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« Ce qui se passe ici, cette entraide, je n’avais jamais vu ça » : reportage à la maison du peuple de Saint-Nazaire

par Nolwenn Weiler 14 février 2019

A Saint-Nazaire, les gilets jaunes ont leur quartier général : la « maison du peuple », un ancien bâtiment du Pôle emploi qu’ils occupent depuis la fin novembre. Dans le bouillonnement des discussions, des débats et des actions, travailleuses précaires, retraités, chômeuses ou SDF s’y politisent à grande vitesse. Dans ce territoire marqué par une forte culture ouvrière, leur action s’articule avec celle des syndicats, dont ils reçoivent le soutien. Après bientôt trois mois d’une mobilisation nourrie par cette force collective, tout retour en arrière leur semble impossible : « Le mépris et la violence n’ont fait qu’accroître notre détermination. » Reportage.

L’après-midi touche à sa fin à la « maison du peuple » de Saint-Nazaire. Ce bâtiment de 900 m2 est occupé depuis deux mois par des gilets jaunes. Les manifestants, qui battent le pavé depuis le petit matin, ce 5 février, jour de « grève générale », arrivent au compte-goutte. Certains repartent illico rejoindre leurs « collègues », qui improvisent des soirées festives sur les ronds points occupés. Pour la première fois depuis le début du mouvement, la CGT avait appelé à rejoindre les gilets jaunes pour cette journée de mobilisation. Chacun fait part de son expérience : est-ce qu’il y avait du monde ? Comment cela s’est-il passé avec les syndicats ? Y avait-il beaucoup de policiers ? Les vannes fusent. Tout le monde rit. « C’est tellement agréable, après une journée de manif dans le froid de revenir à la maison du peuple. Il fait bon, il y a du café, et tous les gens », se réjouit Céline, qui a rejoint le mouvement courant décembre.

« Chaque fois que l’huissier se pointe pour que l’on dégage, les dockers menacent de se mettre en grève »

Héritière des bourses du travail et des usines occupées, espace d’élaboration politique et d’organisation d’actions, la maison du peuple (MDP) de Saint-Nazaire a éclos le 24 novembre. Ce jour-là, les manifestants se dirigent vers la sous-préfecture locale pour y tenir une assemblée citoyenne, comme dans bien d’autres endroits en France [1]. Ils trouvent porte close et décident alors de se diriger vers l’ancien bâtiment du Pôle emploi, inoccupé depuis des années. « Nous avons décidé d’y aller pour tenir notre assemblée. Et nous y sommes restés. C’est devenu un lieu d’organisation du mouvement, dit Philippe, habitué des luttes sociales et encore étonné de cette action très spontanée. Ce n’était pas du tout prévu. Peu de gens, parmi nous, avaient déjà occupé des lieux. »Je lis, j’aime, je vous soutiens

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Si fin novembre, beaucoup de gilets jaunes battent le pavé pour la première fois, plusieurs sont aussi syndiqués depuis longtemps. « Nous sommes dans un bassin ouvrier important. Avec une forte tradition syndicale », remarque Philippe. Plus de deux mois après le lancement du mouvement, les rangs se tiennent bien serrés. Deux des ronds points occupés dans la zone portuaire ont encore des cabanes. Et personne n’a l’intention de les laisser être détruites. « C’est grâce au soutien des dockers et des travailleurs portuaires que l’on tient depuis si longtemps, assure Philippe. Chaque fois que l’huissier se pointe pour que l’on dégage, ils menacent de se mettre en grève et la direction renvoie l’huissier chez lui. » Début décembre, le maire de Donges, commune limitrophe de Saint-Nazaire, avait également refusé de détruire les cabanes situées dans la ville, ce que le préfet lui avait demandé.

« Des mères au foyers, des chômeurs, des intérimaires font partie des piliers de la maison du peuple »

Les liens noués entre gilets jaunes et syndicats se sont faits plus formels depuis peu. Le rassemblement du 5 février est la première action conjointe officielle. Avant cela, « on a organisé des rencontres ici, à la maison du peuple. Chacun a fait part de sa méfiance et de ses attentes », se remémore Philippe. Les gilets jaunes craignaient d’être trahis et de voir la lutte centrée autour du travail, alors que leurs mobilisations parlent aussi du handicap, des services publics, des minima sociaux. « Des personnes éloignées du travail – mères au foyers, chômeurs, intérimaires… – font partie des piliers de la maison du peuple », ajoute Philippe. Côté syndical, on se demandait où étaient les gens en 2016, lors des gros mouvements qui ont agité la France contre la loi Travail. Ils avaient aussi peur de la casse.

Finalement, chacun a accepté les limites des autres. Et il a été décidé de profiter de cette situation pour inventer autre chose. « Les syndicats ont une implantation dans les entreprises que nous n’avons pas. Il y a parmi nous des travailleurs éloignés des syndicats qui peuvent, du coup, se rapprocher d’eux. Voire envisager de créer une section syndicale dans leur entreprise, parce qu’ils réalisent en discutant que c’est une façon de faire respecter leurs droits. » Les syndicats permettent de grossir les rangs des rassemblements qui se tiennent devant les tribunaux quand des gilets jaunes sont convoqués par la Justice, tandis que la maison du peuple offre à tout le monde une solide base arrière pour organiser des actions. « Le blocage du port, ce n’est pas une mince affaire. Il faut bloquer six entrées et cela demande pas mal de boulot. »

Le 5 février, deux ronds points ont été bloqués sur le port. Défilant à proximité d’un gigantesque paquebot sur le point d’être mis à l’eau, les manifestants ont tâché de débaucher les travailleurs d’Arcelor Mittal. Ils ont pu entrer dans l’entreprise, le temps de glisser un mot aux travailleurs, et de montrer que non, ils n’avaient pas l’intention de tout casser. « C’était fort de rentrer comme ça sur les lieux de travail », notent des retraités eux-aussi mobilisés ce 5 février. « Allez-y rentrez, c’est chez nous ! », glissait un gilet jaune aux manifestants intimidés de passer la porte de l’entrepôt.

