Archives de la catégorie Fonction publique

Retraités en colère : appel pour le 18 octobre

Nantes Rassemblement Jeudi 18 octobre 11h Place Bretagne

Saint-Nazaire Rassemblement Jeudi 18 octobre 11h devant la CPAM

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Stage de l’école émancipée: retraites – sécu et répartition des richesses – lundi 17 décembre

Pour s’inscrire, et ainsi recevoir l’autorisation d’absence et nous permettre d’organiser techniquement le stage au mieux, veuillez écrire à Nathalie Pszola (nathaliepszola@msn.com).

Et pour les réfractaires aux images dans les mails: Stage de l’école émancipée le 17 décembre 2018Retraites, sécu et répartition des richesses12 rue Cabanis, 75013 Paris – métro Glacière
10h: Intervention de Philippe Léger – les déterminants des inégalités économiques
14h: les enjeux politiques de la sécurité sociale face à la réforme à venir des retraites 
16h: le projet de salaire à vie de Bernard Friot en question
Et le mardi 17 et mercredi 18 décembre, il y a le stage Extrême-droite organisé par la FSU, dans les mêmes lieux.

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Les écoles perturbées par la journée de grève interprofessionnelle

Lancée par les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et les syndicats de lycéens et d’étudiants FIDL, UNL et UNEF, la journée de grève et manifestations du 9 octobre aura un impact dans les écoles et établissements scolaires. La journée veut stopper les projets gouvernementaux en matière sociale particulièrement la réforme annoncée des retraites. Elle veut aussi  » améliorer les conditions de travail et augmenter les salaires, les retraites, les aides sociales pour l’autonomie des jeunes, les minima sociaux » et « défendre la Fonction publique et les services publics : statuts, missions, emplois, salaires, conditions de travail et s’opposer aux suppressions de postes et au transfert de missions vers le secteur privé ». Les établissements scolaires vont être touchés déjà par la grève d’une partie des enseignants. Ainsi à Rennes on annonce 13 écoles sur 83 en service minimum d’accueil. Le grève des agents territoriaux va aussi affecter les services de restauration. Toujours à Rennes, par exemple, 41 écoles seront privées de repas, soit presque la moitié.

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En grève et dans la rue le 9 octobre 2018 !!

La section académique
aux
adhérent.e.s de l’académie
Contre les reculs sociaux mis en œuvre par le gouvernement Macron et ceux encore annoncés par lui ! Pour la défense de nos statuts, salaires, conditions de travail, face aux attaques contre la Fonction Publique ! Voir notre article en ligne.
Les manifestations dans l’académie : Nantes CHU 10h30 St Nazaire place de l’Amérique Latine 10h00 Chateaubriand Mairie 10h30 Ancenis Station ESSO 10h00 Angers place Leclerc 10h30 Cholet place Travot 10h30 Saumur place Bilange 10h30 Segré place du Port 10h30  Laval place de la Trémoille 10h00  Renazé rond-point de l’Ardoise 11h00  Mayenne square de Yougoslavie, pôle santé 14h30  Evron gare SNCF 14h30 Le Mans Palais des Congrès 9h30  La Roche sur Yon place Napoleon  10h00
SNES-FSU
Section académique de Nantes

15, rue Dobrée
44100 Nantes
02-40-73-52-38
site : www.nantes.snes.edu
Ce message est envoyé aux adhérents (à jour et non à jour) du SNES ayant fourni leur adresse électronique.
Cette adresse ainsi que les données personnelles communiquées au SNES sont accessibles et modifiables en ligne avec le numéro d’adhérent et le mot de passe qui figurent sur la carte syndicale.

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CIO : l’intersyndicale lance une pétition

 » La limitation à un seul CIO par département ne pourra répondre aux besoins de conseils de proximité des élèves et des parents assurés par le service public. Ceci portera particulièrement préjudice aux élèves en difficulté scolaire, en risque de décrochage, voire décrochés du système de formation, en situation de handicap ou d’exclusion scolaire, aux élèves nouvellement arrivés en France. Sans les CIO et l’expertise de leur personnel qui accueillera ces publics ? » L’intersyndicale CGT éduc’action ; FNEC FP – FO ; SE-Unsa ; Sgen-CFDT ; Snes-FSU ; SNPTES, avec el soutien de la Fcpe, lance une pétition de soutien. Elle demande l’abandon du transfert des DRONISEP aux régions et le maintien de tout le réseau des CIO.

La pétition

Dialogue de sourds

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L’Etat s’attaque au temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales Le Monde

C’était une demande de nombreux élus locaux. L’Etat va le faire. Les collectivités locales seront tenues de revoir leur accord sur le temps de travail pour imposer à leurs agents le minimum légal de 1 607 heures par an. Une disposition qui entrera en vigueur avec le projet de loi sur la fonction publique qui devrait être présenté avant la fin de l’année.

Le gouvernement n’a jamais caché que le temps de travail des fonctionnaires des collectivités locales était « un problème ». De nombreux rapports ont été publiés sur le sujet. En octobre 2016, la Cour des comptes avait notamment indiqué que « dans seulement 20 % des collectivités, [la durée de travail est] alignée sur la durée réglementaire de 1 607 heures par an ». La moyenne du temps annuel effectué est de 1 562 heures, selon ses chiffres.

« Il est normal que l’on travaille moins que le minimum légal dans les collectivités locales, rappelle Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques. Cela correspond à une compensation pour les astreintes liées au service public. Les agents sont, par exemple, tenus d’assurer l’ouverture des bibliothèques le samedi ou le dimanche, des installations sportives le soir. C’est compensé en temps. » Reste, confie-t-on au sein de l’exécutif, que « l’on ne sera jamais à 1607 heures. Certains fonctionnaires, en effet, sont soumis à des suggestions spéciales du fait de leur activité et bénéficient donc d’une compensation horaire ».

