Archives de la catégorie Fonction publique

Second degré : près de 500 postes non pourvus en 2018

Malgré la forte baisse des postes mis au concours, près de 500 enseignants devraient manquer à la rentrée si on en juge par les résultats des épreuves d’admissibilité du capes externe. La publication des résultats de l’anglais montre que la situation de pénurie continue dans les mêmes disciplines, alors que le ministère a abaissé les recrutements. 2018 ne sera pas l’année de la stabilité dans les postes mais la première année de la baisse du nombre d’enseignants.

Au capes externe d’anglais seulement 1521 candidats ont été reconnus admissibles en 2018. Cela semble suffisant pour les 949 postes offerts en 2018. Rappelons que 1190 postes étaient proposés en 2017. Mais l’expérience des années antérieures laisse attendre un taux de refus de 56% des admissibles. On devrait donc avoir en 2018 environ 852 candidats admis et donc près de 100 postes non pourvus.

Cette estimation vient après celles des autres disciplines. Les résultats de l’admissibilité au Capes externe montrent aussi des déficits à venir en lettres, allemand et maths. En lettres classiques on compte 105 admissibles (autant qu’en 2017) pour 183 postes. Il est clair qu’ils ne seront pas couverts. Si on reprend le ration admis / admissibles de 2017 on compterait 85 admis seulement (comme en 2017) c’est à dire que 53% des postes ne trouveraient pas preneurs alors que le nombre de postes a été fortement réduit (183 au lieu de 230).

En lettres modernes, on a 1390 admissibles soit 150 de moins qu’en 2017. Cela pourrait donner 1029 admis pour 1040 postes. Là le ratio s’améliorerait par rapport à 2017 mais du simple fait d ela forte réduction du nombre d e postes (1040 au lieu de 1288).

En allemand on compte 228 admissibles cette année, contre 224 l’an dernier, pour 275 postes proposés. Avec le taux de 2017 cela ferait 125 admis soit 45% de postes non pourvus. A l’évidence le rétablissement des classes bilangues n’a pas eu d’impact sur l’attractivité du métier.

En maths, on compte 1760 admissibles pour 1183 postes. Cela semble suffisant. Mais l’expérience des années précédentes montre qu’un fort pourcentage d’admissibles ne sont pas admis. En 2017 on n’a compté que 55% d’admis chez les admissibles. Dans ce cas on compterait seulement 968 admis en 2018 soit un déficit de 215 postes, un pourcentage un peu inférieur à celui de 2017.

Si dans les autres disciplines la situation est meilleure, au total c’est entre 400 et 500 postes quine seront pas couverts à la rentrée 2018. Le ministre avait justifié la forte réduction du nombre de postes ouverts dans le secondaire par la volonté d’avoir un budget « sincère » en ajustant le nombre de postes proposés à la réalité de la demande. Mais on constate toujours les déficits de postes. Au final, 2018 ne verra pas la stabilité du nombre de postes d’enseignants mais bien le début de la baisse.

Les résultats 1er degré

Les résultats 2d degré

Publicités

Poster un commentaire

Les enseignants au rendez-vous de la journée de grève de la Fonction publique ?

Combien d’enseignants participeront-ils à la 3ème journée de grève de la Fonction publique ? Les 9 organisations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à un mouvement qui devrait faire barrage aux projets de gouvernementaux de remise en cause du statut des fonctionnaires. On attend davantage de grévistes qu’en octobre et en mars…

Les 9 syndicats ensemble

C’est assez rare pour être souligné. Le 22 mai les neuf fédérations syndicales de la Fonction publique appellent ensemble à une journée de grève et de manifestations. Elles appellent « les agents à dire leur rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et le recours accru au contrat qui dégraderont les conditions de travail des agent-es, considérant que le développement de la contractualisation constitue une attaque contre le statut de même que la possible rémunération « au mérite » ».

Autre motif de grève : la rémunération. Cfdt, Cgc, Cftc, Cgt, FA, FO, Fsu, Solidaires et Unsa demandent  » que le gouvernement propose des mesures qui permettent une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous : fin du gel de la valeur du point d’indice et sa revalorisation, rattrapage des pertes subies, abrogation de la journée de carence, compensation pérenne de la hausse de la CSG, respect des engagements en matière d’évolution de carrière, amélioration des déroulements de carrière ».

Quel taux de grévistes ?

La publication le 16 mai du rapport des « experts  » de Cap 22 a encore mis de l’huile sur le feu en recommandant la généralisation de l’embauche de contractuels. Olivier Dussopt a du promettre qu’il « y aura des ajustements, une modernisation mais pas de remise en cause » du statut des fonctionnaires, sans répondre précisément aux inquiétudes.

Chez les enseignants, une première journée de grève le 10 octobre avait réuni 18% de grévistes (19% dans le premier degré et 16% dans le second), selon le ministère.  Les syndicats revendiquaient entre un tiers et 50% de grévistes. La seconde journée, le 22 mars avait vu 25% de grévistes dans le premier degré et 40% dans le second selon la Fsu (16 et 14% selon le ministère). Le Snuipp annonce entre 25 et 30% de grévistes pour la journée du 22 mai dans le premier degré. On attend donc un peu plus de grévistes que le 22 mars, sans que le pic d’octobre soit dépassé.

Poster un commentaire

JM Blanquer annonce la fin programmée des académies de Limoges et Poitiers

 » Dans le futur, vous aurez peut être un recteur pour l’ensemble des trois académies ». En visite le 19 mai à Saint Sulpice le Dunois (Creuse), Jean-Michel Blanquer a confirmé les préconisations du rapport sur la territorialisation de l’IGAEN remis récemment. Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions , y compris du ministre qui s’en est pris à France Télévision.

« Nous avons plusieurs années pour accomplir ce que dit ce rapport… Rien de brutal ne va se passer » a déclaré JM Blanquer à l’occasion de la visite d’une école à Saint Sulpice le Dunois (Creuse) le 19 mai. L’annonce de la fermeture « dans le futur » des académies de Limoges et Poitiers arrive alors que le ministre vient tout juste de nommer la rectrice de Limoges.

Elle suit la publication la semaine dernière d’un rapport de l’Inspection générale (IGAENR) qui préconise l’alignement des académies sur les nouvelles régions. Dans les 4 grandes régions (Auvergne‐Rhône‐Alpes, Grand Est, Nouvelle‐Aquitaine et Occitanie),  » la mise en oeuvre de ce principe implique la conception de nouveaux modes de gouvernance pour maintenir ou renforcer, dans le nouveau cadre, le fonctionnement et la qualité de suivi indispensables »,précise le rapport. Il demande la création d’un vice chancelier des universités et d’un adjoint chargé de l’enseignement scolaire auprès de chaque recteur. Mais rien qui compense l’organisation actuelle en terme de suivi des établissements. L’objectif est bien de faire des économies en regroupant les services administratifs. Y compris la fusion des corps d’inspection.

