Archives de la catégorie Fonction publique

Le Sénat adopte 3 jours de carence pour les fonctionnaires (encore…)

Le Sénat a adopté un amendement du sénateur C Nougein (LR) portant de 1 à 3 jours  le délai de carence pour les congés maladie. « Il s’agit d’une mesure d’équité entre les salariés du secteur public et du secteur privé », explique le sénateur, et d’efficacité contre l’absentéisme. En janvier 2018, le gouvernement a rétabli la journée de carence que le gouvernement précédent avait supprimé en 2012. Le rétablissement de cette mesure devait rapporter 400 millions à l’Etat. En fait, selon l’Insee, « le jour de carence a conduit à une baisse importante des absences de 2 jours ». Mais l’Insee ajoute que « la prévalence des absneces d’une semaine à 3 mois a augmente dans la fonction publique pendant la période d’application du jour de carence et diminué après sa suppression ». L’argument d’équité ne tient pas plus : la quasi totalité des salariés du privé  bénéficient d’accords de prévoyance qui substituent l’entreprise au salarié pour le délai de carence.

L’amendement

Sur le délai de carence

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Action / Actualité

La section académique

aux

secrétaires de S1
Vous trouverez en suivant les liens ci-dessous les cartes des enseignements de spécialité envoyées aux membres du CAEN (Conseil Académique de l’Éducation Nationale, présidé par le préfet de région et le président du conseil régional, et dont le rôle est consultatif), en préparation de cette instance qui doit se réunir le 14 décembre prochain.
Carte des options et spécialités 1ère
Carte des options et spécialités 2nde
Il est à noter que ces cartes ont été élaborées sans concertation aucune, le recteur ayant refusé la tenue d’un GT.

Nous ne les avons récupérées qu’il y a quelques jours grâce à nos représentant-es au CAEN, mais les élections professionnelles et les difficultés liées à la mauvaise gestion des opérations par le rectorat, nous ont empêché de vous les communiquer plus vite.
Heureusement, il reste encore une semaine avant le CAEN.

Comme nous en avons l’habitude, nous vous envoyons ces documents de travail (qui ne seront définitifs qu’après la tenue du CAEN), afin de nous faire les retours que vous jugerez utiles et qui alimenteront nos interventions syndicales. Merci donc de ne pas les diffuser à votre tour en dehors de votre établissement.
LE CAEN portera aussi sur le bilan de la rentrée 2018 (comme le CTA du 09/11/18), l’offre de formation professionnelle initiale 2019 (documents à venir dans un 2nd mail) et la labellisation « lycées des métiers » et « campus des métiers et qualifications » ; sujets sur
lesquels nous sommes aussi porteurs de vos revendications collectives.

Nous vous en remercions par avance.

Par ailleurs, vous savez sans doute (cf. nos diverses communications) que le SNES, comme la FSU, appelle à rejeter les réformes Blanquer (du lycée, du BAC, de ParcourSup), soutient le mouvement lycéen qui porte les mêmes revendications, et constate que de nombreux
manifestants actuels partagent nos revendications syndicales.

Pour permettre toutes les actions décidées localement, le SNES-FSU a déposé un préavis de grève national couvrant toute la période.

Pour construire la riposte nécessaire :
la section académique soutient toutes les décisions départementales d’appel à la grève le vendredi 14/12 (action interpro initiée par la CGT et depuis rejointe par d’autres) et a décidé de proposer à la FSU (mardi 4/12) et à l’intersyndicale (jeudi 6/12) un rassemblement devant le rectorat, vendredi 14 à 9h (horaire et lieu du CAEN)

le SNES-FSU propose d’organiser des actions locales le mercredi 19 décembre après midi (au moment de la tenue du CSE à Paris).
la section académique relaie cette proposition et prévoit, en accord avec les sections départementales qui vous communiqueront les détails, des rassemblements dans les départements et devant le rectorat de Nantes.

la section académique relaiera, sur son site et ses listes de diffusion, toutes les mobilisations syndicales proposées localement dans la période.
Le secrétariat académique
SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38
site : www.nantes.snes.edu

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La FSU demande un Grenelle pour une autre politique salariale

« A l’inverse de l’opération CAP22 et des décisions prises à sa suite, la FSU réitère sa demande d’un « Grenelle » de l’action publique qui permettrait tout à la fois de discuter et conforter les missions de services publics sur l’ensemble du territoire mais aussi le rôle des agent-es publics ». Dans un communiqué du 5 décembre, la FSU entend rebondir sur la crise grave qui secoue le pays. « Les questions de pouvoir d’achat sont également présentes au sein de la Fonction publique », rappelle la FSU. « Les salaires sont actuellement gelés. C’est pourquoi, elle demande à nouveau l’ouverture de nouvelles discussions, avec toutes les organisations syndicales dans la Fonction publique, afin d’améliorer le niveau des salaires et les conditions de travail de toutes et tous les agent-es. Car il n’y a pas de services publics de qualité sans l’engagement quotidien des agent-es ».

Communiqué

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Budget : les sénateurs diminuent encore les emplois dans le second degré

Ce ne sont pas 2650 mais 2950 postes qui vont être supprimés dans le second degré en 2019 si l’on suit le vote du Sénat. Le 5 décembre, les sénateurs ont adopté le budget de l’enseignement scolaire mais en amputant de 300 postes, soit 10 millions, le budget du second degré pour les transvaser dans les écoles primaires rurales.

L’amendement déposé par le sénateur LR Jacques Grosperrin vise à compenser le nombre de classes supprimées en milieu rural en 2018.  » L’école est souvent le dernier service public dans ces communes. Une école qui ferme dans un village, c’est un village qui meurt. C’est aussi contraindre les parents à de longs trajets. Je sais le ministre sincère mais cet amendement symbolique enverra un signal fort en direction de l’école rurale », a déclaré J Grosperrin.

Un contre amendement , déposé par la senatrice F Laborde (RDSE) demandait de prélever ces 10 millions sur les crédits de formation des enseignants du privé. Il a été rejeté.

Ces 10 millions représentent 300 emplois qui devront être pris sur les postes du second degré, si l’Assemblée suit le vote du Sénat. Cela porterait à 2950 le nombre d’emplois supprimés dans le second degré en 2019 et aggraverait la situation dans un degré où on attend 40 000 élèves de plus.

