Archives de la catégorie Internationale

Gazette d’arrêt sur images, n° 519. Et si Drahi n’était pas fichu ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 519.

Alors que vacille l’Empire des télécoms et des medias de Patrick Drahi, mille questions se posent. La presse a-t-elle été hypnotisée par la rapidité de l’ascension du milliardaire ? Sa stratégie de « convergence entre contenus et contenants », sur laquelle un certain Jean-Marie Messier s’est cassé les dents voici vingt ans, a-t-elle une chance de réussir aujourd’hui, à l’ère du smartphone ? A voir les abonnés SFR fuir l’opérateur par paquets de centaines de milliers, on peut être sceptique. Mais nos invités ne croient pas que le pire (pour Drahi) est certain. Faites-vous votre idée. Notre émission est ici (1).

Un éloge des chouanneries de la Vendée, sur une radio publique, de bon matin ? C’est possible ! Nicolas Demorand recevait cette semaine sur France Inter Patrick Buisson, l’ancien « mauvais génie » de Nicolas Sarkozy. Ni une ni deux, Mathilde Larrère nous rappelle ce que furent vraiment les guerres de Vendée, et l’histoire mouvementée de leur mémoire. Sa chronique est ici (2).

Et pour faire un formidable cadeau de fin d’année, je vous l’ai déjà dit, vous pouvez déjà commander notre premier DVD : les meilleures chroniques de Mathilde Larrère (en vente uniquement par correspondance). Pour le commander, cliquez ici (3).

Pour voir nos émissions, vous devez être abonnés. Pour vous, le premier mois est à 1€, sans engagement. Pour vous abonner c’est ici (4)

(5)

(6)

Publicités

Poster un commentaire

Une intersyndicale en défense de l’enseignement français à l’étranger

« Le gouvernement a annulé au mois de juillet 33 millions d’euros de crédits sur le budget 2017 en cours. Cette baisse de près de 10 % de son budget contraint l’AEFE à prévoir la suppression sur les trois ans à venir de plus de 500 postes d’enseignants titulaires, soit 8 % des effectifs actuels… Ces mesures affecteront obligatoirement les frais d’écolage, les budgets des établissements, le nombre de titulaires et risquent d’entraîner le déconventionnement d’établissements donc une privatisation encore plus grande du réseau », souligne l’intersyndicale Fsu Unsa et Sgen Cfdt. « Les signataires demandent que le budget 2018 soit un budget sincère permettant à l’AEFE de remplir l’ensemble de ses missions. Ils demandent que les 33 millions d’euros annulés soient remis au budget afin que les crédits de l’AEFE soient réellement préservés ».

Poster un commentaire

Gazette d’arrêt sur images, n° 518. Paradise Papers, Macronleaks : mais d’où viennent toutes ces fuites ?

Gazette d’arrêt sur images, n° 518

Les « Paradise Papers », après les Panama papers. Et tous ces « leaks » qui se succèdent : mais d’où viennent toutes ces fuites ? Bien sûr, on sent bien que ce ne sont pas seulement de vertueux lanceurs d’alerte, qui sont à la manœuvre. On commence à se méfier. On devine les agendas cachés, les intérêts masqués. Mais dans le feu roulant des révélations (souvent passionnantes, et d’intérêt public) on ne prend pas le temps d’aller plus loin. C’est pourquoi nous avons invité deux journalistes, qui ont mené l’enquête aussi loin qu’on pouvait la mener. Et le dessillage est parfois brutal. Saviez-vous que beaucoup de gens avaient gagné beaucoup d’argent avec les Panama papers ? Notre émission est ici (1).

Décidément, c’est la semaine des démystifications. Pour convaincre le public qu’il ne déteste pas les révolutions et les révolutionnaires, Stéphane Bern rappelle volontiers qu’il a consacré une émission à Olympe de Gouges, icône féministe. Aie. Pas de chance. Mathilde Larrère connait bien le cas, et nous retrace le véritable portrait de Olympe de Gouges. Tout en rappelant que bien d’autres femmes, non passées à la postérité, ont joué un rôle important dans la Révolution française. Sa chronique est ici (2).

Et pour faire un formidable cadeau de fin d’année, je vous l’ai déjà dit, vous pouvez déjà commander notre premier DVD : les meilleures chroniques de Mathilde Larrère (en vente uniquement par correspondance). Pour le commander, c’est là (3)

(4)

Poster un commentaire

Réussite scolaire : la mixité est indispensable aux garçons

Pour tous ceux qui se demandent pourquoi les garçons réussissent aussi mal leur scolarité, la nouvelle étude de M Van Hek, G Kraaykamp et B Pelzer apporte un éclairage intéressant. Basés sur près de 300 000 élèves de 33 pays elle montre que la mixité est un facteur de réussite scolaire pour les garçons. Une découverte qui devrait entrainer les chefs d’établissement à tenir compte de ce paramètre dans la constitution des classes. Et surtout à se soucier des filières genrées comme celles de l’enseignement professionnel.

