Archives de la catégorie Communiqués

Collages de la semaine !

Vous vouliez coller des affiches, Fakir vous propose non pas une mais deux actions « collage » cette semaine ! 😀

J’amène les affiches et j’ai la possibilité d’amener 3 seaux de colle + 3 brosses à encoller, mais n’hésitez pas à amener votre propre matos !
Si possible, merci de me prévenir de votre participation (même à la dernière minute !) en répondant à ce mail, ou en vous inscrivant sur Facebook ou sur signons.fr. Pensez aussi à m’indiquer si vous avez des affiches et du matériel de collage (cela me permettra de prévoir le nécessaire).
Collage des affiches « signons ! » sur l’île de NantesDemain mercredi 26 juin, 20h30 – 22h30
Rdv 20h30 au Tram Vincent Gâche
👉 lien Facebook :
https://www.facebook.com/events/2251600531836034/
👉 lien signons.fr :https://referendum.signons.fr/les-actions/action-detail/@https~@~_~_referendum~!signons~!fr~_api~_actions~_61~_(Pour vous inscrire à l’action, pensez à vous inscrire sur signons.fr au préalable et à vous connecter)
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Collage des affiches « signons ! » au centre-ville de NantesJeudi 27 juin, 20h30 – 22h30
Rdv 20h30 sur les marches de la Basilique Saint Nicolas (place Félix Fournier)
👉 lien Facebook :
https://www.facebook.com/events/433679900515410/
👉 lien signons.fr :https://referendum.signons.fr/les-actions/action-detail/@https~@~_~_referendum~!signons~!fr~_api~_actions~_62~_(Pour vous inscrire à l’action, pensez à vous inscrire sur signons.fr au préalable et à vous connecter)

Bien Fakirement,

AndréaFakir Nantes

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Environnement : le ministre demande au CSP de revoir les programmes de l’école et du collège

« Il nous faut proposer des enseignements plus explicites, plus précis et plus complets sur ces questions » (l’environnement et la biodiversité) , écrit JM BLanquer au Conseil supérieur des programmes le 20 juin. Ce dernier est saisi d’une relecture des programmes depuis la maternelle jusqu’au collège. « Je souhaite que (le CSP) renforce les éléments ayant trait au changement climatique, au développement durable et àla biodiversité dans les programmes ». Alors que les programmes du lycée ont tardivement (en terminale seulement) inclus ces problématiques après les manifestations lycéennes, le ministre veut reprendre la main. Mais les programmes du collège font déjà une large part à ces questions. Faut-il revoir le programme de maternelle qui fait l’unanimité ? Et faut il le revoir en terme de contenus disciplinaires ?

La lettre de mission

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Point sur la campagne RIP ADP – liens utiles

Petit point sur la campagne de recueil de soutiens pour le référendum :

🎉 Près de 380 000 soutiens ont déjà été validés par le Conseil Constitutionnel ! (soit prés de 8% de l’objectif à atteindre)
Sachant qu’il faut 5 à 7 jours au Conseil Constitutionnel pour valider un soutien, ce chiffre correspond aux soutiens recueillis la première semaine.
À ce rythme, nous devrions atteindre le million début juillet !
Des actions pour la campagne RIP s’organisent un peu partout en France, et en particulier à Nantes et ses environs.
Fakir Nantes vous propose plusieurs actions par semaine, de différentes formes (tractage, porte-à-porte, recueils de soutiens, collage d’affiches, info auprès des commerçants…) afin que chacun puisse participer aux actions qui lui conviennent, au moment qui lui convient.Depuis le lancement, à Fakir Nantes nous avons déjà fait :
– 2 tractages au marché et 1 dans la rue en centre-ville,
– 2 tours de commerçants (buralistes et bars), affichage de l’affichette A4 « signons.fr« ,
– 1 porte-à-porte à Nantes-Nord,- 1 « RIP : Relais – Info – Participation » (table d’information avec ordinateurs pour recueillir des soutiens en direct) qui a eu un grand succès !Encore un grand merci à tous les participants !!!!!

💻 Quelques liens et infos utiles autour de la campagne RIP ADP :

  • SIGNER / FAIRE SIGNER POUR LE REFERENDUM :

👉 Lien « signons »signons.frS’il n’y avait qu’un site à retenir pour la campagne ce serait celui-là (site qui figure sur les affiches et tracts), car :
⏺redirige vers le site du gouvernement pour signer,
⏺propose des explications sur comment signer (avec possibilité d’envoyer un mail pour solliciter de l’aide si l’on y arrive pas),⏺permet de proposer et/ou rejoindre des actions pour le RIP sur une carte : n’importe qui peut rejoindre ou proposer une action !
Ce site a été crée par un collectif apartisan qui crée des outils pour œuvrer pour une transition démocratique et écologique.

👉 Lien du site du gouvernement pour signer :
https://www.referendum.interieur.gouv.fr/
Prévoir sa carte d’identité ou son passeport (permis de conduire pas accepté), et éventuellement sa carte d’électeur (afin de recopier exactement ses informations personnelles telles qu’elles figurent sur la carte d’électeur).
👉 Lien inscription en ligne sur les listes électorales :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/N47Prévoir un scan de la pièce d’identité et d’un justificatif de domicile.Il est bien sûr également possible de s’inscrire en Mairie.
📌 Pour les personnes sans accès à internet, deux solutions :
– La personne peut se déplacer :
Elle peut se rendre dans une mairie d’une des communes les plus peuplées du canton (liste en pj).
Des outils sont mis à disposition pour lui permettre de signer et d’imprimer son récépissé.
Attention : le personnel des mairies concernées est peu (voire pas) informé. L’ordinateur (il n’y en a généralement qu’un) mis à disposition est en principe au service des élections. Très souvent, ce service n’est ouvert que du lundi au vendredi.
– La personne ne peut pas se déplacer :Il est possible de retirer un formulaire CERFA dans les mairies sus-citées (voire liste en pj) ou de l’imprimer soi-même.
Il faut bien penser à remettre à la personne son récépissé, partie détachable au bas du formulaire, puis remettre le formulaire dans une des mairies de la liste.        👉 Lien pour imprimer un formulaire CERFA :https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R39695📎En pj : liste des mairies des communes les plus peuplées du Canton « mairies-plus-peuples-canton.pdf »
📌Impossible de signer en ligne !
Pas de panique !
        👉 Lien d’aide sur « signons »https://signons.fr/soutien-physique-referendum-adp/📎En pj : voir document « conseils-signature-en-ligne.png« 

