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Gazette d’arrêt sur images, n° 521. Porno : et si on se disait vraiment les choses ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 521

Donc, tout serait de la faute du porno. C’est Emmanuel Macron qui le dit. Sommé de prendre des mesures contre les violences faites aux femmes, le président a donc dégainé le porno. Pas seulement le porno. Aussi la pub, les jeux vidéo. Mais notamment le porno. On va le surveiller, on va ouvrir une réflexion, il faudrait que le CSA s’en mêle, etc.

Le porno accessible à tous : simple diversion présidentielle, sur une mesure qui ne coûtera pas un sou à l’État, cheval de Troie du contrôle du net, ou véritable problème qu’il est temps de prendre à bras-le-corps, sans tabou ? Influence des images pornos, violence accrue des pratiques, possibilités réelles de contrôle parental : il était temps de tout mettre à plat sur le sujet. Cette émission (garantie sans une seule image porno) est ici (1).

Et Johnny ? Pas un mot de Johnny, dans notre émission. En revanche, Mathilde Larrère raconte les funérailles de Victor Hugo, dont il a beaucoup été question cette semaine. Conflits d’appropriation, échanges d’insultes entre la gauche, la droite et l’extrême-gauche : toute la France d’aujourd’hui est déjà dans ce moment des funérailles de Victor Hugo. Et déjà, ça se passe aux Champs Élysées ! La chronique de Mathilde Larrère est ici (2).

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Décrochage : le Cnesco plaide pour la continuité

« C’est la continuité dans le temps des politiques scolaires qui produit des effets ». La preuve, Nathalie Mons, présidente du Cnesco, la livre avec les analyses de la conférence de comparaisons internationales organisée par le Cnesco et le Ciep. Au terme d’une étude poussée des facteurs et des politiques de décrochage, le Cnesco montre la réussite de la France qui a su faire baisser nettement le volume du décrochage et le ramener en dessous de la moyenne européenne. L’autre enseignement de la conférence c’est qu’il vaut mieux prévenir qu’intervenir après le décrochage. Là il reste encore beaucoup à faire…

Un décrochage en recul

Impossible de faire le portrait du décrocheur type, explique Pierre Yves Bernard, professeur au CREN et responsable de cette conférence. La recherche dégage 4 types entre les désengagés, qui rejettent l’école, les discrets, les sous performants et les inadaptés.

La même difficulté se retrouve quand il faut compter les décrocheurs. En fait 4 définitions sont utilisées , la plus fréquente étant le taux de sorties scolaires sans diplôme autre que le brevet. Le taux est passé de 13% en 2007 à 8.8% en 2016, soit une belle baisse. La France se situe en dessous de la moyenne européenne (10.7) et fait mieux que l’Allemagne (10.2), le Royaume uni (11) ou l’Espagne (19).

Pourtant le décrochage est un fait coûteux pour la société et il y a urgence à apporter des solutions. Le décrocheur aura nettement moins accès à l’emploi. Une étude évalue le coût du décrocheur ,en manque à gagner, à 230 000 € sur une vie. Or ils sont près de 500 000… Et le décrochage joue aussi sur la participation politique, la santé etc.

L’école facteur de décrochage


L’étude réalisée par le Cnesco montre que cette nette baisse a eu lieu sur tout le territoire, même s’il reste des inégalités. Le Nord, les académies d’Amiens ou Créteil gardent un taux supérieur à la moyenne nationale. C’est dans l’ouest que les taux sont les plus faibles.

Cela veut dire qu’il y a des facteurs locaux de décrochage parmi les nombreux facteurs. Le décrochage est d’abord lié au niveau social et scolaire des parents et au parcours scolaire du décrocheur. Avoir redoublé à l’école ou au collège augmente le risque.

C’est dire que l’école a sa part. D’abord par les insuffisances de l’offre scolaire. Beaucoup de jeunes sont envoyés dans des formations professionnelles qu’ils n’ont aps demandé et n’obtiennent pas leur choix. L’environnement scolaire compte aussi : un établissement mixte socialement aura un taux de décrochage plus faible qu’un établissement défavorisé.

Mais l’étude met aussi en évidence le climat scolaire, le sentiment de justice ou injustice ressentie par les élèves. L’absentéisme est un signal de décrochage particulièrement valable selon l’étude. Le sentiment d’appartenance à son établissement est un élément aussi important. Mais Pisa montre que la France est le pays où il est le plus faible.

Prévenir mieux qu’intervenir


L’étude s’est intéressée aux politiques à mener. La France a développé de nombreux types d’interventions avec des missions locales, les dispositifs relais, les formations spécifiques etc. Ils ont leur efficacité et sont pour beaucoup dans le recul du décrochage. Mais le rapport souligne de forts écarts de coûts (24 000 € pour chaque élève en Epide !) et parle « d’offre de formation balkanisée ».

Mais la conférence met l’accent sur les politiques préventives.  » Intervenir dès les premiers signes d’un possible décrochage quand le jeune est encore dans l’établissement est donc vital », dit N Mons.  » Cet « effet-établissement » fort doit nous amener à renforcer plus encore les interventions des professionnels de l’éducation dans ce cadre. Attention au climat scolaire, identité de l’établissement, qualité de vie dans l’école, souci d’intégrer les plus jeunes à leur arrivée dans le niveau d’enseignement (en 6e, en seconde…), logiciel permettant à l’ensemble de l’équipe pédagogique de suivre efficacement les premières signes du décrochage dans l’établissement ».

Continuer les politiques

La conclusion qu’en tire N Mons  c’est l’efficacité de la continuité des politiques éducatives. « C’est la continuité dans le temps des politiques scolaires qui produit des effets. Rapport après rapport, les évaluations du Cnesco le soulignent : les politiques scolaires, pour être efficaces doivent se fonder sur un consensus transpartisan et enjamber ainsi les échéances électorales. S’il est un domaine de l’enseignement scolaire qui le démontre clairement et positivement : c’est la lutte contre le décrochage scolaire. Porté par une impulsion européenne forte, ces politiques se sont déployées en France depuis 2008 dans une logique de continuité implacable, chaque gouvernement rajoutant à l’édifice réglementaire et législatif sa contribution pour parachever une politique appréhendée systématiquement et systémiquement. Pour une fois loin de tout débat idéologique stérile qui prend l’école pour otage ». Une vérité qu’il n’est pas inutile de rappeler aujourd’hui.

Le rapport

La conférence sur le décrochage

Un défi réussi du ministère

Le dossier Décrochage

Que dit la recherche ?

PY Bernard : désaffection envers l’école

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10 millions virés au privé

Un décret publié au J.O. du 7 décembre prélève 20 millions sur les crédits du second degré pour les répartir entre enseignement scolaire et supérieur. Si 5 millions passent d’une caisse à l’autre de l’éducation nationale et 5 millions de l’éducation nationale vers l’enseignement supérieur, 10 millions  sont prélevés sur les crédits de l’enseignement secondaire public et versés à l’enseignement privé.

 

Au JO

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PIRLS : les syndicats unanimes contre le programme ministériel

Condamné déjà par F Popineau et S Crochet, respectivement secrétaires généraux du Snuipp et du Se-Unsa, dans L’Expresso du 6 décembre, le programme de JM Blanquer, en réponse aux difficultés en lecture des écoliers révélées par l’étude PIRLS, est étrillé par les syndicats d’enseignants. Du Sgen à la Cgt et du Snuipp au Se-Unsa, les syndicats soulignent l’écart entre les décisions ministérielles et les difficultés en lecture.

