Archives de la catégorie Numérique

Gazette d’@rrêt sur images, n°505. Symboles présidentiels, nos émissions d’été : 5/5 de Gaulle

Gazette d’@rrêt sur images, n°505

Ah, la Ve République ! La Ve et son président tout puissant, son monarque républicain, son chef « jupitérien ». La Ve et ses contre-pouvoirs rabougris, son Parlement au rôle réduit. Et si on remontait à ses origines, elle qui est au centre de toutes les polémiques depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et de sa République en marche ? Les origines, c’est à dire…1958, et le retour de de Gaulle au pouvoir, sur fond de guerre d’Algérie. La dernière émission de notre série d’été, consacrée aux premières images de la présidence du général de Gaulle, est en ligne (1).

La rédaction d’@si

(2)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°504. Symboles présidentiels, nos émissions d’été : 4/5 Giscard

Gazette d’@rrêt sur images, n°504

Il fait des discours en anglais, il est porté par des jeunes gens en t-shirts colorés, bien peignés. Depuis son élection, il ne cesse de multiplier les gestes marquants pour incarner au mieux jeunesse et modernité. Lui, ce n’est pas Emmanuel Macron, mais Valéry Giscard d’Estaing, élu président de la République en 1974. Il voulait rompre avec les ors de la République. Il voulait être normal et simple. Il partira sous les sifflets, vu comme un aristocrate coupé du peuple. Cet été, on continue de regarder le présent avec un œil dans le rétroviseur. Notre émission est en ligne (1).

La rédaction d’@si

(2)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°503. Symboles présidentiels, nos émissions d’été : 3/5 Mitterrand

Gazette d’@rrêt sur images, n°503

Mai 1981 : son visage apparaît sur toutes les télés de France. Il faut quelques secondes pour le reconnaître, encore quelques unes pour réaliser, mais c’est bien lui : François Mitterrand est élu président de la République. Le lendemain, dans les beaux quartiers de Paris, les lycéens sont en larmes. Les banques de leurs parents vont-ils fermer ? Les chars soviétiques vont-ils débarquer place des Invalides ? Non. Mais 36 ans plus tard, tandis que la Macronie se dévoile peu à peu sous nos yeux, il n’a jamais semblé aussi urgent de prendre un peu de distance. La troisième émission de notre série d’été est ici (1).

La rédaction d’@si

(2)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°502. Symboles présidentiels, nos émissions d’été : 2/5 Chirac

Gazette d’@rrêt sur images, n°502

Cinq euros ! Ce n’est pas grand chose, cinq euros par mois, vu de chez les heureux du monde. Et pourtant, c’est peut-être ce boulet des cinq euros retirés aux étudiants bénéficiaires des aides au logement, qui restera accroché aux premiers jours de Macron, comme le bouclier fiscal resta accroché à Sarkozy. Lisez ici notre article (1). Y a-t-il une malédiction de l’oubli du peuple, qui frappe les présidents, les premières semaines ? Regardez Chirac. Tout commence bien. Son discours du Vel d’hiv est unanimement salué (et Christine Albanel, qui l’écrivit, le raconte sur notre plateau). Et puis, il renonce à combler la fameuse fracture sociale. Et la dégringolade commence. Notre deuxième émission d’été est ici (2).

Nos medias démocratiques, nous déconstruisons à longueur d’année leurs présupposés, leurs biais, leurs manipulations. Et c’est indispensable. Mais restons conscients de notre privilège, de pouvoir le faire. Car informer dans les dictatures, de l’intérieur, c’est un tout autre exercice. Nous avons souhaité vous le rappeler cet été, en replongeant dans les compromissions de l’agence AP sous le nazisme, avec des détours par la Corée du Nord et la Syrie d’aujourd’hui. Tous les articles de notre série d’été sont ici (3). Bonne lecture !

Daniel Schneidermann

(4)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°501. Symboles présidentiels, nos émissions d’été : 1/5 Sarkozy

Gazette d’@rrêt sur images, n°501

Méfiez-vous de la première impression : c’est souvent la bonne ! Comme tout autre, un nouveau président de la République sait bien que la première impression des citoyens risque fort d’être durable. Aussi, le nouvel élu s’efforce-t-il, dans sa communication, de mobiliser soigneusement des monuments parisiens, des personnages historiques, ou des événements mémorables. Emmanuel Macron n’y a pas fait exception, lui qui (entre autres) a réquisitionné dans ses premières semaines le Louvre, Versailles, les Invalides, ou la tour Eiffel.