Peur de discussions explosives

L’enjeu n’est pas mince pour le gouvernement. Si tous les fonctionnaires territoriaux travaillaient autant qu’ils le devraient, cela permettrait d’économiser « 32 000 postes », estime une source gouvernementale. Or, si le président de la République s’est engagé à supprimer 50 000 emplois dans la fonction publique d’Etat sur le quinquennat, il a aussi promis de réduire l’effectif des collectivités locales de 70 000 postes.

Pour avancer sur cette question, l’Etat a identifié plusieurs pistes. L’une d’elles entrera donc en vigueur en 2019. Dans le projet de loi sur la fonction publique, le gouvernement va imposer aux collectivités locales de réviser leur protocole d’accord sur le temps de travail, décrit à l’article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984. Objectif : y intégrer la durée légale de 1 607 heures. Certains d’entre eux, en effet, prévoient des temps de travail inférieurs et les élus n’osent pas toujours les modifier de peur de s’engager dans des discussions explosives avec leurs personnels. C’est donc désormais l’Etat qui le leur imposera.

Deuxième piste, encore à l’étude : mettre en place un « barème national »qui fixera le nombre de jours qu’un agent pourra prendre s’il se marie, déménage ou perd un membre de sa famille. Sur ce sujet, il existe actuellement de grandes différences selon les collectivités locales.

Une troisième piste a, elle, été écartée. La suppression des « congés spéciaux », tel « le jour du maire », a été jugée trop compliquée. Ces vacances exceptionnelles accordées par les élus permettent parfois, en effet, de commémorer des événements locaux (comme la « fête nationale » corse) ou des hommages nationaux qui revêtent, sur certains territoires, un impact particulier. C’est par exemple le cas, dans les Antilles, de la journée commémorative du souvenir de l’esclavage et de son abolition. « C’est un débat que l’on ne sait pas mener », reconnaît une source gouvernementale.

Plusieurs détails ne sont pas encore arrêtés. Le délai dans lequel les collectivités devront s’acquitter de cette nouvelle obligation n’est ainsi pas encore fixé.

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Censure rue de Grenelle

Nouveau record pour l’Education nationale ! C’est l’avantage des rapports d’activité. Le ministère vient de publier ceux de l’Inspection générale (IGEN) et de l’Inspection générale de l’administration (IGAENR), sa branche cousine. Et on apprend beaucoup de choses dans ces rapports. Selon un pointage du Café pédagogique, en 2017, seulement 16% des rapports de l’Inspection générale (IGEN) ont réussi à sortir de l’armoire ministérielle. Les autres sont tenus au secret. Dans ce domaine, JM Blanquer réussit à faire mieux que Luc Chatel qui jusque là tenait la corde…

Des inspections proches des politiques

Les rapports montrent aussi la proximité entre les inspecteurs généraux et les politiques. Ca marche d’ailleurs dans les deux sens. Les cabinets ministériels emploient beaucoup d’inspecteurs généraux. Et de nombreux membres de cabinet sont recasés dans l’Inspection générale. C’est le cas de 14 des 149 inspecteurs en activité. Et plusieurs membres de l’inspection font partie du cabinet actuel à commencer par son directeur (nommé sous Darcos) ou occupent des postes politiques (recteur, Dgesco etc.). Le rapport au politique se lit aussi dans certains destins comme celui de Max Brisson, sénateur. Ceci posé, la voie royale pour devenir inspecteur général reste un poste d’IPR ou de professeur de chaire supérieure. Du coté de l’IGAENR la voie royale c’est d’être administrateur même si on trouve un ex-secrétaire général d’un groupe parlementaire.

Mais le grand avantage de ces rapports c’est de publier les noms des travaux des inspections. Ainsi on apprend que l’IGEN a remis 57 rapports en 2017, un nombre plutôt modeste. Sur ces 57 rapports, le rapport annuel ne mentionne que  7 publications . Mais nous en avons trouvé finalement 9. Donc seulement 16% des rapports de l’IGEN ont été rendus publics. 48 sont restés bouclés dans une oubliette du cabinet ministériel.

Pas tous publiables

Certes tous ces rapports ne sont pas destinés à publication. Une partie du travail de l’Inspection consiste à exercer un pouvoir disciplinaire sur les agents du ministère. On aimerait bien connaitre, par curiosité, la manière de servir d’un professeur du lycée X de Créteil ou la situation du lycée X de Besançon, mais la loi ne l’autorise pas. Certains rapports sont ainsi classifiés de façon dommageable pour l’instruction du public, par exemple le rapport sur l’enseignement en prison ou celui sur les dysfonctionnements dans la fabrication des sujets du bac.

Une carte en creux des faiblesses de la politique ministérielle

Si on retire ces cas particuliers , on obtient une belle idée de ce que peut être la censure ministérielle. Au final on sait au moins ce qui n’a pas été publié. On aurait bien aimé lire les rapports sur l’entrée dans la carrière des jeunes enseignants, le remplacement des professeurs, les contractuels, le bilan du LSU ou le bilan des TPE (que le ministre supprime). Ou encore les textes sur la carte des langues vivantes, la mise en oeuvre des programmes de maternelle (que le ministre va changer en 2019), les dédoublements des Cp en Rep+, l’accueil des bacs pro en BTS, ou encore l’enseignement hors contrat dans l’académie de Paris. Ajoutons y l’audit sur le paiement des heures supplémentaires ,un sujet d’actualité.

Evidemment ce n’est pas la peur de nous endormir ou de perdre du lectorat qui a empêché la publication de ces rapports des Inspections. Ce n’est pas leur faible qualité. Quand un rapport ne parait pas c’est que ses conclusions ne cadrent pas avec les objectifs du ministre. Donc sachez le sur tous ces sujets, dont certains sont dans l’actualité, le cabinet du ministre a préféré ne pas faire connaitre l’avis des inspecteurs…

Evidemment plus le nombre des rapports censurés est important, plus on peut penser que la politique ministérielle est désavouée, à voix basse, par les bons connaisseurs de l’Ecole et conseillers du ministre que sont les inspecteurs généraux.

