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Communiqué commun AFPS, CCFD – Terre solidaire, Fair finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq : « Un rapport dévoile les liens entre cinq banques et assurances françaises et les colonies israéliennes »

Communiqué commun : Association France Palestine solidarité, CCFD – Terre solidaire, Fair finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq

Paris, le 29 mars 2017

Plusieurs organisations (Association France Palestine solidarité, CCFD – Terre solidaire, Fair finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

La colonisation israélienne dure depuis cinquante ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de six mille nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 23 décembre 2016, la résolution 2334 [1], exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

Cette colonisation ne pourrait exister sans la contribution des banques israéliennes qui financent les constructions, et des sociétés israéliennes qui fournissent services et infrastructures dans les colonies. Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation, et les entreprises israéliennes contribuent au maintien et au développement des colonies israéliennes. En 2013 déjà, une mission d’enquête indépendante des Nations unies dénonçait le rôle primordial des banques israéliennes dans la colonisation et les conséquences en termes de violations des droits de l’Homme.

L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis) et AXA.

Chacune de ces sociétés détient plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes [2]. Au- delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de deux cent quatre-vingt-huit millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société générale, Crédit lyonnais et Natixis) à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les colonies en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des colonies israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières.

De nombreuses institutions financières étrangères [3], publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les colonies. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et d’assurances françaises concourent à la poursuite de la colonisation et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses colonies. Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes, soutient indirectement la colonisation. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les colonies israéliennes est plus que problématique [4]. Là encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.

[1] https://www.un.org/webcast/pdfs/SRES2334-2016.pdf

[2] http://www.fairfinancefrance.org/media/373618/links-between-french-banks-and-companies-profiting-from- the-occupation-of-160628.pdf http://www.fairfinancefrance.org/media/373619/links-between-french-fis-and-israeli-banks-160614.pdf

[3] C’est notamment le cas du fonds de pension du Gouvernement norvégien (2010), du fonds de pension néerlandais PGGM (2013), du fonds de pension luxembourgeois FDC (2014) des banques danoise et allemande, Danske Bank (2014) et Deutsche Bank (2014) et du fonds de pension de l’Eglise méthodiste américaine (2016).

[4] Centrale électrique avec Israel Electric Corporation (IEC) ; tramway de Jérusalem

Lire le rapport : Les liaisons dangereuses de banques françaises avec la colonisation israélienne mars 2017

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Ce que Pisa nous apprend pour améliorer l’enseignement des sciences

Quelles méthodes, quelles organisations sont les plus efficaces pour améliorer l’enseignement des sciences ? Intitulé « Politiques et pratiques pour des établissements performants », le volume II des résultats de Pisa 2015 vient de sortir. Il propose des analyses fines des différents facteurs  qui influent sur le niveau en sciences. Certains concernent l’organisation du système éducatif comme le nombre d’heures de cours ou d’élèves en classe, ou encore le salaire du professeur. D’autres renvoient à ce qui se passe en classe depuis la discipline aux méthodes utilisées.

Des résultats globaux inquiétants

Publiés en décembre 2016, les premiers résultats de Pisa 2015, la grande évaluation commune des systèmes éducatifs des pays de l’OCDE, ont été accueillis avec un relatif soulagement. c’est la stabilité qui l’emporte avec des scores qui tournent autour de la moyenne de l’Ocde. Si les résultats arrêtent une dégringolade qui a commencé au début du siècle, les écarts entre les disciplines augmentent. Alors que le niveau en français se redresse, celui des sciences ne bouge pas mais le niveau en maths décroche. Surtout, les écarts se creusent entre les élèves favorisés et les défavorisés, entre les autochtones et les immigrés, entre la filière professionnelle et la générale. Avec Pisa 2015, au pays de l’égalité revendiquée, le système éducatif français montre encore un peu plus le chemin des inégalités…

En sciences, qui est la matière principale dans Pisa 2015, la France est un peu au dessus de la moyenne Ocde (493) avec 495 points. Un niveau stable. On compte 29 % d’élèves performants et très performants, soit un peu plus que la moyenne. Mais on a 22% d’élèves en difficulté (21% en 2006); ce qui est un peu plus que la moyenne Ocde. On observe là l’éclatement du système éducatif.

La publication en français du volume II des analyses de Pisa donne l’occasion d’aller voir plus loin et de dégager les facteurs qui influent sur ces résultats. L’OCDE va ainsi jusqu’à avancer des recommandations pour les politiques éducatives

Quelles méthodes d’enseignement sont efficaces ?

Quelles méthodes pédagogiques sont efficaces pour enseigner les sciences ?  » Les résultats de l’enquête PISA montrent que lorsque les enseignants expliquent et démontrent fréquemment les concepts scientifiques, et discutent des questions des élèves (une méthode d’enseignement appelée communément l’enseignement dirigé par l’enseignant), les élèves obtiennent de meilleurs résultats en sciences, affichent de plus fortes convictions par rapport au bien-fondé de la démarche scientifique (ou convictions épistémiques) et sont plus susceptibles d’envisager exercer une profession scientifique à l’âge adulte. Lorsque les enseignants adaptent leurs pratiques aux besoins des élèves, par exemple en apportant une aide personnalisée quand un élève a des difficultés à comprendre un sujet ou un exercice, ou en modifiant leurs cours quand la plupart des élèves trouvent le sujet difficile à comprendre, les élèves obtiennent de meilleurs scores en sciences et affichent de plus fortes convictions épistémiques. « , affirme le rapport.

Le rapport valide aussi la pratique du feedback, sous ses 5 formes :  » « le professeur me dit quels sont mes résultats à ce cours » ; « le professeur m’indique quels sont mes points forts dans cette matière » ; « le professeur me dit dans quels domaines je peux encore m’améliorer » ; « le professeur me dit comment je peux améliorer mes résultats » ; et « le professeur me donne des conseils sur la façon d’atteindre mes objectifs scolaires »… Dans les pays de l’OCDE, plus les élèves estiment que leurs enseignants leur fournissent fréquemment un feedback, plus ils sont susceptibles d’envisager une carrière scientifique et plus leurs convictions épistémiques sont importantes ».

Inversement la démarche d’investigation, fortement promue en France, n’est pas efficace selon l’OCDE.  » Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’existe aucun système d’éducation dans lequel les élèves ayant déclaré être fréquemment exposés à l’enseignement fondé sur une démarche d’investigation (qui leur demande d’effectuer des expériences ou des travaux pratiques) obtiennent un score plus élevé en sciences. Après contrôle du statut socioéconomique des élèves et des établissements, une exposition plus importante à l’enseignement fondé sur une démarche d’investigation est corrélée à de moins bons résultats des élèves en sciences dans 56 pays et économies », dit le rapport.

La pédagogie différenciée, sous ses trois formes (« le professeur adapte son cours aux besoins et aux connaissances de la classe » ; « le professeur apporte une aide personnalisée quand un élève a des difficultés à comprendre un sujet ou un exercice » ; et « le professeur modifie son cours quand la plupart des élèves trouve le sujet difficile à comprendre ») est perçue positivement. Le gain serait de 20 points. Or c’est un point où la France est particulièrement mal placée puisque seuls le Luxembourg et la Belgique font moins appel que nous des 54 pays ou zones étudiés par Pisa.