Le Sénat a aussi adopté un amendement de la sénatrice socialiste Victoire Jasmin  transférant 300 000 euros au profit de l’inclusion des élèves handicapés pour permettre l’achat de « téléphones portables ou des tablettes pour qu’ils puissent communiquer avec les professionnels et les chefs d’établissement ».

Débat au senat

Amendement jasmin

Sur le budget

Le rapport Grosperrin

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Concours : le privé nettement privilégié

Alors que les concours 2019 voient leur nombre de postes diminuer dans l’enseignement public, voir carrément s’effondrer en langues et en lettres, il n’en est rien dans le privé. Les concours du privé voient le nombre de postes augmenter, voir dans certains cas doubler. Le message est clair. Si vous êtes étudiant et que vous préparez un concours de l’enseignement, il vaut mieux regarder du coté du privé. Alors que dans le public il y a moins de postes en 2019, voire moitié moins en anglais ou espagnol-lettres pour les PLP, le privé recrute davantage en 2019 qu’en 2018.

Stabilité pour les concours externe

Pour les concours externes, le Cafep, le ministère offre le même nombre de postes que l’année dernière, soit 1200 . On compte 879 postes de certifiés, plus 57 postes de capetiens. 167 postes sont proposés pour les PLP et 69 en EPS. Chez les certifiés, les lettres perdent quelques postes (-7 en lettres modernes). Les langues ne sont pas touchées. Maths et physique gagnent quelque spostes. La surprise c’est chez les PLP. Alors que le public divise par deux le nombre de postes en lettres anglais et lettres espagnol, qu’il les diminue de 40% en lettre-histoire, l’Etat augmente le nombre de postes correspondant dans le privé ou les maintient (en anglais). Comme s’il voulait privilégier le développement du professionnel dans le privé.

Forte hausse aux concours internes

L’avantage donné au privé est beaucoup plus net au concours interne, le CAER. Si le nombre de postes proposés à l’agrégation augmente peu, celui des certifiés explose. 1129 postes sont proposés là où on en comptait 825 en 2018. Pour les PLP on passe de 176 à 267 postes. Au total on a 36% de postes en plus chez les certifiés et 51% chez les PLP.

Chez les certifiés, le concours interne offre 44 postes en plus en histoire-géo, 48 en anglais, 12 en allemand, 28 en espagnol, 54 en maths, 31 en physique chimie, 28 en SVT. Des chiffres nettement plus positifs que dans le public. Chez les PLP, on a 19 postes ne plus en lettres histoire-géo, 11 en anglais lettres , 8 en espagnol lettres, toutes catégories sabrées dans le public.

François Jarraud

Privé nombre de postes

Cafep

Caer

Concours 2019 : Erosion

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collectif CRBP44

Appel à la création d’un collectif

Site du collectif : https://collectifcrbp44.jimdofree.com/

Nous nous sommes réunis une deuxième fois le mardi 27 novembre au lycée Carcouët de Nantes après une première réunion à la maison des syndicats la semaine précédente. Des personnels de huit établissements de l’agglomération nantaise étaient présents lors de ces réunions (une majorité de lycées et quelques collèges).

Lors de cette deuxième réunion nous avons décidé d’appeler à la constitution d’un collectif, à l’image d’autres initiatives du même genre en Ille-et-Vilaine, Haute-Garonne, Ardèche…

  • On s’est inquiété-es des nouvelles options sans formations (sinon pendant les vacances…) ni profs déjà formé-es.
  • On a évoqué la « stratégie Camus » pour reprendre en main les demi journées banalisées de formation à la réforme : préparées en amont en AG, elles permettent non seulement d’informer les collègues pas ou peu au courant mais aussi de montrer tous les problèmes et catastrophes à venir.
  • On a évoqué les journées de formations à l’orientation et le risque de surcharge de travail pour les PP aux dépens des Psy-EN, sans avoir leur expertise.
  • On a évoqué la création d’un collectif dont le nom doit inclure parents, élèves et collègues de tous horizons avec une liste de diffusion plus facile à intégrer et à quitter et dont l’adresse aurait la même forme que d’autres collectifs dans d’autres départements afin d’être plus visible. Nous souhaiterions donc élargir à d’autres établissements du 44 notamment les lycées pro mais aussi les collèges.
  • On a acté qu’il nous fallait un texte « Nous, collectif… » pour nous rendre publics et appeler à diverses actions. Ce serait un recto de tract dont le contenu du verso n’est pas encore au point (partir de ce qu’a fait Livet ?)
  • L’intersyndicale 44 travaille avec la FCPE locale pour une expression commune à partir du tract de St Nazaire que nous pourrions co-signer.
  • La proposition de tracter au salon de l’étudiant vendredi et samedi n’est pas reprise par le collectif (délai court, énergie mise dans les établissements) mais certain-es iront filer un coup de main en leur nom.
  • On est sceptiques quant à un rassemblement pendant le CAEN au rectorat : soit il a lieu comme prévu mardi prochain (ce qui est incertain) et cela nous semble court pour rameuter, soit c’est à une date non fixée pour l’instant et le problème reste le même.
  • On est plutôt partant-es pour un rassemblement le mercredi 19 décembre au rectorat avec échanges dans une salle/amphi dans un des établissements du coin (facs, lycée : Christophe de Carcouët voit pour la fac de sciences, camus pour la fac de lettres, qui pour Arago ?)

Le prochain rdv est le lundi 10 déc à 18h à Livet ou Camus (?)


Devant le Rectorat le 19 décembre !

Nous appelons à nous rassembler devant le Rectorat de Nantes

le mercredi 19 décembre à 14h (horaire à confirmer)

Le rassemblement sera suivi d’une AG (salle à déterminer) pour décider des suites de notre action.


Des collectifs se créent partout en France

Un site Inter-collectifs tente de fédérer toutes ces initiatives : Site Inter-collectifs – La chaîne des bahuts.

NON à cette « réforme » du lycée

Les collectifs : Collectif de l’Ille-et-Vilaine (35) – Collectif VH – Haute Garonne (Colomiers 31) – Collectif Saint Sernin ( Toulouse 31) – Collectif Tarnais ( 81) – Collectifs contre les Réformes Blanquer des lycées et du BAC (CRBP) de Seine-et-Marne et d’Île-de-France – Collectif Arnaud Daniel de Ribérac (24) – Emancipation 69 …

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Combien coûte l’éducation en France ?

