Archives de la catégorie Infos locales

communiqué Jardin des Ronces

Groupes d’action Nantes Doulon et Bottière  Chênaie

Communiqué de Presse  le 3 décembre 2017

Les Insoumis se frottent avec délice au Jardin des Ronces !

Les militant-e-s locaux de la France Insoumise était présents samedi après-midi, Place du Vieux Doulon à Nantes, au rassemblement organisé par le collectif du Jardin des Ronces .

Nous avons écouté avec intérêt ce collectif autogestionnaire expliquer vouloir défendre l’identité historique du quartier. Installé sur un lopin de terre en friches, ses jardinier-e-s en ont fait un lieu d’expérimentations écologiques et démocratiques : du jardinage bio, de la convivialité et un accueil ouvert à tous publics.

Aujourd’hui le collectif du Jardin des Ronces voit ses actions mises en péril par le projet urbanistique Doulon Gohards , pourtant présenté aussi par la mairie comme vert et bien dimensionné.  Il lui reproche une métropolisation à marche forcée après une concertation biaisée.

Les militant-e-s du Jardin des Ronces refusent que le commencement des travaux de la ZAC se traduise par la destruction du jardin.

Les groupes d’action Doulon et Bottière Chênaie de France Insoumise considèrent au contraire avec intérêt une expérimentation qui va dans le sens de la réappropriation de la ville par ses habitants et qui, par une autogestion citoyenne dans une logique écologique et sociale,  ouvre le débat sur la question des communs.

N’est-il pas temps de proposer des alternatives qui permettent d’autogérer certains espaces ou activités du quotidien, en rupture avec un système économique qui trop souvent broie les initiatives dans l’intérêt univoque d’une minorité ?

Les groupes d’action Doulon et Bottière Chênaie de La France Insoumise affirment leur soutien au collectif des jardinier-e-s du Jardin des Ronces et demandent à la Présidente de Nantes Métropole de s’engager à ce que les travaux de la ZAD des Grohards n’impactent pas le Jardin des Ronces.

Contacts :

GA Bottière Chênaie et GA Doulon  : 

Gilles Dagorne 06 71 67 45 56,

Céline Declercq 06 32 02 28 38

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La grosse semaine de L’UPPERCUT

Après un lancement (réussi) samedi soir avec la projection de la Sociale, c’est avec plaisir que nous entrons dans la grosse semaine de L’UPPERCUT… Mardi, samedi, pas moins de 6 rendez-vous nous attendent dans notre antre de l’amicale laïque. L’occasion de décrypter, gesticuler, chanter, lire, écouter, raconter, manger, boire… si ça n’est pas un menu complet ! Nous espérons vivement vous y croiser…

Arpentage : Vaincre Macron, un livre de Bernard Friot

L’arpentage est une technique d’animation qui invite à la lecture collective d’un ouvrage en mettant en commun connaissances, idées et intuitions des participants. Pour cette soirée, nous arpenterons le dernier livre de Bernard Friot : « Vaincre Macron ». Cet ouvrage, en revenant sur 70 ans de rapports de force entre capital et travail, nous invite à nous réapproprier notre histoire populaire et à ne jamais abandonner la lutte. Mardi 5 décembre à 20h30 au Bar de l’Amicale Laïque, 45 Rue Violin à la Montagne.

La grosse journée : c’est samedi toute la journée !!

14H30 : Atelier de décryptage d’un bulletin de paye. CSG, FNGS, CRDS, brut soumis, net imposable… C’est du martien ? Venez, on en parle ! Bienvenu-e-s avec ou sans vos fiches de paie !

16H30 : La Bibliothèque humaine. Ouverture d’une bibliothèque éphémère bien particulière ! La formule est simple : vous entrez dans un lieu qui ressemble à une bibliothèque et découvrez une dizaine d’ouvrages inconnus mis à votre disposition. Ce livre est une personne ! Faite de chair et d’os, elle vous parle, vous raconte, vous embarque dans un récit autobiographique d’une dizaine de minutes autour de la question du travail.