Une étude universelle

Pourquoi les filles réussissent-elles mieux que les garçons ? Quels facteurs affectent la réussite scolaire des garçons et des filles ? Alors que tout le monde connait la réussite scolaire des filles, il y a eu peu de recherches sur l’impact des différents facteurs sur les deux sexes. Or c’est ce que M Van Hek, G Kraaykamp et B Pelzer ont voulu savoir. Et pour cela ces chercheurs des Pays Bas ont croisé les données de près de 300 000 jeunes, scolarisés dans plus de 10 000 écoles dans 33 pays, tirés de Pisa 2009. A noter que la France se singularise encore une fois en refusant de participer au questionnaire établissement de Pisa.

Les chercheurs ont trouvé que les écoles avec plus de 60% de filles, un large pourcentage de parents ayant un haut niveau éducatif et des enseignants diplômés ont de meilleurs résultats en lecture dans Pisa. Et cela n’étonnera personne car le lien entre situation sociale ou le niveau de formation des enseignants sont des critères bien connus de réussite scolaire.

Mais l’étude montre que garçons et filles sont affectés à égalité par le niveau de qualification des enseignants. On n’observe pas de différence sensible entre les genres. Quant à al composition sociale de l’école elle influe plu sur ls filles que sur les garçons, contrairement à ce qu’on aurait pu croire.

La mixité facteur premier de réussite scolaire pour les garçons

Ce qui est nouveau dans cette étude c’est qu’elle met en évidence le fait que les résultats des garçons en lecture sont particulièrement liés au pourcentage de filles dans l’école. Plus ce pourcentage est élevé meilleurs sont leurs résultats. L’importance de ce mécanisme laisse à penser que les garçons sont influencés directement par la présence des filles et que l’effet ne résulte pas indirectement d’un meilleur climat scolaire généré par le fort pourcentage de filles.

Veiller à la mixité des filières

Les auteurs en concluent que les chefs d’établissement devraient veiller à établir une mixité réelle dans toutes les classes quand ils les composent.

Second point, si les garçons bénéficient de la présence des filles alors il faut éviter les filières genrées. Or celles-ci sont fréquentes dans l’enseignement professionnel où certaines voies sont quasi exclusivement masculines ou féminines. Cela montre l’importance qu’il y a à lutter pour la mixité des formations et des métiers.

Confirmation de travaux présentés en 2014

Ces résultats sont tout à fait nouveaux ne serait-ce que par leur dimension : 300 000 élèves de 33 pays. Mais en 2014, le Café pédagogique avait rendu compte des travaux de Camille Terrier et Mieke Van Houtte qui annonçaient déjà cette étude.

C Terrier a mis en évidence une surnotation des filles en maths au collège.. et les effets scolaires positifs que cela a pour ces filles. Surnotées elles progressent plus vite et améliorent leur niveau. C Terrier mettait en avant outre l’effet genré de l’enseignement des maths, un fort effet positif de la surnote.

Les conséquences pour l’Ecole

Le travail de Mieke Van Houtte sur 12 000 élèves des Flandres belges montrait déjà l’impact de la présence des filles sur les résultats des garçons. « La culture des garçons est moins orientée vers l’école », disait-elle. Elle avait établi déjà que « plus la proportion de filles dans une classe est élevée, plus les garçons progressent ». Contrairement à ce qu’on a pu croire le sgarçons sont sensibles à l’influence des filles.

La nouvelle étude de M Van Hek, G Kraaykamp et B Pelzer vient donner une valeur universelle aux études ponctuelles présentées en 2014. Elles interrogent de façon directe les décideurs des systèmes éducatifs.

L anouvelle étude

L’étude de 2014

Poster un commentaire

« Paradise Papers » : Appel à l’instauration d’une taxe globale sur les multinationales

« Paradise Papers » : Appel à l’instauration d’une taxe globale sur les multinationales

Appel à mobilisation 9 novembre 2017

Le nouveau scandale des « Paradise Papers » montre, 18 mois après celui des « Panama Papers », comment les responsables politiques, les ultra-riches, les multinationales continuent à échapper à l’impôt en pratiquant massivement l’évasion fiscale. Il prouve que les paradis fiscaux ne sont pas une anomalie du système… ils en sont un rouage essentiel !

Légaux ou pas, les montages fiscaux qui permettent à des ultra-riches et des multinationales d’échapper à leur juste part d’impôt sont inacceptables. Ils aggravent les déficits publics, contribuent à l’injustice fiscale, à la baisse du consentement à l’impôt et minent l’un des piliers de la démocratie. Plutôt que de lutter contre l’évasion fiscale, les gouvernements s’en servent pour affaiblir les services publics et la protection sociale ou pour justifier la suppression de l’impôt sur la fortune. Plutôt que de prendre les mesures pour faire payer leurs justes parts d’impôts aux ultra-riches et aux multinationales, ils préfèrent stigmatiser les plus pauvres et les chômeurs·euses, les mal logé·e·s ou les salarié·e·s.