L’Ecole coûte cher ? « 155 milliards d’euros consacrés à l’éducation », annonce une nouvelle Note de la Depp qui met ainsi en avant une dépense très importante pour l’éducation. Mais à qui vont ces fonds ? Comment évolue cette dépense ? Qui paye ? Dépensons nous plus ou moins que les autres pays pour l’éducation ? Et même dépensons-nous assez ?  Eclairages…

Inversion de tendance sous Hollande

Estimée par la Depp, la division des études du ministère de l’éducation nationale, la dépense intérieure d’éducation (DIE) s’est montée à 155 milliards d’euros en 2017. Cette somme comprend les budgets de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Mais aussi toutes les dépenses faites par des collectivités locales, des entreprises, les ménages en lien avec l’éducation. Elle représente donc l’investissement du pays, et pas seulement de l’Etat, pour l’éducation. Là dedans le premier degré compte pour 29%, le second pour 39, le supérieur pour 20% et il reste encore 12% pour tout ce qui est extra scolaire, y compris l’apprentissage.


La particularité de cette DIE c’est qu’elle est en croissance douce depuis le changement de siècle avec une période exceptionnelle : les années 2010-2012 où elle baisse alors que L Chatel est aux commandes de l’éducation nationale avec le ministre actuel. A partir de 2013 on voit la dépense monter et c’est particulièrement net quand on regarde la dépense par élève.

La dépense pour le primaire connait une croissance rapide entre 2012 et 2017. La hausse du collège est moins prononcée mais bien réelle à partir de 2015 et le lycée augmente plus tardivement. Il faut aussi intégrer à ces courbes la forte croissance démographique que connait l’enseignement scolaire sur ces années. 

Qui paye ?

L’autre grand enseignement c’est que cet effort se fait alors que la part de l’Etat diminue. En 2007, il apportait 59% des dépenses (62% en 2006).Dix ans plus tard il n’apporte plus que 57% des dépenses. L’Etat s’est défaussé sur les collectivités locales d’une partie des dépenses : leur part augmente. Parmi elles les communes dépensent autant que départements et régions réunis. Seules ces dernières ont fourni un effort constant  notamment pour investir face à la croissance démographique. Les dépenses des départements et des communes diminuent , notamment en investissements. La part des ménages s’est maintenue sur la décennie 2007-2017. Mais cette situation pourrait rapidement changer. Par exemple on voit mal comment les familles pourront échapper à l’achat des manuels scolaires dans les années à venir.



Dépense t-on plus que les autres ?

Pour avoir la réponse il faut quitter la note de la Depp et consulter ce que dit l’OCDE. La part du PIB consacrée aux dépenses publiques d’éducation est au dessus de la moyenne de l’OCDE (4.8% contre 4.4%). Mais comme les dépenses privées sont plus faible, globalement on se retrouve dans la moyenne de l’OCDE avec 5.3% du PIB.

Par rapport aux autres pays de l’OCDE, la France dépense moins que la moyenne pour le primaire (7 400 $ par élève contre 8 700), à peu près autant pour le collège (10 300 contre 10 200 $) et davantage pour le lycée (13 900 contre 10 100 $). Plus que la nécessité de revoir le bac on a probablement là la vraie raison de la réforme du lycée annoncée pour 2018…


Si 90% du budget de l’Education nationale consiste en dépenses de personnel, peut-on dire que celles ci sont trop élevées ?  On sait que les salaires des enseignants français sont inférieurs à la moyenne de l’OCDE. Selon Regards sur l’Education, le salaire annuel d’un professeur des écoles est en moyenne de 32 258$ en début de carrière dans l’OCDE contre 29 516 en FRance. Au bout de 15 ans de carrière l’écart s emaintient : 41 884 contre 35963. C’est la même chose au collège : 33948 en début de carrière contre 31003 et 46780 au bout de 15 ans contre 37450. L’écart persiste aussi au lycée. 19 pays de l’OCDE (sur 37) versent des salaires enseignants plus élevés qu’en France. Un professeur de collège en Allemagne démarre à 63 555$ , aux Etats-Unis à 39 707$. Inversement en Angleterre, la privatisation et la mise en concurrence des écoles et établissements se sont traduites par un effondrement des salaires enseignants : 28 011 $ en début de carrière au collège. Ramené par élève, le cout salarial de l’enseignement français est parmi les plus faibles, tant nos classes sont chargées. Un enseignant coute en moyenne 2936$ par élève dans l’OCDE contre seulement 1827$ en France dans le premier degré. Au collège c’est 3604 et 2615. Pourtant le temps d’enseignement est parmi les plus longs. Les professeurs français gagnent moins pour travailler plus !



A t-on assez investi ?


Cette situation est déjà l’indice que l’on n’a pas assez investi dans l’éducation. Regards sur l’éducation, une publication OCDE, a pu montrer que la variation des dépenses publiques d’éducation depuis 2010 est restée plus modeste que dans beaucoup de pays de l’OCDE. L’augmentation de la dépense d’éducation a été plus faible que celle des dépenses publiques en général. Alors que les premiers tour de vis sont donnés par l’Etat à son budget éducation, la France apparait bien comme un pays qui n’investit pas assez dans l’éducation.

Note Depp

Sur les salaires enseignants

La France n’a pas assez investi

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Communique FSU sur la mobilisation

Communiqué de presse – Les Lilas le 23 novembre 2018

En dépit d’ambiguïtés, une partie de la population est mobilisée pour exprimer un réel problème de pouvoir d’achat mais aussi des sujets d’inquiétude qui témoignent d’une angoisse réelle pour l’avenir. La FSU estime que le gouvernement doit en prendre la mesure en y apportant les réponses sociales nécessaires.

Pour la FSU, la transition écologique est urgente et elle réaffirme son attachement à une transformation du système de production et de consommation pour assurer l’avenir de nos sociétés. Mais cette transition doit être juste socialement et ne saurait donc peser financièrement que sur les classes populaires et moyennes. 

Dans ses mobilisations et interventions quotidiennes, la FSU  porte l’exigence de davantage de justice sociale, d’égalité et de progrès social pour toutes et tous.

