Archives de la catégorie Fonction publique

Lettre d’infos de la FSU 44 | Etre en Grève le 31 mai : toutes les raisons | la FSU s’adresse au nouveau Ministre

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Toutes les raisons d’être en Grève le 31 mai | lieu et horaire de la mobilisation

 

Rassemblement le 31 mai à 11h à la préfecture à Nantes, puis manifestation.

Cette année, pour faire classe dans les meilleures conditions possibles, il nous a manqué : des enseignant·es dès le début de l’année dans de nombreuses matières en collège et lycée et pour les écoles des enseignant·es remplaçant·es partout des enseignant·es spécialisé·es pour que les réseaux d’aide soient complets des AESH pour prendre en charge les élèves notifié·es et pour remplacer …

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La FSU et ses syndicats s’adressent au nouveau Ministre de l’éducation national

COMMUNIQUE DE PRESSE Les Lilas le 24 mai 2022

Nouveau ministre, nouveau style, à quand les actes ?

La FSU a été reçue par le nouveau ministre ce mardi 24 mai. Elle a porté les exigences de mesures rapides pour les salaires et les conditions de travail des personnels. Le ministre s’est posé en rupture des méthodes de Jean-Michel Blanquer mais …

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ÉDUCATION : ADRESSE À LA PREMIÈRE MINISTRE

L’ensemble de l’intersyndicale de l’éducation et la FCPE s’adresse à la Première Ministre (et à la presse) pour faire part des inquiétudes concernant la situation pour la prochaine rentrée et faire connaître les mesures qui doivent être prises de toute urgence.

Madame la Première Ministre,

Vous prenez vos fonctions dans un contexte où plus que jamais nous avons besoin d’un service public de l’Éducation renforcé. Or l’École publique et laïque a subi de profonds bouleversements ces dernières années. La multiplication des réformes imposées à marche forcée et le manque chronique de moyens ont dégradé les conditions de travail des personnels et des élèves. Une politique salariale inadaptée aux défis des rémunérations des personnels a conduit à un recul du niveau de vie des personnels. Les personnels aux plus faibles rémunérations en particulier les AESH, les AED, la plupart des contractuels se trouvent dans une précarité inacceptable. Le déficit d’attractivité des métiers de l’Éducation nationale et de l’Enseignement agricole public s’amplifie année après année.

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Parcoursup : Un collectif enquête au près des enseignants

Créé par des fonctionnaires, le collectif « Nos services publics » lance une grande enquête auprès des professeurs des lycées sur Parcoursup.  » Dans cette grande enquête à destination des enseignant.e.s de lycée, le collectif Nos services publics cherche à évaluer l’impact réel de Parcoursup sur les élèves, l’enseignement et la société. Elle est composée de trois parties : une première sur l’accompagnement des élèves et la charge de travail associée, et deux parties plus courtes, sur les ressources à votre disposition et sur votre compréhension du système. Elle dure en moyenne 10mn, et vise l’ensemble des enseignant.e.s de lycée ».

 

L’enquête

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L’intersyndicale de la fonction publique saisit E Borne sur les salaires

« La première des urgences est celle des salaires et du pouvoir d’achat. La situation actuelle en la matière est inacceptable… La cause principale de cet état de fait résulte de la quasi-absence d’augmentation et de mesures générales depuis douze ans. Pierre angulaire des salaires des agentes et agents de la Fonction publique, le point d’indice doit en conséquence être fortement revalorisé et dans les plus brefs délais ». Geste inédit, les 8 fédérations de la Fonction publique, Cgc, Cftc, Cgt, FA, FO, FSU, Solidaires et Unsa, s’adressent ensemble le 17 mai à E Macron et E Borne. Outre la hausse des salaires, les 8 fédérations demandent l’indexation de la valeur du point fonction publique sur l’évolution du coût de la vie.

 

La lettre

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Le Snes Fsu veut la revalorisation

« La revalorisation sans contreparties est une urgence, elle est un impératif pour chacun-e d’entre nous mais aussi pour sortir de la crise de recrutement qui frappe de plein fouet le service public d’Education », lance le Snes Fsu dans un Appel voté par son congrès national de Montpellier. Le congrès demande un minimum de 2000€ net pour les enseignants et 1850 pour les AED et AESH. Il demande aussi la baisse des effectifs élèves, « la reconstruction du collège » et »la remise à plat de la réforme du lycée ».

 

L’Appel

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La crise du recrutement s’amplifie

La publication le 12 mai des résultats des épreuves d’admissibilité dans de nouvelles disciplines montre que, si l’effondrement du nombre des admissibles n’est pas généralisé, il touche de nombreuses disciplines. Les syndicats dénoncent » un auto-sabotage » (Se Unsa) et exigent des mesures immédiates.

L’ampleur de la catastrophe

On connaitra aujourd’hui les résultats des épreuves d’admissibilité des candidats au concours de professeur des écoles dans les académies franciliennes. C’ets là traditionnellement que le nombre de candidats est inférieur aux besoins. Cette année l’écart pourrait être tragiquement important., au regard à ce qu’on observe dans les académies de province traditionnellement sans problème. Rappelons le taux des admissibles sur les postes offerts de 1.1 à Dijon, 1.4 à Besançon, 1.5 à Montpellier etc.

Dans le second degré on a maintenant une vision presque complète de la situation. Certaines disciplines ne sont pas touchées  par la désaffection. Ainsi en histoire-géo on compte 1045 admissibles (à peine moins qu’en 2021) pour 575 postes. En philosophie il y a 295 admissibles pour 129 postes. En SVT il y a 425 admissibles pour 260 postes.

Il y a des disciplines où le nombre d’admissibles baisse sans mettre en danger le recrutement. Ainsi en SES il y a 175 admissibles pour 121 postes. Ils étaient 253 pour le même nombre de postes en 2021. En documentation, on compte 186 admissibles pour 120 postes. Ils étaient 261 en 2021. En espagnol il y a 490 admissibles pour 320 postes. Ils devraient être pourvus même s’il y a presque moitié moins d’admissibles qu’en 2021.

Dans les autres disciplines, des postes vont manquer à la rentrée. On l’a vu en maths où il y a 816 admissibles pour 1035 postes. La moitié des postes devrait restée vacante. En lettres on n’a que 720 admissibles pour 755 postes. Ils étaient 1301 en 2021. En lettres anciennes c’est pire : 60 admissibles pour 134 postes. En anglais il y a 904 admissibles pour 781 postes. Ils étaient 1485 en 2021 pour 797 postes. Là aussi tous les postes ne seront probablement pas occupés. C’est plus d’un millier de postes dans le second degré , soit entre un poste sur 5 et un sur 4, qui ne trouvera pas preneur. Cet effet sera amplifié par la réforme de la formation mise en place par JM Blanquer. Les enseignants qui ne seront pas issus d’un master MEEF, et ils sont nombreux dans le second degré, n’assureront qu’un demi service à la rentrée.