18H : Concert de la Brigade d’intervention Vokale. Neuf chanteuses nantaises revisitent a cappella, en polyphonie et canon, le répertoire des chansons populaires et contestataires d’Europe. Qu’elle nous émeuve ou nous fasse danser, la BIV nous touche au cœur et nous rappelle la force collective du chant de haute voix. La voix de celle et ceux qui se battent pour un avenir meilleur !

19H30 : A la soupe ! Pour cette fois, on se la sert ! On en fera même des tartines que nous dégusterons ensemble.

20H30 : Rurals 2 : le retour des communs – Conférence gesticulée d’Hervé Chaplais. Dans sa nouvelle conférence gesticulée, Hervé Chaplais nous plonge dans ce qui s’annonce être une alternative à l’État et au Marché : les « communs » qui, après la chute tant criée du Communisme, font un retour remarqué sur le scène économique, politique et médiatique dans le sillon de « l’open source collaboratif 2.0 ». Mais, les « communs » ne sont-ils pas eux aussi traversés par la lutte des classes ? Comment dès lors faire commun ? Vraiment commun ?

Samedi 9 décembre à partir de 14h – salle du Lapin Vert, Foyer de L’amicale Laïque, 45 Rue Violin à la Montagne. Bar et restauration sur place.

A très bientôt !

L’équipe de L’UPPERCUT

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La sociale c’est samedi à La Montagne

LA SOCIALE, UN FILM DOCUMENTAIRE RÉALISÉ PAR GILLES PERRET

L’Uppercut profite de la projection du documentaire « La Sociale » organisée par l’A2LM, fédération des Amicales laïques de La Montagne, Brains et Le Pellerin, dans le cadre du festival Cinethik pour lancer sa nouvelle quinzaine : « TOUT DOIT DISPARAÎTRE ! ». En racontant l’étonnante histoire de la Sécu, La Sociale rend justice à ses héros oubliés, mais aussi à une utopie toujours en marche, et dont bénéficient 66 millions de Français…

La bande annonce disponible ici :

https://www.youtube.com/watch?v=1ykrnRM3Vww

SAMEDI 2 DÉCEMBRE À 20H30 / SALLE DU LAPIN VERT, FOYER DE L’AMICALE LAÏQUE,

45 RUE VIOLIN À LA MONTAGNE.

A très bientôt ! L’équipe de L’UPPERCUT

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Avant-première du nouveau film « L’insoumis » au Concorde le 1er décembre

Cher-e-s ami-e-s

Vous m’aviez laissé votre adresse mail lors de mon dernier passage au cinéma le Concorde à Nantes.
Je vous invite à venir voir en avant-première et en ma présence mon dernier film intitulé « L’Insoumis »(toujours au fameux Concorde).
Ce sera le vendredi 1er décembre et il y aura 2 séances: une à 18h et l’autre à 20h30.
Il s’agit d’un film sur JL Mélenchon tourné dans l’intimité de la campagne. Je sais que le personnage ne fait pas l’unanimité mais c’est un personnage justement. Le film le montre tel qu’il est. A vous de juger, il n’y a pas de commentaire…
Ce film montre aussi comment on installe ou non une personne à la tête de l’état. Le rôle des médias, etc.
La sortie nationale est prévue pour le 21 février.
Plus d’infos sur ma page Facebook : https://www.facebook.com/GillesPerret68/
Et la page Facebook du film : https://www.facebook.com/filmlinsoumis/
En espérant vous voir le 1er décembre.
Amicalement.
Gilles Perret

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LA SOCIALE

 

Nous avons le plaisir de vous inviter aux projections-débats du documentaire « La Sociale » sur les origines de la Sécurité Sociale française le 05.12.2017 à SAINT-HERBLAIN ainsi que le 09.12.2017 à SAINT-NAZAIRE. L’occasion d’une réflexion collective sur les mutations de notre protection sociale et sur son avenir.