Heures d’enseignement et discipline

On le savait déjà mais Pisa permet de l’évaluer précisément. Il y a un lien direct entre l’exposition à l’enseignement et la discipline en cours et les résultats en sciences.

En moyenne les élèves des pays de l’OCDE ont 3h30 d’enseignement en sciences par semaine et autant en maths. Chaque heure d’enseignement supplémentaire entraine un gain moyen de 5 points. Les clubs science, les compétitions de sciences sont fortement corrélés à des résultats supérieurs (+21 points).

Les experts de l’OCDE ont par contre calculé que les heures de travail en dehors du cadre scolaire sont contre productives. Plus le temps de travail en sciences  hors école est long moins bons sont les résultats. Voilà qui fait réfléchir…

Mais un autre critère prend une grande importance dans la réussite : c’est la discipline. L’absentéisme en cours est fortement lié à des résultats faibles. C’est vrai pour les élèves absentéistes :en moyenne leurs résultats sont inférieurs de 45 points, presque une année, à ceux de leurs camarades. Mais c’est vrai aussi pour les autres élèves de la classe. L’absentéisme a un effet négatif sur la progression de tous. La France est un pays où il est supérieur à la moyenne OCDE mais plus faible que chez beaucoup de nos voisins.

Par contre nous sommes les champions du retard. La France fait même partie des pays où il augmente le plus.  » En moyenne, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les élèves étant arrivés en retard à l’école au moins une fois durant les deux semaines précédant l’enquête PISA ont obtenu, lors des épreuves de sciences, un score inférieur de 27 points à celui des élèves n’ayant jamais été en retard, et de 23 points après contrôle du profil socioéconomique des élèves et des établissements », note l’OCDE.

Cette constatation invite à poser la question de la discipline en général.  » Les élèves qui ont déclaré connaître un meilleur climat de discipline dans leurs cours de sciences obtiennent de meilleurs résultats en sciences, après  contrôle du statut socioéconomique des élèves et des établissements. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, chaque augmentation d’une unité de l’indice du climat de discipline dans les cours de sciences (équivalent à un écart-type) est corrélée à une hausse du score de 11 points dans les épreuves de sciences, après contrôle du statut socio-économique des élèves et des établissements », écrit l’OCDE. Or la France avant dernière, juste avant la Tunisie, en ce qui concerne le climat de discipline dans les établissements. Concrètement cela se traduit par une partie importante du temps de classe perdu pour assurer l silence et le suivi du cours.

Petites classes et salaires des enseignants

Il y -a-t-il un lien entre taille de la classe et résultats en sciences ?Il ne saute pas aux yeux. Car les classes des filières d’élite sont les plus chargées et ont de très bons résultats. Mais ce qu’indique l’OCDE , c’est que  » en moyenne les élèves dans des classes moins denses ont indiqué plus fréquemment que les élèves dans des classes plus denses que leurs enseignants adaptent leur enseignement en fonction de leurs besoins, de leurs connaissances et de leur niveau de compréhension ». Or ça on a vu que c’était efficace.

Beaucoup plus net est le lien entre salaire des enseignants et résultats des élèves. On peut toujours trouver des exceptions. Par exemple les salaires élevés des enseignants au Mexique ou en Colombie (par rapport au salaire local) ne sont pas associés à des résultats élevés. Inversement Macao ou la république tchèque obtiennent de bons scores avec des enseignants mal payés. Mais globalement le spays qui ont de bons résultats en sciences sont ceux qui payent correctement leurs enseignants. C’est le cas par exemple de Singapour, le Japon,  Hong Kong.

Dernier point auquel l’OCDE tient beaucoup: l’autonomie des établissements.  » Dans les systèmes d’éducation où les chefs d’établissement ont davantage de responsabilités dans la gouvernance des établissements, les élèves obtiennent un score plus élevé en sciences », écrit l’OCDE. Mais l’OCDE nuance elle même cette appréciation.  » Les élèves accusent un score plus élevé en sciences tout particulièrement lorsque leur chef d’établissement dispose d’une plus grande autonomie en matière de ressources, programmes et autres politiques scolaires  et, notamment, dans les pays où il existe un suivi ou une publication des résultats scolaires au fil du temps et où les chefs d’établissement s’investissent davantage dans la direction pédagogique. Dans une certaine mesure, ce constat suggère également que lorsque les chefs d’établissement n’ont ni la préparation, ni les capacités nécessaires pour assurer la direction, le transfert du pouvoir aux établissements peut malencontreusement nuire aux élèves, dans la mesure où le personnel des établissements peut, dans ce cas, être privé des ressources et de l’expertise disponibles à des niveaux supérieurs du système. Les élèves obtiennent également un score plus élevé en sciences dans les pays où davantage d’enseignants jouissent d’une certaine autonomie en matière de programmes. Ces résultats soulignent l’importance de tirer parti de l’expertise des enseignants ».

Pour mieux réussir en sciences il ne suffira pas de multiplier les managers et de désétatiser comme le promettent plusieurs candidats à la présidentielle. C’est une autre gouvernance, associant les enseignants, qui est efficace. Si l’on en croit l’OCDE…

Pisa 2015 Volume II

Résultats de Pisa 2015

Dossier Pisa

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Gazette d’@rrêt sur images, n°484. Incroyable : nous avons vu des femmes dans LE café de Sevran

Gazette d’@rrêt sur images, n°484

Deux femmes sont venues, avec une caméra cachée. Elles ont un peu énervé les clients du bar. Elles ont recueilli une citation croustillante. Le reportage est passé au 20 Heures de France 2. Et voilà comment un bar PMU de Sevran (93) est devenu LE symbole des « bars intégristes interdits aux femmes ». Un territoire perdu de la République. La campagne présidentielle s’est jetée sur le sujet. Et le Bondy blog a eu beau réaliser une remarquable contre-enquête, peu reprise, l’image est restée. Voilà pourquoi nous avons voulu tourner l’émission de cette semaine au bar PMU « Le Jockey club » de Sevran. Nous en revenons à l’instant. Et (incroyable !) nous y avons vu des femmes. Notre émission est ici (1).

Un nouveau venu, sur le site, cette semaine : Fabrice Nicolino, journaliste spécialisé dans l’écologie. Il viendra régulièrement nous signaler, en vidéo, des sujets délaissés par les medias. Pour sa première chronique, il a choisi de revenir sur la sécheresse dans le département français de Mayotte (silence dans les medias) et, pire encore, dans l’archipel des Comores (silence redoublé). Sa chronique est ici (2).

