Archives de la catégorie Internationale

Etats-Unis : le shutdown touche l’école

Au bout de trois semaines de « shutdown », les responsables des écoles sont inquiets, explique Education Week, un média spécialisé sur l’éducation aux Etats-Unis. Même si l’éducation n’est pas fédérale et dépend des pouvoirs locaux, le blocage des fonds fédéraux touche les écoles par plusieurs canaux. Le programme de repas gratuits dans les cantines scolaires, qui concerne 30 millions d’enfants , devra fermer à partir de mars. Et les responsables des districts scolaires commencent déjà à inviter les familles à demander le bénéfice d’autres programmes pour pouvoir continuer à nourrir les enfants. Les districts où il y a beaucoup d’employés fédéraux, par exemple là où se trouvent des installations militaires, s’inquiètent des pertes de salaire des parents sur les enfants.  Les agriculteurs sont aussi touchés car ils ne perçoivent plus les aides fédérales. Les programmes de soutien scolaire aux minorités et  aux défavorisés sont eux aussi à l’arrêt.

Sur Edweek

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[NL OLF] Commémoration de l’attentat misogyne de Montréal : reconnaissons les féminicides !

Vous n’arrivez pas à visualiser cet email ? Commémoration de l’attentat misogyne de Montréal : reconnaissons les féminicides ! Geneviève Bergeron, Hélène Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Edward, Maud Haviernick, Maryse Laganière, Maryse Leclair, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier, Michèle Richard, Annie St-Arneault, Annie Turcotte, Barbara Klucznik Widajewicz.

Ce sont les 14 femmes qu’un terroriste masculiniste a assassinées le 6 décembre 1989 à l’Ecole Polytechnique de Montréal.
 
“J’haïs les féministes! Vous êtes une bande de féministes !”, voilà ce qu’a crié Marc Lépine en tuant 14 femmes dans l’École polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Des étudiantes ingénieures assassinées parce qu’elles souhaitaient, selon les mots du tueur, “prendre la place des hommes” en exerçant un métier qui devait rester une chasse gardée masculine. Un terroriste a planifié l’extermination de ces femmes parce qu’elles avaient osé choisir cette orientation professionnelle et aussi, tout simplement, parce qu’elles étaient des femmes. Notre communiqué de presse 14 femmes tuées « sous les balles de la pensée misogyne »,
les témoignages de québecoises
Un militante d’Osez le féminisme ! ayant étudié à Montréal a interrogé 24 femmes québécoises sur ce que représentait pour elles le 6 décembre 1989. Des témoignages poignants à lire sur #féministoclic avant le #rassemblement ce soir place du Québec à 19h à Paris.

Elles ont entre 25 et 63 ans, elles sont enseignantes, étudiantes, techniciennes, greffières, retraitées, comptables, certaines ont vécu cet attentat masculiniste de près, d’autres n’étaient pas nées et pourtant, toutes sont marquées par cette date du 6 décembre 1989.“Consternation”, “douleur”, “soirée d’horreur”, “événement d’une violence extrême”, “drame épouvantable”, “acte terroriste” tels sont les mots qui viennent à l’esprit de ces femmes québécoises lorsque cette date leur est évoquée.   Ce jour du 6 décembre, certaines étaient alors étudiantes et avaient fait le choix, tout comme ces 14 femmes assassinées, d’étudier dans des domaines alors largement occupés par des hommes. Certaines étaient sur le campus. Elles ont vu des proches perdre des amies, des soeurs. Il y a aussi ces femmes qui venaient de terminer leurs études et allaient bientôt accoucher de petites filles. Des filles qui iraient probablement à l’université plus tard. À l’incrédulité et au choc s’est alors ajoutée la crainte, la crainte du type d’avenir laissé à leurs filles : pourront-elles étudier à l’université en toute sécurité dans la filière de leur choix ? Lire l’article sur le feministoclic Copyright © 2018 Osez le féminisme !, All rights reserved.
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[lalettre] 68. IR-FSU La lettre d’information de Novembre 2018

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Newsletter Novembre 2018
A LA UNE
La dictature néolibérale s’installe au Brésil Le second tour de l’élection présidentielle au Brésil, le 28 octobre, a vu triompher le partisan d’une dictature néolibérale. Ce genre de régime, l’Amérique latine l’a déjà connu avec le Chili de Pinochet qui en a été le laboratoire historique. Mais depuis les années 80, le néolibéralisme, devenu un système de pouvoir mondial, semblait s’accommoder des institutions de la démocratie libérale.
Civilisation ou barbarie João Sette Whitaker Ferreira est professeur d’urbanisme à l’Université de Sao Paulo, ancien secrétaire municipal au logement de Sao Paulo, membre du Parti des travailleurs. Le 20 oct. il publiait sur son blog l’article suivant.
Plus que jamais, le Brésil semble s’approcher de la barbarie.
Rapport sur la pauvreté en France Ce premier rapport sur la pauvreté réunit les données disponibles dans un document de référence, accessible à tous. Nous définissons les contours de la pauvreté avec un éclairage particulier sur la grande pauvreté. Nous donnons les principales caractéristiques de la population pauvre et sa répartition sur le territoire national. Nous explorons les trajectoires individuelles : comment devient-on pauvre et comment s’en sort-on ?
L’INSTITUT
La nuit recouvre-t-elle le monde ? L’élection de Bolsanero au Brésil terrifie toutes celles et tous ceux qui connaissent ce pays, où tant d’espoirs ont germé, et s’ajoute à la marée noire de régimes totalitaires.
Comment ne pas désespérer ?
Face au pessimisme de la raison cultiver l’optimisme de la volonté est une nécessité. Lire la suite
Nouvelles cultures managériales dans l’éducation Intervention de Paul Devin, inspecteur de l’Éducation nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, le 6 octobre 2018 à Lurs lors du colloque organisé par la FSU des Alpes de Haute-Provence.
Vous l’avez lu comme moi dans les médias. La récente modification des règles de nomination des recteurs semble avoir été́ motivée par la volonté́ de placer une amie du président de la république à la tête de l’académie de Versailles. Lire la suite
Le temps d’apprendre a vivre Denis Paget dresse, devant 400 enseignants réunis lors de l’Université d’automne du Snuipp, le tableau d’une l’école que l’état de la société transforme. Les programmes 2015, à la rédaction desquels il a participé en tant que membre du Conseil supérieur des programmes (CSP), tentaient de prendre ces évolutions en compte.
Un article de Pierre Marie Gérarni dans le café pédagogique. Lire la suite
ON A VU
REVEILLONS-NOUS ! POUR UN MONDE PLUS JUSTE « Réveillons-nous ! Pour un monde plus juste » est un livre-manifeste. Ses auteurs, Gabriel Langouet et Dominique Groux (1) le revendiquent. Ce livre, ils le placent dans la lignée du manifeste de Stéphane Hessel « Indignez-vous ».
Une note de lecture de François Bouillon ancien président de l’IR-FSU. Lire la suite
La société ingouvernable Grégoire Chamayou, auteur d’ouvrages sur les chasses à l’homme ou les drones, poursuit son travail d’investigation philosophique singulier en publiant un livre intitulé La Société ingouvernable. Une enquête qui produit un vertige politique en exposant les armes idéologiques et les dispositifs avec lesquels nous avons été défaits par le « libéralisme autoritaire ». Lire la suite
Un peuple et son roi. Troisième long métrage de Pierre Schoeller, après notamment « l’Exercice de l’État », césar du meilleur scénario original en 2012, « Un peuple et son roi » évoque les trois premières années de la Révolution française en mettant en lumière les interactions entre les habitants des faubourgs de la Bastille et Louis XVI. Lire la suite
Économie. On n’a pas tout essayé Gérard Grosse nous livre une note de lecture de ce dernier ouvrage de Gilles Raveaud.
Après avoir été l’un des initiateur et animateur du premier mouvement en France de contestation étudiante de l’enseignement universitaire de l’économie, au tournant des années 2000, le Mouvement des étudiants pour la réforme de l’enseignement de l’économie, appelé “Autisme-économie”, il est lui-même devenu enseignant-chercheur en économie (à l’Université Paris VIII). Lire la suite
AGENDA
Merccredi 14 Nov. 18 Fondation Gabriel Péri : Conflictualité sociale et politique : mise en regard France États-Unis
Mercredi 5 déc. 18 Journée annuelle du Dictionnaire Maitron, à la Bourse du Travail de Paris. Ce sera l’occasion d’ouvrir la totalité des biographies mises en ligne jusqu’à la période 5 (1940-1968) en consultation libre.
Jeudi 13 déc. 18 L’école face à la radicalisation. Stage au siège du SNUipp, 12 Rue Cabanis, 75014 Paris.
18 – 19 Déc. 18 Stage fédéral sur l’extrème droite.
PUBLICATIONS
Regards Croisés N°27 ART
AKI KURODA artiste polyphonique
DOSSIER
Santé au travail : l’activité en question
GRAND ENTRETIEN
Christian Gourcuff Lire la suite
Une vraie alternative à l’enfermement des mineur.es LA LIBERTE Evelyne Bechtold-Rognon ; Nathalie Caron ; Michelle Olivier ; Sonia Ollivier ; Anaïs Vrain Lire la suite
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Communiqué LDH : « Les leçons de l’attentat antisémite de Pittsburgh »

Communiqué LDH

L’attentat antisémite perpétré à la synagogue de Pittsburgh s’inscrit dans une montée préoccupante de la violence raciste aux Etats-Unis d’Amérique et dans un processus de légitimation des acteurs d’extrême droite, de leur parole, de leurs méthodes. Il y a encore peu de temps, la campagne Black lives matter attestait de l’ampleur des violences policières à l’encontre des populations afro américaines. Récemment, l’envoi de colis piégés à des institutions ou des personnalités réputées anti-Trump est venue illustrer la tentation croissante du passage à l’acte criminel chez les partisans des idées les plus rétrogrades : racistes, xénophobes, sexistes, anti-gays et… antisémites.