Le choix de Limoges et Poitiers ne doit rien au hasard. Ce sont justement les deux villes qui ont immédiatement réagi au rapport. Les deux villes sont détenues par l’opposition (PS à Poitiers, LR à Limoges).

Les propos du ministre ont suscité des réactions syndicales. Le secrétaire général de l’Unsa éducation , Pierre Gautret, apostrophe le ministre. « Nous apprécions, Monsieur le Ministre, que vous n’ayez pas pris le temps de venir rencontrer ceux qui font tous les jours l’école au plus près de vos concitoyens, nous espérons que le laboratoire des politiques rurales que deviendra notre département ne préfigurera pas le recul encore plus mortifère du service public et de la présence de l’état auprès des plus fragiles ».

Dans un tweet, JM Blanquer a reproché à France Télévision la publication de cette information disant : le titre que vous donnez ne traduit pas ce que j’ai dit dans la vidéo. Pourquoi ? ». Réponse d’une enseignante : « Le titre de votre livre ne traduit pas la politique que vous mettez en oeuvre. Pourquoi ? »

Sur France TV

Unsa 23

Le rapport sur la territorialisation

Poster un commentaire

Pour une marée populaire le 26 mai en France


La FSU appelle à former une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité, contre une société de la concurrence entre tous.

Départ de la manifestation à 14h30 au miroir d’eau à Nantes

Pique-nique dès 13h au miroir d’eau

Soyons nombreux pour exprimer notre volonté et notre solidarité.

Bien cordialement,

——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

Poster un commentaire

La FSU appelle à participer à la « marée populaire » du 26 mai

« Incompréhension, inquiétudes, colère…dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique…. mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s’expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives », écrit la Fsu. La fédération « appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société ». La manifestation du 26 mai est organisée par un collectif d’organisations politiques, syndicales et associatives.

Poster un commentaire

22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

www.fsu.fr

22 mai, grève unitaire dans l’Éducation !

Sous couvert de discours modernistes, ce sont bien des reculs sociaux majeurs que prépare le gouvernement: réduction des capacités d’action de la Fonction publique, atteinte au statut des fonctionnaires, remise en cause des instances de dialogue social dégradation des conditions de rémunération et de travail des personnels …

En savoir plus

Le Service Public, notre richesse !

Alors que les Services Publics ont été largement reconnus comme des amortisseurs à la crise en 2008, le gouvernement Philippe sous la houlette du président Macron ont décidé de faire des Services Publics et des agents qui les mettent en œuvre, la variable d’ajustement budgétaire !

Pour la FSU, cela va à l’encontre des besoins, tant des agents que des usagers !

Lire la suite

Salaires et carrières, urgence !

Loin d’une augmentation du pouvoir d’achat, c’est une nouvelle dégradation de celui-ci qui a été constaté sur la paye de janvier 2018.

Lire la suite

Moderniser l’action publique ?

Le gouvernement a lancé 4 “chantiers de refondation du contrat social avec les agents publics”. Ces orientations sont de nature à dynamiter le statut.

Lire la suite

22 mai : les organisations préparent la mobilisation dans la Fonction publique.

Lire le communiqué unitaire

Une Ecole à contre sens !

Les réformes éducatives et les politiques portées par le ministre Blanquer vont à contre sens ! Elles vont accentuer les inégalités scolaires, dégrader nos conditions de travail, dévoyer nos missions, nos métiers, notre professionnalité.

Le 22 mai dans la rue pour porter une autre ambition pour le Service Public de l’Education Nationale.

Lire la tribune

Le travail de la FSU 

au Comité Technique Ministériel

Forte de sa position majoritaire confirmée aux élections professionnelles, la FSU dispose de 6 sièges sur 15 au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN). Cela lui permet de représenter efficacement les métiers de l’éducation nationale , et tous les personnels : enseignants du 1er et du 2nd degré, administratifs, techniques, encadrement, inspection, sociaux ou de santé.

Lire la suite

​     Share   ​​      Tweet   ​
La FSU dans l’éducation nationale

La preuve par 9 !

La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondants aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.

la FSU, 

pour la Fonction publique,  pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

 

Poster un commentaire

La réforme sur la territorialisation de l’éducation alarme FSU et élus locaux

 » En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ? « , déclare la FSU dans un communiqué qui fait suite à la publication du rapport de l’IGAENR sur la territorialisation de l’éducation nationale. Le rapport recommande la fusion des académies en 13 académies régionales. Pour la FSU,  » la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications… La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère ». Le rapport fait des vagues aussi chez les élus. Ainsi le maire de Poitiers, Alain Claeys (PS) défend le maintien du rectorat dans sa ville. « Il existe à Grand Poitiers un écosystème très performant qui réunit sur le même territoire des compétences importantes et utiles en matière d’innovation nuémrique de pédagogie. Comment peut-on imaginer qu’on puisse les supprimer », a-t-il déclaré à La Nouvelle République.

 

Sur la réforme

FSU

Dans La nouvelle république

Poster un commentaire

Situation à l’université de Nantes

Les sections syndicales SUD Éducation et SNESup-FSU ont recueilli différents témoignages et ont été elles-mêmes témoins des conditions de déroulement des examens depuis le début de la semaine. Nous avons constaté avec effroi les violences policières commises sur des étudiant-e-s mobilisé-e-s pacifiquement, et le fichage systématique de ces dernier-e-s.

Nous avons également été alerté-es sur des agissements inacceptables de la part de membres de l’équipe présidentielle et de l’administration : intimidations, prise de photos, fouilles, menaces de conseils de discipline, d’expulsion de l’université, … Tous les étudiant-e-s subissent les conséquences néfastes de cette situation scandaleuse.

Partant de ce constat, nous déclarons que les conditions ne sont pas réunies pour que les examens se déroulent normalement. Cette situation de violences découle directement de l’incapacité de la présidence à organiser un vrai débat démocratique sur l’atteinte grave à la mission de service public de l’université que contient la loi ORE.

Nous demandons donc :

– l’annulation des examens terminaux comme cela a été fait dans d’autres universités (Lyon II par exemple),

– une audience d’urgence avec le président avant vendredi soir dernier délai.

Nous rappelons notre opposition à la tenue des examens sous présence policière et appelons les collègues à se mettre en grève en signe de protestation.

Les sections syndicales SNESup-FSU et SUD Éducation, avec le soutien du comité de mobilisation des personnels.