Auto-sabotage ou incompétence ?

C’ets cela aussi qui autorise le Se Unsa à parler « d’auto-sabotage ». « L’habituelle rentrée « techniquement » réussie est ainsi sérieusement menacée pour septembre 2022. C’est alarmant pour les conditions de scolarité des élèves : on court le risque important d’un manque d’enseignants, CPE et PsyEN », écrit le syndicat. « A-t-on jamais vu un employeur se donner aussi peu les moyens d’attirer des candidats ? ».

Le Snes Fsu met aussi en cause la réforme de la formation. « La réforme de la formation des enseignant-es qui entre en vigueur cette année a restreint le vivier d’étudiant-es de la session de concours 2022, du fait du déplacement du concours du M1 (jusqu’en 2021) au M2, sans aucune mesure transitoire. Les nouveaux dispositifs de M2 MEEF, que ce soient le stage d’observation et de pratique accompagnée (SOPA) ou, davantage encore, le contrat d’alternance (ECA), ont induit une charge de travail importante pour les candidat-es et une réduction drastique des cours et des temps de préparation des épreuves écrites », écrit le Snes. « La situation matérielle des candidat-es aux concours n’a pas non plus permis de résorber la crise ancienne des recrutements. Les 125 euros de gratification mensuelle pour les M2 SOPA ont été versés plusieurs mois après la rentrée de septembre, et aucune aide n’est mise en place pour les autres candidat-es déjà titulaires d’un Master, décourageant de nombreux candidat-es inscrits en octobre qui ont abandonné avant les épreuves ».

Le Snes demande la création de listes complémentaires au capes interne. Il exige un plan pluri annuel de recrutements et la mise en place d’un concours exceptionnel à la fin de la session 2022. « La revalorisation des salaires ne peut plus attendre ».

La crise du recrutement, venant après tant d’autres, éclaire la gestion menée par JM Blanquer tout au long de ces 5 années. Quel échec !

 

Catastrophe annoncée

Le ministère nie la crise

 

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Crise du recrutement : le ministère nie la crise

« Il n’y a pas d’inquiétude particulière à avoir sur le recrutement et ses suites compte tenu de l’anticipation à laquelle on s’est livré ». C’est la réponse du ministère aux inquiétudes soulevées par le nombre extrêmement bas des candidats admissibles aux concours des 1er et 2d degrés.  Pour autant, le ministère ne veut pas dévoiler le nombre des candidats inscrits et présents aux épreuves pour « préserver les candidats des lectures qui ne sont pas les bonnes »…

Une crise du recrutement sans précédent

« Les élèves auront bien des professeurs devant eux à la rentrée y compris en maths. Il n’y aura pas de déficit à la rentrée ». Edouard Geffray, Dgesco, et Vincent Soetemont, DGRH du ministère de l’éducation nationale, s’affirment confiants devant la crise évidente des recrutements.

Le 10 mai, les premiers résultats des capes externes sont sortis. Ils montrent un déficit très important de candidats pour l’épreuve d’admission. Ainsi en maths on compte seulement 816 admissibles pour 1035 postes. L’année dernière il y avait eu 1705 admissibles.  En allemand il y a 83 admissibles (contre 177 en 2021) pour 215 postes . En SVT, une discipline traditionnellement sans problème de recrutement, on compte 425 admissibles pour 260 postes. L’année dernière il y avait 552 admissibles. Aujourd’hui le nombre des admissibles en lettres doit être publié. Il pourrait réserver de mauvaises nouvelles.

Dans le premier degré, le Snuipp Fsu alarme aussi sur un recrutement particulièrement difficile. On a déjà les résultats d’académies de province. Ils sont particulièrement bas : à Dijon on compte 198 admissibles pour 172 postes, soit un taux d’admissibilité de 1.1. A Montpellier il est de 1.5. A Besançon il est à 1.4. Cela laisse augurer un déficit de reçus à ces concours traditionnellement sans problème. Les résultats franciliens ne seront connus que le 13 mai. On peut craindre qu’ils soient très mauvais.

Le ministère cache les chiffres

Le ministère explique ces résultats exceptionnellement mauvais par la modification du concours. Le concours a lieu cette année en M2 alors qu’il avait eu lieu en M1 l’année dernière. Par conséquent il y a moins de candidats. L’argument est recevable pour les candidats du master MEEF. Mais il ne joue pas pour les candidats, très nombreux dans le 2d degré, des autres masters.

Une chute aussi importante dans le recrutement ne peut s’expliquer que par une baisse aussi grande des candidats. Là le ministère met son joker. « On a fait le choix de ne pas publier le nombre d’inscrits et de présents », assume le Dgesco. Le ministère veut « protéger les candidats des lectures qui ne sont pas les bonnes ». Alors que ces données sont connues avant les épreuves pour le nombre de candidats et juste après pour les présents, le ministère les occulte.

Quelle anticipation de la crise ?

Le ministère réfute aussi de ne pas avoir anticipé cette crise du recrutement. « On a anticipé le calibrage des besoins », affirme le Dgesco. « On lisse sur plusieurs années. Quand on calibre les recrutements aux concours on se donne de la marge. On lisse sur plusieurs années. En maths par exemple on a reconstitué des marges de manoeuvre ».

En fait de lissage, le ministère a supprimé près de 8000 postes dans le second degré depuis l’arrivée de JM BLanquer. Les « marges » sont maintenant bien entamées et cela se voit dans les établissements. Dans le premier degré, le ministère estime que les taux d’admissibilité sont « corrects ». Ainsi à Dijon, avec un taux à 1.1 (198 admissibles pour 172 postes) c’est « un peu tendu » mais « on n’est pas inquiet »…

En fait , le ministère assume pleinement de recruter des contractuels. « On a fait appel à des contractuels en lien avec le covid. Ils forment un vivier que l’on forme ».

Après moi le déluge

Finalement, pour le ministère, « les élèves auront bien un professeur devant eux à la rentrée y compris en maths ». Reconnaissons le : les cadres du ministère assument jusqu’au bout la gestion de JM Blanquer même quand elle ressemble à « après moi le déluge ».

Les syndicats sont beaucoup plus inquiets. « Les premiers chiffres font craindre le pire : des académies qui chaque année pourvoient tous les postes offerts pourraient effectivement ne pas faire le plein »,a annoncé le Snuipp Fsu dès le 10 mai. « La chute importante du nombre de présent.es fait baisser fortement le taux d’admissibilité. Ainsi, à Montpellier, le nombre d’admissibles par poste offert au concours externe n’est que de 1,53. A Grenoble, il est de 1,22 et pour l’académie de Dijon, ce chiffre tombe à 1,15 ».

Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du Se Unsa, « la rentrée « techniquement réussie (de 2022) s’annonce très difficile. On court un risque important de manque de personnes ». Pour le Snalc, « l’heure est grave ». « Après avoir retenu les informations, après avoir tout fait pour rendre le métier d’enseignant de moins en moins attractif et après avoir réformé le contenu et la place du concours, le ministère continuera-t-il son travail de destruction de l’École ? », écrit le Snalc. Sur ce point aussi le bilan Blanquer ressemble à une liquidation.

 

Concours : scénario catastrophe

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« Je n’ai jamais vu une aberration pareille » : le chaos de la dématérialisation des Caf raconté de l’intérieur

Ma vie au travail

par Rachel Knaebel

Entre les bugs des logiciels, les réformes incessantes, et l’obligation de passer le moins de temps possible avec les allocataires, la dématérialisation et la réduction des coûts pèsent aussi sur les travailleuses et travailleurs des Caf.

Les allocataires des Caf doivent s’y contraindre depuis des années : les démarches se font, presque exclusivement, en ligne. Cette numérisation à marche forcée pèse aussi sur les agentes des Caf, techniciennes conseil et travailleuses sociales.

« La numérisation s’est faite progressivement, mais cela s’est accéléré dans les années 2010. C’est aussi à ce moment-là que s’est accéléré le turnover des CDD, des personnes formées en trois semaines qui ne peuvent pas répondre dans le détail aux demandes, raconte Lise Charlebois, travailleuse sociale à la Caf du Doubs et déléguée syndicale Sud. L’objectif de l’État, c’est que les allocataires gèrent seuls leur dossier complètement en numérique. Mais ce n’est pas possible. »

Les démarches en ligne, « c’est compliqué pour beaucoup d’usagers, constate aussi Marie-Odile Chauvin, travailleuse sociale et délégué Sud dans l’Indre. Nous sommes dans un département rural. Ceux qui habitent dans des zones blanches non desservies par internet ne peuvent rien faire en ligne. Et s’ils font une erreur de saisie, ils peuvent se retrouver à devoir rembourser des indus. Beaucoup de personnes ne veulent donc plus faire les saisie seules, car elles ont peur d’être accusées de fraude si elles se trompent. Et quand elles essaient de joindre la Caf, elles n’y arrivent pas toujours. J’ai encore parlé à quelqu’un ce matin qui m’a dit qu’il a essayé d’appelé la Caf pendant deux heures et qu’il n’a jamais eu personne. Alors, les gens abandonnent au bout d’un moment. »

« La dématérialisation a généré plus de contrôles »

Lise Charlebois a commencé à travailler à la Caf en 1995. À cette époque, « on pratiquait le calcul manuel », se souvient-elle. Aujourd’hui, « toutes les allocations sont calculées par les logiciels. Mais quand il y a un bug, on doit de nouveau rentrer tous les éléments à la main pendant des heures, et parfois au moment d’enregistrer, tout est effacé. »

« Le calcul informatique permet un gain de temps, mais quelquefois, le calcul se fait à tort et doit être repris manuellement, signale aussi Rachel Muller-Lerognon, gestionnaire conseil à la Caf du Doubs et déléguée syndicale Force ouvrière. Cela prend du temps et nécessite parfois l’aide d’un référent technique. La dématérialisation a aussi généré plus de contrôles et plus de prestations à régulariser, car les informations que les allocataires doivent saisir sont complexes et ne sont pas les mêmes pour toutes les prestations. Par exemple, pour une déclaration trimestrielle de ressources pour les allocataires du RSA ou de la prime d’activité, il faut déclarer le net à payer. Mais pour une déclaration trimestrielle concernant l’allocation adulte handicapé (AAH) c’est le net imposable… » Une erreur est donc vite arrivée.

Début 2021, la réforme des aides au logement (APL) décidée par le gouvernement a mis sens dessus dessous nombre de Caf, nous disent aussi les trois femmes. « Suite à la réforme de l’aide au logement, notre système informatique à montré ses failles, indique Rachel Muller-Lerognon. Il n’était pas possible de passer certains dossiers, et ce pendant des mois. Encore à ce jour, les problèmes sont moindres mais subsistent… »

La réforme des APL, « ça bugue toujours »

« La réforme des aides au logement, je n’ai jamais vu une aberration pareille, renchérit Marie-Odile Chauvin, de l’Indre. Elle a été mise en place en janvier 2021 et ça bugue toujours. La réforme a changé les modes de calcul de l’aide et les plafonds de ressources ont bougé aussi. Mais le logiciel n’était pas en capacité d’absorber ce changement. Depuis plus d’un an, les conditions de travail des salariés de la Caf en sont devenues affreuses. Les techniciens conseil peuvent se retrouver à refaire le dossier deux ou trois fois et ça ne fonctionne toujours pas. Ça renvoie aux techniciens l’image qu’ils font mal leur travail alors que le problème, c’est qu’ils n’ont pas les outils pour le faire. »

Même les travailleuses sociales, dont le métier est d’accompagner directement les allocataires, parfois chez eux, se retrouvent contraintes de les renvoyer « vers Caf.fr », déplore Marie-Odile Chauvin. « Parce que c’est ce qu’on nous dit de faire. De toute manière, les dossiers sont traités plus rapidement si les gens passent par le site caf.fr, car les courriers papier partent loin et le temps qu’ils soient scannés dans les dossiers, ça demande dix jours. Mais nous, les travailleurs sociaux, pouvons tout de même encore voir les personnes, et nous scannons ensuite leurs documents pour les intégrer à leur dossier numérique. »

Parfois, même après ses longues années d’expérience, Marie-Odile ne comprend pas les notifications que reçoivent les allocataires qu’elle suit. « Je demande aux techniciens conseil de me les expliquer. Certaines ne veulent rien dire. Des gens peuvent recevoir des notifications comme quoi ils doivent rembourser une somme d’APL, ils ne savent pas pourquoi. Alors, on leur dit de faire une requête à la commission de recours amiable pour demander une remise totale ou partielle de la dette », explique-t-elle.

Cette commission est submergée, elle prend du retard à traiter les dossier. Et les allocataires en font les frais. « Normalement quand vous faites une demande de recours amiable, votre retenue est suspendue, mais en ce moment, elles continuent à être prélevées sur les prestations des personnes à cause du retard au niveau de la commission. »

« Les législations sur les prestations sont de plus en plus complexes et les prestations plus nombreuses, ajoute Rachel Muller-Lerognogn. Il faut sans cesse rechercher la bonne législation, aller chercher certaines informations sur les « portails » de nos partenaires, CPAM, Pôle emploi… Le fait de chercher sans arrêt des informations prend du temps alors qu’on subit aussi une pression de “production”. Il est difficile de faire vite et bien. »

Comme pour les autres administrations publiques, l’État demande aux Caf de réduire les coûts, en particulier de personnel. « Depuis 1995, nous sommes liés à l’État par une convention d’objectifs et de gestion, renouvelée tous les cinq ans, par lesquelles le gouvernement nous impose des façons de travailler », rappelle Lise Charlebois. La dernière convention, qui court de 2018 jusqu’à la fin de cette année, prévoie la suppression de 2100 emplois dans les Caf sur la période. « Les Caf sont priées de réduire leurs effectifs, et cela impacte tous les services, logistique, social, prestation, informatique… mais il n’y a pas moins de travail. », ajoute Rachel Muller-Lerognon.

