Archives de la catégorie Fonction publique

Revalorisation : vers un PPCR sur mesure ?

« J’ai proposé aux syndicats de regarder métier par métier, notamment à l’éducation nationale pour les Atsem ». Dans le grand détricotage entamé par le gouvernement, celui des accords PPCR et de l’augmentation uniforme du point Fonction publique semble se profiler. Bruno Le Maire et Gerald Darmanin ont présenté les grands axes de la politique budgétaire d gouvernement à la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Deux certitudes : l’éducation occupe beaucoup les deux ministres. Et ils sont déterminés à faire passer une politique de rupture avec le gouvernement précédent.

Trop de déficit, trop de dépense…

Bruno Le Maire va-t-il sauver la France ? C’est un peu comme cela que le ministre des finances présente son programme devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale le 12 juillet. Dans le duo mené avec Gerald Darmanin, B Le Maire parle grande politique. G Darmanin développe, avec une certaine agressivité, les applications concrètes.

« La France fait structurellement moins bien que ses partenaires en Europe… On a un niveau de dépense publique de 10 points supérieur à nos partenaires.. Un déficit excessif depuis 10 ans ». C’est tout cela que B Le Maire veut redresser de façon à adapter l’économie française à « la révolution technologique » de l’intelligence artificielle et de la robotique ». Il promet réforme de l’assurance, des régimes de retraite et de la formation professionnelle. L’objectif premier reste la réduction du déficit public pour le ramener à 3% dès 2017.

« Trop de déficit, trop de dépense et de prélèvements obligatoires », poursuit G Darmanin, ministre des comptes publiques. Il promet la baisse des dépenses « la plus ambitieuse » de tous les gouvernements précédents. Il confirme le gel du point Fonction publique, le rétablissement du jour de carence.

Des augmentations à la carte à la place du PPCR

G Darmanin s’explique aussi sur les 120 000 suppressions de postes de fonctionnaires sur le quinquennat. « On va définir les missions du service public avant de mettre des agents ». C’est donc mission par mission, avec chaque ministre, que la réduction du nombre de postes sera évaluée. Ce travail sera fait dès septembre avec l’optique de moderniser les  ministères.

Pour le PPCR, « l’évolution de la masse salariale c’était 4 milliards d’ici 2020. C’est beaucoup d’argent », dit G Darmanin. « On souhaite questionner le calendrier avec les syndicats et regarder métier par métier ». Le 11 juillet, le ministre a évoque le « report  » du PPCR devant les syndicats.

A la place d’une augmentation pour tous, qui est actée dans plusieurs décrets, le ministre propose des augmentations catégorielles. Je l’ai propose notamment en éducation pour les Atsems », ajoute G Darmanin. Avant d’ajouter. « L’idée du gouvernement c’est de voir métier par métier plutôt qu’un point d’indice pour tout le monde ».

C’est donc une nouvelle étape dans le démantèlement de la politique salariale de l’Etat qui se dessine. On revient à une augmentation fragmentée et à la carte.

Si l’éducation nationale semble déjà entrée dans cette logique c ‘est qu’elle occupe beaucoup B Le Maire. « La question économique est d’abord une question éducative », dit-il. « On gagnera la bataille économique si on gagne la bataille éducative. La seule vraie question c’est comment on forme mieux les jeunes ».

Le PPCR reporté

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On n’a pas retrouvé tous les rapports de l’Inspection…

Cette année encore, la publication du rapport annuel de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale (IGAENR) réserve son lot de révélations. Notons d’abord qu’en 2016, 218 rapports ont été réalisés par l’Igaenr, soit 22% de plus qu’en 2015. Mais les révélations son à chercher dans les détails. Sur ces 218 rapports, l’IGAENR ne fait connaitre le sujet que de 97. La moitié restent totalement dans le noir. Sur les 97 dont on connait le sujet, seuls 38 ont été publiés. Les autres ont été retenus par le cabinet.

Parfois c’est pour de bons motifs. C’est le cas par exemple quand l’inspection est diligentée pour faire un rapport sur un principal ou un inspecteur, ou, peut-être, sur un établissement qui dérape.

Mais cette censure ministérielle est beaucoup plus discutable dans nombre de cas. On attend toujours la publication du rapport sur la santé scolaire. Ou encore de deux évaluations de la réforme du collège réalisée en 2016.Ou encore du rapport sur la gestion par les académies de l’enseignement privé sous contrat. Ou encore du rapport sur les dysfonctionnements sur les sujets d’examen au bac. Pour certains rapports gardés sous le boisseau, l’IGAENR en révèle le contenu dans le rapport annuel. C’est le cas par exemple  du rapport sur le fonctionnement du service du premier degré de l’académie de Paris. Une sortie « en douce ».

Le rapport

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Budget : le PPCR « reporté » ?

Les accords PPCR menacés ? Alors que la question budgétaire devient pour l’Éducation nationale la question prioritaire, deux syndicats, le Sgen Cfdt et l’Unsa Fonction publique, annoncent une éventuel « report » des accords de revalorisation du PPCR. L’interview donnée par G Darmanin, ministre des comptes publics, au Parisien le 11 juillet apporte plus de questions que de réponses. Elle renvoie directement aux silences de JM Blanquer. Et aux sous-entendus du ministre des comptes publics en conseil de la fonction publique.

5 milliards d’économies en 2017

Selon l’entretien donné au Parisien le 11 juillet, Gérald Darmanin confirme l’objectif de 4 à 5 milliards d’euros d’économies en 2017. Selon le ministre, les économies porteront surtout là où on ne les attendait pas : près d’un milliard sur la Défense, 500 millions pour l’intérieur, 100 millions sur l’Aide publique au développement. Pour le reste, le ministre se fait fort de trouver quelques milliards « sur la gestion du parc des voitures » des ministères et « avec des appels d’offres mieux négociés ». On demande à voir…

Le PPCR menacé

Dans l’Éducation nationale, où 95% du budget correspond à du salaire, les enseignants sont  aux premières loges. En quelques jours ils ont appris le gel du point Fonction publique, puis le rétablissement du jour de carence. D’après le Sgen Cfdt, ce sont maintenant les accords PPCR qui sont menacés. « Le ministre de l’action et des comptes publics a tenu hier des propos inquiétants en conseil commun de la fonction publique concernant le protocole PPCR », a révélé le Sgen Cfdt lors du CTM du 11 juillet. Le Sgen demande « une clarification sur ce point et la continuité des engagements de l’État ». L’Unsa Fonction publique confirme : « Gérald Darmanin envisage une perspective qui porterait un nouveau coup aux agents : le report du calendrier de montée en charge de PPCR ».

