Archives de la catégorie Internationale

Communiqué FSU Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Communiqué FSU

Les Lilas le 2 août 2018

Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Ce dimanche 29 juillet, l’Awda, navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d’Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël.

Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, membre de l’équipage de l’Awda, citoyenne française également, qui a été emprisonnée en Israël, et depuis peu libérée. Pour ces deux situations, le silence du gouvernement est assourdissant et la protection consulaire absente.

La Flottille doit passer. l’Awda doit être restituée pour pouvoir aller à Gaza, et son équipage et ses passagers doivent être libérés.

Et la « Freedom », le voilier qui va la suivre dans quelques heures, ne doit pas faire l’objet d’un acte similaire.

La FSU, membre du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, demande au gouvernement français d’agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.

Le gouvernement français doit agir pour que cesse le scandale que constitue ce blocus.

Il est temps que la communauté internationale s’exprime avec force et rappelle Israël à ses devoirs. Elle ne doit pas laisser indéfiniment son gouvernement et son armée agir et violer le droit international en toute impunité. Cela passe aussi par l’arrêt de toute coopération économique jusqu’à ce qu’Israël respecte enfin le droit international et s’y soumette.

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Communiqué LDH : « Loi asile immigration, il est encore temps d’écouter la société civile »

Loi asile immigration, il est encore temps d’écouter la société civile

Communiqué LDH

Après son examen par le Sénat le projet de loi asile immigration vient de repasser à l’Assemblée nationale. Il a été confirmé par 43 votes favorables, avec 77 présents sur 577 députés. Visiblement, au sein même de la majorité parlementaire, il convainc de moins en moins. Et pour cause, il est condamné par l’ensemble du monde associatif engagé sur ces questions. Il s’est attiré de sévères critiques de toutes les instances compétentes consultées, Défenseur des droits, Commission nationale consultative des droits de l’Homme, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté…

Il réduit encore l’accès réel au droit d’asile comme au droit au séjour, porte atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale, au droit à l’hébergement, généralise les possibilités d’enfermement de personnes n’ayant commis aucun délit.

Il ignore les vrais problèmes, notamment le drame du refus de l’accès à la demande d’asile qui cause des milliers de morts chaque année en Méditerranée. Il nie tout l’apport des migrants à notre société en jouant sur la peur et l’ignorance.

Les Etats généraux des migrations regroupant plus de 500 associations nationales et locales dans toute la France ont travaillé à l’élaboration de propositions pour une politique de l’asile et de l’immigration respectueuse des droits de l’Homme, partant des réalités et non des fantasmes xénophobes. Cette démarche, comme ces propositions, ont été malheureusement jusqu’ici totalement ignorées.

Aussi, nous demandons solennellement au gouvernement de prendre enfin le temps d’un dialogue réel avec la société civile.

Paris, le 30 juillet 2018

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Etats-Unis : une décision de la Cour suprème contre les syndicats enseignants

« C’est un jour noir pour la jurisprudence américaine.. C’est une attaque politique contre les travailleurs américains en faveur des plus riches et des plus puissants ». Le syndicat AFT, un syndicat enseignant, ne décolère pas contre la décision de la Cour suprème. Alors que dans plusieurs états les syndicats ont obtenu par la grève des hausses de salaire significatives, la Cour tente de mettre fin au mouvement. Pour cela elle veut affaiblir les syndicats. Dans un nouvel arrêt, elle interdit la pratique du fair share : les salariés non syndiqués qui bénéficient d’un accrod obtenu par un syndicat doivent lui verser une taxe. Cet accord pousse à une syndicalisation importante :70% des professeurs américains sont salariés. En incitant les enseignants à ne pas se syndiaquer la Cour souhaite visiblement les affaiblir.

 

Arret de la Cour

Position de l’AFT

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Communiqué EuroMed Droits « Méditerranée: chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici « 

Ci-dessous un communiqué d’EuroMed Droits dont est membre la LDH

Communiqué de presse

Méditerranée: chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici 

Bruxelles, le 15 juin 2018

Le cynisme ne fait pas une politique.

Le sort tragique des personnes recueillies par l’Aquarius témoigne du cynisme d’une Union Européenne qui a perdu jusqu’au sens des valeurs sur lesquelles elle prétend se fonder.

Si les autorités italiennes ont, les premières, oublié leurs devoirs en demandant à SOS Méditerranée de procéder au sauvetage tout en refusant l’accès à ses ports, l’attitude de la France est tout aussi critiquable. En ne proposant aucun accueil et en fermant ses frontières avec l’Italie, au point de transformer toute une région en zone de non droit pour les étrangers, les autorités françaises n’ont aucun titre à donner des leçons à quiconque.

En autorisant l’accès des réfugiés à ses ports, l’Espagne a, certes, permis de mettre fin à l’errance dangereuse de 629 femmes, hommes et enfants mais cette décision ne règle rien : aujourd’hui même ce sont 41 personnes qui sont bloquées sur un bateau de la marine américaine devant le refus renouvelé des autorités italiennes de les accueillir.

C’est bien la politique européenne, ou plutôt l’absence de politique européenne d’asile qui est la cause de ces situations inadmissibles.

L’insupportable jeu de ping-pong entre les gouvernements européens doit cesser.

Chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici.

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OCDE : la France, le pays qui garde ses professeurs qualifiés pour les élèves favorisés

« Toute politique éducative est une politique d’enseignants ». L’OCDE publie le 11 juin un nouveau volume tiré des résultats de PISA 2015 sur les politiques enseignantes. L’organisation internationale montre du doigt la France pour l’inégalité criante entre lycées défavorisés et favorisés en ce qui concerne le niveau de qualification des enseignants. Selon l’OCDE les premiers ne compteraient que 20% d’enseignants « pleinement certifiés » contre 92% chez les seconds. Un chiffre contestable mais qui va d’autant plus renforcer la remise en cause du mode d’affectation des enseignants que l’organisation estime que plus d’autonomie des établissements entraine plus d’équité.  Au delà de ces prises de position, l’OCDE montre aussi que des systèmes éducatifs centralisés peuvent aussi avoir une gestion équitable des enseignants. A condition d’y mettre le prix et de le vouloir…

Une formation des enseignants à améliorer

Quelles politiques enseignantes trouve-t-on dans les systèmes éducatifs les plus performants ? Quelles politiques permettent plus d’équité pour les élèves ? Comment rendre le métier enseignant plus attractif ? Sous le titre « Des politiques enseignantes efficaces », l’OCDE publie un nouveau volume tiré des résultats de PISA 2015 qui apporte un éclairage nouveau sur les inégalités scolaires en France et aussi sur les politiques à mener pour y remédier.

Car la France fait bien partie pour l’OCDE des mauvais élèves. D’abord parce que, c’est connu, nous avons un des systèmes éducatifs les plus inégaux socialement. Mais aussi , c’est nouveau, pour sa formation et sa distribution des enseignants.

Pour mettre cela en évidence l’OCDE a fait des choix statistiques qu’il faut connaitre pour bien comprendre les résultats. L’organisation sélectionne dans PISA le quart des lycéens les plus défavorisés et les plus favorisés. Ce choix exclut les élèves les plus faibles et les plus défavorisés qui à 15 ans sont collégiens. Dans le quart défavorisé on va trouver de nombreux lycées professionnels et chez les favorisés de nombreux lycées privés. Disons plus de la moitié dans le premier cas et les 4 cinquièmes dans le second.

Première remarque de l’OCDE : les systèmes éducatifs performants ont des enseignants ayant eu de longs stages pratiques de formation initiale. Ils ont ensuite eu une formation continue importante et basée sur les besoins des enseignants. Dans ces systèmes, l’évaluation des enseignants est directement liée à la formation continue.

Voilà trois domaines où la France est mal placée. Jusqu’en 2013 les stages pratiques avaient disparu  en grande partie de la formation initiale. L’OCDE note quand même que ces stages varient selon les pays de 20 jours (au Japon) à 2 ans en Allemagne. La formation initiale des enseignants varie de 4 ans, cas le plus fréquent, à 7 ans (en Allemagne).