Ces dernières années, l’action des lanceurs d’alerte, les révélations des journalistes et les mobilisations citoyennes ont permis de montrer l’ampleur du problème, de pointer les responsables et leurs complices. Mais, malgré la multiplication des scandales, aucune mesure à la hauteur des enjeux n’a été prise par les responsables politiques. Pire, ce sont ces lanceurs d’alerte et les citoyen·ne·s qui se mobilisent pour la justice fiscale qui sont poursuivi·e·s.

Nous n’attendrons pas les prochaines révélations pour agir

Pour empêcher les multinationales de se soustraire à leur juste part d’impôt, il faut repenser les règles du jeu. Nous exigeons l’instauration d’une taxe globale sur les multinationales.

Cette taxe consiste en une répartition équitable des bénéfices imposables des multinationales sur la base d’indicateurs objectifs de leur activité dans chaque pays : nombres de salarié·e·s, équipements (usines, points de vente…) et niveau de vente. Concrètement, si une multinationale dispose de 10 % de ses salarié·e·s, de ses équipements et réalise 10 % de ses ventes dans un pays, alors 10 % de son bénéfice global sera imposé dans ce pays, au taux en vigueur. Cette taxe peut tout à fait être appliquée à l’échelle de la France. Mais elle sera d’autant plus efficace si elle est mise en œuvre collectivement, notamment via des coopérations renforcées entre plusieurs pays déterminés à mettre un terme à l’évasion fiscale des multinationales.

La taxe globale sur les multinationales pourrait être le socle d’une nouvelle donne mondiale, où les paradis fiscaux et la concurrence fiscale n’auraient plus leur place. Nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent obtenir une victoire décisive sur l’évasion fiscale à signer et relayer notre appel et à se mobiliser pour qu’elle devienne une réalité.

En savoir plus

Qu’est-ce qu’une taxe globale sur les multinationales ?

La taxe globale ou « taxation unitaire » appréhende chaque multinationale comme un tout, une « unité » de production de valeur. Ainsi, les bénéfices des multinationales ne font sens qu’à l’échelle globale et non plus à l’échelle de chaque territoire dans lequel ils sont artificiellement enregistrés.
Lire la suite.

La campagne d’Attac : « Apple paie tes impôts ! »

A l’occasion de la sortie de l’iPhone X et du débat européen sur la taxation des géants du numérique (les GAFA : Google, Apple, Facebook et Amazon), Attac mène des actions partout en France pour qu’Apple paie son amende de 13 milliards d’euros et sa juste part d’impôts.
Lire la suite.

Découvrez notre rapport : Apple, le hold-up mondial

Depuis 2002, sans ses montages fiscaux sophistiqués, la marque à la pomme aurait du payer 16 milliards d’euros d’impôts à l’échelle de l’Union européenne, dont 2,7 milliards pour la France.
Lire la suite.

BNP Paribas attaque en justice une militante d’Attac

Nicole Briend est convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018. Son tort ? Avoir dénoncé l’évasion fiscale en participant à une action de « fauchage de chaises » dans une agence BNP Paribas.
Lire la suite.


Je fais un don pour la campagne « Apple paie tes impôts ! »

Attac France — 2017
Twitter |  Facebook |  Viméo


Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

Poster un commentaire

Des centaines de postes supprimés dans les établissements français à l’étranger

Selon Les Echos, 180 postes seraient supprimés dès 2018 dans les établissements français à l’étranger. Une nouvelle fournée de 160 autres postes est prévue sur le budget 2019. Au total ce sont plus de 500 postes qui disparaitraient d’ici à 2020. Des suppressions qui impacteront le budget des établissements et même leur maintien dans le réseau AEFE.

 

Dans Les Echos

Poster un commentaire

Communiqué et note LDH et Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme : « France : Vers une politique assumée de criminalisation des défenseurs des droits des migrants ? »

Communiqué de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme et de la Ligue des droits de l’HommeParis-Genève, le 24 octobre 2017

France : Vers une politique assumée de criminalisation des défenseurs des droits des migrants ?

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat FIDH-OMCT) et la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) condamnent fermement la multiplication des cas de harcèlement à l’encontre des personnes solidaires et défenseurs des droits des migrants et réfugiés.

Le 2 octobre 2017, le Tribunal de grande instance de Nice a une nouvelle fois condamné un individu pour avoir « aidé l’entrée, la circulation et le séjour irrégulier d’un étranger en France » aux termes de l’article L.622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda). M. Raphaël Faye Prio, étudiant de 19 ans, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir transporté quatre personnes en situation irrégulière depuis la gare de Saorge au domicile de M. Cédric Herrou, alors que ceux-ci n’avaient pas de toit où passer la nuit.