 » Jean-Michel Blanquer fait un diagnostic qui passe totalement à côté des enjeux », écrit le Snuipp. « Pour remédier aux difficultés de compréhension en lecture, les propositions qui consistent à préconiser une dictée quotidienne, de la lecture à haute voix, à suggérer une kyrielle d’évaluations, à imposer une méthode ou un manuel “magique” et neuf heures de formation annuelles consacrées à la lecture ne répondent en rien au défi posé… Il est plus que temps d’investir massivement dans l’école, à la même hauteur que les pays comparables qui réussissent mieux que nous ».

 » Le ministre est à contre-courant des attentes des professionnels de l’éducation », relève le Se-Unsa qui parle d’un plan « à contresens ». « Il passe à côté de l’occasion de mobiliser l’ensemble de la communauté éducative pour relever le défi majeur de la maîtrise de la langue et de l’accès de tous à une compréhension autonome de l’écrit ».

 » Les recommandations faites en mars 2016 par le CNESCO, les réflexions, formations et outils pour alimenter la réflexion pédagogiques des équipes par l’Institut Française de l’Education (IFE), les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), les centres académiques de ressources pour la maîtrise de la langue semblent oubliés », relève le Sgen. « Alors qu’on devrait au contraire construire les dispositifs pour permettre au plus grand nombre de collègues de les approprier et ainsi de faire évoluer le travail qu’ils et elles mènent avec les élèves que ce soit dans la classe et dans les dispositifs utiles en complément ».

La CGT éducation annonce déjà son intention de s’opposer à certaines annonces du ministre.  » Le goût du ministre pour les neurosciences, au détriment de la diversité pédagogique, ainsi que sa volonté d’imposer des méthodes pédagogiques inquiètent les personnels et notre organisation. Il va imposer aux professionnel·les de l’enseignement des méthodes pédagogiques basées sur les seules approches scientistes, mais aussi un strict encadrement de leur travail et imposer, par exemple, des programmations annuelles dans le premier degré. L’ensemble des mesures avancées par le ministre indiquent clairement une très grande restriction des libertés pédagogiques des personnels enseignants et la CGT Educ’action s’y opposera ».

Snuipp

Se-Unsa

Sgen

Cgt

Des acteurs nous disent

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La pauvreté des enfants

« La pauvreté risque fort de se transmettre en quelque sorte par héritage culturel. Un peu comme pour l’alcoolisme, lorsque les parents sont pauvres, les enfants trinquent ». Dans Alternatives économiques, Denis Clerc revient sur les 3 millions de jeunes mineurs vivant dans des familles pauvres.  » La France est le pays qui dépense le plus dans le monde pour sa protection sociale (33 % du produit intérieur brut, qui mesure la richesse produite par les travailleurs). Elle devrait donc être celui dans lequel la lutte contre la pauvreté est la plus efficace. Ce n’est pas le cas : 16 % des jeunes de 15 à 34 ans ne sont ni à l’école, ni en emploi, ni en formation, contre 8 % en Suède. Sur ce terrain, nous occupons la seizième place sur 28 au sein de l’Union européenne ».

 

Dans alternatives économiques

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Réforme du lycée : le Snes justifie son refus du lycée modulaire

« Un lycée « purement » modulaire où les élèves choisissent leurs formations ne fait en rien disparaître les hiérarchies de « prestige » entre les disciplines, ni les inégalités de choix d’orientation entre les élèves, en fonction du genre, de la classe sociale, du niveau scolaire ». Dans une analyse poussée, le Snes prend clairement position contre ce qui se dessine comme la réforme souhaitée par le gouvernement : un bac à l’anglaise où l’élève « choisit » sa voie dictée par les exigences universitaires.

Le modèle britannique

Dans un document publié le 4 décembre, le secteur lycée du Snes publie une analyse du lycée modulaire ou « à la carte ». Le Snes se base sur ce qui existe : le modèle britannique dont on voit bien que c’est lui qui sert de référence à l’équipe gouvernementale. Un lycée où , après l’école obligatoire, qui se termine à 16 ans, les élèves choisissent 4 ou 5 disciplines en première puis 3 en terminale en fonction de leur projet universitaire.

Comme dans la réforme Vidal, ce sont les pré requis universitaires qui guident le choix du jeune. Les universités  ont des prétentions variables selon leur cote. Et les jeunes doivent « choisir » en fonction de l’établissement et de la filière qu’ils visent.

La fausse liberté des lycéens

Ce que montre le Snes c’est que « laisser les élèves « libres » de choisir leurs disciplines, c’est en grande partie laisser des déterminismes sociaux et scolaires jouer librement sur les choix individuels ». Ainsi le clivage de genre existe comme en France : on trouve deux fois plus de garçons à faire es maths que de filles, et deux fois plus de filles en littérature. Les disciplines scientifiques sont masculines, les littéraires ou la sociologie c’est pour les filles.

Le « libre choix » des élèves dépend aussi de leur établissement d’origine : plus un établissement est socialement sélectif plus on y fait des maths. « Les élèves d’un bon niveau choisissent massivement des disciplines scientifiques, alors que les élèves faibles s’en détournent », note le snes. Evidemment ces choix sont connotés socialement. De la même façon, fait remarquer le snes, la liberté de choix sert les intérets des plus favorisés aussi parce qu’ils connaissent les bonnes filières. Les dés sont pipés.

Réduire les horaires des lycées

La conclusion du snes c’est que « les séries françaises, parce qu’elles sont plus larges, parce qu’elles incluent davantage de disciplines, permettent en réalité un choix bien plus large et bien moins risqué pour les élèves ». C’est aussi ce qu’avait conclu le Cnesco dans son étude sur le bac où il montrait que les examens nationaux à bande large sont plus justes socialement et poussent les élèves de milieu défavorisé.

Il y a pourtant quelque chose qui manque dans l’argumentaire du Snes. C’est ce qu’entraine ce pilotage par les pré-requis  universitaires. Au final ce qui compte ce sont les 4 ou 5 disciplines qui sont attendues par les universitaires qui sélectionnent les étudiants. Par suite, les autres disciplines perdent totalement leur intérêt.

En Angleterre c’est simple : les élèves ne suivent que les 5 puis 3 disciplines exigées. Le reste est dégagé. En France ce sera surement plus insidieux. Mais aux yeux des élèves ce qui compte c’est le résultat final. Que pèseront des disciplines qui ne serviront plus à rien ? Comment refuser le bac à des candidats qui remplissent le pré requis mais qui n’ont pas tout suivi ? Le lycée modulaire c’est aussi le lycée qui permettra de baisser le nombre de fonctionnaires.

Le document du Snes

Le Snes et la mort annoncée du bac

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La lettre d’Attac – Apple n’est pas au dessus des lois

Apple n’est pas au dessus des lois Lettre d’information — 5 décembre 2017

Cela faisait des mois qu’Apple était hors-la-loi en refusant de payer son amende de 13 milliards d’euros pour évasion fiscale. 48 heures après notre journée d’action ciblant les Apple Store partout en France, l’annonce est enfin tombée : Apple va payer !

Restons modestes, cela ne solde pas le cas Apple et on est encore loin de la fin des paradis fiscaux. Mais c’est la preuve que le courage des lanceur·se·s d’alertes, les révélations des journalistes et l’action citoyenne pour la justice fiscale sont indispensables pour contraindre des multinationales comme Apple à payer leur juste part d’impôts dans les pays où elles exercent leurs activités.

Cela ne serait pas possible sans l’engagement de centaines de militant·e·s responsables et déterminé·e·s comme Nicole Briend qui sera en procès le 6 février prochain à Carpentras pour avoir dénoncé l’évasion fiscale de BNP Paribas dans le cadre des actions de fauchage de chaises.

Cela ne serait pas possible non plus sans le soutien de milliers de personnes qui nous aident à organiser nos campagnes en toute indépendance et nous permettent de défendre la légitimité de nos actions face aux plaintes des multinationales que nous combattons.