« Deux minutes pour répondre à quelqu’un au téléphone »

Conséquence : les agents ont toujours moins de temps à consacrer aux allocataires. « Aujourd’hui, nous avons seulement deux minutes pour répondre à quelqu’un au téléphone, dix minutes en rendez-vous physique, explique Lise Charlebois. La dernière convention de gestion imposent aussi aux Caf des objectifs de constat des fraude, et veut augmenter le taux de réclamations traitées dans un délai de dix jours, de 60 % à 80 %. « Chaque contrôleur a aussi des chiffres à atteindre. En même temps, pour faire ces chiffres, il faudrait plus de salariés », pointe la déléguée syndicale du Doubs. « Les techniciens conseil sont aussi surveillés, ajoute Marie-Odile Chauvin. Tous leurs chiffres sont analysés et on les leur met devant le nez au moment des entretiens d’évaluation. »

Le manque de temps et la demande adressée aux allocataires de tout faire en ligne ne facilite pas le contact avec les usagers. « Les relations en accueil sont parfois tendues car il y a de longs délais de traitement, environ deux mois. Les allocataires attendent leurs prestations qui ne sont pas versées, observe Rachel Muller-Lerognon. On constate également de plus en plus d’incivilités et d’agressivité dues aux changements de législations incompréhensibles par les allocataires. »

Face au déni des directions des Caf, des allocataires confrontés à ces dysfonctionnements commencent aussi à s’organiser en collectif. « La dématérialisation ne doit pas signifier la disparition du téléphone et de l’accueil dans les services publics. Le problème est là : les réclamants ne peuvent plus aller voir quelqu’un », rappelait également à basta) la Défenseure des droits, Claire Hédon, très consciente du problème.

Dans ces conditions difficiles, les délégués syndicaux qui partent bientôt en retraite peinent à trouver la relève dans les Caf. « Pour beaucoup, le collectif, c’est derrière, regrette la déléguée Sud de l’Indre Marie-Odile Chauvin. Les gens n’ont pas envie d’investir du temps au niveau du travail. »

Rachel Knaebel

Dessin : Rodho

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Concours du second degré : catastrophe annoncée

Année noire. Alors que les premiers résultats des épreuves d’admissibilité paraissent se dessine une année catastrophique pour le recrutement des enseignants. On assiste à des déficits très importants dans les discipline dont les résultats sont déjà connus : allemand, maths et SVT. Même si des biais techniques jouent un rôle, ils n’ont pas été anticipés par le ministère et des centaines d’enseignants vont manquer à la rentrée.

Deux fois moins d’admissibles qu’en 2021

Les premiers résultats des épreuves d’admissibilité du capes externe sont publiés ce 10 mai. Et déjà se dessine un déficit d’enseignants sans précédent dans plusieurs disciplines importantes.

Ainsi en maths. Cette année seulement 816 candidats sont admissibles. En 2021, 1705 candidats étaient admissibles. On mesure la différence ! Le ministère recrute 1035 professeurs. Seulement la moitié pourrait être recrutée à la suite des épreuves d’admission en juin.

En allemand, seulement 83 candidats sont admissibles. Ils étaient 177 en 2021. Et il y a 215 postes proposés.

Ces deux disciplines sont traditionnellement déficitaires, même si c’est dans des volumes beaucoup plus faibles. Ce n’était pas le cas en SVT. Cette année il n’y a que 425 candidats admissibles contre 552 en 2021. Il y a 260 postes à pourvoir.

D’autres disciplines sont attendues dans les jours à venir : les lettres, l’anglais, l’histoire-géo par exemple. Il est probable que l’on assistera à la même déconfiture.

Une catastrophe ou révolution libérale ?

Comment en est on arrivé là ? Le ministère plaidera probablement la faute technique. Cette année entre en application la réforme du recrutement avec le passage du concours en M2. Cela a appauvri le vivier de candidats. Ces effets auraient du être anticipés soit dans les postes mis au concours soit techniquement en autorisant des dérogations. En fait le ministère a annoncé de nouveaux moyens pour 2022 en sachant très bien qu’il n’aurait pas les recrutements proposés.

Il y a des raisons plus fondamentales. Cette année le ministère s’est bien gardé de publier le nombre de candidats aux concours. Cela n’avait pas échappé aux spécialistes qui suivent ces données. On se doutait qu’il y avait un problème. Mais on commence à découvrir maintenant son ampleur.

Mais ce mouvement a commencé bien avant la réforme de 2022. Depuis 2018 on assiste à un recul du nombre de candidats aux concours. En 2021 il y avait 30 494 candidats au capes externe contre 33 490 en 2019.

Comment expliquer cette situation ? Le ministre a beaucoup communiqué sur la revalorisation des enseignants. Du coup les candidats savent encore mieux qu’avant à quoi s’attendre. La modeste revalorisation en tout début de carrière ne cache plus l’écart de rémunération avec les carrières de la fonction publique ou du privé. Elle n’occulte pas l’absence de revalorisation pour la moitié des enseignants et sa modestie pour les autres. Ce mois ci les nouveaux enseignants entrent dans le métier avec un salaire égal à 1.1 fois le SMIC avec un master 2. Voilà un élément du bilan réel de JM Blanquer.

Les étudiants sont aussi sensibles à l’inversion de tendance qui a lieu depuis l’alternance de 2017 en ce qui concerne le nombre des postes proposés. Après des années où l’Education nationale a cherché à recruter un nombre important d’enseignants et crée 60 000 postes, on est passé à une chute  brutale des postes proposés dans le 2d degré. L’Education nationale proposait 7315 postes au capes externe en 2017, 7200 en 2015. Elle n’en propose plus que 5490 en 2020 et 5441 en 2021, 5225 en 2022. Pour que les étudiants s’orientent vers les masters enseignement et se présentent aux concours il faut leur garantir des débouchés. Sans cela il est difficile de les faire entrer dans un tunnel de formation de 2 années.