« L’assistance portée par Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, Raphaël Faye Prio et toutes les autres personnes condamnées relevait de la responsabilité des autorités françaises et ne devrait pas être incriminée par celles-ci. Ces personnes ont agi là où les autorités ne le font pas, pour garantir la dignité de personnes migrantes et réfugiées » ont déclaré nos organisations.

Dans une note conjointe publiée aujourd’hui, l’Observatoire et la LDH dénoncent la multiplication des cas de harcèlement et appellent les autorités à garantir une protection efficace contre les poursuites visant des actions « humanitaires et désintéressées » en amendant les dispositions imprécises de l’article L.622-4 du Cedesa ayant donné lieu à des interprétations permettant la poursuite pénale de personnes pour avoir mené des actions « humanitaires et désintéressées ».[1]

« En assumant une telle politique de criminalisation, les autorités françaises fragilisent le statut des défenseurs des droits humains. C’est un déni du fondement de la déclaration sur les défenseurs adoptée à Paris en 1998 selon laquelle ‘défendre les droits humains est non seulement un droit pour tous mais aussi une obligation’ ».

La LDH et l’Observatoire s’indignent à nouveau de voir la solidarité envers les migrants et les réfugiés être jugée comme un délit et réaffirment leur totale solidarité avec Raphaël Faye Prio, Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni et tous les défenseurs des droits des personnes migrantes et réfugiées en France.

[1]       Cf. l’avis n°0131 du 4 juin 2017 de la CNCDH, Avis : mettre fin au délit de solidarité, disponible sur https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000034851164

L’Observatoire, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible. La FIDH et l’OMCT sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale.

Créée en 1898 à l’occasion de l’affaire Dreyfus, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’est donnée pour objectif de défendre toute personne ou groupe de personnes victimes d’injustice ou d’atteintes à leurs droits. Association laïque, généraliste et politique, quoique non partisane, elle entend lutter contre les atteintes aux droits de l’individu, dans tous les domaines de la vie civique, politique et sociale. Elle veut aussi promouvoir la citoyenneté politique et sociale de tous et garantir l’exercice entier de la démocratie. C’est en ce sens qu’agissent ses 9 500 adhérents, dans plus de 300 sections en France.

Télécharger le communiqué en pdf

Télécharger la note détaillée sur la criminalisation de la solidarité

Poster un commentaire

Un programme contre la sexualisation précoce des élèves

C’est un programme préventif important que le département de sexologie de l’UQAM (Québec) propose aux enseignants. Sous le titre « On est encore des enfants » il protège le droit à l’enfance. Il propose une série d’exercices et d’activités à mener en classe entre 8 et 13 ans pour amener les enfants à réfléchir et à agir contre les stéréotypes.

Le programme est très copieux et propose de nombreux exercices concrets sur les relations amicales, les stéréotypes médiatiques, le désir de plaire, l’intimidation sexuelle, les réseaux sociaux. Les enseignants disposent de nombreuses fiches supports. Ce travail important et de grande qualité mérite d’être connu des professeurs des écoles et des enseignants des collèges. On pourra le faire entrer dans les enseignements  d’EMC ou de sensibilisation aux médias ou encore lors des heures de vie de classe.

 

On est encore des enfants

Article dans L’école branchée

Poster un commentaire

Campagne à l’initiative de Solidarité laïque, dont la LDH est membre : « Mineurs isolés étrangers et droits de l’enfant : alerte sur les prochaines mesures gouvernementales »

Le 17/10/2017, à 18:24, infocom-ldh@sympa.ldh-france.org a écrit :

Mineurs isolés étrangers et droits de l’enfant : alerte sur les prochaines mesures gouvernementales

Communiqué de Solidarité laïque, dont la Ligue des droits de l’Homme est membre

 

A la veille du lancement par le gouvernement du plan pauvreté des enfants, nous alertons l’opinion sur la situation des mineurs isolés étrangers (MIE) qui s’apprêtent à devenir l’exemple emblématique du très probable recul des droits de l’enfant dans notre pays.

En question : le transfert à l’État de la prise en charge des mineurs isolés étrangers, ce qui de facto, les sortirait du droit commun de la protection de l’enfance, qui est en France la compétence des conseils départementaux. Parmi les mesures annoncées, le fichage national de ces enfants considérés, dans une telle logique, comme des étrangers avant tout et non plus comme des enfants en danger. Un recul impensable au pays des Droits de l’Homme.

En 2007, le législateur a intégré la prise en charge des MIE, dans le droit commun de la protection de l’enfance. Parce que ces jeunes sont mineurs et isolés – c’est-à-dire sans leurs représentants légaux – ils relèvent de l’enfance en danger et donc de la compétence exclusive des départements. La réforme de la protection de l’enfance du 14 mars 2016 le réaffirmait encore il y a un peu plus d’un an.