Actualité

Première victoire : Apple va verser son amende de 13 milliards !

lundi 4 décembre 2017, par Attac France

Ce lundi, le ministre des finance irlandais, Paschal Donohoe, a annoncé avoir trouvé un accord avec Apple sur la création d’un compte bloqué pour le versement de son amende contestée de 13 milliards d’euros. C’est une première victoire qui montre que même un géant comme Apple n’est pas au dessus des lois.

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BNP Paribas attaque en justice une militante d’Attac pour avoir dénoncé son évasion fiscale

lundi 6 novembre 2017, par Attac France

Nicole Briend, militante d’Attac, est convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion et refus de donner ses empreintes ADN. Elle a participé à une action symbolique de « fauchage de chaises » dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016.

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Campagnes

Attac vise Apple dans plus de trente villes en France

samedi 2 décembre 2017, par Attac France

De Rennes à Marseille en passant par Dijon, Saint Brieuc, Lille ou Vélizy les militant·e·s ont rivalisé d’inventivité pour démontrer que les pratiques fiscales d’Apple ne sont pas acceptables et engendrent des pertes fiscales considérables pour les pays dans lesquels Apple exerce ses activités.

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Revue de presse : Attac maintient la pression sur Apple

samedi 2 décembre 2017, par Attac France

La revue de presse des actions menées partout en France pour exiger qu’Apple règle son amende de 13 milliards d’euros.

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Voici BusinessEurope, le plus puissant lobby de Bruxelles

jeudi 30 novembre 2017, par Attac France, Corporate Europe Observatory

Le 30 Novembre, BusinessEurope se prépare à son assemblée générale, après sa rencontre annuelle il y a peu à huit-clos avec les commissaires européens. Corporate Europe Observatory et Attac France en profitent pour se pencher sur ce lobby, un des plus influents de Bruxelles.

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Agenda

Pas un euro de plus pour les énergies du passé !

  • > Mardi 12 décembre de 08h33 à 10h33
  • > Paris

Deux ans ont passé depuis la signature de l’Accord de Paris. Deux ans durant lesquels les déclarations se sont succédées sans que les actes suivent. L’année 2017 bat de nouveau un record de chaleur. En organisant à Paris le 12 décembre le « One Planet Summit », Emmanuel Macron veut s’offrir à bon compte, grâce à la caricature que représente Donald Trump, l’image de leader pour le climat.

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Procès d’une militante d’Attac suite à une action de fauchage de chaises

  • > Mardi 6 février 2018

Nicole Briend, militante d’Attac Comtat Venaissin (84), est convoquée mardi 6 février 2018 au tribunal de grande instance de Carpentras, à la suite d’une action de fauchage de chaises dans l’agence BNP Paribas de la même ville le 17 mars 2016. Elle risque 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour vol en réunion et refus de prélèvement ADN.

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Multimédia

Quand les Etats ont baissé les bras, il ne reste qu'une solution (...)

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Quand les Etats ont baissé les bras, il ne reste qu’une solution !

Apple Store de Marseille ciblé par une action d'Attac

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« La catastrophe climatique, un défi pour l'imagination, un défi pour (...)

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« La catastrophe climatique, un défi pour l’imagination, un défi pour l’action »

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Le monde qui émerge : Les alternatives qui peuvent tout changer

Derrière l’instabilité et le chaos d’un monde chaque jour plus imprévisible, de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles idées et de nouveaux concepts émergent. Sur tous les continents, des groupes (…)

septembre 2017
Attac France

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Dire non ne suffit plus, contre la stratégie du choc de Trump

Loin d’être une « aberration de l’histoire », l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n’est que la suite logique d’un long processus au cours duquel se sont imposées, aux États-Unis comme sur la (…)

novembre 2017
Naomi Klein

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Attac France — 2017
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Attac France

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La FSU s’adresse aux personnels de l’Éducation Nationale

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, consultez la version web.
Lycée

Le lycée après les annonces du 30 octobre

Du lycée à l’entrée dans l’enseignement supérieur, le gouvernement entend réformer les parcours des jeunes, promouvant l’apprentissage pour les uns, la sélection à l’entrée à l’université pour les autres. Les mesures en discussion, si elles devaient être mises en œuvre, constitueraient un renoncement à élever le niveau de qualification du plus grand nombre, à rebours des besoins du pays.

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PsyEN

Majoritaires aux élections professionnelles

Les psychologues de l’Éducation nationale ont très majoritairement voté pour les listes présentées par le SNES et le SNUipp, syndicats de la FSU et ainsi renforcé la FSU en tant que première fédération syndicale dans l’Éducation nationale : avec 30 points d’avance sur la liste arrivée en deuxième position, elles obtiennent 5 sièges sur 7 à la CAPN et 79 des 120 sièges aux CAPA.

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Sport scolaire

Démocratisation de l’accès au patrimoine culturel

Au cours de son histoire, le système éducatif a évolué pour s’ouvrir de plus en plus sur la société et sur le monde. Cette ouverture sur une société en constante évolution, sur le patrimoine culturel ne s’est pas faite sans poser de questions qui peuvent toujours être vives tant les velléités d’investir l’école peuvent être forte. C’est notamment le cas dans le milieu sportif…

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FSU

104 rue Romain Rolland
93260 Les Lilas

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Des nouvelles du film « L’insoumis »

Des nouvelles du film

« L’insoumis »

-Lettre N°2-


Les avant-premières du mois de décembre
En présence de Gilles Perret

Lyon, mardi 5 décembre, CNP Terreaux 20h45 et 21h
Valence, jeudi 7 décembre, Le Navire, 20h
Grenoble, vendredi 8 décembre, Le Méliès, 20h30
Annemasse, samedi 9 décembre, Ciné Actuel, 20h30
Meythet, dimanche 10 décembre, Le Rabelais, 18h
Ugine, lundi 11 décembre, Le Chantecler, 20h30
Toulon, mercredi 13 décembre, Ciné 83,
Antibes, jeudi 14 décembre, Le Casino, 20h30
Lorgues, vendredi 15 décembre, Cinéma, 20h
Sallanches, mercredi 20 décembre, Ciné Mont-Blanc, 19h30
Thonon-les-Bains, jeudi 21 décembre, Le France, 20h


Cher-e-s ami-e-s,
C’est parti pour les avant-premières de « L’insoumis »!
Les séances sont bien remplies. C’est bon signe pour un film dont peu de gens ont entendu parler. Pour l’instant le public est principalement composé d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Cependant, il y a environ 10% des spectateurs qui n’ont pas voté pour lui et qui viennent par curiosité cinématographique (et oui, je fais des sondages à mains levées). 10%, c’est un bon début…
Les retours des exploitants de salles de cinéma nous font plaisir. Leurs inquiétudes quant à ce que « L’insoumis » puisse être un film hagiographique sont dissipées et ils y voient une oeuvre humaine, respectueuse et sincère.
La tournée d’avant-premières va se poursuivre aux 4 coins de la France jusqu’à la date de la sortie nationale du film, c’est à dire le 21 février. C’est important qu’il y ait un maximum de spectateurs qui le voient et qui en parlent autour d’eux. Cela permettra de détendre l’atmosphère qui règne, ou qui est entretenue, autour de la sortie de « L’insoumis ».
Pour suivre l’actualité du film ainsi que trouver les dates des avant-premières, rejoignez nous sur la page facebook du film : https://www.facebook.com/filmlinsoumis/
Et sur ma page personnelle: https://www.facebook.com/GillesPerret68/
A très bientôt.
Gilles Perret et l’équipe qui m’entoure.

Souscrivez ici
en commandant votre DVD de « L’insoumis »

Vous pouvez payer soit en ligne, soit par chèque.
Votre DVD vous sera envoyé 4 mois après la sortie nationale du film comme la loi nous l’impose.