Blanquer médaille d’or

On n’a pas attendu JM Blanquer pour écrire cela. Les armoires du 110 rue de Grenelle sont vastes et ont déjà beaucoup servi. Le Café a publié des précédents. En 2011, Luc Chatel n’avait publié que 19 rapports sur la soixantaine que constitue une année normale. En 2015, on avait reproché à N Vallaud Belkacem ses ciseaux. Sur 85 rapports annuels seulement 25 avaient été publiés soit 29%. C’était déjà pas beaucoup.

JM Blanquer fait mieux que ses prédécesseurs avec seulement 9 rapports sur 57. Ca fait peu pour « l’école de la confiance ». Alors, libérez les rapports ! Ayez confiance…

Rapport IGEN

Rapport IGAENR

Sous Chatel

Sous N Vallaud Belkacem

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La FSU mobilise contre les menaces sur le paritarisme

 » Le gouvernement veut la disparition des CHSCT (comités hygiène, sécurité, conditions de travail) en les fusionnant avec les CT (comités techniques). Il a l’intention également de supprimer les compétences des représentant-es des personnels dans les CAP (commissions administratives paritaires) en prévoyant de ne plus les consulter sur les projets de mouvement des personnels, l’établissement des listes d’aptitude et des tableaux d’avancement annuels nominatifs, ou encore certaines sanctions disciplinaires », rappelle la Fsu. « La disparition des CHSCT ouvrira la porte au non-respect par les employeurs publics de leurs obligations en matière de santé et sécurité au travail . La suppression des compétences des représentant-es des personnels dans les CAP donnera davantage de marge de manoeuvre aux chefs de service et d’établissement et privera les agents de toute transparence et équité. Cette volonté gouvernementale de contourner les élu-es des personnels est en contradiction avec le statut qui prévoit notamment que : « les fonctionnaires participent, par l’intermédiaire de leurs représentants, à leur gestion collective et à l’organisation des services publics » ». Face à cela , la FSU réunit le 3 octobre  » plusieurs centaines de représentants des personnels, issus de 22 syndicats et plus de 100 métiers… pour montrer qu’elles ou ils ne sont pas de « l’ancien monde », mais bien dans leur époque ! Pour expliquer aussi que les instances représentatives dans lesquelles elles ou ils siègent ne sont pas inutiles, tout au contraire ».

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Suppressions de postes : les trois grands syndicats de l’éducation appellent à la grève

A quelques semaines d’élections professionnelles qui devraient les opposer, les trois grandes fédérations syndicales de l’enseignement, la FSU, l’Unsa et le Sgen Cfdt, appellent ensemble à la grève le 12 novembre. Ils entendent protester contre les suppressions de postes inscrites au budget 2019.

L’appel

« C’est avec consternation et incompréhension que les organisations syndicales FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT ont découvert les annonces budgétaires pour l’année 2019 enterrant de fait la priorité à l’Éducation nationale », déclare l’intersyndicale. « Avec 2 650 postes d’enseignant-es et 400 de personnels administratifs supprimés, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels qui est programmée ».

Pour les trois fédérations, « cela n’est pas compatible avec l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite, ni d’une bonne administration du système éducatif ». Les syndicats notent par exemple que  » la « priorité au primaire » ne peut pas se faire par un redéploiement de moyens ».

Toutes trois « demandent au gouvernement de renoncer à ce projet » et « appellent les personnels de l’Éducation nationale à une journée de grève le 12 novembre prochain ». Et ils demandent aux autres organisations de les rejoindre.

Les raisons d’un mouvement

En effet les 1800 créations de postes dans le premier degré ne permettront pas faire face aux dédoublements des Ce1 de l’éducation prioritaire annoncés pour la rentrée 2019. Il faudrait au moins 4000 postes. La majorité des nouveaux postes de Ce1 devra être trouvé dans les autres classes et chez les maitres plus. Les dédoublements de CE1 vont donc se faire aux dépens des autres niveaux où les classes seront plus  chargées.

Dans le second degré 2650 postes d’enseignants disparaissent alors qu’on attend 30 000 élèves en plus. Si la réforme du lycée va libérer des postes , au collège la situation va encore se dégrader. La promesse de compenser par des heures supplémentaires parait peu sérieuse au regard du budget.

A vrai dire les syndicats ont bien d’autres raisons de jouer l’épreuve de force avec le ministère. Il y a le système d’évaluations  qui se met en place et dont la perspective semble bien être la paye au mérite des enseignants et le pilotage par les résultats. Il y a les injonctions pédagogiques de plus en plus pesantes à l’école élémentaire et qui vont gagner la maternelle avec les évaluations de CP et la réforme des programmes en 2019. Il y a aussi la réforme des lycées. Au lycée professionnel elle va se solder par des suppressions importantes de postes et une déqualification des élèves. Au lycée général et technologique on voit la main mise du supérieur sur le secondaire et la concurrence s’amorcer entre établissements et disciplines.

Il y a aussi tout le versant Fonction publique où le gouvernement semble à la fois punir les fonctionnaires (jour de carence, gel du point, csg, retraite) et chercher le conflit avec les syndicats en voulant supprimer les commissions paritaires.

Macron, le désamour ?

Pour retrouver un mouvement unanime de grève il faut remonter au 10 octobre 2017. Il était déjà question du gel salarial, de la Csg et des suppressions de postes. Cette grève unanime n’avait pas été un grand succès. Mais on était quelques mois après l’élection et le nouveau président planait haut dans les sondages particulièrement chez les enseignants.

En un an, sa cote de popularité a dégringolé. Celle du gouvernement aussi. Les enseignants sont encore peu touchés par les réformes et seule une partie a conscience des changements impulsés par le gouvernement. Les suppressions de postes sont un bon tremplin pour communiquer sur la politique gouvernementale. Les syndicats vont devoir convaincre.