Et ses prédécesseurs ? Pour notre série d’émissions d’été, nous revenons sur les toutes premières images de cinq présidents de la Cinquième République (avec, en prime, une chronique historique de Mathilde Larrère (1) dans chaque émission). Débuts réussis ou ratés ? Par ordre antéchronologique, nous commençons cette semaine par le président qui a su le mieux rater son entrée : Nicolas Sarkozy, et son inoubliable halte au Fouquet’s, ce restaurant du show biz, sur les Champs Elysées. Qu’allait-il faire dans cette galère ? Notre première émission d’été est ici (2).

Daniel Schneidermann

(3)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°500. Assemblée : à quoi peuvent servir les Insoumis ? Danièle Obono parle

Gazette d’@rrêt sur images, n°500

Mission accomplie… jusqu’ici. Ils ne sont que dix-sept, mais font du bruit pour deux cents. Sur les réseaux sociaux, on n’entend que les députés de la France insoumise. Turbulents mais disciplinés, offensifs, Ruffin, Quatennens, Mélenchon et les autres s’efforcent de révéler l’amateurisme et le refus de débat du groupe dominant de La République en Marche. Mais au-delà du spectacle, à quoi vont-ils vraiment servir ? Comment, dans leur situation, prendre appui sur les médias traditionnels, les réseaux sociaux, ou la rue ? Questions posées cette semaine à Danièle Obono, députée de Paris, et à coup sûr un des visages de la nouvelle opposition parlementaire. Notre émission est ici (1).

Et comme il n’y a pas que la politique dans la vie, notre nouveau chroniqueur, André Gunthert, a regardé cette semaine le film américano-coréen Okja, la dernière création de Netflix sur les souffrances animales. Verdict ? Un film audacieux, oui, mais limité par… ses choix d’images, justement. Sa chronique est ici (2).

Daniel Schneidermann

(3)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°499. Burkini : autopsie d’un emballement

Gazette d’@rrêt sur images, n°499

Il avait refusé toutes les invitations des télés l’été dernier, au plus fort de l’emballement médiatique sur le burkini. Refusé, parce que l’affaire lui semblait trop complexe, divisant non seulement les partis politiques, mais écartelant aussi chacun et chacune entre des injonctions contradictoires. Sociologue spécialiste des « petites choses de la vie quotidienne », auteur d’un livre mémorable et très fin sur la codification non-dite des comportements à la plage, Jean-Claude Kaufmann a pris un peu de temps pour démêler ce qui pouvait l’être. Nous revenons avec lui sur cette querelle, évidemment moins futile qu’elle n’y parait. Et… qui ne le rend pas optimiste. Parce qu’il est toujours urgent de comprendre, regardez cette émission. Elle est ici (1).

Daniel Schneidermann

(2)

Poster un commentaire

GAFAM : les embarras juridiques du ministère

Saisie fin juin par le Snes et la Cgt sur l’ouverture subite de l’Ecole aux entreprises du Gafam (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) révélée par le Café pédagogique, la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) du ministère vient de connaitre sa position. Le Café pédagogique s’est procuré ce document. Selon la DAJ,  les conditions générales d’utilisation des GAFAM ne réduisent pas les obligations juridiques des établissements scolaires et que le ministère est dans le plus grand flou sur les usages réels.

Un tournant à 90° du ministère

A l’origine de cette affaire la publication par le Café pédagogique, le 16 mai, d’un message envoyé par le Directeur du numérique éducatif aux responsables académiques (DAN, DSI) les invitant à utiliser dans le cadre scolaire les services des GAFAM et à communiquer les annuaires des établissements.

Pour l’Education nationale c’était un virage à 90°. Depuis des années, le ministère développe ou fait développer des applications qui veillent jalousement sur les données des élèves, empêchent leur exportation et encore davantage celle des annuaires d’établissement. Tout cela coute très cher mais c’est le sens du développement de réseaux sécurisés comme les ENT.

Ces données d’utilisation constituent une manne incroyable pour les entreprises puisqu’elles permettent de connaitre les usages de chaque utilisateur et donc de lui proposer des publicités adaptées.