Pour nous contacter:

contact@linsoumis.org

Plus d’informations sur :

www.linsoumis.org

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Communiqué LDH : « Etat d’urgence : des mesures déclarées anticonstitutionnelles »

Etat d’urgence : des mesures déclarées anticonstitutionnelles

Communiqué LDH

L’Etat d’urgence a été levé au 1er novembre dernier, pour être immédiatement remplacé par un régime d’exception permanent, inspiré de plusieurs dispositions appliquées pendant une durée inédite de près de deux ans. La Ligue des droits de l’Homme a dénoncé avec constance les restrictions que ces mesures, au demeurant inefficaces dans la lutte contre le terrorisme, portaient aux droits et libertés. L’état d’urgence a conduit à une confusion des pouvoirs au profit de l’exécutif, en évinçant le juge judiciaire. La LDH a engagé, en conséquence, des recours devant les tribunaux et soulevé la constitutionnalité de ces dispositions, comme cela a été le cas en avril 2017 sur la présente décision.

Le Conseil constitutionnel lui donne une nouvelle fois raison, sur la question des contrôles d’identité et des fouilles de bagages et de visites de véhicules réalisés dans le cadre de l’état d’urgence, sous la seule autorité des pouvoirs administratifs, en les déclarant contraires à la Constitution.

La LDH se félicite de cette décision du Conseil constitutionnel, tout en regrettant que ses effets soient reportés à juin 2018 ; les procédures engagées sur la base de ces dispositions reconnues contraires à la Constitution ne pourront être contestées avant cette échéance.

La LDH réaffirme qu’elle continuera à lutter pour la défense des libertés publiques et individuelles ; la lutte contre le terrorisme devant et pouvant s’inscrire avec efficacité dans un cadre respectueux de l’Etat de droit.

Paris, le 4 décembre 2017

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Gazette d’arrêt sur images, n° 520. Qui veut tuer l’investigation à la télé ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 520

Les gants troués des employés des palmeraies africaines de Bolloré, c’est eux. La vidéo d’archives retrouvée, qui démolit les mensonges des Fillon, c’est eux. Le témoignage exclusif sur Sarkozy dans Bygmalion, c’est eux. Ce sont les équipes des deux émissions du jeudi soir sur France 2, Envoyé Spécial et Complément d’enquête. Une poignée de journalistes obsessionnels, creusant aussi profond qu’ils peuvent creuser, viscéralement attachés au service public. Le vent du boulet, au début de la semaine, est passé tout près. Non pas qu’on ait tenté de les censurer. Quel vilain mot ! Simplement, il s’agissait de leur retirer tous leurs moyens.

Sont-ils vraiment rassurés, après la semi-reculade de la direction ? Et à propos, comment investigue-t-on, à la télévision ? Moyens, censures, pressions : trois journalistes d’investigation de la télé répondent (c’est bien leur tour !) à nos questions. Notre émission est ici (1).

(2)

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[Cerises] FI, dénis et enjeux

Un nouveau « gâteau » sur Octobre 1917 avec, aujourd’hui, Paul Ariès et Pierre Zarka, et toutes nos rubriques dans ce n°338 de Cerises.

Bonne lecture :


Cerises
www.cerisesenligne.fr

2 rue Edouard Vaillant
Saint-Denis, 93200

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Brevet : le nouveau texte

Sans surprise, le ministre n’ a pas tenu compte du rejet, le 19 octobre par le Conseil supérieur de l’éducation de la nouvelle mouture du brevet. Le nouvel arrêté modifie la répartition des points entre les épreuves terminales et la validation du socle pour 2018. Le nombre total de points passe de 700 à 800 dont 400 pour les épreuves finales. Le nouveau brevet continue donc à associer validation du socle et épreuves terminales dans un montage de plus en plus complexe. Non seulement le ministre n’a pas su trancher entre ces deux logiques mais le nouveau brevet hiérarchise les disciplines : maths et français comptent double. Histoire géo et sciences sont deux fois moins importants. Quant aux autres disciplines…

 

Le nouvel arrêté

Réforme rejetée

De l’examen complexe à l’épreuve absurde

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« Nous exigeons l’abandon des poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 » (tribune paru ce jour dans Libération)

« Nous en avons assez des tergiversations et des atermoiements de tous ces « responsables » élus par nous qui nous déclarent « irresponsables »[…]. Nous en avons assez du racisme d’État qu’ils autorisent. » Pierre Bourdieu

Reprenant les inepties propagées par la fachosphère, c’est un ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui a attaqué publiquement et devant la représentation nationale le syndicat SUD Éducation 93 pour son stage de formation syndicale « Au croisement des oppressions : où en est-on de l’antiracisme à l’école ? »

Nous sommes pour tout dire stupéfait·es de cette atteinte grave aux libertés syndicales comme de la tournure que prend le débat public, virant littéralement au lynchage avec beaucoup d’amalgames, d’approximations, voire de mensonges. Cette médiatisation a des conséquences pour les militant·es de ce syndicat qui subissent depuis plusieurs jours menaces, injures, calomnies émanant de l’extrême droite. Et il est inacceptable qu’un ministre légitime cette entreprise.

Avant toute chose, il faut rappeler l’évidence : oui, ce stage de formation syndicale est bien un stage antiraciste, visant à combattre les discriminations raciales. Alors, on peut avoir des réserves sur la pertinence des méthodes employées par SUD Éducation 93 dans ce stage, dont celle qui fait couler beaucoup d’encre, les ateliers en non-mixité. Nous pouvons même, après tout, être en désaccord et en débattre. Mais il y a des impostures agitées par les détracteurs de SUD Éducation 93 que nous ne pouvons accepter.

Les deux ateliers non-mixtes (sur neuf) constituent une partie seulement du programme du stage, dont une grande part se déroule en plénière, mixte. Il ne s’agit donc absolument pas d’un stage « interdit aux blancs » comme plusieurs médias ont cru pouvoir l’affirmer. Ces ateliers restent organisés dans un but : déconstruire des mécanismes d’oppressions avec pour finalité de mieux comprendre le racisme pour mieux le combattre aujourd’hui. Comme l’a expérimenté le mouvement féministe avec intérêt, l’intention de la méthode de non-mixité est bien de chercher à faire avancer l’égalité… celle-là même qui s’inscrit aux frontons de nos mairies sans se traduire dans les faits pour des millions de nos concitoyen·nes. Et c’est cela qui devrait être la préoccupation des pouvoirs publics.

Mais c’est à l’opposé de cette préoccupation que Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir attaquer en diffamation le syndicat SUD Éducation 93 pour l’usage des mots « racisme d’État ».

Nous demandons au ministre : faudra-t-il demain mettre au pilon l’abondante littérature scientifique qui utilise cette expression et en analyse les déclinaisons, malheureusement bien concrètes ? Faudra-t-il demain bannir des ouvrages les pages de Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou d’autres qui l’évoquent ? Sera-t-il désormais interdit de discuter, d’échanger sur la notion même de « racisme d’État » ?

Nous ne pouvons pas non plus accepter la répression syndicale et sa judiciarisation croissante, impulsée par le sommet de l’État. Au moment où Jean-Michel Blanquer attaque le syndicat SUD Éducation, Muriel Pénicaud met à pied une inspectrice du travail également membre de SUD et sanctionne deux militants de la CGT.

Le cas présent nous amène bien « au croisement des répressions » : surfant sur les paniques identitaires, le ministre de l’Éducation nationale s’aligne sur le calendrier dicté par l’extrême droite pour chercher à disqualifier le mouvement social et faire diversion face aux contestations.

Nous exigeons que toutes les poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 soient immédiatement abandonnées.