C’est pas mieux pour la formation continue qui est plus rare en France qu’ailleurs et très rarement liée aux attentes des enseignants, ne serait ce que parce qu’elle tombe du ciel. Enfin l’évaluation des enseignants est indépendante de la formation.

De criantes inégalités dans la répartition des enseignants mais des données à relativiser


On en arrive à la révélation la plus importante de cette étude OCDE : l’inégalité de répartition des enseignants. A en croire l’OCDE les établissements défavorisés français ne comptent que 20% d’enseignants « pleinement certifiés » contre 92% dans les établissements favorisés. Cet écart est le plus important de tous les pays membres de l’OCDE.

Ces chiffres sont à relativiser. L’OCDE compte comme professeur « pleinement qualifié » les certifiés et agrégés. Comme, en France, l’enseignement professionnel a sa propre catégorie d’enseignants et que les L.P. comptent pour plus de la moitié des élèves du quart le plus défavorisé, cela tire fortement vers le bas leur nombre. Mais cela reconnait aussi le choix français de ne pas mettre les mêmes enseignants en LP qu’ailleurs, comme si ces élèves là méritaient un corps spécial.

Si on regarde de plus près, 22% des professeurs de sciences enseignant dans les établissements défavorisés français n’ont aucun diplôme universitaire en sciences. Un élève sur cinq dans ces établissements a face à lui un professeur qui n’est pas qualifié. C’est un taux énorme qui tient compte de la présence massive des contractuels dans les lycées défavorisés. Ce taux est le double de celui des établissements favorisés où on compte de nombreux établissements privés qui eux aussi emploient de nombreux contractuels. Il y a donc bien en France  une inégalité criante dans la répartition des enseignants.

Il y a aussi tout ce que Pisa ne cherche pas à savoir. D’abord la présence effective des enseignants dans les établissements. On sait que le remplacement des enseignants est difficile dans les établissements défavorisés, particulièrement en sciences. Des mois d’enseignement sont perdus par les élèves pour cette raison.

On sait aussi qu’on va trouver dans ces établissements les enseignants les moins expérimentés et les plus récemment arrivés dans leur établissement. L’étude pointe d’ailleurs le turn over dans les établissements : pour l’OCDE les écoles qui ont les meilleurs résultats sont celles qui ont le taux de turn over le plus faible.

« Les inégalités observées en France s’expliquent en grande partie par les disparités d’accès à des enseignants expérimentés », dit-on à l’OCDE. Voilà une responsabilité qui incombe au ministère.

Comment améliorer cette situation ?

Ne rêvez pas ! L’Ocde ne reconnait qu’un rôle secondaire à la hausse salariale dans le recrutement des enseignants. Pour l’OCDE, la solution c’est l’autonomie des établissements. « Une autonomie accrue des établissements apporterait plus d’équité dans la répartition des enseignants ». L’affirmation repose sur des données qu’on peut retranscrire de façon moins péremptoire.  Ce que montrent les données OCDE, c’est que les chefs d’établissements déclarent que là où le chef d’établissement recrute directement les enseignants il y a moins de manque d’enseignants, quelque soit la qualité de celui-ci. Passer de cette déclaration à la prise de position sur l’autonomie est un peu tiré par les cheveux. Mais elle a un poids politique majeur.

On a malheureusement trop d’exemples de pays où l’augmentation de l’autonomie s’est accompagnée d’une dégradation de la qualité du recrutement des enseignants et du niveau scolaire des élèves pour souscrire à cet argument de l’OCDE. L’exemple de la Suède, le pays qui est allé le plus loin dans l’autonomie par une réforme jugée emblématique, est éclairant sur ces deux points. En donnant le pouvoir de recruter et payer les enseignants aux chefs d’établissement, la Suède a fait s’effondrer et le recrutement des professeurs et celui des chefs d’établissement, assommés de travail. Le niveau des élèves a aussi beaucoup baissé.

Mais c’est l’OCDE elle-même qui nous offre, avec honnêteté, l’exemple contraire avec le Japon et la Corée du Sud. Voilà deux pays où le système éducatif est centralisé comme le notre. Et pourtant les inégalités entre établissements sont faibles. Dans ces deux pays les enseignants sont contraints régulièrement de changer de poste. Tout le jeu consiste à les attirer dans les établissements défavorisés. En Corée on utilise des hausses de salaire, la promesse de classes plus petites, de services moins chargés ou encore des points donnant des passe  droits pour la promotion suivante. Autrement dit, l’objectif d’équité est reconnu et affirmé par l’Etat qui donne aux établissements défavorisés des avantages significatifs pour attirer les meilleurs enseignants.

Ces pistes sont explorées en France dans les établissements de l’éducation prioritaire avec une prime et une réduction du temps de service. Mais probablement à un niveau trop faible. Pour le moment la carrière des enseignants continue de se construire sur le seul jeu des mutations, un « bon » établissement récompensant une fin de carrière. L’OCDE estime qu’une prime importante peut inciter les enseignants à demander un poste dans un établissement défavorisé à l’image de ce qui s’est fait en Caroline du Nord (Etats-Unis) avec une prime de 1800 $. On sait que le président de la République a promis une prime de 3000 € en plus de la prime actuelle de 2000 € aux professeurs de Rep+. Mais la promesse tarde à s’incarner…

Pour l’OCDE la politique courante de réduction du nombre d’élèves dans les établissements défavorisés a beaucoup moins d’impact. Mais il est vrai que dans la plupart des pays de l’OCDE la différence de taille des classes entre favorisés et défavorisés est minime (24 à 28 élèves). Et ca concerne peu la France. Seuls le Japon et le Mexique dépassent la France pour le nombre d’élèves par classe dans tous les pays membres de l’OCDE.

Peut-on attirer des étudiants plus brillants vers l’enseignement ? L’étude OCDE montre qu’il y a un pourcentage de jeunes souhaitant devenir enseignants en baisse mais suffisant pour faire face aux besoins. Mais en France, comme dans la plupart des pays de l’OCDE, ce ne sont pas les meilleurs élèves. Leurs résultats sont en dessous de la moyenne du pays en maths et en français. Les pays où les salaires des enseignants sont plus élevés trouvent plus facilement à recruter des enseignants mais n’attirent pas forcément les meilleurs.

Quel impact sur la politique gouvernementale ?

« La plupart des pays pourraient faire mieux pour observer comment les enseignants sont affectés », dit l’OCDE.  « Cela veut dire pas seulement le nombre d’enseignants mais aussi leur qualification, leur expérience et leur efficacité. Beaucoup de systèmes éducatifs pourraient aussi faire plus pour répondre aux besoins des enseignants, particulièrement les nouveaux, dans les établissements défavorisés ».

Cette étude de l’OCDE va soutenir la politique gouvernementale. L’autonomie des établissements est vantée par JM Blanquer qui ne fait pas mystère de sa volonté de donner aux chefs d’établissement le pouvoir de recruter. La récente annonce de modification des concours de recrutement pourrait devenir la première étape d’une réforme de fond mettant fin au système d’affectation des néo enseignants sinon au statut des enseignants. L’affirmation que l’autonomie s’accompagne de davantage d’équité aura du mal à passer tellement elle semble fausse. Mais l’appui de l’OCDE sera précieux pour le ministre.

Mais l’étude OCDE comprend aussi des éléments plus délicats à insérer dans le programme gouvernemental. Pour l’OCDE pour trouver des enseignants de qualité il faut pouvoir leur offrir des conditions de travail de qualité. Cela va contre le caporalisme ambiant. L’OCDE estime qu’il faut encourager la formation demandée par les enseignants, et non imposée par en haut, alors que le ministère vient de d’imposer le contenu des formations des enseignants du premier degré. Il faudrait encourager le travail en réseau des enseignants alors que les restrictions de moyens mettent e péril ce qui existe dans l’éducation prioritaire.