L’analyse de la DAJ

Dans un courrier du 29 juin, la DAJ répond aux questions du Snes et de la Cgt. La DAJ relève d’abord que l’exportation d’un annuaire d’établissement ne serait possible qu’après que chaque inscrit ait été personnellement informé. Il faut aussi que la déclaration Cnil de chaque annuaire mentionne les possibilités d’exportation.  Le responsable de l’annuaire, le chef d’établissement, est responsable si ces points ne sont pas respectés.

A la connaissance de la DAJ aucun établissement n’a encore transmis d’annuaire. La DAJ va mandater des responsables académiques, les CIL, pour enquêter et rappeler la loi.

La DAJ rappelle aussi que les Conditions générales d’utilisation (CGU) des GAFAM n’ont aucune valeur réglementaire et qu’elles varient d’une entreprise à l’autre. « Il n’y a pas de CGU éducation type ».  Les CGU ne peuvent être sanctionnées que par la rupture du contrat d’utilisation et rien d’autre. Par contre le responsable français peut être poursuivi devant les tribunaux français s’il n’a pas respecté les obligations juridiques des fichiers informatiques.

La lettre de la DAJ met donc les montres à l’heure. Elle montrent clairement les risques liés à la transmission des annuaires d’établissement, risque pour le chef d’établissement mais aussi pour l’enseignant qui serait à l’initiative de l’utilisation du service. Le fait que le ministère ne sache pas ce qu’il en est sur le terrain n’est pas rassurant.

Pour le Snes des risques pour les enseignants…

Interrogée par la Café pédagogique, Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe  du Snes, un des syndicats qui a saisi la DAJ, explique ce que son syndicat retient de cette affaire.

« On est satisfait que la DAJ apporte des éclaircissements, par exemple sur le fait que les élèves comme les personnels doivent être informés personnellement des usages faits de l’annuaire d’établissement. Ce qui est étonnant c’est que si la loi française n’est pas respectée, la personne qui a fourni les données peut être sanctionnée mais il n’y a aucune contrainte possible sur les GAFAM. Si la CGU n’est pas respectée on peut se retourner vers l’éducation nationale, c’est à dire le chef d’établissement ou même l’enseignant qui aura créé les comptes élèves  Facebook, par exemple, mais pas vers l’entreprise étrangère. Cela alors qu’on voit dans les établissements une multiplication de logiciels en ligne utilisés en classe sans accord des parents ».

Et pour les entreprises françaises

Le Snes analyse aussi la situation sur le long terme. « Le Directeur du numérique éducatif pense qu’il est plus facile de travailler avec les GAFAM plutôt qu’avec de petites entreprises françaises avec qui il faudrait multiplier les contrats. Tout se passe comme si le ministère avait renoncé à normaliser le travail sur le numérique.

Résultat les données relatives aux usages du numérique en classe qui pourraient être très utiles aux entreprises françaises pour mieux adapter l’offre aux besoins des élèves, ces données vont alimenter de grosses entreprises étrangères. Ni l’éducation nationale ni les startups françaises ne pourront les utiliser. Enfin l’usage fait de ces données va nous échapper. Que deviendra le droit à l’oubli par exemple pour chacun des élèves ? »

Comment expliquer ce changement à 90° du ministère ? « Peut-être le ministère s’est -il rendu compte que le développement du numérique éducatif a un coût.  Il y a peut-être l’idée que les GAFAM sont moins chers ».

« On a besoin de savoir quelle politique le ministère veut finalement mettre en place avec une vision à long terme. Faute de soutien à long terme on voit les entreprises françaises du numérique éducatif s détourner du marché scolaire. On attend du ministère une solution qui permette de se projeter dans le temps tout en protégeant les données ».

La lettre de la DAJ

Le texte de départ

Le SNES et la CGT saisissent la DAJ

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°498. Réchauffement : dans les entrailles de l’accord de Paris

Gazette d’@rrêt sur images, n°498

Trump se retire de l’accord de Paris sur le climat. Commentaires unanimes : c’est une catastrophe. Mais est-ce vraiment le cas ? Sur cet accord, on a tout entendu, et le contraire. Ce plafond de 2° d’augmentation des températures, par exemple, est-ce un chiffre vraiment scientifique, ou un chiffre politique arbitraire ? Quant à l’accord, au total, est-il contraignant pour les Etats signataires, ou pas ? Verdict de notre émission : les deux à la fois. Il établit une contrainte…sociale, sans doute plus efficace qu’une contrainte juridique. Pour pénétrer dans cette mécanique subtile, nous avons invité la Française qui connait le mieux le sujet : Laurence Tubiana, diplomate, et négociatrice en chef. Elle en discute avec la journaliste de Mediapart Jade Lindgaard. Notre émission est ici (1).