Premier·es signataires :

Thomas Alam, politiste, SNESUP-FSU ;

Elise Allard, charpentière, ex-professeure des écoles, ex-secrétaire fédérale SUD étudiant ;

Bastien Amiel, politiste, Université Paris Nanterre, enseignant d’histoire-géographie, adhérent SUD Education 92 ;

Hervé Andres, ingénieur CNRS, docteur en science politique ;

Armelle Andro, professeure en démographie, universitaire ;

Verveine Angeli, secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires ;

Jean-Christophe Angaut, maître de conférences de philosophie à l’Ecole normale supérieure de Lyon ;

Naïma Anka Idrissi, doctorante en sociologie, ATER ;

Jean-Pierre Anselme, journaliste ;

Nathalie Astolfi, professeur des écoles, CNT-STE 75 ;

Virginie Baby-Collin, professeure de géographie ;

Paola Bacchetta, professeur, University of California, Berkeley ;

Bally Bagayoko, maire-adjoint de Saint-Denis ;

Maëva Ballon, archiviste, CGT Région Ile-de-France ;

Sébastien Banse, journaliste au Journal de Saint-Denis ;

Ludivine Bantigny, historienne, Université de Rouen ;

Emmanuel Barot, philosophe, université de Toulouse ;

Michel Barthélémy, sociologue, CNRS ;

Christophe Baticle, Socio-anthropologue, Université de Picardie Jules Verne ;

Benjamin Bauné, syndicaliste SUD éducation Paris ;

Adda Bekkouche, juriste ;

Gregory Bekhtari, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Maxime Benatouil, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Omar Benderra, militant associatif ;

Sarah Benichou, enseignante d’histoire-géographie ;

Robert Benoit, historien, Marseille ;

Fatima Benomar, militante féministe ;

Judith Bernard, enseignante, metteure en scène, journaliste ;

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA ;

Eric Beynel, porte-parole national de l’Union syndicale Solidaires ;

Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie ;

Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique et communication interculturelle, université Rennes 2 ;

Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ;

Daniel Blondet, CGT Educ’action Paris ;

Benoit Bories, créateur sonore et documentariste radiophonique, Toulouse ;

Martine Boudet, professeure agrégée de Lettres modernes, membre du Conseil scientifique d’ATTAC France ;

Florence Bouillon, maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris 8 ;

Antoine Boulangé, Formateur Espé de Paris, syndicaliste FERC Sup CGT ;

Marc Bessin, sociologue, directeur de recherche au CNRS IRIS /EHESS ;

Christophe Bonneuil, historien ;

Alima Boumediene Thiery, avocate ;

Sam Bourcier, université Lille 3 ;

Sami Bouri, enseignant de sciences économiques et sociales, co-fondateur-organisateur de “L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques” ;

Jean-Jacques Bretou, traducteur ;

Marc Brunet, professeur d’histoire-géographie à Cavaillon, ATTAC 84 ;

Thomas Brunner, maître de conférences en histoire du Moyen Âge (Strasbourg) ;

Maguy Borrás ;

Jérôme Buresi, enseignant-chercheur à Lens ;

Jean-Charles Buttier, enseignant et historien ;

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Alain Castera, ingénieur, militant syndical, SUD-Recherche EPST ;

Manuel Cervera-Marzal, sociologue ;

Brendan Chabannes, co-secrétaire fédéral de SUD éducation ;

Olivier Chaïbi, agrégé d’histoire-géographie, docteur en histoire ;

Grégory Chambat, enseignant, syndicaliste, collectif Questions de classe(s) ;

Grégoire Charlot, universitaire ;

Alain Chevarin, enseignant retraité, syndicaliste ;

Nara Cladera, Solidaires Comminges ;

Matthias Claeys, auteur/metteur en scène ;

Michèle Claveau, enseignante de biologie au CNED de Lyon ;

Anne Clerval, géographe, universitaire ;

Agnès Cluzel, militante du MRAP de Saint Denis ;

Déborah Cohen, historienne, Université de Rouen ;

James Cohen, politiste ;

Matthieu Colloghan, dessinateur ;

Maxime Combes, économiste ;

Dominique Constantini, SUD éducation 84 ;

Patrice Coulon, militant de la Ligue des droits de l’Homme ;

Annick Coupé, membre du Bureau d’Attac ;

Philippe Corcuff, maître de conférences en science politique ;

Renaud Cornand, sociologue ;

Jérôme Coutelle, CGT Ford-Blanquefort ;

Pierre Cours-Salies, sociologue ;

Léon Crémieux, technicien retraité syndicaliste Sud Aérien ;

Monique Crinon, philosophe militante féministe ;

Alexis Cukier, directeur de programme au Collège international de philosophie ;

Georges Da Costa, Ferc Sup CGT Université de Caen ;

Amel Dahmani, secrétaire de SUD CT 93 ;

Cybèle David, co-secrétaire fédérale de SUD Education ;

Hendrik Davi ;

Marielle Debos, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre ;

Laurence De Cock, historienne ;

Stéphane Degl’Innocenti, SUD Santé Sociaux 93 ;

Pauline Delage, sociologue ;

Gwenaël Delaval, universitaire, FERC Sup CGT ;

Christine Delphy, sociologue ;

Alain Dervin, professeur des écoles, CNT-STE 93 ;

Claire Desmitt, doctorante en Sciences de l’éducation ;

Adèle Dorada, Alternative libertaire ;

Marnix Dressen, professeur des universités ;

Nicolas Dreyer, Confédération Paysanne du Var ;

Christian Drouet, militant SUD Rail retraiée et militant du Front social 93 ;

Véronique Dubarry, conseillère municipale de l’Île-Saint-Denis ;

Frank Duport, syndicaliste, Union locale CGT Bordeaux-Nord ;

Simon Duteil, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires ;

Sylvia Duverger, déléguée syndicale SNJ, créatrice et rédactrice de Féministes en tous genres ;

Didier Epsztajn, animateur du blog « Entre les lignes, entre les mots » ;

Louis Erb, statisticien, FERC Sup CGT ;

Karine Espineira, sociologue, Université Paris 8 ;

Hervé Falcetta, syndicaliste CGT construction, Toulouse ;

Colin Falconer, militant d’Ensemble à Saint-Denis ;

Jules Falquet, sociologue, Université Paris Diderot ;

Mireille Fanon-Mendès-France, pour la Fondation Frantz-Fanon ;

Ahmed Faouzi, militant syndical, CGT action sociale (67) ;

Thomas Faure, CGT Getrag Ford Transmission ;

Irène Favier, historienne, Université de Grenoble :

Olivier Favier, auteur ;

Sonia Fayman, sociologue, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Sophie Fesdjian, enseignante, chercheuse, anthropologue ;

Yann Fiévet, socio-économiste ;

Thierry Flammant, professeur d’histoire ;

Sébastien Fontenelle, journaliste ;

Camille Foubert, doctorante à l’EHESS et syndiquée SUD éducation Paris ;

Bernard Friot, Snesup FSU ;

Leïla Frouillou, maître de conférences en sociologie ;

Fanny Gallot, historienne ;

Jean-Jacques Gandini, avocat honoraire ;

Jean Gardin, maître de conférences en géographie, Université Paris I Panthéon Sorbonne ;

Isabelle Garo, philosophe ;

Franck Gaudichaud, politiste ;

Arlette Gautier, professeure de sociologie, Université de Brest ;

Clément Gautier, secrétaire fédéral Solidaires étudiant.es ;

Amandine Gay, réalisatrice et universitaire ;

Vincent Gay, Snesup-FSU ;

Valérie Gérard, professeure de philosophie 92, directrice de programme au Collège international de philosophie ;

Cécile Gintrac, enseignante, géographe ;

Raphael Giromini, enseignant à Aubervilliers, syndicaliste SNES-FSU 93 ;

Sybille Gollac, sociologue, chercheuse au CNRS ;

Liliana Gonzalez, psychanalyste ;

Camille Gourdeau, socio-anthropologue, Université Paris-Diderot ;