  • AGIR POUR LA CAMPAGNE :

☝Toutes les actions proposées par Fakir Nantes figurent sur signons.fr ainsi que sur lla page Facebook sous forme d’évènements.
☝Il n’est bien sûr pas obligatoire de s’inscrire à une action, mais sachez que cela facilite grandement l’organisation ! 😉
👉 Lien signons :signons.fr
Pour créer ou s’inscrire à une action, il faut s’inscrire sur le site (on ne demande que nom, prénom, code postal, adresse mail).

👉 Lien page Facebook « Fakir Nantes » :https://www.facebook.com/Fakir-Nantes-1958030157636799/Vous pouvez indiquer que vous participez à l’action en indiquant que vous participez à l’évènement.

  • MATÉRIEL DE CAMPAGNE DE PICARDIE DEBOUT :

Comme la campagne de recueil de soutien pour le référendum s’apparente à une campagne électorale, seuls les partis ou groupements politiques peuvent financer le matériel de campagne :Lien vers le texte (aller à « Chapitre Ier : Financement des actions tendant à favoriser ou défavoriser le recueil des soutiens – Article L. 558-37 ») :
https://www.conseil-constitutionnel.fr/fondements-textuels/referendum-d-initiative-partagee-les-textes-legislatifsC’est donc Picardie Debout, et non Fakir, qui finance les impressions de tracts et affiches.
👉 Lien pour faire un don à Picardie Debout :https://www.picardiedebout.fr/don/
Tous les fonds récoltés seront utilisés pour la campagne RIP ADP.
👉 Lien pour commander des affiches :
https://www.subscribepage.com/referendum-affiches👉 Lien pour commander des tracts :
https://www.subscribepage.com/referendum-tracts
👉 Lien pour télécharger les visuels affiches et tracts :https://drive.google.com/drive/folders/1A8xgWOTwoBVCkR9S-dkwKAAi8mI8SFkNSi le lien ci-dessus ne fonctionne pas, fichiers accessibles depuis le site de François Ruffin, à « Référendum » : https://francoisruffin.fr/referendum/Aller à « Télécharger tout le matériel ! »

  • SUIVRE L’ÉVOLUTION DE LA CAMPAGNE :

👉 Lien vers le compteur de soutiens :
adprip.frAffiche le nombre total de soutiens validés, la répartition géographique des soutiens (par département) et une courbe suivant l’évolution des soutiens acceptés !

Vous pourrez aussi retrouver des informations sur Facebook sur les pages suivantes :
👉 Lien page Facebook « Fakir Nantes » :https://www.facebook.com/Fakir-Nantes-1958030157636799/👉 Lien page Facebook « Pour moi c’est référendum » :https://www.facebook.com/referendumdusiecle/👉 Lien groupe public Facebook « Référendum ! Contre la privatisation de ADP ! » :https://www.facebook.com/groups/contrelaprivatisationdadp/?ref=shareJ’espère que vous vous y retrouverez dans cette avalanche d’infos !
En espérant vous voir aux actions RIP ADP, car la fin c’est nous qu’on va gagner !!!

Fakirement,AndréaFakir Nantes

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ADP : pas d’union syndicale autour du RIP, Le Monde

Elles partagent la même position sur le fond, mais avancent en ordre dispersé. Les organisations syndicales sont contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), mais elles n’ont pas opté pour la même stratégie pour s’opposer à cette disposition de la loi Pacte votée en avril. A l’heure actuelle, seules la CGT et l’UNSA ont officialisé leur soutien au processus visant un référendum sur le sujet en appelant leurs adhérents et sympathisants à apposer leur paraphe sur la plate-forme mise en ligne par le ministère de l’intérieur le 13 juin.

Quelque 4,7 millions de signatures seront nécessaires, d’ici à mi-mars 2020, pour que ce référendum d’initiative partagée (RIP), projet inédit lancé par des parlementaires de droite et de gauche, voie le jour. L’objet de l’éventuelle consultation : une proposition de loi affirmant le caractère de « service public national » des aérodromes de Paris afin d’en prévenir la privatisation. S’il aboutit, le processus fera échec à ce projet défendu par l’exécutif.

La CGT, dirigée par Philippe Martinez, a été la première à se lancer et revendique même la paternité de la démarche. « Sans la CGT d’ADP et la mobilisation des salariés puis le travail de la Fédération des transports et de la Confédération, l’action n’existerait pas, assure Nathalie Verdeil, du bureau confédéral. Ce sont plusieurs rencontres [avec les parlementaires] et un dossier bien ficelé qui les ont convaincus, mais cela ne remet pas en cause leur action politique. » Contrairement à plusieurs de ses homologues syndicaux, la CGT ne voit « aucun souci » à participer à cette bataille aux côtés de partis politiques sur cette procédure. « C’est la seule solution », avance Mme Verdeil qui rappelle que seuls les députés et les sénateurs pouvaient lancer le processus.

Comptages indépendants

Dans un communiqué envoyé mercredi 19 juin, la centrale a appelé la Place Beauvau à mettre en place « sous le contrôle du Conseil constitutionnel, un compteur quotidien » de signatures, « seul gage de contrôle de l’expression démocratique ». Des comptages indépendants, réalisés par le service Checknews de Libération ou le site ADPRip, faisaient état lundi matin de plus de 338 000 signatures. « C’est un assez bon début, juge Mme Verdeil. Si nous pouvions être à 1 million de signatures à la rentrée de septembre, ce serait une grosse étape de franchie. »

L’UNSA a récemment emboîté le pas. « Nous étions déjà engagés dans la bataille de contestation avant que la loi soit votée et que cette démarche soit initiée, c’est la suite de la mobilisation », explique Laurent Escure, son secrétaire général. Ce dernier se veut pragmatique et voit dans cet outil « une opportunité pour que les Français puissent trancher », et tant pis si ce sont les politiques qui en sont à l’origine. « Nous ne sommes ni complaisants, ni opposants et nous revendiquons notre indépendance, mais puisque la plate-forme existe, pourquoi s’en priver ? », souligne M. Escure.