Et à propos : pendant que la planète regardait Trump, la Chine se préparait (peut-être) à provoquer une catastrophe planétaire. Avez-vous entendu parler des hydrates de méthane, ce gaz 23 fois plus réchauffant que le CO2 ? Notre chroniqueur Fabrice Nicolino sonne l’alerte. Sa chronique est ici (2).

Dans l’actualité purement française, enfin, le nouveau député insoumis françois Ruffin était partout cette semaine. Et on n’a pas fini de parler de lui. Nous l’avons plusieurs fois invité. Toutes nos émissions avec lui sont ici (3).

Daniel Schneidermann

(4)

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°497. Les collégiens, le réalisateur, et le dieu serpent

Gazette d’@rrêt sur images, n°49

C’est l’histoire d’une jeune parisienne, brutalement transplantée dans son village natal au Sénégal, après une rixe à Paris. Elle avait droit à la nationalité française, mais avait bêtement omis de la demander. Et la voilà coincée dans ce village, sans pizzas ni hamburgers. Choc des cultures ! Horreur et fatalité ! C’est le sujet de La mort du Dieu serpent (1), le dernier « doc de Tënk » sur lequel nous nous arrêtons avant l’interruption estivale. Vous pouvez le voir sur notre site toute cette semaine (2).

Et pour en parler, avec son réalisateur Damien Froidevaux, nous avons fait appel aux collégiens de la « classe télé (3) », qui nous ont accompagnés toute cette année scolaire. Mais oui, Mamadou, Maximilian, Minyana et les autres sont sur notre plateau. Avec leur enseignante, Laura Mougel, ils ont visionné le documentaire, et soigneusement préparé la séance. Quel regard portent-ils sur ce documentaire, eux qui vivent dans l’arrondissement du Nord parisien voisin de celui de Koumba ? Entre les collégiens et le réalisateur, c’est une rencontre inattendue. Mais pas vraiment un choc des cultures. Notre émission est ici (4).

Daniel Schneidermann

(5)

Poster un commentaire

GAFAM : le Snes et la CGT saisissent la Cnil et la DAJ

«  Nous avons des inquiétudes concernant le développement des bases de données numériques et de l’usage qui pourrait en être fait. L’identité numérique des élèves comme celle des personnels ne saurait faire l’objet d’une quelconque diffusion, voire, pire, d’un usage mercantile. C’est pourquoi la découverte, par voie de presse, d’un courriel envoyé par le ministère aux Dan et Dsi nous a particulièrement inquiétés, tant par la forme que par le fond ». Dans un courrier du 15 juin, le Snes Fsu et la Cgt Education saisissent la Direction des affaires juridiques du ministère de l’éducation nationale de cette question. Les syndicats ont également saisi la Cnil le même jour.

Parmi les questions:  » Qui a la compétence juridique/réglementaire pour donner une autorisation d’interconnexion à un annuaire de l’Éducation nationale ? Qu’en est-il de l’application de la loi de 1978 informatique et libertés en ce qui concerne la connexion des annuaires (données élèves mineurs ou majeurs) aux GAFAM ? Existe-t-il un cadre juridique ? Si oui, pouvez-vous nous préciser lequel ? Pouvez-vous nous éclairer sur la hiérarchie entre CGU « éducation » (conditions générales d’utilisation), chartes dans l’établissement, cadre réglementaire validé par la CNIL ? »

A l’occasion d’une rencontre, le 6 juin, entre le directeur du numérique éducatif, M Jeandron, et le Snptes, c’est l’avenir de la base même des élèves qui est évoqué.  » L’hypothèse d’un abandon de la base élèves établissement SIECLE qu’exploiteraient désormais les éditeurs privés ». Hypothèse confirmée par la direction du numérique.  » Mathieu Jeandron ne dément pas que cette question est à l’étude, et s’interroge sur la viabilité de SIECLE dans les années à venir. Il faut s’interroger, selon lui, sur l’intérêt de continuer à investir sur des produits que les éditeurs privés font aussi bien, voire mieux », écrit le Snptes.

