NDDL. Le ras-le-bol de gendarmes engagés dans la ZAD

Alors qu’une guerre d’usure est engagée dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, l’Association professionnelle nationale militaire tire la sonnette d’alarme.

Sur sa page Facebook, l’Association professionnelle nationale militaire s’alarme de la situation d’enlisement qui caractérise l’opération menée depuis le 9 avril, dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. « Ce que l’on redoutait depuis l’annonce de l’abandon du projet de NDDL est en train de se produire : un enlisement désastreux, en terme d’image, de l’expulsion et de la destruction des abris de fortune des occupants illégaux d’un territoire abandonné par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années », écrit-elle notamment.

à lire sur le sujet    ZAD. La guerre d’usure

« Extrême détermination des marginaux »

« (…) Les forces de gendarmerie ont été calibrées pour répondre à la demande expresse du politique pour enfin exécuter les décisions de justice et détruire les constructions illégales qui avaient été érigées anarchiquement par des « amoureux de la nature ». Le décor ainsi planté devait permettre aux décideurs de « faire ce qu’ils avaient dit ». C’était sans compter sur l’extrême détermination des marginaux de Notre-Dame-des-Landes à ne pas quitter un lieu qu’ils avaient unilatéralement décidé de s’approprier. D’une opération bon enfant d’accompagnement d’engins de chantier pour faire exécuter les « déconstructions », comment en est-on arrivé à une guérilla rurale qui s’annonce de plus en plus délicate physiquement et moralement pour les gendarmes engagés sur place ».

« Maintenir l’ordre ou le rétablir, lorsque les objectifs sont clairs, la gendarmerie sait faire. C’est plus compliqué quand les consignes sont manifestement de réaliser de telles opérations sans entrer en contact avec ceux qui n’ont aucun respect pour l’État de droit ».

Des individus rompus à toutes formes de transgressions

« Après Sivens (et la mort de Rémi Fraisse, NDLR), ces politiques qui donnent chaque jour des leçons de fermeté ont retiré les grenades offensives qui permettaient de se dégager rapidement d’une situation dangereuse. Il faut être véritablement inconséquent pour imaginer que des individus belliqueux, rompus à toutes formes de transgressions, se contentent de répondre à quelques lacrymogènes par des gestes de tendresse. Non, parce qu’ils sont déterminés à agresser de manière violente, brutale et définitive ceux qui représentent le symbole de l’État ».

« Ceux que l’on presse à l’envi »

Dans ce post Facebook, l’exaspération des forces de l’ordre est plus que palpable : « Beaucoup de gendarmes mobiles sur place en ont ras le casque de cette démission du politique qui ne veut pas en dire le nom (…). Que les politiques prennent garde à la montée d’une grogne légitime de la part de ceux que l’on presse à l’envi et qui ne réclament qu’une seule chose : faire le travail pour lequel ils sont entrés au service du pays ».

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