Le débat du 09.12.2017 aura lieu avec la participation d’Antonin PERROCHEAU, docteur en Sciences Economiques, ansien cadre de la CAisse Nationale d’Assuracne Maladie et maître de conférences associé de l’Université de Nantes.

Merci de confirmer votre présence par mail au plus tard le 30 novembre 2017 (entrée gratuite – nombre de places limité) :

pour SAINT-HERBLAIN : lesjoursmgennantes@mgen.fr

pour SAINT-NAZAIRE : lesjoursmgensaintnazaire@mgen.fr

Bien cordialement.

 

Dominique DROUET

Présidente

Isabelle BOUYER

Directrice

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Invitation Conférence-débat Mineurs Isolés Etrangers 23 novembre 20h salle Bretagne – Nantes

Conférence-débat

 » Mineurs isolés étrangers : quels droits, quelles solidarités ? « 

avec la participation de Françoise DUMONT, présidente d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme et un-e des animateur-ices de la campagne nationale  » Justice pour les jeunes isolés étrangers – Ju.Jies «  initiée par de nombreuses organisations.

Conférence-débat, organisée par la section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme dans le cadre du Festival des Solidarités à Nantes à l’initiative de la Maison des Citoyens du Monde.

Jeudi 23 novembre – 20 h – salle Bretagne

23 rue Villebois Mareuil – Nantes – tram 3 arrêt Poitou

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Contre les violences faites aux femmes, ACTION CHAUSSURES ROUGES, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Le 25 novembre correspond à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Historiquement, les militantes-ts en faveur des droits des femmes ont choisi dès 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l’État, Rafael Trujillo (1930-1961).
Le spectre de la diversité des violences perpétrées à l’encontre des filles et des femmes est large. Les violences concernent de très nombreuses femmes à l’échelle planétaire, et ont lieu aussi bien dans l’espace privé que public. La répercussion des violences se situe tant à des niveaux physiques que psychologiques pour les victimes. Ces violences sont subies par des femmes qu’elles soient mineures ou majeures et concernent tous les milieux sociaux.

En local, les associations qui luttent contre les violences faites aux femmes tentent d’apporter des réponses diversifiées et ciblées aux femmes concernées. Aucune violence n’est considérée comme banale. Chacune et chacun d’entre nous sommes concernées-és par cet engagement féministe et les hommes ont toute leur place dans cette nécessaire mobilisation, pour que cesse l’intolérable.

Rassemblement le samedi 25 novembre à 10h00 devant le palais de justice

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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Prochaine quinzaine de l’UPPERCUT

C’est avec plaisir que nous vous transmettons le programme de la prochaine quinzaine de l’UPPERCUT. Tout doit disparaître !!! ça commence le samedi 2 décembre et espérons vivement vous compter parmi les nôtres… Présentation :

Nouvelle quinzaine de l’UPPERCUT en cette fin d’année 2017, année de l’élection d’un président prêt à tout pour détruire un à un tous les conquis sociaux arrachés par la classe ouvrière et ses alliés depuis un siècle. Le projet de Macron ? Transformer toutes nos relations en marchandises… Notre désir ? Faire monter l’esprit de résistance…

Avec nos amicales salutations,

L’équipe de l’UPPERCUT

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Contre les violences faites aux femmes, ACTION CHAUSSURES ROUGES, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Le 25 novembre correspond à la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Historiquement, les militantes-ts en faveur des droits des femmes ont choisi dès 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l’État, Rafael Trujillo (1930-1961).
Le spectre de la diversité des violences perpétrées à l’encontre des filles et des femmes est large. Les violences concernent de très nombreuses femmes à l’échelle planétaire, et ont lieu aussi bien dans l’espace privé que public. La répercussion des violences se situe tant à des niveaux physiques que psychologiques pour les victimes. Ces violences sont subies par des femmes qu’elles soient mineures ou majeures et concernent tous les milieux sociaux.