La lettre à la DAJ

La lettre à la Cnil

Le ministère ouvre l’école aux GAFAM

Snptes

Poster un commentaire

Elèves, bientôt tous fichés ?

Rue des écoles par Louise Tourret, le dimanche de 17h à 17h55

Quel encadrement pour le numérique dans l’éducation?

Ré-écouter l’émission : https://www.franceculture.fr/emissions/rue-des-ecoles/eleves-bientot-tous-fiches

Pixel Amiens - Des écoliers amiénois s'initient à l'informatique dans les locaux d'ALCO
Pixel Amiens – Des écoliers amiénois s’initient à l’informatique dans les locaux d’ALCO Crédits : Frédéric MétézeauRadio France

Nous allons vous parler des « Gafam », des ENT des algorythmes ou encore des learnings analytics… Oui le numérique éducatif est un sujet technique, on y emploie aussi nombre d’acronymes et des termes en anglais… Mais derrière le jargon, les enjeux sont énormes car il s’agit de protéger les informations qui concernent nos enfants, ce que beaucoup d’entre nous oublient de faire dans leur vie numérique de tous les jours où l’on donne notre avis, publions des photos et ouvrons des comptes personnels en livrant nom, date de naissance et adresse. Alors, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft sont-ils prêts à pénétrer le marché de l’Education Nationale dans le but de récupérer le plus possible de données personnelles comme ils-le font déjà ailleurs? Comment une institution aussi énorme que l’Education nationale peut-elle s’adapter et formuler des règles et des bonnes pratiques compréhensibles, applicables et protectrices? La question dépasse d’ailleurs l’école, il s’agit d’éduquer les enfants et même toute la société à un usage responsable du numérique.

L’actualité de l’éducation avec Marie-Caroline Missir, directrice de la rédaction de l’Etudiant

– Début des épreuves du Bac et un sondage « Les lycéens dessinent leur Bac idéal », autour de la réforme du Bac

– Les annonces du ministre de l’Education : jeudi 08 juin, le CSE examinait les textes de « détricotage » des réformes précédentes : rythmes scolaires avec un retour désormais possible à la semaine de 4 jours et collège avec le rétablissement des classes bilangues. L’éventuelle remise en cause de la suppression du redoublement

– Des mesures seraient inspirées par l’Institut Montaigne? Une enquête parue dans Libération

APB, tirage au sort des étudiants de la filière Paces, une information du site Educpros

Focus : Les reconversions vers le métier d’enseignant. Avec le témoignage de Libie Cousteau

Intervenants

Bibliographie

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°496. De l’ancien au nouveau monde : Isabelle Attard parle

Gazette d’@rrêt sur images, n°496

Pour évoquer le nouveau monde macronien, nous avons choisi une voix de l’ancien monde. Et pas n’importe laquelle : Isabelle Attard, remuante députée sortante, sur de nombreux sujets qui nous intéressent. Elle a été sèchement battue au premier tour des législatives. Comment analyse-t-elle son échec ? Que pense-t-elle des candidates novices qui bafouillent sur les plateaux ? Des premiers gestes de Macron sur l’écologie et le code du travail ? Et elle, maintenant, que va-t-elle faire ? Notre émission est ici (1).

Un nouveau chroniqueur nous rejoint cette semaine : André Gunthert, professeur de culture visuelle. Il nous parlera…d’images (quelle surprise !) Et il commence avec Wonder Woman. Certes, le film n’est pas féministe. Mais tout de même… Sa chronique est ici (2).

Je voudrais enfin vous raconter l’histoire de Koumba. C’est une jeune fille qui a grandi en France et qui arrive dans son pays de naissance, le Sénégal, à l’âge de vingt ans, après son expulsion de France. Elle est l’héroïne d’un documentaire, La mort du dieu serpent. Nous en parlerons la semaine prochaine, mais vous pouvez déjà le regarder. Il est ici (3).

Daniel Schneidermann

(4)

Poster un commentaire

Numérique : plus d’équipement mais nouveau fossé numérique aux Etats Unis

Les enseignants américains ont plus de matériel numérique et d’accès Internet mais les usages n’évoluent pas voire la situation se détériore, note la revue américaine Edweek qui consacre un dossier aux dernières statistiques fédérales sur le numérique à l’école.