L’appel

La grève du 10 octobre

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Evaluations : les inspecteurs du SNPI dénoncent les pressions

« Le SNPI-FSU ne peut soutenir les ambiguïtés d’une politique qui, s’affichant comme centrée sur les élèves, annonce en même temps les perspectives d’une évaluation des enseignants et des écoles par les résultats », affirme un communiqué du Snpi Fsu, second syndicat d’inspecteurs du primaire, le 25 septembre. « Nous sommes convaincus que les progrès de la qualité du système éducatif s’inscrivent dans la coopération des équipes et la recherche de la mixité sociale et non dans une mise en concurrence destinée à différencier les rémunérations et à classer les écoles ». Le syndicat s’oppose aux pressions exercées sur les enseignants. « Les pressions exercées sur les inspectrices et les inspecteurs ne se préoccupent que du contrôle de la passation. Alors qu’il conviendrait d’inciter les inspecteurs à engager des accompagnements pédagogiques et didactiques sur les enjeux de l’évaluation dans l’apprentissage de la lecture, l’institution ne semble vouloir les utiliser que pour sommer les équipes enseignantes à mettre en oeuvre les injonctions ministérielles. Une telle stratégie, centrée sur la conformité aux injonctions au prix du sens de l’action professionnelle, n’est pas concevable, ni au vu des missions que nous confie la circulaire de 2015, ni dans la perspective de centrer l’action publique d’éducation sur la démocratisation de la réussite scolaire ».

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Un budget de l’Etat en échec ?

Malgré une forte baisse du nombre de fonctionnaires d’Etat en 2019 (-4164), les finances publiques n’arriveront toujours pas à un net redressement de la situation des dépenses publiques. Le gouvernement va accorder de nouvelles réductions d’impôts massives aux entreprises et de façon plus modeste aux ménages.

Malgré les efforts, des déficits maintenus

« Ce budget 2019 affirme les choix clairs du Gouvernement. 1. Baisser les prélèvements obligatoires pour tous les Français… 2. Favoriser le travail et renforcer l’attractivité de nos entreprises… 3. Protéger les Français… 4. Préparer l’avenir. Un effort budgétaire important sera porté sur l’éducation, la recherche, la transition écologique et à travers le « Grand plan d’investissement » du Gouvernement ».

Le plus frappant dans la déclaration de B Le Maire le 24 septembre, c’est que les objectifs d’amélioration du déficit public, largement annoncés depuis 2017, ne figurent plus dans cette énumération.

C’est que les résultats gouvernementaux, même habilement présentés, ne sont pas bons.  Le gouvernement annonce un déficit public ramené à 1.9% du PIB en 2019. Mais c’est pour ajouter qu’il y a un déficit « exceptionnel » à ajouter qui hisse le déficit total réel à 2.8%. Un chiffre qui est plus mauvais que ceux de 2017 et 2018. Les dépenses publiques continuent à augmenter (+0.6%) et leur poids dans le PIB national reste stable. Le pays ne se désendette pas : la dette publique va passer de 98.7% du PIB à 98.6%.

Les ministères sociaux amputés

Pourtant le gouvernement sabre dans la fonction publique. Mais avec des choix : les ministères liés à la sécurité créent des postes . Tous les ministères sociaux ou écologiques  en perdent. Le ministère des comptes publics perd 2283 emplois, l’éducation nationale 1813, la Santé 502 postes, le Travail 1618 et l’écologie 1078. Trois ministère recrutent : l’Intérieur avec 2153 nouveaux postes, la Justice +1300 (dont un millier pour les prisons), l’Armée avec 450 emplois supplémentaires. Au total 4164 emplois de fonctionnaires sont supprimés en 2019. Un peu moins de la moitié sont fournis par l’Education nationale.

Comment expliquer que des efforts aussi importants ne se traduisent pas dans une amélioration réelle du déficit public ? Cela tient beaucoup à la croissance économique qui est nettement moins forte qu’espéré. La situation économique mondiale se dégrade notamment du fait de la montée des protectionnismes et de l’insécurité financière et militaire internationale. Mais le gouvernement a sa part. Il n’arrive ni à réveiller la croissance et la compétitivité ni à réaliser des économies. Les réductions massives d’impôt pour les entreprises en 2019 (20 milliards) déséquilibrent le budget malgré la réduction drastique des dépenses sociales et de celles des collectivités locales.

Le projet de loi de finances : dossier presse

La loi de finances sur le site de l’Assemblée

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Plusieurs appels à la grève le 9 octobre

Plusieurs syndicats de l’enseignement appellent à la grève le 9 octobre. C’est le cas du Snalc qui a déposé un préavis pour que les enseignants puisent  » manifester publiquement leur refus des mesures concernant l’Éducation nationale ». Dans plusieurs départements des syndicats locaux appellent en commun. C’est el cas par exemple à Lille pour la Fsu et le Snes.

A Lille

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Salaire : traitement et inflation

« Au deuxième trimestre 2018, l’indice de traitement brut – grille indiciaire (ITB-GI) est stable. L’indice de chacune des catégories A, B et C est stable puisqu’aucune mesure les concernant n’est intervenue au cours du trimestre », explique un document du ministère des comptes publics. IL détaille : « dix décrets statutaires ont été publiés au cours du deuxième trimestre 2018, dont six concernant l’évolution indiciaire des fonctionnaires civils. Ces six décrets, tous liés au protocole relatif aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations de la fonction publique (PPCR), rétroagissent sur le traitement à partir du premier trimestre 2017. Les modifications concernent des populations trop faibles pour avoir un impact sur les indices agrégés. Ces décrets concernent uniquement la catégorie A : inspecteurs des affaires maritimes ; psychologues de la protection judiciaire de la jeunesse ; et directeurs des services de greffe judiciaire. Les effectifs concernés représentent moins de 0,2 % des fonctionnaires de catégorie A ». Ce qui n’est aps stable c’est l’inflation qui dépasse nettement l’évolution salariale à partir de 2017…

Document Ministère de l’action et des comptes publics

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Les syndicats mettent en garde le gouvernement