Le « report » des accords PPCR c’est une économie de 700 à 800 millions pour l’Éducation nationale. Ça voudrait dire que la revalorisation ferait une « pause » probablement définitive. Pour les enseignants, les deux revalorisations d’indices prévues pour le 1er septembre 2017 et le 1er janvier 2018 seraient annulées. Et probablement les suivantes, les 1er janvier 2019 et 2020. Par exemple, un certifié 4ème échelon devait passer à l’indice 529 au 1er septembre 2017 puis à 539 au 1er janvier 2018.

L’Himalaya de JM Blanquer

Pour l’Éducation nationale, le ministre se veut relativement rassurant. « Il y a une économie de 75 millions. Mais il n’y aura pas de postes de professeurs supprimés pour la rentrée scolaire », dit-il . Enfin, « nous tiendrons l’intégralité des promesses du président de la République ».

75 millions, dans un budget de plus de 60 milliards, c’est faisable. Mais les propos du ministre sont largement à décrypter. Par exemple, ne pas supprimer des postes pour la rentrée ne veut pas dire grand chose puisque les seuls emplois qui sont supprimables pour la rentrée, les contractuels, ne sont pas des  postes. Par contre G Darmanin a bien confirmé que 120 000 postes de fonctionnaires seraient supprimés sur le quinquennat.

Ce qui compte, c’est plutôt ce que ne dit pas G Darmanin. Car le défi budgétaire se renforce chaque jour pour l’Éducation nationale. Pour 2018, c’est un véritable Himalaya que JM Blanquer va devoir gravir.

Pour faire face au doublement des CP et CE1 de Rep et Rep+, une promesse d’E Macron, l’Éducation nationale doit trouver 9500 postes en 2018. Il était prévu que 5000 seraient créés, soit 250 millions. Pour 9500 c’est presque le double. Darmanin n’en parle pas. Et on ne l’imagine pas augmenter le budget du ministère.

L’Éducation nationale doit aussi financer le PPCR (700 millions), les « devoirs faits » (150 millions), le glissement vieillesse technicité (en clair l’avancement) pour 300 millions, la prime Rep+ (200 millions). Au total, les engagements du ministre et du président représentent plus d’un milliard de charges nouvelles pour l’Éducation nationale. Ce qui supposerait une augmentation d’autant du budget.

Or 2018 c’est l’année où le gouvernement doit faire plus de 20 milliards d’économies selon l’audit qu’il a fait connaitre le 4 juillet. Depuis, E Macron a ajouté la réforme de la taxe d’habitation et celle de l’ISF, soit au total 10 milliards supplémentaires à trouver. Quand on demande au ministre des comptes publics comment il va faire, il répond, dans Le Parisien, qu’il réfléchit à « des réformes structurelles ».

Quelle pourrait être la part de l’Éducation nationale ? On ne voit pas comment le gouvernement, qui a déclaré qu’aucun ministère ne sera sanctuarisé, pourrait épargner un ministère qui dépense un quart du budget de L’État et emploie la moitié de ses fonctionnaires.

Alors décryptons un peu. Il n’y aura peut-être pas de baisse très importante du budget de l’Éducation nationale en 2017. Mais, au mieux, tous les engagements annoncés, JM Blanquer devra les financer à budget constant. En 2018 ce sera très probablement pire.

Sortir du non-dit

De Bercy à Grenelle, il va bien falloir à un moment sortir des non-dits ou des petites phrases et présenter un budget. C’est-à-dire se prononcer clairement sur les coupes qui sont probablement déjà décidées. Car des pistes se dessinent  notamment avec une réforme du lycée lancée dès 2018 qui pourrait s’accompagner d’une réduction de l’offre scolaire. Il va falloir dire quels postes seront supprimés ou transférés. Les Fables de La Fontaine c’est pour les enfants.

Dans Le Parisien ce matin

Déclaration Unsa

Déclaration Sgen Cfdt

PPCR : les nouvelles grilles

PPCR : Une revalorisation importante

Sur le budget

Blanquer et le dédoublement : mission impossible

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Jour de carence : les syndicats réagissent

Comment réduire le déficit public ? En prélevant sur les fonctionnaires, a décidé le gouvernement. Deux mesures ont été décidées en ce sens : le gel du point Fonction publique et le rétablissement de la journée de carence. Cette dernière mesure fait davantage réagir les syndicats que la première. Mais cette réaction est-elle justifiée ?

Les syndicats

« Pour réduire les arrêts maladie, il faut agir sur les conditions de travail, renforcer la médecine de prévention, quasi inexistante pour une majorité de fonctionnaires et développer des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail », répond la FSU à l’annonce gouvernementale de rétablissement du jour de carence.

N’empêche, les syndicats qui ont mollement réagi au gel, sont davantage vigoureux sur le jour de carence. Il faut dire que la mesure n’est pas flatteuse pour les fonctionnaires.

Ainsi la FSU  » exige des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : c’est une question d’intérêt général. »

Du coté du Se-Unsa, on s’adresse directement au ministre.  » Monsieur Darmanin, sachez que les enseignants et personnels d’éducation, parce qu’ils sont des professionnels engagés et responsables, n’abusent pas des congés, ne sont pas plus absents que les autres salariés et ne s’absentent pas pour des convenances personnelles. Pour le SE-Unsa, cette mesure sonne comme une nouvelle provocation et un manque de reconnaissance de l’implication des fonctionnaires dans leur mission au service de l’État. »

Que sait-on de « l’absentéisme » enseignant ?

