Quelle mobilisation le 1er février ?

Combien de lycéens dans la rue le 1er février ? Combien d’établissements touchés ? Ce sera les points à observer pour l’avenir du mouvement de contestation de la loi d’orientation dans le supérieur. Car le 1er février ne doit être qu’une mise en jambe pour la journée du 6 février.

Réunie le 27 janvier, la Coordination nationale de l’éducation a réuni des syndicats enseignants (la Fsu, FO, Sud éducation, CGT), les lycéens de l’Unl, Unl sd, SGL et les étudiants de l’Unef. Elle appelle à manifester le 1er février et à multiplier les assemblées dans les lycées et les universités.

« Les attendus nationaux, déclinés en attendus locaux sont rédigés dans la précipitation et sans consultation réelle des enseignant·es concernés, ni des instances des universités. Ceux-ci vont pourtant être déterminants pour l’accès des bachelier·es aux formations post-bac et pour les réorientations des étudiant·es en cours de Licence », écrit la coordination. « Dans de nombreux cas, ils vont bloquer l’accès des jeunes aux filières de leur choix, leur imposer des remises à niveau qui ne sont pas encore connues ou organisées, mais aussi décourager les candidatures, en particulier des élèves les plus en difficulté. Dans de nombreux cas, la mise en place de capacités d’accueil, la croissance du nombre de bachelier et la multiplication des vœux (non hiérarchisés) vont transformer la quasi-totalité des filières ouvertes en filières sélectives. La procédure d’émission des vœux et d’affectation semble aujourd’hui extrêmement complexe, voire irréalisable. La limitation à 10 vœux, l’absence de hiérarchisation des vœux, le calendrier d’affectation, vont générer d’énormes difficultés à la fois pour les services universitaires et pour les jeunes et leurs familles. Nous craignons que de nombreux bachelier·es restent sans affectation ».

De son coté, le Snes élargit la lutte aux dotations horaires insuffisantes, au rapport Mathiot et à la réforme du lycée. « Les attaques contre les personnels du second degré et leur professionnalité sont légions depuis l’arrivée du nouveau président : suppression de moyens dans un contexte d’augmentation du nombre d’élèves à accueillir, réforme à marche forcée de l’affectation dans l’enseignement supérieur introduisant une sélection pour masquer un manque de places disponibles, volonté de transformer le bac au risque de lui faire perdre son caractère national, volonté de décliner pour le second degré une imitation de l’enseignement supérieur qui fera peser sur les élèves les raisons de leur échec ou non. »

Le 1er février prend donc l’allure d’une étape dans une mobilisation dont la clé de voute devrait être le 6 février. Pour les lycéens le mouvement n’est aps bien choisi. Certains établissements ont organisé des examens blancs. D’autres sont en train de faire passer les TPE. C’est pourtant dans la mobilisation des lycées que le mouvement va jouer son avenir.

Les lycéens ont beaucoup à perdre avec la généralisation des procédures sélectives dans le supérieur. C’est particulièrement vrai des bacheliers technologiques et professionnels qui perdent la priorité qui leur était reconnue avec APB pour accéder aux Bts et Iut et qui devraient être les premières victimes des « attendus » locaux. Mais peu d’établissements de banlieue ont bougé jusque là

Communiqué

Snes

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