Archives de la catégorie Infos locales

Les soirées classes de l’UPPERCUT reviennent !

En cette période électorale, et sans nous attarder sur l’actualité que chacun-e peut juger à sa guise, il nous paraît toujours plus nécessaire de faire le pari de l’éducation populaire et de continuer à développer nos rendez-vous réguliers pour échanger, réfléchir, rêver, expérimenter. Bref, pour résister…

Après la première édition de ses soirées classes, organisée en juin 2016, et parce que la lutte continue d’être indispensable, l’UPPERCUT réitère l’événement et invite à une nouvelle quinzaine politique où il sera question d’école, d’éducation et de formation. Nos institutions éducatives réduisent-elles les inégalités sociales ? Au contraire, les accroissent-elles ? Le débat est lancé…

Nous vous transmettons par ce mail le programme de ces soirées classes qui, nous l’espérons, saura vous mobiliser. Parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de la lutte pour l’éducation et pour la pensée critique… Nous vous attendons !

Télécharger le programme.

L’équipe de l’UPPERCUT

Poster un commentaire

l’Huma-café

L’Huma-café® vous rappelle son avant-dernier rendez-vous de la saison 2017 – 2018 avec un thème qui aura été le grand oublié de la dernière campagne électorale des présidentielles :

70 ans après Hiroshima et Nagasaki,

L’arme nucléaire en question

VENDREDI 19 Mai à 18H au SALON de MUSIQUE du Lieu Unique

Quels sont aujourd’hui les enjeux de la paix ?

« Cent ans après une guerre dont nous avait dit qu’elle serait la dernière » (Aragon), le monde est en plein chaos.

A l’heure de la mondialisation, ne faut-il pas d’abord mondialiser la paix ?

Avec Arielle DENIS

Rencontre animée par Vincent MAGRÉ

L’équipe de l’H-c®

Attention : places en nombre limité

Poster un commentaire

Rassemblements ET défilés – Contre le FN – Pour les droits

SNES-FSU, section académique de NantesLa section académique
aux

adhérents de l’académie

SNES
                  national FSU
                  site national
FAIRE DU 1er MAI UNE GRANDE JOURNÉE DE MOBILISATION ET DE RASSEMBLEMENT
contre le Front National, pour faire avancer les droits sociaux, promouvoir la paix, la justice sociale, l’éducation et la démocratie.

DPT Rassemblement Appel
44 Ancenis – Jardin de l’Eperon – 10h site de la FSU 44
Châteaubriant – devant l’Union locale CGT (1, rue de la Gare) – 11h
Nantes – Place de la République – 10h meeting Intersyndical (CGT, FO, FSU, Solidaires) suivi d’un défilé (CGT, FSU, Solidaires)
Saint-Nazaire – Place de l’Amérique Latine – 10h
49 Angers – Place Imbach – 10h30 CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – UNL
Cholet – Place Travot – 10h30
Saumur – Place Bilange – 10h30
Segré – Place du port – 10h30
53 Laval – Place du jet d’eau – 10h30 CGT – FSU – Solidaires
72 Le Mans – 10h30 – Place de la République CGT – FSU
85 Fontenay le Comte – 10h – Place Verdun CGT – FO – FSU – Solidaires
La Roche sur Yon – 10h30 – square Paul Arnaud (boulevard Rivoli)
Les Sables d’Olonne – 10h – Place de la Liberté

Le secrétariat académique

SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38

site : www.nantes.snes.edu
Page Facebook du SNES Nantes compte
                  Twitter du SNES Nantes
Ce message est envoyé aux adhérents (à jour et non à jour) du SNES ayant fourni leur adresse électronique.
Cette adresse ainsi que les données personnelles communiquées au SNES sont accessibles et modifiables en ligne avec le numéro d’adhérent et le mot de passe qui figurent sur la carte syndicale.

Poster un commentaire

Projection Retour à Forbach, débat Agir face aux idées d’extrême droite : pourquoi, comment ? 1er mai – 20h45 – Le Concorde

Une PROJECTION-DÉBAT du film de Régis Sauder RETOUR À FORBACH a lieu le lundi 1er mai à 20h45 au cinéma Le Concorde – 79, bd de l’Égalité – Nantes

Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville. Entre démons de l’extrémisme et déterminisme social, comment vivent ceux qui sont restés ? Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l’avenir où la peur semble plus forte que jamais…

Le débat sera animé par la Ligue des droits de l’Homme : Agir face aux idées d’extrême droite : pourquoi, comment ?

La Ligue des droits de l’Homme est partenaire du film-documentaire Retour à Forbach – France – Durée : 1h18 – Réalisation Régis Sauder – Production et distribution DOCKS 66

 

Poster un commentaire

Appel au 1er Mai, communiqué

Ensemble!44, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, appelle à participer aux quatre manifestations organisées dans le département par les unions départementales syndicales CGT, FSU, Solidaires : à Nantes, Place de la République à 10h, à Saint-Nazaire, Place de l’Amérique Latine à 10h, à Châteaubriant, devant l’union Locale CGT à 11h et à Ancenis, Jardin de L’Éperon à 10h.