Poster un commentaire

GRÈVE DANS TOUTES LA FONCTION PUBLIQUE LE 22 MAI

SNES-FSU, section académique de NantesLa section académique

aux

adhérent.e.s de l’académie

SNES
                  National
p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120%; }

Contre les reculs sociaux, en avant !
STATUTS / SALAIRES
GRÈVE DANS TOUTE LA FONCTION PUBLIQUE LE 22 MAI
Avec les organisations Cfe/Cgc, Cftc, Cgt, Fa fp, Fo, Solidaires, UNSA, CFDT, la FSU appelle à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 22 mai prochain car la Fonction publique est aujourd’hui clairement menacée.

Le secrétariat académique

SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38

site : www.nantes.snes.edu
Page Facebook du SNES Nantes compte
                  Twitter du SNES Nantes

Poster un commentaire

La FSU appelle à manifester le 26 mai

Communiqué FSU

Les Lilas le 16 mai 2018

La FSU appelle à manifester le 26 mai.

Emmanuel Macron et son gouvernement mènent une politique économique et sociale qui, y compris aux dires des observateurs comme l’OFCE, favorise les plus riches au détriment des plus fragiles et des classes moyennes. à l’injustice sociale s’ajoutent une injustice fiscale qui profite aux plus fortunés, une politique de contrôle envers les plus fragiles comme les chômeurs, les précaires, mais aussi une politique hostile aux migrants.

Ils déploient dans la même logique une politique qui remet en cause le modèle social en réduisant les capacités d’action des services publics et de la Fonction publique. Pourtant ceux-ci jouent un rôle essentiel pour la cohésion sociale du pays, la redistribution des richesses, l’accès des citoyen.ne.s aux droits sociaux et dans la lutte contre les inégalités.

Incompréhension, inquiétudes, colère…dans le secteur privé comme dans le public, les mécontentements se multiplient et se manifestent notamment à la SNCF, Air France, dans la Fonction publique…. mais aussi chez les jeunes qui refusent la sélection et souhaitent une réelle démocratisation de l’université ou encore chez les retraités qui exigent, ce qui devrait être une évidence, un pouvoir d’achat décent et de meilleures conditions de vie, mais aussi dans les populations les plus en difficulté sur le plan social et éducatif. Toutes les colères qui s’expriment dans les secteurs mobilisés ont un point commun : le rejet de la volonté du gouvernement de porter un coup fatal à notre modèle social. Car les réformes en cours risquent d’affaiblir notre modèle social et toutes les garanties collectives.

C’est à l’opposé de ce que porte la FSU pour une société plus juste et plus égalitaire, ce qui suppose de préserver et développer les services publics.

Affaiblir les services publics, c’est porter atteinte à l’égalité de tous et toutes sur le territoire, c’est tourner le dos au principe de solidarité, d’égalité qui fondent l’organisation de la société. C’est à l’opposé du projet de société que porte la FSU.

Aujourd’hui, le gouvernement reste sourd et méprisant, tout autant sur les revendications que sur les propositions faites notamment par les organisations syndicales.

Dans ce contexte, la FSU appelle à participer à la mobilisation citoyenne du 26 mai prochain pour rassembler les colères, faire valoir des alternatives à ces politiques libérales, porter les revendications sur le financement et le développement des services publics et un autre projet de société.

Elle appelle le mouvement syndical à se retrouver pour construire et faire valoir des alternatives aux politiques en cours.

Poster un commentaire

Fonction publique : une rencontre pour rien

Reçues le 15 mai par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des comptes publics, les 9 fédérations syndicales de la Fonction publique CGC, CFTC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, Unsa et Cfdt estiment que  » le Ministre n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux organisations. Cela confirme qu’il n’y a pas de véritables concertations ouvertes par le gouvernement ». Les organisations syndicales « réaffirment la nécessité d’une forte mobilisation le 22 mai prochain. Elles appellent toutes et tous les agent-es à être en grève et à manifester pour faire entendre leurs exigences ».

Poster un commentaire

Le gouvernement maintiendra au moins un CIO par département

Il y aura « resserrement de la carte des CIO » mais pas fermeture de tous les centres. Le projet de loi sur la formation professionnelle « ne revient pas sur le principe d’un CIO par département ». Selon Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du Snes, ces engagements ont été donnés par le ministère lors du Conseil supérieur de l’éducation du 15 mai. De la même façon le ministère annonce que toutes les directions régionales Onisep ne seront pas transférées aux régions. Un décret maintiendra le lien entre les DROnisep et l’Onisep. Ces précisions sont apportées alors que les psychologues de l’éducation nationale des CIO sont fortement mobilisés sur leur avenir.

 

L’Etat va mettre fin aux CIO

Onisep et CIO personnels sous le choc

Poster un commentaire

Territorialisation : la fin de l’égalité républicaine pour FO

 » Ces mesures auraient pour conséquence une gestion locale des personnels au détriment des garanties collectives », écrit FO éducation en réponse au rapport de l’IGAENR sur la territorialisation de l’éducation nationale. « Elles s’inscrivent dans une logique d’ensemble : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes appliquée à l’Education nationale comme dans toute la Fonction publique et le privé. C’est dans ce cadre que l’évaluation et l’individualisation des carrières, comme des salaires, prennent toute leur signification. C’est dans ce cadre que s’appliquerait «le nouveau contrat social avec les agents publics », dont l’objectif est la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 et la destruction du statut général. Dans le même temps, le gouvernement présente un projet de révision constitutionnelle permettant aux collectivités territoriales de déroger aux lois et aux réglementations nationales : la fin de l’égalité républicaine est en marche ! »

 

Sur le site Fnec FO

Le ministère programme la fusion des académies

Poster un commentaire

15 000 suppressions de postes dans les hôpitaux attendues cette année

par Nolwenn Weiler

Plusieurs centaines de soignants ont manifesté hier à Paris, bloquant un temps les Champs Élysées, pour protester contre les nouvelles suppressions de postes que le gouvernement souhaite imposer à l’hôpital. Lors de son interview télévisée du 15 avril dernier, Emmanuel Macron avait pourtant affirmé que l’hôpital ne souffrirait pas de coupes budgétaires durant son quinquennat. Les objectifs fixés par la loi de financement de la Sécurité sociale (votée fin 2017) exige pourtant des économies de plusieurs millions d’euros de la part des établissements de santé pour la seule année 2018. De sévères coupes sont attendues notamment du côté du personnel, qui représente le gros de la masse budgétaire des hôpitaux.