La personnalité de l’assassin de Pittsburgh en est un condensé : suprématiste blanc, complotiste, homophobe, il condamnait les juifs non seulement comme diaboliques mais de surcroît pour venir en aide aux réfugiés à travers le monde.

Par ses propos lénifiants vis-à-vis des réseaux médiatiques et des manifestations de cette extrême droite, par ses réactions à l’emporte-pièce contre les étrangers, les médias, les démocrates, les progressistes, le président des Etats-Unis porte une responsabilité réelle dans ce processus de radicalisation violente.

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) condamne cette haine meurtrière et appelle à la combattre avec détermination et fermeté partout dans le monde. Car l’attentat de Pittsburgh nous rappelle d’abord la permanence de l’antisémitisme comme élément central de la haine raciale, en France comme aux Etats-Unis. Il devrait ensuite mettre en garde tous ceux qui, en particulier dans notre pays, font semblant de croire que l’on pourrait impunément flatter xénophobie et racisme, voire s’en saisir, pour combattre l’extrême droite. Pas plus qu’elle ne se divise, la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ne peut s’accommoder de raccourcis ou pire, d’attitudes compréhensives à l’égard de ceux qui le pratiquent ou le banalisent.

Il nous incite enfin à ne jamais baisser la garde face à toutes les résurgences d’antisémitisme et de racisme, à manifester notre solidarité et notre volonté de ne pas laisser faire. A Pittsburgh comme partout ailleurs, lorsque l’antisémitisme sévit, c’est la démocratie, l’égalité et la liberté qu’on agresse.

Paris, le 29 octobre 2018

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Les Possibles Revue éditée à l’initiative du Conseil scientifique d’Attac