 

Daniel Schneidermann

(3)

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Contractuels : un texte harmonise des pratiques rectorales

 » La volonté d’harmoniser les pratiques académiques de gestion des contractuels a conduit à définir plus précisément au niveau national, dans un cadre rénové, les règles de gestion et de rémunération applicables, tout en préservant la souplesse nécessaire à une gestion de proximité et à la couverture de l’ensemble des besoins en personnels enseignants, notamment lorsqu’ils ne peuvent être couverts par la voie des concours », précise la circulaire publiée au BO du 23 mars.. Elle définit notamment la durée du contrat et son renouvellement. Mais  » les modalités de classement dans l’espace indiciaire de référence, ainsi que celles relatives à la réévaluation de la rémunération, sont définies par les recteurs »…

 

Circulaire

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La drôle d’enquête du CNRS sur la radicalisation des lycéens

Drôle d’enquête menée par Olivier Galland et Anne Muxel sur le processus de radicalisation chez les jeunes et dévoilée le 20 mars. L’enquête ne prétend pas être représentative de la jeunesse française. Les eux chercheurs expliquent que si elle porte sur 7000 jeunes , ils ont fait le choix d’établissements de banlieue ou le taux de jeunes musulmans est particulièrement fort.

Cela ne les empêche pas d’arriver à une conclusion générale qui est que la radicalisation est liée à la religion et non à la discrimination dont souffrent ces jeunes.  » Nous avons constaté dans notre étude un effet religieux qui est, on ne peut le nier, présent chez les jeunes musulmans de notre échantillon », disent-ils. « D’une part, ils sont trois fois plus nombreux que les autres à défendre une vision absolutiste de la religion – en considérant à la fois qu’il y a « une seule vraie religion » et que la religion explique mieux la création du monde que la science. 11 % des jeunes de notre échantillon sont sur cette ligne, un chiffre qui triple pour ceux de confession musulmane. D’autre part, quand on combine le degré d’adhésion à cet absolutisme religieux et la tolérance à l’égard de la déviance ou de la violence, on retrouve le même facteur multiplicatif : 4 % des jeunes de toutes confessions défendent une vision absolutiste de la religion tout en adhérant à des idées radicales, alors que ce chiffre est de 12 % chez les jeunes musulmans de notre échantillon… Le fait est que la prise en compte des sentiments de discrimination ne diminue qu’à la marge l’effet religieux. Dans notre échantillon, les jeunes musulmans qui se sentent discriminés adhèrent certes plus souvent à des idées radicales que ceux qui ne se sentent pas discriminés. Or, qu’ils soient discriminés ou non, ils sont toujours plus nombreux que les autres jeunes à adhérer à ces idées ».

Tirer une conclusion générale d’un échantillon que l’on a soi même construit en le désignant comme non représentatif aboutit au final à trouver ce que l’on cherche. Une conclusion qui alimente le discours contre l’Islam.

Dans le journal du CNRS

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Gazette d’@rrêt sur images, n°483. Macron et les medias : pourquoi tant d’amour ?

Gazette d’@rrêt sur images, n°483

Ils l’aiment, c’est certain. Et ils le lui disent, à longueur d’édtoriaux, de sondages flatteurs, de couvertures de magazines. Ou encore, en n’étant pas trop curieux sur ses donateurs, ou les variations de son patrimoine. Mais pourquoi les medias aiment-ils tant Emmanuel Macron ? Parce qu’il fait vendre ? Parce qu’il est nouveau sur le marché ? Parce que fondamentalement, les propriétaires de medias et les patrons des rédactions sont idéologiquement « raccord » avec lui et considèrent, comme lui que droite et gauche sont des notions dépassées ? C’est avec deux journalistes, le directeur de Match Bruno Jeudy, et le « spécialiste Macron » de Mediapart Mathieu Magnaudeix, que nous tentons de répondre à la question : pourquoi tant d’amour ? Notre émission est ici (1).

Cette semaine encore, ne ratez pas nos chroniques.

C’est en partant de l’histoire…de l’isoloir, que Mathilde Larrère raconte l’histoire de l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel. Sa chronique est ici (2).

Quant à Océanerosemarie, elle a vibré avec le « rêve » des medias pour la jeune Mélanie Ségard, la jeune trisomique qui « rêvait » de présenter la météo. En se demandant bien pourquoi des medias si émerveillés n’embauchent pas davantage de handicapés. Sa chronique est ici (3).

 

Daniel Schneidermann

(4)

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Remplacements : la nouvelle circulaire

Annoncée par la ministre dans la circulaire de rentrée, la nouvelle circulaire sur le remplacement des enseignants change la donne au primaire come au secondaire. Elle commence par un rappel de tous les textes encadrant les différents types d’absence (enfant malade, concours, election etc.) pour arriver au régime des remplacements.

Dans le 1er degré, la circulaire invite à  » abandonner la distinction des zones de remplacement en fonction des catégories d’absence. L’ensemble des remplaçants sont affectés dans des zones pour répondre à l’ensemble des besoins de remplacement et à la formation continue des enseignants. Les zones de remplacement sont déterminées, par arrêté, par l’inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’éducation nationale après avis du comité technique départemental ». La circulaire de rentrée annonçait que  » l’ensemble des remplaçants sont affectés dans des zones pour répondre à l’ensemble des besoins de remplacement et à la formation continue… et qu’un remplaçant a vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste, toute durée) dans l’intérêt du service et des élèves. » C’est bien la cas.

Dans le second degré, les modifications sont tempérées. Si ma circulaire rappelle le décret de 2005 c’est pour en atténuer les effets.  » Le chef d’établissement recherche en priorité l’accord des enseignants pour participer à ce dispositif même s’il a la possibilité de recourir à la désignation d’un enseignant en l’absence de volontaires », dit la circulaire. « Par ailleurs, par-delà le recours à un remplaçant pour assurer la continuité pédagogique d’un enseignement, la mobilisation des moyens de surveillance est assurée, notamment par le recours aux services des assistants d’éducation ».

La circulaire

Sur les remplacements

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Le Snuipp publie ses revendications

« Le Snuipp ne cède pas au fatalisme ». Alors qu’il n’est question, dans le débat électoral, que de sabrer des têtes de fonctionnaires et de tailler dans les budgets éducatifs, le Snuipp présente le 16 mars un Livre blanc qui regroupe ses exigences. Le premier syndicat du primaire rappelle la priorité au primaire et égrène ses revendications comme si de rien n’était. Objectifs : mettre l’école dans le débat électoral, convaincre les candidats aux élections et peut-être relever les espérances d’enseignants démoralisés. 2017 ? Même pas peur !

Parler haut et fort

« On voit bien que la situation nationale n’est pas bonne. On investit le débat politique sur la base de ce qui est nécessaire pour l’école. On veut faire réagir les candidats là dessus ».  Christian Navarro, co-secrétaire général du Snuipp, fixe l’ambition du « Livre blanc » que le syndicat publie quelques semaines avant les élections. Alors que l’Ecole est quasi absente du débat politique, le Snuipp veut  » porter haut et fort la voix des enseignantes et enseignants des écoles ».

6 milliards pour le primaire

Haut et fort ça commence avec la revendication d’un plan d’investissement de 6 milliards pour l’école primaire. Une somme calculée sur la base de la dépense moyenne pour le primaire dans les 11 pays de l’OCDE comparables à la France. En France on dépense 7201 € en moyenne pour chaque élève du primaire contre 9 744 pour les 11 pays.

« Tout le monde n’a pas pris la mesure de l’état de l’école primaire », explique F Popineau, co secrétaire générale.  » Imaginer qu’on puisse améliorer l’école en supprimant des postes est scandaleux ». Le Snuipp demande un plan pour embaucher « plusieurs dizaines de milliers d’enseignants ».