Ensemble! 44 appelle à la mobilisation pour écraser l’extrême-droite et empêcher son arrivée au pouvoir : « Le 7 mai, on dégage Le Pen, dès le 8 mai, on s’occupe de Macron ».

Pour Ensemble!44, « utiliser le vote Macron pour faire barrage à Le Pen, ce n’est pas croire que Macron devient un allié, ce n’est pas une adhésion, c’est une nécessité vitale ».

Nantes, le 28 avril 2017.

Ensemble!44
http://www.ensemble44-fdg.org

Poster un commentaire

1er mai

Parce que le 1er mai est la fête du travail,

Mobilisons nous lundi en Loire Atlantique et en France
pour réaffirmer les valeurs de solidarité qu’il véhicule
et pour la République

COMMUNIQUE DE LA FSU DE LOIRE ATLANTIQUE

1er mai 2017

NON À L’EXTRÊME DROITE
NON À TOUTE RÉGRESSION SOCIALE

Pas une voix pour le front national !

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle indiquent que la représentante du Front national et un candidat incarnant des valeurs ultralibérales sont qualifiés pour le second tour.

La FSU, porteuse de valeurs de solidarité, de justice sociale, d’égalité et de paix veut affirmer en ce 1er mai la continuité de sa lutte contre des voies politiques qui aggravent le chômage et la précarité, fragilisent les services publics et la protection sociale, amenuisent l’égalité de toutes et tous face aux droits élémentaires, et renforcent les inégalités sociales.

Pour faire entendre notre refus d’une société de rejet et d’exclusion et faire avancer nos propositions alternatives pour une société plus juste et plus solidaire, la FSU de Loire Atlantique appelle à un 1er mai unitaire

A NANTES – PLACE DE LA REPUBLIQUE à 10 H : MEETING INTERSYNDICAL
CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, suivi d’un DEFILE CGT, FSU, SOLIDAIRES

A SAINT-NAZAIRE – PLACE DE L’AMERIQUE LATINE à 10 H

A CHATEAUBRIANT – DEVANT L’UNION LOCALE CGT à 11 H

A ANCENIS – JARDIN DE L’EPERON à 10 H

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

Poster un commentaire

appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires pour un 1er mai revendicatif.

Télécharger le tract.

En ce 1er mai 2017, situé dans un contexte d’entre deux tours de l’élection présidentielle,  les
Unions  Départementales  CGT,  Force-Ouvrière,  FSU  et  Solidaires  de  Loire-Atlantique
réaffirment leur attachement à l’action revendicative indépendante.
« Moderniser »  n’est  pas  détruire  le  « modèle »  social  français.  En  direction  de  tous  les
candidats  à  l’élection  présidentielle,  nous  réaffirmons  notre  attachement  à  tout  ce  qui  a  été
construit après-guerre en termes de services publics, garanties collectives et sécurité sociale.
Pour  abaisser  le  coût  du  travail,  le  MEDEF  exige  du  futur  Président  de  la  République  qu’il
poursuive l’œuvre de démolition de toutes ces conquêtes sociales, déjà appliquée depuis des
années par les gouvernements, qu’ils se revendiquent de « gauche ou de droite ».
Dans  la  continuité  de  leur  engagement  contre  la  loi  travail,  dont  elles  revendiquent  toujours
l’abrogation,  les  Unions  Départementales  CGT,  Force  Ouvrière,  FSU  et  Solidaires  de
Loire-Atlantique lancent un appel à l’action, à la résistance et à la reconquête des droits :
– résistance face à tous ceux, Medef et ses alliés en tête, qui voudraient tout voir
disparaître,
– résistance face à la volonté de certains de supprimer  des centaines de milliers de postes
de fonctionnaires,
– résistance face à ceux qui veulent détruire l’hôpital et privatiser tous nos services
publics,
– résistance face à ceux qui veulent remettre en cause le principe républicain d’égal accès
aux soins pour toutes et tous, principe qui récuse toutes formes de discriminations et de
ségrégations,
– résistance face à ceux qui veulent reculer l’âge de départ à la retraite et remettre en
cause notre régime par répartition en le remplaçant par un système à points qui remet en
cause l’élément essentiel qui est celui de la solidarité intergénérationnelle,
– résistance face à ceux qui ont décidé de faire disparaitre les régimes spéciaux et le code
des pensions civiles et militaires,
– résistance à l’égard de tous ceux qui ont détruit l’industrie en France, et veulent liquider
le code du travail et les conventions collectives.
Ce  1er  mai  sera  aussi  celui  du  combat  contre  le  pacte  de  responsabilité,  le  CICE  et  les
56 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC 40. 56 milliards pour une
minorité, le chômage et la précarité pour la majorité.
Les Unions Départementales CGT, Force Ouvrière, FSU et Solidaires de Loire-Atlantique
affirment  en  pleine  indépendance  face  aux  politiques,  leur  attachement  aux  valeurs  de  la
république, liberté, égalité, fraternité, laïcité. Elles rejettent le racisme et la xénophobie opposés
aux  principes  de  solidarité  internationale  des  salariés,  ouvriers  et  privés  d’emploi.  Les  droits
sociaux ne sont pas solubles dans l’intérêt général.
Sur ces bases, elles tiendront meeting à

  • Nantes à 10 h Place de la République
  • St Nazaire – Place de l’Amérique latine – 10h
  • Chateaubriant – devant l’UL CGT 1 rue de la gare – 11h
  • Ancenis – jardin de l’éperon – 10h

3 Commentaires

collectif mixité scolaire et sociale

Pour une véritable mixité scolaire et sociale dans les établissements du second degré en 44.