Le plan d’accompagnement à la transformation du système de santé (PATSS) que le ministère de la Santé a publié confirme que les hôpitaux devront réaliser un « effort » de 1,2 milliard d’euros sur la masse salariale ces quatre prochaines années, dont 960 millions pour la seule année en cours. « Des économies, en somme, s’indigne le syndicat Sud Santé. Au total, ce sont au moins 15 000 emplois d’hospitalier-es qui sont voués à la destruction dès cette année ! » Voilà qui tranche avec les promesses présidentielles. « 960 millions d’euros d’économies, c’est comme si on nous demandait de supprimer 15 000 emplois, déclarait déjà il y a quelques jours Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) au micro de France télévision. Je ne crois pas qu’il y ait des emplois en trop à l’hôpital. Il suffit de pousser la porte d’un service hospitalier pour voir que le quotidien n’y est pas rose. »

Un recours accru à la prise en charge ambulatoire des patients, hors de l’hôpital, s’annonce donc, avec de nouvelles suppressions de lits. « On en manque déjà cruellement, notamment pour sécuriser l’aval des urgences et tenter de limiter leur engorgement », déplore le syndicat Sud santé. « Le gouvernement programme les nombreuses crises à venir de nos services d’urgences », prévient-il. Des manifestations unitaires de défense de la fonction publique, et notamment du système de santé, sont prévues le 22 mai prochain, partout en France.

Photo : « Marée blanche » du 15 mai 2018 à Paris – Place des Invalides – Ministère de la santé / © Serge d’Ignazio

Poster un commentaire

Le gouvernement avance sur la réforme de la fonction publique, Le Monde AFP

La réforme de l’Etat entre dans la dernière ligne droite. Mercredi 16 mai, Edouard Philippe rassemble des ministres pour une réunion à Matignon sur le cadrage budgétaire de cette future réforme d’envergure pour le gouvernement. Le premier ministre devrait notamment leur présenter les mesures susceptibles d’être retenues dans le rapport CAP22, commandé par l’exécutif, ainsi que leur impact budgétaire.

Depuis octobre 2017, trente-quatre experts travaillent au sein du Comité action publique 2022 sur une vingtaine de pistes qui pourraient inspirer la réforme de l’Etat voulue par Emmanuel Macron. Objectif : réduire la part de la dépense publique dans le PIB de 4 points d’ici à 2022 et améliorer la qualité du service public.

Dans ses grandes lignes, le rapport, dont la publication est prévue, selon l’exécutif, « fin mai, début juin » – soit avec deux mois de retard – a été achevé au début du mois. Depuis, les services de Matignon tâchent de chiffrer les économies que cela représenterait.

Le document montrera comment améliorer l’efficacité de l’Etat, secteur par secteur. Exemples : comment faire progresser la France dans les classements PISA de l’OCDE, en matière d’éducation, désengorger les urgences médicales ou améliorer le calcul des prestations sociales ? Il devrait également être question d’« une clarification des missions entre l’Etat et les collectivités locales » en supprimant les services qui doublonnent. « On peut faire des économies sans nuire à la qualité du service public en chassant les doublons », confie une source proche du dossier. Il devrait également être proposé de « mettre en place une organisation plus déconcentrée afin d’adapter le service aux besoins des usagers et de laisser beaucoup plus de liberté aux agents » : moins de défiance, moins de contrôle a priori, plus d’agences publiques.
« Etre ambitieux »

En parallèle du travail des experts, l’ensemble des membres du gouvernement passent chaque semaine un « oral » en conseil des ministres. Chaque ministre doit proposer des mesures de transformation dans son secteur, alors que le président de la République ne cesse de leur demander « de se bouger, d’être ambitieux », confie une source gouvernementale. Un quart d’entre eux doit encore se prêter à l’exercice d’ici à juin.

De même, le 2 mai, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, a présenté les résultats du « forum de l’action publique ». Cette consultation a attiré 154 000 usagers et agents entre novembre et mars. Il en ressort notamment que, s’ils sont attachés au service public, 60 % des premiers et 66 % des seconds estiment qu’il se dégrade. « Cela appelle un programme de réformes, c’est tout l’enjeu de CAP22 », notait ce jour-là Thomas Cazenave, délégué interministériel à la transformation publique. Autres enseignements : les Français nourrissent une relation ambivalente à la numérisation de l’administration (ils la soutiennent tout en s’en méfiant) et ne veulent pas d’abandon de missions.

Les décisions du gouvernement sont attendues en juin, après un dernier séminaire gouvernemental, le 30 mai à l’Elysée en présence d’Emmanuel Macron. Par ailleurs, les premiers projets qui bénéficieront du Fonds pour la transformation de l’action publique, doté de 700 millions d’euros sur cinq ans, seront prochainement annoncés. Quelque 150 ont été déposés par des administrations.

Poster un commentaire

CAC 40 : les dividendes des actionnaires ont augmenté trois fois plus vite que les salaires

par Anne-Sophie Simpere

Les grandes entreprises françaises préfèrent – et de loin – rémunérer les rentiers plutôt que d’investir ou de mieux payer leurs employés. C’est ce que révèle un rapport d’Oxfam et du Basic : depuis 2009, les deux tiers des bénéfices des sociétés du CAC40 ont été reversés aux actionnaires sous forme de dividendes. La France devient aussi championne en matière d’inégalités salariales entre ceux qui produisent et ceux qui « restructurent ».

Dans un nouveau rapport qui parait ce 14 mai, l’ONG Oxfam et le Basic (Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne) s’attaquent au CAC 40 [1]. Alors que les plus grosses entreprises françaises viennent d’annoncer des bénéfices records de plus de 93 milliards d’euros pour 2017, pas de ruissellement en vue : depuis 2009, les deux tiers de ces bénéfices ont été reversés aux actionnaires sous forme de dividendes, moins d’un tiers a été réinvesti tandis que les salariés n’ont touché que 5,3 % de participation et d’intéressement.

La France serait ainsi championne du monde de la rémunération des actionnaires. Cerise sur le cadeau : grâce aux réformes du gouvernement Macron, les revenus financiers sont maintenant exonérés d’impôt sur la fortune et soumis à un prélèvement forfaitaire maximal de 30 %, la flat tax, qui leur permet d’échapper à la progressivité de l’impôt sur le revenu et à la tranche supérieure de 45 %. Les heureux actionnaires sont principalement privés : fonds d’investissements, grands groupes familiaux type Arnault ou Bettencourt Meyers… L’État français ne détient que 3 % des actions du CAC 40.

Les salariés auraient pu être augmentés de 2000 euros par an

A quoi aurait pu servir l’argent distribué aux actionnaires ? A revaloriser les salaires, par exemple. Selon le rapport : « Si les entreprises du CAC 40 avaient choisi de maintenir en 2016 le niveau – déjà élevé, de dividendes de 2009, et d’augmenter les salaires des employés plutôt que de maximiser les dividendes des actionnaires, l’ensemble des travailleurs du CAC 40 auraient pu voir leurs revenus augmenter d’environ 14 000 euros sur la période, soit plus de 2 000 euros par an et par employé. » Au contraire, les dividendes ont augmenté de près de 60 %, soit pratiquement trois fois plus que la moyenne des salaires depuis 2009 (22,6%).