Selon une étude de la Depp, 43% des enseignants ont pris en 2012-2013 un congé maladie ordinaire pour une durée moyenne de 16,2 jours. Si l’on rapporte cette durée en moyenne par enseignant  on obtient une absence moyenne de 6,7 jours. Un nombre apparemment tellement considérable qu’en octobre 2014 un rapport de l’Institut Montaigne, un think tank proche du ministre actuel, avait proposé de faire pointer les enseignants pour lutter contre cet « absentéisme ». Pourtant la même étude montre que ces congés sont liés pour àla féminisation du corps enseignant et à la maternité.

Les enseignants sont -ils plus souvent absents que les autres fonctionnaires ? Selon la Depp, la durée moyenne du congé maladie ordinaire (CMO) est de 6,6 jours par enseignant ce qui est inférieur à la moyenne de la fonction publique (7,1 jours). Parmi les ministères au plus fort nombre, signalons les services du premier ministre (10,2), la Justice (8,7), l’Intérieur (8) et… le ministère du travail (8,5).

Les enseignants sont ils plus absents que les salariés du privé ? Une étude de la Dares (ministère du travail) de février 2013 a calculé le taux d’absentéisme par branche professionnelle. Ce taux est de 3,2% pour les enseignants soit moins que la moyenne nationale (3,6%). Les taux les plus élevés se trouvent dans le bâtiment ou la santé. D’une façon générale, le taux varie selon le niveau de souffrance physique ou psychologique au travail et selon la catégorie sociale. Les ouvriers sont trois fois plus absents que les cadres. Des réalités qui résistent aux leçons de morale…

Où faire des économies ?

Mais le vrai motif du rétablissement c’est l’économie que le gouvernement en attend. La mesure est censée rapporter 400 millions (sur 12 mois) selon la Cour des comptes. Le gouvernement souhaite récupérer 5 milliards en 2017. Le gel du point Fonction publique permettra d’économiser, selon la Cour des comptes, 2 milliards sur 12 mois.  C’est dire que le gouvernement est bien décidé à faire des économies sur le dos des fonctionnaires.

Et qu’on est encore loin des 5 milliards. La Cour propose encore le gel de l’avancement, les suppressions de postes ou l’augmentation du temps de travail. Affaire à suivre…

Communiqué FSU

Communiqué Se Unsa

Les profs toujours absents ?

Les « leviers » proposés par la Cour des Comptes

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[Snes national] De bonnes vacances, on en aura besoin pour la rentrée

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La Fsu pour un Grenelle de l’action publique

 » L’action publique ne peut pas être réduite au moins d’État, au moins d’investissement par les collectivités mais doit être interrogée du point de vue des conditions d’adaptabilité de la puissance publique pour répondre aux nouveaux enjeux et défis à relever par notre société », affirme la Fsu dans un communiqué du 5 juillet. La FSU alerte sur les suppressions de postes annoncés et sur  » les conséquences néfastes des mesures d’austérité salariale envisagées pour plus de cinq millions d’agents de la Fonction publique. Les agents viennent de subir six années de gel avec une perte importante de leur pouvoir d’achat ». La fédération demande  » Grenelle de l’action publique » qui porterait sur les missions dévolues à la Fonction publique,  le rôle assigné aux agents et  la programmation budgétaire.

 

Communiqué

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Capes : un poste sur cinq non couvert en 2017

Voilà ce qu’il faut dénoncer ! Un problème de société profond ! Qui à bac + 5 veut faire ce métier démonté depuis 20 ans par les gouvernement successifs ? Qu’il manque des profs n’est que l’arbre qui cache la forêt : dans tous les payés industrialisés le libéralisme a fait son oeuvre et convaincu que les métiers au service des autres (médecins, infirmiers, enseignants, services sociaux, etc) étaient ringards, nuls !

La pénurie de professeurs de maths va se prolonger. Au Capes externe de maths, près de 400 postes n’ont pas été attribués. C’est une nouvelle chute avec une centaine de reçus en moins par rapport à 2016. Avec les résultats des principales disciplines, c’est près d’un poste sur cinq qui est laissé vacant aux Capes externes cette année.

La crise du recrutement en maths n’est pas nouvelle. Mais cette année elle a descendu une  nouvelle marche si l’on en croit les résultats du capes externe publiés le 5 juillet. En 2016, pour les 1440 postes proposés on comptait 1134 reçus.  En 2017 pour le même nombre de postes, seulement 1066 candidats ont été admis.

On retrouve en maths la même tendance à la détérioration de la situation qui a été constatée en langues vivantes (allemand et anglais). Cinq disciplines apparaissent déficitaires : outre les maths, les lettres classiques et modernes et les deux langues vivantes déjà mentionnées.

Tous les postes ont trouvé preneur en physique -chimie et en SVT, en espagnol, en histoire-géographie.

L’ensemble des postes proposés pour ces 9 disciplines atteignait 6453 postes. Seulement 5 220 sont pourvus. Il y aura 1233 chaises vides à la rentrée. Soit 200 de plus qu’en 2016.

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Edouard Philippe : La contrainte budgétaire s’abat sur l’Ecole

Une page se tourne. Privilégiée depuis 2012, l’éducation retourne au sort commun des ministères pressurés par une politique d’austérité. Dans son discours de politique générale, le 4 juillet, Edouard Philippe a tiré un trait sur 5 années exceptionnelles. L’éducation va devoir fonctionner avec une masse salariale stable. L’Ecole elle même tient très peu de place dans le discours du chef du gouvernement et dans la politique gouvernementale. Une certaine cohérence semble se dessiner entre la pression budgétaire et certains choix éducatifs. Par exemple avec les bacs pros dont les ambitions post bac sont sacrifiées. Reste maintenant à voir précisément comment le ministre pourra satisfaire le chef du gouvernement et quels choix il fera pour cela.