Même calcul pour les effectifs élèves. En France on compte 19.4 élèves en moyenne pour chaque professeur du primaire contre 14.7 pour les mêmes pays.  Et tout de suite il demande des maxima : 25 élèves par classe, 20 en éducation prioritaire : des seuils que Benoît Hamon a retenu dans son programme.

Aligner le temps de travail sur le secondaire

La troisième grande revendication c’est baisser le temps de travail à 18h + 3h de travail d’équipe. « On a la volonté d’aligner le temps de service des professeurs des écoles sur celui des enseignants du secondaire », explique C Navarro. « C’est l’égalité des services ». Cette baisse permettrait de faciliter le travail d’équipe.

C’est cet esprit d’équipe que défend aussi le Snuipp  en gardant l’idée du directeur d’école pair parmi les enseignants. « On trouve qua ça marche bien », explique F Popineau. Le Snuipp manifeste ainsi son opposition à l’autonomie des écoles que plusieurs candidats ont inscrit à leur programme. « Le renforcement de la hiérarchie ne répondra pas aux besoins des écoles ». « Si demain matin il y a un directeur supérieur hiérarchique, ça  ne diminuera pas les charges sur les collègues », estime R Metzger, co secrétaire général.

Le Snuipp va maintenant envoyer aux politiques son Livre Blanc. Et l’accompagner, à partir du 20 mars, de la mise en ligne d’une vidéo quotidienne sur Youtube.

Le livre blanc

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La Sociale N°25 : plus de 130 000 spectateurs et l’aventure continue!


Le cap des 130 000 spectateurs est dépassé !

Chères amies, chers amis,
Nous sommes heureux de vous annoncer que le cap des 130 000 spectateurs a été dépassé depuis le week-end dernier. Chaque semaine, ce sont environ 5 000 spectateurs qui se déplacent pour aller voir « La Sociale ». Pas besoin de mise en examen, du soutien de milliardaires de la presse ou de refus de se présenter devant la justice pour faire parler de notre film. Sereinement, les spectateurs s’intéressent à ce qui devrait alimenter la campagne électorale dans une république seine, c’est à dire les retraites, la santé et la vie de la cité.
Le DVD est prêt. Il est accompagné d’un livret de 12 pages et de trois bonus: les scènes coupées, un entretien avec le réalisateur et une réflexion sur ce que pourrait être la sécu de demain avec l’intervention du professeur André Grimaldi.
Notre prestataire ayant pris un peu de retard, il sera envoyé aux souscripteurs à la fin du mois. Vous pouvez toujours le commander sur http://www.lasociale.fr/dvd/ Il sera ensuite distribué par nos amis de CP Productions.
Vive le cinéma, vive La Sociale!

L’équipe de La Sociale


Où voir « La Sociale » cette semaine du 15 au 22 mars ?

Pour trouver la séance la plus proche de chez vous:
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=249160.html

ALBI (cinéma), ARGELESGAZOST (cinéma), AURILLAC (Le Crystal), AVIGNON (Utopia), BELLEVILLE (cinéma), BIARRITZ (Le Royal), BORDEAUX (Utopia), BOULOGNE SUR MER (Stars), BOURG EN BRESSE (La Grenette), BRUAY LA BUISSIERE (Les Etoiles), CAHORS (Cinéma), CHÂTEAU RENARD (cinéma), DOUCHY LES MINES (L’Imaginaire), FRANGY (Cinébus), FRONTIGNAN (Ciné Mistral), GOURDON (cinéma), GRENOBLE (Le Méliès), LES VANS (cinéma), LIMOGES (Grand Ecran), LOUDENVIELLE (Cinéma), MAULEON (cinéma), METABIEF (Ciné du Mont d’Or), MONTPELLIER (Utopia), MONTPELLIER (Le Diagonal), MONTREUIL (Le Méliès), NARBONNE (CGR), NIMES (Le Sémaphore), PARIS (Espace Saint-Michel), PAULLIAC (Cinéma), PERPIGNAN (Le Castillet), PONT DE CE (Cinéville), PONT STE MAXENCE (Le Palace), RENNES (L’Arvor), ROSTRENEN (Cinéma), SARLAT (Le Rex), SAVIGNY LE TEMPLE (Jacques Prévert), SELLLES SUR CHER (Le Studio), ST DENIS (L’Ecran), ST FARGEAU PONTTHIERRY (Cinéma Espace 26 couleurs), ST GIRONS (Max Linder), ST HERBLAIN (Le Lutetia), ST MARTIN D’HERES (Mon Ciné), STRASBOURG (L’Odyssée), THOUARS (Le Familia), TIERCE (cinéma), TOULOUSE (American Cosmograph), TOURNEFEUILLE (Utopia), VIC EN BIGORRE (cinéma).

Carte des projections de La Sociale

Projections de campagnes électorales:

Dans le cadre des campagnes électorales présidentielles et législatives, vous pouvez organiser vos propres projections-débats. Des tarifs spéciaux ont été négociés. Pour cela contactez Jérémie Pottier sur pottier.jerem@gmail.com


Pour nous contacter:

Rouge Productions

Camille Gillet
7 rue Ambroise Thomas
75 009 Paris
mail: rouge@rougeprod.fr
tel: 01 47 70 04 33

Pour organiser des projections
Jérémie Pottier-Grosman
Réseaux et partenariats
jerem.pottier@lasociale.fr
06.50.40.24.00

Marion Pasquier
Programmation salles
mpasquier.prog@gmail.com
06 79 21 84 67


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Attac repeint l’Apple Store Saint Germain

Attac repeint l’Apple Store Saint Germain

Action 16 mars 2017

Lundi 13 mars, 30 militant·e·s d’Attac ont opacifié la vitrine de l’Apple Store de Saint-Germain-des-Près, en la recouvrant de blanc de Meudon. Ils dénonçaient l’opacité financière et l’évasion fiscale pratiquée par la marque à la pomme pour échapper au paiement des impôts dans les pays où elle vend ses ordinateurs, smartphones et autres objets connectés.
Vidéo de l’action « Attac repeint l’Apple Store Saint-Germain »

En 2016, la Commission européenne a déjà condamné Apple à rembourser 13 milliards d’euros à l’Irlande. À cette occasion, elle a mis en évidence que les client·e·s d’Apple achetaient leurs produits à une filiale irlandaise plutôt qu’aux magasins qui leur vendaient ces produits. Par divers accords fiscaux passés avec l’Irlande, Apple a réussi l’exploit de payer entre 2 % et 0,005 % d’impôt sur les sociétés pour l’ensemble de ses activités européennes. Cette amende de 13 milliards d’euros n’est que la partie visible de l’iceberg. En 2016, Apple détenait 215 milliards de dollars sur des comptes offshore. Des sommes colossales qui échappent à la fiscalité des pays dans lesquels la multinationale exerce réellement ses activités.

Pour lutter contre l’opacité financière, la société civile se mobilise depuis des années en faveur du « reporting » pays par pays, soit l’obligation pour des multinationales comme Apple de rendre publics le nombre de filiales, le chiffre d’affaires, les profits et le nombre d’employé·e·s dans tous les pays où elles sont implantées. Cela permettrait de jeter la lumière sur leurs pratiques d’optimisation fiscale. Apple fait également partie des clients du cabinet d’affaires PwC qui ont passé des accords secrets avec le Luxembourg révélés par les lanceurs d’alerte du LuxLeaks.