A l’occasion du CSE du 20 septembre, les syndicats ont multiplié les déclarations.  » L’école de la confiance ne peut se construire sans dialogue social avec les membres de la communauté éducative, y compris les élèves, premiers concernés par les réformes que vous engagez », ont déclaré 21 organisations (CFDT, Sgen CFDT, Fep CFDT, CGT Educ’action, FAGE, FCPE, FSU, Snuipp FSU, Snes FSU, Snep FSU, Snesup FSU, Snuep FSU, UNEF, UNL, UNSA Education, Se UNSA, Snpden UNSA, Sien UNSA, A&I UNSA, Snies UNSA, Snmsu UNSA, SNPTES) dans un communiqué commun. « Or, depuis l’installation de votre ministère nous avons fait le constat de nombreux manquements à ce dialogue : concertation et consultations absentes ou bâclées dans l’urgence ou sans aucun impact sur les décisions ; mesures mises en place dans la précipitation ; méthodes de travail en Conseil Supérieur de l’Education qui ne permettent pas à ses membres de jouer pleinement leur rôle de représentants (calendriers non respectés, ordres du jour tardifs ou modifiés, projets de textes envoyés en dernière minute, durée incompatible avec des échanges approfondis, non-prise en compte des amendements et votes majoritaires …).

 » La logique purement comptable ne fait pas une politique publique », a déploré le Sgen Cdt qui a dénoncé les suppressions de postes, notamment pour ls dministratifs.  » Cette dégradation des conditions de travail s’annonce particulièrement sensible dans les services déconcentrés à la veille d’une réforme organisationnelle. Par ailleurs, le ministère de l’Éducation nationale est déjà celui qui compte le moins de gestionnaires par agent. Cela signifie que la gestion, par exemple, des remplacements va se faire plus que jamais dans une tension forte : moins d’agents pour ajuster et faire correspondre moyens et besoins, moins d’enseignant·e·s disponibles pour les remplacements de plus de 2 semaines… »

L’Unsa Education déplore aussi la logique comptable.  » Vos annonces ce week-end de la suppression de 1800 postes actent la fin de la priorité accordée à l’Éducation nationale, pourtant préservée depuis 6 ans. C’est donc la vision comptable qui l’emporte au moment même où plusieurs réformes doivent se mettre en place. En effet, avec un tiers du solde des suppressions de postes de fonctionnaires qui sera pris sur les effectifs de l’Éducation nationale, c’est la question de la faisabilité des réformes du bac-3 + 3 qui se pose !  Comment dans ce contexte va –t-on travailler sereinement à rendre positives pour les élèves et pour les personnels les réformes du lycée général et technologique et de la voie professionnelle ? »

Sgen

Unsa

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E Philippe : « Il faut mieux payer les professeurs » avec ou sans mérite ?

Intervenant sur France Info le 20 septembre, le premier ministre a longuement défendu le budget de l’Education nationale. « Investir dans l’avenir ne veut aps dire ajouter sans transformer », a-t-il dit pour justifier les suppressions de postes. « On est déterminés à transformer le système d’éducation… Oui on peut supprimer des postes où c’est possible pour développer là où c’est nécessaire… Nous pouvons réorganiser le cycle secondaire pour mettre le paquet sur le primaire ». E Phiippe a défendu l’augmentation des revenus des enseignants. « Si on veut améliorer il faut réorganiser le système éducatif et il faut mieux payer les professeurs », a-t-il ajouté. « On a mis en oeuvre dès 2018 pour les professeurs de Rep+ 1000€ de plus. En 2019 ce sera 1000€ de plus, en 2020 1000 de plus. En 2020 le professeur en Rep+ aura 3000€ de plus par an ». On notera que le premier ministre ne parle plus de prime au mérite. En aout 2018 il avait annoncé la prime de 3000€ mais en la liant aux résultats des élèves.  » Elle sera composée d’une part fixe et d’une part variable prenant en compte les projets d’établissements et les progrès des élèves. Elle sera progressivement déployée jusqu’en 2020, avec le versement d’une première part de 1000 euros nets dès la rentrée 2018″.

Sur France Inter

E Philippe en aout

Prime au mérite histoire d’une obsession

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Décryptage : les postes, le budget 2019 et les annonces de JM Blanque

Finalement ce ne sera pas 1400 mais 2600 postes qui seront supprimés dans le second degré en 2019 a annoncé le ministère le 19 septembre. Ce quasi doublement en 24 heures n’est pas très surprenant : nous avions souligné un problème le 17 septembre. Il montre que le budget 2019 s’avère délicat à boucler. Malgré une augmentation de son budget vantée par JM Blanquer, le ministre devrait perdre les moyens d’une politique réelle de transformation de l’Ecole en 2019. Il aura du mal à faire face à la hausse inexorable des dépenses de son ministère. Et il ne pourra pas tenir ses promesses. En 2019, les enseignants paieront le prix de la disette budgétaire.

Le 18 septembre, le Café pédagogique posait la question de la sincérité de l’annonce ministérielle sur les 1400 postes enseignants supprimés.  » JM Blanquer a détaillé la répartition des postes supprimés : 1800 postes dont 400 administratifs, les suppressions de postes d’enseignants concernant le collège et le lycée. Mais il annonce aussi des créations de postes dans le premier degré. Si la balance doit être de -1800 mais qu’il y a création de postes au primaire, alors combien de postes seront effectivement supprimés dans le second degré ? On pourrait bien se retrouver au delà de 1400, sur des chiffres nettement plus proches de ce que permet la réforme du  lycée ».

La réponse a été donnée à l’AFP le lendemain. Le ministère annonce 1900 créations de postes dans le premier degré, 2600 suppressions dans le second degré, 400 dans les services administratifs et 600 postes dans le privé. On arrive à 1700 postes supprimés au total ce qui se rapproche du premier chiffre donné (à moins qu’il faille encore revoir à la hausse le nombre de postes supprimés dans le second degré ?). Le chiffre réel final devrait être supérieur : 3200 postes environ compte tenu des emplois qui resteront vacants.