On retiendra de l’étude ce qu’elle met en lumière des inégalités de répartition des enseignants , même si les données OCDE sont à relativiser pour les deux catégories de lycées. L’OCDE confirme ce que l’on sait : la France a  une école à deux vitesses. Les dirigeants de l’école républicaine laissent tomber les jeunes qui ont le plus besoin d’elle.

Le rapport

Suède Angleterre Pays Bas

Quelle autonomie en éducation prioritaire ?

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Communiqué LDH à l’occasion de la venue de B. Netanyahou : « Une venue inopportune, des propos inopportuns »

Une venue inopportune, des propos inopportuns

Communiqué LDH

La venue, en France, de Benyamin Netanyahou à l’occasion de la Saison France-Israël ne peut que soulever interrogations et réprobations.

Nul besoin de « boycotter » Israël pour constater que les autorités françaises accueillent un homme responsable de crimes de guerre et qui n’a pour seul objectif que d’empêcher le peuple palestinien d’être libre, dans son propre Etat, et dans des frontières aussi sûres et reconnues que celles d’Israël.

La réalité d’aujourd’hui, c’est une politique israélienne empreinte de toute puissance, forte du soutien sans faille des Etats-Unis, et qui foule au pied les aspirations légitimes de tout un peuple.

Et les déclarations pusillanimes des autorités françaises face à cette situation ne peuvent se substituer à une volonté politique ferme d’œuvrer en faveur d’une paix juste et durable, laquelle ne peut exister sans que le peuple palestinien exerce la totalité de ses droits sur son territoire tel qu’issu des frontières de 1967.

Il est tout aussi regrettable que, pour la deuxième fois, le président de la République entérine la thèse selon laquelle l’Etat d’Israël serait l’Etat des juifs du monde entier, ou qui aurait vocation à les représenter.

Outre que tous les juifs ne se reconnaissent pas dans Israël, et encore moins dans ses agissements actuels, c’est ainsi enfermer les Français juifs dans une représentation ou pèse sur eux une double allégeance qui, de fait, conduit à les considérer comme des Français pas tout à fait comme les autres.

En tenant ces propos, dont on se demande si les conséquences ont été analysées, le président de la République contribue à alimenter les tensions et replis identitaires.

La LDH regrette, dans ses conditions, l’accueil que va réserver la République au Premier ministre d’Israël, et rappelle son exigence de voir la France reconnaître sans délai la Palestine.

Paris, le 4 juin 2018

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une bonne nouvelle ….L’Irlande rompt catégoriquement avec des siècles de prohibition de l’avortement, Le Monde

Rurale ou urbaine, masculine ou féminine, jeune ou âgée : l’Irlande tout entière a plébiscité le droit à l’avortement, vendredi 25 mai, lors d’un référendum historique qui rompt avec des siècles de prohibition et confirme spectaculairement la perte d’influence de l’Eglise catholique.

Plus des deux tiers des 3,3 millions d’électeurs – soit 68 %, selon un sondage effectué pour le quotidien The Irish Times à la sortie des urnes, et même 69,4 % pour la radio-télévision publique RTE – ont voté en faveur de l’abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui prohibe, de fait, tout avortement, en protégeant « l’enfant à naître » au nom de son droit à la vie « égal à celui de la mère ».

Un résultat sans appel

« Il semble que nous écrivions une page historique », a tweeté le premier ministre de centre droit Leo Varadkar. « Je m’endors ce soir avec l’espoir de me réveiller dans un pays plus généreux, plus attentionné et plus respectueux », a déclaré, pour sa part, le ministre de la santé, Simon Harris, voix marquante de la campagne du « yes ». Le résultat définitif du référendum devrait être proclamé officiellement samedi après-midi.

L’avortement, passible de la prison à vie entre 1861 et 2013, et de quatorze ans de détention depuis, va ainsi être légalisé en Irlande. L’ample victoire du « oui » propulse l’Irlande, dont la législation est l’une des plus restrictives et répressives d’Europe en matière d’avortement, dans le droit commun de l’Union européenne (UE). Les quelque 5 000 Irlandaises qui, chaque année, sont contraintes, pour avorter, de se rendre au Royaume-Uni à leurs frais, ou de commander sur Internet des pilules abortives à leurs risques et périls, pourront bénéficier d’un accueil médical dans leur pays dès que la loi, promise par le gouvernement Varadkar, aura été approuvée.

Le projet de loi publié avant le référendum prévoit que l’IVG pourra être pratiquée sans justification pendant les douze premières semaines de grossesse ; jusqu’à vingt-quatre semaines en cas de risque grave pour la santé de la mère ; et ensuite seulement en cas d’anomalie fœtale.

La levée d’un vieux tabou

Les campagnes (60 %) ont approuvé la libéralisation de l’IVG, presque autant que les villes (71 %), les hommes (65 %) presque autant que les femmes (70 %), les jeunes (87 % des moins de 25 ans) nettement plus que leurs aînés (63 % des 50-64 ans).

« Derrière presque chaque porte à laquelle nous frappions, il y avait une histoire d’avortement, parfois très ancienne, qui n’avait pas pu être racontée jusqu’à présent »,témoignait, vendredi soir, une militante du « oui ».

Comme lors du référendum de 2015 sur le mariage homosexuel, qui avait donné lieu à de multiples coming out publics et à des manifestations de solidarité, la campagne pour le droit à l’IVG a été marquée par de nombreuses confessions et par la levée d’un vieux tabou.

Avant le vote, prédit comme serré, l’éventualité d’une victoire du non mettait la larme à l’œil de bien des femmes militant pour leur liberté. Trop de drames vécus dans la honte et la solitude, trop de situations aberrantes comme ces grossesses pathologiques ou résultant d’un viol poursuivies coûte que coûte, ces femmes dissuadées de « voyager » en Grande-Bretagne.

L’Eglise s’est montrée discrète durant la campagne

En 1995, les Irlandais n’avaient approuvé la légalisation du divorce que par 50,3 % des voix ; en 2015, ils ont dit « oui » au mariage homosexuel par 62,07 % et ils viennent donc de légaliser l’avortement par 68 %. Une progression qui reflète la disparition de l’ascendant moral de l’Eglise catholique, qui a longtemps servi d’armature à l’Etat, après les guerres civiles des années 1920, qui ont libéré l’Irlande de la tutelle britannique.

En 1983, le clergé, encore tout-puissant et craignant une jurisprudence libérale de la Cour suprême, avait réussi à faire voter à 66,9 % le 8e amendement à la Constitution qui interdisait l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste, même si le fœtus souffrait de malformation. Cadenassée dans la loi suprême, la prohibition devenait impossible à annuler par la loi.

Mais depuis lors, les scandales n’ont cessé d’éclabousser l’Eglise : pédophilie de prêtres, révélation sur la vente des bébés de filles-mères exploitées dans des blanchisseries (Magdalen Laundries) par des religieuses dans les années 1950, découverte d’un charnier d’enfants au couvent de Tuam en 2014… Difficile de considérer le clergé catholique comme défenseur des femmes et des enfants.

Certes, 87 % des Irlandais se disent encore catholiques, et la radio publique sonne l’angélus, mais les messes sont moins fréquentées et les couvents ne recrutent plus. L’Eglise avait d’ailleurs préféré se montrer discrète pendant la campagne du référendum. Vendredi, des électeurs ont protesté contre la présence d’une Bible dans certains bureaux de vote. La loi électorale le prévoit, en effet, pour permettre aux électeurs de jurer de leur état civil s’ils ne sont pas en mesure de produire un document d’identité.

Un triomphe pour le premier ministre

La victoire impressionnante du oui résulte d’une subtile campagne de la société civile lancée après le scandale provoqué en 2012 par la mort en couches, à l’hôpital de Galway, de Savita Halappanavar, 31 ans, d’une septicémie fulgurante après s’être vu refuser une IVG en dépit d’une rupture précoce de la membrane.