No. 18 Automne 2018
  Éditorial : Traversez la rue, vous serez dans la cour des miracles ! par Jean-Marie Harribey, Jean Tosti Il n’aura fallu que quelques mois pour que la baudruche du nouveau monde promis par Emmanuel Macron se dégonfle. Le président a sans doute compris qu’il ne convainc plus grand nombre. Il multiplie alors les provocations cyniques, voire les agressions verbales. On savait qu’il appelait à ce que chacun devienne milliardaire, on ne se serait jamais douté que, si l’on n’y parvenait pas, c’était à cause du « pognon de dingue » donné aux pauvres. Alors qu’il est si simple de traverser la rue pour trouver un emploi ! Doté d’un capital scolaire de très haut niveau – mais plus en économie financière qu’en économie sociale –, le président avait déclaré devant le Congrès à Versailles le 9 juillet 2018 : « la retraite n’est pas un droit pour lequel on a cotisé toute sa vie [mais] ce que les actifs paient pour les retraités ». Il est malin, mais il n’est pas plus doué en économie solidaire qu’en économie sociale : il utilise un fait exact (les actifs paient pour les retraités) pour dénier un droit fondamental. lire en ligne     Dossier : La protection sociale Les privatisations du soin par Philippe Batifoulier Le secteur de la santé connaît une multitude de réformes sans que la situation des hôpitaux s’améliore et sans avoir éradiqué des restes à charge (ce qui reste à la charge du patient après remboursement de la Sécurité sociale) parfois catastrophiques pour certains patients. Ces réformes ne combattent pas la trajectoire de privatisation du soin. Elles la confortent. Elles accentuent dès lors les inégalités tout en étant coûteuses en finances publiques. lire en ligne   Pour une « nouvelle Sécu à 100 % ! par André Grimaldi Le gouvernement poursuit le processus d’étatisation progressive de la Sécurité sociale : transfert des cotisations salariales vers l’impôt, retour à l’équilibre grâce à la diminution des prestations et à la mise en déficit des hôpitaux, et, plus récemment, remise en cause de la règle de séparation du budget de la Sécurité sociale et du budget de l’État et de la compensation par l’État des exonérations de cotisations sociales qu’il accorde aux entreprises… lire en ligne   Santé au travail : pas de prévention sans coercition : Premières réactions au Rapport Lecocq Aucune organisation du travail ne doit compromettre la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs. par Louis-Marie Barnier, Alain Carré, Selma Reggui Le gouvernement annonce vouloir réformer le système de santé au travail. Il propose que la négociation interprofessionnelle s’engage sur la base du rapport Lecocq [1], qualifié de « base satisfaisante ». Il faut donc analyser ce rapport. Ces réformes se situent dans le prolongement de la disparition des CHSCT, de la réforme de l’inspection du travail, d’une réduction des budgets alloués aux organismes de prévention des risques professionnels (INRS, CARSAT), et d’une Loi Travail fragilisant les travailleurs et leurs organisations. Les travailleurs doivent s’emparer de ce débat pour défendre leur droit à la santé. Tel est l’objectif de notre contribution. lire en ligne   La Caisse accidents du travail-maladies professionnelles : une caisse basée sur le lien réparation/prévention par Marc Benoît Le rapport Lecocq représente une attaque du droit à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles en s’appuyant sur une fausse opposition réparation/prévention. Il remet en cause ce qui constitue le fondement de la Caisse accidents du travail-maladies professionnelles (AT/MP), ce lien entre une politique de réparation, définie par le code de la Sécurité sociale, et la capacité d’agir sur les choix des entreprises pour imposer des mesures de prévention des risques. lire en ligne   L’Unédic saisie par les droits fondamentaux des travailleurs, Sur quelques débats de fond concernant l’assurance-chômage (juin 2018) par Louis-Marie Barnier Le texte très complet de la Note de la Fondation Copernic (2003) décrivant les nombreux épisodes de la vie mouvementée de l’Unédic nous évitera de reprendre toutes ses évolutions. Rappelons simplement ici que l’Unédic a été instituée par un accord collectif du 31 décembre 1958 [2], qui donne naissance à « un régime national interprofessionnel d’allocations spéciales aux travailleurs sans emploi de l’industrie et du commerce » (Art. 1). Cet accord tardif est provoqué par la prise de conscience de la nécessité d’avoir un instrument capable d’accompagner les restructurations industrielles, « lieu et instrument d’une régulation conjoncturelle  » (Copernic, 2003, p. 49). La France est, de plus, le seul pays du Marché commun naissant, avec l’Italie, à ne pas avoir de régime d’assurance chômage (Bec, 2014, p. 191). lire en ligne   Retraites des femmes, un enjeu décisif pour toute réforme par Christiane Marty Les réformes passées des retraites ont été menées au nom de l’équilibre financier des régimes. Aujourd’hui que le déficit des caisses est en voie de résorption (moyennant la baisse programmée des pensions et le départ plus tardif en retraite), c’est la recherche de l’équité qui est la principale raison invoquée pour remettre à plat le système de retraites. Le projet est de le transformer en un système par points, qui aurait vocation à unifier les différents régimes. « L’objectif est qu’à carrière identique, revenu identique, la retraite soit identique » a précisé Jean-Paul Delevoye, Haut commissaire à la réforme des retraites. Quid alors des mécanismes de solidarité qui permettent de compenser – un peu – les aléas de carrière et les basses pensions ? Quid des inégalités de pension entre les femmes et les hommes ? lire en ligne   Politique familiale : quels objectifs et quels principes ? par Christiane Marty Depuis juillet 2015, les allocations familiales, réputées être le premier outil de politique familiale, sont modulées en fonction des revenus du foyer. Auparavant, toutes les familles avec deux enfants ou plus percevaient, quels que soient leurs revenus, la même somme pour le même nombre d’enfants. Les allocations n’étaient toutefois pas vraiment universelles du fait qu’une famille avec un seul enfant n’en percevait pas, et du fait que le montant de l’allocation par enfant était bien plus important (multiplié par 2,5) à partir du troisième enfant. lire en ligne   Les droits de propriété intellectuelle : un danger pour la santé par Joan Rovira Les effets négatifs des droits de propriété des actifs incorporels (DPI) sur l’accès aux médicaments et le droit à la santé sont un sujet de préoccupation récurrent pour les citoyens et les responsables des systèmes de santé [3]. Au cours des dernières années, les médias ont mis l’accent sur les problèmes d’accès aux médicaments de traitement de l’hépatite C, non seulement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, comme c’est l’habitude dans ces cas, mais aussi dans les pays les plus riches. lire en ligne       Débats André Gorz, philosophe anticapitaliste, critique du travail et précurseur de l’écologie politique par Françoise Gollain L’œuvre d’André Gorz est riche, complexe, marquée par des ruptures. Sa cohérence lui vient de son adhésion à la philosophique existentialiste qui représente le point d’ancrage de ses réflexions socio-écologiques. [4] lire en ligne   Le camp progressiste doit se préparer à la prochaine crise financière par Cédric Durand Entretien réalisé par Romaric Godin pour Médiapart le 1er août 2018 dans le cadre de la série « Penser avec Marx (2/6) » Entretien avec Cédric Durand sur la vision marxiste de la financiarisation de l’économie. Selon lui, elle n’est pas un moyen de régler les contradictions du capitalisme, mais de les déplacer dans le temps. lire en ligne   Marx et l’immigration : mise au point par Jacques Bidet Entretien inédit pour le site de Ballast, octobre 2018, par Julien Chanet
Socialismes et immigration : les divergences ne sont pas seulement d’actualité. En 1845, Engels avançait que l’immigration irlandaise a contribué, en Angleterre, à « abaisser le salaire et avec lui la classe ouvrière elle-même ». lire en ligne   Migrations, puisqu’on en parle par Samy Johsua Est-ce que les migrant-e-s divisent la classe prolétaire, permettant au Capital de baisser les salaires ? Est-ce que « personne » ne quitte son pays natal volontairement ? Sur le moyen terme, l’immigration est-elle « une chance » pour le pays qui l’accueille ? Et enfin, pourquoi s’interroger sur ces questions conduirait-il obligatoirement à l’injonction de chasser les migrant-e-s et à fermer les frontières ? lire en ligne   La Campagne Boycott, désinvestissement et sanctions par Imen Habib La Campagne BDS a été lancée en 2005 par plus de 170 associations de la société civile palestinienne, un an après l’avis de la Cour internationale de justice demandant la démolition du mur de l’apartheid en Palestine occupée. lire en ligne   Dépasser la propriété productive par Benoît Borrits Je tiens tout d’abord à remercier Thomas Coutrot et Jean-Marie Harribey de leur travail de recension de mon dernier ouvrage Au-delà de la propriété, pour une économie des communs publié aux Éditions La Découverte. Ce travail participe de notre volonté commune de reprendre le contrôle sur notre devenir et donc, de se débarrasser du pouvoir de la propriété productive caractéristique du capitalisme. C’est dans cette perspective que j’entends ici répondre à ces deux textes pour à la fois préciser les points d’accord ou de divergence et bien souvent d’incompréhension dont je porte forcément une part de responsabilité en tant qu’auteur. lire en ligne   La nature de la propriété des moyens de production génère des différences de démocratie par Thierry Brugvin Une des caractéristiques centrales du capitalisme réside selon Marx dans la propriété privée des moyens de production, avec l’accumulation, le marché, le profit… Marx explique que « c’est toujours dans le rapport immédiat entre le propriétaire des moyens de production et le producteur direct (…) qu’il faut chercher le secret le plus profond, le fondement caché de tout l’édifice social  » [5]. Le dépassement du capitalisme suppose notamment un changement dans la nature de la propriété, qui est intimement lié à la démocratie économique. En fonction notamment du type de propriété dominante, il existe aussi différents types de système : capitaliste, socialiste, communiste. Il faut y ajouter ensuite d’autres critères, l’orientation de la production régulée, planifiée, les formes de la démocratie, etc. lire en ligne   Sur l’indépendance de la Catalogne, En réponse au texte de Txetx Etcheverry par Caroline Knez Fernandez Je viens de lire l’article intitulé « Catalogne : construire de la base ce que le sommet nous refuse » de Txetx Etcheverry, publié dans Les Possibles, n° 15 (automne 2017). Cette question du « processus » indépendantiste catalan me tient à cœur car je suis d’origine espagnole. J’ai de la famille en Catalogne, où j’ai passé toutes mes vacances d’été durant mon enfance et mon adolescence. Mes grands-parents ont émigré d’Andalousie en Catalogne à la fin de la guerre civile parce qu’ils étaient pauvres et « rouges », donc repérés comme dangereux et indésirables : c’étaient donc ce que l’on appelle des « charnegos » en catalan (le terme n’est pas anodin). Ma préoccupation n’est pas seulement affective, bien sûr. Un engagement bien à gauche fait partie de ma carte d’identité, or l’émergence des nationalismes et de l’identitarisme, relayés et soutenus par une partie de la gauche que certains appellent « identitaire », questionne de plus en plus profondément cet engagement. lire en ligne       Revue des revues Revue des revues n° 18 par Jacques Cossart Les pauvres ne sont-ils pas responsables de leur sort ? On serait tenté de le croire à écouter le président de la République. Pourtant, d’un bout du monde à l’autre, les constats sont édifiants. Que l’on regarde les travaux de l’INSEE en France ou bien ceux du Fonds monétaire international (qui n’arrête pas de manger son chapeau sur bien des sujets), pauvreté, précarité et inégalités sont le lot de tous ces pauvres (ir)responsables. Tandis que, de sommet en sommet, les gouvernants… observent… le réchauffement du climat, la pérennité des paradis fiscaux et autres amusements mondiaux ou mondains, on ne sait. lire en ligne       Les Possibles automne 2018     À l’attention des lecteurs, note sur le statut de la revue Les Possibles La revue Les Possibles a maintenant quatre ans d’âge et sa diffusion progresse régulièrement. Nous rappelons qu’elle fut créée à l’initiative du Conseil scientifique d’Attac pour être un lieu de débat théorique sur la nécessaire transformation de la société, aujourd’hui minée par le capitalisme néolibéral. Dès lors, ouverte à toutes les personnes qui s’inscrivent dans cette perspective, elle est indépendante de l’association Attac, le contenu des articles est de la responsabilité de leurs auteurs et n’engage pas l’association. La diversité des sujets, des auteurs et des disciplines témoigne de la volonté de garantir le pluralisme des idées. Le choix des thèmes et le respect des règles du débat scientifique et démocratique sont assurés par un comité éditorial dont la composition figure à la fin du sommaire.
Le comité éditorial Adresse Attac, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris Directeur de la publication Jean-Marie Harribey Secrétariat de la rédaction Isabelle Bourboulon, Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Pascal Paquin, Jeanne Planche, Dominique Plihon, Jean Tosti, Aurélie Trouvé Responsables techniques Edgard Deffaud, Serge Gardien, Éric Le Gall, Wilfried Maurin, Pascal Paquin, Tom Roberts, Rémi Sergé, Olivier Tétard, Valentin Drean Comité éditorial Sylvie Agard, Christophe Aguiton, Verveine Angeli, Paul Ariès, Geneviève Azam, Daniel Bachet, Jacques Berthelot, Catherine Bloch-London, Martine Boudet, Isabelle Bourboulon, Thierry Brugvin, Thierry Brun, Alain Caillé, Claude Calame, Christian Celdran, François Chesnais, Francoise Clement, Pierre Concialdi, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Christian Delarue, Vincent Drezet, Cédric Durand, Guillaume Duval, Mireille Fanon-Mendès-France, Daniel Faugeron, David Flacher, Fabrice Flipo, Pascal Franchet, Bernard Friot, Jean Gadrey, Susan George, Jérôme Gleizes, Gérard Gourguechon, André Grimaldi, Janette Habel, Nicolas Haeringer, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Isaac Johsua, Pierre Khalfa, Serge Le Quéau, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Gus Massiah, Antoine Math, Dominique Méda, Georges Menahem, Denise Mendez, Pascal Paquin, René Passet, Évelyne Perrin, Dominique Plihon, Thierry Pouch, Daniel Rallet, Jean-Claude Salomon, Catherine Samary, Denis Sieffert, Vicky Skoumbi, Jean-Louis Sounes, Daniel Tanuro, Bruno Tinel, Michel Thomas, Jean Tosti, Éric Toussaint, Stéphanie Treillet, Aurélie Trouvé, Patrick Viveret Contact avec la revue et soumission d’articles Les propositions d’articles nouveaux ainsi que les contributions répondant à des textes publiés dans les numéros précédents de la revue doivent être adressées au secrétariat de la revue : revue-cs-secretariat@list.attac.org La revue a noué un partenariat avec Mediapart à travers une « édition » créée sur ce site : http://blogs.mediapart.fr/edition/la-revue-du-conseil-scientifique-dattac. À chaque parution trimestrielle de la revue, un des articles sera mis en ligne sur Mediapart.  
Attac France — 2018
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[LDH] Fwd: « Appel pour l’égalité de tous les citoyens en Israël », à l’initiative de et signé par plusieurs membres de la LDH

Appel à l’initiative, entre autres, de Gilles Manceron membre du Comité central et coresponsable du groupe de travail « Mémoires, histoire, archives » de la LDH, et de Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.

