Archives de la catégorie Fonction publique

Revalorisation : il ne faut pas revaloriser que les débuts de carrière

L’augmentation des salaires des enseignants doit être appliquée à tous les niveaux de la carrière. C’est le message que le syndicat des chefs d’établissement britanniques ASCL vient de faire passer au gouvernement selon le Times Educational Supplement. Alors que le gouvernement annonce sa volonté de porter à 30 000 £ le salaire d’entrée dans le métier pour les enseignants qualifiés (+7%), l’ASCL attire l’attention sur l’échelle des salaires. « Il est essentiel que cette hausse soit répercutée sur tous les niveaux de salaire pour diminuer les départs du métier ». L »ASCL souligne « l’hémorragie » qui frappe la profession enseignante alors que le pays a besoin d’un nombre plus important d’enseignants. « On ne réglera jamais cette question tant que cette situation n’est pas améliorée ». Une réflexion qui fait écho aux annonces françaises où la revalorisation de 2021 ne porterait que sur les premières années du métier.

 

Dans le TES

La revalorisation que pour les jeunes professeurs ?

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Quand l’Autonome fait remonter le harcèlement entre adultes…

On le savait depuis une enquête menée par Eric Debarbieux en Seine Saint Denis : le harcèlement entre adultes est important dans les écoles et les établissements. C’est lui que fait remonter le dernier tchat organisé par l’Autonome de solidarité. Certaines catégories d’adultes, les CPE, les personnels de santé par exemple, sont plus particulièrement ciblés.

 » Ma question est celle ci: que peut faire un CPE harcelé par son chef d’établissement alors qu’il fait du bon travail est apprécié des élèves et veut faire son métier correctement pourquoi les chefs d’établissement sont ils devenus « intouchables ? », demande un CPE.  » Victime de harcèlement moral il y a 10 ans par une collègue avec événement traumatisant (pétitions de parents) suite à rumeurs, j’ai dû quitter l’école malgré de bonnes inspections, pour me « protéger », dixit l’IA. Double peine : harcèlement moral avec conséquences médicales graves et discrédit auprès des autres collègues des autres écoles. J’ai enfoui ce harcèlement pendant 10 ans par honte et commence tout juste à en parler. Comment faire reconnaître cette problématique par l’IA », demande une professeure des écoles.  » Quelles démarches et quels recours concrets sont à la disposition d’un directeur d’école pour faire cesser un harcèlement déguisé en « accompagnement », de la part de son IEN ? », demande un directeur. Tous ces cas n’entrent pas dans la définition juridique du harcèlement, ce qui ligote un peu l’Autonome.

Mais le problème est bien établi depuis deux travaux en 2012 et 2013 menés par Eric Debarbieux. L’enquête menée dans le 93 en 2012  montrait qu’un enseignant sur cinq était victime de ses collègues. Une enquête de victimation en 2013 confirmait : un enseignant sur six est victime d’ostracisme par ses pairs. C’est même une des premières formes de violence constatée. et cela interroge très fortement la profession.

Pour Eric Debarbieux cette violence interne interrogeait fortement l’institution scolaire. D’abord parce que les élèves ne se privent pas d’exploiter cette faille entre les adultes. Ensuite parce qu’elle est le signal de difficultés plus grandes dans la profession. Elle reflète aussi le mauvais état des relations qui peut exister entre les enseignants et la hiérarchie.

Le tchat de l’Autonome

La première enquête de victimation en 2013

En 2012 l’enquête dans le 93

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Appel de la coordination nationale du 19 janvier 2020

L’éducation plus que jamais mobilisée aux côtés des autres secteurs : en grève jusqu’au retrait !

Après le 24 on continue !

Télécharger l’AppelCoordNat190120

La coordination nationale de l’Education réunie ce dimanche 19/01 a rassemblé des personnels, en provenance de 16 académies, dont une partie a participé à distance : Toulouse, Bordeaux, Lille, Rouen, Aix-Marseille, Paris, Créteil, Versailles, Nice, Caen, Nancy, Metz, Montpellier, Dijon, Renne, Nantes.

Depuis le 5 décembre, une mobilisation historique a lieu contre le projet de réforme des retraites et la politique générale du gouvernement. Cette semaine a été marquée par l’extension de la grève dans différents secteurs, dont celui de l’Education, qui avait déjà connu quatre journées de grève majoritaire. De nouveaux établissements sont entrés dans la bataille, y compris par la grève reconductible.  Des actions très déterminées se sont déroulées de façon quasi-quotidienne : occupations des rectorats de Paris, Grenoble, et Nancy, blocage du rectorat de Créteil, opérations « l’éducation vide son sac » devant les rectorats de Versailles, Toulouse et Bordeaux, jeu de pipeau devant le rectorat de Lille, ainsi que des actions devant certaines permanences LREM etc… Plusieurs établissements ont également été bloqués par des lycéens et ou par des personnels durant la semaine.  Dans des dizaines de villes, la mobilisation se structure, avec des coordinations locales d’établissements.

Le 14 janvier, et surtout le 16 janvier, les cortèges de personnels de l’Education ont constitué une partie très importante des manifestations qui se sont déroulées.

La grève reconductible continue à se développer et à s’enraciner. De nombreux piquets de grève se sont réunis devant les établissements, pour élargir le mouvement. Les tournées interprofessionnelles sur les établissements et écoles, en lien avec des agents de la RATP ou de
la SNCF, se multiplient.

Dans le même temps, les premières épreuves du bac Blanquer qui devaient se dérouler ont dû être reportées comme à Mitry Mory, voire annulées, comme à Clermont Ferrand ou Nîmes, suite à la mobilisation tant des personnels enseignants que des lycéens.

L’opposition des grévistes au projet de retraite par points reste total : les annonces du gouvernement concernant un prétendu report de l’âge pivot ne changent rien.

Dans notre secteur, cette réforme, qui signifiera des baisses énormes de pensions, s’ajoute aux multiples réformes qui ont dégradé nos conditions de travail.

La coordination nationale de l’éducation s’indigne des conditions de rentrée qui s’annoncent, puisque les premières annonces concernant les DHG et cartes scolaires sont catastrophiques, avec de nombreuses suppressions de postes et de classes. Si on ajoute à ces conditions de rentrée la mise en place de la rupture conventionnelle, qui attaque le statut de fonctionnaire, c’est en fait un véritable plan de restructuration qui se prépare dans l’Education Nationale.

La coordination nationale rappelle son refus de la réforme du lycée, du bac et de la voie professionnelle. Elle s’oppose à la logique de tri social qu’impliquent les évaluations Blanquer, que ce soit le nouveau bac, qui n’est qu’un bac local, ou bien les évaluations nationales dans le premier degré.

 

La coordination nationale de l’Education réaffirme son appel à construire et amplifier la grève reconductible jusqu’au retrait total du projet Delevoye, contre les réformes Banquer, et pour nos conditions de travail.

La coordination nationale de l’éducation s’oppose à toute forme de négociation sectorielle, et refuse toute prétendue revalorisation dont les contreparties seraient une remise en cause de nos statuts, de notre temps de travail et de nos congés. Blanquer veut nous faire la peau sur les retraites, les salaires, les conditions de travail : nous ne nous laisserons pas faire.

Par conséquent, la coordination nationale appelle :

–        à faire de cette semaine une nouvelle semaine de grève massive et continue dans notre secteur

–        à massifier la grève par les piquets, les blocages d’établissements, et les tournées interprofessionnelles. Nous en appelons aux autres secteurs mobilisés à venir se rendre visible.

–        à faire du vendredi 24 janvier, prochaine journée de mobilisation appelée par l’intersyndicale, une journée de manifestation massive, avec comme objectif de faire fermer un maximum d’établissements et d’écoles.

–         à continuer le mouvement après le 24 janvier en faisant notamment du mardi 28 janvier une nouvelle journée de manifestations massives.

–        à mettre en débat dans les AG éducation et interprofessionnelles la question d’une  manifestation avec montée nationale à Paris dans les jours qui suivent.

–        à s’organiser et se coordonner à tous les niveaux pour empêcher la mise en œuvre des épreuves du bac Blanquer appelées E3C, comme y appelle explicitement l’intersyndicale nationale notamment par le refus de remonter les sujets, la grève des surveillances, la grève des corrections, et par les piquets et rassemblements tournants en se coordonnant localement. Ces mobilisations sur nos établissements doivent être l’occasion pour les secteurs mobilisés, à commencer par le nôtre, la SNCF et la RATP, de montrer que la bataille contre la politique du gouvernement continue. Ces rassemblements peuvent ainsi être l’occasion de briser l’isolement dans lequel le gouvernement et les médias voudraient enfermer la RATP et la SNCF, qui ont été jusqu’ici la pointe avancée de la mobilisation.