« Malgré la promesse de construire les compétences du 21ème siècle, comme la créativité et la résolution de problèmes, les élèves disent qu’ils utilisent les ordinateurs à l’école davantage pour des activités routinières », écrit Edweek. La revue souligne aussi que le pourcentage d’enseignants formés aux usages numériques a légèrement baissé depuis 2009.  Les enseignants non formés se retrouvent surtout dans les écoles des quartiers populaires créant ainsi un nouveau fossé numérique entre les élèves pauvres et les favorisés.

Dossier Edweek

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°4955 : Qui l’eût cru ? Le Qatar est nul en com’

Gazette d’@rrêt sur images, n°495

Qu’arrive-t-il au Qatar ? On le connaissait rachetant la France du luxe et de l’esbroufe, morceau par morceau. Le voici soudain soumis au blocus de ses puissants voisins, avec files d’attente dans les supermarchés. Faut-il craindre une escalade de cette crise diplomatique hors normes ? L’Émirat va-t-il devoir sacrifier son beau joujou, Al Jazeera ? Et nos medias, peuvent-ils traiter en toute liberté du sujet, connaissant la puissance de lobbying des deux principaux belligérants, les deux géants pétroliers, qataris et saoudiens ? Réponse unanime de nos invités : en communication, les qataris sont très mauvais. Qui l’eût cru ? Notre émission est ici (1).

Daniel Schneidermann

(2)

Poster un commentaire

Royaume Uni : des professeurs victimes du harcèlement numériqu

Selon TES,  c’est au moins un professeur sur 10 qui est victime de harcèlement sur les réseaux sociaux organisé par des élèves. Le syndicat NASUWT parle d’un professeur sur trois. Ce qui semble certain c’est la tendance grandissante de ce genre d’affaire. Des élèves n’hésitent pas à créer des faux comptes d’enseignants sur Facebook pour diffuser des photos compromettantes d’enseignants. Ou à organiser de faux rendez vous à partir de faux comptes sur les sites de rencontre pour se moquer de leur professeur.

 

L’article

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°494. La non-mixité, expliquée aux hommes blancs

Gazette d’@rrêt sur images, n°494

« Interdit aux Blancs » : trois mots qui ont enflammé la fachosphère, et pas seulement elle. Derrière ces trois mots, une manifestation afro-féministe, organisée en juillet prochain à Paris. Et sous la polémique, ce concept de « non mixité », qui a toujours tant de mal à passer dans les médias mainstream. Pourquoi des femmes, et à fortiori des femmes noires, ont-elles besoin de se réunir à l’abri du regard des dominants ? Pour revenir aux sources, nous avons invité Christine Delphy, sociologue, et figure du féminisme français – elle fut fondatrice du MLF. Face à elle, une figure… des médias français, Audrey Pulvar, qui s’est vigoureusement opposée à ce principe de non-mixité. Un beau débat, serein et respectueux – qualités peu courantes sur ce sujet. Notre émission est ici (1).

Et sur ce même sujet, Océanerosemarie se charge d’une tâche quasi-humanitaire : consoler les malheureux hommes blancs, exclus de ces manifestations, et qui rêvaient pourtant, les pauvres, d’y assister ! Sa chronique est ici (2).

Daniel Schneidermann

(3)

Poster un commentaire

GAFAM : le CNNUm tacle à son tour l’Education

Après la Cnil, le Conseil national du numérique réagit à la décision de l’Education nationale de livrer aux entreprises du GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) les annuaires des établissements scolaires. Dans un article de Libération, le Conseil national du numérique fait référence à l’article du Café pédagogique du 16 mai et prend position sur ces données scolaires.  » Ce sont des données qui ont de la valeur, qui permettent de la R&D en matière d’apprentissage adaptatif, par exemple, et qui sont parties vers des acteurs privés. Or, on pourrait négocier autrement l’utilisation et la régulation de ces données. Quand l’Etat répond par des «chartes de confiance», plutôt que par des standards et des négociations d’égal à égal, il néglige la capacité que nous devrions avoir de réagir, de pousser à transformer les usages et à les questionner ». Les parents de la Fcpe, les syndicats Snes et Cgt éducation sont également intervenus à ce sujet.

 

Article Libération

L’avis de la CNIL

Poster un commentaire

Gazette d’@rrêt sur images, n°493. Hanouna : le convaincre, ou le combattre ?