Qu’elle soit légale ou illégale, l’évasion fiscale, qui permet aux multinationales et aux personnes fortunées d’échapper au paiement de leur juste part d’impôts, est une pratique que nous ne pouvons pas accepter.

Vidéo live de l’action sur Facebook

L’action Apple doit rendre l’argent ! En images

Revue de presse : « Attac refait la déco d’Apple »

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Alors que des candidat·e·s promettent de diminuer le nombre de fonctionnaires, de couper les vivres aux collectivités locales ou de reculer encore l’âge de la retraite parce que les « les caisses de l’État sont vides » , nous voulons démontrer que de l’argent, il y en a beaucoup, accumulé, dissimulé, évadé par les plus riches et les multinationales. Attac France participe ainsi à l’espace commun « Nos droits contre leurs privilèges », qui souhaite faire entendre la voix des mouvements sociaux pendant la période électorale. Dans ce cadre, elle s’apprête à publier un rapport « Rendez l’argent » qui fera la démonstration qu’il est possible – et urgent ! – de récupérer près de 200 milliards d’euros par an. Comment ? Par des mesures balisées et crédibles, qui pourraient être mises en œuvre par un gouvernement volontariste et poussé par les citoyen·ne·s, associations, mouvements et syndicats mobilisés en ce sens.

L’action visant Apple est la première d’une série d’actions qui seront menées partout en France dès le samedi 1er avril, notamment dans le cadre de la semaine mondiale d’action contre les paradis fiscaux #EndTaxHavens. Cette semaine est portée par l’Alliance mondiale pour la justice fiscale, qui rassemble des mouvements qui luttent contre l’évasion fiscale partout dans le monde. Il s’agira notamment de marquer le premier anniversaire, le 3 avril 2017, de la publication des « Panama Papers » .

Pour en savoir plus : « Du 1er au 7 avril 2017 – Semaine mondiale d’actions contre l’évasion fiscale »

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Un millier de postes de professeurs des écoles au concours interne et sur la liste d’aptitude

Le Journal officiel du 14 mars publie la répartition des postes de professeurs des écoles inscrits au concours interne et proposés pour la liste d’aptitude. 147 postes sont offerts  au 1er concours interne et 833 sur la liste d’aptitude. C’est exactement le même nombre qu’en 2016. Mayotte prend un quart des postes proposés.

Parmi les dernières mesures d’intégration des instituteurs dans le corps des professeurs des écoles, le premier concours interne offre 147 postes en 2017.  Cela ne concerne qu’une minorité de départements :  principalement Mayotte (70), La réunion (9), Polynésie (3) , Bouches du Rhône (7), Isère (6), Alpes Mmes (5).

La liste d’aptitude propose 833 postes.150 sont réservés à Mayotte et 45 à la Polynésie.  On en compte ensuite 37 dans les Yvelines, 34 en Val d’Oise, 23 dans le 92, 26 dans les Alpes maritimes, 29 en Bouches du Rhône et 27 à Paris.

Nombre de postes

Concours interne

Liste d’aptitude

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Fillon confirme : 500 000 postes de fonctionnaires supprimés rapidement

Le candidat Républicains a confirmé le 13 mars les suppressions de postes dans la fonction publique et présenté un programme qui transfère une centaine de milliards vers les plus favorisés en augmentant les prélèvements sur les plus pauvres par la hausse de la TVA et l’augmentation de l’age de la retraite.

« Simplification » du Code du travail, 40 milliards donnés aux entreprises et impôt des entreprises baissé compensés par une hausse de la TVA, retraite repoussée à 65 ans mais relèvement du quotient familial et rétablissement de l’universalité des prestations au bénéfice des plus fortunés, le programme de F Fillon, présenté le 13 mars transfert des ressources publiques vers  les plus favorisés.

F Fillon a aussi confirmé sa volonté de « réduire de 500 000 le nombre d’emplois publics, par le non remplacement d’un départ sur deux en retraite ». C’est plus que le retour de la politique qu’il a mené entre 2007 et 2012 et dont le quinquennat Hollande a tout juste suffit à gommer les principaux effets.

Sur les 500 000 emplois au moins 150 000 seront à trouver dans l’Education nationale. F Fillon a déjà annoncé le transfert de l’enseignement professionnel aux régions. Une masse d’emplois en lycée pourrait aussi être supprimés par la réforme du bac qui se limitera  à 4 disciplines.

Mais le candidat Républicains a préféré le 13 mars  aligner les contre vérités sur l’école  » négligée ces dernières années. Je souhaite la refocaliser sur ses missions fondamentales : apprendre à lire, écrire, compter, connaître l’histoire de notre pays et ses valeurs civiques, apprendre un métier, apprendre le respect et la fraternité ». Selon le Cevipof, F Fillon peut compter sur les voix de 15% des enseignants. C’est la catégorie sociale qui a été la plus heurtée par les affaires que traine le candidat.

 

Son programme

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Privé : une croissance moins forte en 2016 qu’en 2015

A la rentrée 2016, l’enseignement catholique a vu ses effectifs augmenter de 16 134 élèves, soit deux mille de moins qu’en 2015 où 18 470 jeunes avaient rejoint ses rangs.  C’est ce qu’indiquent « Les chiffres clés de l’enseignement catholique » que vient de publier le secrétariat général de l’enseignement catholique.  Cette information vient relativiser la « ruée vers le privé » annoncée par certains. L’enseignement catholique français reste le plus important en Europe en terme d’effectifs scolarisés, loin devant l’Espagne ou la Belgique.

 

Poussée du privé

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Web-lettre de L’École Émancipée


Web-Lettre envoyée le dimanche 12 mars 2017

Voici les articles publiés sur le site L’École Émancipée depuis 4 semaines

Cécile Ropiteaux : Combattre l’extrême droite… et ses idées !

10 mars 2017

Début février, le FN a rendu public son programme… enfin, celui de sa candidate : les mots Le Pen ou Front National ont disparu, signes de la stratégie de « dédiabolisation ». Et puis ce n’est pas un programme, mais un projet présidentiel, un inventaire court de 144 « engagements », imprécis et très peu (…)

Arnaud Malaisé : L’enjeu de la marche contre les violences policières du 19 mars

10 mars 2017

Lieux de relégation spatiale, les banlieues concentrent les inégalités. Parmi les quasi 5 millions d’habitants des quartiers labellisés politiques de la ville, l’Insee en dénombre 27% au chômage contre 10% nationalement, 42% sont sous le seuil de pauvreté contre 14% nationalement, les contrats (…)

Virginie Solunto : à 15h40 c’est la grève !

10 mars 2017

15h40 ce pourrait être un horaire de train…celui de l’égalité qui n’est pas souvent à l’heure et jamais complet. Non, vous le savez, 15h40, c’est l’heure à laquelle les femmes commencent à travailler bénévolement, puisque leurs salaires sont, pour de multiples raisons, en moyenne de 26% inférieurs à ceux (…)

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Gazette d’@rrêt sur images, n°482. Abstention piège à cons, vraiment ?