« Ici il y a des gens qui bossent et qui dorment dans leur bagnole. On est dans le concret de la précarité »

Au fil des soirées à refaire le monde et des actions menées sur les ronds points, les liens se resserrent. « Je n’avais jamais vu ça. Tellement de gens différents dans un mouvement, dit « Jojo », un habitué des luttes sociales qui a notamment passé du temps sur la zad de Notre-dame-des-Landes. Yann, chômeur mobilisé dès le début du mois de novembre, et présent aux premiers jours de la Maison du peuple, lui renvoie le compliment : « Je me retrouve avec des jeunes qui se sont battus sur la zad. Je n’ai jamais compris le sens de leur lutte là bas. Et je ne comprends toujours pas, d’ailleurs. Mais on est là, ensemble, on discute, on s’engueule, on s’embrasse. Ce qui se passe ici entre nous, cette entraide, je n’ai jamais vu ça. C’est incroyable. C’est devenu comme une drogue. » « C’est la première fois que je côtoie des SDF au quotidien, raconte Céline, qui est institutrice. Avant, tisser des liens avec eux aurait été impensable pour moi. »

« Ici, il y a beaucoup de cabossés de la vie, ajoute Yann. Perso, je suis un enfant de la Dass, j’ai connu la violence. Quand j’écoute les anciens parler entre eux, ce que j’entends me fait mal. Il y en a qui ont eu des vies vraiment dures. » « Il y a beaucoup d’histoires personnelles de précarité, reprend Jojo. Un travailleur handicapé, qui fait 35h par semaine, nous a amené sa fiche de paie : 633 euros. Ça nous a fait bizarre. Il y a des gens qui bossent et qui dorment dans leur bagnole. On est vraiment dans le concret de la précarité. Ça pique. » Les vingt chambres de la maison du peuple sont occupées par des personnes en galère. Jojo habite l’une d’elles depuis le premier jour. « C’est mon premier logement, dit-il. En attendant que ma demande de logement social aboutisse. »

« J’étais dans ma petite vie, vautré dans mon canapé en train de regarder BFM. Ici, mon cerveau s’est remis à fonctionner »

« On fait beaucoup de social, reprend Yann. Les restos du cœur, le 115, les maraudes, ils viennent toquer chez nous. Mais on a dû clarifier les choses quand même, et dire que les gens étaient les bienvenus, y compris ceux qui avaient besoin de dormir au chaud, mais en précisant qu’ils étaient ici pour la lutte. On ne voulait pas que ce soit le bordel. » Très ordonnée, et bien tenue, la maison du peuple ne tolère ni drogue, ni alcool.

Autant qu’une base arrière pour les actions, la maison du peuple est devenue un lieu de formation. L’endroit fourmille de discussions en tout genre, d’échanges plus ou moins informels, d’ateliers, de conférences et d’assemblées générales. Il y a aussi des pièces de théâtre, des soirées cinéma, des dîners collectifs. « Ici c’est vivant H24, décrit Jojo. On parle de politique à longueur de journée, alors qu’avant les gens s’en foutaient. » « J’étais dans ma petite vie, vautré dans mon canapé en train de regarder BFM, s’esclaffe Yann. Ici, mon cerveau s’est remis à fonctionner. » Ce qui soude les gens, politiquement, est une volonté farouche de voir les richesses mieux partagées, et un effarement total face aux milliards de l’évasion fiscale.

« Ça fait douze semaines que ça dure. On dirait que les gens sont infatigables »

« On ne se rendait pas compte, avant, qu’il y avait tant et tant d’argent public volé, explique Céline. Ce n’est pas possible pour nous d’être traités d’enfants gâtés alors que les plus riches se gavent. Dans le débat national, il nous est clairement demandé quel service public il faut supprimer. Ils n’ont vraiment rien compris à ce que l’on veut. On lutte pour le maintien de tous les services publics. » « Il y a largement de quoi financer tout ça, si on arrête de filer le pognon aux riches », glisse Denis, ouvrier dans une entreprise d’insertion. Eric intervient et parle de « ces gros patrons qui négocient leurs primes de départ au moment où ils sont embauchés et avant même d’avoir prouvé quoi que ce soit ». Eric, Yann et Céline approuvent, évoquant aussi « les entreprises qui font des bénéfices et qui licencient quand même ».