« Sujet très sensible »

Pour la CFDT, pas question de se mélanger avec des partis politiques. « On en a discuté et on ne fera pas d’appel », indique Marylise Léon, la numéro deux de la centrale. Selon elle, « il n’y a aucun intérêt à privatiser ADP si ce n’est pour l’Etat de se faire un peu de cash », mais pour la Confédération, participer à cette campagne référendaire reviendrait à donner une consigne de vote et à « sortir du rôle d’organisation syndicale ».

Cet argument est aussi avancé par François Homméril, le président de la CFE-CGC, pour qui « dès lors que c’est à l’initiative de partis politiques, le sujet est très sensible »« Donc c’est probable qu’on ne s’inscrira pas dans cette démarche », ajoute-t-il. D’autant que les dossiers s’accumulent sur la table de travail des syndicats, entre la réforme de l’assurance-chômage ou celle à venir des retraites. « Aujourd’hui, pour moi, il n’y a pas la place dans les débats que l’on a », reconnaît M. Homméril.

La question se pose encore en d’autres termes pour Force ouvrière (FO). Très attachée à la démocratie représentative, la centrale de l’avenue du Maine, à Paris, n’est pas favorable à l’outil référendaire. « Ce n’est pas notre tasse de thé », glisse un haut gradé de la centrale. En 1969, FO avait pourtant appelé à voter contre la fusion du Sénat et du Conseil économique et social proposée par le général de Gaulle. « Ça serait d’autant plus facile aujourd’hui avec une privatisation, ajoute ce dirigeant de Force ouvrière. Conjoncturellement, le référendum peut être un moyen de peser sur un dossier où sur le fond, nous sommes très clairement contre. » Pour l’heure, le sujet n’a pas été débattu en interne. Article réservé à nos abonn

Raphaëlle Besse Desmoulières

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Réunion Nantes Secteur ouest pour une autre école – mardi 25 juin

Pour info, la prochaine réunion du Secteur Ouest pour écrire un autre projet d’école aura lieu le mardi 25 juin à 19h00 à l’école de la Crémetterie de Saint-Herblain.

Invitation en pièce jointe à diffuser sur vos réseaux.

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[LDH] Rencontre-débat jeudi 27 juin : enquête sur la face cachée du frontisme municipal

Ligue des droits de l’Homme

Section de Nantes et du pays nantais 

La section de Nantes et du pays nantais de la Ligue des droits de l’Homme invite, en partenariat avec le Librairie Vent d’Ouest, à une rencontre-débat le jeudi 27 juin à 20h  sur le thème : Enquête sur la face cachée du frontisme municipal, avec la participation de Hacène Belmessous ancien journaliste, chercheur en sociologie de la ville et auteur d’un livre sur le sujet.

Le Front National/Rassemblement National dirige depuis 2014 des villes françaises. L’enquête à Beaucaire et Mantes-la-Ville révèle une révolution nationaliste en marche, des associations d’intérêt général privées de subvention, des manifestations font régner la peur chez les opposants et exaltent la détestation des étrangers et des musulmans, la démocratie locale agonise…

Examinons ce qui se passe dans les faits lorsque les idées des extrêmes droites sont aux affaires aujourd’hui en France dans des communes.

Regardons les valeurs et les pratiques à opposer aux idées et aux actes des extrêmes droites pour vivre ensemble libres, égaux et solidaires.

Pratique : Rencontre-débat, jeudi 27 juin 2019 – 20h – Espace Cosmopolis 18, rue Scribe – Nantes

ci-joint affichette d’annonce de cette rencontre-débat.

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Guérilla ou pas, la révolution Blanquer en marche…

Pour faire la paix, il faut être deux. Et encore faut-il participer au même conflit. Alors qu’on se focalise sur le conflit des examens, un autre mouvement, nettement plus radical, se développe : l’éradication de la cogestion dans l’Education nationale. L’intersyndicale du second degré et les mouvements qui y sont rattachés continuent toute la semaine des actions contre les examens : des blocages des centres de correction du bac pro le 24 juin à la grève de la surveillance du brevet le 27 juin. Le ministère lui mène une autre bataille. De l’annonce du décret imposant une semaine de travail supplémentaire obligatoire pour formation à la loi de transformation de la fonction publique, c’est la mise au pas finale des syndicats qu’il poursuit.

50 000 copies en rétention

L’intersyndicale du second degré (Snes, Snep, Snuep, Snetap, Cgt Educ’action, Cgt Agri, Cgt Enseignement Privé, Sud Education, Sud Rural-Territoires, Sundep, Snalc, Cnt, Synep-Cfe-Cgc, Snec-Cftc, des Stylos rouges, de la Chaîne des Bahuts et de l’Apses) poursuit toute la semaine ses actions sur le déroulement des examens pour marquer son opposition aux réformes des lycées. Cela commence le 24 juin avec le blocage des centres de correction du bac professionnel. Et cela se termine le 27 juin avec la grève des surveillance du brevet. Cette journée sera aussi marquée par des grèves et des manifestations dans toute la fonction publique à la fois en vue de la négociation salariale fixée au 2 juillet et en réponse à la loi de transformation de la fonction publique.

Ces derniers jours des professeurs de philosophie de l’académie de Rouen, des professeurs de SES de Créteil ont rejoint le mouvement de rétention des notes. Les opposants aux réformes revendiquent déjà la rétention de près de 50 000 copies d’examen. Le mouvement de blocage des centres de correction devrait être assez efficace pour le bac professionnel et pourrait s’étendre à la correction du brevet, opérée là aussi en centres après le 28.