Jean-Guy Greilsamer, retraité, Union Juive Française pour la Paix ;

Luca Greco, maitre de conférences, Sorbonne Nouvelle ;

Lena Grigoriadou, enseignante ;

Michelle Guerci, journaliste ;

Fabrice Guilbaud, maître de Conférences en sociologie, UPJV Amiens, secrétaire de section Snesup-FSU ;

Hélène Guillaume, Assistante d’Education, 93 ;

Georges Gumpel, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Boualem Hamadache, secrétaire général SUD Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;

Bérénice Hamidi Kim, enseignante-chercheuse en études théâtrales, Université Lyon 2 ;

Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne, université d’Angers ;

Claire Hancock, professeure de géographie, Université Paris-Est Créteil ;

Samuel Hayat, historien, chercheur au CNRS ;

Gaétan Helon, secrétaire du Syndicat étudiant et lycéen CGT du Nord ;

AnouchK Ibacka Valiente, thesard.e, Berlin ;

Rada Ivekovic, philosophe ;

Sylvain Jay, Ligue des droits humains ;

Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre ;

Florence Johsua, sociologue ;

Samy Johsua, professeur émérite Université Aix Marseille ;

Cécile Jouhanneau, Maîtresse de conférences en science politique, Université Paul Valéry Montpellier 3 ;

Nicolas Jounin, sociologue ;

Claire Karpman, enseignante, militante SUD Education ;

Razmig Keucheyan, sociologue ;

Pierre Khalfa, économiste, militant altermondialiste ;

Isee Kheroufi-Gautherat, étudiante Master 1 genre, université paris 7 ;

Stathis Kouvélakis, philosophe ;

Isabelle Krzywkowski, Professeur de Littérature comparée, Université Grenoble Alpes, SNESUP-FSU ;

Juliette Lancel, doctorante en histoire (EHESS), enseignante, photographe ;

Patrice Lardeux, militant CGT et anti-impérialiste ;

Mathilde Larrère, historienne ;

Nathalie Lautrec, SUD éducation Manche ;

Léa Laval, doctorante en sciences de l’éducation – Paris 8 ;

Stéphane Lavignotte, pasteur de la Mission populaire ;

Brenda Le Bigot, université Cergy-Pontoise, syndicaliste SUD éducation 95 ;

Francis Lebon, maître de conférences en sciences de l’éducation ;

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ;

Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’études EHESS ;

Christian Leblanc, membre du Bureau national du SYNPTAC-CGT ;

Sébastien Ledoux, historien, Université Paris-I ;

Margaux Leduc-Leroy, secrétaire fédérale SUD Santé-Sociaux ;

Jean-Philippe Legois, archiviste et historien ;

Fabienne Le Jeannic, militante NPA ;

Joël Le Jeannic, technicien avion et membre du Bureau National SUD Aérien ;

Stéphane Lavillaureix, réalisateur ;

Jean-Yves Lesage, militant du Livre CGT ;

Nathalie Levallois, syndiquée SUD santé, membre de la France Insoumise ;

Michel Lopes, retraité du Livre CGT ;

Michael Löwy, sociologue ;

Liêm-Khê Luguern, historienne ;

Seloua Luste Boulbina, universitaire ;

Christian Mahieux, Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Pascal Maillard, universitaire, SNESUP-FSU ;

Jean-Claude Mamet, co-animateur du blog « Syndicollectif » ;

Gilles Manceron, historien ;

Anne Marchand, sociologue ;

Fabien Marcot, graphiste ;

Audrey Mariette, enseignante-chercheuse à l’université Paris 8 ;

Philippe Marlière, politiste ;

Adrien Martinez, syndicaliste SNUIPP, membre de l’Ecole émancipée ;

Gustave Massiah, économiste ;

Guillaume Mazeau, historien ;

Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS ;

Madjid Messaoudene, élue de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits ;

Raphaël Millon, membre du ReAct – Réseaux pour l’action collective transnationale ;

Julian Mischi, sociologue ;

Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ;

Sophie Montant, professeure de français ;

Christian de Montlibert, sociologue ;

René Monzat, membre de Espaces Marx ;

John Mullen, historien ;

Dominique Natanson, militant pédagogique, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Michel Nathanson, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Olivier Neveux, universitaire ;

Olivier Noël, sociologue, Université Paul Valéry-Montpellier ;

Sylvie Nony, chercheuse, militante FSU ;

Perrine Olff-Rastegar, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Louis Olive, anthropologue, sociologue, Université de Perpignan ;

Julien O’Miel, maître de conférence en science politique ;

Anissa Ouamrane, doctorante en géographie ;

Ugo Palheta, sociologue ;

Luca Paltrinieri, maître de conférences (philosophie), Université de Rennes 1

Gaël Pasquier, maître de conférences en sociologie ;

Jean-François Pélissier, porte-parole national d’Ensemble ;

Willy Pelletier, sociologue ;

Etienne Penissat, chercheur au CNRS ;

Irène Pereira, sociologue ;

Thierry Perennes, UL CGT Guingamp

Evelyne Perrin, auteur et économiste ;

Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, Université de Strasbourg ;

Valérie Phelippeau, enseignante et syndiquée CGT, Cergy ;

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne ;

Marie Plassart, maîtresse de conférences, Université Lumière Lyon 2 ;

Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Véronique Ponvert, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Emmanuelle Posse, professeur de philosophie dans le 93, syndiquée SUD ;

Nicolas Poulin, ingénieur de recherche, co-secrétaire de SUD Éducation Alsace ;

Christine Poupin, porte-parole du NPA ;

Philippe Poutou, ancien candidat du NPA à l’élection présidentielle ;

Raphaël Pradeau, porte-parole d’ATTAC France ;

Jean-Luc Primon, sociologue, maître de conférences ;

Aude Rabaud, sociologue ;

Jean-Pierre Rafier, militant CGT Haute-Savoie, membre de la Ligue des droits de l’homme ;

Sandra Regol, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts

Juliette Rennes, sociologue, EHESS ;

François Reyssat, chercheur associé en sociologie ;

Fabrice Riceputi, enseignant ;

Jean Rivière, enseignant chercheur en géographie ;

Julien Rivoire, enseignant, Snesup-FSU Paris 13 ;

Jacqueline Roche ;

Cécile Ropiteaux, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Jean-Louis Rotter, Fédération SUD Santé Sociaux ;

Théo Roumier, Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Nordine Saidi, militant décolonial et délégué syndical Setca/FGTB ;

Julien Salingue, docteur en science politique ;

Catherine Samary, économiste ;

Maximilien Sanchez, conseiller municipal délégué à la Jeunesse de Gentilly, militant altermondialiste ;

Eric Santinelli, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Odile Schneider-Mizony, linguiste, Université de Strasbourg

Arnault Skornicki, maître de conférences en science politique ;

Linda Sehili, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Véronique Servat, enseignante histoire-géographie, SNES ;

Yasmine Siblot, sociologue ;

Michèle Sibony, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Patrick Silberstein, éditions Syllepse ;

Patrick Simon, démographe, INED ;

Marie Sonnette, sociologue ;

François Spinner, revue N’autre école, collectif Questions de classe(s) ;

Pierre Stambul, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Alessandro Stella, directeur de Recherche au CNRS/EHESS ;

Catherine Stern, professeure d’histoire retraitée ;

Stephen Suffern, avocat à la Cour (barreau de Paris) ;

Eddy Talbot, secrétaire fédéral SUD PTT ;

Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature ;

Romain Telliez, maître de conférences (histoire), Université Paris-Sorbonne ;

Julien Théry, historien ;

Daniel Thin, professeur émérite de sociologie, Université Lyon 2 ;

Christian Topalov, sociologue, directeur d’études EHESS ;

Michel Tort, psychanalyste ;

José Tovar, syndicaliste, ex-secrétaire général de la FSU 93 ;