« D’habitude, on entend une info, ça nous écœure, et puis on retourne au boulot. On reprend le rythme. Maintenant, on est dans la lutte. On se dit que ce n’est vraiment pas possible, tempête Céline. Et plus on est informés, plus on trouve ça injuste et écœurant. » La motivation s’aiguise au fil de la formation politique informelle et collective que les uns et les autres reçoivent à la maison du peuple. « Les ouvriers et ouvrières qui viennent à la maison ou sur les ronds points avant ou après leurs journées de travail sont increvables, admire Jojo. Ça fait douze semaines que ça dure. On dirait que les gens sont infatigables. »

Pour Céline, « le mépris et la violence n’ont fait qu’accroître notre détermination ». « Nous avons eu deux blessés graves ici », affirme Yann. Philippe est l’un d’eux : « Le 8 décembre, j’ai reçu un tir de LBD qui m’a provoqué une grave hémorragie interne. Je suis resté deux semaines à l’hôpital. » Le 29 décembre, un autre vent de panique a secoué le cortège des gilets jaunes. Le bruit a couru un instant qu’une personne de la maison du peuple était morte, frappée par un tir de LBD. « Tout le monde s’est tu. On a senti une grande angoisse, c’était terrible », se souvient « Kiki », un adolescent de 14 ans, le « bébé révolutionnaire » de la maison du peuple. Adrien, 22 ans, n’est pas mort ce jour là. Mais il a été salement amoché, avec plusieurs fractures au crâne [2]. « En janvier, quatre membres actifs de la maison du peuple ont été interpellés chez eux ou au travail. Trois d’entre eux passent au tribunal jeudi 14 février pour dégradations », ajoute encore Philippe.

L’autre menace judiciaire, c’est le risque d’expulsion, réclamée par le promoteur qui possède les lieux. Une audience aura lieu à la fin du mois de février, après avoir été reportée deux fois. « Ce qui se vit ici est tellement fort que même si le mouvement est écrasé, il en restera quelque chose », relativise Jojo. « La maison du peuple n’est pas qu’un bâtiment, elle se déplace avec nous », affirment plusieurs habitants dans une vidéo publiée le 1er février, qui appelle tous les gilets jaunes à ouvrir des maisons du peuple partout en France, « pour s’organiser durablement face à un pouvoir de plus en plus répressif. »

Côté action, la prochaine grande échéance, à Saint-Nazaire, est l’organisation de la seconde « assemblée des assemblées » au début du printemps [3], dans la droite ligne de la dynamique initiée, dans la Meuse, par les gilets jaunes de Commercy.

Nolwenn Weiler

Sur le même sujet :
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Notes

[1] Ce projet d’assemblée locale citoyenne a été lancé sur Facebook le 20 novembre. La vidéo a été vue un million de fois. Les gilets jaunes de la zone portuaire de Saint-Nazaire appelaient toutes les villes de France à organiser le même jour à la même heure une assemblée dans les lieux d’exercice du pouvoir exécutif. « Nous demandons aux autorités publiques de laisser le peuple entrer dans ces locaux qui sont les siens, qu’il a construit de ses mains », disaient-ils.

[2] Voir la conférence de presse donnée par sa mère ici.

[3] La première assemblée des assemblées s’est tenue à Commercy, dans l’est le 26 janvier dernier. Voir notre reportage.

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Action intersyndicale mardi 12 février

Dans la continuité des mobilisations du 5 février et des appels à rejoindre les manifestations des gilets jaunes les samedis, l’intersyndicale départementale CGT, FSU, Solidaires, organise une action mardi 12 février dès 7h devant le MEDEF 44 pour mettre en avant la responsabilité du patronat dans la crise démocratique et sociale qui dure depuis des années : Le MEDEF qui se targue de ne pas être mis en cause par les gilets jaunes ; le MEDEF qui a des solutions radicales pour répondre aux problèmes de pouvoir d’achat : retour aux 39h, réduire le « coût du travail », baisser encore les « charges sociales », supprimer l’impôt sur les sociétés, ne pas rétablir l’ISF, faire la chasse aux tricheurs (pas eux bien sûr mais les chômeurs et bénéficiaires de la CMU), développer les aides publiques aux entreprises .
Il s’agit d’une présence revendicative mais pacifique devant les locaux du MEDEF, avec prise de parole et distribution de tracts aux automobilistes et passants.
Une autre action est prévue ensuite devant la permanence proche d’une députée  LREM qui a invité l’intersyndicale à un rendez-vous de dialogue dans le cadre du « grand débat » mais qui vient de signer la loi liberticide qui réduit gravement le droit de manifester.

Au-delà de ces actions, l’intersyndicale appelle à déposer partout où c’est possible des préavis de grève ou débrayages, et à organiser des débat sur les lieux de travail afin de permettre la participation large des salarié.e.s au mouvement social en cours, pour faire plier le gouvernement sur sa politique antisociale (et anti écologique)  et imposer au patronat des hausse de salaires, seules véritables questions dans la période.

Merci de relayer cette initiative dans vos publications

Pour l’intersyndicale L’UD CGT 44

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Des professeurs rejoignent les gilets jaunes

le collectif CRBP 35 , (collectif contre les réformes Blanquer du bac et des lycées et contre Parcoursup-IIle-et-Vilaine — 8 février 2019 à 15:19 Manifestation des professeurs et des lycéens contre la réforme Blanquer, à Paris, le 24 janvier. Photo Marie Rouge

Parce que leurs revendications ont le même souci d’égalité et de justice sociale, parce qu’ils reconnaissent le courage et l’ampleur du mouvement spontané qui a renforcé leur propre mobilisation, des professeurs, lycéens et parents d’élèves d’Ille-et-Vilaine défileront pour l’abrogation des réformes Blanquer.