Même pas peur

Mais visiblement tout cela n’effraie pas le ministère. Lors du CTM du 13 juin, le ministère a refusé de revenir sur son projet de décret supprimant une semaine de congés au nom de la formation continue obligatoire. Il a même rejeté l’idée de publier à l’avance le calendrier de ces périodes de formation de façon à ce que les enseignants puissent au moins organiser leurs congés.

Mardi 25, le Sénat étudiera l’amendement Brisson sur l’annualisation du temps de travail des enseignants. Une vieille revendication des Républicains qui doit aboutir à faire travailler plus longtemps les enseignants pour le même salaire si elle était adoptée.

La fin de la cogestion

Cette loi sur la fonction publique, qui est en discussion au Sénat en ce moment,  retire aux syndicats leur droit de regard sur les mutations et l’avancement des enseignants. Autant dire qu’elle scie le pouvoir syndical à sa racine. En plus elle renforce considérablement le pouvoir de la hiérarchie immédiate sur les enseignants. Elle devrait être adoptée , comme la loi Blanquer, d’ici la mi juillet.

Ne nous y trompons pas. Nous vivons un moment historique dans l’histoire de l’Ecole. Cette loi va mettre fin à plus d’un demi siècle de cogestion dans l’Education nationale. Avec elle , l’influence syndicale, déjà bien atteinte, va fortement s’atténuer. L’administration ne connaitra plus le controle syndical sur l’évaluation et l’affectation des enseignants.  Elle va enfin atteindre un rêve :  aller au bout de ses ambitions de gestion sans rendre de comptes.

Ce projet a des soutiens puissants dans la société puisque ce n’est rien d’autre que l’application des principes libéraux dans un ministère où ils ne sont pas bienvenus. Ecoutons F Dubet , dans une récente Note de la Fcpe :  » Pour qui connaît l’histoire, les traditions, les coutumes et l’imaginaire de l’Éducation nationale française, l’affirmation aussi nette de ces principes annonce une révolution. Le recrutement des enseignants par les établissements mettra à mal la conception traditionnelle de l’autonomie professionnelle des enseignants et privera les syndicats d’une de leurs principales ressources, celle de la « cogestion » des carrières. Le transfert de l’inspection vers un système d’audit et de renforcement du pouvoir des chefs d’établissement sera, lui aussi, perçu comme une révolution : au pouvoir lointain du ministère et de l’inspecteur se substituera un pouvoir proche. Enfin, le système modulaire du lycée et la réforme du baccalauréat bousculeront la hiérarchie des disciplines, entre celles qui resteront nationales et celles qui tomberont dans le contrôle continu… Il ne faut pas voir dans la philosophie scolaire de Jean-Michel Blanquer une série de « mesurettes », mais une rupture profonde. Si ses propositions en venaient à s’appliquer, c’est le coeur de l’institution lui-même qui en serait bouleversé. »

On perçoit déjà les effets de cette rupture à la fois dans les sanctions qui frappent des militants syndicaux (ceux de Bobigny récemment) et dans des décisions imposées par l’administration. Mais on le voit aussi dans l’émergence des nouveaux mouvements comme les Stylos rouges ou le #pasdevagues qui marquent aussi à leur manière la faiblesse syndicale.

La révolution libérale menée par JM Blanquer est en train de franchir une étape décisive. L’enjeu c’est la poursuite de ses réformes et notamment la mise en concurrence des établissements et la libéralisation de la formation et de l’embauche des enseignants. C’est l’alignement de l’école française sur le modèle anglo saxon. Malgré la guérilla de l’intersyndicale du second degré, il le fait jusque là sans rencontrer une opposition forte.

L’appel de l’intersyndicale

L’appel fonction publique

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Bac : des erreurs et des fraudes

Comment cela est-il possible ? Les sujets du bac sont etstés par des enseignants puis relus par des inspecteurs. POurtant cette année encore des ereurs se sont glissés dans des sujets, notamment dans l’épreuve reine de S, les maths. Pire encore, le ministère annonce officiellement des fraudes. Les sujets de maths de ES et L auraient circulé sur des réseaux sociaux dans plusieurs lycées de l’ouest parisien. Le ministère porte plainte mais n’annule pas l’épreuve. Autrement dit l’avantage donné à ces candidats est  acquis, même si leministère dit qu’ilva être vigilant sur les résultats des candidats. Chaque candidat pourra toujours dire qu’il a bien révisé. Cette amabilité faite aux fraudeurs tient-elle aux lycées en question ?

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Loi sur la fonction publique : le retour des amendements Brisson

Annualiser le service enseignant, soumettre son affectation au bon plaisir du chef d’établissement : Max Brisson, sénateur LR et rapporteur de la loi Blanquer au Sénat, n’avait pu inscrire ces idées dans la loi Blanquer. Il commence à y réussir dans la loi de transformation de la fonction publique, examinée par le Sénat le 20 juin.

Rejetés lors de la commission mixte paritaire sur la loi Blanquer, les amendements présentés par Max Brisson (LR), rapporteur de la loi Blanquer  au Sénat, tentent de revenir à l’occasion de l’examen de la loi de transformation de la fonction publique. Ce texte porte déjà de nombreux éléments négatifs comme la quasi suppression des commissions paritaires et les « nouveaux leviers manageriaux » accordés aux chefs d’établissement. Max Brisson s’est parfaitement ajusté à l’esprit de la loi en proposant l’amendement 202. Celui-ci donne au chef d’établissement un droit de regard sur l’affectation des enseignants :  « Il est associé à la décision d’affectation dans son établissement d’un enseignant ou d’un personnel d’éducation ». Les commissions paritaires n’étant plus à même d’intervenir sur l’affectation, les enseignants seraient donc affectés selon le bon plaisir de l’administration  académique et des chefs d’établissement. Cet amendement a été adopté par le Sénat. Max Brisson a retiré d’autres amendements  qui visaient à augmenter le nombre d epostes à profil, rétablir le « contrat de mission » envisagé pour la loi Blanquer et empêcher que les professeurs agrégés soient nommés en collège.