Gazette d’@rrêt sur images, n°482

Comme à chaque élection depuis vingt ans, les télés se re-penchent sur cette peuplade étrange, les abstentionnistes. Est-ce croyable ? Un électeur sur quatre, ou sur trois, ne se sentirait pas concerné par la campagne. Et les invectives de pleuvoir : flemmards ! Mauvais citoyens ! Irresponsables ! Et les chroniqueurs des medias mainstream de fustiger « l’abstention, piège à cons ». Nous avons fait le choix inverse. Nous avons choisi de recevoir deux auteurs de livres plutôt favorables à l’abstention électorale, et de les écouter comme leur thèse le mérite, sans avoir peur de les pousser dans leurs retranchements sur les implications de leur choix.

Face à eux, et pour défendre la nécessité civique de la participation au vote, nous avons invité l’ancienne ministre Rama Yade, aujourd’hui candidate à la présidentielle, en recherche de ses parrainages. C’est peu dire que sur le plateau, elle nous a causé une sacrée surprise. Je ne vous en dis pas plus. Décidément, le « Système » a du plomb dans l’aile. Notre émission est ici (1).

Daniel Schneidermann

(2)

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[infocom-ldh] Communiqué du comité de soutien à Antoine Deltour : « 15 mars : prononcé du verdict du procès en appel « LuxLeaks » »

 15 mars : prononcé du verdict du procès en appel « LuxLeaks »

Communiqué de presse du comité de soutien à Antoine Deltour

Vers un changement d’ère en Europe pour la protection des lanceurs d’alerte et pour le droit à l’information ?

Épinal, le 8 mars 2016,

Le procès en appel des lanceurs d’alerte Luxleaks s’est déroulé en 5 séances entre le 12 décembre 2016 et le 9 janvier 2017. Le verdict sera prononcé le 15 mars.

En première instance, Antoine Deltour et Raphaël Halet avaient été scandaleusement condamnés respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis et 1500 et 1000 euros d’amende.

Lors de l’ouverture du procès en appel, près de 300 citoyens européens ont exprimé sur le parvis du tribunal de Luxembourg leur soutien aux inculpés et, dans toutes les langues européennes, ont clamé un chaleureux « Merci » à Antoine, Raphaël et Edouard Perrin.

En Europe, suites aux révélations LuxLeaks, des voix de plus en plus nombreuses se sont mobilisées pour une justice fiscale veillant à ce que les entreprises multinationales payent leur juste part d’impôt et contribuent à subvenir aux besoins sociaux ainsi qu’aux indispensables investissements publics.

La société civile européenne a également demandé que soient prises de véritables mesures de transparence et de droit à l’information sur le montant des impôts payés par les multinationales dans chaque pays.

L’affaire LuxLeaks a aussi prouvé le rôle important que peuvent jouer les lanceurs d’alerte. Il importe d’assurer leur protection car ils jouent un rôle essentiel dans la lutte contre la corruption et pour l’information des citoyens, conditions d’une meilleure mise en œuvre de nos principes démocratiques.

Suite aux révélations LuxLeaks et aux poursuites engagées contre les lanceurs d’alerte, les instances communautaires et les États européens ont commencé, certes timidement, à faire évoluer les cadres législatifs concernés.

Les débats, lors du procès en appel, ont montré que la qualification de lanceur d’alerte et de défenseur de l’intérêt général ne pouvait être contestée à Antoine Deltour et Raphaël Halet.

Le 15 mars nous serons encore une fois à côté d’Antoine, Raphaël et Edouard avec le Comité de solidarité luxembourgeois aux inculpés LuxLeaks. Le comité de soutien à Antoine organise un déplacement à Luxembourg depuis la Lorraine. Un rassemblement à l’initiative de différentes ONG est également prévu à Paris.

En lançant l’alerte, les trois prévenus ont agi pour le bien commun ; leurs révélations ont rendu un immense service aux citoyen-ne-s européen-ne-s. 

Leur relaxe serait le symbole attendu d’un changement d’ère en Europe sur les questions fiscales, pour la protection des lanceurs d’alerte et pour le droit à l’information.

Le communiqué en version PDF

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Le manque de sommeil altère le cerveau des ados

Ne pas assez dormir ou se coucher trop tard entraine une diminution du volume de matière grise du cerveau des adolescents, annonce l’Inserm. Ces conclusions ont été obtenues par des chercheurs de l’Inserm de l’Unité 1000 « Neuroimagerie et psychiatrie » (Inserm/Université Paris-Descartes/Université Paris-Sud) qui ont étudié le cerveau et les habitudes de sommeil de 177 élèves de 14 ans. Les chercheurs ont étudié les habitudes de sommeil de 177 élèves de 14 ans scolarisés dans des collèges de région parisienne. En moyenne, les enfants se couchent à 22h20 en semaine pour se lever à 7h06 et se couchent à 23h30 le weekend pour se lever à 9h45. Mais il existe de fortes disparités entre les adolescents. Les chercheurs ont constaté qu’une durée de sommeil courte (moins de 7h)  en semaine et qu’une heure de coucher tardive le week-end, étaient corrélés avec des volumes plus petits de matière grise dans plusieurs régions cérébrales (le cortex frontal, le cortex cingulaire antérieur et le précuneus.   Le résultat le plus significatif de notre étude est très certainement celui qui montre que plus les adolescents se couchent tard le weekend, plus leur volume de matière grise est diminué.

 

Communiqué

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Brevet : modification des épreuves de français histoire géo

L’usine à gaz du nouveau brevet connait ses premières modifications avant même la première session. Une note publiée au BO du 9 mars modifie le déroulé et les épreuves de français histoire géo et complexifie encore un peu plus le monstre DNB. Du coup le calendrier des épreuves est impacté.

 » Pour l’épreuve 2 de français, histoire et géographie, enseignement moral et civique, l’exercice de réécriture, d’une durée de 10 minutes, initialement prévu l’après-midi à 14 h 50, à la suite de la dictée, est déplacé au matin sur l’horaire de la première partie, deuxième période, « français », qui se trouve allongé du temps correspondant », annonce une note publiée au B du 9 mars. « Cet exercice de réécriture, qui porte sur une partie du texte proposé à la compréhension des candidats, s’effectue donc entre 11 h 15 et 12 h 25, au gré de chaque candidat, avant, pendant ou après le questionnement sur le corpus de textes et documents à caractère littéraire ou artistique, auquel il est adjoint. La consigne de cet exercice de réécriture figure sur la même feuille de sujet que le questionnement et chaque candidat rédige sa réponse sur la même copie. Cet exercice donne lieu à une évaluation sur 5 points distincte de celle du questionnement, qui est sur 20 points. Cette note sur 5 points est saisie séparément pour le relevé de notes du DNB ».

Par suite, l’horaire des différentes épreuves écrites de l’examen terminal a été partiellement modifié. Ce nouvel horaire est précisé dans les annexes jointes à la présente note.