  • Des professeurs rejoignent les gilets jaunes

Tribune. Nous, Collectif de professeur-e-s, lycéen-ne-s et parent-e-s d’élèves d’Ille-et-Vilaine, coordonné-e-s ensemble depuis le mois d’octobre 2018 pour exiger l’abrogation des réformes Blanquer du bac, des lycées généraux, technologiques et professionnels, ainsi que l’abrogation du système de sélection à l’entrée dans les études supérieures Parcoursup, déclarons notre soutien au mouvement des gilets jaunes et notre volonté de les rejoindre dans leur lutte !

En effet :

– Il est désormais clair que nos revendications se rejoignent : notre collectif justifie sa position par un souci d’égalité (entre les lycéens, les lycées et les professeurs) et de justice sociale (la possibilité pour chacun d’accéder librement et gratuitement à l’enseignement supérieur, donc à un diplôme, donc à un emploi, indépendamment de l’origine sociale). La réforme que nous combattons ayant pour principal effet de dégrader toujours plus les conditions scolaires et les chances de s’élever par une culture émancipatrice et un enseignement technique de qualité, en particulier pour les origines sociales et les zones géographiques les plus défavorisées, nous la rattachons donc aux politiques de casse du service public et de l’idéal d’égalité qui animait jusqu’ici nos institutions. Nous nous associons donc à la défense des classes populaires et moyennes, ainsi que des zones rurales et péri-urbaines qui s’expriment dans le mouvement des gilets jaunes, d’autant plus que les réformes Blanquer et Parcoursup que nous combattons attaquent particulièrement ces catégories sociales.

A lire aussiNuit des lycées : «Les élèves savent qu’on les carotte»

– Nous reconnaissons notre dette à l’égard de ce mouvement spontané qui a renforcé notre propre mobilisation à l’intérieur de l’Education nationale, puisque ce mouvement a produit la première déstabilisation réelle du président Macron et du pouvoir exécutif qui imposait jusque-là sa politique et ses réformes avec brutalité et sans aucune concertation respectueuse de la culture démocratique de notre pays ; ce mouvement a entraîné dans son sillon le mouvement des lycéen-ne-s qui se sont fortement mobilisés contre les réformes Blanquer et Parcoursup avant les vacances de Noël et qui restent mobilisés aujourd’hui ; ce mouvement maintient une réelle pression sur l’exécutif, ce qui offre à de multiples secteurs en lutte, dont le nôtre, un véritable espoir de gagner et peut-être même tous ensemble par la défaite de la politique générale du gouvernement.

– Nous saluons le courage de ceux qui participent au mouvement des gilets jaunes face à la répression d’une ampleur inédite que leur inflige le ministère de l’Intérieur et condamnons fermement les violences d’Etat que subissent les manifestants, qui sont totalement disproportionnées. Ce climat a minima de tension et, dans certains cas (de plus en plus nombreux) de violence, commence à s’immiscer dans nos établissements scolaires dans les rapports avec certain-e-s chef-fe-s d’établissement. Les élèves qui ont participé au fort mouvement lycéen du mois de décembre 2018 ont eux-mêmes subi une répression violente des forces de l’ordre, ne prenant pas en considération leur jeune âge et complètement injustifiée.

C’est pourquoi notre collectif de professeur-e-s, lycéen-ne-s et parent-e-s d’élèves participera chaque samedi, et à chaque fois que ce sera possible, aux actions non-violentes menées par le mouvement des gilets jaunes !le collectif CRBP 35 (collectif contre les réformes Blanquer du bac et des lycées et contre Parcoursup-IIle-et-Vilaine

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communiqué grève IdF

Communiqué des enseignants en grève reconductible en Ile de France

JOUR #3 de reconduction – 4e jour de grève

vendredi 8 février

Nous sommes enseignants à Balzac à Mitry-Mory, Jean Macé à Vitry-sur-Seine, Olympe de Gouges à Noisy-le-sec, Camille Claudel à Pontault Combault, le lycée Renoir à Bondy, le Lycée Evariste Galois à Noisy-le-Grand, le lycée Utrillo à Stains, le lycée Mozart au Blanc Mesnil, les lycées Duruy, Rodin et Paul Valéry à Paris. Nous sommes en grève reconductible, pour certains depuis le mardi 5 février 2019.

Nous pensons que la gravité des attaques que subit le service public, dont celui d’éducation à travers les réformes du lycée général et technologique, du baccalauréat, du lycée professionnel et Parcoursup, justifie une mobilisation d’ampleur.

Monsieur Blanquer affirme que les enseignants soutiennent ses réformes. Pourtant, partout en France, plus de 200 collectifs d’établissements sont déjà mobilisés et organisent la lutte contre ces reculs inacceptables, inacceptables pour les usagers du service public d’éducation, inacceptables pour les conditions de travail des agents du service public, titulaires ou non, que nous sommes.

Ces réformes vont amplifier les inégalités territoriales dans l’offre éducative, dégrader les conditions de travail des élèves et des enseignants, sacrifiées sur l’autel des réductions budgétaires. En témoignent les 2650 suppressions de postes dans le secondaire programmées pour la rentrée 2019, les 400 suppressions de postes administratifs et les heures supplémentaires qui se multiplient.