Le Sénat va examiner le 25 juin l’article 18 de la loi de transformation de la fonction publique pour lequel Max Brisson a déposé un amendement instaurant l’annualisation du service des enseignants du second degré (amendement 203) : « Les obligations de service des enseignants du second degré sont définies sur une base annuelle ». Selon M Brisson,  » la définition hebdomadaire du service d’enseignement entraîne la perte d’un grand nombre d’heures de cours ». Il s’agit de les faire faire aux enseignants…

Amendement 202

Amendement 203

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Le ministère décidé à supprimer une semaine de congés

Le Comité technique ministériel a une seconde fois examiné le projet de décret imposant la formation continue durant les congés dans la limite de 5 journées par an. Le texte avait été présenté une première fois le 13 juin. Le décret précise : « Une allocation de formation est attribuée aux personnels enseignants de l’éducation nationale qui bénéficient lors des périodes de vacance des classes, à l’initiative de l’autorité compétente ou après son accord, d’actions de formation professionnelle relevant du 2°, du 3°, du 4° et du 5° de l’article 1 du décret du 15 octobre 2007, et qui ont été approuvées par le recteur. Dès lors qu’elles sont réalisées à l’initiative de l’autorité compétente, ces actions de formation n’excèdent pas, pour une année scolaire donnée, cinq jours lors des périodes de vacance de classes ». A nouveau le ministère a refusé les amendements syndicaux réservant cette mesure aux volontaires. Et à nouveau les syndicats présents (Fsu, Unsa , Sgen Cfdt et Snalc) ont voté contre le texte. Le ministère semble décidé à passer en force ce texte qui supprimera une semaine de congés pour tous les enseignants.

Le texte présenté le 13 juin

Le projet de décret

Notre article du 15 avril

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L’intersyndicale de l’enseignement professionnel appelle à bloquer les corrections du bac pro

La correction du bac professionnel va peut-être prendre du retard. L’intersyndicale de l’enseignement professionnel (Cgt, Snuep Fsu, Sud, Snalc, Sies, Snetap, Sncl) appelle les enseignants à faire grève à partir du 24 juin, premier jour de la correction du bac professionnel. Ce bac est corrigé dans des centres de correction ce qui facilite l’action collective.  » Les nombreuses questions sur la mise en place de la réforme de la voie professionnelle, notre opposition à la casse du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers dont celui des PLP et l’exigence d’une revalorisation immédiate de nos salaires nous contraignent à donner un prolongement à la grève du 17 juin », explique l’intersyndicale.  » L’intersyndicale de la voie professionnelle..appelle  les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet. Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels de la voie professionnelle et de l’Enseignement agricole qui s’engageront dans cette action ».

L’appel

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L’enseignement catholique réticent sur le SNU

« Il n’est aujourd’hui pas possible aux ministres du culte, de quelque religion que ce soit, d’entrer dans les enceintes et de célébrer les cultes. La loi de 1905 qui garantit la liberté de culte n’est pas respectée » , a déclaré le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, le 20 juin sur la chaine KTO. IL a aussi demandé les moyens nécessaires à la limitation des classes à 24 élèves de la GS au CE1 promise par le président de la République.  » Il va falloir recruter des enseignants et les rémunérer », précise t-il , ce qui est « en contradictions avec les orientations budgétaires de 2018 et 2019 ».

Sur La Croix

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Des professeurs recrutés en job dating

Selon La Nouvelle République, l’académie de Poitiers a recruté des professeurs contractuels lors d’un « job dating » organisé le 19 juin. Les candidats étaient reçus par des conseillers de Pôle Emploi qui en 10 minutes sélectionnaient les futurs enseignants. L’académie explique qu’ensuite ces contractuels sont suivis. Le Snes local et les Stylos rouges ont demandé que cessent ces pratiques qui préparent la privatisation de l’éducation nationale.

Sur la NR

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Allemand : promesse non tenue pour les bilangues

« chose promise, chose crue… »

« On a rétabli toutes les classes européennes, toutes les classes bilangues », avait déclaré Jean-Michel Blanquer à Aix-la-Chapelle le 22 janvier 2019 lors de la Conférence citoyenne sur l’Europe. Et, selon l’Adeaf , association des professeurs d’allemand, « le nombre de sections bilangues allemand-anglais augmente légèrement en 6ème ». Mais ce n’est pas le cas des heures d’allemand dans les classes bilangues selon une enquête de l’Adeaf.  » Le nombre de sections bilangues allemand-anglais augmente certes légèrement en 6ème mais la parité horaire entre les deux langues n’est pas la règle et il n’y a quasiment plus de parcours bilangue à partir de la 5ème ». De ce fait « l’allemand a le plus souvent le statut (et l’horaire) LV2. Les moyens ne sont pas pérennes et l’offre d’allemand peut être remise en cause chaque année ». Pour l’Adeaf, « les élèves de bilangue ont au total moins d’heures d’allemand qu’avant la réforme du collège. Comme par ailleurs l’option Langue et culture européenne qui pourrait permettre un approfondissement linguistique n’est que très peu proposée, faute de moyens, rares seront désormais les élèves qui pourront atteindre en allemand en fin de 3ème le niveau B1, voire même le niveau A2 dans l’ensemble des activités langagières ! »

Sur le site adeaf

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L’intersyndicale de la voie professionnelle appellent à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que début juillet.

L’intersyndicale de la voie professionnelle : CGT Éduc’action, CGT Agri, SNUEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SIES, SNETAP FSU et SNCL FAEN appellent les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet.

Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels de la voie professionnelle et de l’Enseignement agricole qui s’engageront dans cette action.

Début du message transféré :

Le ministre doit répondre aux revendications des personnels de la Voie pro

Communiqué intersyndical
Publié le jeudi 20 juin 2019 sur https://www.sudeducation.org/Le-ministre-doit-repondre-aux-revendications-des-personnels-de-la-Voie-pro.html

Le ministre doit répondre aux revendications des personnels de la Voie pro.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le ministre doit répondre aux revendications 
des personnels de la Voie pro.

La grève de la surveillance des épreuves du bac, lancée le 17 juin, a été suivie de façon significative dans les lycées professionnels, généraux et technologiques.