Intense lobbying des responsables politiques, sensibilisation de l’opinion à travers des témoignages publics, « ce référendum n’est pas tombé du ciel. Il a été patiemment et stratégiquement préparé depuis des années », confiait, avant le vote, Ailbhe Smyth, figure de proue de la campagne du « oui ».

Une première victoire inattendue est survenue en avril 2017, lorsqu’une assemblée citoyenne présidée par une juge de la Cour suprême a recommandé cette réforme libérale, sans restriction, jusqu’à douze semaines. Des milliers de témoignages, notamment de ceux relatant la popularisation de la pilule abortive, ont montré que le statu quo était impossible. Le principe d’un référendum était acquis. Il faudra le feu vert d’une commission parlementaire et des sondages favorables pour que le premier ministre, d’abord réticent, annonce qu’il fera campagne pour le « oui ».

Le résultat du vote de vendredi apparaît comme un triomphe pour M. Varadkar. Il pourrait l’inciter à pousser son avantage dans deux directions : en provoquant des élections législatives anticipées et, avec le soutien des Vingt-Sept, en haussant le ton à l’égard du Royaume-Uni pour éviter que le Brexit, catastrophe potentielle pour l’Irlande, ne se traduise par le retour de la frontière avec l’Irlande du Nord.

Les 25 et 26 août, le premier ministre irlandais accueillera le pape François, qui vient à Dublin pour clôturer la Rencontre mondiale des familles.

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[Cerises] Révolution maintenant et comment

Face au capitalisme déployé sous toutes ses formes de Trump à Macron en passant par…, des propositions pour « Faire la révolution maintenant et comment ».

Bonne lecture :


Cerises
www.cerisesenligne.fr

2 rue Edouard Vaillant
Saint-Denis, 93200

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Communiqué FSU Gaza : halte au massacre

Communiqué FSU
Les Lilas le 16 05 18

Gaza : halte au massacre

La FSU condamne avec force le massacre de la population palestinienne à la frontière de Gaza, perpétré par l’armée de l’État israélien.

Depuis plus de 70 ans et l’expulsion des Palestinien-nes de leur terre, l’état israélien viole les droits des Palestinien-nes en dépit des résolutions de l’ONU : annexion de territoires, colonisation, blocus de Gaza, enfermement des militant-es palestinien-nes, répression extrême de toutes les manifestations…

Aujourd’hui, l’administration Trump choisit la provocation et piétine le droit international en déplaçant son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

Avoir Jérusalem comme capitale, vieille revendication des droites extrêmes israéliennes, symbolise une expulsion de plus pour les Palestinien-nes. Ce geste a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la colère.

Le bilan humain des manifestations pour le droit au retour, qui commémorent ce que les Palestiniens appellent la Nakba (la catastrophe) et qui s’opposent à l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem est terrible : plusieurs dizaines de manifestant-es tué-es froidement, dont des enfants, et des milliers de blessé-es.

Les Palestinien-nes demandent l’égalité, la justice, la dignité. Autant de revendications légitimes et qui sont les nôtres. La FSU demande au gouvernement français de prendre toutes les mesures pour protéger le peuple palestinien et qu’il prenne des sanctions vis-à-vis de l’Etat d’Israël pour que le droit international soit respecté.

La FSU appelle à participer aux rassemblements de soutien au peuple palestinien.

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Tribune collective  » Israël fête ses 70 ans, et après ? « , à l’initiative du Collectif Trop c’est trop et de la LDH

Tribune collective « Israël fête ses 70 ans, et après ? », à l’initiative du Collectif Trop c’est trop et de la LDH, publiée, ce 15 mai 2018, sur lemonde.fr et sur Mediapart

Israël fête ses 70 ans, et après ?

15 mai 2018

Soixante-dix ans après la création de l’Etat d’Israël, diverses personnalités appellent l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine.

Israël fête ses 70 ans d’existence. Sa proclamation en 1948 au lendemain de la Seconde Guerre mondiale marquée par le génocide des Juifs d’Europe, a été accueillie dans le monde comme un refuge pour les survivants et comme un espoir. En même temps, elle a dépossédé les Palestiniens d’une partie importante de leur pays et représenté pour eux une catastrophe, la Naqba. 70 ans plus tard, l’Etat d’Israël est une réalité, comme est une réalité le fait que des millions de Palestiniens vivent dans une situation insupportable d’occupation, d’enfermement à Gaza, de discriminations en Israël ou d’exil.

Depuis 1948, ces deux réalités s’entrechoquent entraînant du sang et des larmes, entravant l’avenir des peuples de la région et produisant ses effets jusqu’en Europe et dans le reste du monde. L’occupation et la colonisation poursuivie par Israël depuis 1967 de territoires ne faisant pas partie de ses frontières internationalement reconnues aggrave une situation régionale par ailleurs bouleversée par de nombreux conflits et fait peser de lourdes menaces sur la paix mondiale.

Ce qui n’est pas supportable, c’est la négation assumée des droits du peuple palestinien par la force brute de la répression et des armes. S’appropriant les terres, cantonnant les Palestiniens à des territoires de plus en plus réduits, les différents gouvernements israéliens détruisent de plus en plus sûrement tout espoir que deux Etats puissent vivre en paix, côte à côte, avec Jérusalem comme capitale commune. Le résultat de leur politique interroge, certes, sur la possibilité de cette solution. La poursuite continue de la colonisation conduisant à l’installation de quelque 700 000 colons en Cisjordanie a sapé les espoirs suscités par le processus d’Oslo. Mais il est clair que l’hypothèse louable d’un seul Etat ouvert à tous avec les mêmes droits se heurte aux aspirations nationales des deux peuples. L’établissement de deux Etats dans les frontières de 1967, garantissant une solution aux réfugiés et établissant Jérusalem comme capitale des deux pays, reste, au moins à court et moyen terme, la seule solution viable.

Il est illusoire de penser que laisser le gouvernement israélien et l’autorité palestinienne face à face permettrait d’avancer dans cette voie. Seule l’intervention de la communauté internationale permettra de peser sur les deux parties, en particulier sur les autorités israéliennes qui se sentent revêtues de l’impunité que leur confère le soutien indéfectible des Etats-Unis.

C’est donc à l’Union européenne d’agir. L’Europe doit cesser de regarder ce conflit comme une séquelle de ses responsabilités dans le génocide des juifs et de la manière dont y ont été traités les survivants. Ramener le gouvernement israélien au respect du droit et à la raison, dénoncer sa politique, n’est en rien une manifestation d’antisémitisme. Antisémitisme dont nous combattons les manifestations insupportables qui se produisent partout en Europe.

Nous appelons l’Union européenne à promouvoir une conférence internationale en charge du règlement du conflit sur la base des résolutions des Nations Unies, à peser par tous moyens, y compris par des sanctions, sur les autorités israéliennes et à reconnaître l’Etat de Palestine. La France doit agir en ce sens en procédant elle-même à cette reconnaissance sans délai.

Les signataires:

Tewfik Allal, militant associatif,
Jean-Christophe Attias, directeur d’études à l’EPHE,
Bertrand Badie, professeur à l’IEP Paris,
Françoise Basch, universitaire,
Sophie Basch, professeur à Sorbonne Université,
Esther Benbassa, sénatrice EELV, universitaire,
Sophie Bessis, historienne,
Françoise Blum, ingénieure CNRS,
Barbara Cassin, chercheur CNRS,
Mouhieddine Cherbib, militant associatif CRLDH Tunisie,
Alice Cherki, psychanalyste,
Catherine Coquery-Vidrovitch, historienne,
Michel Deyfus, directeur de recherche au CNRS,
Dominique Guibert, président de l’AEDH,
Christiane Hessel, présidente d’honneur de Les Enfants, le Jeu, l’Education,
Alain Joxe, directeur d’études à l’EHESS,
Robert Kissous, militant associatif,
Abdelatif Laabi, écrivain,
Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS,
Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH,
Jean-Claude Lefort, député honoraire,
Catherine Lévy, sociologue CNRS,
Gilles Manceron, historien,
Michel Mousel, militant politique,
Fabienne Messica, sociologue,
Bernard Ravenel, historien,
Vincent Rebérioux, LDH,
Malik Salemkour, président de la LDH,
Abraham Ségal, documentariste,
Taoufiq Tahani, universitaire, président d’honneur de l’AFPS,
Athéna Tsingarida, professeure à l’Université libre de Bruxelles,
Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH,
Marie-Christine Vergiat, députée européenne,
Georges Vigarello, EHESS,
Sylviane de Wangen, comité de rédaction de Confluences Méditerranée.