Vous aussi, vous êtes peut-être confronté-es au phénomène de plus en plus important de recul de la mixité scolaire et sociale, que ce soit en collège ou en lycée, et constatez comme nous que les inégalités se creusent non seulement à l’intérieur des établissements selon les filières et les options choisies mais aussi entre les établissements : contournement de la carte scolaire, explosion des effectifs en séries technologiques ou dans les EDE choisis par stratégie.

Nous cherchons à créer un collectif de travail autour de cette problématique pour construire un diagnostic commun, des revendications et une mobilisation communes.

Il ne s’agit pas de multiplier les réunions mais nous pensons dans un premier temps échanger avec celles et ceux d’entre vous qui seraient intéressé-es.

Pour cela et pour nous faire part de votre expérience à ce sujet, envoyez un message à snes44@nantes.snes.edu

Des collègues des lycées nantais Camus, Carcouët et Guist’hau
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

Poster un commentaire

Yves Dutercq – autonomie des établissements : l’efficacité à quelles conditions ?

L’autonomie des établissements peut-elle améliorer l’efficacité du système éducatif français , notamment réduire les inégalités ? Professeur à l’université de Nantes et codirecteur du CREN, Yves Dutercq décrypte pour le Café pédagogique les réformes françaises et étrangères. Pour lui, l’autonomie des établissements ne fonctionne au profit de tous que là où elle est « d’ordre collectif et pas seulement fondée sur celle de l’équipe de direction ».

Le thème de l’autonomie des établissements scolaires et des écoles a envahi la campagne électorale. On en attend plus d’efficacité pour le système éducatif et notamment la réduction des inégalités sociales dans le système éducatif. Au regard des évolutions récentes des systèmes éducatifs, la France avec son mode actuel de gestion bureaucratique de l’Ecole fait elle exception ?

 Le thème de l’autonomie des établissements d’enseignement n’est pas nouveau dans les projets de réforme des systèmes éducatifs, y compris dans le cas français, puisqu’il apparaît dans la suite des lois de décentralisation des années 1980 avec la création du statut d’établissement public local d’enseignement (EPLE) accordé aux collèges et lycées en 1983. Cette autonomie s’inscrit en effet dans un mouvement international qui prête au local des vertus que le central ou le national n’aurait pas, en termes à la fois de meilleur ajustement aux situations et de plus grande efficacité. La question se pose tout autant pour les écoles du primaire… même si les avancées institutionnelles ont été bien moindres pour des raisons de taille mais aussi de culture (cf. l’échec des EPEP et l’impossible réforme du statut des directeurs/trices d’école).

Depuis 35 ans donc, cet horizon de l’autonomie des établissements revient régulièrement dans le débat politico-scolaire français, avec à peu près toujours les mêmes arguments, comme si les mesures déjà prises ne suffisaient pas. Il est vrai que l’autonomie des établissements français reste réduite ou partielle et qu’elle ne fait consensus que parce qu’elle est précisément largement rhétorique. Il est vrai aussi que dans la tête des responsables du système, l’autonomie renvoie moins à la capacité de régulation et d’autorégulation qu’on voudrait voir se développer chez les acteurs locaux qu’à la recherche d’efficience, voire tout simplement d’économie.

Finalement assez peu de pays développent une pleine autonomie au niveau des établissements du secteur public, comme si on se méfiait d’une trop grande indépendance accordée aux personnels et c’est plutôt à un renforcement de la gestion et de l’administration de l’éducation à un niveau plus territorial comme celui du district, du secteur ou de la commune qu’on assiste. Mais il faut dire que c’est dans des pays où des autorités locales ont toujours eu un rôle moteur en matière d’éducation (Angleterre, Canada, Etats-Unis). La décentralisation prend un tout autre sens là où le développement de l’éducation scolaire est avant tout l’œuvre de l’Etat central, comme pour la France.

Par ailleurs la question se pose des domaines sur lesquels porterait l’autonomie des établissements : gestion du budget ? choix des enseignants ? programmes d’enseignement ?

L’autonomie est souvent associée à l’idée du leadership du chef d’établissement. Est-ce ainsi que sont gérés les établissements qui ont mis en place l’autonomie à l’étranger ?