–        à participer à tous les cadres interprofessionnels de coordination réelle entre grévistes des différents secteurs, y compris nationalement.

La coordination nationale appelle également à se tourner vers les salariés du privé en organisant des diffusions devant les entreprises et en se rendant aux réunions qui y sont organisées.

Les réunions d’information et les diffusions auprès des parents doivent aussi être l’occasion de populariser le mouvement.

 

Dans certaines villes, les lycéens se mobilisent et publient des appels comme à Lyon et Strasbourg. Soyons à leur côté pour éviter toute forme de répression de leur mobilisation qu’elle soit administrative, policière et/ou judiciaire. La coordination appelle également à se rendre sur les universités afin d’étendre la mobilisation auprès des étudiants, et de soutenir leurs revendications (reports de partiels etc…).

La coordination nationale dénonce les multiples pressions hiérarchiques et menaces de sanctions qui s’abattent sur le mouvement de grève en cours contre le bac Blanquer et la mise en œuvre des E3C. Elle publie un communiqué spécifique pour exprimer sa solidarité avec les collègues de Clermont-Ferrand menacés pour avoir été les premiers à faire annuler une épreuve du bac Blanquer. Les déclarations mensongères qui viennent d’être publiées par le ministère concernant les prétendues sanctions prises contre les grévistes du bac en juin dernier prouvent la fébrilité du ministère à la veille d’un mouvement massif de grève des épreuves du bac Blanquer.

 

La prochaine coordination nationale se réunira le dimanche 26 janvier à Paris. Elle appelle à la présence d’un maximum localement de représentants d’AG pour rendre compte de la mobilisation et des décisions prises, sur la base d’une discussion collective.

 

Enfin pour rappel, il est très important de populariser les outils de coordination et de visibilisation des luttes, ainsi que lacaisse nationale de grève de la Chaîne des Bahuts et des Écoles :

https://www.lepotsolidaire.fr/pot/xo7rsjoh

_________________________________________________________________________________

Liens de la coordination nationale de l’Education :

Compte Twitter de la Coordination nationale : https://twitter.com/STOPreformes/

Page Facebook de la Chaîne des Bahuts et Écoles :

https://www.facebook.com/Inter-collectifs-La-Chaîne-des-Bahuts-194521998140665/

Groupe Facebook de discussion : https://www.facebook.com/groups/422548111511799

Liste de discussion de la Coordination nationale : intercollectifs_onyva@framalistes.org

 

Liens concernant la lutte contre les E3C :

Compte Twitter Stop Bac Blanquer – Stop E3C : https://twitter.com/ReformeE3C

Compte Facebook Stop Bac Blanquer – Stop E3C : www.facebook.com/stopbacblanquerstopE3C

Formulaire national des résistances aux E3C : https://frama.link/formulaire-resistances-e3c

Carte nationale des résistances aux E3C : https://frama.link/carte-resistances-e3c

Adresse mail pour envoi de photos, vidéos, communiqués concernant les rassemblements devant les établissements à l’occasion des E3C:reformee3c@gmail.com

 

Caisse de lutte et de grève : http://www.lepotsolidaire.fr/pot/xo7rsjoh

Touche Pas Ma Zep : https://www.facebook.com/touchepasmazep/

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En plein mouvement social, la « prime de fin d’année » des recteurs qui fâche les enseignants

Les directeurs d’académie et recteurs de l’éducation nationale peuvent être indemnisés annuellement jusqu’à plus de 50 000 euros. Un dispositif qui existe depuis 2014 dont le plafond a été revu à la hausse en décembre.

Par Publié le 16 janvier 2020 à 10h44

Faut-il y voir, comme le dénoncent des syndicats d’enseignants, un « joli cadeau de fin d’année » fait aux directeurs d’académie et aux recteurs, ces hauts fonctionnaires de l’éducation nationale chargés d’appliquer les « réformes Blanquer » ?

Alors que les professeurs battent le pavé contre la réforme des retraites, un tableau publié au Journal officiel, le 20 décembre 2019, leur a donné une nouvelle occasion de serrer les rangs. Deux colonnes, cinq « groupes de fonction » et, pour chacun, le plafond annuel de l’indemnité dite « de fonctions, de sujétions et d’expertise » : il n’en fallait pas plus pour faire monter encore un peu la pression. Car cet arrêté, qui fixe le régime indemnitaire des emplois fonctionnels des services déconcentrés de l’éducation nationale, fait état de sommes comprises entre 40 290 euros et 51 760 euros.

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Alors que les professeurs s’interrogent toujours sur les modalités de la revalorisation qui leur a été promise par le ministre de l’éducation, ces montants ont choqué. C’est un « mauvais signal », confie-t-on du côté du SNUipp-FSU. « Une provocation », renchérit-on à SUD-Education.

1 780 euros d’augmentation

Sur les réseaux sociaux, il a suffi de quelques Tweet pour lancer la polémique : une « prime de fin d’année » de 50 000 euros aurait bénéficié aux « pontes de l’éducation nationale », quand le monde enseignant continue de souffrir de salaires gelés. Le 14 janvier, Checknews, la rubrique de fact-checking de Libération a nuancé le tableau, en rappelant que l’indemnité en question n’est pas une nouveauté : elle a été créée en 2014. L’arrêté de décembre a seulement revu à la hausse son plafond maximal, passé de 49 980 euros à 51 760 euros – soit 1 780 euros d’augmentation.

Rue de Grenelle, dans un contexte social tendu, on communique avec prudence – c’est-à-dire par écrit. « Cette mesure tire les conséquences de la nouvelle organisation territoriale conduisant notamment à créer, au niveau des régions académiques, huit emplois de secrétaire général de région académique à compter du 1er janvier 2020 », fait savoir le ministère de l’éducation. Un « cinquième groupe fonctionnel tenant compte du niveau de responsabilité supérieur dont relèvent ces secrétaires généraux » a dû être créé. D’où l’augmentation.

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Les recteurs et anciens recteurs font en outre valoir que la rémunération des cadres supérieurs de l’éducation nationale n’a « rien d’exorbitant » par rapport à d’autres secteurs de l’Etat, à niveau de responsabilité équivalent. Et que la part des primes est importante. Avec le nouveau système de retraite « qui doit intégrer les primes dans son calcul, on comprend que ça leur plaise », cingle la FSU du Jura.

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[FSU] Poursuivre la mobilisation pour élargir le mouvement

Réforme des retraites : la FSU appelle à un élargissement du mouvement !

L’action et la mobilisation continuent !

L’intersyndicale appelle à deux nouvelles journées de mobilisation massive, le 14 janvier d’abord, puis le 16 janvier 2020… Elle appelle à poursuivre les actions partout où les personnels le décident le 15 janvier…

La FSU soutient toutes les actions en cours pour faire échec au projet de réforme des retraites ; elle appelle à faire du mardi 14 janvier une journée nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays.

Elle appelle à poursuivre ce mouvement sur les deux jours suivants : mercredi 15 et jeudi 16 janvier, des actions diverses sont d’ores et déjà programmées, et en particulier un rassemblement à l’appel de l’intersyndicale de la Fonction publique devant Bercy mercredi à midi et, jeudi 16 janvier, une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations, dans le cadre de l’intersyndicale interprofessionnelle.

Lire le communiqué de presse de la FSU
Lire le communiqué de presse unitaire interprofessionnel
Comprendre la réforme des retraites

Déjà plus de 150 000 signatures !
Signez et faites signer la pétition unitaire exigeant le retrait du projet de réforme des retraites !
Préparation de rentrée : la FSU engagé-e pour défendre les emplois dans les académies !

Dans le premier degré, les 440 créations de postes ne permettent pas de tenir l’engagement ministériel de poursuite du dédoublement des classes en éducation prioritaire pour les classes de grandes sections, ni celui du Président de la République que les effectifs des classes de grande section, CP et CE1 hors éducation prioritaire seront progressivement limités à 24 élèves.

La suppression de 440 postes sur l’ensemble des moyens des lycées, collèges et lycées professionnels pour la rentrée 2020 aboutira à l’augmentation des effectifs de classe déjà lourds et à l’aggravation des surcroîts de travail pour les personnels par l’imposition d’heures supplémentaires pour pallier cette nouvelle coupe claire dans les effectifs de professeurs.

Et il n’est pas prévu pour la rentrée 2020 de créations de postes d’administratifs, d’assistants de service social, de psychologues de l’Éducation nationale, d’infirmiers, de médecins scolaires pour répondre aux besoins des élèves et des établissements. Et les redéploiements d’emplois administratifs sont prévus d’une académie à l’autre, notamment pour accompagner la réforme territoriale et les futures mutualisations de services.