La réforme de la formation des enseignants a dégradé davantage encore la situation. Les étudiants en master meef pouvaient encore en 2021 devenir fonctionnaire stagiaire pour leur seconde année de formation et être rémunérés. Cette possibilité a disparu. Les futurs professeurs sont devenus des étudiants ordinaires durant les deux années de master avec la possibilité d’avoir des stages rémunérés. Leur situation matérielle s’est dégradée. La disparition du statut de fonctionnaire stagiaire joue particulièrement contre les candidats venus de milieu populaire.

Tout cela n’arrive pas par hasard. La loi de transformation de la fonction publique renforce l’appel aux contractuels. Leur part dans l’éducation nationale ne cesse d’augmenter. Ils sont passés de 8% à 14% des professeurs du 2d degré en 10 ans. C’est une révolution par étapes qui est en train de se faire. Toutes ces mesures visent à sortir les enseignants et les écoles de la fonction publique. Sans le dire.

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Guide de l’action sociale

La FSU publie un vade mecum qui présente les différentes aides sociales dans l’éducation nationale. Cela concerne l’aide au départ en vacances, le soutien aux personnes handicapées, l’aide à la gare d’enfants, à l’installation, la participation aux frais de séjour des enfants en séjour linguistique, les aides à la restauration ou au logement etc. A noter : un simulateur des prestations ministérielle à l’entrée dans le métier.

 

Le guide

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Mise en place des comités sociaux

« Il est institué auprès de chaque recteur d’académie un comité social d’administration de proximité dénommé comité social d’administration académique… Une formation spécialisée est créée au sein de chaque comité social d’administration académique… Il est institué auprès de chaque directeur académique des services de l’éducation nationale, un comité social d’administration spécial dénommé « comité social d’administration spécial départemental » ». Un arrêté publié ce matin met en place les comités sociaux prévus par la loi de transformation de la fonction publique. Leur formation spéciale vient à la place des très utiles CHSCT. Tout cela se mettra en place lors du renouvellement de ces instances.

 

L’arrêté

Sur ces textes

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Le Snuipp prédit une grave crise du recrutement dans le 1er degré

« Le taux de présents et présentes aux premières épreuves sera l’un des plus bas de l’histoire du concours de recrutement des professeurs des écoles », annonce le Snuipp Fsu, alors que les nombres officiels ne sont toujours pas communiqués. « L’opacité entretenue par le ministère sur ce concours se lève petit à petit avec les résultats d’admissibilité désormais connus dans plusieurs académies.. Les premiers chiffres font craindre le pire : des académies qui chaque année pourvoient tous les postes offerts pourraient effectivement ne pas faire le plein. La chute importante du nombre de présent.es fait baisser fortement le taux d’admissibilité. Ainsi, à Montpellier, le nombre d’admissibles par poste offert au concours externe n’est que de 1,53. A Grenoble, il est de 1,22 et pour l’académie de Dijon, ce chiffre tombe à 1,15 ». Le syndicat demande « un plan pluriannuel de recrutements », des pré recrutements et la revalorisation du métier.

 

Communiqué

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Mise en place des comités sociaux

« Il est institué auprès de chaque recteur d’académie un comité social d’administration de proximité dénommé comité social d’administration académique… Une formation spécialisée est créée au sein de chaque comité social d’administration académique… Il est institué auprès de chaque directeur académique des services de l’éducation nationale, un comité social d’administration spécial dénommé « comité social d’administration spécial départemental » ». Un arrêté publié ce matin met en place les comités sociaux prévus par la loi de transformation de la fonction publique. Leur formation spéciale vient à la place des très utiles CHSCT. Tout cela se mettra en place lors du renouvellement de ces instances.

 

L’arrêté

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Un enseignant inspecté à la demande de B Macron

Selon Médiapart, un professeur de français alsacien, D Jodin, a été inspecté après une intervention de Brigitte Macron auprès du rectorat de Strasbourg. B Macron aurait agi après la plainte d’une mère d’élève. Cette situation fait réagir le Snes académique.  » L’inspection d’un de nos collègues, diligentée après intervention du cabinet de Brigitte Macron sur sollicitation d’un parent d’élève, suscite à juste titre des réactions d’indignation et de colère », écrit le Snes alsacien qui  » dénonce l’empressement avec lequel le Rectorat a donné suite à cette demande ». « Nous sommes bien loin du soutien à ses personnels proclamé par l’institution », poursuit le syndicat. « Notre institution montre encore une fois qu’elle n’a rien appris des événements passés et est trop souvent prête à mettre les collègues en accusation. Ces pratiques sont-elles isolées ? » L’ancienne rectrice de Strasbourg s’était aussi illustrée en retirant des formations à un universitaire, Richard Cabassut, jugé lui aussi trop critique, comme le Café pédagogique l’avait rapporté.

 

Dans Mediapart

Snes Strasbourg

Sur l’affaire Cabassut

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[SNES-FSU] Bac – Agir après la présidentielle

Si vous avez des difficultés pour visualiser ce message, consultez la version web

La lettre d’information du 29 avril 2022

Syndicat National des Enseignements de Second degré

Chères et chers collègues,

Dernière minute : bac 2022, épreuves de spécialité – le ministère nous a annoncé ce matin que les professeurs correcteurs bénéficieront d’un forfait de 4 demi journées libérées de cours pour corriger les EDS, à utiliser au choix entre le 17 mai et le 3 juin.
C’est une avancée à mettre au crédit de l’action syndicale du SNES-FSU qui n’a cessé d’intervenir en ce sens ces dernières semaines.
Plus d’informations sur les modalités pratiques dans les prochains jours.

Présidentielle : et maintenant ? Le SNES plus que jamais là pour vous.
C’est finalement un soulagement qui a conclu l’élection présidentielle, celui de ne pas voir l’extrême droite arriver au pouvoir. Mais Marine Le Pen atteint un niveau historiquement élevé et sa candidature s’est nourrie du creusement des inégalités qui sont notamment le résultat des politiques libérales menées en particulier pendant le dernier quinquennat. Le président sortant est réélu, mais avec 28% d’abstention et de nombreux votes blancs et nuls, sans oublier que beaucoup ont voté « contre » la candidate de l’extrême droite.

Dans l’Education nationale, le programme du candidat Macron réactive les vieilles lunes libérales. Retour du travailler plus pour gagner plus, grand bond en arrière sur l’orientation (voir article en ligne), remise en cause du statut… Il nous faut donc reprendre le chemin des luttes syndicales pour porter d’autres choix de société, un autre projet pour notre système éducatif et nos métiers. Par exemple, pour le SNES-FSU, il est impératif que le prochain ministre engage sans tarder une revalorisation salariale significative, sans contrepartie.