La note

Nouveau brevet une complexité inutile

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Fillon droitise encore son programme pour l’Ecole

C’est un prêté pour un rendu. Quelques jours après la manifestation du 5 mars soutenue notamment par des organisations proches des écoles hors contrat réactionnaires, François Fillon annonce le 9 mars à Besançon qu’il veut que l’Etat les finance. C’est un élément du nouveau programme éducatif de François Fillon en nette rupture avec les politiques menées depuis plusieurs quinquennats. Un programme qui se présente comme traditionaliste mais qui en fait applique les recettes du New Public Management : paye au mérite, autonomie, responsabilisation allant jusqu’au tri précoce des élèves.

Stop and go

« Les programmes de l’enseignement obligatoire ont été « allégés » et leur simple lecture est incompréhensible pour les parents, et même parfois pour les professeurs. Les nouveaux programmes d’histoire négligent la chronologie et font l’impasse sur le « récit national »… Professeurs, chefs d’établissement, inspecteurs qui ont choisi leur métier parce qu’il incarnait une haute idée du savoir sont découragés. Découragés de recevoir des instructions fabriquées par une caste de pédagogues déconnectés. Découragés de voir que les objectifs de mérite et d’excellence sont bannis de l’école ».

A Besançon le 9 mars, le candidat des Républicains n’a eu de mots assez durs sur les réformes menées depuis 2012. Réformes pour lesquelles il veut le grand soir : l’abrogation des rythmes scolaires, chaque collectivité territoriale décidant du temps scolaire ,et abrogation de la réforme du collège, chaque établissement devenant autonome.

Financement du privé hors contrat

F Fillon annonce un large financement du privé. Il veut « faire commencer la scolarité obligatoire à cinq ans au lieu de six ». Cette mesure vise surtout à faire financer par l’Etat une année de maternelle du privé sous contrat. Le candidat veut même aller plus loin et gommer encore davantage la séparation entre public et privé en prenant en compte les écoles hors contrat ,proches il est vrai de ses soutiens.  » Dans les zones de revitalisation rurale et les zones urbaines sensibles, l’Etat soutiendra la création d’établissements publics ou privés indépendants et innovants ». Evoquant les écoles Espérances banlieue, proches de la droite extrême, F Fillon annonce qu’il subventionnera les écoles hors contrat.  » L’Etat ne devra plus s’opposer à cette nouvelle offre éducative issue de la société civile ; il devra leur faciliter la tâche et les aider ».

Autonomie des établissements

Au primaire,  Filon déroule un programme traditionaliste tout en confiant l’organisation du temps scolaire à chaque commune. « Je veux concentrer les trois quarts du temps de l’enseignement élémentaire sur le socle de connaissances : lecture, calcul, écriture, grandes dates et grands personnages de l’histoire de la Nation, géographie de la France et de ses régions.. Je veux laisser aux collectivités territoriales la liberté de décider de l’organisation du temps scolaire. »

Dans le secondaire c’est l’autonomie des établissements qu’il revendique en précisant que c’est le role du chef d’établissement et le statut des enseignants qui doivent changer.  » Je revaloriserai les traitements des enseignants en tenant compte de leur mérite et en leur demandant d’être plus présents dans l’établissement. Je confierai progressivement aux chefs d’établissement du second degré le choix de  leurs personnels… Pour le collège, je veux abroger la réforme de Mme Vallaud-Belkacem « .

Suppressions de postes

Les suppressions massives de postes de fonctionnaires passeraient par le lycée. F Fillon envisage de réduire à 4 disciplines l’enseignement qui y sera donné.  » Il faut permettre à chaque élève de première et de terminale de se concentrer davantage sur les matières qui le prépareront le mieux à la suite de son parcours. Je veux revaloriser le baccalauréat en réduisant à 4 le nombre d’épreuves ». Pou r le post bac il instaurerait la sélection à l’entrée dans le supérieur. « Les universités devront faire connaître aux lycéens, pour leurs différents parcours de licence, les épreuves qu’elles recommandent de choisir au baccalauréat ». Les suppressions de postes passeront aussi par l’enseignement professionnel qui passera aux régions. Le personnel deviendrait fonctionnaires territoriaux.

Tri des élèves

Reste la pédagogie. F Filon veut rétablir l’uniforme. Mais il a surtout la solution aux difficultés des élèves en créant une filière poubelle. « Je veux que les élèves qui sont exclus définitivement par le conseil de discipline, soient inscrits dans des établissements adaptés afin qu’ils modifient leur comportement et se remettent sur la voie des apprentissages scolaires fondamentaux ». Leurs parents seront sanctionnés par la suppression des allocations de rentrée, des allocations familiales et des bourses.

Petite touche finale, F Fillon supprimera « le Conseil supérieur des programmes créé par la gauche, parce que ses choix et son idéologie ont contribué à l’affaiblissement de notre système éducatif ». Et surtout parce que dans des établissements autonomes, voire ouvertement anti républicains, il n’est plus besoin de programmes nationaux

Le discours

L’échec du New Public Management

F Fillon etle grand changement

Hors contrat : Un rapport inquiétant

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Circulaire de rentrée : le testament pédagogique de N Vallaud Belkacem

Circulaire de rentrée ou testament ? C’est un texte peu ordinaire que publie le BO du 9 mars sous l’appellation de « circulaire de rentrée ». D’habitude ce genre de texte égrène les décisions qui vont s’appliquer à la rentrée prochaine. La circulaire 2017 est largement rétrospective et reprend l’action gouvernementale depuis 2012. Elle va même jusqu’à recommander de continuer ceci ou d’achever cela. Dans ce dernier texte important, la ministre a réuni les grandes orientations du quinquennat. Pour un adieu.

Ils sont venus , ils sont tous là.

Exceptionnellement, le 9 mars, tout le staff ministériel s’est déplacé pour assister au dernier grand geste ministériel de N Vallaud Belkacem. La ministre participe à cette cérémonie en présentant sa circulaire de rentrée comme un véritable testament légué à ses successeurs.

« Je n’ignore rien des échéances »,dit-elle. « Un ou une futur ministre pourrait amender la circulaire. Mais je voulais rappeler le sens et les objectifs de ce ministère. Je veux faire un voeu pour la rentrée.. L’institution scolaire a besoin qu’on lui laisse du temps. Je fais le voeu que l’effort initié par la refondation soit poursuivi ». Et le texte de la circulaire commence lui aussi par le rappel des réalisations et des orientations du quinquennat qui se termine.

Une formation en maths pour les enseignants du primaire

Concernant le primaire, la circulaire invite à maintenir la priorité. Elle devrait être entendue car cette idée se retrouve chez tous les candidats à l’élection présidentielle.

Les points les plus neufs concernent la formation des maitres.  Après la publication des résultats désastreux de TIMMS, le ministère lance une campagne de formation en maths. « Le plan de revitalisation de la formation dans le premier degré initié à la rentrée scolaire 2016 est marqué en 2017-2018 par la priorité accordée à la formation des professeurs des écoles en mathématiques. Un premier volet s’adresse aux professeurs en charge des classes de CM1 et CM2. Il est organisé selon une logique d’action-formation combinant des temps de regroupement et des temps in situ au sein de la classe et de l’école. Pour ces enseignants, il représente la moitié des 18 heures inscrites à l’Obligation réglementaire de service (ORS) au titre des animations pédagogiques et formations. Un second volet s’adresse à l’ensemble des enseignants du premier degré et s’appuie sur la publication sur M@gistère d’une nouvelle collection « Focus : savoirs et démarches pour enseigner dans le premier degré ». Construite comme un ensemble de modules d’auto-formation très courts, cette collection doit permettre de répondre aux besoins des enseignants. »

On notera aussi la mention des Rased : » L’action des Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) sera donc soutenue par un pilotage renforcé de ces réseaux ». La ministre confirme qu’il y aura un maitre surnuméraire (maitre +) dans chaque école de l’éducation prioritaire à la rentrée 2017. Evidemment cela ne veut pas dire qu’il sera à temps plein dans chaque école, même s’il y aura 5161 maitres + pour 4353 écoles en rep.  La circulaire mentionne les APC et rappelle l’obligation du lien avec le collège.