Contrairement aux annonces du ministre de l’Éducation nationale, celle-ci a été majoritaire dans bon nombre d’établissements.

Le niveau de mobilisation de nos collègues a obligé les autorités académiques à faire des convocations en surnombre, à utiliser des personnels administratifs ou de vie scolaire et des enseignant·es du privé pour assurer la surveillance dans les centres d’examen.

C’est à ce prix que les épreuves se sont déroulées, parfois dans des conditions inacceptables pour les élèves.

Malgré ce niveau de mobilisation, le gouvernement n’a apporté aucune réponse aux revendications des personnels.

Les nombreuses questions sur la mise en place de la réforme de la voie professionnelle, notre opposition à la casse du statut général des fonctionnaires et des statuts particuliers dont celui des PLP et l’exigence d’une revalorisation immédiate de nos salaires nous contraignent à donner un prolongement à la grève du 17 juin.

L’intersyndicale de la voie professionnelle : CGT Éduc’action, CGT Agri, SNUEP FSU, Sud Éducation, SNALC, SIES, SNETAP FSU et SNCL FAEN appellent les personnels de la voie professionnelle à se remettre en grève et à ne pas participer aux corrections dans les centres d’examen à partir du 24 juin ainsi que lors de l’épreuve de contrôle début juillet.

Nos organisations syndicales ont déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels de la voie professionnelle et de l’Enseignement agricole qui s’engageront dans cette action.

Montreuil, le 20 juin 2019

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L’intersyndicale soutient les rétentions de notes décidées en AG

Un nouveau communiqué a été signé aujourd’hui par une intersyndicale + collectifs nationale aussi large que celle de lundi. A retenir spécialement : les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole ainsi que les Stylos rouges et la Chaîne des Bahuts soutiennent les mouvements de reconduction de la grève des surveillances et de rétention des notes du baccalauréat décidés en AG.

Plus aucun scrupule ne doit arrêter les collègues pour organiser des AG partout où c’est possible (AG de correcteurs-trices sur leur ville ou département ou lors des réunions d’entente ou d’harmonisation) pour voter collectivement la rétention !

Vous avez bien lu : l’intersyndicale soutient les rétentions de notes décidées en AG ✊

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La grève des examens tourne à celle des corrections

« Une ligne rouge a été franchie ». La formule du Snpden, le principal syndicat de chefs d’établissement, résume la situation d’exaspération d’une partie des enseignants, déterminés à faire plier le ministre. Un mouvement de rétention des notes, lancé par des assemblées générales en philosophie est en train de gagner d’autres disciplines. Pour la philosophie il est suivi dans 4 académies. Dans l’enseignement professionnel, où le bac est corrigé dans des centres, la grève des corrections prendra la forme de piquets de grève. Tous ces mouvements visent à empêcher la tenue des jurys le 4 juillet et donc le retard de la publication des résultats à moins que le ministre accepte le dialogue avec ces enseignants.

« Si le bac passe à 45% en contrôle continu, sa valeur variera avec la réputation du lycée où il est passé ; ce qui aura un impact sur les poursuites d’études », écrivent des professeurs de philosophie de l’académie de Dijon. « La réforme réduit le nombre d’heures et de postes : disciplines inégalement implantées et parfois mutualisées ;  « classes » éclatées ; groupes prévus de base à 35, allègements et dédoublements soumis aux choix locaux et non garantis… La Réforme entraîne des suppressions de postes en développant les cours par visio-conférence et par le CNED ». Ces enseignants ont voté le 19 juin la rétention des notes. Le mouvement de rétention des notes en philosophie a déjà gagné les académies de Créteil, Toulouse, Strasbourg et Dijon. Des professeurs d’histoire géo de Créteil ont repris la formule. A Versailles des professeurs de philosophie refusent de retirer leurs copies.

Un autre mouvement se dessine à la suite de ce qui se passe en enseignement agricole. En Ile de France un appel des professeurs de lycée professionnels à faire la grève des corrections pourrait bien être repris par des syndicats  de PLP. L’examen est corrigé en centre et cela voudrait dire le blocage des centres comme dans l’enseignement agricole.

Le Snpden juge ce mouvement  » jusqu’au-boutiste mais sans effets » mais appelle au  » dialogue social permanent, constructif et productif » et demande que « l’engagement sans réserve des personnels de direction, certes salué de tous côtés, soit aussi reconnu ».

Rétention des notes à Dijon

Le site Bloquons Blanquer

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L’OCDE demande une autre formation pour les enseignants

Présentant les résultats de Talis le 19 juin, Ludger Shuknecht, secrétaire général adjoint de l’OCDE, Karine Tremblay et Noémie Le Donné, analystes, ont mis l’accent sur la nécessité  de soutenir davantage les enseignants débutants, de revoir l’offre de formation continue et d’encourager les enseignants « à être les moteurs de la société de demain ». Des recommandations qui imposent une refonte de la formation initiale et continue.

Une formation inadaptée

« La formation initiale n’est pas ajustée à ces défis ». Les propos de Ludger Shuknecht ciblent la difficulté des enseignants français à prendre en charge les enfants à besoins particuliers. Ils visent aussi les problèmes de discipline plus importants en France que dans la plupart des autres pays de l’OCDE.

Moins d’un quart des enseignants français ont suivi une formation à la gestion de classe, un taux qui est le plus faible de l’enquête Talis. C’est aussi en France que le pourcentage d’enseignants ayant participé à de la formation continue est le plus faible.

L’OCDE fait trois recommandations pour la France. La première c’est « un meilleur soutien enseignants étudiants et débutants ». L’OCDE lie ainsi la formation initiale et les premières années d’exercice, une vision qui s’est imposée aussi dans la réforme de la formation portée par la loi Blanquer.

Renforcer la gestion de classe


« La France a un profil atypique de formation car les enseignants commencent par préparer un diplôme supérieur axé sur un contenu disciplinaire avant de se spécialiser dans l’enseignement », explique K. Tremblay. « De ce fait, la préparation aux aspects professionnels du métier est plus faible ». 20% des enseignants français n’ont une formation que disciplinaire ce qui est « unique » pour K Tremblay. Pour elle, la loi Blanquer avec la pré professionnalisation des étudiants est « intéressante ». « Elle accompagne les enseignants dans la découverte du métier de façon progressive. Cela rapproche le modèle français de celui des autres pays ».