Il n’y a pas rééquilibrage mais destruction de postes

Ce qu’on voit tout de suite c’est que le chiffre de 2600 rappelle exactement les suppressions de postes dans le second degré en 2018. Ce qui change c’est que cette suppression et celle des administratifs et du privé ne sont plus compensés par des créations équilibrées dans le premier degré. Il n’y a pas « rééquilibrage » entre le 1er et le 2d degré, mais simplement suppressions de postes de fonctionnaires comme le gouvernement l’a exigé. Le planning gouvernemental prévoit des suppressions encore plus fortes en 2020 et jusqu’en 2022. On peut donc penser que la saignée va augmenter et continuer jusqu’à la fin du quinquennat comme elle a eu lieu sous celui de N Sarkozy.

Comment une hausse de budget peut camoufler une baisse

Le 17 septembre, JM Blanquer nous avait dit que ces suppressions de postes (1800 à ce moment) relevaient « d’une saine gestion de notre système éducatif » et qu’elles n’étaient « pas faites pour baisser le budget puisqu’on l’augmente ».

Mais est ce bien réel ? On peut comparer l’évolutions du budget sur els trois dernières années. En 2017, N Vallaud Belkacem avait obtenu 3 milliards d’augmentation du budget de l’éducation nationale et cela lui avait donné des moyens pour ses réformes. En 2018, JM Blanquer s’est contenté de 1.3 milliard. Mais il a  empoché environ 500 millions du fait de l’affaiblissement du fond de soutien pour le périscolaire (80% des communes passant aux 4 jours). Pour 2019, il annonce 800 millions d’augmentation, présentés comme « une des plus grandes augmentations budgétaires »). Mais il est clair qu’on est très en deçà de la hausse habituelle et  que la marge de manoeuvre du ministre va être sérieusement réduite.

-213 millions pour les AESH

Regardons y de plus près. Sur ces 800 millions, on l’a appris par une fuite des Echos, 213 millions devront être pris pour payer les AESH qui vont passer dans le budget de l’éducation nationale en 2019.

Au passage on passera de 50 000 à 32 000 agents seulement. Ce changement renvoie à la grande réforme que préparent la Santé et l’Education nationale : la gestion complète des AESH par les établissements scolaires. Ce ne seront plus les personnels de santé des MDPH qui décideront de l’attribution ou non d’un auxiliaire personnel à tel enfant. Chaque établissement disposera d’un volant d’auxiliaires à répartir entre les demandes. Ce nouveau système, qui pourrait bien faire réagir les parents, a été exposé au Sénat en Commission le 30 mai 2018.

– 400 millions pour le GVT et le PPCR

Le glissement vieillesse technicité, lié à l’évolution normale des carrières des enseignants et autres personnels ponctionne environ 300 millions chaque année.

En 2019 il faudra y ajouter 100 millions résultant de l’application des accords PPCR que le gouvernement a promis de dégeler. On voit bien que des 800 millions de départ il ne reste guère que 200 millions de marge pour le ministre. 

Encore faut il soustraire encore la prime de Rep+ promise elle aussi. Si on se base sur les 1000€ par enseignant (plus quelques non enseignants) qui vont en bénéficier, on arrive à environ 70 millions. Mais en 2019, ce sont 2000 € qui ont été annoncés dont la moitié « au mérite ». Difficile d’évaluer ce « mérite ». Mais gageons qu’une centaine de millions pourrait être consacrée à cette prime pour 2019.

L’inconnue du SNU

Il reste encore une inconnue : le déploiement du SNU, ce nouveau service national voulu par E Macron. Il a totalement été « oublié » dans les documents budgétaires présentés en juillet. Mais il relève bien des compétences ministérielles de JM Blanquer. Et à terme il devrait couter environ 2 milliards.  Dès 2019 il pourrait bien absorber la totalité de ce qui reste des 800 millions et les 130 millions que vont permettre de dégager les 2600 suppressions de postes. Voire plus ?

2019 : les enseignants paieront la disette budgétaire

On arrive ainsi à une marge de manoeuvre nulle pour un ministère qui emploie près d’un million d’agents et qui s’adresse à 12 millions de jeunes et à leurs parents.  En 2018, bien qu’il ait accepté la suppression des postes non budgetés avant les autres ministères et grâce aux dividendes tirés du passage à la semaine de 4 jours, JM Blanquer a connu une période heureuse.

2019 va être une année budgétairement très difficile pour JM Blanquer. Toute réforme de structure ne pourra être faite que si elle est budgétairement intéressante. La réforme territoriale, celle du lycée professionnel et du lycée, ne pourront plus cacher leurs objectifs de dégager des moyens.

Le budget aura aussi des conséquences directes pour les enseignants. Ce sont les diminutions horaires liées à la réforme du lycée, accompagnées d’un rééquilibrage forcé des postes entre lycée et collège, qui permettront d’absorber la croissance démographique forte en 2019 (+40000 élèves). Les classes resteront très chargées malgré une baisse des  horaires d’enseignement au lycée qui aurait pu permettre de récupérer des moyens humains. Les enseignants débutants ne seront probablement pas augmentés. Et contrairement à ce qui a aussi été annoncé, le ministère n’aura probablement pas les moyens de dégager des volumes nouveaux d’heures supplémentaires. Et encore moins celui d’augmenter les enseignants.