La FSU appelle les personnels, dans toutes les académies, à se mobiliser pour défendre l’emploi et exiger des créations de postes à la hauteur des besoins du service public d’éducation.

Revalorisation des carrières et des rémunérations : ce que défend la FSU !
Pour la FSU, la revalorisation des carrières et des rémunérations doit être déconnectée de la réforme des retraites. Elle doit concerner l’ensemble des personnels de l’éducation nationale.

Il est urgent que soient ouverts tous les sujets qui y sont liés : rattrapage indemnitaire, revalorisation des grilles, point d’indice… car, finalement, toutes les composantes de la rémunération des personnels ont été maltraitées depuis deux années et demie.

Et pour la FSU, il ne saurait être question de conditionner les revalorisations attendues à des tâches supplémentaires, à des augmentations de charge ou de temps de travail, à des dénaturations des métiers ou de leurs conditions d’exercice, ou encore au développement d’individualisation accrue des indemnités dont le corollaire serait le développement de l’arbitraire et l’accroissement des inégalités salariales.

La FSU a été reçue par Jean-Michel Blanquer le lundi 13 janvier sur les rémunérations des personnels : des inquiétudes subsistent !

Lire le communiqué de la FSU…

Retraites, conditions de travail, revalorisation,  Canopé… :

la déclaration de la FSU au CTMEN du 8 janvier 2020

Lire la suite

LE MOT DE BENOÎT TESTE
Secrétaire général de la FSU
Pour une année 2020 de conquêtes sociales, on est là !

Dans son courrier adressé aux organisations syndicales, le Premier Ministre présente comme un compromis ce qui s’apparente à un marché de dupes : d’accord pour supprimer provisoirement l’âge pivot, mais uniquement à condition que d’autres modalités de dégradation des droits à pension soient trouvées ! Nous voilà en quelque sorte sommés de discuter du poids des chaînes. Or, ce n’est pas du tout ce que portent les milliers de salarié-es, toujours soutenu-es par l’opinion.

Ce mouvement inédit n’a certes pas réussi à infléchir la ligne du gouvernement, mais il a au moins réussi à déjouer le piège du gouvernement qui souhaitait enfermer la discussion dans le strict cadre de catégories qui défendraient leurs intérêts particuliers là où nous avons fait la démonstration que la retraite est un enjeu de société et que cette réforme en particulier aurait des conséquences négatives pour toutes et tous, salarié-es du privé comme du public.

Le mouvement a aussi ouvert des brèches sur d’autres sujets: la FSU portera ses propositions et ne lâchera rien sur ses exigences de revalorisation salariale des enseignant-es comme de tou-tes les agent-es du ministère, d’amélioration des conditions de travail, d’amélioration du système éducatif, de retrait de la réforme des retraites.

La FSU présente à tou-tes les agent-es du Ministère de l’Éducation nationale ses vœux les plus chaleureux et les plus déterminés pour le respect de nos métiers et une société plus juste.

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La FSU dans l’Éducation nationale
La preuve par 9 !
La FSU compte neuf syndicats dans l’Éducation nationale, correspondant aux différents métiers de l’éducation et qui rassemblent tous les personnels. En fonction de votre métier, contactez celui qui répondra le mieux à vos questions.
Avec la FSU,
pour la Fonction publique, pour les personnels, pour le service public d’éducation, pour nos métiers

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Blanquer : la (pseudo)revalorisation que pour les jeunes professeurs ?

La revalorisation annoncée par JM BLanquer ne concernera t-elle que les professeurs débutants ? La question se pose sérieusement après les déclarations de JM Blanquer sur RTL le 16 janvier. Le choix des jeunes professeurs est évidemment en lien avec la réforme des retraites. Mais elle porte en germe le risque de la naissance d’un nouveau corps enseignant.

Une revalorisation réservée aux plus jeunes

Interrogé sur la revalorisation et les 500 millions en 2021 annoncés le 13 janvier, JM Blanquer a déclaré que la revalorisation est « potentiellement plus  » que les 10 milliards évoqués jusque là. Pourtant, selon la FSU, il s’était gardé le 13 janvier de confirmer les 10 milliards.

Mais JM Blanquer a surtout annoncé la restriction du champ d’application de la revalorisation. « Ca touchera d’abord les plus jeunes des professeurs car ce sont les moins bien payés », dit il. « Les augmentations que l’on va faire peuvent se traduire dès l’année prochaine, en 2021, par des hausses très substantielles pour les jeunes professeurs. Un professeur qui commence aujourd’hui gagne 1.600 euros mensuels. Ce n’est pas assez et ce que nous voulons dès l’année prochaine, c’est qu’il puisse avoir entre 70 et 90 euros nets par mois supplémentaires ».

Avec les 500 millions annoncés on n’obtient qu’environ 40 € par mois et par professeur en brut compte tenu du fait qu’ils sont un million. Annoncer que les jeunes professeurs toucheront de 70 à 90€ nets par mois signifie que la totalité des 500 millions va être versée aux générations nées après 1975, qui représentent environ 55% des enseignants.

Le 13 janvier, JM Blanquer avait été évasif sur ce point. « On est inquiet que tous les enseignants ne soient pas  concernés car le ministre rappelle que la revalorisation est liée à la réforme des retraites. Il souhaite consacrer davantage de revalorisation aux enseignants nés après 1975. Pour nous une revalorisation qui ne concerne qu’une partie des enseignants n’est pas une revalorisation », nous avait dit la Fsu. « Le ministre dit que cela fera partie des discussions.  Mais il réaffirme que s’il veut corriger les débuts de carrière il veut une revalorisation de tous les enseignants », nous avait dit le Se Unsa.

En échange de contreparties

Dans l’esprit du ministre, cette revalorisation s’accompagnera de contreparties qu’il  évoquées sur RTL. « Je mets sur la table ce qui peut améliorer le service public… On va réussir pour que le système soit plus efficace au service des élèves. Si on augmente le droit à la formation continue des professeurs c’est gagnant pour tout le monde ». On sait que cette « amélioration » consiste dans l’obligation de suivre des formations définies par la hiérarchie pendant 5 jours pris sur les congés. Le décret est déjà paru.

Réserver la revalorisation à une partie des enseignants définie par l’âge fait entrer sur un terrain glissant :la définition d’un nouveau métier enseignant. Comment justifier que des professeurs gagnent des sommes différentes au même indice selon leur âge ? La solution pourrait être la création d’un nouveau corps, mieux rémunéré mais aussi soumis à la refonte du métier voulue par le ministre. Il est possible aussi que le ministre envisage d’imposer à tous de nouvelles charges sans pour autant revaloriser tous les enseignants.

 

Sur RTL

Compte rendu FSU

Compte rendu Se Unsa

A Nancy BLanquer dévoile le nouveau métier enseignant

C Maroy : Qu’est ce que le nouveau métier enseignant ?

 

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Enseignants: Blanquer promet une revalorisation salariale sans préciser les contreparties,15 JANVIER 2020 PAR FAÏZA ZEROUALA Médiapart

Tenir les deux bouts. Une partie des organisations syndicales est placée dans une délicate posture. Elles appellent à la grève et à manifester contre la réforme des retraites dont elles réclament le retrait, et doivent négocier en parallèle la revalorisation de la rémunération des enseignants destinée à compenser les pertes engendrées par l’instauration de ce régime universel à points. Par un tour de passe-passe inouï, le ministre de l’éducation nationale est parvenu à imposer le sujet à l’agenda, comme s’il était acté que la réforme passerait quoi qu’il arrive – alors qu’une nouvelle journée de mobilisation est prévue jeudi 16 janvier, à l’appel de l’intersyndicale.

Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU concède la difficulté d’agir face à cette forme de « chantage » : « C’est compliqué, on ne peut pas dire qu’on ne va pas y aller parce qu’il est prévu des changements sur notre métier. Et il y a des choses dont on ne veut pas. Donc on doit l’expliquer et surtout réussir à obtenir ce qu’on veut. Mais dans un même temps, on veut déconnecter la question de la revalorisation de celles des retraites, car on ne veut pas de cette réforme. Or, le ministre tient absolument à lier le tout. »

Dans l’avant-projet de loi du gouvernement, en effet, les deux sujets le sont. Il est inscrit noir sur blanc que la « mise en place du système universel de retraite » s’accompagnera d’une « revalorisation » de « la rémunération » des professeurs et des chercheurs, dans le cadre de lois de programmation qui concerneront spécifiquement l’Éducation nationale et la recherche. Il s’agit de garantir « un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique. »Pour ce faire, Jean-Michel Blanquer reçoit depuis lundi 13 janvier, et jusqu’au 15 au soir, les organisations syndicales pour des rencontres bilatérales. Le ministre a présenté un calendrier de travail plus précis : dès fin janvier, après cette première phase de consultation, les premières mesures pour le budget 2021 seront présentées. Puis une phase de concertation aura lieu de janvier à la fin mars, avant une phase de négociation en vue du projet de loi de programmation. Objectif : acter celle-ci d’ici à la fin juin. Des réunions seront également organisées durant ces six mois pour réfléchir à l’évolution du métier d’enseignant, le ministère ayant annoncé une consultation en ligne des professeurs sur leurs attentes, au mois de mars.