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GAZA_-_Urgence_!_Rassemblement_et_remise_de_lettre_à_la_Préfète_pour_E_Macron

URGENCE GAZA !

Après le massacre d’aujourd’hui,

soyons très nombreux

au rassemblement déjà annoncé

mercredi 16 mai à 18h

Rue Barillerie/50 Otages

  • Pose d’une plaque « rue de la Nakba »
  • Marche vers la Préfecture
  • Remise d’une lettre pour E. Macron

Israël tue ! L’inaction internationale aussi !

La France doit imposer des sanctions.

Le bureau de l’AFPS44

 

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Communiqué LDH. Les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles

Les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles

 

Communiqué Ligue des droits de l’Homme

Rien ne peut justifier la mort d’au moins trente-huit Palestiniens et les blessures infligées à plusieurs centaines d’entre eux, dont il n’est même pas avéré qu’ils étaient en possession et usaient d’armes à feu. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que les autorités civiles d’Israël et les responsables de l’armée israélienne, qui définissent les conditions d’emploi des armes, et les soldats qui acceptent d’exécuter les ordres donnés portent l’entière responsabilité de ce qu’une enquête impartiale pourrait qualifier de crime de guerre.

Ce déferlement de violences commises à l’égard de manifestants désarmés n’est possible qu’en raison de l’impunité de leurs auteurs, consacrée par la législation israélienne et confortée par le soutien sans limite des Etats-Unis, et par l’inaction de l’Union européenne.

Au-delà des condamnations verbales qui ne manqueront pas d’avoir lieu, la LDH demande au gouvernement français d’adopter les mesures nécessaires pour marquer son refus de tels agissements.

Paris, le 14 mai 2018

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On signe pour Jérusalem : Touchepas à ma capitale / #TouchePasAMaCapitale

Aux moment où Trump s’apprête à déménager l’ambassade US à Jérusalem confortant Israël dans sa violation du droit et où les Palestiniens vont commémorer la Nakba à Jérusalem comme dans toute la Palestine, l’AFPS lance une campagne pour Jérusalem avec cette pétition : Touche pas à ma capital / #TouchePasAMaCapitale .

Je signe la pétition

 

Vous la retrouverez ci-dessous et

Ne laissons pas les Palestiniens de Jérusalem dans l’indifférence coupable de la communauté internationale. Signons, faisons signer, faisons suivre, partageons !

Le bureau national de l’AFPS  _______

PALESTINE, JÉRUSALEM : TOUCHE PAS À MA CAPITALE !   #TouchePasAMaCapitale

Jérusalem-Est : pour la communauté internationale, c’est la capitale du futur État de Palestine.

Depuis 1967, elle est occupée, colonisée, annexée par l’État d’Israël. Sa population palestinienne est privée de ses droits élémentaires et subit discrimination et humiliation.

Le Président de la République, les collectivités territoriales, les entreprises françaises doivent s’engager pour que cela cesse.

Les Palestiniens doivent pouvoir y vivre dignement et s’y rendre librement !

Ne touchez pas à leur capitale !

 

Signez la pétition ci-dessous et partager les liens

 

PALESTINE, JÉRUSALEM : TOUCHE PAS À MA CAPITALE !   #TouchePasAMaCapitale

Jérusalem-Est : pour la communauté internationale, c’est la capitale du futur État de Palestine.

Depuis qu’il occupe, qu’il a annexé unilatéralement et illégalement Jérusalem-Est et qu’il a décrété Jérusalem sa capitale éternelle, une et indivisible, l’État d’Israël, n’a cessé de violer le droit international :

  • Il a installé 215 000 colons israéliens dans des colonies urbaines ou au cœur des quartiers palestiniens
  • Il a transféré de force des dizaines de milliers de Palestiniens hors de Jérusalem
  • Il a détruit des centaines d’habitations
  • Il a construit un mur de 168 km tout autour de la ville afin d’enfermer, de diviser et d’isoler la population palestinienne de Jérusalem et de redessiner une nouvelle fois les contours de la ville pour en  exclure toujours plus de Palestiniens et d’y inclure toujours plus de colons israéliens.

Ce sont 316 000 Palestiniens de Jérusalem-Est qui vivent sous le statut précaire de « résident », subissant des politiques discriminatoires qui entravent leurs droits à loger, éduquer leurs enfants, se soigner.

Tout cela s’opère dans l’indifférence coupable de la communauté internationale qui accorde une impunité totale et apparemment sans borne à l’État d’Israël.

Une étape supplémentaire a été franchie quand le 7 décembre 2017 Donald Trump a conforté Israël dans sa violation du droit international en annonçant sa décision de déménager l’ambassade américaine à Jérusalem.

Au moment où les Palestiniens commémorent les 70 ans de la Nakba – la catastrophe qui a vu l’expulsion de 750 000 Palestiniens, dont 80 000 de l’Ouest de Jérusalem, de la terre qui allait devenir Israël – nous demandons à Emmanuel Macron, Président de la République de

  • Contribuer à apporter une protection internationale à Jérusalem-Est et ses habitants par l’envoi  d’observateurs,
  • Exiger l’arrêt immédiat de toute démolition de maison palestinienne, de toute construction de colonie et de tout transfert de population ainsi que le rétablissement de la liberté de circulation entre la Cisjordanie et Jérusalem Est.

Les collectivités territoriales doivent arrêter toute relation avec les autorités qui gèrent l’annexion, donc la municipalité : suspension des jumelages avec la municipalité de Jérusalem, arrêt de tout projet économique impliquant la municipalité.

Les entreprises françaises doivent abandonner toute collaboration avec l’occupation, l’annexion et la colonisation de Jérusalem-Est ainsi qu’avec la dépossession des Palestiniens de leur ville.

Jérusalem-Est : capitale du futur État de Palestine !

Les Palestiniens doivent pouvoir y vivre dignement et s’y rendre librement !

Ne touchez pas à leur capitale !

#TouchePasAMaCapitale

Je signe la pétition


Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l’AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

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Attaquons les GAFAM et leur monde

La Quadrature du Net, 17 avril 2018 – Nous avons lancé hier notre campagne d’actions de groupe contre les GAFAM. Jusqu’au 25 mai (jour du dépôt des plaintes devant la CNIL) toute personne vivant en France peut nous rejoindre sur gafam.laquadrature.net. C’est sur la base de ces premières actions que nous pourrons, sur le temps long, déconstruire méthodiquement le monde qu’ils tentent de nous imposer.

imagecontregafam

Nous n’attendrons pas le 25 mai, jour d’entrée en application du règlement général sur la protection des données (RGPD), pour agir. Nous n’avons plus à attendre.

Ce règlement européen (que nous avions ardemment défendu il y a 3 ans) nous donne enfin l’opportunité de renverser la grande farce sur laquelle les GAFAM ont construit leur monde : le « consentement » que nous leur donnerions, pour qu’ils sondent notre esprit et influent nos volontés, ne vaut rien. Il est vulgairement monnayé contre l’utilisation de leurs sites et applications.

Or, le droit européen est maintenant clair : un consentement monnayé, bradé, ne vaut rien et ne suffit plus à rendre légale leur surveillance de masse1. Ce « consentement » de paille ne saurait donc plus longtemps servir d’alibi à Zuckerberg et aux autres pour nous rendre responsables de la perte de notre vie privée et de la destruction de nos liens collectifs.