Signé, entre autres, par Malik Salemkour, président de la LDH ; Jean-Pierre Dubois, Françoise Dumont, Henri Leclerc et Pierre Tartakowsky, présidents d’honneur de la LDH ; Arié Alimi, membre du Bureau national de la LDH ; Fabienne Messica, membre du Bureau national de la LDH et coresponsable du groupe de travail « Maghreb / Moyen-Orient »

Le 19 juillet 2018, le Parlement israélien adoptait la loi définissant Israël comme Etat-nation du peuple juif.

Cette loi est le concentré, l’aboutissement, de la politique de la droite et de l’extrême-droite israélienne. En une douzaine de points :

– elle affirme la prédominance ethnique juive en Israël ;
– elle encourage la colonisation juive, présentée comme valeur nationale, et confirme l’annexion de Jérusalem déclarée unilatéralement capitale d’Israël ;
– elle précise explicitement que le peuple juif est le seul à exercer le droit à l’autodétermination en Israël sans préciser les frontières de celui-ci ;
– elle retire même à la langue arabe le statut de langue officielle désormais réservé exclusivement à la langue hébraïque.

Ainsi le postulat d’une inégalité fondamentale, inscrite dans le droit et pas seulement dans les faits, est établi entre les citoyens d’un même pays, d’un côté les citoyens juifs ou d’origine juive et de l’autre côté les citoyens arabes et non juifs qui deviendraient juridiquement des citoyens de seconde catégorie.

C’est dire que cette loi renie ouvertement la promesse de la Déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 selon laquelle le nouvel Etat « assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ». Contrairement à la loi fondamentale de 1992 « sur la dignité de l’homme et sa liberté », elle ne fait plus aucune référence ni à la démocratie ni à l’égalité.

Autant de violations des fondements d’un Etat démocratique et autant de violations du droit international.

De nombreuses personnalités, juives et non-juives, se sont élevées contre cette loi. Le président du Congrès juif mondial a fermement critiqué la politique poursuivie par le gouvernement israélien, les lois récemment adoptées et spécifiquement cette loi Etat-nation.

En Israël, des manifestations importantes, regroupant des dizaines de milliers d’israéliens, de toutes origines et de toutes confessions, ont eu lieu à plusieurs reprises contre cette loi qui institue une discrimination entre les citoyens.

Nous appelons à se tenir aux côtés des progressistes israéliens – sans distinction d’origine ethnique – pour exiger :

– l’abolition de cette loi inique ;
– l’égalité de droit de tous les citoyens israéliens ;
– que cessent les atteintes de plus en plus graves aux libertés démocratiques et aux droits humains.

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[LDH] Fwd: Lettre ouverte de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine : « Reconnaître l’Etat de Palestine »

Monsieur le Président, il est temps de reconnaître l’Etat de Palestine

Lettre ouverte de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, dont la LDH est membre

Monsieur le Président de la République,

Le ministre espagnol des Affaires étrangères a récemment annoncé son intention de consulter ses partenaires européens pour aboutir à une position commune européenne sur la reconnaissance de la Palestine. Si cette démarche échouait, l’Espagne pourrait reconnaître la Palestine de son côté.

Le ministre irlandais des Affaires étrangères a exprimé une position similaire en indiquant que si les négociations de paix entre la Palestine et Israël demeuraient dans l’impasse alors l’Irlande reconnaîtrait l’Etat de Palestine. Il a également sous-entendu que d’autres pays européens pourraient adopter la même attitude.

La France devrait soutenir l’initiative espagnole et s’engager à reconnaître l’Etat de Palestine quelle que soit l’issue des consultations. Comme le déclarait Jean Asselborn en janvier 2018, « si la France reconnaissait la Palestine, d’autres États la suivraient, y compris le Luxembourg ». Le même positionnement a été observé dans d’autres pays comme la Belgique et la Slovénie. Au Royaume-Uni, le Labour Party s’est engagé à reconnaître l’Etat de Palestine s’il revient au pouvoir.

Par leur parti-pris systématique de soutien à la politique du gouvernement de B. Netanyahou, les Etats-Unis prouvent qu’ils ne peuvent en aucun cas être une référence sérieuse dans la recherche d’une solution juste à la question de Palestine. En effet, le déménagement de l’ambassade à Jérusalem reconnue par Donald Trump comme capitale d’Israël, la volonté d’annihilation de l’UNRWA et des réfugiés palestiniens, l’arrêt de la participation au financement des hôpitaux palestiniens de Jérusalem, la fermeture de la mission de Palestine à New York ou encore le départ de l’Unesco et du Conseil des droits de l’Homme ainsi que la volonté d’en finir avec la Cour pénale internationale, sont autant de mesures obéissant aux positions israéliennes et imposant un état de fait au lieu de poser les fondements d’un règlement négocié basé sur l’application du droit international.

Il n’y a pas de « plan du siècle » américain et en l’absence d’autres perspectives, c’est maintenant que la France doit s’imposer comme une alternative crédible à la « médiation » américaine. A la tribune des Nations unies, vous venez d’affirmer la primauté du droit et de la justice. L’État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale est un premier pas nécessaire en ce sens.

Enfin, en reconnaissant l’Etat de Palestine, Monsieur le Président, vous accéderez également aux demandes formulées dans les résolutions de l’Assemblée nationale et du Sénat adoptées les 2 et 11 décembre 2014.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre profonde considération.

Paris, le 15 octobre 2018

Claude LEOSTIC, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine ; André BARTHELEMY, président d’honneur d’Agir ensemble pour les droits de l’Homme ; Catherine BILLET, déléguée Générale Pax Christi France ; Me Maurice BUTTIN, président du Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR PO) ; Lucien CHAMPENOIS, vice-président de l’association « Pour Jérusalem » ; Hubert DELAUNAY, président du Comité Palestine Israël Châteaubriant ; Christophe DELTOMBE, président de La Cimade ; Haydar DEMIRYUREK et Hélène MILLET, coprésident-e-s du Groupe d’amitié islamo chrétienne (GAIC) ; Josette GAZZANIGA, présidente du Mouvement international de réconciliation (MIR) ; Bertrand HEILBRONN, président de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) ; Patrick LE HYARIC, président de l’Association de jumelage entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens (AJPF) ; Renée LE MIGNOT, co-présidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Roland LOMBARD, président du Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les universités palestiniennes (CICUP) ; Danielle MOREAU et Marie YOUAKIM, co-présidentes de Ritimo ; Joseph OESTERLE, président de l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (AURDIP) ; Perrine OLFF-RASTEGAR, collectif Judéo Arabe et citoyen pour la Palestine ; Emmanuel POILANE, président du Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID) ; Malik SALEMKOUR, président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Pierre STAMBUL, co-président de l’Union Juive française pour la paix (UJFP)

Télécharger la lettre ouverte au format PDF et la fiche-contexte

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[LDH] Appel et pétition pour la remise en liberté immédiate de Mimmo Lucano, maire de Riace

Appel et pétition de plusieurs personnalités et organisations, signée par la Ligue des droits de l’Homme

« Si vous avez le droit de diviser le monde entre italien.ne.s et étranger-ère-s, alors je dirai que je n’ai pas de Patrie et je réclame le droit de diviser le monde entre déshérité-e-s et opprimé-e-s d’un côté, privilégiés et oppresseurs de l’autre. Les un-e-s sont ma patrie, les autres mes étrangers » (Don Milani, 1965)

Signez vous aussi la pétition !