Sur le plan des chiffres, Jean-Michel Blanquer a affirmé son intention de consacrer 500 millions d’euros à des hausses de salaires des enseignants dès janvier 2021. Rien de bien nouveau, le ministre confirme une somme déjà évoquée comme une option par le gouvernement en décembre. Ces augmentations progressives de budget, de l’ordre de 400 à 500 millions d’euros par an, ne sont qu’un début. Ces revalorisations doivent s’étendre jusqu’à l’horizon 2037.

Pour le moment, faute d’éléments concrets, il est impossible de connaître précisément le bénéfice pour chaque enseignant, sauf à diviser le montant par le nombre d’enseignants, ce qui donne un résultat dérisoire de l’ordre de 50 euros par mois.

Le ministre a par ailleurs précisé auprès des syndicats que le budget annuel consacré à cette mesure sera « cumulatif », ce qui signifie qu’il devrait atteindre entre 8 et 10 milliards d’euros en 2037.

Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, ne demande pas le retrait du projet de loi, mais assure que son organisation reste « exigeante et vigilante. » Notamment parce que l’inquiétude règne dans les rangs des enseignants.

Il aurait voulu que cette concertation démarre « plus tôt », car pour le moment « personne n’est rassuré », tout étant fait dans un temps contraint. « Elle commence tard et l’exécutif a mis trop de temps à confirmer des chiffres annoncés de décembre. On est dans l’impatience, on attend d’en savoir plus sur les scénarios possibles. »

Stéphane Crochet explique aussi que son organisation trépigne d’impatience pour connaître les ordres de grandeur de la progression des salaires. « 500 millions c’est une annonce importante, mais c’est une première marche alors qu’ils annoncent un escalier dans la revalorisation. On a besoin de plus de perspectives et de visibilité sur les quatre premières années. »

De son côté, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU ne s’explique pas comment cette négociation a pu se tenir de manière aussi précipitée. « Je n’arrive pas à comprendre comment Jean-Paul Delevoye a pu travailler deux ans sur la réforme et avoir oublié les enseignants. Nous ne sommes pas un petit corps, on n’est pas les petits rats de l’Opéra. Alors, le ministre essaie de colmater ce qui peut l’être. »

Frédérique Rolet explique que l’ambiance a été plus « détendue » que lors des précédentes rencontres.  « Ils essaient de nous demander d’être raisonnables, nous disent qu’ils sont de notre côté. Clairement, leur stratégie est de jouer les collègues contre les syndicats. Si les négociations échouent, ce sera de notre faute. »

Mais la responsable syndicale considère qu’il faut encore travailler et négocier sans relâche. « Une loi se travaille longuement, elle doit être détaillée année par année, corps par corps. Telle somme, telle mesure indiciaire doit être précisée. En principe, le budget est adopté année par année, là ça doit se faire sur dix-sept ans et engage les prochains gouvernements donc ça prend du temps et on met des conditions. »

En revanche, le ministère n’a pas apporté de précision sur la nature de la revalorisation ni sur le périmètre touché. « Elle devrait se concentrer principalement sur les enseignants nés après 1975, mais on insiste pour que tout le monde y trouve son compte », explique encore Frédérique Rolet.

Le ministre n’a pas voulu donner des détails sur la forme de cette revalorisation. Elle devrait se faire principalement sous forme de primes selon Les Échos. « Là-dessus, on est clair, la priorité est celle de la revalorisation indemnitaire », confie un conseiller cité par le quotidien économique qui explique aussi que le gouvernement plancherait « sur la création d’une prime générale qui serait versée à tous les enseignants à partir de 2022. »

De fait, la responsable syndicale attend des actes concrets, car des zones d’ombre demeurent. Notamment sur les contreparties éventuelles demandées aux enseignants. Même si le ministre réfute ce terme, rapporte Frédérique Rolet. « Il explique qu’il faut mieux rendre visibles les tâches invisibles des enseignants et parle de la nécessité d’assurer la continuité du service public, donc des remplacements. Il faut aussi améliorer l’efficacité du service public d’éducation, car c’est selon le ministre un préalable indispensable pour que le grand public accepte qu’on augmente les enseignants. »Les organisations syndicales plaident surtout de manière unanime pour une amélioration des conditions de travail des enseignants. D’ores et déjà, le SE-Unsa sait qu’il n’acceptera pas la mise en place de « primes individualisées fluctuantes et attribuées à la tête du client », mais plaide en faveur « d’un régime indemnitaire qui couvre tout le monde et est sécurisé comme salaire ». Il voudrait que les enseignants aient une assurance et une visibilité sur les montants dont ils vont disposer et des points engrangés pour leur retraite.

Le SE-Unsa explique ne pas avoir édicté de ligne rouge précise, mais avoir « une alerte générale » concernant ces éventuelles contreparties. « Nous allons être vigilants, nous n’avons pas besoin d’un alourdissement de notre charge de travail. Nous voulons une meilleure prise en compte de la partie invisible de préparation et d’évaluation, mais aussi du temps de plus en plus conséquent que nous consacrons à créer un lien avec les familles, à l’accompagnement des élèves et à l’orientation au collège et au lycée. Nous sommes des optimistes, mais jamais naïfs », explique encore Stéphane Crochet.

Sur LCI, le 12 janvier, Jean-Michel Blanquer a indiqué vouloir « rendre visible l’invisible » travail des professeurs. Il a aussi expliqué réfléchir à certains sujets notamment les vacances d’été. Cela « ne signifie pas forcément des semaines en plus » pour le travail des enseignants, « mais il faut avoir une vision complète avec les moyens nouveaux que nous aurons pour garantir le droit à des vacances pour tous, pour garantir le soutien scolaire gratuit aux élèves des milieux défavorisés ».

Alors que les enseignants multiplient les actionssous différentes formes, pour dire et redire leur opposition à la réforme, le Snes-FSU appelle aussi à maintenir la pression dans la rue.

Le SE-Unsa avait appelé à la grève les 5 et 17 décembre. L’organisation annonce être prête à le refaire si les négociations n’allaient pas dans un sens favorable. Jean-Michel Blanquer est prévenu.

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82. IR-FSU la lettre électronique de Janv. 2020

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Newsletter Janv. 2020
A LA UNE

« Quand le logement va, tout va »

Le nouveau numéro de Regards Croisés N°32 – revue de l’IR-FSU – vient de sortir.
Pour la partie Arts « Marius ou le théâtre derrière les murs » entretien avec Guillaume Lambert.
Le Grand entretien donne la parole à Gérard Bras « Transclasse : un concept pour dire le monde ».
Son dossier porte sur les questions du logement. Il explore les mécanismes qui président à ces choix de société : plonger dans un Paris qui se retranche de plus en plus ; suivre la construction d’un nouveau quartier en région parisienne ; s’interroger sur la fracture des territoires et son incidence sur les prix des logements ; et puis proposer des perspectives celles de la reconquête des endroits inoccupés : la naissance de LAD (Logement à défendre) qui sont en même temps que la reconquête des espaces urbains, des expériences alternatives et communautaires.

Paris sans le peuple

Cet article vise à proposer un résumé de l’ouvrage d’Anne Clerval « Paris sans le peuple », la gentrification de la capitale parue en 2013 à l’issue de sa thèse de doctorat en géographie.
Vous l’aurez compris à son titre, l’enjeu du livre est d’essayer de résoudre une énigme, comment les classes populaires (employés et ouvriers) qui étaient encore majoritaires dans la capitale française en 1975, disparaissent-elles peu à peu au profit d’autres classes sociales ?
C’est à cette question extrêmement complexe que s’attaque l’auteure grâce à l’ensemble des outils issus des sciences sociales à savoir l’histoire, la géographie ou encore la sociologie afin de rendre compte du processus de gentrification de la capitale.