– Nous nous félicitons de la réussite de la nuit des lycées du jeudi 7 février partout en France.
– Nous encourageons tous les établissements à amplifier la contestation en se réunissant en AG pour décider des actions à mener.
 – Nous appelons les enseignants à nous rejoindre dans la grève reconductible, les parents, les élèves et tous les citoyen-ne-s à nous soutenir. L’éducation est l’affaire de tous.

contact : collectifpvenlutte@vivaldi.net  (06 18 40 51 99 ;  06 78 57 13 34)

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Lycée : DHG, gel des notes, 20/20 : combien de divisions ?

Dérapages en tous genres. Le mouvement contre la réforme du lycée tourne t-il à la jacquerie ? Au regard de ce que publient la presse locale et les réseaux sociaux d’enseignants, l’arrivée des dotations horaires dans les établissements fait de sérieux dégâts. A beaucoup d’endroits les lycées perdent 50 à 60 heures d’enseignement. Souvent les disciplines et les enseignants s’affrontent pour les moyens. Cette situation pousse à des décisions inattendues voir des surenchères. La pagaille est-elle en train de s’installer dans les lycées ?

Le premier effet de la réforme menée par JM Blanquer dans les lycées c’est de pousser les enseignants à s’affronter. Cela tient à la baisse générale des dotations horaires avec ses effets sur les suppressions de postes. Dans chaque lycée la réforme impose des suppressions de moyens, soit BMP, soit poste, soit les deux. Mais c’est aggravé par la mise en place de spécialités partagées qui organise les affrontements entre disciplines.

Il faut lire ce qui remonte par exemple de la mise en place de la spécialité Histoire-Géo/Géopolitique/Sciences Politique (HGGSP). Cette spécialité doit être enseignée par les professeurs d’histoire-géographie et de SES. Si dans certains lycées, le partage des heures se fait harmonieusement, dans beaucoup de lycées la mise en place de HGGSP se traduit par l’opposition frontale des professeurs d’histoire-géo et de SES.

 » C’est la guerre », prévient la coordinatrice d’une de ces disciplines,  » si on doit partager aussi l’EMC », rapporte une enseignante d’un lycée particulièrement renommé sur un réseau social enseignant après le partage des heures de HGGSP. « Nous avions l’habitude de travailler en bonne entente Et le désenchantement est immense ». « Je suis la seule prof de SES, et la Spécialité HGGPSP a été auto-attribuée aux profs d’Histoire-géo sans contestation possible », rapporte une autre enseignante. « J’ai reçu plusieurs mails m’accusant de dénigrer les collègues, de sous entendre qu’ils sont incapables d’enseigner la science politique. Je vais tomber à14 heures . Je suis dans le privé et serai payée que pour 14 sur 18h. Où trouver le complément ? » Souvent la réforme contraint aussi des enseignants à accepter des enseignements en dehors de leur champ disciplinaire pour boucler leur service.

C’est dans ce climat de zizanie que se construisent les revendications collectives des établissements contre la réforme du lycée. Comment s’étonner que tous les jours la presse locale relate des incidents ? Plusieurs établissements s’engagent dans des grèves reconductibles, comme dans une dizaine de lycées franciliens. Dans plusieurs lycées , par exemple à Toulouse, uen Nuit des lycées est organisée avec occupation des locaux. Les relations avec les autorités sont tendues. Ainsi dans la Haute Loire, selon un site d’information local, le Dasen fait pression pour empêcher une Nuit des lycées au Puy en Velay et à Monistrol.    Dans les Alpes de Haute Provence, tous les syndicats et les parents de la Fcpe ont quitté le CDEN du 7 février suite à des violences commises le 26 janvier à Manosque et à l’autoritarisme de la mise en place de la réforme du lycée.

C’est dans ce climat que se décident des actions qui accélèrent la désorganisation des lycées. Contre la réforme on assiste à des vagues de démissions de professeurs principaux, marquant la rupture entre les professeurs et leur administration. A Toulouse ce sont déjà plus d’une centaine d’enseignants qui ont abandonné la fonction. Et l’idée se répand dans d’autres régions. A Vence les professeurs d’un lycée retiennent les notes. Au gel de leur salaire ils répondent par le gel des notes. A Nantes, au lycée Jean Perrin, selon Ouest France, les enseignants ont décidé d’attribuer un 20/20 à tous les élèves. La réforme est en train de désorganiser les enseignements.

Le gel des notes

Démissions profs principaux à Toulouse et Martigues

20/20 à tout le monde

Dans les Alpes de Haute Provence

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Les villes inquiètes de la loi Blanquer

Quel sera le coût de l’abaissement de l’âge de la scolarité obligatoire à 3 ans ? Le 7 février le Réseau des villes éducatrices (RVE), le Cnal, l’Andev, la fédération des DDEN ont dénoncé le nouveau partage du budget de l’éducation au bénéfice de l’enseignement privé prévu par la loi Blanquer.

En rendant obligatoire l’instruction à 3 ans, la loi contraint les communes à financer les écoles maternelles privées à la même hauteur que les écoles publiques. Pour Damien Berthilier, président du RVE et maire-adjoint de Villeurbanne « on met le doigt dans quelque chose dont on pèsera les dégâts que dans  ans. Ce qui se passe est tellement grave que les gens n’y croient pas ».

Anne Dillenseger, maire adjointe de Dijon, a du mal à évaluer le coût pour sa commune. « L’équipe municipale précédente donnait un peu aux écoles maternelle sprivées donc on ne sera pas compensé par l’Etat. On donnait 380 000 euros demain il va falloir donner au moins le double ». Où trouver 800 000 euros alors que la commune perd le financement des activités périscolaires et que les dépenses communales sont plafonnées dans le cadre d’une politique publique? Même situation à Evry Courcouronnes où Danielle Valéro pense qu’il va falloir prendre l’argent ailleurs.