Nos actions de groupe se baseront sur ce seul argument juridique, la fausseté du consentement, car il attaque à sa racine le monde ultra-centralisé (pour eux) et individualiste (pour nous) qu’ils espèrent pouvoir imposer.

Notre campagne de 40 jours consacrera chaque semaine à chacun des GAFAM, pour comprendre la spécifité de l’emprise de chacun d’eux. Mais ce n’est qu’une première étape : les GAFAM ne sont que le symbôle d’un monde qu’il faudra, une fois cette étape passée, déconstruire méthodiquement : contre leurs alliés (sites de presse ou du gouvernement), qui diffusent leurs mouchards partout sur Internet, contre les administrations avec lesquelles ils vivent le grand amour et contre toutes les entreprises ‑ notamment françaises – qui ont embrassé leurs ambitions de manipulation de masse, Criteo en tête.

Cette première étape doit donc être la plus puissante possible, car c’est d’elle que partira le reste.

Puissante comment ? En mettant la CNIL au pied du mur. En déposant sur son bureau une plainte réunissant tant de personnes qu’elle ne pourra pas refuser de la traiter avec la fermeté requise sans perdre toute légitimité. Et le nouveau règlement lui donne enfin les moyens de cette fermeté : des amendes de 4 % du chiffre d’affaire mondial.

Que ce soit clair : cette première étape est si décisive que nous ne pouvons entièrement la laisser dans les mains de la CNIL. Si, au 3 septembre, elle n’a encore entamé aucune démarche, nous porterons nos actions devant l’autorité judiciaire, civile ou pénale, qui a elle aussi le pouvoir de nous défendre.

Enfin, comprenons bien que ces actions auront nécessairement une répercution européenne, si ce n’est mondiale. Le processus de coopération entre les différents États membres de l’Union européenne prévu par le nouveau règlement impliquera manifestement que nos actions soient, en fin de course, tranchées au niveau européen. Nous invitons donc les populations de chaque État membre à reprendre l’initiative entamée en France dans leur pays : nos actions se retrouveront au sommet !

  • 1. Retrouvez le détail de l’analyse juridique sur gafam.laquadrature.net, dans l’encart « détail du mandat » du formulaire.

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Communiqué de presse : la Turquie poursuit sa politique coloniale et génocidaire au Kurdistan, en violation totale du droit international

Loin de se retirer du Kurdistan, l’État turc, en bon héritier de l’Empire Ottoman, continue d’y bombarder les zones d’habitation civile et d’étendre son occupation au-delà de ses frontières, en Syrie et en Irak.

Après avoir occupé Jarablus, puis Al-Bab, l’armée turque a envahi récemment la ville d’Afrîn, mobilisant pour cela tous ses moyens militaires. Elle est en train d’y commettre un nettoyage ethnique. Le gouvernement d’Erdogan a élevé les aspirations coloniales de la Turquie à un niveau encore supérieur. Son objectif est de détruire tous les acquis kurdes au Sud et à l’Ouest du Kurdistan. Il cherche à encercler les régions kurdes et étouffer le Kurdistan. Il s’agit là d’une poursuite et d’une intensification de la politique menée à l’encontre des Kurdes depuis la fondation de la République turque. On peut résumer cette politique en quelques mots : guerre, destructions, massacres, invasion.

En attaquant Afrîn, Erdogan n’a pas caché son intention d’étendre son invasion jusqu’au Sud-Kurdistan (Irak). Aujourd’hui, ce n’est plus une intention puisque l’armée turque vient de franchir les frontières de l’Irak, pénétrant à l’est dans la région de Biradosta et au sud dans celle de Bahdina. Son objectif est d’occuper ces deux zones pour encercler et occuper une partie du Sud-Kurdistan, à l’instar d’Afrîn. Si elle réussit dans ses desseins, la Turquie pourra ensuite étendre son occupation à tout le reste de la région kurde d’Irak.

Durant l’invasion d’Afrîn, les puissances occidentales sont demeurées silencieuses, tandis que la Russie a collaboré avec le régime turc en lui ouvrant l’espace aérien placé sous son contrôle. Aujourd’hui, face aux attaques contre le Sud-Kurdistan, la communauté internationale maintient son silence. Même le gouvernement irakien reste inerte face à la violation de sa souveraineté territoriale. Cela veut dire qu’il existe des ententes régionales et internationales permettant à l’Etat turc d’attaquer les Kurdes en toute impunité. Le silence et le laisser-faire de la communauté internationale exposent les Kurdes à des massacres dans toutes les régions du Kurdistan. C’est un outrage fait aux Kurdes du monde entier et en particulier aux Kurdes d’Europe. Se dresser contre les pratiques génocidaires de l’État turc n’est pas seulement une obligation découlant des normes internationales, c’est aussi un devoir moral.

L’objectif de la Turquie est de priver les Kurdes de tous leurs droits, d’anéantir les autonomies mises en place au sud et à l’ouest du Kurdistan et, finalement, de briser la résistance du peuple.

Nous condamnons fermement l’offensive de la Turquie et sa tentative d’invasion au Sud-Kurdistan.

Nous appelons tous les États, les Nations-Unies, l’OTAN, l’Union Européenne, la ligue Arabe et les forces démocratiques du monde entier à ne pas demeurer silencieux face à cette violation grave et flagrante du droit international et à soutenir la lutte pour la liberté du Kurdistan.

avec mes excuses, un bout de phrase ayant été oublié.

 

Toutes et tous sur la ZAD dimanche midi

« L’opération est arrivée à un point où tout ce qui était évacuable a été évacué » a déclaré ce midi le Président de la République, après une matinée où les forces de gendarmerie s’étaient essentiellement consacrées à la protection du déblaiement de la trentaine de lieux de vie détruits.

S’il est difficile, en l’attente d’une déclaration officielle de la Préfète de Région- officielle cheffe de guerre – et alors que les grenades en tous genres pleuvent toujours sur les terres de Notre-Dame-des-Landes,  d’affirmer que cette déclaration présidentielle signifie la fin de l’offensive militaire, il apparait cependant probable que le (pieux) mensonge présidentiel sur la réussite de l’évacuation exprime bien la volonté de sortir de ce qui s’apparente de plus en plus pour le gouvernement à un bourbier politique.

Mais à l’issue de ces quatre jours de destructions, la situation de la ZAD est toute différente de ce qu’elle était la semaine dernière : non seulement des dizaines d’habitant.e.s ont vu détruire des mois et années de travail et de vie, non seulement les blessés et traumatisés se comptent par dizaines mais, en ne cessant de rappeler qu’ils ne tolèreraient aucun projet collectif d’installation, les représentant.e.s de l’Etat ont fermé les portes à peine entrouvertes du dialogue.

Comme l’ont justement rappelé les syndicalistes de la Confédération Paysanne – dont la mobilisation est une fois de plus décisive – et les paysans « historiques »,  des années de résistance au projet de destruction du bocage ont d’abord forgé du collectif. Sans reconnaissance de cette réalité, l’impasse est totale et l’affrontement à nouveau inévitable.

D’ores et déjà l’appel à converger massivement sur la ZAD dimanche prochain 15 avril – à partir de midi  – doit être massivement relayé. Par milliers, nous devons être présent.e.s pour dénoncer cette insupportable semaine de destructions et de violences, exiger le retrait immédiat de toutes les forces de gendarmerie et affirmer notre solidarité avec celles et ceux qui construisent un avenir écologiquement, socialement et humainement différent sur la ZAD.

Ensemble ! 44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire,  vous appelle toutes et tous à converger sur la ZAD dimanche 15 avril midi.