François Jarraud

Dépêche AFP

Article des Echos sur le budget du Travail

Suppressions de postes : une mesure utile pour JM BLanquer

Sur les AESH

Le budget 2018

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Pétition du Se-Unsa contre la 2ème heure supplémentaire

 » L’augmentation du temps de travail est une mauvaise solution, tant pour la qualité de l’accompagnement des élèves que pour la santé des collègues », estime le Se Unsa en réponse à l’annonce ministérielle du passage de 1 à 2 heures supplémentaires obligatoires. « Un nombre d’élèves croissant est attendu au collège (+8000) et au lycée (+38000). Est-ce le moment de fragiliser les équipes ? Pour le SE-Unsa, c’est non à l’obligation de faire deux heures supplémentaires ! »

La pétition

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[SNES-FSU] 2600 postes en moins à la rentrée 2019, c’est NON !

https://www.snes.edu/newsletter/Lettre-d-information-du-SNES-Numero-12.html

Chère et cher collègue, C’est avec stupéfaction et colère que nous avons découvert lundi l’annonce du gouvernement de suppression de 1 800 postes dans le secondaire pour l’année 2019. Alors que nous sommes déjà nombreux à faire face à des classes surchargées en cette rentrée, nous constatons une nouvelle fois l’écart entre les discours et les actes de ce gouvernement. Nous n’acceptons pas cette perspective, annoncée une fois de plus sans concertation. « L’école de la confiance » n’est qu’un slogan.    Je participe aux actions Alerte effectif : la grande dégradation En cette rentrée, le SNES-FSU avait alerté sur la dégradation des effectifs, après avoir l’année passée dénoncé la faiblesse de nos salaires et rappelé la réalité de notre temps de travail… Nous espérions alors convaincre qu’il fallait des recrutements pour permettre à chaque élève d’apprendre dans de bonnes conditions. Nous devrons déjà agir pour ne pas dégrader davantage nos conditions de travail, dans les classes et les vies scolaires, et continuer la lutte pour le maintien des CIOTravailler plus pour gagner moins Plus d’élèves, plus d’heures supplémentaires, la valeur du point d’indice gelée : la réalité est que notre charge de travail augmente sans cesse et notre pouvoir d’achat se dégrade sans cesse. Cela n’est pas supportable. En attendant de pouvoir exprimer visiblement notre mécontentement, lors de la journée de mobilisation de la Fonction publique du 9 octobre, nous pouvons déjà agir ensemble pour faire entendre notre préoccupation ! Prenons 5 minutes pour agir ensemble  Dites-nous quelle est la situation dans votre établissement  Depuis la rentrée, plus d’un millier de personnes a déjà participé à notre enquête. Les résultats témoignent déjà d’une évolution des effectifs préoccupantes, avec 27,4 élèves en moyenne au collège et 32,9 au lycée. 

Vous aussi, participez à l’enquête    Interpellons le ministre et l’opinion publique  Nous sommes des dizaines de milliers à avoir été choqués par cette annonce. Notre visibilité compte dans le débat public. Nous vous proposons plusieurs façons d’agir en ligne :  Interpellons le ministre Jean-Michel Blanquer Envoyez-lui un tweet Envoyez-lui un mail

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Témoignez en vidéo de la situation des effectifs et envoyez-nous votre vidéo sur facebook ou postez-la sur les réseaux avec les #1800postesenmoins et #jedisnon Je compte sur vous, agissons ensemble pour un service public de l’éducation de qualité, pour tous ! Frédérique Rolet
Secrétaire générale du SNES-FSU  

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Suppressions de postes : une mesure utile pour JM Blanquer

Pourquoi n’a t-on pas plus tôt et plus fortement supprimé des emplois d’enseignants ? Le 17 septembre, JM Blanquer a paré la suppression de 1800 emplois à l’éducation nationale de tant d’avantages qu’on ne peut s’empêcher d’imaginer qu’il aurait du le faire plus tôt et plus fort… Les propos du ministre interrogent aussi sur le volume réel des postes supprimés dans le 1er degré et sur le devenir de l’Education nationale tombés de priorité nationale à vache à lait gouvernementale.

« On supprime des postes dans le second degré et les services administratifs en tenant compte des remarques faites depuis longtemps par la recherche . Car on dépense plus que la moyenne de l’OCDE dans le second degré et moins dans le premier… C’est une saine gestion de notre système éducatif ». JM Blanquer a défendu la suppression de 1800 emplois à l’Education nationale en 2019 en évoquant un rééquilibrage nécessaire entre 1er et 2d degré.

Le ministre n’a pas hésité à dire que « les pays qui réussissent mieux que nous payent mieux leurs professeurs et en ont moins que nous ». Regards sur l’éducation, le rapport annuel de l’OCDE, montre en effet la France dans les pays qui payent le moins bien leurs enseignants. En ce qui concerne l’encadrement, s’il est plus faible dans l’enseignement professionnel en France , il est plus élevé partout ailleurs. Le pire c’est au primaire où seul le Royaume Uni fait pire que nous dans les pays européens membres de l’OCDE.

Une éducation nationale privilégiée ?

Le ministre a aussi voulu convaincre que l’Education nationale était privilégiée. « L’Education nationale représente la moitié des effectifs de la fonction publique d’Etat. Donc sur 4500 suppressions, 1800 ça ne fait pas la moitié. Donc il y a un regard favorable du gouvernement sur l’Education nationale ». Ce que ne dit pas le ministre c’est que depuis 2012 l’Education nationale était sanctuarisée.

Jusqu’en 2012, ce ministère était tout en haut de la hiérarchie gouvernementale. Avec l’arrivée de JM Blanquer il est descendu à la 11ème place. Si en 2018 on a vu les premières suppressions de postes elles étaient induites, le budget officiel affichant la stabilité. En 2019 on a bien une rupture avec la fin de l’exception éducative. L’Education nationale doit rendre des postes. Et ce sont l’Intérieur et la Justice qui sont privilégiés, ces deux ministères gagnant des postes.

Combien d’enseignants en moins dans le second degré ?

Le ministre laisse ouvertes deux questions d’importance. D’abord malgré la suppression de 1800 postes, le budget global de l’Education nationale devrait , si on en croit JM Blanquer, rester en hausse de 800 millions (+1.7%). Cela interroge sur la sincérité de la première version du budget donnée en juillet. On savait le budget insuffisant pour faire face au glissement vieillesse technicité à format constant. Permettra t-il de faire face à la montée du nouveau service national (SNU) ?