Vincent Touchaleaume, secrétaire du Syndicat des travailleurs de l’éducation / Union des travailleurs guyanais, Cayenne ;

Maryse Tripier, professeur émérite, sociologue de l’immigration, militante antiraciste ;

Aurélie Trouvé, porte-parole d’ATTAC France ;

Béatrice Turpin, cinéaste ;

Mathieu Uhel, université de Caen ;

Jérôme Valluy, professeur de science politique, Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) ;

Bertrand Verdier, critique littéraire, président association Axolotl – Cahiers Denis Roche ;

Marie-Christine Vergiat, députée européenne ;

Boris Vigneault, secrétaire général de la CGT Caisse des Dépôts ;

Olivier Vinay, élu Émancipation au Bureau national de la FSU ;

Julien Vincent, historien ;

William Vey, enseignant de sciences économiques et sociales et syndicaliste SNES FSU ;

Pedro Vianna, économiste, spécialiste du droit d’asile, ancien rédacteur en chef de Migrations Société, poète ;

Gilles Walusinski, photographe ;

Dror Warschawski, chercheur CNRS Paris ;

Louis Weber, ancien responsable de la FSU, éditeur ;

Karel Yon, sociologue, CNRS ;

Sophie Zafari, syndicaliste ;

Eric Zafon, syndicaliste, membre du comité de rédaction de N’autre école – Questions de classe(s) ;

Patricia Zander, maître de Conférences Géographie/aménagement, Université de Strasbourg ;

Caroline Zekri, maîtresse de conférences, Université Paris-Est Créteil ;

Jean-Pierre Zirotti, professeur émérite, sociologueOlivier Vinay, élu Émancipation au Bureau national de la FSU

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Gazette d’arrêt sur images, n° 519. Et si Drahi n’était pas fichu ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 519.

Alors que vacille l’Empire des télécoms et des medias de Patrick Drahi, mille questions se posent. La presse a-t-elle été hypnotisée par la rapidité de l’ascension du milliardaire ? Sa stratégie de « convergence entre contenus et contenants », sur laquelle un certain Jean-Marie Messier s’est cassé les dents voici vingt ans, a-t-elle une chance de réussir aujourd’hui, à l’ère du smartphone ? A voir les abonnés SFR fuir l’opérateur par paquets de centaines de milliers, on peut être sceptique. Mais nos invités ne croient pas que le pire (pour Drahi) est certain. Faites-vous votre idée. Notre émission est ici (1).

Un éloge des chouanneries de la Vendée, sur une radio publique, de bon matin ? C’est possible ! Nicolas Demorand recevait cette semaine sur France Inter Patrick Buisson, l’ancien « mauvais génie » de Nicolas Sarkozy. Ni une ni deux, Mathilde Larrère nous rappelle ce que furent vraiment les guerres de Vendée, et l’histoire mouvementée de leur mémoire. Sa chronique est ici (2).

Et pour faire un formidable cadeau de fin d’année, je vous l’ai déjà dit, vous pouvez déjà commander notre premier DVD : les meilleures chroniques de Mathilde Larrère (en vente uniquement par correspondance). Pour le commander, cliquez ici (3).

Pour voir nos émissions, vous devez être abonnés. Pour vous, le premier mois est à 1€, sans engagement. Pour vous abonner c’est ici (4)

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Géraldine Farges : mondes enseignants

Peut-on encore parler du corps enseignant ? Pour Géraldine Farges, chercheuse à l’IREDU, le corps enseignant est fragmenté  en plusieurs « conditions enseignantes » qui opposent principalement le premier et le second degré. Son ouvrage  montre que derrière un référentiel professionnel commun, beaucoup de choses séparent les deux groupes : des conditions de travail et de rémunération mais aussi des sociabilités différentes. Plus divisé que jamais le corps enseignant connait aussi un malaise certain.

 A l’origine de ce petit livre un sondage réalisé en 2010 auprès de 3 000 enseignants grâce au soutien de la Maif. Il permet de connaitre l’origine sociale, la sociabilité mais aussi les aspirations des enseignants d’ages et de corps  différents.

Ainsi l’ouvrage montre que, malgré l’élévation du niveau de recrutement, malgré la poussée de l’éducation dans le pays qui a relevé le niveau des parents d’enseignants, les professeurs des écoles se distinguent des enseignants du secondaire par une origine sociale plus modeste. « Les jeunes PE connaissent par comparaison avec les jeunes professeurs du secondaire des parcours sociaux marqués par ne ascension plus fréquente », même si dans les deux corps on constate une montée du niveau de l’origine sociale.

Qu’en est il des couples ? L’étude montre une nette opposition chez les PE, les hommes comptant nettement plu de célibataires que les professeurs du secondaire (PLC) alors que les femmes sont après les indépendantes la catégorie qui vivent le plus en couple, à la différence de leurs collègue PLC. L’endogamie enseignante a régressé dans le premier degré alors qu’elle augmente dans le second où un quart des couples unit deux enseignants.

Une dernière partie de l’ouvrage sonde les coeurs des enseignants . Elle relève un fort sentiment de dévalorisation combattue par une nette appétence pour le métier « pour soi ». La vocation n’ets pas morte. Pourtant le sentiment de dévalorisation est très fort.

L’enquête aborde aussi d’autres questions : rapport à l’engagement syndical, revendications, appartenance politique. Des sujets sur lesquels on a des vues plus précises dans d’autres  enquêtes. C’est le cas par exemple du baromètre Unsa, publié après la réalisation de l’enquête de G Farges, qui chaque année fait le point des tensions et des attentes dans la profession.

En 200 pages, Géraldine Farges nous offre une base solide pour mieux comprendre les métiers enseignants, en saisir finement les différences et les attentes.

 

 

Géraldine Farges : La place des enseignants n’est plus la même

 » La dimension symbolique du statut enseignant n’est plus la même ». G Farges revient sur les évolutions constatées dans le ou les corps enseignants.

De l’extérieur les enseignants sont perçus comme un corps et eux-mêmes le pensent souvent. Vous dites que ce corps se différencie de plus en plus. Pourquoi ?

L’objectif de ce livre c’est justement de prendre à bras le corps l’idée d’un corps enseignant unifié, de professeurs qui seraient tous les mêmes, et de mettre en question cette uniformisation. Il y a bien sur des différences anciennes, stabilisées. Mais même si les statuts se rapprochent, les enseignants se différencient de façon informelle. Par exemple les professeurs des écoles et les certifiés ont les mêmes grilles indiciaires et en théorie le même salaire. En fait ils n’ont ni les mêmes conditions de travail ni la même rémunération parce qu’il y a des primes et des missions que les uns touchent ou peuvent remplir et pas les autres.

C’est la même chose pour leur formation. Ils ont tous un master mais les études diffèrent. A l’Espe les cursus des PE et des certifiés ne sont pas les mêmes et les occasions   de rencontre sont rares.

Peut-on dire quand même qu’ils partagent tous un univers de référence commun ?

Il y a des points communs. Par exemple l’importance accordée à l’appartenance à la fonction publique. Il y a l’héritage d’une histoire collective forte. Mais face à  cela il y a des différences qui sont arrivées. Par exemple le référentiel des compétences des enseignants est unificateur car on attend les mêmes compétences des enseignants. Mais ils ne sont pas exactement identiques celui des PE étant plus précis.

Peut on dire que tous les corps enseignants, avec la formation longue généralisée, ont connu un embourgeoisement ?

Il y a bien élévation de la durée des études pour tous les enseignants. Mais pas embourgeoisement général. Les jeunes enseignants ont une origine sociale plus élevée que leurs ainés. Mais l’origine sociale des PE reste plus modeste que celle des certifiés. Celle ci est aussi plus proche du milieu enseignant alors que les jeunes PE en sont plus éloignés.