En France en tout cas et, c’est bien l’ambiguïté, on a associé dès les premières mesures -celles portant précisément sur l’EPLE- accroissement de l’autonomie et renforcement du pouvoir des directions d’établissement, comme pour la contrôler ou se préserver d’éventuelles dérives. Ce n’est pas pour rien que le législateur est revenu sur une première mouture plus libérale de la loi de 1983 qui prévoyait de réduire le rôle du chef d’établissement représentant de l’Etat à celui de directeur et de confier la présidence du conseil d’administration à un membre élu, quel que soit son statut. Pourtant l’esprit des textes des années 1980 était plutôt de mobiliser les acteurs, en particulier enseignants et parents, de les faire participer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un projet et de les impliquer plus fortement dans le fonctionnement de l’établissement. Par la suite, la complexité grandissante des tâches à accomplir a rendu nécessaire leur prise en charge par un personnel ad hoc d’où le développement de la professionnalisation des chefs d’établissement qui s’est accompagnée d’une demande de reconnaissance de leur part.

Comme nous le montrons, Hélène Buisson Fenet et moi-même, dans un dossier de la revue Recherche et formation consacré aux cadres de l’éducation en Europe, le développement d’un leadership local assuré par un personnel de direction spécialisé est similaire dans la plupart des autres pays et s’est même accentué ces derniers temps. On trouve souvent aussi le cas de figure de la séparation des pouvoirs entre un chef d’établissement leader pédagogique, ex-enseignant/e, et un/e véritable directeur/trice aux pouvoirs managériaux (Angleterre).

Ce qui distingue peut-être la France, c’est la prise au sérieux du développement des compétences gestionnaires et organisationnelles des personnels de direction des établissements qui a conduit à mettre en place une formation spécifique. Parallèlement, les textes institutionnels mettent l’accent sur la nécessité de sa reconnaissance comme leader pédagogique, ce qui est plus délicat, sa seule formation en matière de pédagogie relevant de son passé d’enseignant, comme c’est encore le cas pour la grande majorité des chefs d’établissement français.

Il n’y a guère que les pays du Nord de l’Europe où on ait voulu étendre à l’ensemble des membres de la communauté éducative la possibilité de jouer un rôle fort dans le fonctionnement de l’établissement, sans privilégier l’équipe de direction. Mais d’une part c’est surtout dans les établissements primaires ou du début du secondaire qu’on retrouve ce type de fonctionnement, d’autre part les pays où on a voulu confier le rôle de leader à des non professionnels, par exemple par élection plutôt que par nomination par une autorité supérieure et avec un mandat limité en temps (Espagne, Portugal), on en est revenu par souci de meilleure efficacité et de compétence plus affirmée.

Dans le cadre de ce nouveau type de management que devient le rôle de l’Etat ?

Si on se place dans une perspective internationale, et malgré les résultats mitigés du « school-based management », la question ne se pose plus guère de l’autonomie des établissements : elle est actée presque partout, notamment par désengagement de la puissance centrale (pour des raisons budgétaires et idéologiques) mais aussi pour répondre à l’attente des usagers (qui ont le sentiment de pouvoir ainsi davantage faire valoir leur intérêt). En revanche, la demande des enseignants en la matière est très variable et souvent ambivalente.

A partir de là c’est plutôt le problème du mode de régulation de cette autonomie qui se pose et qui fait la différence d’un pays à l’autre : régulation par l’Etat (national ou régional, cela revient souvent au même) ou régulation par le marché ? En France, de façon très claire, on s’est toujours inscrit dans des formes de régulation assurées par l’Etat, y compris quand par exemple on a développé la désectorisation de l’affectation des élèves dans les collèges (carte scolaire) dans les années 2007-2010 et laissé croire à la possibilité du libre choix de l’établissement par les parents.

Si l’affectation contrainte pose d’évidents problèmes vu les différences entre établissements, le libre marché ne peut fonctionner correctement car, d’une part, il bénéficie avant tout aux familles les mieux informées (a priori celles des milieux favorisés socialement et culturellement) mais encore il se heurte à l’insoluble problème du surcroit de demandes pour les établissements les plus attractifs qui fait forcément des mécontents et renforce la différenciation entre établissements, ce que les sociologues appellent la ségrégation inter-établissements.

Les politiques de chèques éducation, qui permettent aux parents de choisir leur école et de lui affecter directement la somme allouée, ont toutes plus ou moins échoué, accentuant la ségrégation entre établissements et suscitant la ghettoïsation de certaines écoles (Angleterre, certains états des Etats-Unis). Mises en place dès les années 1960 dans certains pays, elles ont été reprises ici et là dans les décennies qui ont suivi sans qu’on ait paru tirer les leçons de l’expérience des pays qui les avaient déjà expérimentées. Le dernier exemple connu est celui de la Suède qui a opéré ce bouleversement au milieu des années 1990 avec d’importants dégâts en termes d’accentuation des inégalités dans un pays qui jusque-là en avait été précisément préservé bien mieux que d’autres.

En Grande-Bretagne le pouvoir de contrôle de l’Etat avait été renforcé sous Thatcher en matière de régulation des établissements, en même temps qu’on leur accordait une plus grande autonomie managériale (school-based management) : développement d’un programme d’enseignement national et de l’inspection des établissements. En Belgique, pays du libre choix des familles en matière d’école, on a instauré très récemment une sorte de carte scolaire et une régulation de l’affectation des élèves par l’administration publique.