« C’est l’engagement des communes en faveur de l’école qui est remis en question », explique Rozenn Merrien, présidente de l’Andev. Les communes vont être obligées de prélever les sommes à verser aux écoles privées sur les dépenses des écoles publiques. Ce sera la fin des politiques locales d’éducation.  Pour D. Berthilier , « cette disposition déséquilibre le système éducatif ». Les organisations présentes vont agir auprès des parlementaires pour une réécriture de la loi Blanquer. Ajoutons que ces dégâts résultent d’une mesure aussi couteuse qu’inutile. Seuls 26 000 enfants ne sont pas scolarisés à 3 ans. 8000 sont en Guyane et à Mayotte où le ministère prévoit plusieurs années pour arriver à appliquer la nouvelle loi. Tout ça pour ça ?

Dans le Café impréparation et autoritarisme

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[IMPORTANT] Info manif gilets jaunes Nantes samedi 9 février

Suite à l’appel intersyndical CGT/FSU/Solidaires 44 à rejoindre l’acte XIII des gilets jaunes, samedi 9 février, les groupes de Gilets Jaunes nous ont informé qu’ils n’appelleront pas à manifester à Nantes ce samedi, mais à la Roche/Yon pour une manifestation régionale. Nous ne sommes donc pas en capacité de vous assurer qu’une manifestation nantaise aura lieu.

Toutefois, au regard des expériences précédentes, il est possible que des personnes ne souhaitant pas faire le déplacement décident quand même de manifester à Nantes.

Les gilets jaunes nous ont aussi alerté sur une probable présence de groupuscules d’extrême-droite, à Nantes, qui pourraient profiter d’une présence moins massive de manifestants pour s’attaquer violemment aux militants. Sans renoncer à manifester face à une tentative d’intimidation nous appelons toutefois les camarades qui participeraient à l’éventuelle manifestation nantaise à la vigilance.

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Appel à faire grève le 4 mars 2019 et à la mobilisation

Le service public d’éducation subit une politique de démantèlement progressif, à tous les niveaux d’enseignement, selon une stratégie désormais bien rodée de « réformes » incessantes qui fragilisent les personnels et nuisent à la qualité de l’enseignement pour les élèves en généralisant le principe de la concurrence de tous contre tous (élèves, établissements, personnels).

Pour mettre un coup d’arrêt à cette politique, CGT Educ44, la FSU44 et Sud Educ44 appellent à faire grève le lundi 4 mars (classes et postes 1er degré rentrée 2019) et à se rassembler dès 13h30 devant l’inspection d’académie de Loire-Atlantique. Cette mobilisation sera suivie d’une Assemblée Générale départementale pour décider des suites de la mobilisation et notamment de la reconduction de la grève. Un préavis de grève est déposé pour la semaine du 4 au 11 mars (vote création-suppression de postes 2nd degré).

La FSU soutient l’appel à télécharger ci-dessous et incite tous les personnels de l’éducation du département à se réunir en AG d’établissements, de services, et en heure d’information syndicale dans les prochains jours et dans la semaine du 25 février pour préparer cette action et se mandater sur les suites à donner à la grève du 4 mars (reconduction de la grève, actions départementales, actions locales, etc.).

Syndicalement,

Thierry Le Bihan ——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

La force du SNES repose sur ses adhérents. Pour vous syndiquer ou vous re-syndiquer, c’est ici:
http://www.nantes.snes.edu/index.php/adhesion

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Manifestation réussie des chefs d’établissement à Rennes

Selon le Snpden, la moitié des 400 chefs d’établissement bretons ont participé à une manifestation organisée à Rennes le 6 février. Les 4 syndicats de personnels de direction (Snpden Unsa, ID Fo, Sgen Cfdt et Cgt Education) dénoncent  » une gouvernance bavarde et verticale » n’a été observé… Ce management sature les calendriers d’échéances intenables et objectifs improbables. Obsédé par une réorganisation territoriale, il prive les directions d’interlocuteurs de proximité alors que des réformes très complexes imposent un pilotage et des régulations au plus près des réalités des établissements. Paradoxalement, ce management a mis l’académie au ralenti dans de nombreux domaines ».

Sur cette manifestation

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URGENT rassemblement vendredi 9 h Nantes venue du premier ministre

 Le Premier Ministre est annoncé à Nantes vendredi prochain, 8 février, pour signer un contrat d’avenir avec le conseil régional des Pays-de-la-Loire, portant notamment sur les questions d’infrastructures de transport.Au regard du contexte social, l’intersyndicale CGT/FSU/Solidaires de Loire-Atlantique appelle ses militants à lui réserver un accueil revendicatif.

 Un premier rassemblement aura lieu à partir de 9 heures au pied du pont Eric Tabarly (côté hôtel de région) pour ensuite tenter de s’approcher le plus possible de l’hôtel de région, selon les possibilités que nous aurons en fonction du dispositif policier déployé.

 Merci de faire circuler au plus vite cette information afin de s’assurer d’une présence importante de militants. Pour les camarades qui utilisent les transports en commun : ligne Bus C5 arrêt Pompidou ou Hauban, ligne Bus 26 arrêt Pompidou.