Et pourtant, pour la première fois en 10 ans, le Président de la République et le gouvernement s’apprêtent à remettre en cause la place de ces jeunes vulnérables, qui sont des enfants avant tout, au sein de la protection de l’enfance.

Depuis plusieurs années, les MIE sont pris en étau entre État et Conseils départementaux et sont devenus « un moyen de pression ». En effet, certains départements opposent aujourd’hui le coût de leur prise en charge – alors même que les appels à projets prévoient de plus en plus une prise en charge a minima pour ces jeunes – à celui des autres enfants qui leur sont confiés, renvoyant systématiquement la responsabilité des MIE à l’État au titre de la politique migratoire.

Pour la première fois en dix ans, cette remise en cause de la place de ces jeunes vulnérables en protection de l’enfance a trouvé un écho auprès de la présidence et du gouvernement : l’État envisage de reprendre la responsabilité de ces mineurs, considérant ainsi ces enfants d’abord comme des étrangers. Cette réflexion s’est menée sans véritable concertation entre État, départements et associations.

Le gouvernement actuel va même bien plus loin : un système de fichier national des mineurs isolés demandant protection est en cours d’étude.

Le Défenseur des droits, dans un avis récent¹, s’oppose fermement à ce fichier qu’il considère comme « une atteinte grave à la vie privée s’agissant de personnes considérées mineures jusqu’à preuve du contraire » et met en garde les pouvoirs publics contre « la tentation de considérer systématiquement ces jeunes gens d’abord comme des « fraudeurs ».

Le Défenseur rappelle qu’il restera vigilant « quant au potentiel glissement […] vers «un droit spécifique », « hors du droit commun » qui ne serait pas conforme avec les engagements internationaux de la France ».

En effet, conformément aux engagements internationaux de la France², et au principe de non- discrimination, les mineurs isolés étrangers doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits et doivent être accueillis dans les mêmes conditions de dignité que tous les autres enfants en danger.

Remettons en perspective les propos de certains Conseils départementaux et de l’Assemblée des départements de France qui nous parlent « d’invasion », de « flux massifs » de MIE. Rappelons qu’il s’agit de 18.000 adolescents selon le dernier rapport de l’ODAS³, bien peu au regard des 320.000 enfants bénéficiaires de l’Aide Sociale pour l’Enfance (ASE) au niveau national.

« Devons-nous accepter sans rien dire cette discrimination qui s’est insinuée dans les discours et actes au point d’en devenir banale, alors que notre système de protection de l’enfance était créé initialement pour chaque enfant, peu importe sa nationalité, sa situation familiale, ses difficultés ? Un transfert de compétences des départements vers l’État serait lourd de conséquences pour les Droits de l’enfant dans notre pays. Cessez de prendre en otage ces jeunes particulièrement vulnérables que nous avons l’obligation de protéger ! », déclare ainsi Roland Biache, Délégué général de Solidarité Laïque, à la veille du lancement du plan pauvreté des enfants.

Solidarité Laïque en appelle au gouvernement : la place des mineurs isolés est au sein de la protection de l’enfance comme tout autre enfant en danger et ce, dès leur arrivée sur le territoire français.

Paris, le 17 octobre 2017

Télécharger le communiqué de presse

 

¹Avis du Défenseur des droits n°17-10 suite à l’audition de Madame Geneviève Avenard du 28 septembre 2017 par de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, pour les crédits de la mission « Solidarité » du projet de loi de finances pour 2018 sur le thème de la prise en charge départementale des mineurs étrangers non accompagnés »
²Convention internationale des droits de l’enfant, articles 2, 3, 8 et 20.
³ODAS, Rapport « Dépenses départementales d’action sociale en 2016 : Des résultats en trompe-l’œil », Mai 2017

Poster un commentaire

Angleterre : les budgets des écoles menacés

L’alarme est donnée par le NAHT, l’association des chefs d’établissement en Angleterre. Selon le Guardian, ils viennent d’envoyer une lettre à tous les député demandant une rallonge de 3 milliards pour leurs établissements. Selon eux, les coupes budgétaires accumulées ces deux dernières années mettent en péril la survie des écoles et établissements. Ils dénoncent notamment la nouvelle taxe en faveur de l’apprentissage.

 

Dans le Guardian

Poster un commentaire

Doublement des cas d’agressions sexuelles entre écoliers en Angleterre

Selon le Télégraph, le nombre des cas d’agressions sexuelles menées par des élèves âgés de moins de 10 ans dans les locaux scolaires en Angleterre a plus que doublé depuis 2013 passant de 204 à 456, selon un communiqué des forces de police. La police signale aussi le passage de 4600 à 7900 des agressions sexuelles commises par des mineurs. Le quotidien britannique dénonce l’influence d ela pornographie sur les enfants.