En local, les associations qui luttent contre les violences faites aux femmes tentent d’apporter des réponses diversifiées et ciblées aux femmes concernées. Aucune violence n’est considérée comme banale. Chacune et chacun d’entre nous sommes concernées-és par cet engagement féministe et les hommes ont toute leur place dans cette nécessaire mobilisation, pour que cesse l’intolérable.

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journée internationale contre les violences faites aux femmes

Une action, appelée entre autre par la FSU 44, est organisée le 25 novembre devant le tribunal de Nantes à 10h, dans le cadre de la journée internationale contre les violences faites aux femmes.

Le tract est en pièce jointe :

Flyer chaussures rouges recto DOC

Flyer chaussures rouges verso DOC

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Manifestation et grève du 16 novembre

La CA Académique du SNES-FSU se félicite que l’appel à une journée d’action interprofessionnelle le 16 novembre, auquel s’est associée la FSU, intègre des revendications portant sur les salaires, le pouvoir d’achat et les services publics. Elle appelle à préparer cette journée d’action dans les établissements pour faire de la participation à la grève et aux manifestations une nouvelle étape de la mobilisation pour les salaires, l’emploi public, en lien avec les revendications de l’intersyndicale.

LES UD CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU et UNEF DE LOIRE-ATLANTIQUE APPELLENT A LA GREVE
ET A MANIFESTER LE JEUDI 16 NOVEMBRE 2017

A NANTES, A 10h, PLACE DU COMMERCE

A ST NAZAIRE, A 10h, PLACE DE L’AMERIQUE LATINE

A CHATEAUBRIANT, A 11h, MAIRIE

Bien cordialement,

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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Communiqué de presse – 16 novembre 2017

Ci-dessous le communiqué commun des UD CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF de Loire-Atlantique appelant à la grève interprofessionnelle et à manifester contre les réformes anti sociales de Macron le jeudi 16 novembre à Nantes, Saint Nazaire et Chateaubriant.

A cette occasion, nous vous invitons à une conférence de presse le lundi 13 novembre à 11h30 dans les locaux de la FSU.

Catherine Tuchais, FSU
Pour l’intersyndicale 44

Télécharger le communiqué de presse.

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Table ronde 18 novembre à Angers – Les coopératives

Ci-dessous une invitation à une table ronde qui se tiendra dans les locaux de la Sadel à Angers le samedi 18 novembre après midi.

A noter : un des trois intervenants est Benoît Borrits, qui a écrit entre autres Coopératives contre Capitalisme, où il reprend à son compte l’idée de Réseau Salariat d’une caisse d’investissement pour les entreprises coopératives, un commencement de révolution salariale… c’est pourquoi Réseau Salariat (Angers) s’est associé à l’organisation de cette manifestation.

Au plaisir de vous y (re-)voir !

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Toujours pas de cours de français au collège de Moutiers-les-Maufaits

Mais non la crise des sociétés libérales n’a rien à voir avec les crises de recrutement des métiers aux services des autres, quel que soit le pays…

Les élèves de 4ème du collège C Riou de Moutiers-les-Maufaits (85) n’auront toujours pas de cours de français. Depuis la rentrée, ils n’ont pas eu une seule heure de cours dans cette discipline fondamentale, annonce France Bleu. A cette rentrée rien ne change. Le rectorat a juste trouvé un temps partiel d’allemand autre matière dont sont privés les élèves de ce petit bourg à quelques kilomètres des plages vendéennes.

 

Sur France Bleu

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Communiqué de presse du Collectif nantais Romeurope

A la veille de la trêve hivernale, la préfecture s’affole !

La loi égalité et citoyenneté du 27 janvier 2017 prévoit que dorénavant, toutes les dispositions relatives aux expulsions (locatives, de squats) : délais pour quitter les lieux, trêve hivernale, s’appliquent à tous les lieux habités, dont les caravanes, baraques,tentes…

A la veille de la trêve hivernale, la préfecture évacue les bidonvilles de familles roumaines migrantes, sans solutions de relogement : 50 familles à Bouguenais, 12 familles à Carquefou, 30 familles à Orvault. Les familles évacuées hier de Bouguenais n’ont pas encore trouvé où se poser, les familles évacuées hier de Carquefou se sont installées sur un terrain qui a été immédiatement entouré de buttes de terre (quid du passage des secours si besoin ?), les familles en cours d’évacuation à Orvault ne savent pas où aller. Ce sont environ 250 personnes dont des enfants en bas âge, des femmes enceintes, des personnes malades qui sont jetées sur les routes de la Métropole. Ce sont des parcours d’insertion, de santé, de scolarisation qui sont mis à mal.