Gazette d’@rrêt sur images, n°493

Vous avez sans doute suivi le feuilleton Hanouna. Canular homophobe, vaines protestations d’associations et de télespectateurs auprès du CSA : tout se serait déroulé comme d’habitude, si les annonceurs, pressés par les réseaux sociaux, n’avaient déserté en masse les écrans publicitaires. Du coup, plates excuses de l’animateur. On en est là. Reste une question : pour les victimes de ses blagues douteuses (les femmes, les homosexuels) : que faire ? Répondre à ses invitations à venir le dédouaner ? Détourner cette tribune involontaire au bénéfice de la cause, ou bien le combattre ? En bref, comment lutter contre la télé-poubelle. C’est notre débat de la semaine. Notre émission est ici (1) (2).

Dans ce long pont ensoleillé, peut-être avez-vous entrevu la poignée de main « virile », entre Emmanuel Macron et Donald Trump, à Bruxelles. Les télés l’ont montrée et re-montrée. Et comme d’habitude, la belle image masque son hors-champ : l’inflexibilité de Trump sur l’OTAN, et celle de l’Allemagne sur l’austérité. Et aussi, ce nouveau recul de la France sur la taxe européenne sur la finance. Pas entendu parler ? Nous le racontons ici (3). Et sur cette poignée de main, ne ratez pas la chronique d’Océanerosemarie. Elle est ici (4) (5).

Daniel Schneidermann

(6)

Poster un commentaire

Un communiqué de l’EPI sur les données personnelles et scolaires des élèves mises à disposition des GAFAM.

Source : http://www.enseignerlinformatique.org/2017/05/25/communique-de-lassociation-enseignement-public-et-informatique-epi/

Communiqué de l’association Enseignement Public et Informatique (EPI)

Les données personnelles et scolaires des élèves mises à disposition des GAFAM.

Dans une lettre, envoyée le 12 mai aux délégués académiques au numérique (DAN) et aux directeurs des services informatiques, Mathieu Jeandron, Directeur de la DNE (Direction du numérique pour l’éducation, Ministère de l’Éducation nationale), indique qu’ « il n’y a pas de réserve générale sur l’usage des outils liés aux environnements professionnels chez les grands fournisseurs de service du web». En clair, il autorise, incite même à l’utilisation par les établissements scolaires des outils et services des grandes multinationales du numérique, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) au mépris de la protection de l’identité numérique des élèves et des personnels.

L’enjeu essentiel, ce sont les données personnelles et scolaires des élèves et leurs traitements possibles. Ces données sont particulièrement sensibles. Elles disent énormément sur les enfants et peuvent les suivre longtemps. Les risques évoqués par la CNIL sont ignorés. L’expérience a amplement montré que les GAFAM, qui par ailleurs payent peu d’impôts en France, ne vont pas bouleverser le fonctionnement de leur cloud simplement parce que les CGU (Conditions générales d’utilisation) ont été modifiées en France pour le secteur éducatif. De plus, la charte annoncée par le MEN pour janvier 2017 n’est toujours pas finalisée. Et l’on se souvient des révélations sur les agissements de la NSA (Agence nationale de la sécurité des États-Unis) dont les liens avec les GAFAM sont à la fois étroits et bien connus.

L’émotion suscitée par ce courrier est grande. L’EPI la partage. Ce passage en force, en contradiction avec le cadre réglementaire actuel et qui repose sur une initiative non soumise à la concertation, est inacceptable. Il suscite déjà de nombreuses réactions auxquelles l’EPI s’associe. On ne doit pas donner les clés de la maison Éducation nationale aux GAFAM. Surtout qu’une volonté politique, qui fait défaut, permettrait de faire autrement en s’appuyant notamment sur les logiciels libres. Il est possible de « dégoogliser Internet » comme le fait à son échelle l’association Framasoft (1). L’EPI juge inacceptable que les grandes multinationales du numérique puissent puiser à leur guise dans les données personnelles et scolaires des élèves et des enseignants. L’EPI demande aussi la non-reconduction de la convention signée fin novembre 2015 entre Microsoft France et l’Éducation nationale (2).

Paris, le 25 mai 2017

(1) https://degooglisons-internet.org/

(2) http://www.education.gouv.fr/cid96030/numerique-a-l-ecole-partenariat-entre-le-ministere-de-l-education-nationale-et-microsoft.html&xtmc=partenariatmicrosofteacuteducationnationale&xtnp=1&xtcr=1

2 Commentaires