« La formation dès le plus jeune âge à la culture et à la création rend libre et en les familiarisant avec la longue histoire des arts, en leur faisant découvrir les lieux de culture, en leur apprenant à décrypter l’époque et à découvrir notre héritage nous élevons l’âme de nos enfants et nous renforçons la cohésion de notre pays ». Edouard Philippe a commencé son discours de politique générale le 4 juillet, en vantant le dispositif Descoing mis en place à sciences Po et en liant culture et éducation dans une vision assez traditionnelle.

Un constat sévère

De l’école, le premier ministre ne dira pas grand chose. Il ne l’aborde que durant 5 minutes en dressant un constat sévère et en évoquant uniquement le bac et les bacheliers professionnels. Le gouvernement n’a pas de projet éducatif si ce n’est réduire la dépense.

« Nous formons très bien les très bons mais nous creusons les inégalités et le niveau moyen de nos élèves n’est pas à la mesure de notre grand pays », dit E Philippe dans son constat. « Notre système laisse sortir chaque année encore près de 100.000 jeunes sans qualification, nous dépensons bien moins que nos voisins dans le primaire où pourtant tout se joue, nous dépensons bien plus que les autres pays pour le lycée notamment parce que notre système est rigide et conçu autour du baccalauréat. Mais nous conduisons 60 % de bacheliers à l’échec en licence ».

Rétablir la sélection à l’entrée dans le supérieur en 2021

Face à lui, le premier ministre n’a que deux annonces éducatives. La première c’est la réforme du bac où il veut  » resserrer les épreuves finales autour d’un petit nombre de matières » comme cela a déjà été annoncé. Par contre le gouvernement étend le délai d’application. La réforme sera définie avant septembre 2018 et sa mise en oeuvre est reportée au bac 2021.

Un peu plus loin, E Philippe revient sur ce sujet en précisant qu’il va « offrir (aux) lycéens des contrats de réussite étudiante qui leur indiquent les pré-requis pour réussir dans la filière visée, nous le ferons dès la rentrée 2018 ». Ainsi la réforme du bac est bien liée à la mise en place d’une sélection à l’entrée dans le supérieur.

Claquer la porte du supérieur au nez des bacheliers professionnels

Il nous semblait que cette politique serait désastreuse pour les bacheliers professionnels, ceux qui alimentent la croissance de la population étudiante. Edouard Philippe le confirme.  » Le lien entre le lycée professionnel et le monde de l’entreprise par l’alternance ou par l’apprentissage doit être resserré », dit le premier ministre. « Le lycée professionnel doit aussi être mieux intégré avec les filières post-bac courtes que sont le BTS et les licences professionnelles. Des diplômes de qualification à bac+1 pourront également être proposés après le baccalauréat professionnel ».

Là il y a une véritable invention gouvernementale. Face à la montée des bacheliers professionnels vers le supérieur, E Macron avait proposé une nouvelle formation supérieure « dès la L1 » laissant ouverte la voie de la licence professionnelle. C’est devenu un « diplôme » de niveau bac+1.

Alors que les bacs pros sont le seul réservoir où on peut puiser de nouveaux étudiants pour atteindre les 50% de diplômés du supérieur , le premier ministre leur ferme radicalement la porte du supérieur. Après le bac pro ce qui se profile c’est ce misérable nouveau diplôme de bac +1.

Le BTS a déjà du mal à trouver sa place dans le système LMD de l’enseignement supérieur et à avoir une reconnaissance européenne. Mais la création d’un diplôme bac +1 est une mauvaise farce faite aux bacheliers professionnels. C’est une façon effrontée de leur claquer la porte du supérieur au nez.

Stabiliser la masse salariale de l’éducation nationale

Mais il y a encore plus inquiétant pour l’avenir de l’Ecole et qui explique ces annonces. C’est le budget. « On ne dépensera pas plus en 2018 qu’en 17. Pour atteindre ces objectifs sur la dépense publique, il va falloir agir sur trois leviers. D’abord, stopper l’inflation de la masse salariale du secteur public qui représente le quart de nos dépenses publiques… Aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale ne sera sanctuarisé », dit E Philippe.

Ces deux phrases sont très importantes. Alors que le gouvernement avait laissé entendre la semaine dernière que le budget de l’Education pourrait être sanctuarisé, comme il l’est depuis 2012, on sait maintenant que ce ne sera plus le cas.

Concrètement cela veut dire par exemple que dans les 50 000 postes à supprimer dans la Fonction publique de l’Etat, l’éducation nationale devra probablement en fournir la moitié.

Ensuite le premier ministre annonce le gel de la masse salariale. Or celle-ci augmente automatiquement avec le « glissement vieillesse technicité » (GVT) , autrement dit les avancements de carrière. Pour l’éducation nationale cela représente environ 300 millions par an. En 2018 et jusqu’à 2020, la masse salariale devait aussi augmenter du fait de l’application des accords de revalorisation PPCR (environ 800 millions).

Blanquer au pied du mur budgétaire

La question qui se pose maintenant c’est comment JM Blanquer va faire pour appliquer sa politique et respecter la stricte stabilité en euros de son budget. Comment appliquer le PPCR, le dispositif « devoirs faits » (150 millions), les dédoublements de CP (500 millions), le GVT, la prime de 3000 € promise aux professeurs de Rep+ (200 millions) dans un budget stable en euros ?

Il est clair que le ministre va devoir sacrifier des dépenses éducatives. La cohérence est peut-être à chercher dans les décisions sur le bac. Un bac réduit à quelques épreuves pourrait permettre de diminuer fortement le nombre de disciplines enseignées en lycée et récupérer ainsi des moyens importants tout en diminuant le nombre de postes.

Dans tous les cas, la gestion de la rue de Grenelle va devenir très délicate. JM Blanquer est maintenant au pied du mur budgétaire. Il est urgent que le ministre, au lieu de parler musique et « soap education »,  exprime ses choix budgétaires. Pour les enseignants et les familles commence le grand retour en arrière.

Le discours d’E Philippe

Blanquer et la dangereuse réforme du bac

Bac de mauvaises réponses à de fausses questions

Blanquer et le dédoublement : Mission impossible ?