Accusé d’avoir « favorisé l’immigration clandestine » le maire de Riace (Calabre, Italie) est aux arrêts domiciliaires depuis le 2 octobre. Il s’agit d’une arrestation en représailles à l’action courageuse de Mimmo Lucano, surnommé le « maire de l’accueil », qui s’était mis cet été en grève de la faim pour protester contre la politique migratoire inhumaine du gouvernement italien. Sa seule faute : avoir su mettre en place dans sa commune un système d’accueil qui fonctionne. Il a non seulement permis d’offrir à des femmes et des hommes fuyant la guerre et la misère des conditions de vie et de travail décentes, mais aussi à la population locale en créant des emplois (médiateurs-trices culturels, enseignant-e-s etc…), et en promouvant des formation inédites (laboratoires artisanaux, fermes pédagogiques). Une réussite dans un territoire connu pour ses mafias et son chômage. C’est cet exemple courageux que le gouvernement italien veut punir. Mimmo Lucano a pu en effet faire la preuve que l’accueil des migrant.e.s pouvait se conjuguer avec le dialogue et le bien être d’une communauté tout entière. Il est pour cela depuis quelques années sur la liste noire de tous les partis et mouvements qui entendent faire de la peur de l’autre et de la répression contre les migrant.e.s leur fonds de commerce politique.


L’Italie vit un moment très grave : les propos particulièrement choquants que tiennent régulièrement le principal parti de gouvernement, la Lega et le vice-premier ministre Matteo Salvini lèvent les tabous et libèrent les venins les plus abominables : le racisme et la haine. Dans le sud de l’Italie, l’exploitation éhontée des migrant.e.s fait les affaires d’une poignée de propriétaires terriens, vrais négriers, de nationalité italienne pour la plupart. En garantissant aux migrant.e.s des conditions de travail et de vie décentes, Mimmo Lucano prend le contrepied de cette exploitation. Il les protège des nombreuses tragédies – mort de douzaines d’immigré.e.s sur les routes durant le transport du travail aux camps où ils-elles sont entassés – qui ont marqué l’été. C’est un acte de solidarité.


C’est pourquoi, la décision de justice contre Mimmo Lucano instaure de fait un nouveau délit, le délit de solidarité.
Face à l’offensive déclenchée par le Ministre de l’intérieur italien Matteo Salvini contre les migrant-e-s, les pauvres et celles et ceux qui les soutiennent, nous dénonçons cette arrestation et affirmons publiquement notre solidarité pleine et entière avec celles et ceux qui, comme Mimmo Lucano, sont entrés en lutte, ou s’apprêtent à le faire.


Nous apportons notre soutien à Mimmo Lucano, à sa famille et à la population de sa commune, face à l’acharnement d’un gouvernement de la haine qui fait de la peur de l’autre son fonds de commerce politique.


Parce que nous nous reconnaissons dans les valeurs des droits humains.
Parce que nous défendons un Etat de droit, fondé sur l’indépendance de la justice.
Parce que nous sommes pour plus de solidarité, de démocratie, plus d’égalité et de justice sociale.
Parce que nous sommes du côté de celles et ceux qui défendent l’universalité des droits sociaux et civils.
Parce que nous sommes solidaires avec celles et ceux qui fuient les guerres, la misère et les catastrophes climatiques.
Nous sommes du côté de Mimmo Lucano et nous demandons sa remise en liberté immédiate.
#MimmoLucanolibre

Signez vous aussi la pétition !

Lire le communiqué LDHParis, le 10 octobre 2018

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Une pétition pour sauver l’Aquarius

Déjà signée par 250 000 personnes, la pétition en faveur de l’Aquarius a besoin d’un soutien plus important encore face à l’immobilisme politique. Dernier navire de sauvetage en Méditerranée centrale, l’Aquarius a sauvé des centaines de vies. La pétition exhorte les Etats à « prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à l’Aquarius de repartir au plus vite mener sa mission vitale de sauvetage; respecter l’obligation de porter assistance aux personnes en détresse en mer; assumer leurs responsabilités étatiques en établissant un véritable modèle de sauvetage en Méditerranée ».

La pétition

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Patrick Weil : « Sur les migrants, Macron est complice d’Orbán et Salvini Nouvel Obs

A quelques mois des élections européennes, Emmanuel Macron tente d’imposer ses vues sur la question migratoire qui divise à gauche et à droite. Au-delà des postures, qu’en est-il de la politique menée ?

Chercheur au CNRS, enseignant à l’université de Yale, Patrick Weil est spécialiste de l’immigration et du droit de la nationalité. Il est également l’auteur de « Question de Laicité » (Bibliothèques sans Frontières/Michel Lafon, 2018). Interview.

Emmanuel Macron se veut le chef de file des « progressistes » contre les populistes italiens et hongrois. Viktor Orbán lui a même accolé le titre de « leader des partis promigrants » alors que sa politique migratoire est loin d’être laxiste. Fait-il là encore du « en même temps » ?

Le président Macron tente d’apparaître comme l’opposant numéro un à Orbán et Salvini, alors qu’il agit en complicité avec eux. C’est une opposition de façade, mise en scène, à l’approche des élections européennes, pour prendre Angela Merkel en sandwich.

Qu’entendez-vous par « mise en scène » ?

Le 2 janvier 2017, alors en campagne, Emmanuel Macron s’était indigné que la France ne soit pas venue en aide aux Italiens, confrontés aux arrivées de réfugiés en Sicile. Mais une fois au pouvoir, au lieu de proposer au gouvernement de centre gauche italien la solidarité de la France, la première chose qu’il fait, c’est d’agir seul en Libye en allant y chercher quelques dizaines de réfugiés au sud, sans accueillir aucun réfugié arrivé en Sicile.

Il choisit de snober et d’humilier le gouvernement de Gentiloni, contribuant à sa chute. En revanche, depuis que Matteo Salvini est au pouvoir, la coopération avec l’Italie fonctionne beaucoup mieux ! La France prend sa part des migrants qui arrivent par bateaux, ce qui n’arrivait pas auparavant.

Mais en quoi serait-il également complice de Viktor Orbán ?

Je ne sais pas s’il l’a bien mesuré, mais Emmanuel Macron vient de  fournir à Orbán une arme de poids en donnant son feu vert à un amendement de la loi asile et immigration qui permet d’appliquer à Mayotte un droit de la nationalité différent de celui qui s’applique au reste de la France, fondé sur le fait qu’il y existe des migrations importantes. Dorénavant, un enfant né à Mayotte de parents étrangers ne pourra devenir français à partir de 13 ans qu’à la condition de prouver qu’un de ses parents était en situation régulière à sa naissance.

Le Conseil d’Etat a soutenu ce projet, le Conseil constitutionnel a donné son aval à ce droit spécial qui rompt avec le principe de l’indivisibilité de la République et instaure une discrimination entre enfants nés en France. Le pays indique ainsi officiellement qu’il est justifié de modifier son droit de la nationalité en raison de flux migratoires, même si leur impact ne peut se mesurer que treize ans après.

Voilà qui sert, sur un plateau, un argument juridique à Orbán qu’il ne devrait pas manquer d’utiliser. Jusqu’ici, pour refuser d’accueillir des migrants, la Hongrie avait fait appel à des arguments racistes comme celui de l’identité culturelle. En vain. Désormais, étant donné que le droit de la nationalité fait partie de la compétence souveraine des Etats de l’Union, le Premier ministre hongrois pourra faire valoir l’impact de cette mesure sur la nationalité, domaine de sa souveraineté. Orbán peut dire merci à Macron !

La France a reçu plus de 100.000 demandes d’asile en 2017, un record…

Cette augmentation est liée à la politique absurde et arrogante à l’encontre de notre voisin transalpin. Lorsqu’il défendait l’espace Schengen, Charles Pasqua avait en tête notre situation géographique : la seule politique d’immigration efficace et respectueuse des droits humains est celle de la coopération active avec nos voisins européens. S’ils assurent les contrôles, il n’y a pas de crise migratoire en France… Or, l’humiliation qu’on a fait subir aux Italiens a provoqué leur « vengeance » : ils ont cessé de prendre les empreintes digitales des migrants qui arrivent chez eux afin de les laisser venir chez nous.

Concrètement, aujourd’hui, que faudrait-il faire ?

D’abord remettre la politique européenne de l’asile sur ses pieds. Proposer une coopération avec les pays qui font face à des afflux. Et si l’on doit prendre des mesures de relocalisation forcée ailleurs en Europe, faire appel au reste du monde. Quand, en 2015, la Grèce et l’Italie ont fait face à des flux massifs, il a fallu demander la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, exiger la solidarité des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite, de l’Australie… Bref, de tous ceux qui étaient intervenus en Irak. L’Union européenne ne peut pas continuer d’être un géant humanitaire et un nain politique.

Ensuite, regarder la réalité en face. L’Europe n’est pas menacée d’invasion, ça c’est du délire. Mais la régulation des millions de migrants qui souhaiteraient la rejoindre n’est pas déterminée principalement par la démographie ou l’économie, mais par des politiques de contrôle strict des frontières et par des accords peu honorables avec la Turquie ou des pays du Sud de la Méditerranée.

Il faut rester fidèle à nos valeurs : accueillir les réfugiés, les familles, ainsi que des travailleurs. Mais il ne faut pas laisser tomber les autres migrants. Quand le réchauffement terrestre touchera l’Afrique davantage encore qu’aujourd’hui, que des dizaines de millions de jeunes en mourront, l’Europe mourra, elle, moralement, de n’avoir rien fait.