Le collectif Romeurope de l’agglomération nantaise dénonce le coût humain et financier des expulsions sans préparation et sans solution de relogement, particulièrement au moment où la Métropole et l’Etat mettent en place une MOUS (Maitrise d’œuvre Urbaine et Sociale) dans le but de résoudre la question des bidonvilles.

Contacts : Annie Richard, François Levent

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Des écoles alternatives pour les jeunes exilés refusés par l’Education nationale

par Marie Bertin (Les autres possibles)

En Loire-Atlantique, plus de mille jeunes exilés sont arrivés, seuls, à Nantes ou à Saint-Nazaire depuis le mois de janvier. Près de la moitié d’entre-eux ont été pris en charge par le Département, qui en a l’obligation. Mais pour ceux dont la minorité n’a pas été reconnue, retrouver le chemin de l’école relève du parcours du combattant. A Nantes, plusieurs collectifs de citoyens s’organisent pour monter des écoles « alternatives ».

Cet article a initialement été publié dans le journal des Autres possibles (voir sa présentation en dessous de l’article).

« Le 14 juillet, c’est le jour de votre indépendance, c’est bien ça ? », interroge un jeune exilé, venu participer à la session hebdomadaire de l’école « Hors les murs ». Ce jour-là, dans les locaux du studio 11/15, sur l’île de Nantes, après une première heure plutôt studieuse consacrée aux conjonctions de coordination, les huit jeunes présents étudient le texte d’une chanson de Georges Brassens, La Mauvaise réputation. Les quatre bénévoles – Anaïs, Mattéa, Alice et Guillaume – cherchent les mots pour expliquer les différences entre la Révolution française et les indépendances africaines post-colonisation…

L’école Hors les murs s’est montée en avril 2017, dans l’urgence. Le nombre de jeunes exilés isolés, se revendiquant mineurs, grimpe alors en flèche à Nantes. Arrivant majoritairement d’Afrique de l’ouest ou centrale (Mali, Cameroun, Guinée Conakry…), mais aussi du Bangladesh ou d’Afghanistan, la moitié d’entre eux sont déboutés car considérés comme majeurs. Reste alors le recours, et en attendant, la rue, sans aucun accès à une scolarité.

Basée sur les principes de l’éducation populaire, Hors les Murs les reçoit une à deux fois par semaine et leur propose des cours de mathématiques, de français et de culture générale. Elle s’adresse plutôt aux jeunes qui veulent consolider leur niveau dans le but d’intégrer le système scolaire français et compte soixante-dix élèves actuellement.

Une projet monté à la demande des jeunes exilés

L’école Hors les murs n’est pas la seule. Avant elle, au moins deux autres « écoles alternatives » se sont montées sur Nantes. L’École Pop’, basée au lieu autogéré B17, accueille les jeunes tous les après-midi et fonctionne sur l’échange de savoirs entre participants. L’école d’alphabétisation, dédiée aux non francophones, ouvre tous les matins aux Dervallières.