Cela passe par le renforcement des services publics (Education, santé, emploi, justice, logement, transports …) et un aménagement des territoires assurant l’égalité aussi bien dans les territoires qu’entre eux. Ces politiques exigent une fiscalité plus juste et un réel partage des richesses produites.

La FSU tient à rappeler que la cohésion sociale tient aussi à la défense et au respect des valeurs qui fondent notre société. 

La FSU est engagée depuis toujours dans le combat pour l’égalité professionnelle et dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Elle appelle à la réussite des manifestations du 24 novembre pour défendre les droits des femmes.

La  FSU estime que le gouvernement a la responsabilité de ne pas laisser se dégrader le climat social. S’il souhaite réellement faire œuvre de conciliation, il doit ouvrir des discussions avec l’ensemble des acteurs. La FSU est prête à s’y engager.

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Fonction publique : la FSU écrit à E Macron

« Alors que se prépare le projet de loi réformant la Fonction publique, la FSU tient à vous alerter sur des orientations de votre gouvernement qui ne sont pas porteuses d’avenir pour la Fonction publique et ses agent-es », écrit Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu à Emmanuel Macron le 22 novembre.

 « De nombreuses déclarations et décisions, faisant suites à CAP22, visent à réduire le périmètre de l’action publique. Or, à chaque réduction du périmètre des missions, l’accès aux droits d’un grand nombre de nos concitoyen-ne-s en est d’autant plus affecté », poursuit-elle. « Quant aux agent-es, ils se sentent désavoués dans leurs missions par de tels choix mais aussi par ceux développés dans le document d’orientations gouvernementales du 9 avril dernier Refonder le contrat social avec les agents publics qui tourne le dos aux principes mêmes du statut de la Fonction publique : recours accru au contrat contre le recrutement par concours, individualisation des rémunérations à l’inverse d’une reconnaissance de toutes et tous les agent-es, affaiblissement du dialogue social… Cela ne les conforte pas dans leurs métiers ni dans leur engagement professionnel quotidien et dénature le sens de leurs missions ».

B Groison invite, « à la veille d’une nouvelle loi sur la Fonction publique », à  » un dialogue social de qualité si vous souhaitez réellement faire oeuvre de réconciliation avec les agent-es. »

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Guyane : les enseignants obtiennent satisfaction

Il aura fallu 5 jours de grève et l’union de tous les syndicats pour que le rectorat cède. Mais c’est chose faite. La grève menée depuis 5 jours par les enseignants de Guyane s’achève sur un constat de réussite. Selon l’intersyndicale Fsu, Sgen Cfdt, Snetaa, Steg Utg, Sud, Unsa, les enseignants ont obtenu des postes  et la mise en place de groupes de travail. Le recteur s’est engagé à proposer au ministre la création de 186 postes dans le premier degré et 69 dans le second à la rentrée 2019. S’ajouteraient 25 postes administratifs. Le rectorat s’engage aussi sur la formation des emplois précaires en vue des concours. Des groupes de travail seront constitués sur les affectations la formation, le recalibrage des besoins. Les enseignants ont aussi obtenu le retrait d’une circulaire qui les transformait en policiers : ils devaient exiger les papiers d’identité et carte de séjour des élèves pour toute sortie scolaire.

Le département a des particularités fortes avec environ 10 000 jeunes non scolarisés , une croissance démographique rapide , des régions enclavées, une grande pauvreté pour la moitié des jeunes et un fort pourcentage de jeuens non francophones.

Communiqué syndical

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En collège, en lycée, continuons la mobilisation !

La grève du lundi 12 novembre a rassemblé plus de 40 % de la profession, n’en déplaise aux communications mensongères du ministère. Merci de votre implication, y compris dans les manifestations, qui permet de construire peu à  peu, collectivement, un indispensable rapport de force.
Faiblesse des rémunérations (moins de 2 000 € par mois après 10 ans de carrière pour une certifiée à bac+5), conditions de travail très détériorées en collège, mise en cause de l’éducation prioritaire, menaces sur les missions des Psy-EN, insuffisance du nombre de personnels de vie scolaire,  réforme des lycées qui met en concurrence les établissements, les disciplines, les personnels et les élèves, trop c’est trop !

Le SNES-FSU exige l’arrêt des suppressions de postes. Il continue de demander une autre réforme pour le lycée, la réforme Blanquer ne peut en aucun cas s’appliquer à la rentrée 2019. Le SNES-FSU porte aussi une mobilisation en janvier dans la Fonction publique, en particulier sur l’éducation et les retraites. Avec la FSU, il est à l’initiative d’une réunion des fédérations de la Fonction publique mi-décembre, au lendemain des élections professionnelles.

Comment poursuivre la mobilisation ?
– continuons à briser l’omertà sur les difficultés quotidiennes dans nos établissements en témoignant :
https://www.snes.edu/Pasdevagues-Participez-a-l-enquete.html
– utilisons les questions ouvertes de l’enquête du ministère sur les programmes du lycée pour exprimer notre désaccord avec les politiques menées ;
– participons à l’enquête du SNES-FSU sur ces programmes : faire évoluer les projets est une nécessité, il en va de notre conception de la formation des élèves et de celle du second degré (http://www.snes.edu/Enquetes/index.php/977153?lang=fr) ;
– votons et faisons voter massivement pour le SNES et la FSU aux élections professionnelles du 29 novembre au 6 décembre.
Le site du SNES-FSU dédié aux élections professionnelles : https://www.elections2018-education.fr/
– réunissons-nous dans les établissements pour analyser la situation, décider d’interpellations dans les CA (motions), d’intervention dans les conseils de classe, d’adresses aux parents (https://www.snes.edu/Reformes-s-informer-et-agir.html) et d’actions diverses que nous fédèrerons.

