La drôle d’enquête du CNRS sur la radicalisation des lycéens

Drôle d’enquête menée par Olivier Galland et Anne Muxel sur le processus de radicalisation chez les jeunes et dévoilée le 20 mars. L’enquête ne prétend pas être représentative de la jeunesse française. Les eux chercheurs expliquent que si elle porte sur 7000 jeunes , ils ont fait le choix d’établissements de banlieue ou le taux de jeunes musulmans est particulièrement fort.

Cela ne les empêche pas d’arriver à une conclusion générale qui est que la radicalisation est liée à la religion et non à la discrimination dont souffrent ces jeunes.  » Nous avons constaté dans notre étude un effet religieux qui est, on ne peut le nier, présent chez les jeunes musulmans de notre échantillon », disent-ils. « D’une part, ils sont trois fois plus nombreux que les autres à défendre une vision absolutiste de la religion – en considérant à la fois qu’il y a « une seule vraie religion » et que la religion explique mieux la création du monde que la science. 11 % des jeunes de notre échantillon sont sur cette ligne, un chiffre qui triple pour ceux de confession musulmane. D’autre part, quand on combine le degré d’adhésion à cet absolutisme religieux et la tolérance à l’égard de la déviance ou de la violence, on retrouve le même facteur multiplicatif : 4 % des jeunes de toutes confessions défendent une vision absolutiste de la religion tout en adhérant à des idées radicales, alors que ce chiffre est de 12 % chez les jeunes musulmans de notre échantillon… Le fait est que la prise en compte des sentiments de discrimination ne diminue qu’à la marge l’effet religieux. Dans notre échantillon, les jeunes musulmans qui se sentent discriminés adhèrent certes plus souvent à des idées radicales que ceux qui ne se sentent pas discriminés. Or, qu’ils soient discriminés ou non, ils sont toujours plus nombreux que les autres jeunes à adhérer à ces idées ».

Tirer une conclusion générale d’un échantillon que l’on a soi même construit en le désignant comme non représentatif aboutit au final à trouver ce que l’on cherche. Une conclusion qui alimente le discours contre l’Islam.

Dans le journal du CNRS

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