Il nous faut radicalement changer nos politiques d’aide à nos frères humains africains. Se donner comme priorités l’éducation des enfants, les libertés individuelles et politiques, l’éradication de la corruption. Et, en matière de migration, favoriser les allers-retours de l’élite que nous formons et leur impact sur place.

Propos recueillis par Carole Barjon et Timothée Vilars

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[LDH] Pétition : « À Idleb, ne devenez pas les Ponce Pilate du massacre des Syriens »

Pétition signée par la Ligue des droits de l’Homme

Le 7 septembre 2018 à Téhéran, lors de la rencontre tripartite avec la Turquie, V. Poutine et H. Rohani ont considéré qu’Idleb, dernière grande enclave rebelle, doit retourner dans le giron du régime syrien. Cela laisse présager le scénario tant redouté d’une catastrophe humanitaire.

Russes et Iraniens avancent leurs pions en encerclant la région. Comme pour signifier qu’ils écartent une solution diplomatique, l’aviation russe frappait la province d’Idleb au moment même de la réunion.

Washington, Paris et Londres n’envisagent d’intervenir qu’en cas d’usage d’armes chimiques, ce que Vladimir Poutine et Bachar Al Assad comprennent comme un permis de massacrer les populations à l’aide d’armes conventionnelles, de privation de nourriture et de bombardements de barils de poudre.

Les démocraties vont-elles dépasser leur habituelle pusillanimité sur la Syrie ?

Une offensive sur la région d’Idleb du régime et de son allié russe ne peut que générer des centaines de milliers de réfugiés. Selon l’ambassadeur français à l’ONU, cela représente une « bombe à retardement humanitaire et migratoire » et les « évacuations forcées » sont contraires au Droit International.

S’ils laissent commettre demain à Idleb l’éradication des rebelles modérés et de leurs familles, que diront les dirigeants des grandes puissances démocratiques aux Syriens qui, par colère, dépit et désespoir, risquent de se détourner des valeurs du printemps syrien 2011 pour s’engager vers le fanatisme et l’obscurantisme ?

Texte complet : http://cpsld.free.fr/APPELS/Syrie_Idleb_Appel.pdf

Organisations : Collectif pour une Syrie libre et démocratique (CPSLD) ; Syriens chrétiens pour la paix (SCP) ; Mémorial 98 ; Ensemble ! ; Europe écologie Les Verts (EELV) ; Comsyr ; Collectif des amis d’Alep ; Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Signer la pétition

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[LDH] Communiqué LDH : « La France doit accueillir l’Aquarius »

Communiqué Ligue des droits de l’Homme

La Ligue des droits de l’Homme dénonce le refus du gouvernement français d’accueillir le bateau « Aquarius » avec, à son bord, ses cinquante-huit personnes recueillies au large de la Libye.

Elle demande de répondre d’urgence positivement à l’appel du président de SOS Méditerranée pour un accueil humanitaire exceptionnel, et d’accepter qu’accoste ce navire de sauvetage en mer avec ses naufragés.

Face à l’urgence humanitaire, la France se doit d’être à la hauteur de ses valeurs de fraternité et de solidarité.

Paris, le 25 septembre 2018

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Pilotage par les résultats : qu’en disent les enseignants ?

Après deux tentatives avortées, les enseignants français vivent la troisième tentative de faire entrer le pilotage par les résultats dans l’école française grâce aux évaluations nationales. Ces tentatives infructueuses expliquent le retard français par rapport à un mode de pilotage qui s’est répandu il y a 20 ans dans de nombreux pays développés. Comment les enseignants de ces pays vivent-ils cette forme de pilotage ? Dans la Revue française de pédagogie (n°198),  Gonzague Yerly (HEP Fribourg) et Christian Maroy (Université de Montréal) enquêtent auprès d’une cinquantaine d’enseignants de 4 systèmes éducatifs différents. Ils montrent leur attitude ambivalente vis à vis de ce pilotage. S’il n’est pas totalement rejeté, notamment les objectifs affichés de la réussite des élèves, ses effets réels sont vivement critiqués. Dès qu’il descend du rayon des principes pour arriver en classe, le pilotage par les résultats déçoit et perd de sa légitimité aux yeux de ces enseignants.

 » La gouvernance par les résultats est-elle un mode de régulation de l’école légitime aux yeux des enseignants ? » Pour les politiques la question ne se pose plus. Dans de nombreux pays ils ont imposé au tournant du XXIème siècle ce mode de gouvernance. Gonzague Yerly  et Christian Maroy ont interrogé des enseignants de 4 de ces pays (ou provinces) : Belgique francophone, Ontario, Québec et Suisse romande. Dans ces 4 système éducatifs on a installé des évaluations externes des acquis des élèves qui servent aussi à évaluer les personnels, des programmes à suivre, des cibles de réussite à atteindre par les écoles et des mesures de suivi qui diffèrent d’une région à l’autre. On attend des enseignants qu’ils prennent connaissances des résultats des élèves et qu’ils ajustent leurs pratiques pour atteindre les performances attendues. La mise en oeuvre de cette politique est perçue différemment selon les pays, notamment sur la publication ou non des résultats et les moyens ciblés en fonction des tests.

Les limites des évaluations

Selon Gonzague Yerly  et Christian Maroy, l’attitude des enseignants est partout ambivalente,  » certains éléments des politiques étant souvent à la fois acceptés et rejetés par le même enseignant ». Après deux décennies d’utilisation,  » si les enseignants reconnaissent les bienfaits proclamés des politiques de gestion par les résultats sur le système, ils mettent en doute leurs effets réels sur l’amélioration de la réussite effective des élèves. Les enseignants interrogés ne voient que peu de bénéfices positifs pour les élèves ».

« Les enseignants soulèvent en effet fortement les limites des examens standardisés et externes comme des moyens valides et/ou uniques pour évaluer la réussite des élèves et/ou la performance d’une école (ou de l’École en général) », expliquent Maroy et Yerli. « D’abord, pour certains enseignants, la réussite ne se limite pas à la réussite scolaire et dès lors on ne peut se limiter aux résultats quantifiés des évaluations externes pour juger de la réussite d’un élève en particulier ou du système en général. Ces résultats sont donc incomplets car ils ne portent que sur une partie de la mission de l’école. Aussi, la standardisation et l’uniformisation effective de l’évaluation externe restent limitées, car cette dernière est biaisée dans sa mise en oeuvre par les variations concrètes des conditions de la passation des examens ou de leur correction. Les enseignants relèvent également dans tous les contextes (mais surtout au Québec et en Belgique) la qualité pédagogique limitée des épreuves externes. Ils remettent en doute leur pertinence en termes d’évaluation des apprentissages des élèves… Surtout, pour eux, elles sont souvent trop éloignées des pratiques d’évaluation en classe. L’évaluation faite par les enseignants en classe permettrait, selon eux, de mieux cerner les acquis des élèves et de cerner ce qu’il y a lieu de faire pour améliorer leurs apprentissages ».

Le rejet de l’obligation de résultats

Les enseignants rejettent aussi l’obligation de résultats imposés par ce pilotage. Ils critiquent l’idée même de tests identiques pour des écoles aussi différentes. Ils dénoncent aussi le « teaching for the test » et les tricheries qu’entraine ce genre de pilotage. Enfin, « si les enseignants acceptent de devoir se conformer en termes de pratiques, ils rejettent par contre le fait d’être contrôlés ou évalués sur la base des résultats des élèves. Ils remettent en cause une (trop grande) responsabilisation dans la réussite et les résultats des élèves. En d’autres mots, ils trouvent qu’une « obligation de résultats » est injuste ».

Alors que l’Education nationale tente , avec les évaluations nationales, d’entrer dans ce type de pilotage avec 20 ans de retard sur les autres pays, il n’apparait toujours pas légitime aux yeux des enseignants qui le subissent depuis 20 ans et n’y trouvent pas la confirmation des valeurs pour lesquels ils font ce métier.

Gonzague Yerly et Christian Maroy, La gouvernance par les résultats est-elle un mode de régulation de l’école légitime aux yeux des enseignants ? Une enquête qualitative dans 4 systèmes scolaires,  Revue française de pédagogie, n°198, 2018.

La revue

C Maroy : Où en est le métier d’enseignant ?

Evaluations au primaire : leçons d’histoire

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Les Moocs ne tiennent pas leurs promesses

Incroyable ! …..on ne s’y attendait pas du tout…pfff encore une mode à la con, un techno-miracle inutile.

« Les Moocs peuvent apparaitre comme une promesse non tenue », assure une tribune sur la Harvard Business Review. L’article souligne que la moitié des utilisateurs n’a pas l’impression d’avoir appris quelque chose. Il critique aussi la faible accessibilité des Moocs ainsi que leur faible qualité pédagogique.