Autre suggestion du rapport : éviter des milliers de licenciements. Depuis 2011, les principaux plans sociaux des entreprises du CAC40 n’ont permis d’économiser que 0,6 à 5,5 % des volumes de dividendes versés aux actionnaires. Réduire leur rémunération pour sauver l’emploi, c’est le choix que n’ont pas voulu faire les grands groupes.

Écarts de salaires : la France parmi les pays les plus inégaux

Certains salariés ne souffrent pas de cette politique : les dirigeants du CAC40, qui touchent des rémunérations comprises entre 1,5 et 10 millions d’euros en 2016, soit 46 % de plus qu’en 2009. Une augmentation deux fois plus rapide que la moyenne des salaires de leurs entreprises, et quatre fois plus rapide que celle du SMIC. En moyenne, les PDG du CAC 40 gagnent aujourd’hui 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés. Un écart qui s’est aggravé : en 2009, ils ne gagnaient « que » 97 fois plus que leurs salariés.

Certains se sont octroyé des augmentations records : +469 % pour Carlos Ghosn, PDG de Renault qui passe de 1,2 à 7 millions d’euros entre 2009 et 2016, + 347 % soit 3,7 millions d’euros supplémentaires pour le DG de PSA, +344 % ou + 2,5 millions d’euros pour celui de Michelin… Une bonne partie de ces grands patrons complètent ces rémunérations par des jetons de présence au sein de divers conseils d’administration [2]. Pour Oxfam et le Basic : « Ces écarts de salaire placent la France parmi les pays les plus inégaux au niveau international. Ainsi, l’écart entre les rémunérations des PDG du CAC 40 et le revenu moyen français est d’environ 143, soit un ratio légèrement supérieur à celui de l’Allemagne et plus de sept fois plus élevé qu’en Norvège [3]. »

Même les fonds d’investissements s’inquiètent de l’approche court-termiste des grandes entreprises

Ces rémunérations astronomiques récompensent-elles des stratégies d’investissements ambitieuses pour l’entreprise ? Pas vraiment : « La primauté donnée à la rémunération des actionnaires a pour corollaire une baisse significative de l’investissement qui risque de fragiliser à terme la santé économique des entreprises françaises », expliquent les auteurs du rapport. Traduction : pour rémunérer les actionnaires, les entreprises du CAC 40 ont sacrifié leur capacité à investir. En 2017, quinze grandes entreprises françaises ont ainsi reversé plus de la moitié de leurs bénéfices à leurs actionnaires, ponctionnant d’autant les investissements et le travail réel accompli par leurs employés. Six entreprises ont même versé plus de 90% de leurs bénéfices en dividendes (TechnipFMC, Veolia, Engie, ST Micro, Total, Orange), comme nous le montrons dans le graphique ci-dessous, issu de notre propre enquête.

Cette approche court-termiste de maximisation des dividendes, critiquée par des fonds d’investissements eux-mêmes, à l’image de BlackRock, inquiet de cette obsession du rendement immédiat de l’actionnariat qui peut compromettre la croissance à long terme. Paradoxe : en 2017, comme nous le révélons ici, le puissant fonds d’investissement a, à lui seul, perçu au moins 1,6 milliard d’euros de dividendes du CAC40 ! Un chiffre qui donne une idée du poids de ce géant de la finance.

https://datawrapper.dwcdn.net/m8eHu/1/(Graphique issu de l’article de notre Observatoire des multinationales : Dividendes : les actionnaires ont coûté 55 milliards au CAC40 en 2017

Pour réformer ce « système économique qui va dans le mur » et creuse les inégalités, Oxfam et le Basic proposent une série de recommandations allant de l’encadrement des rémunérations à la réforme de la gouvernance des sociétés. Un débat sur le rôle de l’entreprise et le partage des richesses qu’ils espèrent ouvrir autour des discussions sur la loi Pacte, dont la présentation vient encore une fois d’être décalée par Bercy. En 2017, la répartition des richesses s’est encore davantage déséquilibrée : les actionnaires du CAC40 ont reçu plus de 47 milliards d’euros de dividendes, soit 52,6% des profits enregistrés par les grands groupes français (lire notre article).

Anne-Sophie Simpere

Photo : CC Ars Electronica

Poster un commentaire

[lalettre] 62. IRFSU – La lettre d’information de Mai 2018

Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page.
Newsletter Mai 2018
A LA UNE

Marseille contre les PPP

Le maire de Marseille a annoncé un plan pour la rénovation des écoles marseillaises. Ce plan prévoit, en 6 ans, la construction ou reconstruction d’une trentaine de groupes scolaires en urgence absolue. Par conséquent rien n’est prévu pour les 400 autres écoles !
De plus le mode de financement est inacceptable : un Partenariat-Public-Privé (PPP) comme pour le stade Vélodrome que les Marseillais devront payer encore longtemps. Cette procédure coûte plus cher que le financement direct de la Mairie et la gestion du projet sera attribuée à de grands groupes financiers multinationaux. Une fois encore, la mairie choisit d’endetter considérablement les marseillais pendant plus de 25 ans.
Pierre-Marie Ganozzi – SG FSU13 – a répondu à nos questions.

Appel pour un plan B écologique et social pour l’éducation

« Enseignants, travailleurs et usagers du service public d’éducation, nous considérons qu’un grand débat public sur le devenir de l’école est indispensable au succès des mobilisations.
Tout projet éducatif résulte d’un projet de société. Dans la droite ligne des réformes Chatel et Vallaud-Belkacem, les réformes Blanquer continuent de soumettre l’école aux normes productivistes. »
Paul Ariès (politologue), Christian Laval (professeur de sociologie), Laurent Paillard (philosophe), Samy Johsua (professeur émérite en sciences de l’éducation) lancent un appel.

En 2018, l’Etat prélèvera 5 milliards sur les ménages les moins riches pour les redistribuer aux plus riches

A force d’entendre que Macron est le Président des riches, on a envie d’en avoir le cœur net.
Le Gouvernement nous explique qu’en supprimant des dispositions fiscales qui font mauvais effet dans la vitrine de l’attractivité (ISF, Exit tax etc…) il pense à l’intérêt général.
L’avenir dira si ce pari en valait la chandelle…
En attendant, si on est un peu taquin, on note que la totalité des nouveaux efforts socio-fiscaux que l’on réclame aux ménages les moins riches (5 milliards) sont affectés au bon plaisir des 20% les plus riches.

