la surveillance des épreuves a été majoritaire dans bon nombre d’établissements.

Elle a aussi mobilisé en collège.

Les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la chaîne des bahuts, appellent les personnels à continuer à se réunir en assemblées générales, et à poursuivre la grève là où elle a été ou sera décidée collectivement, pour :

une revalorisation significative des rémunérations ;

le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;

le retrait du projet de loi « Fonction publique ».

Des préavis de grève sont déposés à cet effet sur toute la période des examens et concours.

Les organisations dénoncent toutes les formes de pressions et de répressions touchant les élèves et les personnels. Elles soutiendront toutes celles et ceux qui en sont victimes.

Déterminées à poursuivre l’action, les organisations appellent à mettre en débat la grève le jeudi 27 juin, premier jour de la surveillance du brevet des collèges et journée d’action interfédérale contre la loi Fonction publique et pour la revalorisation des salaires.

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FAKIR NANTES – La préfecture se lance !

Je suis Thibault Lhonneur, directeur du journal Fakir et si je vous écris, c’est pour le lancement de la préfecture nantaise, autour d’Andréa!


Andréa se réjouit déjà de vous exploiter dans les semaines et mois à venir! Des journaux, des films, du collage, des Café Fakir, des heures à écouter des discours du rédac chef’, bef, la joie fakirienne sous toutes ses formes!


Mais vous vous doutez bien, faut que ça puisse s’organiser et bien!Aussi, si vous avez envie de rejoindre la préfecture, vous pouvez contacter Andréa à l’adresse suivante: nantes.fakir@gmail.com

Et si vous êtes vraiment déterminé, vous pouvez rejoindre la boucle télégram dédiée à la préfecture ici: https://t.me/joinchat/CumBeBdhKMWDN45HXumJOw(

Pour info, telegram est une application dispo sur android, iphone et ordi de messagerie instantanée).
Sans vous, on ne peut rien, avec vous on peut beaucoup, et c’est pour ça qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner!
A bientôt,

Thibault LHONNEUR
Fakir Presse
06 14 81 51 93

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