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Gel du point d’indice: faibles réactions syndicales…

« La décision du gouvernement de geler à nouveau la valeur du point d’indice des fonctionnaires est profondément injuste et négative pour la fonction publique : ce n’est pas en portant atteinte aux conditions de rémunération de ses agents que l’on renforce le bien commun et notre modèle social », écrit la Fsu.  » Après six années de disette indiciaire entre 2010 et 2016, avancer à reculons c’est aggraver la dégradation du niveau de vie déjà vécue par plus de 5 millions d’agents de la Fonction publique. » L’Unsa  » prend acte du gel de cette valeur, déjà évoqué par le Ministre de l’Action et des Comptes publics… le 24 mai dernier, au regard de l’évolution du déficit budgétaire que devait préciser l’audit des finances publiques. L’Unsa Fonction Publique regrette cette décision » et  » demandera d’autres mesures pour permettre la progression du pouvoir d’achat ».

 

Fsu

Unsa

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Le suivi médical des enseignants inquiète

Le décès d’un jeune élève de 5 ans des suites d’une tuberculose qui pourrait avoir été transmise par une enseignante remplaçante près de Poitiers relance le débat sur la médecine du travail dans l’Education nationale.  France 3 site des témoignages d’enseignants sur l’absence de tout contrôle médical. Le Café pédagogique avait dénoncé cette situation dès 2014. Les postes de médecin mis au concours de l’Education nationale ne trouvent pas preneurs la rémunération étant trop basse. En 2017, 23 médecins ont été admis aux concours normaux et réservés pour 80 postes proposés.

 

Article France 3

Zéro pointé pour le contrôle médical

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Budget : l’Education pointée du doigt

La protection budgétaire dont bénéficie depuis 2012 l’éducation nationale vit-elle ses derniers jours ? La publication, le 29 juin, de l’audit de la Cour des comptes sur les finances publiques pointe un déficit public de 8 milliards pour 2017. L’Education nationale fait partie des ministères invités par la Cour à faire des économies. Rue de Grenelle, c’est l’été mais le temps se couvre…

Un gap de 8 milliards

Commandé par le gouvernement le 22 mai, le rapport d’audit de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques est déjà publié. Il prévoit un dérapage des comptes de 8 milliards pour 2017 et de 7 à 9 milliards pour 2018.

Pour 2017, la Cour relève des recettes inférieures à ce qui était déclaré au budget pour environ 2 milliards. Par contre les dépenses dépassent les plafonds d’environ 6 milliards. La conséquence c’est que la France ne pourrait pas tenir son engagement de déficit public. Il devrait s’établir à 3.2% soit 0.4%% au dessus de ce quia a été annoncé.

Comment faire baisser la dépense publique ?

La Cour a identifié les ministères responsables des dépassements. L’Agriculture arrive en tête, suivie du Travail, de la défense et de la Solidarité. L’éducation nationale arrive en 5ème position pour 0.4 milliard.

Le problème c’est que les leviers envisagés concernent généralement la Fonction publique puisque la revalorisation salariale est un facteur important de l’augmentation des budgets.  Le seul PPPCR devrait couter 2.5 milliards en 2018, 3 en 2019 et 3.7 en 2020.

La Cour propose aussi des « leviers » pour faire baisser les dépenses. Au niveau salarial, le gel du point Fonction publique ferait économiser 2 milliards, celui des avancements 3 milliards. Une hausse de 1% du temps de travail représente 1 milliard. La suppression de la journée de carence rapporterait 0.4 milliard.

Et celle de l’Education nationale ?

La Cour propose aussi des mesures propres à l’éducation nationale. Par exemple une augmentation du nombre de semaines de classe, ce qui permettrait de réduire le nombre des enseignants. Elle propose aussi la réduction du volume enseigné en lycée par la diminution du nombre des options.

Depuis 2012 des ministres qui ont défendu leur budget

Depuis 2012, chaque année, les ministres ont affronté Bercy pour obtenir une hausse du budget. Ainsi à la rentrée 2014. Benoit Hamon arrache 1,2 milliard supplémentaire à Bercy pour le budget 2015. Un an plus tard N Vallaud Belkacem obtient 500 millions pour le budget 2016. Mais en septembre 2016, elle décroche 3 milliards pour le budget 2017, de quoi créer des postes et assurer les premières mesures de  revalorisation.

Pour l’éducation nationale, un budget constant implique en année normale des coupes budgétaires. Compte tenu du « glissement vieillesse technicité », autrement dit l’évolution des carrières, avec un simple renouvellement des enseignants qui prennent leur retraite, impose une augmentation budgétaire. Stabiliser le budget implique normalement une réduction du nombre d’enseignants.

La situation délicate de JM Blanquer

Mais l’année 2018 n’est pas une année comme les  autres. Le ministre doit normalement financer la poursuite de la revalorisation des enseignants. Comptez environ 700 millions. Il doit aussi embaucher 2000 enseignants pour assurer les dédoublements de CP. C’est une promesse d’E Macron. Et cela représente une centaine de millions. Enfin il doit mettre en application l’autre promesse de Macron, la prime de 3000 € pour les professeurs de Rep+. Avec le mode de calcul le moins ambitieux il faut compter 200 millions. Notons que l’on n’entend plus parler de ces mesures Macron. Le ministre a laissé entendre qu’il créait 2500 postes à la rentrée alors qu’il s’agit ne fait des créations de postes budgetés par le gouvernement précédent.

A la rentrée 2017, JM Blanquer devra obtenir un milliard supplémentaire pour 2018, ou les engagements gouvernementaux ne sont pas respectés. Une sortie des rails qui ouvrirait l’opportunité de nouvelles économies budgétaires.