Sur HBR France

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Etats Unis : des armes pour les enseignants

Selon TES, la ministre de l’éducation des Etats-Unis, Betsy DeVos, envisage l’achat d’armes pour les enseignants. Elle suit les recommandations de D. Trump qui avait tweeté qu’armer les professeurs serait une réponse aux attaques d’école. B DeVOs souhaite utiliser un fond fédéral , le Student Support and Academic Enrichment, pour financer ces achats. Pour le président du syndicat d’enseignants American Federation of Teachers, Randi Weingarten, cette mesure est « folle ».

 

Sur TES

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Communiqué FSU Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Communiqué FSU

Les Lilas le 2 août 2018

Halte au blocus de Gaza : la Flottille de la liberté doit passer !

Ce dimanche 29 juillet, l’Awda, navire amiral de la flottille partie cette année de Suède et de Norvège, a été intercepté par la marine israélienne, et détourné vers le port israélien d’Ashdod. Son équipage et ses passagers ont été arrêtés et sont actuellement détenus en Israël.

Après Salah Hamouri détenu sans procès depuis de nombreux mois, c’est Sarah Katz, membre de l’équipage de l’Awda, citoyenne française également, qui a été emprisonnée en Israël, et depuis peu libérée. Pour ces deux situations, le silence du gouvernement est assourdissant et la protection consulaire absente.

La Flottille doit passer. l’Awda doit être restituée pour pouvoir aller à Gaza, et son équipage et ses passagers doivent être libérés.

Et la « Freedom », le voilier qui va la suivre dans quelques heures, ne doit pas faire l’objet d’un acte similaire.

La FSU, membre du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, demande au gouvernement français d’agir dans ce sens, de toute urgence et publiquement, en prélude à une indispensable intervention, ferme et assortie de sanctions, pour la levée du blocus de Gaza.

Le gouvernement français doit agir pour que cesse le scandale que constitue ce blocus.

Il est temps que la communauté internationale s’exprime avec force et rappelle Israël à ses devoirs. Elle ne doit pas laisser indéfiniment son gouvernement et son armée agir et violer le droit international en toute impunité. Cela passe aussi par l’arrêt de toute coopération économique jusqu’à ce qu’Israël respecte enfin le droit international et s’y soumette.

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Communiqué LDH : « Loi asile immigration, il est encore temps d’écouter la société civile »

Loi asile immigration, il est encore temps d’écouter la société civile

Communiqué LDH

Après son examen par le Sénat le projet de loi asile immigration vient de repasser à l’Assemblée nationale. Il a été confirmé par 43 votes favorables, avec 77 présents sur 577 députés. Visiblement, au sein même de la majorité parlementaire, il convainc de moins en moins. Et pour cause, il est condamné par l’ensemble du monde associatif engagé sur ces questions. Il s’est attiré de sévères critiques de toutes les instances compétentes consultées, Défenseur des droits, Commission nationale consultative des droits de l’Homme, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté…

Il réduit encore l’accès réel au droit d’asile comme au droit au séjour, porte atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale, au droit à l’hébergement, généralise les possibilités d’enfermement de personnes n’ayant commis aucun délit.

Il ignore les vrais problèmes, notamment le drame du refus de l’accès à la demande d’asile qui cause des milliers de morts chaque année en Méditerranée. Il nie tout l’apport des migrants à notre société en jouant sur la peur et l’ignorance.

Les Etats généraux des migrations regroupant plus de 500 associations nationales et locales dans toute la France ont travaillé à l’élaboration de propositions pour une politique de l’asile et de l’immigration respectueuse des droits de l’Homme, partant des réalités et non des fantasmes xénophobes. Cette démarche, comme ces propositions, ont été malheureusement jusqu’ici totalement ignorées.

Aussi, nous demandons solennellement au gouvernement de prendre enfin le temps d’un dialogue réel avec la société civile.

Paris, le 30 juillet 2018

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Etats-Unis : une décision de la Cour suprème contre les syndicats enseignants

« C’est un jour noir pour la jurisprudence américaine.. C’est une attaque politique contre les travailleurs américains en faveur des plus riches et des plus puissants ». Le syndicat AFT, un syndicat enseignant, ne décolère pas contre la décision de la Cour suprème. Alors que dans plusieurs états les syndicats ont obtenu par la grève des hausses de salaire significatives, la Cour tente de mettre fin au mouvement. Pour cela elle veut affaiblir les syndicats. Dans un nouvel arrêt, elle interdit la pratique du fair share : les salariés non syndiqués qui bénéficient d’un accrod obtenu par un syndicat doivent lui verser une taxe. Cet accord pousse à une syndicalisation importante :70% des professeurs américains sont salariés. En incitant les enseignants à ne pas se syndiaquer la Cour souhaite visiblement les affaiblir.

 

Arret de la Cour

Position de l’AFT

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Communiqué EuroMed Droits « Méditerranée: chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici « 

Ci-dessous un communiqué d’EuroMed Droits dont est membre la LDH

Communiqué de presse

Méditerranée: chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici 

Bruxelles, le 15 juin 2018

Le cynisme ne fait pas une politique.

Le sort tragique des personnes recueillies par l’Aquarius témoigne du cynisme d’une Union Européenne qui a perdu jusqu’au sens des valeurs sur lesquelles elle prétend se fonder.

Si les autorités italiennes ont, les premières, oublié leurs devoirs en demandant à SOS Méditerranée de procéder au sauvetage tout en refusant l’accès à ses ports, l’attitude de la France est tout aussi critiquable. En ne proposant aucun accueil et en fermant ses frontières avec l’Italie, au point de transformer toute une région en zone de non droit pour les étrangers, les autorités françaises n’ont aucun titre à donner des leçons à quiconque.

En autorisant l’accès des réfugiés à ses ports, l’Espagne a, certes, permis de mettre fin à l’errance dangereuse de 629 femmes, hommes et enfants mais cette décision ne règle rien : aujourd’hui même ce sont 41 personnes qui sont bloquées sur un bateau de la marine américaine devant le refus renouvelé des autorités italiennes de les accueillir.

C’est bien la politique européenne, ou plutôt l’absence de politique européenne d’asile qui est la cause de ces situations inadmissibles.

L’insupportable jeu de ping-pong entre les gouvernements européens doit cesser.

Chaque jour qui passe, ce sont des morts en plus et un peu moins d’humanité ici.

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OCDE : la France, le pays qui garde ses professeurs qualifiés pour les élèves favorisés

« Toute politique éducative est une politique d’enseignants ». L’OCDE publie le 11 juin un nouveau volume tiré des résultats de PISA 2015 sur les politiques enseignantes. L’organisation internationale montre du doigt la France pour l’inégalité criante entre lycées défavorisés et favorisés en ce qui concerne le niveau de qualification des enseignants. Selon l’OCDE les premiers ne compteraient que 20% d’enseignants « pleinement certifiés » contre 92% chez les seconds. Un chiffre contestable mais qui va d’autant plus renforcer la remise en cause du mode d’affectation des enseignants que l’organisation estime que plus d’autonomie des établissements entraine plus d’équité.  Au delà de ces prises de position, l’OCDE montre aussi que des systèmes éducatifs centralisés peuvent aussi avoir une gestion équitable des enseignants. A condition d’y mettre le prix et de le vouloir…

Une formation des enseignants à améliorer

Quelles politiques enseignantes trouve-t-on dans les systèmes éducatifs les plus performants ? Quelles politiques permettent plus d’équité pour les élèves ? Comment rendre le métier enseignant plus attractif ? Sous le titre « Des politiques enseignantes efficaces », l’OCDE publie un nouveau volume tiré des résultats de PISA 2015 qui apporte un éclairage nouveau sur les inégalités scolaires en France et aussi sur les politiques à mener pour y remédier.

Car la France fait bien partie pour l’OCDE des mauvais élèves. D’abord parce que, c’est connu, nous avons un des systèmes éducatifs les plus inégaux socialement. Mais aussi , c’est nouveau, pour sa formation et sa distribution des enseignants.

Pour mettre cela en évidence l’OCDE a fait des choix statistiques qu’il faut connaitre pour bien comprendre les résultats. L’organisation sélectionne dans PISA le quart des lycéens les plus défavorisés et les plus favorisés. Ce choix exclut les élèves les plus faibles et les plus défavorisés qui à 15 ans sont collégiens. Dans le quart défavorisé on va trouver de nombreux lycées professionnels et chez les favorisés de nombreux lycées privés. Disons plus de la moitié dans le premier cas et les 4 cinquièmes dans le second.