Pauvreté des seniors : Une exception française à préserver

Loin du tableau apocalyptique dressé par certains, l’avenir du système français de retraites est assez serein, les difficultés qu’il a connues étant d’ores et déjà largement résorbées. Article de Guillaume Duval 02/12/2019 dans Alternatives économique
Parce que l’Hexagone dépense beaucoup, il a peu de retraités pauvres.
La contrepartie de la part importante du PIB consacrée aux retraites en France est que nous sommes aussi un des pays d’Europe où la part des plus de 65 ans vivant sous le seuil de pauvreté est la plus faible. Le fameux modèle suédois de retraite à points, qui sert de référence dans la réforme engagée, ne se montre pas particulièrement performant en la matière. Mais la situation des personnes âgées est également très difficile en Allemagne ou au Royaume-Uni.

L’INSTITUT

Retrouver l’espoir d’une société juste et solidaire

C’est dans les espoirs suscités par les mobilisations contre la réforme des retraites que s’ouvre l’année 2020. A nouveau, s’exprime le sentiment de l’injustice sociale et avec lui l’exigence de l’égalité.
Qui voudrait continuer à croire, hormis ceux qui en tirent intérêt particulier, qu’il n’existerait aucune alternative à l’avenir néolibéral et que nous devrions renoncer à inventer des politiques nouvelles capables de progrès social et d’émancipation pour notre environnement, notre emploi, notre santé, notre éducation, notre culture ? Lire la suite

Réforme des retraites : le problème des fins de carrière dans l’Education nationale

Un article de Dominique Cau-Bareille – membre de l’IR-FSU – pris dans « The conversation ».
Depuis 2003, au fil des réformes des retraites mises en œuvre en France, le nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une retraite complète ne cesse d’augmenter. Dans le même temps, les dispositifs d’aménagement des fins de carrière ont disparu – parmi ces dispositifs, on peut citer l’exemple des mesures de cessation progressive d’activité. Lire la suite

Des femmes en gilets jaunes Etonnantes travailleuses. Etonnants engagements politiques

Quand on vit quotidiennement dans un monde toujours plus invivable, que fait-on pour s’en sortir ?
On s’attelle à construire un autre monde possible, en tissant des solidarités, des amitiés, en organisant des actions collectives, où s’exprime la colère et un certain engagement politique, dans des espace visibles par tout le monde comme les ronds-points !
Pour fêter le premier anniversaire de ce surprenant mouvement social des gilets jaunes, des cinéastes ont mené l’enquête auprès de ceux et surtout celles qui ont osé sortir de l’invisibilité, en empruntant des chemins et des manières de faire qui sortent du commun et des sentiers battus. Lire la suite

ON A VU

Justice pour le climat ! Les nouvelles formes de mobilisation citoyenne – Judith Rochfeld

Est-il encore temps d’agir pour limiter le réchauffement climatique ?
La réponse des citoyens est sans équivoque. Prenant acte de l’échec de la gouvernance internationale (les fameuses COP), ils sont entrés dans une « colère verte » qui les conduit souvent devant les tribunaux : victoire de la fondation Urgenda et de 894 citoyens contre l’État néerlandais en 2018 ; « Affaire du siècle » initiée en France en mars 2019 et faisant suite à la pétition qui a recueilli 2 millions de voix pour dénoncer l’inaction climatique de l’État ; multiples procès, intentés au nom d’enfants (Our Children’s Trust aux États-Unis) ou d’entités naturelles considérées comme des personnes dotées de droits (fleuves ou forêts en Amérique latine et en Nouvelle-Zélande). Lire la suite

Asie : des pouvoirs et des luttes

Une vingtaine d’auteur·rices asiatiques, au profil universitaire ou acteur·rices de terrain, analysent dans ce livre les dynamiques sociales à l’œuvre dans leur pays, ainsi que les principaux enjeux rencontrés par les sociétés civiles dans des contextes marqués par la croissance des inégalités et la poussée des forces politiques conservatrices et réactionnaires. Lire la suite

Main basse sur l’université

Philippe Blanchet dénonce ici la façon dont les politiques néo-libérales cassent l’université pour se l’approprier et prendre le pouvoir dans ce traditionnel bastion de contestation. Il livre une analyse claire et percutante des politiques françaises d’enseignement supérieur et de recherche depuis la fin des années 1990. Lire la suite

AGENDA
Jeudi 16 janvier 14h

« analogies et différences entre les crises des années trente et celles d’aujourd’hui » , au CESE avec Serge Wolikow

30 Janvier 2020 à 14h

Le salariat à statut et la question de l’égalité – Siège de la CGT (Montreuil) – IHSCGT/IR-FSU

Mercredi 1er Avril 2020

Colloque Regards croisés sur syndicalisme et mouvement social au XXIe siècle

22-23 Juin 2020

regards croisés des sciences sociales à l’Université de Poitiers

PUBLICATIONS

Regards Croisés N°32

ARTS
Marius ou le théatre derrière les murs
DOSSIER
« Quand le logement va, tout va »
GRAND ENTRETIEN
Gérard Bras Lire la suite

La FSU dans la cour des grands

Ce tome II -1997-2010- de lecture facile et synthétique permettra, nous l’espérons, aux Jeunes militant.e.s de connaître d’où nous venons et aux plus Ancien.ne.s de revivre des moments forts !
Beaucoup s’interrogent sur son avenir. Mieux connaître son histoire, ses actions, ses difficultés, aide à mieux répondre à la question : Et maintenant ?
Le titre du nouveau livre : « La FSU, dans la cour des grands ? »
Prix de vente public : 20 €, Prix de vente aux sections et syndicats en souscription : 9 € + frais de port
Bon de commande ci-joint Lire la suite

IR-FSU

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Canopé : les élus locaux veulent rencontrer JM BLanquer

La suppression massive de postes chez Canopé, la démission de son directeur, alertent les élus locaux de Poitiers. Selon Centre Presse, le maire de la ville, Alain Claeys, JP Raffarin, ancien sénateur du département et J Savatier, député LREM du département, ont demandé un rendez vous avec JM Blanquer pour sauver Canopé. Le maire a  reçu l’intersyndicale.

 

Dans Centre presse

Restructuration subite à Canopé

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Privatisations : la République en marché

Quelques rappels…

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plan d’action dans le 44

Les sujets de protestations s’additionnent puisqu’à la lutte contre le projet de réforme des retraites s’ajoute la protestation contre la baisse des moyens dans l’éducation et la mascarade du nouveau bac et de ses E3C.

Pour se mobiliser sur tous ces fronts, voilà les rendez-vous proposés dans le département :

– mardi 14 janvier mobilisations contre la réforme des retraites
– NANTES : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS : Rendez-vous à 8h15 parking du Bois Jauni pour un tractage aux parents d’élèves à l’entrée des écoles d’Ancenis
puis départ en co-voiturage pour rejoindre la manifestation de Nantes à 10h30
– CHATEAUBRIANT : 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à la Sous préfecture
– SAINT-NAZAIRE : 14h AG au lycée expérimental
– PAYS DE RETZ : 8h rendez-vous au collège de Sainte-Pazanne pour un tractage
9h co-voiturage pour la manif à Nantes
17h30 AG Pays de Retz à l’école Armelle Chevalier de Chéméré / Chaumes-en-Retz
– SAVENAY : 6h blocage de la gare

– mercredi 15 janvier mobilisations
– NANTES : 8h45 rassemblement devant le rectorat pendant la tenue du Comité Technique Académique, à l’appel de l’intersyndicale Educ, soutenue par l’interpro.
– NANTES : 17h30 défilé nocturne, flambeaux & musiques, Miroir d’eau
– ANCENIS  : à 16h30 : RDV parking co-voiturage de ST Géréon (D723) pour se rendre à la manifestation nantaise.

– jeudi 16 janvier mobilisations
– NANTES  : manif. 10h30 au Miroir d’eau
– ANCENIS  : 7h15 : tractage interpro auprès des lycéens, RDV sur le parking des départs des cars (vers   Manitou, sur la rocade vers l’autoroute)
                     8h30 : Rendez-vous à la gare pour un tractage à la gare et sur le marché.
                    10h30 manifestation pont d’Ancenis
                    12h : AG interpro (à confirmer)
– CHATEAUBRIANT : rassemblement à 10h30 devant la mairie avec une manifestation pour finir à Pole Emploi
– SAINT-NAZAIRE : manifestation 10h30 place de l’Amérique Latine.
– PAYS DE RETZ : action au bac du Pellerin (à préciser)

le gouvernement ne lâche rien, nous non plus !

Syndicalement vôtre

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Retraites : la lettre d’E. Philippe et les profs

Dans une lettre envoyée aux syndicats le 11 janvier, le premier ministre propose de retirer l’âge pivot pour la retraite sur les années 2022-2027. Après un mois de conflit et 4 journées de grève nationales, cette concession d’un gouvernement qui n’en voulait aucune, permet à certains syndicats de sortir du conflit. Sur le fond elle ne change rien à la réforme définie par le gouvernement si ce n’est que les syndicats pourraient porter le chapeau de mesures immédiatement impopulaires. Pour les enseignants, mobilisés sur d’autres thèmes que l’âge pivot, la manoeuvre gouvernementale, si elle réussit, risque de les isoler alors qu’ils sont ceux qui ont le plus à perdre avec cette réforme.