Le ministre prépare les esprits…

Le gouvernement n’a pas attendu la publication du rapport de la Cour des comptes pour préparer les esprits à de nouvelles contraintes budgétaires pour l’Education nationale. Le 28 juin, le ministre évoque devant le Sénat un budget  » dans une situation de constance ». Le même jour, dans L’Est républicain, il évoque « la situation des comptes du pays (qui) n’est pas bonne… L’éducation a été affirmée comme une priorité par le président de la République. Nous devons raisonner sur l’évolution qualitative de notre système et ne plus entrer dans l’éternel débat de la création ou de la suppression de postes. Aujourd’hui, nous pouvons penser que nous avons le nombre de postes qui convient.  A nous de bien gérer les moyens importants dont nous disposons pour évoluer sur le plan qualitatif ».

JM Blanquer a déjà pris des mesures qui préparent des économies. Ainsi le rétablissement de la semaine de 4 jours devrait permettre la suppression du fonds de soutien versé par l’Etat aux communes depuis les nouveaux rythmes scolaires. C’est 0.4 milliard qui pourrait être récupéré en 2018.

Le 29 juin, le premier ministre  a réagi à la publication du rapport de la cour des comptes. Edouard Philippe a annoncé sa volonté de « contenir le déficit à 3 % cette année ». Il a ajouté : « Nous ne le ferons pas en augmentant les impôts, nous le ferons par des mesures d’économies ». Le ministre devrait fixer le cap mardi 4 juillet. « Au cours du mois de juillet pendant le débat d’orientation des finances publiques, j’aurai l’occasion de préciser au Parlement notre stratégie de redressement des comptes publics ».

Rapport de la Cour des comptes

Blanquer annonce le gel des postes

Blanquer au Sénat

Le budget 2017

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Communiqué Assemblée générale FSU44 – 3 juillet 2017

Pour rappel, *une assemblée générale de la FSU de Loire Atlantique aura lieu le :

3 juillet prochain, à 18h30, dans la salle F de la maison des Syndicats*.

En nous appuyant sur des points précis du programme d’Emmanuel Macron, nous vous proposons de débattre et de construire des éléments d’analyse afin d’anticiper les actions syndicales et intersyndicales à venir.
Venons le plus nombreux possible.

Amicalement,

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
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Budget : le gouvernement prépare 25 milliards d’économie

E Macron a tenu le 27 juin une réunion ministérielle sur la situation des finances publiques avec le premier ministre, celui des Finances, Bruno Le Mare et le ministre des comptes publics, G Darmanin. Selon Reuters, le gouvernement pourrait annoncer un plan d’économies de 9 milliards en 2017 suivi d’un second de 17 milliards en 2018.

Ces sommes correspondent au déficit du budget calculé par la Cour des comptes dans un rapport à paraitre le 29 juin. Le Canard enchainé du 28 juin en publie des extraits. Pour 2017, le déficit public réel serait de 3.2% du PIB au lieu des 3% auxquels la France s’est engagée. Il manquerait 9 milliards pour atteindre l’objectif de 3%. Ce serait pire en 2018 où ce sont 17 milliards de dépenses publiques qui devraient être annulées pour respecter ces engagements.

Qui paiera ? Le gouvernement envoie des signaux contradictoires. Bruno Le Maire annonce des restrictions sur tous les budgets publics, ministères mais aussi collectivités locales et budgets sociaux. Le porte parole du gouvernement déclare de son coté que la Justice et l’éducation ne seraient pas concernés. Mais au 11ème rang gouvernemental, l’éducation pèse t-telle aussi lourd qu’avant 2017 ?

Dépêche Reuters

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Primaire : 600 postes non pourvus aux concours de CRPE

Les résultats aux concours de professeurs des écoles de plusieurs académies sont sortis. A Versailles comme à Créteil, cette année encore tous les postes n’ont pas été pourvus. 600 professeurs manqueront à la rentrée.

Selon les résultats des académies de Créteil et Versailles, 564 postes d’enseignants ne sont pas pourvus à la rentrée 2017. Sur les 1600 postes proposés aux concours externes, seulement 1110 ont été pourvus à Créteil. Il manque donc 490 enseignants. A Versailles, le déficit est de 74 postes sur les 1470 qui étaient proposés.

Ce déficit est globalement moins important qu’en 2016 où il avait atteint 665 postes. La situation est meilleure à Versailles où on comptait deux fois plus de postes non pourvus en 2016. Mais elle s’est aggravée sur Créteil : en 2016, 424 postes n’avaient pas été couverts.

Ces deux académies sont celles qui créent le plus de postes. Ce sont aussi des académies où le nombre de candidats est limité par la composition sociale et scolaire de la population. Enfin ce sont les académies qui ont les seuils d’admission les plus bas de métropole : en dessous de 8 en 2016.

Résultats Versailles Créteil

Les poste smis aux concours en 2017

Les résultats de 2016

Notre analyse des résultats des concours 2016

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Un communiqué de l’EPI sur les données personnelles et scolaires des élèves mises à disposition des GAFAM.

Source : http://www.enseignerlinformatique.org/2017/05/25/communique-de-lassociation-enseignement-public-et-informatique-epi/

Communiqué de l’association Enseignement Public et Informatique (EPI)

Les données personnelles et scolaires des élèves mises à disposition des GAFAM.

Dans une lettre, envoyée le 12 mai aux délégués académiques au numérique (DAN) et aux directeurs des services informatiques, Mathieu Jeandron, Directeur de la DNE (Direction du numérique pour l’éducation, Ministère de l’Éducation nationale), indique qu’ « il n’y a pas de réserve générale sur l’usage des outils liés aux environnements professionnels chez les grands fournisseurs de service du web». En clair, il autorise, incite même à l’utilisation par les établissements scolaires des outils et services des grandes multinationales du numérique, les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) au mépris de la protection de l’identité numérique des élèves et des personnels.

L’enjeu essentiel, ce sont les données personnelles et scolaires des élèves et leurs traitements possibles. Ces données sont particulièrement sensibles. Elles disent énormément sur les enfants et peuvent les suivre longtemps. Les risques évoqués par la CNIL sont ignorés. L’expérience a amplement montré que les GAFAM, qui par ailleurs payent peu d’impôts en France, ne vont pas bouleverser le fonctionnement de leur cloud simplement parce que les CGU (Conditions générales d’utilisation) ont été modifiées en France pour le secteur éducatif. De plus, la charte annoncée par le MEN pour janvier 2017 n’est toujours pas finalisée. Et l’on se souvient des révélations sur les agissements de la NSA (Agence nationale de la sécurité des États-Unis) dont les liens avec les GAFAM sont à la fois étroits et bien connus.

