Candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir ce dimanche qu’il était prêt à discuter avec le candidat PS Benoît Hamon, sous conditions.

Si Benoît Hamon prend ses distances avec le gouvernement en place et les ministres dont il veut abroger les lois, Jean-Luc Mélenchon se dit prêt à discuter (photo d'illustration)
Si Benoît Hamon prend ses distances avec le gouvernement en place et les ministres dont il veut abroger les lois, Jean-Luc Mélenchon se dit prêt à discuter (photo d’illustration) © AFP / Christophe Archambault

Combien de candidats y aura-t-il à gauche pour la présidentielle ? Alors qu’à droite, c’est la panique après les révélations du salaire de Penelope Fillon et la suspicion d’emplois fictifs, à gauche, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont un agenda politique chargé ce week-end.

Le président du Front de gauche et candidat de la France insoumise tiendra ce dimanche à Lyon un meeting d’un genre un peu particulier, puisqu’il aura lieu en simultanée à Paris grâce à un hologramme. Jean-Luc Mélenchon doit y répondre au programme de Marine Le Pen, détaillé samedi, à Lyon également, devant les militants du Front national. Mais il doit aussi indiquer si oui ou non, il travaillera avec le candidat désigné par la primaire écologiste Yannick Jadot et celui qui a remporté la primaire élargie du Parti socialiste, Benoît Hamon.

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« Laissons-lui le temps de passer le coup de balai »

Dans le Parisien ce dimanche, Jean-Luc Mélenchon se dit prêt à travailler, éventuellement, avec Benoît Hamon. A condition que celui-ci termine de « rompre avec l’ancien monde » et se détache des ministres dont il veut « abroger les lois » : « laissons-lui le temps de passer le coup de balai » a-t-il tempéré.

Le message est clair. Mais au cas où, son porte-parole, Alexis Corbière, en a rajouté une couche sur franceinfo en se demandant s’il « est possible d’abroger la loi El Khomri par exemple, ce que propose Benoît Hamon, en reconduisant tous les députés qui sont en place depuis 2012 ? ».

Un appel du pied incitant Benoît Hamon à contacter le candidat qui le talonne dans les sondages, plutôt que les membres du gouvernement en place : « Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il était prêt à rencontrer Benoît Hamon, […] et pour l’instant il n’a toujours pas pris contact avec nous. Il apparaît qu’il s’est d’abord plutôt tourné vers Bernard Cazeneuve et François Hollande. »