En résumé, si on peut et doit inciter les établissements à prendre des initiatives et à développer leur autonomie pédagogique, il est des domaines où il ne peut y avoir que des marges d’autonomie si on veut que le système éducatif continue à fonctionner et à contribuer aux nécessités d’une société équitable. De ce point de vue, il revient à l’autorité publique (l’Etat en particulier) d’assurer au moins la régulation des flux, l’octroi et la répartition du financement, la certification des personnels et les objectifs curriculaires.

Que change ce nouveau type de management pour les enseignants ?

Le school-based management n’a pas été conçu pour répondre aux attentes des enseignants mais bien des usagers des systèmes éducatifs qui se plaignaient de leurs lourdeurs et dysfonctionnements. Dans le cas de la France, on a vu qu’il a été perçu également par les porte-parole des équipes de direction comme une opportunité pour accroître la légitimité et la reconnaissance des chefs d’établissement, même si au départ tous ne l’ont pas forcément réclamé, loin de là, de crainte justement de se voir investis de grosses responsabilités non accompagnées des moyens d’action afférents, mais aussi de se couper du corps des enseignants dont ils étaient issus.

L’intention de répondre aux attentes des usagers, à une époque de forte dénonciation de l’immobilisme ou des raideurs des enseignants, a conduit à accompagner les mesures de gestion basée sur l’autonomie des établissements de dispositifs d’accompagnement, de soutien mais aussi d’incitation ou de pression dont on n’a vu en France que de très timides exemples dont le principal est l’octroi d’un plein statut de supérieur hiérarchique aux chefs d’établissement, avec donc l’assise institutionnelle pour les « manager » et se transformer en DRH… ce qui ne suffit pas forcément ! Difficile de mobiliser les enseignants sans qu’ils y voient leur intérêt et sans qu’ils reconnaissent la légitimité pédagogique du chef d’établissement qui ne peut se construire qu’en actes.

Bien entendu d’autres systèmes éducatifs, qui pratiquent une pleine politique de responsabilisation des établissements et de leurs personnels, sont allés nettement plus loin en l’assortissant de récompenses ou, plus souvent, de sanctions (obligation de formation, mutation, renvoi, baisse de salaire…) mais le plus souvent ces mesures sont d’ordre collectif et non individuel (déplacement de l’équipe pédagogique, éviction d’un pourcentage fixé d’enseignants, fermeture de l’établissement…). C’est ce qui se passe ou ce qui s’est passé dans certains états des Etats-Unis, en général avec une gradation des sanctions selon la réaction des équipes d’établissements.

Enfin la double question qui se pose toujours à ce propos est celle de l’élaboration de profils de postes et des modalités d’affectation des enseignants dans les établissements. Dans certains pays, la direction de l’établissement en est principalement chargée, dans d’autres ce sont les autorités locales, plus souvent le profil est élaboré par les autorités locales et le choix définitif laissé aux directions. C’est en gros ce qui se passe dans les établissements de l’enseignement privé sous contrat en France et dans ce cas on peut facilement percevoir la relation de redevabilité à la direction que ce type de recrutement induit, pas forcément toujours très saine. Les chefs d’établissement du public ne sont qu’à moitié demandeurs du reste, il en va différemment en revanche d’un droit de regard sur le profil voire les candidatures. Bien davantage, c’est une fois un enseignant affecté sur un établissement qu’une Relation Humaine intelligente peut se manifester via des entretiens formalisés réguliers (une ou deux fois par an) comme les pratiquent certains chefs d’établissement en France.

Certains candidats évoquent un paiement au mérite des enseignants. cette politique a t elle été appliquée ? Avec quels résultats ?

Bien entendu, la politique de rétribution au mérite a été mise en pratique dans plusieurs pays, y compris dans le secteur public, comme on peut le voir dans certains états des Etats-Unis, du Canada ou du Brésil. Le problème est évidemment alors de la manière d’évaluer objectivement ce mérite. L’évaluation sur le long terme, sans doute bien plus probante vu la longueur des carrières des enseignants, est difficile à mettre en œuvre et dans la plupart des cas on a eu recours aux résultats des élèves à des tests standardisés pour mesurer le mérite de leurs enseignants. Les enseignants concentrent alors tous leurs efforts à la réussite des élèves à ces tests, au détriment de l’accumulation d’un capital de connaissances articulées et donc d’une véritable progression pédagogique à long terme. Par ailleurs ce sont les seules disciplines testées qui font l’objet d’un investissement de la part des élèves comme des enseignants. Le célèbre économiste libéral de l’éducation, Eric Hanushek, le reconnaît lui-même : l’incitation monétaire et la relation mécanique entre rémunération et performance ne sont pas très pertinentes (cf. sur ce point par exemple un article de 2009 de Françoise Larré, paru dans la Revue française de pédagogie, La mise en incitation des enseignants : solution théorique ou réponse pragmatique ?).

Cela signifie que la rémunération au mérite, si elle est mise en place, doit porter sur d’autres indicateurs et donc d’autres formes d’investissement des enseignants, notamment d’ordre plus collectif. Cela signifie plus encore que des incitations à la mobilisation d’un autre ordre que monétaire doivent être imaginées.