Enfin JM Blanquer a détaillé la répartition des postes supprimés : 1800 postes dont 400 administratifs, les suppressions de postes d’enseignants concernant le collège et le lycée. Mais il annonce aussi des créations de postes dans le premier degré. Si la balance doit être de -1800 mais qu’il y a création de postes au primaire, alors combien de postes seront effectivement supprimés dans le second degré ? On pourrait bien se retrouver au delà de 1400, sur des chiffres nettement plus proches de ce que permet la réforme du  lycée.

François Jarraud

Cout salarial annuel d’un enseignant par élève

Blanquer annonce 1800 suppressions de postes

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JM Blanquer et A Buzyn face au manque de médecins scolaires

Comment faire face à la disparition programmée de la médecine scolaire ? En faisant du vent chaque automne ? En novembre 2017, Agnès Buzyn , ministre de la Santé, et JM Blanquer avaient déjà publié un communiqué sur le parcours e santé des enfants de 0 à 6 ans et la collaboration entre éducation nationale et Agences régionales de santé. Le 17 septembre, les deux ministres ont ouvert un séminaire sur cette collaboration en l’ouvrant à tous les acteurs, enseignants compris. Un rapport sera remis en mars 2019. En attendant moins de la moitié des enfants passent la visite médicale obligatoire avant 6 ans…

La situation catastrophique de la médecine scolaire se lit dans les chiffres fournis par le ministère. En quelques années on est passé de 57 à 47% d’enfants ayant passé la visite obligatoire à 6 ans. Selon un récent rapport de l’Académie de médecine, on compte un millier de médecins scolaires , un nombre en rapide déclin compte tenu de l’âge moyen des médecins (58 ans). On est passé de 1400 à 1000 médecins scolaires depuis 2006.

En principe chaque élève doit avoir une visite de dépistage des troubles éventuels à l’âge d e6 ans. Selon JM Blanquer seulement 47% des élèves en bénéficient, avec des taux allant de 0 à 90% selon les territoires. Dans certains départements il n’y a plus aucun médecin scolaire.  C’était le cas de l’Indre par exemple en 2014. Chaque médecin encadre de 2000 à 46 000 élèves. En moyenne, on est arrivé à un médecin scolaire pour 12 000 élèves. Cette situation pénalise en premier lieu les enfants des familles défavorisées qui n’ont souvent pas d’autre accès à la médecine en dehors de la médecine scolaire. Car dans les territoires les plus défavorisés le tissu médical s’est délité.

Les enseignants en charge du diagnostic ?

« IL n’y a pas d’éducation possible si l’enfant n’est pas en bonne santé », a rappelé JM Blanquer le 17 septembre 2018. Les inégalités de santé se voient dès la maternelle . Dès la grande section 21% des enfants d’ouvriers sont en surpoids contre 8% des enfants de cadres par exemple. D’où l’intérêt de la visite obligatoire avant 6 ans qui permet de détecter des problèmes de santé et aussi des troubles des apprentissages. Mais moins de la moitié des enfants bénéficient de cette visite médicale que la loi rend obligatoire.

Dans son discours, JM Blanquer se fixe comme objectif de rendre effective la visite médicale avant 6 ans. Mais comment faire ? Les deux ministres aimeraient y associer tous les intervenants possibles,  PMI, médecins de ville et aussi « tous les acteurs de la petite enfance ». « Certians examens peuvent être délégués à une autre personne que le médecin », a expliqué A Buzyn. « On se rend compte que des dépistages peuvent être pratiqués  par des professionnels de la petite enfance sans que le médecin soit en 1ère ligne ».

Le dossier sur le parcours de santé insiste sur « le champ de compétences de l’enseignant qui lui permet de déceler des difficultés d’apprentissage » et sur les professionnels de la petite enfance qui « peuvent repérer très tôt des premières difficultés (troubles du développement, du comportement). Des dépistages sont effectués par le médecin traitant ou l’équipe de PMI ».

Tout en reconnaissant que « les 47% qui ont passé la visite avant 6 ans ne sont pas forcément lesplus pauvres » et que « ce sont les plus défavorisés » qui en ont leplus besoin, les deux ministre sont visiblement abandonné l’objectif d’attirer et recruter des médecins scolaires au profit d’un vague parcours. Un rapport réalisé par une députée, Stéphanie Rist et une directrice de PMI, Marie Sophie Barthet, devrait faire des propositions en ce sens en mars 2019.

Quelles solutions ?

L’appel aux professionnels de la PMI, aux médecins libéraux et maintenant aux enseignants, infirmiers, spécialiste de la petite enfance peut-elle remplacer la visite médicale scolaire ? Sur les territoires les plus défavorisés, le taux d’encadrement des médecins libéraux est déjà très faible et celui de la PMI insuffisant.  Ainsi , dans le 93, le bilan à 4 ans, assuré en principe par la PMI, n’est plus assuré. Le risque d’un accompagnement à deux vitesses, avec d’un coté des enfants bien suivis et de l’autre les enfants défavorisés sans accompagnement médical est déjà installé.  

Les deux ministres ont annoncé la création d’un fichier nuémrique de santé où tous les acteurs pourront inscrire leurs repérages. Il est clair qu’on va faire courir aux enfants le risque de repérages erronés inscrits par des non spécialistes mais qui vont suivre les enfants tout au long de leur enfance. Au final, s’agissant de compétences médicales, personne ne pourra remplacer le médecin scolaire. Et la seule clé est bien là.

Comment en est-on arrivé là ? Les médecins scolaires sont les moins bien payés des médecins de la fonction publique. Le recrutement est donc très insuffisant. Ce sont aussi les plus seuls. Ils n’ont autour d’eux aucun personnel de santé pour les aider. Sans action sur ces deux points on voit mal comment la situation pourrait s’améliorer.

Blanquer et la disparition

Sur la disparition de la médecine scolaire dans le 93

Rapport académie de médecine

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