 L’intersyndicale appelle également à rejoindre les manifestations des gilets jaunes samedi prochain (un communiqué de presse suivra).

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modalités d’inscription – conférence des Polettes du 4/04/2019

Lieu : Maison des Syndicats à Nantes le jeudi 4 avril 2019

Horaires : accueil à partir de 8h45 avec brioches, boissons et émargement ; démarrage à 9h30  –  Déjeuner à 12h  sur place  – Reprise  à 13h30 avec fin vers 16h.

Attention !!! Pour s’inscrire et inscrire son invité(e),

cliquer ci-dessous, merci de ne pas oublier de préciser NOM-Prénom et agence ou service pour chaque personne inscrite et si adhérente SNU ou invitée:

Au repas et à la journée : snuform@gmail.com

Paiement du repas : 2 tickets resto ou 1 chèque d’un montant équivalent (pas d’espèces) sur place à l’arrivée lors de l’émargement.

Codes e-temptation :

  • Le code à poser pour cette journée est AAEX, sauf : 
  • Si vous venez en train : crédit de CHSC ( nous prévenir rapidement) pour commander vos billets en amont via la billetterie.
  • Si vous conduisez : crédit de CHSC (à signaler lors de l’émargement) qui permet des frais de déplacement  SAP

Cordialement

Carole Monsimer et Annie-Claire Vergelin-Barnesse

Pour le BR du SNU-PE-FSU-PDL

Pays de la Loire

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Invitation CGT FSU Résistance 44 Débat Syndicalisme dans la résistance 14 février Nantes

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Appel à faire grève le 5 février

Pour rappel, la FSU de Loire Atlantique, dans le cadre de l’intersyndicale avec les UD CGT et Solidaires de Loire Atlantique, appelle à faire grève et à se mobiliser dans le cadre des différentes initiatives mises en place dans tout le département le mardi 5 février 2019.
Les différents rendez vous sont prévus comme suit : A Nantes 
– 10h00 : AG Educ à la gare de l’Etat salle C
–  puis pique nique devant la Cité des Congrès (en soutien aux agents des guichets et agences postales menacées de fermeture dont celle de Champ de Mars)
– 13h00: départ en manifestation de la Cité des congrès
A Saint-Nazaire
– 10h00 : rond-point rue Clément Ader / Bd des Apprentis. Soit blocage et manifestation, soit juste blocage, soit juste départ en manifestation)
A Châteaubriant
– 11h00 : Mairie
A Ancenis
– 10h00 tractage à la gare puis appel à rejoindre la manifestation nantaise

Syndicalement

Thierry Le Bihan ——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

La force du SNES repose sur ses adhérents. Pour vous syndiquer ou vous re-syndiquer, c’est ici:
http://www.nantes.snes.edu/index.php/adhesion

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CR réunion Collectif Contre Réformes Blanquer du 31 janvier 2019

La réunion a rassemblé 46 personnes dont une dizaine de parents d’élèves et 3 élèves.

L’objectif de la réunion était de continuer à informer parents et élèves sur les dangers de la réforme, puis à réfléchir à des moyens d’action communs. Nous avons introduit le débat en partant du problématique choix du « bouquet » de spécialités.
La plupart des points (voir tracts) ont été abordés les uns après les autres.
Les parents d’élèves ont été particulièrement marqués par : le choix cornélien des spécialités, la disparition des maths du tronc commun, le haut niveau des programmes de spécialité risquant de dégoûter leurs enfants, l’incertitude face aux attendus du supérieur… Ils ont aussi noté l’inquiétude, voire la détresse, que les profs exprimaient.
Les élèves ont déploré le manque d’information, avec le sentiment d’entendre tout et son contraire, notamment à propos du choix libre (ou pas) de leurs spécialités.

Les moyens de lutte contre l’application de cette réforme ont été débattus. Du découragement a parfois été exprimé, mais aussi de nombreuses notes d’espoir. Même si le mouvement anti-réforme Blanquer peine à percer dans les médias, un mouvement de fond s’est enclenché et dure. De multiples collectifs sont actifs sur toute la France, ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps. Des tribunes et des critiques apparaissent (Libé, le Monde,…). Le long travail de communication et d’information doit se poursuivre par tous les moyens : actions d’éclat, publications dans la presse, réunions d’information, participation aux manifestations, etc.
Voici les actions proposées pour les jours prochains :

  • Diffusion du tract pendant les portes ouvertes
  • Participation à la grève du 5, avec :
    Temps fort Education Nationale le matin (voir message de Sylvain et David)
    RdV défini après réunion : 9h devant la présidence d’université, 10-14 rue Gaston Veil, Nantes.
    Thème du rassemblement : « Merci M. Blanquer ! ».

    Et pour rappel :
    11h à 13h – Pique nique interpro devant la Cité des Congrès
    13h – Départ du cortège interpro de la Cité des Congrès

La prochaine réunion du collectif aura lieu jeudi 7 février au lycée Jean Perrin.