Globalement ces politiques ont elle amélioré l’efficacité de l’Ecole ?

Le cas de la Suède est exemplaire, je l’ai dit. Au tournant des années 1990, le nouveau gouvernement libéral y a décentralisé la gestion des établissements en direction des municipalités alors même que le système éducatif était à la fois homogène et bien classé dans les comparaisons internationales. De plus on y a instauré au niveau du secondaire le libre choix de l’école par les familles. Le bilan est négatif, de l’avis unanime des experts en raison des insuffisances de cohérence et de régulation de la politique éducative, en particulier les écarts de performance entre établissements se sont creusés.

En effet, quand on met en place un marché régulé par la loi de l’offre et de la demande, les établissements ont intérêt à améliorer leur image plutôt que les performances potentielles des élèves : ils cherchent à recruter d’emblée les élèves les plus performants et les plus conformes aux attentes scolaires et sociales traditionnelles et non à faire progresser le tout venant des élèves. Le choix des élèves par les établissements, au moins les plus attractifs, se substitue alors à celui de l’établissement par les parents ou les élèves. Il faut donc faire la part des choses entre l’autonomie des établissements dans un cadre législatif et institutionnel solide et la liberté des usagers de choisir sur un marché favorisant l’entre-soi et les regroupements affinitaires. Par ailleurs l’adaptation au contexte fait courir le risque du localisme et du communautarisme, comme on a pu le voir aux Etats-Unis dans le cas des charter schools.

Au regard des exemples étrangers, quelles réformes imaginer pour améliorer l’efficacité et l’égalité du système éducatif français ?

Les systèmes éducatifs qui fonctionnent le mieux sont ceux dont la réussite des élèves est la moins corrélée à leur origine sociale, ceux dont le niveau scolaire à la sortie mais aussi les voies possibles d’orientation des élèves ne sont pas le décalque des inégalités sociales. On constate que de ce point de vue les systèmes les plus performants sont ceux de pays où précisément les inégalités sociales sont les moins grandes, où la différence de revenus entre les plus pauvres et les plus riches est la plus contenue. C’est encore une fois le cas des pays du Nord de l’Europe : on a cité et on continue de citer en référence la Finlande et c’est notamment pour cette raison.

Ce sont des pays où on continue d’investir beaucoup dans l’éducation et spécialement dans la formation des enseignants, où aucune réforme n’est menée sans être fortement accompagnée, où la réussite éducative n’est pas rapportée aux seules performances scolaires des élèves, où enfin les enseignants bénéficient d’une forte reconnaissance et de la confiance sociale. A ce compte-là, oui ce sont des pays où aussi on a pu développer des formes d’autonomie des établissements mais d’ordre collectif et pas seulement fondée sur celle de l’équipe de direction.

Yves Dutercq

Professeur à l’université de Nantes et codirecteur du CREN (Centre de recherche en éducation de Nantes), auteur entre autres de Où va l’éducation entre public et privé (De Boeck, 2011), Les bons élèves (PUF, 2013, avec Carole Daverne) et Le leadership éducatif, entre défi et fiction (De Boeck, 2015, avec Moncia Gather Thurer et Guy Pelletier).

A voir aussi :

Meirieu : Autonomie, de quoi parle-t-on ?

Quelle autonomie pour les établissements

L’autonomie démocratique des établissements

L’autonomie pour quoi faire ?

L’échec de la réforme suédoise

Dutercq : Où va l’éducation entre public et privé

Pilotage par les résultats : « Les affres du pseudolibéralisme »

Lire aussi : Maulini et Progin  Des établissements scolaires autonomes ? Entre inventivité des acteurs et éclatement du système  Paris : ESF.

Poster un commentaire

Jeudi 30 mars, mobilisation des retraité-es

A l’appel des sept syndicats et associations, USR-CGT, UCR-FO, CFE-CGC, CFTC retraités, FSU retraité-es, Solidaires retraité-es et FGR-FP, deux rassemblements des retraité-es sont organisés en Loire-Atlantique jeudi prochain 30 mars :

  • A Saint-Nazaire, 10h30, Place Pierre Sémard (Gare SNCF-Bus)
  • A Nantes, 14h30, devant la Préfecture

 Télécharger l’appel.

Poster un commentaire

T’UPPERCUT TV : revenu de base et salaire à vie

T’UPPERKUT’TV : revenu de base & salaire à vie

Qu’est-ce que Benoît Hamon et Christine Boutin ont-ils en commun ??? Ils défendent tous les deux le revenu de base ! La TV de l’UPPERCUT, sans micro et sans cravate, invite à un tour d’horizon de l’actualité sans chichi. Nos intrépides journalistes se sont penchés sur cette question du revenu universel, de base, garanti pour vous aider à mieux comprendre de quoi il s’agit exactement ? La solution à la fin annoncée du travail ? Les robots attaquent ! Un filet de sécurité pour enfin se lancer dans la vie ? La libération de l’emploi ! Vive le travail !!! Venez parler du travail, du revenu de base et du salaire à vie !