Frank participe pour la quatrième fois à un cours. Camerounais, cela fait un an et demi qu’il est arrivé à Nantes. Il désespère d’être reconnu mineur. « J’ai arrêté d’attendre, pour ne pas mourir de l’intérieur. Je n’irai peut-être jamais à l’école en France. Mais maintenant, je m’en fiche. Je fais pas mal de sport pour ne pas trop m’ennuyer, du foot surtout. Je viens un peu à l’école Hors les murs. Je cherche un moyen de gagner de l’argent, pour essayer de m’en sortir. »

Ces écoles tournent à la force de leurs bénévoles, avec des fournitures qu’elles récupèrent comme elles peuvent. Hors les murs fait en réalité classe dans les murs des autres – le studio 11/15, un espace de la Ville dédié aux adolescents, et le lycée Guist’hau. Julien Long, ancien prof de français et d’histoire-géo aujourd’hui en thèse en sociologie sur les mobilisations autour des étrangers, a largement contribué à monter l’école. « Je ne m’attends pas à ce que cette école change tout, mais c’est une pierre ajoutée à l’édifice… Je n’aurais jamais pensé me battre pour que des jeunes rejoignent une école « classique », mais le projet a démarré à leur demande. On ne lutte pas pour eux, on lutte avec eux. »

« Les pratiques locales discriminatoires du Rectorat de Nantes »

Hors les murs a été créée par l’association AJS (Action jeunesse scolarisation), qui se bat parallèlement pour trouver des places aux jeunes dans les établissements scolaires. « On a pu scolariser 52 jeunes pour la rentrée de septembre 2017, uniquement dans le privé. » Insuffisant pour les militants, mais déjà un véritable tour de force étant donné la situation des élèves : sans papier, sans argent, sans parent.

D’après Julien Long, en théorie, tous les lycées peuvent accueillir des jeunes ayant déposé des recours, mais dans les faits cela est devenu quasiment impossible dans le public : « Le recteur d’académie a donné des consignes. Il ne veut pas aller à l’encontre du Conseil départemental. » La situation n’aurait pas changé pour la rentrée 2017. En conséquence, le 31 août dernier, le nouveau collectif MRS (Mineur-e-s Rejeté-e-s Solidaires) et AJS organisaient un rassemblement pour dénoncer « les pratiques locales discriminatoires du Rectorat de Nantes » [1].

Les lycées privés s’ouvrent

Travailler à scolariser, malgré tout, les jeunes déboutés, c’est aussi ce à quoi s’emploie RESF Nantes (Réseau éducation sans frontière). Pour cela, Bahija Kourisna, vice-présidente de l’asso et professeure de français dans un lycée public, se tourne elle aussi vers le privé. « Finalement dans le privé, il y a peut-être une culture plus marquée de la main tendue. » Il y a aussi des frais d’inscriptions conséquents… à la charge des familles. Dans le cas des jeunes isolés, ce sont les collectifs et les associations qui paient la note. « Nous travaillons avec le lycée Saint-Félix, où la scolarisation coûte 800 € par jeune et par an, mais ce coût diminue si on en inscrit plusieurs. » En 2016-2017, finalement, RESF Nantes a réglé environ 2000 euros pour cinq jeunes scolarisés. « On récolte des dons en ligne, on organise un vide grenier annuel, on demande à d’autres assos de contribuer », précise Bahija Kourisna. De même, AJS a pu réunir 22 000 euros pour les 36 jeunes, notamment grâce à des soirées de soutien.

Quelques dizaines de jeunes scolarisés, mais des centaines sur le carreau, pour lesquels il reste les écoles alternatives, quand ils en ont encore l’envie. « L’exil crée une rupture dans le processus d’apprentissage, analyse Julien Long. Ils peuvent se bloquer, ne pas venir. Ils n’ont pas forcément beaucoup d’attention disponible pour ça, et sont préoccupés par bien d’autres choses. Ils le disent souvent : cette situation leur « bouffe la tête ». »

La session du jour se termine par une question sur ce que les jeunes aimeraient étudier la prochaine fois : « Est-ce que le texte d’une chanson vous convient ? » Un jeune s’enthousiasme : « Oui ! Pourquoi pas un texte de Zaz ? » « Hum », soufflent d’un air dubitatif les bénévoles. « Mais enfin, pourquoi vous n’aimez pas Zaz !? », s’exclame le jeune homme, feignant l’outrage, et faisant rire toute l’assemblée…

Marie Bertin (Les Autres Possibles)