 

Dans le Telegraph

Poster un commentaire

Communiqué AEDH : « Catalogne : l’exigence démocratique d’un retour à une solution politique »

Le 28/09/2017, à 16:39, infocom-ldh@sympa.ldh-france.org a écrit :

Catalogne : l’exigence démocratique d’un retour à une solution politique

Communiqué Association Européenne pour la défense des Droits de l’Homme (AEDH)

Quelle que soit l’avis sur l’indépendance éventuelle de la Catalogne, l’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) et ses associations membres en Espagne, l’Institut des Droits de l’Homme de Catalogne (IDHC) et l’Association pour les Droits de l’Homme en Andalousie (APDHA) protestent et condamnent la stratégie poursuivie par le gouvernement central espagnol. L’AEDH approuve sans réserve les protestations politiques qu’elles ont émises.

Le 22 septembre, l’Institut des Droits de l’Homme de Catalogne (IDHC) a publié un manifeste dans lequel il condamne « la réponse répressive de l’état espagnol pour empêcher qu’ait lieu le référendum ». Il considère que les « actions judiciaires et policières contre les institutions catalanes démocratiquement élues représente un déclin en matière de respect des droits de l’Homme et des libertés individuelles et collectives en Catalogne, ainsi qu’une dégradation de la démocratie et de l’état de droit ». L’IDHC estime que les mesures prises par le gouvernement espagnol sont « disproportionnées et constituent une violation des droits fondamentaux ». Pour ces raisons, l’IDHC appelle à la solidarité et au soutien national et international de la société civile et demande à d’autres d’adhérer au manifeste.

Pour pouvoir agir concrètement, l’IDHC a créé un réseau d’observateurs des droits pour effectuer un suivi le 1er octobre et compte entreprendre des mesures légales contre d’autres éventuelles actions policières et judiciaires.

Le 27 septembre, l’Association pour les Droits de l’Homme en Andalousie (APDHA) a publié un communiqué de presse déplorant la situation en Catalogne qui découle du fait que l’État espagnol ignore depuis de nombreuses années les revendications, d’une majorité de la population Catalane, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. La réponse répressive de l’État espagnol constitue une « atteinte aux droits et libertés les plus élémentaires dans un état de droit ». Pour l’APDHA, les actions menées par le gouvernement espagnol « rappellent celle de la dictature franquiste ».

Face à cette situation, l’APDHA appelle le gouvernement central au dialogue et la négociation dans le respect du droit des peuples à décider d’eux-mêmes et plus généralement des droits de l’Homme. L’APDHA exige la fin de l’état d’exception qui est en train de s’instaurer en Catalogne et craint que la cohabitation entre des différentes communautés soit mise en cause et débouche progressivement sur l’établissement de deux camps devenus irréconciliables.

L’AEDH exhorte le gouvernement espagnol à répondre aux exigences exprimées par l’IDHC et l’APDHA pour une solution politique respectueuse des droits de l’Homme et des minorités.

L’AEDH attire aussi l’attention des autorités catalanes sur l’intérêt de préserver, quelles que soient les résultats du référendum, les conditions d’une solution politique du vivre ensemble en Catalogne comme en Espagne.

Manifeste de l’IDHC

Communiqué de presse de l’APDHA

Bruxelles, le 28 septembre 2017

Poster un commentaire

Les Etats-Unis se préoccupent de la crise du recrutement des enseignants

Cette crise dépend en premier lieu d’un taux de départ très important : les deux tiers des postes libérés sont dus à des démissions estime un nouveau rapport du NCES. La crise frappe inégalement les différents états. Car le taux de départ est lié à différents critère où on retrouve le salaire mais aussi la taille des classes, le soutien donné aux enseignants et leur formation. Quatre clés internes sur lesquelles il fait agir pour retenir les enseignants.

 

Le rapport

Poster un commentaire

La France n’a pas assez investi en éducation

On connait les déséquilibres internes dans la répartition des investissements en éducation en France. Ce que révèle Regards sur l’éducation dans sa nouvelle édition publiée le 12 septembre, c’est que l’effort budgétaire français a été inférieur à celui des autres pays entre 2010 et 2014. La refondation n’aurait-elle pas eu le budget nécessaire ?

Un investissement éducatif moyen mais déséquilibré

La France investit-elle assez en éducation? Posée ainsi la réponse de l’OCDE, dans Regards sur l’éducation, est assez simple. La part du PIB consacrée aux dépenses publiques d’éducation est au dessus de la moyenne de l’OCDE (4.8% contre 4.4%). Mais comme les dépenses privées sont plus faible, globalement on se retrouve dans la moyenne de l’OCDE avec 5.3% du PIB.