Vendredi 31 Mars à partir de 20h30 au bar de l’amicale laïque, 45 rue Violin à la Montagne (44). Une soirée ludique et émancipatrice, et bien sûr le bar sera ouvert !!

Un rendez-vous UPPERCUT !!

L’UPPERCUT, l’Université Populaire et Politique Encourageant les Résistances Créatrices d’UTopies est un lieu de rendez-vous, ouvert à tous et toutes, pour échanger, réfléchir, rêver, expérimenter. Créée en octobre 2014, elle est animée par une vingtaine de personnes, bénévoles, convaincues que dans chaque lieu des collectifs doivent porter des projets de transformation sociale. Elle est hébergée par l’Amicale Laïque de La Montagne, association d’Éducation populaire.

Poster un commentaire

Trois syndicats appellent à la grève pour l’égalité femmes hommes

La Fsu, la Cgt et Solidaires appellent à faire grève le 8 mars pour assurer l’égalité réelle entre femmes et hommes. Des manifestations sont annoncées dans une trentaine de villes.  » En France, les femmes sont toujours payées 26% de moins que les hommes et arrêtent chaque jour d’être payées à 15h40. Nous refusons de continuer à travailler gratuitement, d’être enfermées dans les temps partiels, de ne pas avoir de perspective de carrière ou d’être confrontées à des violences sexistes et sexuelles. »

 

Le site 8 mars 15h40

Poster un commentaire

« La marche de Bernard Friot » sur Alternantes

Nous accompagnons dans la rue Bernard Friot, sociologue, économiste , auteur d’ « Emanciper le travail », livre paru aux éditions La dispute. Bernard Friot est l’initiateur de Réseau salariat. Il a théorisé le salaire à vie…
Une émission de Michel Sourget

http://www.reseau-salariat.info/?lang=fr

Poster un commentaire

FemmesS en résistanceS : soirée Germaine Tillion

Dans la continuité de la quinzaine politique organisée en décembre 2016 « l’émancipation est un sport de combat », l’UPPERCUT remet le couvert et vous invite avec l’association Gemaine Tillion à une soirée, sur le thème de : « FemmeS en RésistanceS ». Cette soirée sera consacrée à la vie de Germaine Tillion (1907-2008), « une femme qui a su traverser le mal sans se prendre pour l’incarnation du bien » (Tzvetan Todorof).

Projection du film documentaire « Les images oubliées de Germaine Tillion » en présence du réalisateur François Gauducheau, suivie d’un échange avec Augustin Barbara, sociologue et membre de l’association Germaine Tillion. François Gauducheau et Samira Houari seront également présent-es pour parler de leur prochain film sur cette femme d’exception.

Vendredi 10 mars 2017 à 20h30 à la salle du Lapin Vert à l’Amicale Laïque de la Montagne au 45 Rue Violin, La Montagne. Entrée libre, réservation conseillée au 06 66 38 47 97.

Espérant vous y croiser,

Salutations militantes,

L’équipe de l’UPPERCUT

upp_germaine_tillion_fly

Poster un commentaire

MANIFESTATION d’opposition à la venue de la candidate du FN à l’élection présidentielle à Nantes.

Appel du Collectif unitaire contre l’extrême-droite et ses idées : télécharger le tract.

Appel de l’UD CGT : télécharger le tract.

 

Poster un commentaire

Le Lundi 6 mars à 20H00, à la Gare de l’Etat, Maison des Syndicats à Nantes : conférence gesticulée sur le sexisme

Pour une soir�e antisexiste et amusante. Télécharger le flyer.

1 2

Poster un commentaire

Invitation à L’Huma café – Marx toujours actuel – B. Friot

Nous avons le plaisir de vous inviter au 107ème Huma café® citoyen , le VENDREDI  10 FEVRIER de 18 H à 20H au Lieu Unique NANTES

Le livre majeur de Karl MARX, Le Capital, a été publié il y a 150 ans cette année et avant que les médias dominants, les télés, les radios s’emparent du sujet et en fassent la promotion matin, midi et soir, cette rencontre-débat avec le jeune (et turbulent) philosophe et économiste  Guillaume FONDU, traducteur de Marx nous permettra, non de commémorer, mais de comprendre l’actualité de Marx et l’intérêt qu’il y a à le lire aujourd’hui  pour comprendre le monde qui nous entoure et agir pour le transformer.

 

 

Nous partageons également avec vous une bonne nouvelle: Bernard FRIOT qui n’a pu participer le 20 janvier à L’Huma café® sera présent le 7 AVRIL pour débattre avec vous de la question Revenu universel ou salaire à vie ?

 

Corinne GRENOUILLET, spécialiste des écritures du travail  et de la langue du management interviendra le SAMEDI 25 MARS à 20 h 30 dans le cadre des Rencontres de Sophie.

 

Au plaisir de vous rencontrer,

L’équipe de L’Huma café® de Nantes et Loire-Atlantique

 

PS 1: L’équipe de Merci patron ! revient avec le film La cigale, le corbeau et les poulets, programmé au Concorde (Nantes) dès cette semaine.