L’homogamie entre enseignants s’est elle renforcée ?

Elle a tendance à se réduire au fil des générations et reste plus importante pour les enseignants du second degré. Globalement on a plutôt une diversification des choix matrimoniaux.

Comment l’expliquer ?

Dans le livre j’explique à quel point le statut de l’enseignante a changé. Jusqu’au milieu des années 1970s être femme professeure était une position sociale rare, associé à un statut social plus libre que celui de la plupart des femmes. De ce fait c’était plus difficile pour ces femmes de trouver un conjoint. Ce statut allait de pair avec un célibat très fréquemment. Aujourd’hui cela a bien changé. La dimension symbolique du statut n’est plus la même.

Vous écrivez que les enseignants ont été un modèle culturel. Ils ne le sont plus ?

Dans les années 1970 les classes moyennes, dont les enseignants, ont été des moteurs pour la société. Les enseignants avaient un rôle social plus important et ils ont pu contribuer à faire bouger la société avec d’autres travailleurs des secteurs du social, de la santé  ou de la culture.  Ils ont investi la scène associative, syndicale ou politique. Aujourd’hui c’est moins le cas. Leur rôle social reste important mais leur place dans le monde politique ou syndical n’est plus la même.

Quelles conséquences peut avoir cet éclatement du monde enseignant ?

Pour les enseignants on peut y voir une des explications sur malaise enseignant qu’Anne Barrère a décrit. Mon enquête montre l’insatisfaction des enseignants. Mais on sait aussi que le métier est moins attractif et que le nombre des démissions augmente. Cet éclatement contrarie les solutions collectives , il empêche d’en trouver facilement.

Aujourd’hui on demande aux enseignants du premier du second degré de franchir le mur qui les sépare et de travailler ensemble dans le cycle 3. Cela vous semble possible ?

C’est possible. Mais ce n’est pas en imposant par le haut ce genre de changement qu’on va voir spontanément des collectifs se créer.  Pour le moment ce travail en commun relève surtout du langage institutionnel.

En étudiant ces univers enseignants qu’est ce qui vous a le plus surpris ?

C’est de constater la valeur que les professeurs des écoles donnent à la dimension intellectuelle de leur métier. Or c’est un point pour lequel ils pensent ne pas être reconnus par la société. Ce paradoxe surprenant est révélateur pour comprendre le malaise enseignant.

Géraldine Farges, Les mondes enseignants, PUF, ISBN 9782130606437

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OLF – Mobilisation 25 novembre 2017

#MeToo ne s’arrête pas là :
mobilisation massive le 25 novembre

Ce 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes aura une tonalité particulière, en raison de l’actualité dans laquelle elle s’inscrit. Depuis près de 2 mois et le début de l’affaire Weinstein, le flot de libération de la parole des femmes victimes de violences masculines ne se tarit pas. Les plaintes pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols affluent, et touchent petit à petit tous les milieux : artistiques, religieux, sportifs, politiques.

Dans les commissariats, les plaintes ont augmenté de 30%. Enfin, le monde semble se rendre compte que les femmes victimes d’agresseurs ne sont pas une série de cas isolés mais bien le reflet d’un problème de société massif, généralisé, systémique, que l’on nomme domination patriarcale. Les chiffres, qui n’évoluent pas ou peu au fil des ans, parlent d’eux-mêmes :

  • 1 femme est assassinée tous les 3 jours par son conjoint ou ex
  • 62 000 femmes de 20 à 69 ans sont victimes de viols ou tentatives de viols chaque année (et au moins le double de filles mineures)
  • Plus de 550 000 femmes sont victimes d’agressions sexuelles (autres que viols) par an
  • 80% des femmes estiment être régulièrement confrontées à des attitudes ou décisions sexistes dans leur cadre professionnel

La semaine du 25 novembre, nous serons mobilisé.e.s partout en France. #MeToo nous concerne toutes, et nous serons toutes dans la rue pour le crier, nous organiser et avancer vers la fin des violences masculines.

Consultez la carte interactive de la mobilisation contre les violences masculines. Pour participer à ou organiser un évènement pour le 25 novembre rapprochez vous de l’équipe dOLF la plus proche de chez vous !

Tous les détails : http://mailchi.mp/osezlefeminisme/nl-olf-mobilisation-25-novembre-2017?e=bda761272d

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Début des avant-premières de « L’insoumis »

Début des avant-premières de

« L’insoumis »


Cher-e-s ami-e-s,
Ca y est, c’est le démarrage des avant-premières de « L’insoumis » dès ce week-end !
Voici la liste:
Taninges, vendredi 17 novembre à 18h et 20h30
Cran-Gevrier, cinéma La Turbine, samedi 18 novembre à 20h30
Cahors, cinéma l’ABC, lundi 20 novembre 20h30
Sarlat, cinéma Le Rex, mardi 21 novembre 20h30
Muret, cinéma Véo Muret, mercredi 22 novembre 20h30
Saint-Gaudens, cinéma Le Régent, jeudi 23 novembre 20h30
Clermont-Ferrand, cinéma Le Rio, samedi 25 novembre 17h
Thorens-Glières, cinéma Le Parnal, mardi 28 novembre 20h
Lyon, cinéma CNP Terreaux, mardi 5 décembre
Valence, cinéma Le Navire, jeudi 7 décembre
Grenoble, cinéma Le Méliès, vendredi 8 décembre
Annemasse, cinéma Actuel, samedi 9 décembre
Et d’autres dates à venir…
A très bientôt.
Gilles Perret et l’équipe qui m’entoure.

Interview sur TV8 Mt-Blanc :

A voir: la première interview télévisée de Gilles Perret au sujet de « L’Insoumis » sur TV8 Mont-Blanc.
C’était le 7 novembre dernier.


Suivez dès à présent l’actualité du film et celle de Gilles Perret en vous abonnant aux deux pages Facebook :

https://www.facebook.com/LInsoumis-180783339136027/

https://www.facebook.com/GillesPerret68/


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en commandant votre DVD de « L’insoumis »

Vous pouvez payer soit en ligne, soit par chèque.
Votre DVD vous sera envoyé 4 mois après la sortie nationale du film comme la loi nous l’impose.


Pour nous contacter:

contact@linsoumis.org

Plus d’informations sur :

www.linsoumis.org

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Plan étudiants : les personnels de direction sous tension

« Les personnels de direction se retrouvent seuls à la manoeuvre et voient leurs conditions de travail dégradées », dénonce ID Fo dans un communiqué. Le Snpden tweete de son coté sur une circulaire de 72 pages pour appliquer la réforme de l’orientation. Les chefs d’établissement sont sommés de trouver un second professeur principal pour les terminales et d’organiser la semaine d’orientation avant les conseils de classe du 1er trimestre qui ont lieu dans quelques jours et en même temps de lancer les fiches Avenir sans avoir le temps de les présenter. Et ne parlons pas des proviseurs de LP pour qui le calendrier officiel n’a pas de rapport avec l’organisation de l’année…

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Les systèmes éducatifs en Europe

Comment sont structurés les systèmes éducatifs en Europe ? Eurydice permet de voir d’un coup d’oeil l’organisation des études du primaire au supérieur pour tous les pays européens à travers des graphiques simples. On peut relever trois grands types d’organisation. L’Europe du nord propose une école unique pour toute la scolarité obligatoire. Ainsi en Finlande une seule école couvre la scolarité de 7 à 17 ans. En Suède de 7 à 16 ans.  Les pays d’Europe centrale propose une sélection dès la fin du primaire avec des branches différentes. Ainsi en Allemagne dès l’âge de 10 ans les élèves sont triés entre 5 types d’enseignement secondaire.  Enfin les pays de l’ouest et du sud de l’Europe, du Royaume Uni à la Grèce en passant par la France , connaissent une différenciation après le collège.

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