Par rapport aux autres pays de l’OCDE, la France dépense moins que la moyenne pour le primaire (7 400 $ par élève contre 8 700), à peu près autant pour le collège (10 300 contre 10 200 $) et davantage pour le lycée (13 900 cotre 10 100 $). Plus que la nécessité de revoir le bac on a probablement là la vraie raison de la réforme du lycée annoncée pour 2018…

L’essentiel de la dépense des établissements scolaires concerne les salaires des enseignants. Les dépenses de fonctionnement représentent 92% des dépenses. Autrement dit tout ce qui impacte les enseignants comme le nombre d’élèves par classe ou le temps d’enseignement impacte aussi directement et de façon notable le budget. Ce n’est pas par hasard que la France a nettement plus d’élèves par classe que la moyenne OCDE….

Une belle illustration de cette réalité est donnée par l’OCDE. En France le coût salarial des enseignants par élève entre 2010 et 2015  a été stabilisé en augmentant le nombre d’élèves par classe comme le montre le graphique ci dessous.

Une Refondation pas si prioritaire ?

Mais ce que montre Regards sur l’éducation c’est la très faible variation de la dépense publique d’éducation entre 2010 et 2014 par rapport aux autres pays de l’OCDE. Alors qu’en moyenne dans l’OCDE la part de la dépense d’éducation dans la dépense publique est restée stable, en France, malgré la Refondation, elle a diminué. L’augmentation de la dépense d’éducation a été faible , en tous cas nettement moins rapide que celle de la dépense publique. Quelque spays ont connu une baisse de leur dépense d’éducation, comme l’Espagne ou l’Italie. Mais bien plus nombreux sont les pays où ces dépenses ont augmenté comme la Suisse ou la Belgique.

En France, malgré l’élan de la refondation et les recrutements, l’effort financier apparait faible. L’éducation n’était déjà plus vraiment prioritaire.

Poster un commentaire

Excellence et égalité vont de pair

Contrairement à ce que certains disent sur « l’égalitarisme », les systèmes éducatifs les plus performants sont ceux où les écarts sociaux de réussite scolaire sont les plus faibles. C’est une des grandes leçons de Regards sur l’éducation. Si la France est mal placée à ce niveau,  Regards sur l’éducation montre aussi l’importance du niveau scolaire des parents en France. La réussite scolaire c’est toujours héréditaire ?

L’égalité porte la performance


 » Il ressort en outre de l’enquête ­PISA que dans de nombreux pays, quelle que soit la performance globale de leur système d’éducation, le statut socio-économique reste une variable prédictive significative des résultats des élèves. L’enquête ­PISA montre toutefois aussi de façon systématique que performance élevée et plus grande équité ne sont pas incompatibles. De fait, les pays doivent être en mesure d’améliorer les résultats de tous leurs élèves, quel que soit leur milieu d’origine, pour devenir très performants ».

Regards sur l’éducation ne revient pas davantage sur les inégalités sociales de réussite scolaire. On sait qu’en France l’influence du milieu social est beaucoup plus forte que dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Mais ce que montre l’OCDE c’est qu’il y a un lien entre la performance d’un système éducatif et l’égalité sociale. Ce sont les pays où l’influence du milieu social joue le moins dans la réussite scolaire qui ont les meilleurs résultats . Et inversement comme en France.

La réussite scolaire reste un héritage


En parlant des Héritiers, Bourdieu a livré une clé du système éducatif. Cette clé fonctionne toujours et particulièrement en France montre l’OCDE. La France reste un des pays où l’écart est le plus fort pour la diplomation au niveau du supérieur selon le bagage scolaire des parents. Même si l’écart s’est réduit depuis la génération des 45-49 ans, il reste important.

L’école française reste dominée par les inégalités d’origine sociale et scolaire. Elle peine à faire réussir les enfants des familles pauvres ou dépourvues de bagage scolaire.

Poster un commentaire

Salaire enseignant : l’exception française

Etre enseignant en France c’est faire un métier différent. Cela a été montré Dans Regards sur l’éducation 2016 sur bien des points. C’est confirmé dans l’édition 2017 sur le plan salarial. Non seulement les salaires des enseignants français évoluent à rebours de celui des autres pays, mais les conditions  de travail sont aussi moins bonnes.

Des salaires inférieurs

 » Dans la plupart des pays de l’OCDE, le salaire des enseignants augmente avec le niveau d’enseignement. Dans les Communautés flamande et française de Belgique, au Danemark, en Finlande, au Mexique, en Norvège, aux Pays-Bas et en République slovaque, par exemple, les enseignants ayant 15­ans d’exercice à leur actif gagnent au moins 25­% de plus dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire que dans l’enseignement préprimaire », note l’OCDE.  » En moyenne dans les pays de l’OCDE, les enseignants titulaires des qualifications maximales au sommet de l’échelle barémique gagnent 52­ 470­ USD dans l’enseignement préprimaire, 55­ 676­ USD dans l’enseignement primaire, 59 ­147­ USD dans le premier cycle de l’enseignement secondaire et 60 ­143 ­USD dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ».