Au collège, « des remontées positives »

Le collège est évidemment un point important de la circulaire. La circulaire rappelle que la dotation horaire par division est augmentée de 3 heures en 2017 :  » L’octroi d’une dotation horaire supplémentaire de trois heures à la rentrée scolaire 2017 permet de répondre efficacement aux besoins de chaque établissement et favorise la diversification des modalités d’enseignement. »

La circulaire insiste sur la nouvelle culture de l’évaluation qui doit être mise en oeuvre « pour éviter une notation sanction à faible valeur pédagogique ». Il  s’agit de privilégier une évaluation positive. Le nouveau livret scolaire unique (LSU) doit y aider et la circulaire invite à le tenir avec soin.

La ministre nous a dit avoir « des remontées assez positives » de la mise  en place de la réforme du collège. « On est loin du chaos annoncé ». « Sur l’accompagnement personnalisé ce qui remonte est très positif », dit-elle. « Prendre en 6ème 3 heures hebdomadaires pour expliquer le travail personnel, les devoirs, la prise de notes, c’est très positif. Les EPI font l’objet d’un travail intensif dans les établissements ». Quant au travail en équipe nécessité par les EPI il permet de « repenser sa façon de faire » et « les projets menés par els élèves donnent du sens aux apprentissages ».  La ministre conclue : c’est pourquoi il serait dommage de remettre en cause tout cela ».

Conservation étendue des notes du bac

On trouvera peu de mentions du lycée. La principale mesure appliquée à la rentrée est la conservation des notes au bac en cas de changement de série dans les voies générale e technologique et encas de changement de spécialité dans la voie professionnelle. La mesure est présentée comme devant faciliter le maintien en formation des élèves. Mais elle pourrait poser problème tant les écarts de niveau peuvent être forts entre séries.

La circulaire évoque aussi de nouveaux aménagements de programme en sciences et informatique. « L’offre de formation proposée aux élèves dans les lycées généraux et technologiques évolue pour accorder toute leur place au numérique et à des contenus d’enseignement renouvelés en mathématiques et en physique-chimie. Dans la lignée de l’enseignement de spécialité d’Informatique et sciences du numérique (ISN) déjà proposé en classe terminale de la série S, un enseignement facultatif d’Informatique et création numérique (ICN) a été introduit en classe de seconde générale et technologique comme enseignement d’exploration. Conjointement, un enseignement facultatif de deux heures hebdomadaires en classe de première générale (S, ES et L) est proposé. Il est étendu en classe terminale des séries ES et L à la rentrée 2017. Ainsi, les élèves de la voie générale qui le souhaitent peuvent désormais suivre un parcours numérique continu de la classe de seconde à la classe terminale ».

La circulaire précise aussi que « l’effort accompli pour favoriser le maintien en formation des élèves ayant échoué aux examens des voies générale, technologique et professionnelle (baccalauréat, BT, BTS, CAP) est prolongé. Les élèves sont autorisés à préparer les examens à nouveau dans l’établissement dans lequel ils étaient précédemment scolarisés. À la rentrée scolaire 2017, l’objectif est d’augmenter significativement le nombre de lycéens qui tentent à nouveau leur chance après avoir été ajournés au baccalauréat ». Mais elle sera plus difficile à appliquer car à la rentrée 2017 on attend 30 000 élèves en plus en terminale….

S’agissant des bacheliers professionnels, la circulaire rappelle qu’à  « compter de la rentrée scolaire 2017 débute pour une durée de trois ans l’expérimentation visant à admettre de droit tous les élèves de baccalauréat professionnel en Sections de technicien supérieur (STS) » sur décision du conseil de classe de terminale.

Renforcement du pilotage en éducation prioritaire

La circulaire s’attache aussi à l’éducation prioritaire. La circulaire affirme vouloir renforcer le pilotage. « Le référentiel de l’éducation prioritaire fournit des repères fiables aux équipes pour permettre de conforter et développer les orientations pédagogiques les plus efficaces.. Une circulaire spécifique renforcera les exigences attendues des différents niveaux de pilotage afin d’impulser et de soutenir plus fortement les évolutions pédagogiques souhaitées au sein des classes et des réseaux ». Pour la ministre, la nouvelle politique d’éducation prioritaire donne des fruits. Elle cite des augmentations du taux de réussite au brevet.

Elle rappelle aussi les aides aux familles :les bourses pour les collégiens seront réévaluées de 25% à la rentrée , les fonds sociaux des lycées passeront à 65 millions. 450 postes seront attribués aux lycées « fragiles » : » Les autorités académiques allouent ces moyens supplémentaires aux établissements les plus en difficulté, selon des critères qu’elles définissent, comme les caractéristiques socio-économiques ou la part des élèves qu’ils scolarisent provenant de collèges en Rep+ et Rep. »

La politique de mixité sociale et territoriale sera poursuivie :  » En 2017-2018, cet engagement s’amplifie et près de la moitié des départements français seront concernés par plus de 80 projets similaires ».

Remplacements : pas de contrainte

Pour les enseignants, la circulaire rappelle les mesures de revalorisation prises en 2017 suite aux accords PPCR.

Reste la question des remplacements. On sait que la Cour des comptes vient d’interpeller publiquement le ministère sur ce point en publiant un référé. La circulaire s’applique aux remplacements du 1er degré. « Un décret permettra d’établir un cadre juridique clair et sécurisé du remplacement dans le premier degré pour décloisonner la gestion et améliorer l’efficacité du remplacement en réaffirmant que l’ensemble des remplaçants sont affectés dans des zones pour répondre à l’ensemble des besoins de remplacement et à la formation continue… et qu’un remplaçant a vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste, toute durée) dans l’intérêt du service et des élèves. Les zones de remplacement comportent plusieurs zones infra-départementales et, le cas échéant, une zone départementale ».

Interrogée par le Café pédagogique, la ministre a expliqué qu’il n’y aurait plus de distinction  entre les brigades de remplacements de courte et de longue durée ce qui permettra d’augmenter le vivier de remplaçants.

Dans le second degré, le décret Robien était tombé en désuétude « à cause de sa façon d’imposer » les remplacements.  « Le nouveau dispositif reposera sur le volontariat », précise la ministre. Elle compte sur la rémunération en heures supplémentaires pour trouver des volontaires. Par contre le ministère améliorera le décompte des remplacements de façon à observer les écarts entre académies et veillera à ce que les formations aient lieu hors temps scolaire. Un décret et une circulaire devraient être publiées très prochainement.

La circulaire

Sur les remplacements

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