L’INSTITUT

« Nous devons penser l’avenir »

La mobilisation du 22 mai pour la défense des services publics se prépare. Les neuf organisations syndicales représentatives dans la fonction publique ont appelé l’ensemble des personnels de la Fonction publique d’Etat, de la Fonction publique Hospitalière et de la Fonction publique territoriale à la grève et aux manifestations. Lire la suite

Libérer le travail. Pourquoi la gauche s’en moque et pourquoi ça doit changer

Gérard Grosse, l’un des animateurs du chantier « travail » de l’IR-FSU a rédigé cette note de lecture du livre de Thomas Coutrot.
Le thème de la « liberté du travail » est le plus souvent brandi par les libéraux opposés au syndicalisme et aux grèves et plus généralement aux législations protectrices .
Il peut donc sembler étonnant de voir Thomas Coutrot, économiste et statisticien, militant (LCR, ATTAC, les économistes atterrés) se saisir de cette revendication. Le sous-titre de son livre précise l’objectif : relancer au sein de la gauche le débat sur le travail, son organisation, son sens. Lire la suite

Pourquoi les profs râlent tout le temps ?

Souvent en grève, opposés à toute réforme de l’école, jamais assez bien payés, jamais contents. Pourtant, ils ont tout ce qu’un salarié peut rêver de mieux : pas beaucoup de travail (ils ne voudraient quand même pas nous faire croire qu’ils refont leurs cours tous les ans !) et des vacances à gogo. Serait-ce par désœuvrement que les enseignants râlent autant ?
Deux articles de Nada Chaar chercheuse, membre de l’IR-FSU dans le site « nonfiction.fr » Lire la suite

ON A VU

Enfants d’immigrés.

Le sociologue Stéphane Beaud a entrepris de raconter l’histoire de l’intégration à bas bruit des Maghrébins en France, en restituant la trajectoire d’une famille. Un travail précis et exigeant qui permet la compréhension en profondeur des évolutions de notre société.
Un article de Jean-Louis Fabiani dans « La vie des idées » Lire la suite

MAI68 par celles et ceux qui l’ont vécu

Pour sortir de l’oubli la parole essentielle des anonymes de ce printemps mémorable, plus de 150 témoins ont pris la plume pour nous raconter leur Mai 68. Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une véritable fresque, une trace précieuse, inédite à cette échelle, de ce que fut Mai-Juin 68.
Le pari de ce livre ? D’autres paroles, d’autres intelligences de Mai 68 !
Aux éditions de l’Atelier. Lire la suite

INJEP analyses & synthèses n°12 De la discrimination aux attitudes protestataires ? Enquête dans les lycées populaires

Le douzième numéro d’INJEP analyses et synthèses est consacré au volet discriminations d’une enquête du CNRS à laquelle l’INJEP a participé. Cette étude révèle l’importance de l’environnement social et scolaire à partir duquel s’élaborent des situations de discrimination, de frustration et, in fine, d’adhésion des jeunes à des idées et pratiques radicales. Lire la suite

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au xixe siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?
En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi. Lire la suite

AGENDA
Mardi 15 Mai 2018

Existe-t-il une école socialiste ? Fondation Jean-Jaurès, 12 Cité Malesherbes, 75 009 Paris

Mercredi 23 mai 2018, à 18h30

« Mai 68, la CGT et la démocratie » Rencontre avec Jean-Louis Moynot – Salle Violette, rez-de-chaussée de la Tour Essor 14, rue Scandicci 93500 Pantin

Samedi 26 mai 2018 de 14 h à 19 h

L’autogestion en mai et juin 1968 en France à l’Union Syndicale Solidaires 31 rue de la Grange aux Belles, 75010 Paris

29 et 30 mai 2018

Journées d’étude sur les globalisations universitaires à l’Université Paris Descartes, salle des conférences, 45 rue des Saints Pères.

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°25

ARTS :
HK – L’urgence de faire corps
DOSSIER :
Les neurosciences
ENTRETIEN :
Cynthia Fleury Lire la suite

Payer pour réussir ?

Le marché du soutien scolaire
Le soutien scolaire marchand concerne une part tout à fait significative des élèves puisque environ 15 % des lycéens en bénéficient. Derrière cette moyenne se cachent d’importantes disparités sociales. Ainsi ce soutien scolaire est-il révélateur du poids du capital économique dans la reproduction des inégalités scolaires.
L’ouvrage analyse précisément sa diversité et ses stratégies mais aussi le rôle de l’État dans la structuration du marché. Il montre comment le soutien scolaire construit un marché de l’angoisse et participe de l’exacerbation de la compétition scolaire.
Collection Comprendre et Agir 110 pages Lire la suite

IR-FSU

Poster un commentaire

Lycée : un appel contre la réforme

« Avec la diminution des horaires en seconde, la fin des dédoublements et des heures de travail en groupe qui se profile, la transformation d’enseignements communs en spécialités ou options facultatives, le travail sur l’orientation dévolu aux enseignants, cette réforme conduira à une transformation profonde du métier enseignant. Toutes les disciplines subiront d’une manière ou d’une autre une dénaturation ou une perte horaire assortie d’une hausse des effectifs de classe », écrivent dans un communiqué commun le Snes Fsu et d’autres syndicats Fsu (Snep, Snetap, Snuep, Snpi) , FO, Sud, la Cgt et des associations professionnelles où sont réunis le Gfen et Sauvez les lettres,l’Apses, l’Aplv, l’Udppc, l’Apden, Aggiornamento. « Nous refusons le principe d’une réforme qui produira à coup sûr un accroissement considérable des inégalités géographiques et sociales. Nous exigeons le retrait des textes sur le bac et le lycée », demande l’appel.

L’appel

Poster un commentaire

Que sait-on du travail des enseignants ?

névitablement c’est ressorti. Et pourtant ils dépassent largement les 35 heures ! Les jours fériés à répétition venant juste après les vacances de printemps ont remis dans l’actualité la question du travail des enseignants. Question dont s’est aussi emparé le Snes qui a ouvert un site spécifique. Mais que sait-on du travail des enseignants ? Comment le comparer à celui d’autres pays ? Quelles singularité dans son organisation ? Comment évolue-t-il ?

Plus de 35 heures

Il faut remonter à 2010 pour avoir une évaluation officielle du temps de travail des enseignants. Cette année là la Depp, la division des études du ministère, organise une enquête auprès des enseignants dont les résultats sont publiés en 2013.

La Depp évalue le temps de travail hebdomadaire des enseignants du premier degré à 44h07 dont 25h34 devant élèves. Précisément ce temps comporterait 12h57 de préparation et correction, 2h26 de rencontres avec les parents et les collègues et 3h10 d’autres tâches. Chaque semaine les enseignants passeraient 9h30  à travailler à la maison. Le temps varierait selon la fonction : un directeur travaille 45h26, un enseignant dans l’élémentaire 43h27 et en maternelle 36h38.