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Communiqué de presse appel au 5 février

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Les personnels administratifs et techniques du rectorat et de la DSDEN 44 sont aussi touchés

Nous perdons 14 postes sur l’académie. Nous referons une action au rectorat mardi pour une AG desd personnels et déposer notre motion au Recteur avant de rejoindre la manif à 13h. après un 1er rassemblement à 80 collègues jeudi dernier 24/01 sur le temps de midi et une motion votée à la signature, nous nous sommes rassemblés ce midi à  presque 100 collègues pour refaire une AG et collecter les signatures de la motion votée. Nous avons recueilli 260 signatures contre les suppressions de postes et pour l’augmentation des salaires. Nous avons voté une nouvelle motion qui appelle à la grève mardi prochain, avec une nouvelle AG et un courrier au recteur pour une demande d’audience. Nous allons également transmettre la motion ci-dessous à la presse. Nous, la centaine de personnels du Rectorat et de la DSDEN 44 réunis en assemblée ce jeudi 31 janvier, soutenons toutes les initiatives permettant d’engager le rapport de force, afin de gagner sur les revendications : • Maintien des 14 postes dont la suppression est annoncée à la rentrée prochaine et création de tous les postes nécessaires au bon fonctionnement des services ; • Augmentation des salaires par la revalorisation du point d’indice, 300 € nets mensuels tout de suite pour commencer ; • Le remplacement immédiat des personnels absents ; • Le renforcement significatif du pôle remplacement par la titularisation des contractuels. A cet effet, nous soutenons les appels à mobilisation du 5 février (grève interprofessionnelle) et du 7 février (montée des fonctionnaires à Matignon, là où ça se décide). Nous appelons les personnels à se réunir le mardi 5 février à 10 heures devant l’entrée principale du Rectorat, bâtiment H1, pour décider ensemble des suites à donner à notre action pour gagner. Motion soutenue par la CGT Educ’Action et le SPASEEN-FO et adoptée à l’unanimité des personnes présentes

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Les personnels de direction manifestent à Rennes

« Aucun changement de cette gouvernance bavarde et verticale n’a été observé ». Il est rare que les personnels de direction communiquent sur leur ras le bol. Dans l’académie de Rennes, les quatre syndicats , Snpden Unsa, ID Fo, Sgen Cfdt et Cgt Education, ont décidé d’agir ensemble. « Ce management sature les calendriers d’échéances intenables et objectifs improbables. Obsédé par une réorganisation territoriale, il prive les directions d’interlocuteurs de proximité alors que des réformes très complexes imposent un pilotage et des régulations au plus près des réalités des établissements. Paradoxalement, ce management a mis l’académie au ralenti dans de nombreux domaines ». Les 4 syndicats appellent les personnels de direction à manifester devant le rectorat le 6 février.

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Dépôt motion Proposition de loi B. Retailleau/E. Philippe : les libertés publiques en danger- Appel à présence lundi 28 janvier – 18h Préfecture

Pour demander le retrait de la proposition de loi B. Retailleau / E. Philippe dite pour « prévenir les violences lors des manifestations et sanctionner leurs auteurs » qui doit être examinée par l’Assemblée nationale ce mardi 29 janvier, les organisations associatives et syndicales LdH, Saf, SM, Fondation Copernic, CGT, FSU, Solidaires ont, au niveau national, publié le texte ci-dessous.

La FSU de Loire-Atlantique s’est associé à la LDH, avec la CGT, Solidaires, le syndicat des avocats de France de Loire Atlantique, pour signer ce texte qui sera déposé à la préfecture sous la forme d’une motion ce lundi 28 janvier à 18h. La LDH appelle à être présents devant la préfecture de Nantes pour appuyer le dépôt de cette motion.

Le communiqué national:
Proposition de loi B. Retailleau/E. Philippe : les libertés publiques en danger Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d’un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures si elles étaient votées porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous. Les signataires appellent à s’opposer fermement à cette résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981. Cela marquerait un changement de paradigme avec la possibilité d’une répression inspirée des dispositions de l’état d’urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l’Etat de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage sont autant de signes de la poursuite d’une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d’arbitraire.
Les signataires dénoncent ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces sur les libertés d’opinion et d’expression des oppositions et demandent le retrait de la proposition de loi.
Paris, le 23 janvier 2019

Signataires : Ligue des droits de l’Homme (LDH), Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Confédération générale du travail (CGT)

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T’UPPERCUT TV vendredi à la Montagne : la société numérique

Vendredi 25 janvier à 20h30 au Bar de l’ALM, 45 Rue Violin à La Montagne

Plusieurs sujets seront traités par notre équipe de journalistes qui, une fois encore, décident d’être sérieux sans se prendre au sérieux :

– les écrans qui nous regardent

– les relations difficiles avec le numérique

– la pollution cachée du numérique

– les formes de résistance

– Et bien sûr, le bar sera ouvert !

A vendredi ?!?

L’équipe de l’UPPERCUT


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Appel à la grève et à manifester le 24 janvier

Le SNES appelle à la grève et à la manifestation jeudi 24 janvier afin de faire entendre notre projet d’une autre politique en matière d’éducation.

Nous vous proposons 2 temps :
le matin AG dans vos établissements pour échanger et mobiliser entre collègues
13h45 rassemblement devant la DSDEN (8 rue du général Margueritte à Nantes) où est prévu un CTSD, instance qui arrête les moyens pour la prochaine rentrée dans le département.

Le communiqué intersyndical:
https://www.snes.edu/IMG/pdf/2019-01-11-_v2_-_cp_de_l_intersyndicale_du_second_degre_et_des_organisations_lyceennes-site.pdf

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SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

La force du SNES repose sur ses adhérents. Pour vous syndiquer ou vous re-syndiquer, c’est ici:
http://www.nantes.snes.edu/index.php/adhesion

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