Si l’on se situe au bout de 10 ans d’ancienneté, le décalage est constant entre les salaires des enseignants français  et la moyenne de l’OCDE, celle ci comptant aussi des pays nettement moins développés que la France. Ainsi pour l’école élémentaire le salaire moyen français est de 32 617 $ (calculés en parité de pouvoir d’achat) contre 39 854 en moyenne OCDE. Au niveau du collège on trouvera 35 599 $ en France et 41 807 pour l’OCDE. Au lycée c’est 35 591 et 44 240.


Mais la France a une autre particularité.  » Entre 2000 et 2015, les salaires statutaires des enseignants titulaires des qualifications typiques ont augmenté en valeur réelle dans la plupart des pays dont les données de cette période sont disponibles (sans interruption des séries chronologiques). L’Angleterre (Royaume-Uni), la France et la Grèce font figure d’exception­: le salaire des enseignants y a diminué de respectivement 5­%, 10­% et 16­% », écrit l’OCDE.  Une situation que les accords PPCR devaient modifier. Mais on n’est pas certain de leur application. On est certain par contre du gel du point Fonction publique.

Des conditions de travail dégradées


Dernière particularité française celle des conditions de travail en classe. Le nombre d’enseignants par classe est particulièrement faible en France par rapport aux autres pays de l’OCDE. La France se retrouve avec des pays nettement moins développés comme l’Inde ou le Brésil. La France est surtout la pays où le nombre d’élèves par classe a le plus augmenté au niveau collège. Un record dont les enseignants se seraient bien passés.

2016 : Enseignant un métier particulier

Poster un commentaire

Internet fait perdre 11 jours d’école par an

Selon un sondage réalisé par Nominet, l’organisme d’attribution des noms de domaine au Royaume Uni, les enseignants britanniques perdraient en moyenne 17 minutes par jour à réguler l’usage des smartphones en classe. Cela représente près de 11 jours de classe perdus par an. Un quart des enseignants ont déclaré des cas de cyberbullying dans leur classe et la moitié pense que l’usage que font les élèves des réseaux sociaux a un impact négatif sur leur niveau scolaire. Nominet alerte les parents sur les conséquences scolaires des réseaux sociaux et des usages d’Internet chez les élèves.

 

Dans le Mirror

Poster un commentaire

Illettrisme : les filles restent premières victimes

Sur les 750 millions d’adultes illettrés dans le monde, les deux tiers sont des femmes, explique l’Unesco à l’occasion de la Journée de l’alphabétisation le 8 septembre. L’organisation souligne les progrès accomplis . « Il y a 50 ans 22% des 15 à 24 ans étaient illettrés , c’est 9% aujourd’hui ». Les progrès sont particulièrement visibles en Asie du sud et de l’est. En Asie du sud le taux d’adultes alphabétises est passé de  46 à 72% depuis 1990. En Asie de l’ouest et enAfrique du nord de 64 à 81%.

 

Sur le site Unesco

Atlas Unesco

Poster un commentaire

Etats-Unis : des milliers d’élèves et de professeurs menacés par Trump

Depuis 2012 près d’un million de personnes ont bénéficié aux Etats-Unis du décret DACA pris par Obama en faveur des migrants illégaux arrivés enfants aux Etats-Unis. Près de 800 000 avaient été protégés en 2012   et 250 000 nouveaux arrivants se sont ajoutés. Mais depuis 2012, de nombreux enfants sont nés aux Etats Unis. Autant dire que la suppression du décret met de nombreuses écoles urbaines en difficulté. Ce ne sont pas seulement des élèves qui sont menacés d’expulsion c’est aussi une partie du personnel. Selon EdWeek, des écoles se mobilisent pour le maintien du décret. « La mission du service public d’éducation c’est de donner une chance pas à quelques élèves mais à tous les enfants », explique M Casserly, le président du Council of Great City Schools, une version américaine de l’Andev. Des écoles ont manifesté comme à Détroit.

 

Sur Edweek

Poster un commentaire

Regroupement syndical en Grande Bretagne

« Parler d’une seule voix terrifie le gouvernement ». Pour faire face aux restrictions budgétaires, deux syndicats d’enseignants anglais ont décidé carrément de fusionner. Le NUT et l’ATL créent le National Education Union (NEU) qui devient le plus important syndicat d’enseignants en Europe avec 450 000 membres et le syndicat majoritaire en Grande Bretagne. L’objectif est de mieux luter contre les restrictions budgétaires qui menacent l’école anglaise. Pour Kevin Courtney, co secrétaire général, « on vit un moment pivot en éducation et les syndiqués ont besoin d’une voix unie pour se faire entendre. Crise budgétaire, charge de travail trop importante, menaces sur la paye et els conditions de travail, problèmes de recrutement, pour tous ces sujets brulants le NEU aura une présence formidable ».

 

Communiqué

Poster un commentaire