Comment faire entendre votre voix ? Comment agir ? Comment organiser les mobilisations ? Le SNES-FSU est plus que jamais l’outil approprié. Syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, il est le lieu d’échanges, d’information, de défense de vos droits, de construction des mobilisations. A l’heure où, plus que jamais, nous avons besoin de reconstruire du collectif, de la solidarité et des luttes, rejoignez-nous et ensemble, portons nos revendications !
Le manifeste du SNES-FSU pour le 2d degré : https://www.snes.edu/article/manifeste-pour-le-2d-degre/
La question des salaires dans la campagne (article et vidéo) : https://www.snes.edu/article/salaires-demandes-snes-reponses-candidats/

Dans le reste de l’actualité

Salaires, mutations, situation sanitaire, conditions de travail, métier… défendre sans relâche la profession, la rassembler dans l’action, tel est le sens du syndicalisme que nous portons. Cela ne peut se faire qu’avec vous. Rejoignez le syndicat en prenant une adhésion (66 % remboursés sans condition par crédit d’impôt) : https://www.snes.edu/le-snes-pres-de-chez-vous/

Bien cordialement,

Sophie Vénétitay, Secrétaire générale

SNES-FSU
46 avenue d’Ivry
75647 Paris Cedex 13
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Le Pen et Macron au coude-à-coude dans les intentions de vote des agents publics

Le sondage exclusif Acteurs publics-Ifop montre des agents publics très partagés à quelques jours du second tour de la présidentielle. Très divisés aussi, puisque si près de 2 agents de catégorie A sur 3 s’apprêtent à voter pour Emmanuel Macron dimanche 24 avril, la même proportion d’agents de catégorie C devrait voter pour Marine Le Pen.

Après avoir placé Marine Le Pen en tête de leurs suffrages au premier tour, selon l’Ifop (24 % contre 23 % pour Jean-Luc Mélenchon et 21 % pour Emmanuel Macron), les agents publics continuent de vouloir voter massivement pour la candidate du Rassemblement national (RN) dimanche prochain.

Les intentions de vote mesurées par l’Ifop sur la période du 11 au 21 avril, débat de l’entre-deux tours compris, montrent une parfaite égalité (50-50) entre les deux candidats, mais avec de fortes disparités selon les types de fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) et surtout selon les catégories d’agents.

Les catégorie A (parmi lesquels notamment les enseignants) placent Emmanuel Macron nettement devant, à 65 % contre 35 % pour Marine Le Pen. Cela s’inverse exactement pour les catégorie C, qui préfèrent la candidate du RN à 65 % et le Président sortant à 35 %. Les catégorie B donnent, eux, un très léger avantage à Marine Le Pen, à 51 %.

Le Pen à 56 % dans l’hospitalière

Selon les types de fonctions publiques, les disparités sont moins fortes, mais Marine Le Pen arrive en tête à 56 % dans l’hospitalière, tandis qu’Emmanuel Macron recueille respectivement 52 % et 51 % dans la fonction publique d’État et dans la territoriale.

Selon l’Ifop qui a étudié le report des voix, 64 % des agents qui ont voté Mélenchon au premier tour accorderaient leur voix à Emmanuel Macron et 36 % d’entre eux à Marine Le Pen, alors que 96 % des agents ayant voté Zemmour voteraient Le Pen et que 78 % du vote Pécresse se reporteraient sur Macron.

Notons un net clivage entre les agents de l’agglomération parisienne (56 % pour Macron) et ceux qui vivent dans les villes de province (50 % Macron, 50 % Le Pen) et les communes rurales (55 % pour Le Pen). Globalement, les agents publics de province votent Marine Le Pen à 51 % et ceux d’Île-de-France se prononceraient à 53 % pour Emmanuel Macron.

Plus la rémunération de l’agent est élevée, plus il vote pour le Président sortant, à 73 % pour ceux qui perçoivent plus de 2 500 euros de revenu mensuel, à 60 % pour la candidate RN pour ceux qui touchent entre 900 et 1 300 euros mensuels. Enfin, plus les agents sont jeunes, plus ils ont l’intention de voter Le Pen dimanche : 54 % des moins de 35 ans, contre 53 % des agents de 50 ans et plus qui disent vouloir voter Macron.

L’enquête a été menée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 21 avril 2022 par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1 030 fonctionnaires inscrits sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 9 015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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Hausse du minimum de traitement dans la fonction publique

Alors que les enseignants attendent un dégel du point fonction publique annoncé mais pas réalisé, le conseil des ministres a adopté un décret relevant le minimum de traitement dans la fonction publique. Le décret est paru ce matin au JO du 21 avril. A compter du 1er mai le minimum de traitement est porté à 1649,48€ bruts correspondant à l’indice 352 pour tenir compte de la hausse du SMIC (+2.65%). Cette mesure touchera 694 000 fonctionnaires.

 

Au JO

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La FSU appelle à faire barrage à Le Pen

« La situation ouvre aujourd’hui la possibilité réelle d’une accession au pouvoir d’un parti d’extrême droite, situation particulièrement grave », écrit la Fsu dans un communiqué du 13 avril.  » L’extrême droite est l’ennemie des travailleur-ses, des droits syndicaux, de l’égalité entre les femmes et les hommes. En Hongrie, au Brésil, en Pologne, l’extrême droite au pouvoir s’attaque méthodiquement aux droits des enseignant-es ». La FSU  » appelle dans l’immédiat à lui infliger une défaite politique et à combattre ses idées par la défense des revendications qui, toutes, s’opposent à son programme. Cela passe bien entendu par le fait de ne porter aucun suffrage en faveur de la candidate de l’extrême droite. La FSU est donc déterminée à mobiliser si le projet présenté par Emmanuel Macron au cours de sa campagne était mis en œuvre ». La fédération « signe l’appel à manifester samedi 16 avril dans le cadre large en cours de discussion et mobilisera pour assurer la réussite de cette action ». Le 10 avril, Benoît Teste, secrétaire général d ela FSU, nous avait dit que  » L’extrême droite au second tour c’est la pire chose qui pouvait arriver ». Il ajoutait :  » On voit dans la profession des « tout sauf Macron » qui montent. Il y a une forme de détresse et une volonté de ne pas participer au 2d tour qui sont très inquiétants. »

 

L’appel

B Teste le 10 avril au soir

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[FSU] Contre l’extrême droite, engagé.es au quotidien !

Lutter contre l’extrême droite et l’empêcher d’arriver au pouvoir
Suite au 1er tour de l’élection présidentielle, la FSU réaffirme sa détermination à lutter contre l’extrême droite et à l’empêcher d’arriver au pouvoir.

En effet, la situation ouvre aujourd’hui la possibilité réelle d’une accession au pouvoir d’un parti d’extrême droite, situation particulièrement grave.