La lettre d’E Philippe

Dans un courrier envoyé le 11 janvier aux syndicats, E Philippe propose de revenir sur l’âge pivot pour les années 2022-2027. Mais il entoure ce retrait de conditions draconiennes. « je suis disposé à retirer du projet de loi la mesure de court terme que j’avais proposée consistant à converger progressivement à partir de 2022 vers u âge d’équilibre de 64 ans en 2027 », écrit E Philippe. « Le gouvernement modifiera leprojet de loi pour demander au parlement une habilitation large lui permettant de prendre par ordonnance toute mesure permettant d’assurer l’équilibre du système e retraite à l’horizon 2027… Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entrainer ni baisse des pensions… ni hausse du coût du travail pour assurer la compétitivité de notre économie ». Le premier ministre précise aussi que « le projet de loi prévoira que le futur système universel comporte un âge d’équilibre ».

En clair, la notion d’âge d’équilibre avec malus et bonus, calculé automatiquement comme principal outil pour assurer l’équilibre du système de retraite est maintenu après 2027.Le seul changement concerne les années d’entrée dans le nouveau système entre 2022 et 2027.

Pour ces années 2022-2027, les syndicats pourront proposer un système assurant l’équilibre à condition de ne pas augmenter les cotisations patronales et de ne pas diminuer le montant des pensions. Dans ces conditions, pour assurer l’équilibre ce sont les syndicats eux-mêmes, s’ils arrivent à se mettre d’accord, qui seraient amenés à définir un nouvel âge pivot et qui en assumeraient l’impopularité. A défaut d’accord, le gouvernement pourra faire ce qu’il veut par ordonnance.

Une victoire ou un piège ?

D’une certaine façon, ce courrier marque une victoire pour les syndicats : ce gouvernement qui n’entend rien et qui les ignore depuis plus d’un mois, leur a finalement ouvert une lucarne. Mais on mesure que rien n’est changé sur le fond de son projet et que cette lucarne est aussi un piège. Au passage, le gouvernement en demandant des ordonnances s’affranchit aussi d’un douloureux débat interne à l’Assemblée au sein de LREM…

La porte à peine ouverte, la CFDT et l’Unsa se sont félicités. « L’UNSA avait fait du retrait de cette mesure une condition indispensable… C’est une avancée majeure, à mettre à l’actif de la mobilisation et de l’action de l’UNSA. Les échanges peuvent enfin démarrer. L’équilibre financier, dès 2027 et à long terme, de notre régime de retraites est indispensable. La future conférence de financement doit y concourir et permettre de trouver rapidement un accord », écrit l’Unsa. « La CFDT a pris connaissance du courrier envoyé aujourd’hui par le Premier ministre. Elle salue le retrait de l’âge pivot du projet de loi, retrait qui marque la volonté de compromis du gouvernement. Dans cet esprit, la CFDT va poursuivre les discussions dans le cadre proposé pour répondre aux interrogations qui demeurent sur le futur régime universel.

La CFDT s’engage pour porter ses revendications : meilleure prise en compte de la pénibilité, de la situation des femmes, sécurisation des transitions, notamment dans la fonction publique, amélioration du minimum contributif, développement de la retraite progressive et amélioration des fins de carrière », répond la Cfdt.

L’intersyndicale (CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL) qui porte la contestation du projet depuis un mois, n’a pas saisi la porte de sortie ouverte par E Philippe. « Non seulement l’âge pivot n’est pas retiré mais en plus le Premier ministre confirme sa détermination à reculer l’âge de départ à la retraite en  refusant toute augmentation de cotisation sociale », note -elle. Les syndicats « exigent le maintien du système de retraite existant… portent en commun des propositions pour améliorer les droits de toutes et de tous. Pour ce faire, il faut augmenter les financements assis sur les cotisations sociales et les richesses produites par le travail ». Dans l’immédiat, ils « appellent à poursuivre les actions et la mobilisation le 15 et à faire du 16 une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle massive de grèves et de manifestations ». Une 5ème journée nationale de grève et manifestations est donc convoquée le jeudi 16.

La Cfe-Cgc résume fort bien le sentiment de  l’intersyndical : la lettre d’E Philippe est « la mise ne place d’une mécanique infernale que la victime est chargée de déminer sans codes ni outils et dont l’artificier reste à distance raisonnable des dégâts à prévoir. Il n’y a ni victoire ni défaite à lire entre les lignes sinon un acte supplémentaire d’un piège qui se referme comme un cliquet pour faire disparaitre ce qui reste du modèle social français ».

Pour les enseignants

Pour les enseignants, la manoeuvre d’E Philippe pourrait être catastrophique. Les enseignants ne sont pas particulièrement mobilisés sur l’âge pivot. Trois sujets expliquent leur mobilisation exceptionnelle depuis décembre. Le premier c’est évidemment le montant futur de leur retraite : le nouveau système se traduirait par une baisse très importante des pensions. Le ministre promet une revalorisation dans le cadre d’une loi de programmation adoptée, au mieux, six mois après la loi retraites. Le second ce sont les contreparties que le président de la République, le premier ministre et le ministre de l’éducation nationale exigent en échange de cette éventuelle revalorisation et qui visent à instaurer un nouveau métier enseignant. Enfin il y a les nombreux sujets de mécontentement liés à la gestion de JM Blanquer.

De tous les salariés mobilisés contre la réforme des retraites, les enseignants sont ceux qui ont le plus à perdre financièrement. Leurs pensions devraient diminuer d’au moins un tiers. Pour les mettre à niveau il faudrait relever fortement leurs salaires. Mais le pire c’est que la réforme veut les obliger à regarder l’avenir, un avenir redéfini par JM Blanquer. De tous les salariés mobilisés contre la réforme des retraites, les enseignants sont aussi les seuls qui sont soumis à un chantage ministériel. Leur ministre les enjoint d’accepter une redéfinition de leur métier pour pouvoir bénéficier d’une revalorisation amortissant, dans une proportion qui reste complètement à définir, les pertes liées à la réforme.

Autrement dit les enseignants ont besoin d ‘un rapport de force tel qu’il permette soit le retrait total du projet soit de réelles négociations sur les contreparties et la revalorisation et qu’elles soient bouclées avant l’examen de la loi sur les retraites. Le calendrier gouvernemental prévoit que la loi de programmation sur les enseignants vienne à la suite de la loi retraites à un moment où les enseignants seraient seuls face au gouvernement.

On mesure que pour eux la lucarne ouverte par le premier ministre n’est pas une bonne nouvelle. Elle devrait affaiblir le mouvement contre la réforme. Et elle fait passer leur cas particulier au second plan. Les journées de mobilisation du 14 au 16 janvier devraient prédire leur avenir.

 

Le courrier d’E Philippe

Communiqué Unsa

Communiqué Cfdt

Communiqué intersyndicale

Communiqué Cgt

Le projet de loi retraites

Le conflit peut se refermer sur les enseignants

A Nancy le nouveau métier enseignants

C Maroy : Qu’est ce que le nouveau métier enseignant ?

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La FSU inquiète pour la revalorisation

Alors qu’elle doit être reçue le 13 janvier par JM BLanquer, la FSU souligne l’absence de propositions ministérielles. « Elle ne dispose pas d’éléments à cette heure sur le niveau, les modalités et les éventuelles contreparties en termes de charge de travail des « compensations à la réforme » pour les enseignant-es annoncées par JM Blanquer… La FSU attend du Ministre que des propositions concrètes et chiffrées soient enfin mises sur la table afin de procéder à une revalorisation salariale légitime. La FSU rappelle que ce sont les carrières et les salaires de tous les personnels de l’éducation qu’il faut revaloriser avec une attention particulière aux inégalités professionnelles femmes / hommes et elle fera lors de cette réunion ses propres propositions en ce sens ».

 

Communiqué

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Réforme des retraites : la FSU appelle à un élargissement du mouvement

La diffusion de l’avant-projet de loi ainsi que le courrier du Premier Ministre aux organisations syn-

dicales le 11 janvier n’ont fait que confirmer les craintes de la FSU et amplifier sa détermination à

continuer la mobilisation. La réforme est bel et bien maintenue par le gouvernement malgré le mou-

vement social en cours et pour lequel le soutien de l’opinion se renforce encore.