Le 12 avril, 17h

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Le pilotage aux résultats ça ne marche pas constate Bill Gates

La Fondation Bill and Melinda Gates ne financera plus le programme d’évaluation des enseignants. Elle reconnait l’échec de ces programmes de pilotage par les tests et de pression sur les enseignants. Depuis des années, la Fondation lancée par le fondateur de Microsoft finance des programmes de tests qui vont jusqu’à faire évaluer les enseignants par les élèves. Ces batteries de tests doivent permettre de détecter les écoles faibles et les obliger à s’améliorer. L’évaluation des enseignants est au coeur de ces tests. Là aussi il s’agit de détecter les mauvais enseignants et de les obliger à faire mieux. Dans sa dernière lettre , la Fondation annonce qu’elle ne financera plus ces tests car les résultats ont été décevants. Elle souligne que les tests ont été mis en place de façon différente selon les districts scolaires et souligne l’importance du contexte local pour améliorer l’Ecole. La Fondation Bill and Melinda Gates, outre ses moyens, a une grande influence sur les administrateurs de l’éducation aux Etats Unis.

 

Lalettre

Sur le pilotage par les résultats

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Argentine : des centaines de milliers de femmes manifestent contre la politique de Mauricio Macri

La « grève internationale des femmes » du 8 mars a été l’occasion de protester contre la politique de rigueur budgétaire du gouvernement.

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par Angeline Montoya (Buenos Aires, envoyée spéciale)

Des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Buenos Aires, jeudi 8 mars, à l’occasion d’une « grève internationale des femmes », dont la principale revendication, dans un pays qui l’interdit toujours, était le droit à l’avortement. La manifestation a toutefois pris une tournure très politique, se transformant en un véritable réquisitoire contre les politiques d’austérité du président de centre droit de la République argentine, Mauricio Macri.

« Nous faisons grève contre les licenciements, les restrictions budgétaires du gouvernement et pour l’avortement légal, sans risque et gratuit », a tonné la journaliste Liliana Daunes sur la scène installée devant le Congrès, devant un parterre de quelque 500 000 femmes, selon les organisatrices (la police n’a pas fourni d’estimation). Les hommes, à qui les féministes avaient demandé de ne pas venir ou de se placer à l’arrière, étaient largement minoritaires.

Le bilan donné est plus de deux fois supérieur à celui revendiqué le 21 février par les syndicats et les organisations sociales qui avaient appelé à manifester contre la rigueur budgétaire du gouvernement (200 000 personnes, 80 000 selon la police).

« De la poudre aux yeux »

« La grande différence avec les autres manifestations du 8 mars, c’est le nombre de participantes, bien sûr : je n’ai jamais vu autant de monde, même lors de l’énorme manifestation du 3 juin 2015 contre les violences faites aux femmes, assure Ximena Schinca, journaliste et membre du collectif #NiUnaMenos (« pas une [femme] de moins »). Mais l’autre grande différence, c’est que la protestation contre la politique d’austérité du gouvernement est au centre des revendications. »

Le matin même, Mauricio Macri, qui avait affirmé, alors qu’il était maire de Buenos Aires, que « toutes les femmes aiment qu’on leur dise qu’elles ont un beau cul », avait annoncé lors d’une cérémonie pour la journée internationale des droits des femmes qu’il présenterait un projet de loi pour garantir l’égalité des salaires entre hommes et femmes (la différence en faveur des hommes est de 27 % en Argentine). « Ce n’est pas possible qu’une femme gagne moins qu’un homme », a dit le président, dont le gouvernement compte deux femmes ministres pour dix-neuf hommes.

« C’est juste de la frime, on n’y croit pas du tout, dit Victoria, 22 ans, assise sur une pelouse en face du Congrès, et dont c’était la première manifestation féministe. Il fait ça pour calmer les choses au vu du mécontentement populaire. C’est comme ce qu’il a annoncé sur l’avortement : de la poudre aux yeux. »

Mauricio Macri « en faveur de la vie »

Quelques jours plus tôt, le 26 février, Mauricio Macri avait en effet annoncé qu’il était favorable à l’ouverture des débats parlementaires sur la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Les discussions sur un projet de loi déposé mardi 6 mars par un collectif féministe doivent commencer le 20 mars et durer plusieurs mois. Les secteurs les plus conservateurs ont déjà exprimé l’espoir que le président, en cas de vote positif, y mette son veto, comme il l’avait déjà fait en 2012. A l’époque, il s’agissait d’une réglementation municipale permettant des IVG entrant dans le cadre de la loi actuelle (viol, malformation du fœtus et danger pour la santé de la femme enceinte) et dont M. Macri, alors maire de Buenos Aires, avait empêché l’application, se revendiquant « en faveur de la vie ».

« En Argentine, c’est souvent sous des gouvernements conservateurs que des lois progressistes ont été votées, leur permettant de se racheter une image, souligne Silvia Augsburger, députée (socialiste) du Parlement régional de Rosario. Comme celle établissant un quota de 30 % de femmes au Parlement, en 1991 [sous la présidence du néolibéral Carlos Menem] ou encore celle sur la stricte parité des listes électorales, promulguée par l’exécutif en décembre 2017. »

Alors qu’il avait remporté les élections de mi-mandat d’octobre 2017, le président a dégringolé de 14 points dans les sondages en trois mois, avec 39 % d’opinions favorables, après une réforme polémique du calcul des retraites, qui a provoqué de violentes manifestations à la fin de l’année 2017. La baisse du pouvoir d’achat, l’inflation toujours élevée et de nombreux licenciements, touchant notamment les femmes, agacent de plus en plus la population.

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Enseignement professionnel : comment c’est ailleurs ?

 » Un nombre croissant de pays s’accordent à reconnaître qu’un enseignement et une formation professionnels de qualité peuvent contribuer de façon déterminante à leur compétitivité économique. Dans le deuxième cycle du secondaire, les filières d’Enseignement et Formation Professionnelle (EFP) sont plus fortement corrélées à l’employabilité que les filières générales », reconnaît une étude de l’OCDE publiée cet été. Mais l’enseignement professionnel traine une image négative qui rend difficile les poursuites d’études. Selon l’OCDE c’est plus vrai en France qu’ailleurs.

Quand on regarde l’importance de l’EFP dans les pays de l’OCDE on observe deux extrêmes. D’un coté le Canada, le Japon ou la Corée où l’EFP est très peu développé. De l’autre, la Belgique, la Finlande, la Suisse, la Chine, l’Allemagne où il domine l’enseignement. La France se situe en position médiane.  » Globalement, en 2012, dans plus d’un tiers des pays de l’OCDE, le pourcentage d’élèves suivant une filière préprofessionnelle ou professionnelle représentait plus de 50 % des effectifs totaux du deuxième cycle du secondaire », note l’OCDE.

Ces pays là ont souvent associé formation professionnelle et apprentissage, note l’OCDE, pour  améliorer les débouchés des jeunes.  » Dans certains systèmes, l’apprentissage en milieu scolaire est largement combiné à un apprentissage en milieu professionnel. Ces systèmes de « double formation » s’observent par exemple en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Hongrie, aux Pays-Bas, en République slovaque, en République tchèque et en Suisse.  En plus d’offrir aux élèves la possibilité d’acquérir des compétences valorisées dans le monde du travail, l’apprentissage en milieu professionnel permet de développer des partenariats entre les secteurs public et privé, et d’impliquer les partenaires sociaux et les employeurs dans le développement des filières d’EFP, souvent par le biais de la définition des cadres de leurs programmes d’enseignement. Un système d’EFP offrant une composante bien intégrée d’apprentissage en milieu professionnel peut ainsi faciliter la transition entre l’école et le monde du travail. »

Le point faible de l’EFP reste la poursuite d’études.  » Moins de 15 % des jeunes obtenant un diplôme à l’issue d’une filière professionnelle du deuxième cycle du secondaire poursuivent ensuite leurs études dans l’enseignement post-secondaire. Dans certains pays, ce constat s’explique par le fait que ces élèves trouvent un emploi directement à l’issue de leur formation professionnelle du deuxième cycle du secondaire. Dans d’autres cas, toutefois, cette situation est imputable au fait que les élèves suivant une filière d’EFP dans le deuxième cycle du secondaire rencontrent des difficultés pour poursuivre leurs études. » La remarque est particulièrement vraie pour la France.