On observe une grande inégalité selon l’âge des enseignants. Les débutants travaillent 52 heures par semaine et les plus âgés 44 heures. Entre les deux le temps de travail diminue. L’observation est également valable dans le second degré (45h pour les débutants, 44h30 pour les plus de 50 ans).

Par comparaison, les enseignants du second degré travaillent un peu moins : 41h17 par semaine mais un peu plus à domicile : 12h36. Le temps d’enseignement est évalué à 20h04, les préparations à 8h14, les corrections à 7h26, la documentation à 2h07. Les temps d’échanges avec les parents et collègues représentent 2h43.

On observe de plus fortes inégalités selon les corps d’appartenance ou les disciplines. Les agrégés travaillent 39h15 (rappelons que leur temps devant élèves est plus faible), les certifiés 42h53, les PLP 39h30. Les professeurs de langues sont ceux qui travaillent le plus longtemps (42h39), devant les disciplines littéraires (41h47), les matières professionnelles (41h16), les sciences (40h54) et l’EPS (37h37). A noter que le temps de travail a augmenté de près de 3 heures pour les certifiés sous Chatel notamment du fait de la mis en place de l’évaluation du socle.

A ces temps de travail en semaines où il y a cours il faut ajouter 20 jours de vacances travaillés dans le premier degré et 18 dans le second. Si vous additionnez tout cela vous dépassez largement les 1607 heures annuelles dues par les agents de l’Etat en général et les 35 heures hebdomadaires des salariés ordinaires.

Les enseignants du primaire nettement au dessus de la normale

Mais comment c’est ailleurs ? Les enseignants français travaillent-ils moins que les autres ? Selon l’OCDE (Regards sur l’éducation 2017), le nombre d’heures d’enseignement dans le premier degré est de 794 heures pour la moyenne OCDE contre 900 en France. Les enseignants français du premier degré travaillent nettement plus la moyenne OCDE. Et cela pèse d’autant plus que le nombre de semaines de cours est le plus faible en France.

Dans le second degré on se situe dans la moyenne OCDE : France 648 et OCDE 662. La plupart des pays connaissent cette différence entre niveaux d’enseignement. Mais en général elle se situe entre école + collège et lycée alors qu’en France on oppose l’école contre le second degré uni.

Ainsi en Allemagne les enseignants donnent 799 heures de cours en école, 750 au collège et 714 au lycée. Au Danemark 784, 784 mais seulement 386 au lycée. En Russie et en Pologne les professeurs de lycée enseignent moins de 500 heures.

Mais à ces heures d’enseignement peuvent s’ajouter du temps de présence statutaire en établissement où les enseignants reçoivent mais aussi corrigent et effectuent des tâches administratives. Ainsi en Espagne les enseignants passent 1140 heures par semaine dans l’établissement, un nombre très proche de la moyenne OCDE (1156, 1135 et 1045 selon les niveaux). Beaucoup rêvent d’étendre ce système en France. Malheureusement pour eux cela semble impossible : les établissements n’ont pas les locaux nécessaires  d’une part. D’autre part cela réduirait le temps de travail réel des enseignants (qui passent de 9 à 12h de travail par semaine à la maison). Or ce ne semble pas être le but recherché…

Un travail plus isolé

Il faut donc creuser davantage pour trouver les différences entre le travail enseignant en France et à l’étranger. Talis, une enquête OCDE, donne des indications précieuses pour toucher le quotidien enseignant.

La particularité du travail enseignant en France c’est son isolement. Selon Talis seulement 3% des enseignants français font appel à un tuteur, un taux 4 fois inférieur à la moyenne OCDE (13%). 78% n’observent jamais le travail d’un collègue soit deux fois plus que la moyenne Talis (45%).

Ecart aussi dans les pratiques pédagogiques : 37% des enseignants français font travailler les élèves en groupe contre 47% en moyenne des pays participant à Talis. 22% donnent des travaux différents selon les compétences des élèves contre 44%.

Autre particularité pédagogique : les problèmes de discipline. Les enseignants français sont ceux qui déclarent consacrer le plus de temps à la gestion de la classe avec les enseignants portugais et brésiliens.

Enfin dernier trait particulier : les enseignants français sont aussi les plus nombreux des pays de l’OCDE à considérer que leur métier est dévalué dans la société. Et ça aussi cela pèse sur le travail… Et même sur les résultats des élèves.

Un travail pénible

Résultat de ces considérations : le travail enseignant est perçu comme de plus en plus pénible par les enseignants. Selon la dernière enquête du Se Unsa (portant sur 7500 enseignants) 76% des enseignants estiment que leur activité professionnelle a des répercussions sur leur sommeil et 27% jugent leur métier épuisant. 51% ont déjà eu un arrêt de travail lié à leur métier. 46% déclarent des problèmes de voix et 32% d’audition.

Il y a un an, la Depp a publié les résultats d’une étude sur les risques psychosociaux. Elle  montrait que les enseignants sont les plus exposés aux risques psychosociaux. Elle pointait particulièrement les professeurs du premier degré.  » L’indice global d’exposition aux facteurs de risques psychosociaux (RPS) indique que les enseignants, hormis ceux du supérieur, ont une exposition moyenne significativement plus élevée que les autres populations, surtout dans le premier degré ».

Selon cette étude, la particularité des RPS des enseignants tient d’abord à l’intensité du travail. Les enseignants du premier degré sont les cadres qui déclarent le plus subir de contraintes de temps et de pressions dans leur métier. Là il y a une différence avec les enseignants du second degré qui sont ceux qui déclarent le moins de pression ressentie.

Mais la plus forte caractéristique des RPS des enseignants, premier et second degré confondus, selon cette enquête officielle, c’est le manque de soutien hiérarchique. « Ce sont surtout les enseignants qui déclarent manquer de soutien de leur hiérarchie et de moyens nécessaires pour bien faire leur travail, tant au niveau du matériel que de la formation », note l’étude. « Plus de 30 % des enseignants du premier degré et du second degré ne sont pas ou peu d’accord avec l’item « les personnes qui évaluent mon travail le connaissent bien »… L’indice moyen d’exposition au manque de soutien hiérarchique est le plus élevé chez les enseignants, hormis ceux du supérieur, surtout pour le premier degré. Les tensions avec la hiérarchie se font plus ressentir pour eux ».