Dans son courrier, le Premier Ministre confirme que l’âge pivot sera effectivement appliqué dans le

système universel qu’il prévoit. La petite ouverture sur un « retrait provisoire » de cet âge pivot en tant

que mesure paramétrique immédiate est tout de suite assortie de deux verrous : d’une part, cet âge

d’équilibre figurera bel et bien dans la future réforme, et d’autre part le Premier Ministre prend soin

de préciser que « le coût du travail » ne doit en aucun cas être augmenté. Il exclut donc toute aug-

mentation des cotisations patronales.

Cela signifie d’emblée qu’il interdit d’agir sur les taux et assiettes de cotisations et donc de recher-

cher des financements nouveaux, préférant des mesures qui, d’une manière ou d’une autre, en

jouant sur les âges, les durées ou encore d’autres modalités, réduiraient les droits des seul-es sala-

rié-es. Ce n’est donc pas une avancée.

Par ailleurs, la FSU sera reçue à l’Éducation Nationale demain, lundi 13 janvier, à 17h30 sur la

question des salaires. Elle ne dispose pas d’éléments à cette heure sur le niveau, les modalités et

les éventuelles contreparties en termes de charge de travail des « compensations à la réforme » pour

les enseignant-es annoncées par JM Blanquer. La FSU refuse cette logique de compensation

puisqu’elle ne veut pas de cette réforme et que la question de la revalorisation est, pour elle, décon-

nectée de la réforme des retraites. En revanche, elle attend du Ministre que des propositions con-

crètes et chiffrées soient enfin mises sur la table afin de procéder à une revalorisation salariale

légitime. La FSU rappelle que ce sont les carrières et les salaires de tous les personnels de l’édu-

cation qu’il faut revaloriser avec une attention particulière aux inégalités professionnelles femmes /

hommes et elle fera lors de cette réunion ses propres propositions en ce sens.

La FSU porte aussi ses exigences de revalorisation et de résorption des inégalités salariales au

niveau de l’ensemble de la Fonction publique ; elle rappelle que de nombreux agent-es publics,

notamment de catégorie C, ont de très faibles revenus et que beaucoup ont, comme les enseignant-

es, un régime indemnitaire faible.

La FSU soutient toutes les actions en cours pour faire échec au projet de réforme des retraites ; elle

appelle à faire lundi des réunions et assemblées générales et à faire du mardi 14 janvier une journée

nationale de grève interprofessionnelle et de manifestations dans tout le pays.

Elle appelle à poursuivre ce mouvement sur les deux jours suivants : mercredi 15 et jeudi 16 janvier,

des actions diverses sont d’ores et déjà programmées, et en particulier un rassemblement à l’appel

de l’intersyndicale de la Fonction publique devant Bercy mercredi à midi et, jeudi 16 janvier, une

nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations, dans le cadre de l’intersyndicale inter-

professionnelle.

Les Lilas, le 12 janvier 2020

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communiqué unitaire FP

Télécharger le 2020-01-10 Communiqué Unitaire

 

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Retraites : le projet de loi du gouvernement

La réforme des retraites correspond à deux projets de loi que le Café pédagogique vous propose de découvrir. Un projet de loi organique revient sur les grandes règles de financement des retraites et notamment les lois de financement de la sécurité sociale. Le projet de loi ordinaire précise dans son article 1 qu’il y aura une revalorisation salariale des enseignants « permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique… Cet engagement sera rempli dans le cadre d’une loi de programmation  » Si le régime se veut « universel », certains assurés bénéficieront d’aménagements sur leur âge de départ et le financement de leur retraite. Surtout, le processus législatif encadre strictement le champ des négociations. En ce qui les concerne, les enseignants sont priés de faire totalement confiance au gouvernement puisque les discussions réelles sur leur avenir n’aura lieu qu’après l’adoption de la loi. En ce sens, cette loi est déjà un outil de leur mise au pas.

Les engagements envers les enseignants

Présenté comme « un nouveau pacte entre les générations porté par l’ambition de justice sociale », le projet de réforme se présente en deux textes : un projet de loi organique et un projet de loi ordinaire.

Le projet de loi organique précise le pilotage financier des retraites avec l’obligation à l’équilibre. Il précise que les parlementaires seront assujettis à la nouvelle loi. C’est le projet de loi ordinaire qui donne l’essentiel de la réforme.

L’article 1 précise que « le Gouvernement s’est engagé à ce que la mise en place du système universel s’accompagne d’une revalorisation salariale permettant de garantir un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique. Cette revalorisation sera également applicable, conformément à l’article L. 914-1 du code de l’éducation, aux maîtres contractuels de l’enseignement privé sous contrat. Cet engagement sera rempli dans le cadre d’une loi de programmation dans le domaine de l’éducation nationale et d’une loi de programmation pluriannuelle de la recherche ».

Le maintien de régimes particuliers

L’article 7 met fin aux régimes spéciaux, du moins en apparence. Les régimes de la Sncf, ratp, edf gdf, opéra, Comédie française, clercs de notaire et ministres des cultes d’Alsace Lorraine disparaissent.

Pour autant des régimes spéciaux continuent à exister pour les « fonctionnaires qui concourent à des missions publiques de sécurité, de surveillance et de contrôle… ces agents pourront partir plus tôt à la retraite. Ces mêmes agents bénéficient de points résultant de cotisations spéciales, dues par leurs employeurs, afin de prendre en compte l’incidence sur leur retraite des limites d’âge statuaires qui leur sont applicables ».

Les militaires ont droit aussi a un aménagement spécial. « La date d’ouverture du droit à une retraite et l’âge d’équilibre pour le calcul de la retraite sont abaissés pour les militaires en raison de la spécificité de leurs fonctions. Ces mêmes agents bénéficient de points résultant soit d’une attribution de points au titre des services aériens et sous-marins accomplis, soit de cotisations spéciales, dues par leurs employeurs, afin de prendre en compte l’incidence sur leur retraite des limites d’âge anticipées et limites de durée de service qui leur sont applicables, soit de cotisations spécifiques, dues par leurs employeurs, afin de prendre en compte les sujétions physiques, la dangerosité et l’engagement au service de la Nation afférents à l’accomplissement des campagnes qu’ils effectuent ».

La loi crée un age d’équilibre avec bonus et malus, âge nécessaire pour partir avec al retraite complète. « L’objectif de ce mécanisme incitatif est d’inciter les Français à partir plus tard avec une meilleure pension, tout en préservant leur liberté de choix. » Les modalités d’indexation des retraites resteront fixées sur l’inflation.

Des négociations limitées

 

Avec l’article 1, l’élément peut-être le plus révélateur est , dans l’exposé des motifs, la partie relative aux négociations.

 

« Le Gouvernement a engagé un nouveau cycle de discussions qui s’est conclu le 19 décembre 2019 par la présentation par le Premier ministre du projet de réforme du Gouvernement. Le présent texte traduit strictement ces annonces », dit le texte. « Ces discussions se poursuivent sur un certain nombre de chantiers, parmi lesquelles la pénibilité, l’aménagement des fins de carrière et l’emploi des seniors, le minimum de pension, la transition vers le système cible et les modalités de retour à l’équilibre du système de retraite en 2027 ».

Reddition sans conditions ?

On touche là la méthode très particulière de ce gouvernement. Pour les enseignants et les personnels des transports, qui sont actuellement les fers de lance de l’opposition à la réforme, il n’y a rien à négocier. C’ets ce qui explique le flou dans lequel ils sont entretenus.

Les discussions sur l’essentiel : la revalorisation, sa forme, son montant, ses bénéficiaires, son calendrier, ses contreparties, puisque le ministre les exige, tout cela aura lieu après le vote de la réforme. On leur promet des compensations qui pourraient être inscrite dans une loi de programmation qui serait adoptée fin 2020 , 6 mois après l’adoption de la réforme des retraites.

Le gouvernement exige la confiance totale ou si l’on préfère une reddition sans conditions en échange de l’espoir d’une revalorisation qui ne sera discutée qu’après l’adoption de la réforme. A cela s’ajoute pour les enseignants le chantage à la redéfinition du métier enseignant.

Avec ce double chantage le gouvernement joue avec le feu. S’il l’emportait ce serait au prix de l’écrasement définitif des syndicats, objectif qu’il semble poursuivre de façon de plus en plus ouverte depuis la loi de transformation de la fonction publique. La loi de retraite apparait comme un levier pour la transformation du métier enseignant voulue par le ministre mais aussi comme un outil de mise au pas des enseignants en tant que salariés.