Nous vous rappelons enfin que le SNES-FSU vous accompagne dans votre projet de mutation, pour votre première affectation ou pour votre intégration : https://www.snes.edu/Le-Portail-des-Mutations.html

Bon courage à toutes et tous dans la période,

Frédérique Rolet, secrétaire généraleBenoît Teste, Valérie Sipahimalani, Xavier Marand, secrétaires généraux adjoints

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Le budget de l’Education nationale adopté

Par 100 voix pour face à 20 voix contre, les députés ont adopté le 14 novembre en 1ère lecture le budget de l’Education nationale. Le vote est intervenu après un marathon législatif qui a duré une longue partie de la nuit du 13 au 14 novembre. La majorité s’est opposée aux demandes pour rétablir des emplois de professeurs supprimés. Ainsi Michèle Victory (PS) a demandé l’augmentation de 200 millions du budget des lycées professionnels pour compenser la baisse de la taxe d’apprentissage suite à la loi Pénicaud. « Le budget est à la hauteur », a répondu JM Blanquer. Guillaume Garot (PS) a demandé le rétablissement de 50 emplois d’enseignants dans l’enseignement agricole : « les taux d’encadrement dans l’enseignement agricole sont très favorables », a répondu JM Blanquer. « Toutes nos études montrent que la suppression de ces 50 postes aura un impact très léger ».  Une bonne partie du débat a été occupée par des questions du député Aurélien Pradié (LR) sur le budget du handicap, notamment la baisse des crédits de formation des AESH.

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La Fsu signe le protocole sur l’égalité professionnelle femmes – hommes

 » La FSU a décidé de signer le protocole pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique en particulier pour acter les avancées acquises au regard de l’accord de 2013″, annonce le syndicat.  Cette décision a été prise malgré des insuffisances dans le texte pour permettre l’application de mesures :  » l’intégration de la lutte contre le harcèlement moral et sexuel (axe 5), la suppression de la journée de carence pour les femmes en arrêt maladie lors de leur grossesse, le maintien des compétences des instances de concertation concernant les questions d’inégalités professionnelles, un abondement de l’action sociale (place de crèches), l’idée de « neutralisation » de l’impact des congés familiaux sur la rémunération et les parcours professionnels ».

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12 novembre : les syndicats n’ont pas fait le plein

Entre 10%, selon le ministère, et 30% des enseignants, selon les syndicats, ont fait grève le 12 novembre en réponse à un appel unanime des syndicats. Le ministre se réjouit sur LCP de cette situation. Il serait pourtant erroné de croire qu’il bénéficie de la confiance ou du soutien des personnels de son ministère ou du grand public.

Une mobilisation molle

 Si l’on doit retenir deux chiffres qui synthétisent la journée de grève de l’éducation du 12  novembre, retenons 30 et 72. 30% c’est à peu près le taux de grévistes. Le ministère compte 9% de grévistes dans le premier degré et 14% dans le second. Mais son mode de calcul tend à réduire sensiblement le taux, particulièrement dans le second degré. Les syndicats annoncent de leur coté, 25% pour le Se Unsa, 25% dans le premier degré et 40% dans le second pour la Fsu.

Evidemment ce taux n’est pas très fort pour une mobilisation effectuée à l’appel de tous les syndicats d’enseignants et beaucoup d’administratifs. Si le mouvement du 12 novembre était la première grève unitaire de l’éducation depuis 2011, on peut quand même oser le parallèle avec la journée du 10 octobre 2017 à laquelle appelaient toutes les fédérations de fonctionnaires. Le ministère annonçait deux fois plus de grévistes que le 12 novembre 2018.

Résignation ?

 Comment expliquer cette situation ? « Il y a peut-être une forme de résignation », estime Frédéric Marchand, secrétaire général de Unsa Education, interrogé par le Café pédagogique. « Ce sont de vraies inquiétudes », souligne t-il à propos des revendications avancées par els organisations. « Il y a une rupture par rapport à plusieurs années où l’éducation était une priorité. L’opinion publique y est sensible ».

« Ca fait longtemps qu’il n’y a pas eu de journée de grève unitaire à l’éducation nationale. C’ets le signe que l’heure est grave », nous a dit Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu. « On assiste à un retour en arrière. La priorité n’est plus donnée à l’éducation nationale ». Le mouvement est lancé au moment où l’Assemblée nationale examine un budget 2019 marqué par les premières suppressions nettes de postes d’enseignants depuis 2012. « Au lieu de permettre d’avoir un meilleur accompagnement des élèves, on va fragiliser le tissu scolaire ».

Pour B Groison, « le ministre devrait s’inquiéter d’une faible participation. Cela veut dire qu’il y a beaucoup de lassitude et de découragement, trop de solitude face au métier ».

« Ce n’est plus possible ! »

Dans la manifestation nous avons croisé Maria Gabanini, professeure d’italien en collège dans le 92. Ce qui la mobilise c’est l’avenir de sa discipline dans la réforme du lycée. « La réforme fait sauter les points bonus des langues vivantes 3 (seuls le latin et le grec garderont des points bonus). Les élèves vont moins choisir ces options. On va être dans une situation difficile pour garder des heures d’enseignement. Ca va être encore pire ».

Professeure de maths au collège Rep+ Jean Vilar de Villetaneuse (93), Amélie Chaudeur est venue manifester contre les suppressions de postes. « Avec la croissance démographique, on va avoir davantage d’élèves par classe ». Mais d’autres décisions ministérielles l’inquiètent. « On nous parle de liberté pédagogique mais le ministère publie des repères annuels », relève-t-elle. « Dans les collèges Rep+ on a beaucoup de contractuels et les équipes changent beaucoup d’une année sur l’autre. Des collèges manquent d’assistants d’éducation, de CPE, de profs de maths. Si on supprime des postes ce n’est plus possible… »

Un ministre sourd ?

Interrogé sur LCP le soir même, JM Blanquer faisait part de sa satisfaction. « 10,98% de grévistes. Ce sont des chiffres bas ». L’appel à la grève unanime des syndicats enseignants ?  » Je n’y vois pas un signal d’alarme ». Pour le ministre la faute revient aux syndicats : « malheureusement certains pensent qu’à la veille des élections professionnelles il est bon d’être celui qui sera le plus radical ». JM Blanquer voit dans la relativement faible participation la confirmation qu’il a raison et même, il l’explique, qu’il a le soutien de nombreux enseignants.

Pas besoin d’en appeler à #pasdevagues. Bien des chiffres lui donnent tort sur ce point à commencer par les sondages répétés du Baromètre Unsa, un syndicat pourtant pas « radical ». Mais le dernier chiffre est plus éclairant. 72% c’est le pourcentage des français qui jugent le mouvement de grève justifié selon L’union de Reims. Ils trouvent aussi les enseignants compétents, sympathiques et soucieux de leurs élèves.