La question de la qualité des formations en EFP est posée par l’OCDE. Les diplômés de l’EFP ont à la fois plus de chances d’avoir un emploi et plus de chance d’être ni en emploi ni en formation que les autres. « Il est essentiel d’améliorer la qualité des filières d’EFP pour contrer l’image négative qu’elles véhiculent dans de nombreux pays et créer davantage de possibilités pour la poursuite des études », estime l’OCDE. Pour cela il appelle le spartenaires sociaux à prendre plus de place dans l’EFP.  » Les partenaires sociaux peuvent s’impliquer aux différents niveaux des systèmes d’EFP, du secondaire à l’enseignement supérieur, afin de développer les possibilités d’apprentissage en milieu professionnel et de renforcer la flexibilité des dispositifs de formation pour en faciliter l’accès aux adultes ayant déjà des obligations professionnelles et familiales ».

Etude OCDE

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Communiqué commun FIDH et SCM : « Syrie : le Conseil de sécurité doit décréter un cessez-le-feu immédiat pour sauver les civils de la Ghouta orientale »

Syrie : le Conseil de sécurité doit décréter un cessez-le-feu immédiat pour sauver les civils de la Ghouta orientale

Communiqué commun FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), dont la LDH est membre, et SCM (Centre syrien des médias et de la liberté de l’expression)

Le régime de Bachar El Assad et son allié russe écrasent depuis quelques jours les 400 000 civils – dont 100 000 enfants – de la Ghouta, enclavée et coupée du reste du monde sous les bombardements. Alors que la communauté internationale a été jusqu’à présent incapable de faire cesser les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à la Ghouta et ailleurs en Syrie, nos organisations appellent le Conseil de sécurité, qui se réunit aujourd’hui, à adopter une résolution sous le chapitre VII de la charte des Nations unies, afin d’instaurer un cessez-le-feu immédiat, obtenir la levée du siège de la Ghouta et garantir un accès humanitaire inconditionnel et immédiat aux populations civiles prisonnières de la Ghouta orientale.

Depuis le 18 février, le régime de Bachar El Assad et son allié russe intensifient leurs bombardements sur les populations civiles de la Ghouta orientale, afin de reprendre coûte que coûte cette banlieue de Damas tombée aux mains des rebelles en 2012, et bombardée quasi quotidiennement depuis.

Selon les organisations syriennes membres et partenaires de la FIDH, les bombardements intensifs des armées syrienne et russe auraient tué plus de 300 civils ces derniers jours. Des sources locales ont recensé 24 attaques contre des établissements de santé depuis lundi. 6 hôpitaux sont désormais hors service, d’autres n’opèrent plus que partiellement, privant les victimes de soins adéquats.

« Après 7 années de violence et de crimes sans interruption, le régime syrien, les forces russes et leurs alliés sont en train de commettre un nouveau crime de masse en toute impunité. La communauté internationale semble résignée à l’impuissance » déclare Mazen Darwish, président du SCM. « Il faut être clair, la région de la Ghouta et celle d’Idlib sont des enclaves où des centaines de milliers de personnes sont enfermées et piégées, condamnées à se voir bombarder de façon indiscriminée. Les responsables de ces crimes de guerre et crimes contre l’humanité devront un jour répondre de leurs actes ».

Coupée du monde et de toute aide humanitaire, pilonnée sans relâche, cette banlieue de Damas est privée des moyens de survie les plus basiques.

« Le blocage de la communauté internationale joue un rôle clé dans ces massacres. Il n’est plus l’heure de simples condamnations. Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit agir pour l’arrêt des bombardements, la levée du siège de la Ghouta et le rétablissement de l’accès humanitaire à la population civile. » a déclaré Dimitris Christopoulos, Président de la FIDH. « Dans les situations de crimes les plus grave et d’urgence humanitaire, le Conseil de sécurité doit agir ou être réformé pour ne plus se trouver paralysé par le veto des auteurs et complices des crimes en cours ».

Car si la situation dans la Ghouta orientale est d’ores et déjà dramatique, elle n’est pas la seule région à faire l’objet de bombardements intensifs par des armements conventionnels et non conventionnels, prohibés par les conventions internationales. Ainsi, un déluge de feu s’abat également sur la province d’Idlib depuis le début du mois, et aurait déjà fait de nombreuses victimes, principalement des civils. Les organisations syriennes rapportent également que le régime aurait mené des attaques chimiques depuis le début de l’année, utilisant notamment du chlore.

Il est impératif et urgent que les organisations humanitaires dont notamment les convois des Nations Unies puissent avoir un accès sans entrave aux populations civiles de la Ghouta Orientale, à Idlib, et dans le reste du pays.

A la lumière des récentes informations recueillies par ses organisations partenaires, la FIDH et SCM appellent toutes les parties au conflit, et particulièrement les autorités politiques et militaires syriennes, russes et iraniennes, à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international humanitaire et des résolutions de l’ONU, et en particulier à :

– Mettre fin aux bombardements et aux attaques indiscriminées contre les civils ;
– Garantir sans restriction l’accès du Comité International de la Croix rouge à toute zone assiégée et bombardée, et notamment à la Ghouta ;
– Garantir une assistance humanitaire à la population civile ;
– Lever les sièges de toutes les villes syriennes concernées.

Alors que l’Envoyé Spécial pour la Syrie Staffan De Mistura demande qu’une nouvelle série de pourparlers se tiennent à Genève, il est urgent que la communauté internationale le soutienne afin de trouver une solution politique au conflit syrien.

La FIDH et SCM réitèrent que toute violation du droit international est un obstacle essentiel à tout processus de paix et rappellent que la société civile syrienne doit être intégrée à toute recherche de paix durable en Syrie.

Paris, le 23 février 2018

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Manifestation à Nantes samedi 3 février

Halte à la guerre de la Turquie contre les Kurdes

Soutien au peuple d’Efrîn

Manifestation à Nantes samedi 3 février 14h Place du Commerce

 

Le 21 janvier dernier, l’armée turque est entrée en Syrie pour, selon le Président turc Erdogan, « liquider les terroristes l’enclave d’Efrîn ». Pour le président turc, les terroristes sont les combattants kurdes qui ont permis de défaire les islamistes de Daesh et de les chasser de la région.

Depuis deux semaines, les combats font rage et beaucoup de victimes dans la population de la région. Dans l’indifférence de la communauté internationale. Pire, le Ministre français des affaires étrangères qui il y a encore quelques semaines félicitait les combattants kurdes  pour leur lutte contre Daesh a repris à l’Assemblée nationale la fable de la lutte contre des terroristes faisant ainsi crédit à l’invasion et à la barbarie turque.

La Turquie d’Erdogan, qui a désormais tout d’une dictature, fait le pari que la passivité de la communauté internationale va lui permettre de porter un coup fatal au peuple kurde et à sa volonté de voir reconnaitre ses droits démocratiques. L’affrontement est inégal entre la plus forte armée de la région et les combattants kurdes. Mais leur volonté de défendre les populations civiles et de résister à l’invasion turque est héroïque.

Notre condamnation de l’invasion turque et notre soutien au peuple kurde et à ses combattant.e.s. doivent être sans faille.

C’est pourquoi Ensemble !44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, soutient l’appel à manifester samedi à Nantes, 14h Place du Commerce, du Comité Démocratique Kurde de l’Ouest de la France et invite les nantaises et nantais, les partis de gauche, les syndicats et les associations progressistes à s’y joindre :

–        Pour  l’arrêt de l’intervention de la Turquie et le retrait de ses troupes.

–        Le peuple kurde a des droits qui doivent être reconnus et respectés, dont son aspiration à une autonomie du Kurdistan syrien.

–        L’arrêt de toutes les interventions étrangères – russes, iraniennes, turques, occidentales…. doit être imposé.

–        Pas de paix possible en Syrie sans solution politique.

        Pas de solution politique sans que cessent toutes les ingérences étrangères et pour que le peuple syrien puisse chasser le dictateur Bachard-El-Hassad et décider souverainement de son avenir

Nantes le 1er février

Ensemble! 44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire

http://www.ensemble44-fdg.org

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