L’OCDE demande un renforcement de la formation initiale en pédagogie, gestion de la classe et prise en charge des élèves à besoins particuliers. Cette demande va dans le sens de ce qu’annonce JM BLanquer, notamment quand avec l’appel à des enseignants de terrain pour former les enseignants dans les futures INSPE.

Revoir l’affectation des enseignants

Mais les recommandations OCDE vont plus loin. L’organisation demande à « revoir l’affectation des enseignants débutants et expérimentés pour leur premier poste ». Talis montre que les enseignants débutants ont plus de mal à gérer les élèves et qu’ils sont affectés dans des collèges difficiles. L’OCDE en conclut qu’il faut revoir les règles d’affectation des débutants et aussi des expérimentés.

Jusque là le ministère a opté pour une autre solution : dégager du temps pour la formation des enseignants dans les établissements les plus défavorisés (rep+) et y encourager le travail en équipe. Changer les règles d’affectation alors que celles-ci participent de la reconnaissance de l’ancienneté et du travail des enseignants supposerait que le ministère puisse récompenser autrement les enseignants, ce qui n’est pas acquis.

L’OCDE souhaite aussi que le tutorat soit développé et que la collaboration entre enseignants soit encouragée. Là aussi les Rep+ apparaissent comme un laboratoire. Mais généraliser la mesure a un coût.

Prendre en compte l’avis des enseignants pour la formation continue


L’OCDE souhaite revoir « l’offre et les modalités » de la formation continue. L’enquête Talis montre que les demandes de formation des enseignants comme des chefs d’établissement ne sont pas prises en compte. Alors que l’enquête montre que les enseignants préfèrent les formations de pair à pair et répondant à leur demande.

L’OCDE souhaite des incitations à la participation à la formation continue. On sait que la loi Blanquer la rend obligatoire.

Enfin l’enquête Talis insiste sur l’innovation pédagogique. Les enseignants français font partie des professeurs qui croient le moins dans la capacité d’innovation de leurs collègues. Pour N Le Donné, la France pourrait s’inspirer du Portugal où la collaboration entre enseignants est encouragée et où les enseignants réfléchissent ensemble à des pratiques pédagogiques innovantes. L’objectif pour les enseignants français serait de les aider à « tirer plus de profit de la diversité des classes ».

C’est donc un appel à la transformation de la formation, mais aussi des règles de fonctionnement de l’Ecole française, que lance l’OCDE au moment où la loi Blanquer arrive en fin de parcours. Si le Parlement a renoncé à changer les règles d’affectation, les recommandations de l’OCDE rejoignent la réforme de la formation menée par JM BLanquer.

Le rapport

Talis : Revoir la formation

Talis : les pratiques pédagogiques des enseignants français

Talis : L’indiscipline

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Revoir la formation des enseignants

Parmi les 33 pays participant à l’enquête de l’OCDE Talis sur la formation des enseignants, la France est un cas à part. C’est le seul pays où la formation des enseignants ne débute qu’au niveau master. Et on verra que cela a à voir avec les difficultés de l’École française. Le problème n’est pas la nomination des directeurs des Espé, comme l’affirme la loi Blanquer, mais de savoir si la France veut vraiment s’offrir des enseignants formés…

« Parmi les 33 pays et économies dont les données sont disponibles, la plupart des enseignants ont une formation à l’enseignement reposant sur une approche « simultanée » qui octroie aux futurs enseignants un diplôme unique pour des études dont le contenu disciplinaire, la pédagogie et les autres cours relatifs à l’enseignement débutent dès le début de leurs études supérieures. La France fait figure d’exception car ses enseignants obtiennent le plus fréquemment leur diplôme à l’issue d’une formation à l’enseignement reposant sur une approche « consécutive » qui exige que les futurs enseignants suivent deux phases d’études supérieures : une première phase avec un enseignement universitaire axé sur une discipline et une deuxième phase axée sur la pédagogie et les stages pratiques », explique l’OCDE. La France est aussi le pays ayant le plus d’enseignants formés seulement à une discipline (19 contre 10%).

Résultat, les enseignants français sont moins formés à la pédagogie et aux pratiques de classe, assure Talis : seulement 66% d’entre eux contre 79% en moyenne. Et les enseignants français sont aussi parmi ceux qui expriment le plus leur manque de formation pédagogique : 50%. « Il faut noter également qu’en France, seulement 55% des enseignants ont été formés à la gestion des comportements des élèves et de la classe au cours de leur formation initiale, ce qui est nettement en dessous de la moyenne de l’OCDE (72%). Ils sont encore moins nombreux (22%) à se sentir bien ou très bien préparés dans ce domaine à l’issue de leur formation initiale », affirme l’OCDE. Ils sont aussi parmi ceux qui sont le moins suivis dans leurs premières années, un point que la loi Blanquer pourrait améliorer si des crédits sont affectés à cela.

Malheureusement, ce qui suit cette formation initiale insuffisante n’est pas non plus au standard des pays développés. Les enseignants français ont le plus faible taux des 33 pays pour  la formation continue. De plus cette formation est moins diversifiée que dans les autres pays.

L’OCDE enfonce le clou en observant la qualité de la formation dans des termes choisis. « La participation à des cours et séminaires en présentiel est l’un des types de formation continue les plus répandus parmi les enseignants au sein de l’OCDE. En France, 50% des enseignants participent à ce type de formation, tandis que 20% des enseignants participent à des formations basées sur l’apprentissage et le coaching entre pairs. Il est intéressant de noter que les enseignants, dans l’ensemble de l’OCDE, déclarent que la formation continue basée sur la collaboration et les approches pédagogiques collaboratives compte parmi le type de formations qu’ils jugent les plus efficaces ».