Journée du 10 octobre 2017

Les raisons de la grève

Sondage L’Union

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12 novembre : un mouvement déterminant ?

Bien que tous les syndicats enseignants appellent à faire grève et à manifester le 12 novembre, le mouvement sera-t-il important ? Ce n’est pas sur au regard des premières indications données par les syndicats. Ainsi dans le premier degré, où les enseignants doivent se déclarer grévistes à l’avance depuis 2008, le Snuipp annonce 25% de grévistes, soit guère plus que le mouvement du10 octobre 2017. Cette journée de mobilisation est pourtant lancée alors que le gouvernement sanctionne les fonctionnaires et annonce des réformes décisives et que le ministre multiplie les réformes et exerce des pressions pédagogiques de plus en plus fortes au moins dans le premier degré. Un échec de cette journée ouvrirait un boulevard au gouvernement. A l’inverse, un fort taux de mobilisation pourrait marquer un temps d’arrêt pour un président et un gouvernement dont les cotes de popularité s’effondrent.

 Tout semble réuni pour faire de la journée du 12 novembre, une date dans l’histoire de l’Ecole. A quelques semaines des élections professionnelles, les syndicats enseignants ont su s’unir pour lancer un mouvement commun. Fsu, Unsa, Sgen Cfdt sont à l’initiative de la journée. Mais ils ont été rejoint par les autres organisations, y compris le Snalc pourtant proche du ministre.

Le rôle du #pasdevagues

La journée arrive alors que les enseignants sont encore dans le phénomène #pasdevagues. Cette vague a fait exploser la stratégie de communication du ministre qui depuis 2017 vante « l’école de la confiance ». Incontestablement , il n’y a pas de confiance entre les enseignants et l’institution Education nationale. Les réponses ministérielles ne prennent pas. Les premières déclarations sur les centres éducatifs fermés ont semblé totalement à cote de la plaque (sans parler du coût pour 240 places !). Dans son intervention du 31 octobre le ministre a multiplié les déclarations en faveur des enseignants, promettant la protection fonctionnelle et mettant leur parole par exemple avant celle des élèves. Mais les enseignants savent bien que la situation réelle dans leur établissement dépend des postes  et notamment des non enseignants. Or le ministre en supprime encore après avoir vidé les établissements des contrats aidés. Si JM Blanquer n’apporte pas de réponse convaincante aux enseignants, personne ne le rendra responsable de l’absence de confiance. Le phénomène est bien plus ancien.

Les suppressions de postes

Les syndicats dénoncent « la fin de la priorité accordée à l’éducation nationale » et le retour aux suppressions de postes, « une logique appelée à s’amplifier ». Dans le premier degré, les 1800 créations de postes dans le premier degré ne permettront pas faire face aux dédoublements des Ce1 de l’éducation prioritaire annoncés pour la rentrée 2019. Il faudrait au moins 4000 postes. La majorité des nouveaux postes de Ce1 devra être trouvée dans les autres classes et chez les maitres plus. Les dédoublements de CE1 vont donc se faire aux dépens des autres niveaux où les classes seront plus  chargées.

Dans le second degré 2650 postes d’enseignants disparaissent alors qu’on attend 40 000 élèves en plus. Si la réforme du lycée va libérer des postes d’enseignants, au collège la situation va encore se dégrader. La promesse de compenser par des heures supplémentaires parait peu sérieuse au regard du budget. Enfin près de 500 postes administratifs disparaissent et la suppression de ces emplois indispensables ne sera pas compensée.

Le refus des réformes

Mais à vrai dire les syndicats ont bien d’autres raisons de jouer l’épreuve de force avec le ministère. Il y a le système d’évaluations  qui se met en place et dont la perspective semble bien être la paye au mérite des enseignants et le pilotage par les résultats. Il y a les injonctions pédagogiques de plus en plus pesantes à l’école élémentaire et qui vont gagner la maternelle avec les évaluations de CP et la réforme des programmes en 2019. Il y a aussi la réforme des lycées. Au lycée professionnel elle va se solder par des suppressions importantes de postes et une déqualification des élèves. Au lycée général et technologique on voit la main mise du supérieur sur le secondaire et la concurrence s’amorcer entre établissements et disciplines.

Il y a aussi tout le versant Fonction publique où le gouvernement semble à la fois punir les fonctionnaires (jour de carence, gel du point, csg, retraite et plus récemment l’absence d’allègements des charges sociales qui améliorent depuis octobre les rémunérations dans le secteur privé) et chercher le conflit avec les syndicats en voulant supprimer les commissions paritaires.

Quitte ou double ?

Les syndicats organisent le 12 novembre des cortèges dans tous les départements. Pour autant rien n’assure que la journée soit un succès.  On sait que le mouvement est très moyennement suivi dans le premier degré avec 25% de grévistes annoncés par le Snuipp Fsu. Il est vrai que dans la surenchère syndicale, des grèves ont eu lieu juste avant les vacances de la Toussaint asséchant le vivier de novembre. Ainsi à Paris la grève de fin octobre contre la semaine de 4.5 jours explique l’échec du mouvement de novembre.  Dans le second degré on peut s’attendre à des taux de grévistes très différents selon les régions. L’ouest et le sud ouest pourraient avoir des taux importants alors que des zones difficiles semblent avoir du mal à se mobiliser.

Sans nul doute le ministre suivra de près le mouvement. Un taux de participation faible ou juste identique à celui d’octobre 2017 ne ferait qu’inviter le gouvernement à aller plus vite encore vers la réforme du statut des enseignants.

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Pré-recrutement : les AED en tiers temps en classe dès L2

Et zou finies les pb de postes !

Le directeur des ressources humaines du ministère de l’Education nationale a précisé les détails du dispositif de pré-recrutement des enseignants dans un nouveau document présenté le 8 novembre aux syndicats que le Café pédagogique s’est procuré. Selon ce document les assistants d’éducation (AED) sous contrat  pourraient intervenir en classe dès l’année de L2 à raison de 8 heures par semaine.

Le document présente un « parcours de pré-professionnalisation » de 3 ans, allant de L2 à M1, pour des assistants d’éducation associant une formation universitaire et une formation pratique en école ou en établissement scolaire.