Première remarque de l’OCDE : les systèmes éducatifs performants ont des enseignants ayant eu de longs stages pratiques de formation initiale. Ils ont ensuite eu une formation continue importante et basée sur les besoins des enseignants. Dans ces systèmes, l’évaluation des enseignants est directement liée à la formation continue.

Voilà trois domaines où la France est mal placée. Jusqu’en 2013 les stages pratiques avaient disparu  en grande partie de la formation initiale. L’OCDE note quand même que ces stages varient selon les pays de 20 jours (au Japon) à 2 ans en Allemagne. La formation initiale des enseignants varie de 4 ans, cas le plus fréquent, à 7 ans (en Allemagne).

C’est pas mieux pour la formation continue qui est plus rare en France qu’ailleurs et très rarement liée aux attentes des enseignants, ne serait ce que parce qu’elle tombe du ciel. Enfin l’évaluation des enseignants est indépendante de la formation.

De criantes inégalités dans la répartition des enseignants mais des données à relativiser


On en arrive à la révélation la plus importante de cette étude OCDE : l’inégalité de répartition des enseignants. A en croire l’OCDE les établissements défavorisés français ne comptent que 20% d’enseignants « pleinement certifiés » contre 92% dans les établissements favorisés. Cet écart est le plus important de tous les pays membres de l’OCDE.

Ces chiffres sont à relativiser. L’OCDE compte comme professeur « pleinement qualifié » les certifiés et agrégés. Comme, en France, l’enseignement professionnel a sa propre catégorie d’enseignants et que les L.P. comptent pour plus de la moitié des élèves du quart le plus défavorisé, cela tire fortement vers le bas leur nombre. Mais cela reconnait aussi le choix français de ne pas mettre les mêmes enseignants en LP qu’ailleurs, comme si ces élèves là méritaient un corps spécial.

Si on regarde de plus près, 22% des professeurs de sciences enseignant dans les établissements défavorisés français n’ont aucun diplôme universitaire en sciences. Un élève sur cinq dans ces établissements a face à lui un professeur qui n’est pas qualifié. C’est un taux énorme qui tient compte de la présence massive des contractuels dans les lycées défavorisés. Ce taux est le double de celui des établissements favorisés où on compte de nombreux établissements privés qui eux aussi emploient de nombreux contractuels. Il y a donc bien en France  une inégalité criante dans la répartition des enseignants.

Il y a aussi tout ce que Pisa ne cherche pas à savoir. D’abord la présence effective des enseignants dans les établissements. On sait que le remplacement des enseignants est difficile dans les établissements défavorisés, particulièrement en sciences. Des mois d’enseignement sont perdus par les élèves pour cette raison.

On sait aussi qu’on va trouver dans ces établissements les enseignants les moins expérimentés et les plus récemment arrivés dans leur établissement. L’étude pointe d’ailleurs le turn over dans les établissements : pour l’OCDE les écoles qui ont les meilleurs résultats sont celles qui ont le taux de turn over le plus faible.

« Les inégalités observées en France s’expliquent en grande partie par les disparités d’accès à des enseignants expérimentés », dit-on à l’OCDE. Voilà une responsabilité qui incombe au ministère.

Comment améliorer cette situation ?

Ne rêvez pas ! L’Ocde ne reconnait qu’un rôle secondaire à la hausse salariale dans le recrutement des enseignants. Pour l’OCDE, la solution c’est l’autonomie des établissements. « Une autonomie accrue des établissements apporterait plus d’équité dans la répartition des enseignants ». L’affirmation repose sur des données qu’on peut retranscrire de façon moins péremptoire.  Ce que montrent les données OCDE, c’est que les chefs d’établissements déclarent que là où le chef d’établissement recrute directement les enseignants il y a moins de manque d’enseignants, quelque soit la qualité de celui-ci. Passer de cette déclaration à la prise de position sur l’autonomie est un peu tiré par les cheveux. Mais elle a un poids politique majeur.

On a malheureusement trop d’exemples de pays où l’augmentation de l’autonomie s’est accompagnée d’une dégradation de la qualité du recrutement des enseignants et du niveau scolaire des élèves pour souscrire à cet argument de l’OCDE. L’exemple de la Suède, le pays qui est allé le plus loin dans l’autonomie par une réforme jugée emblématique, est éclairant sur ces deux points. En donnant le pouvoir de recruter et payer les enseignants aux chefs d’établissement, la Suède a fait s’effondrer et le recrutement des professeurs et celui des chefs d’établissement, assommés de travail. Le niveau des élèves a aussi beaucoup baissé.

Mais c’est l’OCDE elle-même qui nous offre, avec honnêteté, l’exemple contraire avec le Japon et la Corée du Sud. Voilà deux pays où le système éducatif est centralisé comme le notre. Et pourtant les inégalités entre établissements sont faibles. Dans ces deux pays les enseignants sont contraints régulièrement de changer de poste. Tout le jeu consiste à les attirer dans les établissements défavorisés. En Corée on utilise des hausses de salaire, la promesse de classes plus petites, de services moins chargés ou encore des points donnant des passe  droits pour la promotion suivante. Autrement dit, l’objectif d’équité est reconnu et affirmé par l’Etat qui donne aux établissements défavorisés des avantages significatifs pour attirer les meilleurs enseignants.

Ces pistes sont explorées en France dans les établissements de l’éducation prioritaire avec une prime et une réduction du temps de service. Mais probablement à un niveau trop faible. Pour le moment la carrière des enseignants continue de se construire sur le seul jeu des mutations, un « bon » établissement récompensant une fin de carrière. L’OCDE estime qu’une prime importante peut inciter les enseignants à demander un poste dans un établissement défavorisé à l’image de ce qui s’est fait en Caroline du Nord (Etats-Unis) avec une prime de 1800 $. On sait que le président de la République a promis une prime de 3000 € en plus de la prime actuelle de 2000 € aux professeurs de Rep+. Mais la promesse tarde à s’incarner…

Pour l’OCDE la politique courante de réduction du nombre d’élèves dans les établissements défavorisés a beaucoup moins d’impact. Mais il est vrai que dans la plupart des pays de l’OCDE la différence de taille des classes entre favorisés et défavorisés est minime (24 à 28 élèves). Et ca concerne peu la France. Seuls le Japon et le Mexique dépassent la France pour le nombre d’élèves par classe dans tous les pays membres de l’OCDE.

Peut-on attirer des étudiants plus brillants vers l’enseignement ? L’étude OCDE montre qu’il y a un pourcentage de jeunes souhaitant devenir enseignants en baisse mais suffisant pour faire face aux besoins. Mais en France, comme dans la plupart des pays de l’OCDE, ce ne sont pas les meilleurs élèves. Leurs résultats sont en dessous de la moyenne du pays en maths et en français. Les pays où les salaires des enseignants sont plus élevés trouvent plus facilement à recruter des enseignants mais n’attirent pas forcément les meilleurs.

Quel impact sur la politique gouvernementale ?

« La plupart des pays pourraient faire mieux pour observer comment les enseignants sont affectés », dit l’OCDE.  « Cela veut dire pas seulement le nombre d’enseignants mais aussi leur qualification, leur expérience et leur efficacité. Beaucoup de systèmes éducatifs pourraient aussi faire plus pour répondre aux besoins des enseignants, particulièrement les nouveaux, dans les établissements défavorisés ».

Cette étude de l’OCDE va soutenir la politique gouvernementale. L’autonomie des établissements est vantée par JM Blanquer qui ne fait pas mystère de sa volonté de donner aux chefs d’établissement le pouvoir de recruter. La récente annonce de modification des concours de recrutement pourrait devenir la première étape d’une réforme de fond mettant fin au système d’affectation des néo enseignants sinon au statut des enseignants. L’affirmation que l’autonomie s’accompagne de davantage d’équité aura du mal à passer tellement elle semble fausse. Mais l’appui de l’OCDE sera précieux pour le ministre.

Mais l’étude OCDE comprend aussi des éléments plus délicats à insérer dans le programme gouvernemental. Pour l’OCDE pour trouver des enseignants de qualité il faut pouvoir leur offrir des conditions de travail de qualité. Cela va contre le caporalisme ambiant. L’OCDE estime qu’il faut encourager la formation demandée par les enseignants, et non imposée par en haut, alors que le ministère vient de d’imposer le contenu des formations des enseignants du premier degré. Il faudrait encourager le travail en réseau des enseignants alors que les restrictions de moyens mettent e péril ce qui existe dans l’éducation prioritaire.

On retiendra de l’étude ce qu’elle met en lumière des inégalités de répartition des enseignants , même si les données OCDE sont à relativiser pour les deux catégories de lycées. L’OCDE confirme ce que l’on sait : la France a  une école à deux vitesses. Les dirigeants de l’école républicaine laissent tomber les jeunes qui ont le plus besoin d’elle.

Le rapport

Suède Angleterre Pays Bas

Quelle autonomie en éducation prioritaire ?

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