À l’issue du 1er tour de l’élection présidentielle, la FSU pointe la gravité d’une situation ouvrant la possibilité d’une accession au pouvoir d’un parti d’extrême droite. Cette situation se nourrit du désespoir créé par les politiques néolibérales menées en particulier durant le dernier quinquennat par Emmanuel Macron et confirmées dans son projet électoral. […]

Dans la continuité de ses luttes historiques contre l’extrême droite, la FSU appelle dans l’immédiat à lui infliger une défaite politique et à combattre ses idées par la défense des revendications qui, toutes, s’opposent à son programme. Cela passe bien entendu par le fait de ne porter aucun suffrage en faveur de la candidate de l’extrême droite. Cela passe aussi par la construction des mobilisations contre les idées d’extrême droite et contre les politiques libérales destructrices de justice sociale qui en sont le creuset.

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Mobilisé-es ensemble le 1er mai
Les organisations syndicales de la Fonction publique s’investissent sans réserve dans l’appel unitaire interprofessionnel à la mobilisation pour le 1er mai.

Les enjeux écologiques, des services publics, du pouvoir d’achat, de la protection sociale et des retraites sont d’ores et déjà au cœur de l’actualité et le seront davantage encore à la fin avril.
Dans les circonstances graves et particulières que nous connaissons aujourd’hui, ce 1er mai sera aussi l’occasion pour le mouvement syndical de rappeler sa dimension internationale et sa solidarité pleine et entière avec le peuple ukrainien, toutes celles et ceux qui vivent en Ukraine, ou qui ont dû la fuir, qui subissent l’intolérable agression armée de V. Poutine. Cette solidarité s’exprime également avec les travailleuses et travailleurs russes qui subissent les conséquences de la guerre et le régime autoritaire, et qui, nombreux, ne sont pas d’accord avec cette guerre et combattent leur gouvernement.

Nos organisations syndicales rappellent leur attachement aux valeurs démocratiques et leur rejet des thèses de l’extrême droite.

Pour la Fonction publique, de nouveau rudement mise à mal ces dernières années, ensemble, nos organisations syndicales portent des exigences sur les salaires, les emplois, la lutte contre la précarité, les conditions de travail, les retraites…

Pas une, pas un d’entre nous ne doit manquer aux mobilisations du 1er mai !

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La FSU dans l’Éducation nationale
La preuve par 9 !

La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondant aux différents métiers de l’Éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.

Avec la FSU,
pour la Fonction publique, pour les personnels,
pour le service public d’Éducation, pour nos métiers

 

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expression FSU élections

Suite au 1° tour de l’élection présidentielle : la FSU réaffirme sa détermination à lutter contre l’extrême droite et à l’empêcher d’arriver au pouvoir.

En effet la situation ouvre aujourd’hui la possibilité réelle d’une accession au pouvoir d’un parti d’extrême droite, situation particulièrement grave.

A l’issue du 1° tour de l’élection présidentielle, la FSU pointe la gravité d’une situation ouvrant la possibilité d’une accession au pouvoir d’un parti d’extrême droite. Cette situation se nourrit du désespoir créé par les politiques néo libérales menées en particulier durant le dernier quinquennat par Emmanuel Macron et confirmées dans son projet électoral.


Par rapport à 2017, le total des voix qui se sont portées sur l’extrême-droite et le pourcentage que celle-ci recueille ont fortement progressé : 1 suffrage exprimé sur 3 s’est porté sur un de ses candidats. Or, Marine Le Pen, qui s’est qualifiée, comme Eric Zemmour, qui appelle à voter pour elle, sont les candidats de partis particulièrement dangereux pour la démocratie, la république et pour les conditions d’existence d’une grande partie de la population de notre pays. L’extrême droite est l’ennemie des travailleur-ses, des droits syndicaux, de l’égalité entre les femmes et les hommes. En Hongrie, au Brésil, en Pologne, l’extrême droite au pouvoir s’attaque méthodiquement aux droits des enseignants, au droit à l’IVG, aux libertés publiques… L’accession de l’extrême droite à la présidence de la République ferait courir les plus graves dangers à notre pays, dans un contexte international instable.

Dans la continuité de ses luttes historiques contre l’extrême droite, la FSU appelle dans l’immédiat à lui infliger une défaite politique et à combattre ses idées par la défense des revendications qui, toutes, s’opposent à son programme. Cela passe bien entendu par le fait de ne porter aucun suffrage en faveur de la candidate de l’extrême droite. Cela passe aussi par la construction des mobilisations contre les idées d’extrême droite et contre les politiques libérales destructrices de justice sociale qui en sont le creuset.


En effet, il est clair que si les politiques libérales favorisent la progression de l’extrême-droite, celle-ci, en remettant en cause les fondements même de notre démocratie, constitue bien un danger de nature différente et encore plus grande. C’est bien la raison pour laquelle la FSU entend poursuivre et amplifier les mobilisations pour imposer dès maintenant d’autres politiques économiques, sociales et environnementales. La FSU portera ses revendications sur la base du manifeste qu’elle a publié, non seulement dans cet « entre deux tours » mais aussi à l’occasion des élections législatives.

Emmanuel Macron et les politiques néolibérales qu’il a menées sont responsables de cette situation : ces politiques produisent ressentiment et désespérance sociale tant elles aggravent les inégalités, divisent la société. La FSU continue de dénoncer son bilan catastrophique, tant au niveau des services publics, des libertés, des droits sociaux. Gestion autoritaire du pouvoir, mépris, injustices et répression ont jalonné son quinquennat. L’intention affirmée au lendemain du premier tour de continuer sa politique de casse des solidarités en remettant en cause les retraites et les services publics, en prévoyant d’accélérer la fragilisation du service public d’éducation et du statut de ses personnels, en liant l’obtention du RSA à du travail gratuit sont inacceptables. Si elles étaient mises en place, elles poursuivraient la destruction méthodique des droits et des solidarités mise en œuvre tout au long du quinquennat. Ce sont ces politiques néolibérales qui nourrissent aujourd’hui la progression des idées d’extrême droite. La FSU est donc déterminée à mobiliser si le projet présenté par Emmanuel Macron au cours de sa campagne était mis en oeuvre.

La campagne électorale a également permis l’émergence d’une volonté de rupture avec le libéralisme et les politiques écocides. Des forces de progrès social ont réussi à rassembler une partie de la population, en particulier la jeunesse et les quartiers populaires, redonnant espoir dans la capacité du mouvement social à construire le rapport de forces nécessaire.

La FSU signe l’appel à manifester samedi 16 avril dans le cadre large en cours de discussion et mobilisera pour assurer la réussite de cette action.

Le 1er mai sera la prochaine étape de la construction d’un puissant mouvement social exprimant deux exigences : le refus de l’extrême droite et de ses idées ainsi que l’exigence de mesures porteuses de progrès social, en faisant de la transition écologique un élément incontournable de ce mouvement. Plus nous serons nombreuses et nombreux, plus le message adressé sera explicite : volonté de rassembler très largement les forces progressistes du pays pour construire une société féministe, écologique et sociale, pour garantir les droits de tous·tes, pour réduire drastiquement les inégalités, pour améliorer les conditions de vie en redistribuant les richesses, pour respecter la dignité de toutes et tous. Pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé, c’est la justice sociale qui est à l’ordre du jour.