Les temps d’intervention en classe seraient progressifs. En L2 les AED pourraient faire des co-interventions ponctuelles sur des séquences pédagogiques. Dès la L3 ils prendraient en charge les APC au primaire, l’accompagnement personnalisé ou les EPI dans le 2d degré. En année de M1 ils seraient en responsabilité de séquences pédagogiques complètes aussi bien dans le 1er que le  2d degré et effectueraient des remplacements d’enseignants.

Les AED devront effectuer 8 heures en L2 L3 et, en M1, 8 heures dans le 1er degré et 6 h dans le 2d degré, soit un tiers temps d’enseignement. Ce sera aux universités de s’adapter pour leur formation à leurs horaires d’enseignement. Le ministère compte confier 312 heures années d’enseignement à ces AED sans aucune prise en compte du temps de préparation ou de correction. La rémunération pourrait attendre 240 € par mois (un tiers temps), ce qui met l’heure d’enseignement à un tarif imbattable !

L’encadrement de ces AED en pré professionnalisation sera effectuée par les chefs d’établissement qui devront aussi les recruter. Ces AED deviendraient enseignants par un concours adapté pour tenir compte de leur parcours. On verrait ainsi apparaitre une nouvelle catégorie d’enseignants à la formation singulièrement réduite.

Du coté des syndicats on dénonce une formation insuffisante (un « sous diplôme ») et une véritable exploitation des AED astreints à des temps d’enseignement et de remplacement longs pour ne rémunération très faible. La dimension sociale du dispositif n’est pas précisée dans le document.

La réforme du recrutement

Le dossier

Le précédent des emplois avenir professeur

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En grève et dans la rue le 12 novembre 2018

La section académique
aux

adhérent.e.s de l’académie
Soyons nombreuses et nombreux en grève dans la rue lundi 12 novembre !

Pour la défense de nos statuts, conditions de travail, face aux attaques contre la Fonction Publique et le Service Public d’Education !

Voir notre article en ligne.

Les manifestations dans l’académie :

Nantes
Préfecture
10h St Nazaire place de l’Amérique Latine 10h Angers place du Ralliement
10h30  Laval devant la DSDEN (ex IA)
10h30 Le Mans Palais des Congrès 10h30
 La Roche sur Yon place Napoleon  10h
SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38
site : www.nantes.snes.edu
Ce message est envoyé aux adhérents (à jour et non à jour) du SNES ayant fourni leur adresse électronique.
Cette adresse ainsi que les données personnelles communiquées au SNES sont accessibles et modifiables en ligne avec le numéro d’adhérent et le mot de passe qui figurent sur la carte syndicale.

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12 novembre : les raisons de la grève

Fsu, Sgen Cfdt, Unsa, Snalc, Cgt, Fo, Sud : les principaux syndicats enseignants appellent à la grève le 12 novembre. Le mouvement réunit des revendications portant sur les suppressions de postes et la fin de la priorité à l’Education et le rejet des réformes, par exemple celle de l’enseignement professionnel.

 » Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d’emplois de fonctionnaires d’état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale. Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l’école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l’école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d’un objectif d’augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s’en donner les moyens », affirme un communiqué commun Fsu, Sgen Cfdt, Snalc et Unsa Education.

Les 4 organisations dénoncent « la fin de la priorité accordée à l’éducation nationale » et le retour aux suppressions de postes, « une logique appelée à s’amplifier ».

Les suppressions de postes

En effet, les 1800 créations de postes dans le premier degré ne permettront pas faire face aux dédoublements des Ce1 de l’éducation prioritaire annoncés pour la rentrée 2019. Il faudrait au moins 4000 postes. La majorité des nouveaux postes de Ce1 devra être trouvée dans les autres classes et chez les maitres plus. Les dédoublements de CE1 vont donc se faire aux dépens des autres niveaux où les classes seront plus  chargées.

Dans le second degré 2650 postes d’enseignants disparaissent alors qu’on attend 40 000 élèves en plus. Si la réforme du lycée va libérer des postes d’enseignants, au collège la situation va encore se dégrader. La promesse de compenser par des heures supplémentaires parait peu sérieuse au regard du budget. Enfin près de 500 postes administratifs disparaissent et la suppression de ces emplois indispensables ne sera pas compensée.

Le refus des réformes

Mais à vrai dire les syndicats ont bien d’autres raisons de jouer l’épreuve de force avec le ministère. Il y a le système d’évaluations  qui se met en place et dont la perspective semble bien être la paye au mérite des enseignants et le pilotage par les résultats. Il y a les injonctions pédagogiques de plus en plus pesantes à l’école élémentaire et qui vont gagner la maternelle avec les évaluations de CP et la réforme des programmes en 2019. Il y a aussi la réforme des lycées. Au lycée professionnel elle va se solder par des suppressions importantes de postes et une déqualification des élèves. Au lycée général et technologique on voit la main mise du supérieur sur le secondaire et la concurrence s’amorcer entre établissements et disciplines.

Il y a aussi tout le versant Fonction publique où le gouvernement semble à la fois punir les fonctionnaires (jour de carence, gel du point, csg, retraite) et chercher le conflit avec les syndicats en voulant supprimer les commissions paritaires.

Macron, le désamour ?

Pour retrouver un mouvement unanime de grève il faut remonter au 10 octobre 2017. Il était déjà question du gel salarial, de la Csg et des suppressions de postes. Cette grève unanime n’avait pas été un grand succès. Mais on était quelques mois après l’élection et le nouveau président planait haut dans les sondages particulièrement chez les enseignants. En un an, sa cote de popularité a dégringolé. Celle du gouvernement aussi.

Mais les enseignants sont encore peu touchés par les réformes et seule une partie a conscience des changements impulsés par le gouvernement. Les syndicats ont-ils réussi à convaincre ? Ils annoncent des manifestations unitaires dans tous les départements. Mais pour la vraie réponse il faut attendre mardi…

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La Fcpe soutient la grève du 12 novembre

« Au moment de la mise en oeuvre de réformes d’ampleur pour notre système éducatif, le gouvernement fait le choix de réduire le nombre de postes dans le second degré. Ce choix est d’autant plus incohérent que dans les réformes du bac et du lycée général et technologique, comme dans la réforme de l’enseignement professionnel, l’accompagnement des élèves est présenté comme central aussi bien pour leur réussite que pour construire leur parcours d’orientation. Or, cet accompagnement nécessite des adultes formés et en nombre suffisant auprès des jeunes. Réduire le nombre de postes, c’est aussi faire le choix de l’aggravation des inégalités ». La Fcpe appelle à participer à la grève du 12 novembre lancée par la Fsu, l’Unsa Education et le Sgen Cfdt.