L’Humanité en est partenaire. Le réalisateur Olivier AZAM sera présent le 2 février, à 20 h 45. Séance suivie d’un débat.

PS 2: Regardez sur le site humanite.fr la vidéo, sous-titrée en français, de l’intervention d’Angela Davis  à la manif contre TRUMP à New York.

Poster un commentaire

Women’s march sur Nantes

APPEL POUR LA WOMEN’S MARCH SUR NANTES

A l’appel de Planning Familial 44 – Solidarité FEMMES 44 – Ensemble 44 – Ciné Femmes – Osez le féminisme 44 – SOS Homophobie – Centre LGBT – Espace Simone de Beauvoir – Association les Filles – UD CGT 44 – FSU 44

Le samedi 21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington.

Nous, féministes français.es, ne pouvons rester indifférent.e.s alors que le nouveau président de la première puissance mondiale s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne.

Ces idées, certain.es les appliquent en Europe où tous les droits des femmes ne sont pas encore acquis, et ceux acquis peu respectés. Elles traversent aussi les programmes électoraux de certain.es candidat.es à la présidentielle française, porteurs de graves régressions.

Devant ces dangereux signaux envoyés à toutes les femmes et hommes de progrès du monde, nous témoignerons notre solidarité avec la « Women’smarch » des américaines en organisant, comme dans toutes les villes en France, des rassemblements similaires en solidarité avec la « Women’s march »

A Nantes, samedi 21 janvier 2017, nous nous rassemblerons, à 15 h Place des Volontaires de la Défense Passive, pour marcher jusqu’à la Place du Bouffay renommée « Angela Davis » pour cette occasion.

Poster un commentaire

Communiqué de presse intersyndical CFTC – CGT – FSU – Solidaires – UNEF

Un site identitaire, reprenant l’appellation Breizh info d’un hebdomadaire désormais disparu, est à l’origine d’une demande de location de salle à la Maison des Syndicats de Nantes pour y tenir  un  meeting  avec  comme  support  les  thèses  hostiles  à  l’immigration  portées traditionnellement par l’extrême droite. Plus globalement cette initiative vise à relancer la mouvance estudiantine et des formes de pensée et d’action ultranationalistes.

La tenue prochaine de cette soirée à la Maison des syndicats de Nantes est une provocation pour  le  syndicalisme  de  progrès  social  que  nous  voulons  représenter.  Notre  action  au quotidien vise à lutter contre les formes spécifiques d’exploitation dont sont victimes des personnes  qui  fuient  la  guerre,  les  dictatures,  les  misères  et  désormais  les  catastrophes climatiques. Ces exils ne se font pas par plaisir ou par calcul opportunistes. Le sort des migrants mérite  bien  autre  chose  que  de  la  défiance  ou  du  rejet,  qu’ils  soient  de  passage  ou  plus durablement voués à être installés, qu’ils soient mineurs ou adultes isolés, ou en famille.

En toute indépendance politique, nos syndicats luttent quotidiennement pour le respect de la personne et des droits, contre les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes et que des propos et thèses identitaires ne cessent d’alimenter et d’attiser.

Dans notre département, toute l’histoire du mouvement ouvrier, salarié, étudiant, y compris paysan, est marquée par des solidarités actives et lucides sachant accueillir et porter notre devise républicaine « liberté, égalité, fraternité », sachant aussi faire valoir les droits humains.

La mairie de Nantes, comme la préfecture, doivent mesurer qu’il n’est pas possible de tenir une soirée identitaire au cœur de la Maison des syndicats. Nous menons le débat public des idées,  et  parfois  à  l’interne  de  nos  organisations,  pour  déjouer  les  raccourcis  de  pensées extrémistes. Mais là ce n’est pas de débat dont il s’agit au vu du contenu du livre support de la soirée, mais d’un brûlot voulu alors que la campagne électorale est dans les faits lancée. La préservation de l’ordre public suppose aussi, surtout dans notre ville, qu’on envisage plus largement la nécessité d’éviter de telles provocations extrémistes.

Nantes, le 17 janvier 2017

Poster un commentaire

La campagne choc d’une asso nantaise contre le harcèlement scolaire.

Excellente idée ! Idée vraiment amusante et originale, faudrait-il le faire en vrai ??!

https://nantesoriginalnews.blogspot.fr/2017/01/la-campagne-choc-dune-asso-nantaise.html


On a vu apparaitre dans la ville des affiches chocs contre le harcèlement scolaire. l’initiative vient d’une association nantaise : la ACHE (Association contre le Harcèlement à l’Ecole).

Elle a utilisé l’idée simple qu’une victime, peut, un jour devenir à son tour bourreau. On retrouve ainsi, avec le portrait de Marine Lepen, la phrase : « A force de tirer les cheveux de la petite blonde du premier rang, un jour elle voudra se venger ». Pour Emmanuel Macron, c’est le martyre du premier de la classe ; pour Nicolas Sarkozy, le petit bousculé ; et pour Jean-Luc Mélenchon, le bouc émissaire.

Une campagne qui déplait au plus haut niveau, mais qui a l’avantage d’être efficace!

3 Commentaires