L’émotion suscitée par ce courrier est grande. L’EPI la partage. Ce passage en force, en contradiction avec le cadre réglementaire actuel et qui repose sur une initiative non soumise à la concertation, est inacceptable. Il suscite déjà de nombreuses réactions auxquelles l’EPI s’associe. On ne doit pas donner les clés de la maison Éducation nationale aux GAFAM. Surtout qu’une volonté politique, qui fait défaut, permettrait de faire autrement en s’appuyant notamment sur les logiciels libres. Il est possible de « dégoogliser Internet » comme le fait à son échelle l’association Framasoft (1). L’EPI juge inacceptable que les grandes multinationales du numérique puissent puiser à leur guise dans les données personnelles et scolaires des élèves et des enseignants. L’EPI demande aussi la non-reconduction de la convention signée fin novembre 2015 entre Microsoft France et l’Éducation nationale (2).

Paris, le 25 mai 2017

(1) https://degooglisons-internet.org/

(2) http://www.education.gouv.fr/cid96030/numerique-a-l-ecole-partenariat-entre-le-ministere-de-l-education-nationale-et-microsoft.html&xtmc=partenariatmicrosofteacuteducationnationale&xtnp=1&xtcr=1

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Invitation AG FSU44 le 3 juillet 2017

         La FSU-44 invite ses adhérent-es à une Assemblée générale

Pour débattre et échanger sur

                     Le rôle de l’action syndicale et intersyndicale

                                         Le lundi 3 juillet 2017 à 18h30
Salle F – Maison des Syndicats à Nantes

Afin de préparer cette AG, nous joignons un communiqué de la FSU qui propose des clés de lecture et des éléments d’analyse sur certaines mesures du programme de gouvernement d’En Marche.

Bien cordialement,

SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

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Les accès à la classe exceptionnelle et à la hors classe

Le JO du 11 mai établit la liste des lieux d’exercice donnant droit à l’accès à la hors classe. A coté de l’éducation prioritaire, on trouve  l’affectation dansle supérieur, directeur d’école, directeur de CCIO, directeur adjoint de Segpa, directeur Unss, conseiller pédagogique, formateur académique et maitre formateur, référent handicap, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques. Un autre texte fixe les taux d’accès à la classe exceptionnelle. Enfin un dernier texte augmente le taux d’accès à la hors classedes professeurs des écoles de 5 à 5.5% en 2017.

 

Accès hors classe des PE

Accès classe exceptionnelle

Lieux d’exercice pour accès à la classe exceptionnelle

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Les enseignants de l’enseignement adapté et spécialisé et les référents TICE revalorisés

Avant de partir, N Vallaud Belkacem conclue le PPCR en décidant pour les cas particuliers du système éducatif. Le Journal officiel du 11 mai publie une série de décrets et arrêtés qui revoient le système d’indemnisation des enseignants  de l’enseignement adapté et spécialisé et les référents TICE.

Un décret accorde le bénéfice de l’indemnité de suivi et accompagnement des élèves aux seuls enseignants du 1er degré exerçant en Segpa, EREA et ULIS. Un second décret restreint le bénéfice de l’indemnité spéciale aux enseignants du 1er degré affectés au Cned, écoles régionales et classes relais. Une indemnité est crée pour les enseignants exerçant en Segpa, Erea, Ulis, établissements médico sociaux. Son montant est fixé à 1765 €. Une indemnité est verés aux enseignants du 2d degré titulaires du Cappei ou 2CA SH exerçant en segpa, EEA, Ulis, pénitentiaires, classes relais, médicaux sociaux. Son montant est fixé à 844.19€ annuels. Enfin les référents Tice et handicap du 1er degré bénéficient d’une indemnité de mission  dont le montant annuel va de 1250 à 2500 €.

Décret enseignement spécialisé et adapté

IMP pour enseignants 1er degré (TICE par ex.)      

Indemnité de fonction pour enseignants 2d degré

ISAE pour enseignants du 1er degré

Indemnité spéciale enseignement adapté spécialisé

Montant indemnité IMP 1er degré

Montant indemnité fonctions particulièères 2de degré

Montant indemnité enseignants spécialisés et adaptés

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Lettre de l’Institut de Recherche de la FSU

Si cet email ne s’affiche pas correctement, vous pouvez consulter directement la page.
Newsletter Mai 2017
A LA UNE

Malaise dans la représentativité syndicale

Michel Noblecourt dans Le Monde parle d’un « séisme ».
En réalité, s’il fallait retenir quelque chose de la tectonique des plaques, c’est moins l’idée du tremblement de terre que celle des mouvements très progressifs et de long terme de la dérive des continents.
Loin d’être brutal ou surprenant, le score de la CFDT était prévisible et doit être relativisé.
Rapide mise au point par Karel Yon.

« Changer la loi de 2008 »

L’article « Changer la loi de 2008 » est publié sur le site Syndicollecif par Jean-Claude Mamet, administrateur du site. Il pose la nécessité de défendre une élection interprofessionnelle de représentativité, et notamment de rétablir les élections à la Sécurité sociale, mais aussi la nécessité d’une nouvelle donne syndicale unitaire. Cette proposition fait écho à la tribune de Jacques Julliard parue dans Le Monde (6 avril 2017), intitulée « La CFDT doit lancer une véritable refondation sociale ».

Les Français et le service public local

Ipsos a mené en février 2017 une enquête miroir auprès du grand public et des agents de la fonction publique territoriale pour l’Association des Administrateurs Territoriaux de France (AATF). L’objectif était de mesurer l’attachement de ces 2 populations au service public local, leur souhait de réformer les politiques publiques des collectivités locales ainsi que d’identifier les moyens de faire évoluer le statut de la fonction publique territoriale.
Une étude riche d’enseignements, y compris du coté des agents.