Sur la grève

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Formation des enseignants : un projet de réforme avec inconnues

Lancées par le projet de loi Blanquer, les discussions sur la réforme de la formation des enseignants ont commencé durant les vacances avec un projet d’arrêté que le Café pédagogique s’est procuré. Le texte décrit une formation étalée en amont du master et poursuivi trois années après lui avec une part plus importante donnée aux stages de pratiques. Mais le ministère a détaché de cet arrêté tout ce qui concerne le concours et le statut des étudiants formés en master enseignement (MEEF). Derrière la rhétorique sur le retour sur le terrain, les « bonnes pratiques » et le recours à l’innovation, les syndicats craignent la suppression des 25 000 postes de fonctionnaires stagiaires et une formation amputée par de nombreux stages (ou remplacements…) en établissements.

Une formation professionnalisante

Soumis à un groupe de travail le 22 octobre, le projet d’arrêté « fixant le cadre national des formations dispensées au sein des masters métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation », compte 22 articles, comme le précédent de 2013. Il introduit pour autant des modifications sensibles à la formation des futurs enseignants.

La première nouveauté est dans le caractère pratique qui est donné à la formation. Le nouveau master est présenté comme « une formation universitaire professionnalisante » articulant « théorie et pratique autour de stages d’observation ou de pratique accompagnée et de périodes d’alternance ». Les stages sont donc mis au centre de la formation et la formation présentée pratiquement comme un apprentissage. La première année les stages représentent 4 à 6 semaines. La seconde année il s’agit de stage en responsabilité. Le stage en responsabilité compte pour 40 crédits sur 60. Le mémoire ne compte plus que pour 10 crédits.

Etalée en amont et aval

La seconde dans la durée de la formation. L’arrêté décrit aussi une formation commençant en aval du master et poursuivie jusque 3 ans après lui. « En amont du master la formation peut être initiée à travers la spécialisation progressive mise en oeuvre au sein du cycle licence… Après la titularisation, des dispositifs de formation visant la consolidation des compétences professionnelles référencées en annexe peuvent être proposées durant les 3 premières années d’exercice », précise l’article 4.

Reprise en main des fonctionnaires

Troisième trait, la formation est confiée à des équipe « pluri-catégorielles et pluri-institutionnelles » , c’est à dire comprenant à coté des enseignants chercheurs universitaires, des personnels de l’Education nationale et des membres d’associations. Au moins un tiers des formateurs seront des enseignants exerçant en établissement. Des enseignants de terrain mais soigneusement choisis par la hiérarchie.

Quatrième caractère, la formation est nettement dans la main du nouvel employeur, comme le prévoit déjà le projet de loi Blanquer. Ainsi elle s’appuie sur le référentiel de 2013 mais aussi sur « la politique ministérielle », formule qui lui donne une dimension politique mais a au moins l’avantage de la clarté…

L’administration souligne sa volonté de redresser la formation pour que les enseignants connaissent mieux leurs devoirs. « Il y a une méconnaissance totale de la part des stagiaires des droits et devoirs des fonctionnaires. Il y a des postures qui ne sont pas raccord avec ce qu’on attend », a expliqué le représentant du ministère.

Les contenus de formation s’appuient sur une annexe « Former l’enseignant du XXIème siècle » où l’on retrouve les idées du ministre. Ainsi , l’annexe impose 55% du temps de formation pour le premier degré aux fondamentaux : français, maths et devoirs du focntionnaire. Seulement 20% du temps de formation porte sur les autres disciplines et l’évaluation des apprentissages. 15% sont consacrés à la recherche. Dans le second degré 45% du temps de formation concerne les savoirs disciplinaires et les devoirs du fonctionnaire,  30 à « l’efficacité de l’enseignement » et 15%à la recherche.

Quel avenir pour les fonctionnaires stagiaires ?

Les syndicats ont réagi sur la formation elle même. La FSU pour en dénoncer le caractère trop peu universitaire, l’Unsa pour souligner la disparition de la formation commune des futurs enseignants.

Mais les vraies questions sont ailleurs. Le syndicats n’ont pas manqué de souligner les problèmes posés par l’arrêté et par la démarche ministérielle qui sépare l’arrêté sur les formations du texte sur le concours. Ce dernier ne devrait être soumis aux syndicats qu’à la fin du printemps 2019. L’arrêté sur les formations devrait être publié au JO en janvier 2019 pour application à la rentrée  2019.

Le refus du ministère de se positionner sur les dates des concours renvoie directement au maintien du statut de fonctionnaires stagiaires pour les étudiants en master comme nous l’avons expliqué en juin 2018. Actuellement le concours a lieu à la fin de M1 et les étudiants reçus deviennent des fonctionnaires stagiaires rémunérés tout au long de leur année de M2.

La nouvelle formation pourrait voir l’épreuve d’admissibilité en fin de licence et l’admission en fin de M2. Cela renvoie à la formation sur deux années décrite dans l’arrêté. On voit mal le gouvernement recruter des fonctionnaires stagiaires en fin de licence : cela reviendrait à créer 25 000 postes. Faire des étudiants préparant le concours des étudiants (éventuellement boursiers) ou des apprentis dégraderait un peu plus les conditions de formation des futurs professeurs, déjà astreints à faire des remplacements en établissement avec leurs stages. Mais cela aurait l’avantage de rendre immédiatement 25 000 postes à Bercy, c’est à dire ce qu’il attend de l’Education nationale.

L’autre question non résolue est celle de la formation trois années après l’admission au concours. Les enseignants ont déjà beaucoup de mal pour faire cours et les préparer  va-t-on en plus leur imposer des formations en sus du temps de travail ?

Ce simple arrêté pose donc d’importantes questions sur le devenir du statut des enseignants. La prochaine réunion entre ministère et syndicats aura lieu dans deux semaines.

F Jarraud

Sur les objectifs de la réforme de JM Blanquer

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