Après le 1er mai étape nécessaire de la mobilisation, la FSU mettra en débat, dans la période qui suivra, la construction de nouvelles initiatives interprofessionnelles et/ou sectorielles, dans un cadre unitaire large.

Les Lilas, le 13 avril 2022.

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L’Inspection générale et ses silences

Nouveau record pour l’Inspection générale. Selon son nouveau rapport annuel 2020-2021, ce sont près de 140 rapports qui ont été rédigés cette année, un nombre nettement plus élevé que les années précédentes. Avec seulement 39 rapports rendus publics, environ un sur quatre, on obtient un nouveau record du nombre de dossiers enfermés dans les armoires de la rue de Grenelle. Parce que c’est surtout à cela que sert le rapport annuel d’activité de l’Inspection générale. Il cartographie la géographie des sujets sensibles au ministère de l’Education nationale. Bien plus que donner à voir le travail de l’Inspection, il dessine en creux les échecs et les difficultés de la politique ministérielle.

Inflation de rapports

En 2020-2021, la première constatation, en capitalisant la liste des rapports publiée par l’inspection, c’est le nombre de travaux sur cette année scolaire. Avec 140 rapports, l’Inspection a produit à peu près deux fois plus de travaux que les années précédentes. Il est vrai que l’extension du domaine de JM Blanquer (éducation , sports, jeunesse) explique en partie ceci. D’autres facteurs ont pu jouer. Un relatif retour à la normale après une année 2019-2020 marquée par le premier confinement. Et aussi la multiplication des cabinets. Jusque là l’Inspection avait du répondre aux demandes d’un seul cabinet. En 2020-2021 pas moins de 4 cabinets passent leurs commandes.

Trois rapports sur quatre gardés secrets

Deuxième évolution en 2020-2021 : le nombre de rapports rendus publics augmente lui aussi avec 39 rapports publiés sur la période. En 2019, JM Blanquer avait explosé son record de censure des rapports de l’Inspection générale avec seulement 7 rapports publiés soit 8% du total. En 2020-2021 on atteint 28% ce qui serait mieux si les textes les plus importants n’étaient pas manquants.

La cartographie des sujets sensibles

Car ce sont les rapports les plus importants qui sont gardés au secret. Ceux qui montrent les échecs et les difficultés de la politique ministérielle. Leur liste dessine plus qu’un archipel des dossiers perdus la carte des erreurs grenelliennes.

Citons en quelques uns, parmi ces rapports qui ne sortiront probablement jamais. Concernant le premier degré, le rapport de l’IG en donne des exemples : « S’agissant du premier degré, les travaux pilotés par, ou mobilisant, des membres de la mission enseignement primaire ont porté sur la mise en place de l’abaissement de l’âge de début d’instruction obligatoire et ont donné lieu à des missions de suivi sur : la saisie des réponses des élèves aux évaluations nationales de CP et de CE1 par les enseignants du département de la Creuse ;  l’enseignement de la lecture en grande section de maternelle et dans les classes du CP et du CE1 ;  la mise en oeuvre de la circulaire d’août 2020 concernant les directeurs d’école ».

Aucun de ces rapports n’a été publié. S’agissant de celui sur l’évaluation de la mise en place de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire (juillet 2021), est ce parce que le rapport cout / efficacité de cette mesure est négatif ? Finalement cette réforme n’a abouti qu’à financer davantage l’enseignement privé. Là où elle aurait pu faire avancer la scolarisation (Mayotte, Guyane) elle est différée. On aurait bien aimé lire aussi le rapport sur l’effectivité des mesures prises pour les directeurs, là aussi mesure phare de la politique Blanquer. Enfin il est intéressant de voir que la saisie des évaluations nationales est étroitement surveillée par le ministère cinq ans après sa mise en place.

On ne saura rien non plus sur l’enseignement de la lecture en GS, CP et Ce1. Voilà pourtant un domaine phare de l’action ministérielle. Jm Blanquer n’a eu de cesse de pousser les fondamentaux et son guide maison pour l’apprentissage de la lecture. Il faut croire que le rapport de l’Inspection n’a pas satisfait le cabinet.

Le rapport sur la carrière des IEN, alors que les deux corps d’inspection sont amenés à fusionner et que la loi Rilhac fait des directeurs d’école les supérieurs hiérarchiques directs des professeurs des écoles, aurait aussi mérité une publication.

Lettres et physique à l’index

Autre politique ministérielle, l’usage du téléphone portable au collège. C’était une des premières réformes ministérielles mais le rapport bilan de février 2021 reste au secret.

C’est le cas aussi de deux rapports sur l’enseignement de deux disciplines : les lettres et la physique chimie. Le rapport d’activité de l’IG donne quelques lueurs du rapport sur l’enseignement des lettres.  » L’étude est présentée sous la forme de trois entrées successives. Une description historique et problématique de la discipline (partie I) met au jour l’identité de la discipline comme les tensions constitutives de l’enseignement du français. Puis une étude portant sur la place de la discipline dans les formations scolaire et universitaire, et ses conséquences en matière de recrutement des professeurs (partie II), précise l’état des lieux et permet de considérer quelles sont les forces permettant de porter la discipline dans le système éducatif, en y associant des recommandations tentant de répondre à la crise du recrutement. C’est à partir de ces deux bilans que sont envisagées (partie III) les réponses aux questions posées par l’étude, et que sont formulées des préconisations concernant la discipline et son enseignement ». On ne sait rien du rapport sur la physique chimie.

Multiplication des enquêtes disciplinaires

Dernier trait de cette édition 2020-2021 : la multiplication des enquêtes disciplinaires. C’est une des prérogatives des Inspecteurs généraux que de se voir chargés d’enquêter là où le ministre le souhaite pour proposer des sanctions. A ce titre 2020-2021 marque la flambée de l’autoritarisme ministériel avec pas moins de 46 rapports de ce type. Un exemple est donné dans le rapport annuel : le cas d’un lycée général et technologique  où « cette mission faisait suite à plusieurs conflits survenus dans un lycée général et technologique lors de la passation des épreuves communes du baccalauréat, qui se sont déroulées dans un climat de tension et de violence ». Plusieurs lycées ont en fait été concernés.  » Le rapport a préconisé une action sans délai pour casser les mécanismes internes et externes à l’œuvre et rétablir le pilotage pédagogique de l’établissement. Il a recommandé de déplacer, dans son propre intérêt comme dans celui du service, en cours d’année, la professeure documentaliste, dans un autre établissement », écrit le rapport annuel.

 

Le rapport

Le rapport de 2019

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