Illustration : Camille Van Haecke
Photo de une : extraite de notre article « Ces villages qui choisissent, tant bien que mal, d’accueillir les migrants » / Olivier Favier

Cet article est un extrait du numéro 9 du magazine papier Les Autres Possibles :« Citoyens solidaires & jeunes exilés », qui consacre son numéro aux réseaux d’hébergeurs solidaires, aux avocats volontaires et à ces écoles qui se montent pour combler les besoins. Le numéro laisse également la parole à des jeunes Africains sans papiers racontant leurs parcours jusqu’à Nantes, en intégrant leurs dessins, une cartographie, et du contenu augmenté.

En savoir plus sur le numéro #9 des Autres Possibles.

Les Autres Possibles est un mensuel papier « carto-graphique », indépendant, consacré aux solutions solidaires et durables du territoire nantais (Loire-Atlantique). Le premier numéro est paru en décembre 2016. Il est édité par l’association Les Amis du MAP, sous forme de carte routière sur un beau papier recyclé, et illustré par un artiste nouveau chaque mois. Il coûte 2 euros et ne publie habituellement pas de contenu sur le web.

Pour s’abonner, écrire à la rédaction : redaction@lesautrespossibles.fr

Notes

[1Le Rectorat n’a pas répondu aux sollicitations des Autres possibles.

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Le revenu universel : l’avenir d’une illusion ?

Le 16 novembre 2017

Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à la journée d’études via le formulaire en ligne accessible ici !
Co-organisée par Gwendal Châton, Maître de conférences en science politique, et Martine Long, Maître de conférences HDR en droit public, de l’Université d’Angers, cette journée d’études à dimension exploratoire aura pour titre : « Le revenu universel : l’avenir d’une illusion ? ».

Le revenu universel a suscité de vifs débats durant la dernière campagne présidentielle. Cette idée, déjà inscrite dans une histoire longue, vient en effet bousculer notre appréhension de la valeur travail et notre conception de la protection sociale. Qu’on l’appelle revenu universel, revenu de base inconditionnel, allocation universelle ou basic income, elle est le révélateur d’une volonté de transformer en profondeur les politiques sociales tout en réformant l’État Providence hérité du XXe siècle. Cette journée d’études se donnera donc tout d’abord pour but d’examiner les enjeux multiples liés à cette « réforme révolutionnaire ». Ayant pour caractéristique de pouvoir être abordé à partir de nombreuses clés d’entrée, cet objet sera ainsi soumis à un questionnement pluridisciplinaire. Ce faisant, on veillera à situer le propos aux niveaux théorique et pratique : on s’intéressera à la redéfinition de la justice sociale, à l’élargissement de la liberté de choix, aux mutations des formes de solidarité, à l’évolution du rapport au travail, mais aussi plus pragmatiquement au financement de ce nouvel outil et à l’impact du montant choisi. Cette manifestation voudrait ensuite contribuer à la construction de ponts entre le monde académique, le monde politique et la société civile. C’est pourquoi, à côté des conférences, elle laissera une large place à une discussion portant sur la question du « passage au politique ». On pourra y entendre des acteurs politiques, des représentants syndicaux ou des experts qui militent en faveur de cette idée ou la contestent. Insérée dans le projet régional « BonDroit » porté par le Centre Jean Bodin, cette journée fournira ainsi des arguments à ceux qui s’enthousiasment comme à ceux qui rejettent la première grande utopie du XXIe siècle.

 En somme, cette journée d’études entend positionner l’Université d’Angers sur une thématique émergente dont tout porte à croire qu’elle va s’installer durablement au cœur du débat public et qu’elle va générer des politiques appelées à transformer radicalement nos sociétés et nos modes de vie. Cet évènement scientifique est un élément du projet régional BonDroit porté par le Centre Jean Bodin : le revenu universel est bien un dispositif politique qui, via sa mise en forme juridique, peut venir concourir à l’augmentation du bonheur individuel et collectif.