L’INSTITUT

Le billet de la présidente

« Si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change… »
Ainsi parle Tancrède dans Le guépard, le film de Visconti.
Au soir du deuxième tour de l’élection présidentielle, le nouvel élu revêt ses habits de président. On ne peut que saluer la performance de celui qui est parvenu à être élu alors même qu’il vient du gouvernement d’un François Hollande dont l’impopularité atteint des sommets. En apparence, Emmanuel Macron innove : il est jeune, n’est pas porté par un des partis traditionnels, et son discours répète en boucle la rhétorique de la nouveauté. Sans insulter l’avenir, on peut cependant douter que l’innovation soit ici autre chose que cosmétique. Lire la suite

Le printemps du Maitron Un riche débat entre historiens

Yves Baunay de Institut de recherche de la FSU a participé à cet évènement.
Les organisateurs avaient vu grand en réservant le grand amphi de la Sorbonne : 800 places et tout un symbole faisant écho à « l’ambition pédagogique et citoyenne du Maitron, à tous les niveaux de l’éducation ». Lire la suite

Le vote FN chez les enseignants

Par Laurent Frajerman
Quelques réflexions sur les aléas des statistiques du vote FN chez le enseignants. En complément de cet article : « Le vote FN des enseignants, une bulle médiatique ? »
https://theconversation.com/le-vote-fn-des-enseignants-une-bulle-mediatique-76182 Lire la suite

ON A VU

Mardi 16 mai à 20h50 sur Arte

Etudiants, l’avenir à crédit

Mardi 16 mai à 20h50 sur Arte un film documentaire de Jean-Robert Viallet
Dans le monde, les jeunes poursuivant des études supérieures étaient 13 millions au milieu des années 60. En 2015 ils étaient 200 millions. Dans 15 ans ils seront 400 millions. Un peu partout les jeunes s’endettent et le savoir devient une marchandise. De Shanghaï à New-York, de Paris à Berlin, prises au jeu de la compétition mondiale, les universités se transforment en gigantesques entreprises… Mais à quel prix… et au profit de qui ? Une effrayante descente aux enfers au cœur des universités et des dérives néolibérales. Lire la suite

Changer d’Avenir

Par le Collectif des Économistes atterrés, Éditions Les Liens qui libèrent, 160 pages, 17 euros, parution le 23 mars 2017.
Les politiques ne prennent pas la mesure de la profondeur de la crise et, surtout, de son caractère systémique. Cet aveuglement devient mortifère pour notre société et notre démocratie. Dans cet ouvrage, les Économistes atterrés appellent à une grande bifurcation. Lire la suite

Regards : Travailler c’est souffrir ?

P. 04 – Les faux-semblants de l’union
P. 10 – « Écrémage » en entreprise, la méthode RH qui tue (vraiment)
P. 14 – Comment éteindre l’incendie du burn-out ?
P. 18 – Marie-France Hirigoyen : « Le travail s’est déshumanisé, on a perdu le sens du travail bien fait »
P. 22 – Travail dissimulé : la face de moins en moins cachée de l’ubérisation
P. 26 – Julien Brygo et Olivier Cyran : « La merdification du travail concerne la majorité des secteurs »
P. 32 – Travail en France et en Europe : 12 graphiques
P. 36 – Amandine Mathivet : « Pour agir sur les conditions de travail, il faut repenser le système économique » Lire la suite

Construire l’université au XXIè siècle

Danielle Tartakowsky, qui a présidé l’université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis de 2012 à 2016 publie ce livre qui est le récit vivant de la présidence d’une grande université française dans un moment très particulier : celui de la mise en place des lois qui organisent l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur – mais aussi le regroupement de ceux-ci et des tensions qui en découlent. Lire la suite

AGENDA
Mardi 16 mai à 20h50

Etudiants, l’avenir à crédit sur Arte un film documentaire de Jean-Robert Viallet

Mercredi 31 mai, amphithéâtre François Furet, EHESS 105 boulevard Raspail, 75 006 Paris,

Rencontre autour de Pour que vive l’histoire, écrits de Madeleine Rebérioux

Du 23 au 27 août

Université d’été européenne des mouvements sociaux, Toulouse, Université Toulouse – Jean Jaurès

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°21

ARTS
Boulangerie Utopie
DOSSIER
Démocratie et populisme
ENTRETIEN
Leila Slimani Lire la suite

En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite

Nouvelle édition 2017 revue et augmentée.
La banalisation des idées d’extrême droite est un danger pour la démocratie, pour les droits sociaux, pour les libertés. Répliquer à leur propagation là où on travaille, là où on vit suppose de se doter d’arguments solides. Le livre En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite contrecarre près de 80 de ses slogans en s’appuyant sur des données solides. Lire la suite

IR-FSU

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Les grilles d’évaluation des enseignants publiées

C’est un des éléments clés des accords PPCR.  L’évaluation des enseignants du 1er et du 2d degré ne se fera plus lors d’inspections au hasard mais lors de 3 « rendez vous de carrière » établis à date fixe, prévisibles et annoncés un mois à l’avance. Mieux les grilles d’évaluation, généralement inconnues, sont maintenant publiées au JO. Le JO du 10 mai publie les grilles générales des enseignants ainsi que celles des professeurs documentalistes et des CPE.

Dorénavant les enseignants seront évalués sur la maitrise des savoirs disciplinaires mais aussi sur la mise en oeuvre de situations d’enseignement, l’organisation du fonctionnement du groupe d’élèves et la capacité à coopérer dans une équipe d’établissement. C’est bien une nouvelle conception du métier qui est ainsi impulsée aussi bien pour les enseignants que pour les inspecteurs qui sont cadrés et dont l’intervention est prévisible. Enfin l’évaluation de carrière donne une place officielle au chef d’établissement dans le second degré.

Toutes ces modifications ont été annoncées dans le cadre du PPCR. Retrouvez les grilles officielles d’évaluation.

Téléchargez les grilles

Au JO

Dans le Café

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