(à suivre)

Temps travail premier degre

Second degré

Dans le Café

Dégradation des conditions de travail

Résumé de Talis ocde 2015

Enquete Se unsa

Enquête Depp

Ce que nous avait dit un ergonome

Améliorer le bien être enseignant OCDE

 

Poster un commentaire

Pour l’OCDE, il faut améliorer le bien-être des enseignants

« Le réussite éducative ne repose plus sur la restitution des connaissance mais sur la capacité à extrapoler et à appliquer les connaissances de façon créative dans de nouvelles situations en reliant différents champs de connaissances… Cela nécessite de nouvelles façons d’enseigner et d’apprendre et un nouveau type d’enseignants ». Dans un nouvel ouvrage publié par l’OCDE, Valuing our Teachers and Raising their Status, Andreas Schleicher, directeur de l’éducation de l’OCDE, tire toutes les conséquences de cette évolution. Il met en évidence le lien entre le constructivisme et le niveau des élèves. Il montre aussi l’intérêt qu’ont les autorités à veiller au bien être des enseignants. Car là où il est faible, le niveau l’est aussi…

Une nouvelle conception du métier d’enseignant

« La classe traditionnelle qui a existé pendant des générations repose sur une introduction dirigée par l’enseignant caractérisée par des leçons, ou un cours dialogué ». Cette classe là, pour A Schleicher, vit ses derniers instants. Parce que le niveau d’exigences s’est élevé et qu’on attend des élèves davantage capables d’autonomie et de traiter des tâches complexes.

Pour pouvoir asseoir cette nouvelle pédagogie, le métier d’enseignant doit évoluer  aussi bien dans ses relations avec la communauté éducative que dans les pratiques pédagogiques. Pour A Schleicher il y a déjà un lien entre le niveau des élèves, tel qu’il est évalué dans Pisa, et les conceptions pédagogiques des enseignants. « Depuis des décades les éducateurs ont encouragé à donner aux élèves plus de controle sur l’organisation du cours, son rythme. Ces stratégies orientées vers l’élève trouvent de plus en plus de place dans les salles de classe ».

Quelles pratiques pédagogiques…

C’est ce qu’il va montrer en se basant sur les résultats en maths de Pisa. Il dresse d’abord une typologie des méthodes pédagogiques dans les pays de l’OCDE selon que l’enseignement est centré sur le maitre ou l’élève et aussi selon qu’il repose sur la mémorisation ou la construction du savoir par l’élève. Les résultats sont intéressants parce que le graphique montre le lien entre la mémorisation et l’enseignement centré sur le professeur et inversement. La France apparait à cet égard bien extrême avec un taux très fort d’enseignement tourné vers le professeur et de mémorisation.

Pour quels résultats ?

Coté niveau des élèves, les résultats sont à nuancer. « Quand les professeurs dirigent les élèves, il sont plus à même de réussir des problèmes de maths simples. Quand le problème devient difficile, les élèves enseignés dans un système centré sur l’enseignant perdent cet avantage », dit A Schleicher. La conclusion qu’il en tire c’est qu’il ne fait aps se reposer sur un style d’enseignement mais qu’il faut en utiliser plusieurs.

L’opposition est plus nette entre les démarches où les élèves mémorisent des résultats et celles où ils élaborent les résultats. La mémorisation est liée à l’anxiété des élèves. Elle aide à résoudre des problèmes de routine. « Si la mémorisation marche pour résoudre des problèmes simples cela ne va plus loin », note A Schleicher.  Plus le niveau des élèves d’un pays est élevé moins l’enseignement repose sur la mémorisation, montre PIsa.

Mais au delà, quelles méthodes pédagogiques employer pour réussir en maths ? L’ouvrage donne de nombreux exemples de « bonnes pratiques » dans des établissements. Il cite par exemple un établissement de Linz où l’enseignement est donné par deux professeurs dans la classe qui se partagent le travail l’un d’eux encadrant des groupes d’élèves. Dans uen école israélienne les enseignants ont changé le temps de l’heure de cours pour l’allonger de façon à aller plus au fond des questions mais ils traitent moins de sujets et la semaine est raccourcie. Dans uen école anglaise un jour par semaine es réservé à une recherche menée par les élèves. Les enseignants donnent le défi du jour et les élèves doivent rassembler les informations pour trouver al solution. Exemples de problèmes : jeter un oeuf le plus haut possible et ne pas le casser, ou apporter une solution à un risque naturel.

Enseigner de façon collaborative

Tous ces exemples reposent sur des pratiques collaboratives du métier. Pour A Schleicher, « trouver l’approche pédagogique qui marche  le mieux dans un contexte précis  perdn du temps, nécessite de la recherche et une pratique collective où les bonnes idées irriguent la profession.  Réussir cela c’est passer d’une organisation de type industriel  à une organisation du travail vraiment professionnelle. C’est ce qu’on doit attendre du 21ème siècle en éducation ». Un graphique montre non seulement que la France est mal placée pour le travail collaboratif des enseignants mais aussi que les pays qui ont les meilleurs résultats dans Pisa sont ceux qui ont des pratiques collaboratives ( Japon en tête, Corée, Singapour, Hong Kong etc.). L’ouvrage donne d’ailleurs en exemple les réseaux d’enseignants au Japon où ont lieur régulièrement des séminaires de pratiques de classes.


Pour A Schleiecher, pour améliorer les pratiques pédagogiques dans le futur, il faut passer de l’enseignant isolé au travail collaboratif, de l’emploi du temps traditionnel à des périodes plus longue set plus flexibles pour approfondir l’enseignement, de l’enseignement traditionnel à  des projets et des problèmes.

Quel lien entre la considération reconnue aux enseignants et les résultats ?

Tout cela nécessite aussi que le métier d’enseignant soit reconsidéré. « Pour que l’enseignement soit plus efficaces, les enseignants doivent avoir un haut niveau de bien-être, de sentiment d’efficacité et de confiance… On demande de plus en plus aux enseignants . On attend d’eux une connaissance approfondie de ce qu’ils enseignent.. et on attend d’eux d’autres tâches comme développer les compétences non cognitives des élèves, répondre aux différences des élèves  et travailler collaborativement avec les autres enseignants et les parents. Dans ce contexte ce n’est pas une surprise que le stress et le bien-être des enseignants soient devenus des sujets prioritaires… Pisa montre que les systèmes éducatifs les plus efficaces sont ceux où la société accorde une grande valeur aux enseignants… Ce n’est aps seulement que les enseignants doivent se sentir bien. Le sentiment d’efficacité des enseignants est lié à la motivation des élèves, à leur résultat.

Et là on a en France du souci à se faire car les enseignants français sont ceux, avec la République slovaque, qui se sentent les moins valorisés dans la société.

Cela alors même que l’OCDE établit le lien entre cette valorisation et la part de très bons élèves en maths.

On laisse nos décideurs en tirer les conclusions qui s’imposent. Ou pas.

Valuing our teachers

Poster un commentaire