Un exemple, la formation à l’enseignement des élèves à besoin particulier

Un exemple particulièrement éclairant est donné par Talis à propos de l’enseignement aux élèves « à besoins particuliers ». On sait que depuis 2005, la scolarisation de ces enfants est effective dans le premier degré. Elle l’est maintenant au collège, cible de Talis.

La situation française est parfaitement présentée dans ce graphique proposé par Talis.

En France 40% des enseignants ont des classes comptant au moins 10% d’élèves à besoins particuliers ce qui est supérieur à la moyenne de Talis (27%). La moitié des enseignants déclarent avoir été formés en formation initiale à l’enseignement à ces élèves. Mais seulement 25% se sentent réellement préparés, un taux parmi les plus faibles de Talis. Les enseignants français sont aussi ceux qui ont bénéficié le moins d’une formation continue en ce domaine. Ils sont pourtant parmi ceux qui demandent le plus cette formation. C’est aussi une priorité pour les chefs d’établissement. Mais tout cela semble peu compter aux yeux de l’institution scolaire…

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Talis : l’indiscipline, le mal qui ronge les collèges français

Chaque année, les élèves des collèges défavorisés français perdent une semaine de cours par rapport à leurs camarades favorisés. C’est l’indiscipline qui explique cet écart. En France plus d’un tiers des enseignants des collèges signale des problèmes de discipline, un taux supérieur à la moyenne de l’OCDE (28%). Et qui se concentre sur les collèges défavorisés. . C’est un des principaux enseignements de l’enquête Talis menée auprès de 3000 enseignants et 200 principaux de collège par l’OCDE. Talis pointe la ségrégation sociale dans les collèges et les conditions d’affectation des enseignants en France. Les enseignants eux se déclarent de moins en moins compétents pour faire face.

Une croissance du harcèlement

En apparence tout va bien. 94% des enseignants français déclarent avoir de bonnes relations avec leurs élèves, un pourcentage conforme à la moyenne des 48 pays de Talis. Les enseignants français sont aussi dans la même moyenne d’âge que leurs collègues des 48 autres pays (43 ans).

Mais 27% des principaux signalent des actes d’intimidation ou de harcèlement dans leur établissement, soit le double de la moyenne OCDE. Ce pourcentage a nettement augmenté depuis 2013. Ce qui fait dire à l’OCDE que « ce problème nécessite une étroite surveillance et des mesures ». Il faut sans doute aussi prendre en compte une prise de conscience plus importante depuis 2013 et les nombreuses campagnes contre le harcèlement.

10 minutes de perdues à chaque cours

Du côté des enseignants, 71% déclarent devoir fréquemment calmer des élèves contre 65% pour la moyenne OCDE. En moyenne, les professeurs passent 17% du temps des cours à gérer la discipline de la classe, ce qui est au dessus de la moyenne de l’OCDE (13%). Ce temps moyen a augmenté de 1% depuis 2013 ce qui représente, selon l’OCDE, 3 jours de classe de perdu . Il reste environ 75% de temps pour l’enseignement, à comparer avec 80% en Finlande, 79% au Japon ou 86% en Russie. Seulement 5 pays passent plus de temps à rétablir l’ordre en classe que la France parmi la quarantaine de pays qui ont répondu à cette question. Par exemple le Brésil et la Turquie.

Des profs qui n’en peuvent plus ?

Tout se passe comme si les enseignants français baissaient les bras sur ce terrain : 87% déclarent faire respecter les règles de la classe en 2018 contre 98% en 2013. Le sentiment d’être compétent en ce domaine a fortement chuté. Seulement 73% des enseignants français s’en sentent capables. Ils étaient 94% en 2013. 85% des enseignants en moyenne s’en sentent capables dans l’Ocde.

Talis pointe la faible mixité sociale des collèges et la formation

Comment expliquer cette situation difficile et qui se dégrade ? Talis donne des pistes. D’abord les enseignants français ont des classes beaucoup plus hétérogènes que les autres pays. Selon Talis, 42% des professeurs déclarent avoir un tiers des élèves issu de milieu défavorisé, contre 20% en moyenne dans l’OCDE. 32% ont un élève sur dix issu de l’immigration contre 17% dans l’OCDE. L’OCDE pointe nettement un effet ségrégatif dans le système scolaire français qui regroupe les élèves favorisés sur certains collèges.

L’autre effet ségrégatif est au niveau des enseignants. Si 73% des enseignants se sentent capables de contrôler le comportement des élèves, c’est 76% pour les plus expérimentés et seulement 58% pour les débutants. Or la particularité de la France c’est aussi de regrouper les enseignants débutants sur les collèges où le pourcentage d’élèves défavorisés est le plus fort.

Enfin Talis pointe les insuffisances de la formation des enseignants français dans la  gestion de la classe. Si juste après les Japonais, ils se déclarent les moins aptes à rétablir l’ordre, c’est aussi qu’ils sont les moins formés à gérer une classe des 48 pays participants. Les enseignants français sont aussi parmi ceux qui demandent le plus de formation en ce domaine (6ème rang).

Une semaine de classe en moins pour les enfants défavorisés

Le résultat se lit dans l’écart du temps d’instruction des élèves. En moyenne les élèves français ont perdu 3 jours de classe du fait de leur indiscipline croissante depuis 2013. Mais l’écart entre les collèges favorisés et défavorisés est plus important. Chaque heure de cours on perd trois minutes de cours de plus dans les collèges défavorisés par rapport aux favorisés simplement pour établir l’ordre dans la classe. Cela fait 7.5 jours de classe en moins par an pour les collèges défavorisés. Des journées de classe manquantes auxquels s’ajouteront, on le sait, les remplacements non pourvus.

Pisa avait déjà montré le lien entre réussite scolaire climat positif dans la classe. Pour l’OCDE il s’agit d’un climat discipliné où les élèves peuvent se concentrer en classe et où les enseignants peuvent proposer un enseignement calme et ordonné. Pour l’OCDE « suivre des classes où l’ordre règne bénéficie à tous les élèves mais davantage aux plus vulnérables ». Mais le climat scolaire a aussi à voir avec la façon dont la société organise son école.

La discipline force principale de l’École ?

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