 Programme provisoire

9h – Accueil des participants

9h20 – Allocutions d’ouverture

  • Christophe Daniel, Doyen de la Faculté de droit, d’économie et de gestion
  • Félicien Lemaire, Directeur du Centre Jean Bodin, coordinateur du projet BonDroit

9h40 – Propos introductif : « Les fondements philosophiques d’une idée politique »

  • Gwendal Châton, Maître de conférences en science politique à l’Université d’Angers

 I- OBJECTIFS ET CRITIQUES DU REVENU UNIVERSEL

Matinée présidée par Bernard Gauriau, Professeur de droit privé à l’Université d’Angers

10h – « Le revenu universel comme instrument de promotion de la liberté de choix »

  • Caroline Guibet Lafaye, Directrice de recherches en philosophie au CNRS

10h20 – « Simplifier ou révolutionner ? La protection sociale à l’épreuve du revenu universel »

  • Martine Long, Maître de conférences HDR en droit public à l’Université d’Angers, codirectrice du Master 2 « Droit des interventions publiques »

10h40 – Discussion avec le public

11h15/11h30 – pause café

11h30 – « Le revenu universel peut-il modifier notre rapport au travail ? »

  • David Cayla, Maître de conférences en économie à l’Université d’Angers

11h50 – « Le revenu universel : métamorphose dans notre approche du travail ou simple réforme socio-fiscale ? »

  • Jean-Eric Hyafil, doctorant en économie, membre du Mouvement Français pour le Revenu de Base (MFRB)

12h10 – Discussion avec le public

13h – Déjeuner

II- LE REVENU UNIVERSEL A L’EPREUVE DE LA POLITIQUE

Après-midi présidée par Arnaud Leclerc,Professeur de science politique à l’Université de Nantes

14h30/16h30 – Table ronde : « Le passage au politique »

  • Daniel Percheron, sénateur du Pas-de-Calais, rapporteur du rapport sénatorial « sur l’intérêt et les formes possibles de mise en place d’un revenu de base en France » (octobre 2016)
  • Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de Gironde, cadre d’expérimentation d’une mise en place d’un revenu universel
  • Agnès Verdier-Molinié, présidente de la Fondation pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques (IFRAP)
  • Marc de Basquiat, président de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) et co-auteur de Liber. Un revenu de liberté pour tous
  • Chantal Richard, Secrétaire confédérale CFDT en charge du dossier insertion, pauvreté, chômage, Service Emploi-Sécurisation des Parcours Professionnels

16h30 – Discussion avec le public

 17h30 – Pot de l’amitié – Cocktail  

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Conférence à la SADEL, Angers

Trois intervenants seront présents :
– Benoît Borrits (sur les SCOP : Coopératives contre Capitalisme),
– Pierre Liret (sur le modèle coopératif au sens large : auteur de La Solution coopérative)
– François Kerfourn (ancien président de l’union régionale des Scop de l’ouest, auteur de : Le bonheur est dans la SCOP).

SADEL rue Vaucanson (quartier St Serge), Angers

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Conférence Espaces Marx Anjou – mardi 24 octobre 18h

Espaces Marx Anjou est heureux de vous inviter à la prochaine conférence qu’il organise :

Uber, Airbnb, Google : le capitalisme de plate-forme contre le bien commun

le mardi 24 octobre, à 18h
à l’Institut Municipal

Avec Yann Le Pollotec
responsable de la Commission Révolution Numérique du CN du PCF
… Parce qu’il n’y a aucune raison pour que, lors de la « Connected week » prévue à Angers du 23 au 28 octobre, 
seuls s’expriment les thuriféraires béats du numérique sous pavillon capitaliste !!!

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communiqué FSU au sujet de la mobilisation du 19 octobre

Le 19 octobre 2017, suite à l’appel national de la CGT, les UD CGT et Solidaires de Loire-Atlantique ont décidé d’appeler à une mobilisation contre la Loi Travail et les réformes Macron, qui prendra la forme d’un rassemblement à 14h devant la préfecture à Nantes, à 10h devant la mairie à Saint Nazaire.

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