 

Le projet de loi

Le projet de loi organique

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[SNES] mobilisation 9 janvier et les suites

Les manifestations d’aujourd’hui dans le département  ont été une grande réussite !
Nous étions :
– à Nantes 18000 participants malgré la pluie et le vent.
– à Châteaubriant 400 manifestants,
– à Ancenis 600 manifestants,
– à St Nazaire, 4000 manifestants.
L’intersyndicale FSU, CGT, FO, Solidaires appelle à amplifier le mouvement de grève et dans ce cadre un rendez-vous est proposé pour demain à l’AG des cheminots 10h30 gare nord à Nantes. Une action pourra être envisagée à l’issue de cette AG.
Le second temps fort de la semaine se déroulera samedi matin  où toutes celles et ceux qui n’ont pu manifester ce jour pourront montrer leur accord avec la mobilisation contre le projet de réforme des retraites.
Rappel des rendez-vous dans le département samedi.
– Nantes : 11h à la croisée des trams
– St Nazaire : 11h Rassemblement à caractère festif (pique-nique géant) sous la Base sous-marine.
– Ancenis : 10h30 au rond-point des 13 prés, Espace 23
D’autres journées d’actions sont en réflexion pour la semaine prochaine.

lundi 13 : 18h bureau départemental SNES (maison des syndicats de Nantes, local FSU) ouvert à tous les adhérents où nous pourrons, entre autres, mutualiser et coordonner les actions contre les E3C.
essayez d’y envoyer un représentant pour chaque établissement (secrétaire de section ou pas)

On lâche rien !

Syndicalement vôtre
——————————————————————————–
SNES-FSU
Section Départementale de Loire Atlantique
8 place de la gare de L’Etat
case postale 8
44276 Nantes cedex 2
02.40.35.96.71
pour échanger entre adhérents du 44 : https://www.facebook.com/groups/128586234141781/

La force du SNES repose sur ses adhérents. Pour vous syndiquer ou vous re-syndiquer, c’est ici:
http://www.nantes.snes.edu/index.php/adhesion

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Retraites : la mobilisation des enseignants reste forte

Après un mois de conflit et pour une 4ème journée de grève nationale contre la réforme des retraites, les enseignants se sont encore fortement mobilisés. Les syndicats annoncent un enseignant sur deux en grève, le ministère  parle de 18%. Si le taux de gréviste est un peu plus faible que le 17 décembre 2019, il reste supérieur au 10 décembre et imposant après un mouvement aussi long. L’intersyndicale devrait appeler à une nouvelle journée de grève dans la semaine prochaine.

Un prof sur deux en grève

Selon le ministère 18% des enseignants ont fait grève le 9 janvier soit 19% dans le premier degré et 16% dans le second. Ces chiffres ministériels sont à comparer avec ceux des deux journées précédentes, les 10 et 17 décembre. Le 17 le ministère annonçait 25% des professeurs des écoles et 23% des enseignants du 2d degré en grève. Le 10 ils étaient 12 et 19%. Les syndicats Fsu donnent d’autres chiffres : 50% des enseignants du 2d degré en grève selon le Snes et 40% dans le premier degré selon le Snuipp. Là aussi on est à peine plus bas que le 17 décembre.

Les cortèges étaient imposants. 370 000 manifestants à Paris selon la Cgt, 76 000 selon la police. Dans des villes moyennes  comme Châteauroux, Belfort ou Guéret on comptait 1500  manifestants. Clermont Ferrand et Béziers a vu passer 10 000 manifestants, Toulouse 20 000.

Les enseignants ont eu leur lot de bavures. A Chalon sur Saône, un professeur de physique chimie a été matraqué lors d’un rassemblement pacifique devant un lycée. A Rouen un directeur d’école a été arrêté.

A quoi joue le gouvernement ?

« La mobilisation s’enracine, la colère est réelle et la défiance est profonde. A la contestation du projet de réforme des retraites s’ajoutent les problèmes engendrés par le management, l’alourdissement de la charge de travail, les problèmes de la réforme du lycée », écrit le Snes Fsu. « Après plus d’un mois de mobilisation, les personnels sont toujours massivement en grève et dans la rue. Leur détermination est intacte. En refusant d’entendre les grévistes, mais aussi le soutien qui s’exprime dans l’opinion publique, le gouvernement joue un jeu dangereux. » Le syndicat appelle à manifester le 11 janvier.

Co-secrétaire générale du Snuipp Fsu, Francette Popineau s’interroge sur la façon dont le gouvernement gère cette crise sociale. « Le fait qu’en face on ait un tel immobilisme, un faux semblant de négociation, un tel mépris affiché et une si grande volonté de pourrissement ne peut être qu’un appel à une contestation plus importante. La colère est intacte. Faudra t-il durcir le mouvement ? » L’intersyndicale devrait appeler à une nouvelle journée de grève dans la semaine prochaine.

 

Communiqué Snes

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Réforme des retraites – une nouvelle grève majoritaire !

La grève a réuni aujourd’hui plus d’un collègue sur deux dans le second degré. C’est donc une nouvelle grève majoritaire, la 4ème en un mois en dépit de la communication intensive du ministre de l’Education cherchant à rassurer les enseignants sur les conséquences du projet de retraite.

La mobilisation s’enracine, la colère est réelle et la défiance est profonde. A la contestation du projet de réforme des retraites s’ajoutent les problèmes engendrés par le management, l’alourdissement de la charge de travail, les problèmes de la réforme du lycée.

Les personnels des collèges, lycées et CIO, ont réaffirmé aujourd’hui avec force un message clair : cette réforme des retraites doit être abandonnée car la retraite par points, c’est de la retraite en moins.

Personne n’est dupe des stratégies de division, ou de pseudo-compromis d’Edouard Philippe et les annonces de Jean-Michel Blanquer n’ont convaincu personne. La revalorisation promise n’en est pas une, elle est loin des sommes nécessaires pour dépasser le déclassement salarial de nos professions, elle relève plutôt d’un essai de compensation de la baisse des pensions que provoquerait le projet de réforme des retraites. Un alourdissement des tâches en échange d’une retraite plus lointaine, plus incertaine, voilà la réalité de la revalorisation « historique » annoncée par le Ministre !

Après plus d’un mois de mobilisation, les personnels sont toujours massivement en grève et dans la rue. Leur détermination est intacte. En refusant d’entendre les grévistes, mais aussi le soutien qui s’exprime dans l’opinion publique, le gouvernement joue un jeu dangereux.

Le SNES-FSU exige l’abandon de cette réforme des retraites, une amélioration du système actuel et une revalorisation sans contrepartie. Dès maintenant, le SNES-FSU appelle à amplifier la mobilisation, à participer massivement aux manifestations organisées samedi 11 janvier dans le cadre interprofessionnel

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Retraites : la CGT, la CFE-CGC et la FSU claquent la porte des négociations sur la fonction publique Le Monde AFP

La CGT, la CFE-CGC et la FSU, opposées à la réforme des retraites, ont, mercredi 8 janvier, claqué la porte de la réunion sur la pénibilité dans la fonction publique, organisée par les secrétaires d’Etat Olivier Dussopt et Laurent Pietraszewski.

Selon ces syndicats, Olivier Dussopt a annoncé la fin des catégories actives, qui permettaient aux agents ayant un métier particulièrement pénible de partir à la retraite de manière anticipée cinq ou dix ans avant l’échéance. FO et Solidaires avaient, de leur côté, décidé dès mardi de boycotter cette réunion.

« Cette suppression des catégories actives va conduire des centaines de milliers d’agents à ne pas être reconnus dans la pénibilité », a indiqué à la sortie de la réunion à Bercy Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT fonction publique.

« Aucune condition du dialogue n’est réunie »

« Entre 200 000 et 300 000 agents n’auront plus rien. Alors qu’aujourd’hui ils sont dans la catégorie active, ils ne le seront plus à l’avenir sur la base des six critères établis par le gouvernement, qui ne veut pas en débattre », souligne-t-il, estimant que 700 000 agents publics bénéficient aujourd’hui de ces droits dans le cadre des catégories actives.

« Le gouvernement n’entend rien concerter, la seule solution face au blocage que seul le pouvoir politique entretient, c’est le rapport de force », a ajouté M. Canon, appelant à la grève les 9, 10 et 11 janvier.

Pour Benoît Teste, de la FSU, premier syndicat chez les enseignants, « aucune condition du dialogue n’est réunie, on a même l’impression que les positions du gouvernement se raidissent alors même que des enjeux énormes sont sur la table »« M. Dussopt nous dit qu’on va supprimer les catégories actives, c’est une harmonisation par le bas, cela signifie une restriction drastique des droits des agents », regrette M. Teste.

Il déplore qu’« à toutes les questions posées sur la future réforme des retraites aucune réponse n’ait été apportée par le gouvernement alors que le projet de loi est déjà déposé au Conseil d’Etat ».

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