MARDI 11/10 GREVE pour sauver l’éducation prioritaire en lycée : tract d’appel et affiche pour panneau syndical « Touche pas ma ZEP » / NOUVEAU : motion de soutien pour école/collège REP(+) ou ex-RRS / Grève à Marseille (2 lycées signataires !) et dans l’Oise / La CGT et le SNUEP-FSU Créteil appelle à la grève

-Cette nouvelle journée de grève commune (votée à l’AG de coordination du 3/10 à la bourse du travail dont vous avez eu les compte-rendu) s’annonce déjà comme celle de l’extension par rapport à la journée du 29/09.
D’abord extension sur la région parisienne puisqu’au niveau des soutiens syndicaux, on avait eu le 29/09 un appel unitaire (CGT, FO, SNEP, SNES SNUEP-FSU, SUD éducation) à la grève sur la seule académie de Versailles. Cette fois-ci la CGT éduc’ation et le SNUEP-FSU Créteil ont décidé de les rejoindre en appelant également à la grève sur l’académie de Créteil. Ce qui va permettre d’étendre la mobilisation. Des lycées du 93 et du 94 ont déjà annoncé qu’ils seraient en grève mardi.
Mais aussi un début d’extension hors région parisienne au plan national, puisque le lycée Victor Hugo de Marseille a voté la grève pour mardi 11 aujourd’hui en AG. Ils sont 2 nouveaux lycées à avoir rejoint l’appel aujourd’hui sur Marseille (avec le lycée St-Exépury),  on en est donc à 3 bahuts signataires dans le 13 avec Port-de-Bouc !
Mais ce n’est pas tout puisque le lycée André Malraux de Montataire, près de Creil dans l’Oise (académie d’Amiens) a déposé un prévis de grève pour mardi 11/10. La FSU de l’Oise (60) a d’ailleurs décidé de soutenir l’appel, c’est la première SD FSU à le faire (pour rappel le SNES-FSU 92, le SNEP et le SNUEP Versailles soutiennent déjà l’appel)
 
Et enfin au plan syndical, nationalement, la CGT éduc’action, la fédération SUD éduction et l’UNL ont déjà décidé de soutenir l’appel « Touche pas ma ZEP ».
 
Par ailleurs, pour ce qui est nouvelles de la mobilisation, après le lycée de La Tourelle de Sarcelles (95) bloqué par les élèves le 30/09 (avec intervention policière et des interpellations !), c’est au tour de Simone de Beauvoir à Garges (95) qui a été lui bloqué par les parents et les élèves aujourd’hui (voir article du Parisien en fin de mail). La pression commence sérieusement à monter pour le ministère…
 
Pour la semaine prochaine, la veille de la grève, lundi 10/10, s’annonce déjà comme une nuit de l’éducation prioritaire en lycée, puisque plusieurs bahts ont déjà décidé d’occuper.
-NOUVEAU : vous trouverez aussi ci-dessous une motion/courrier-type de soutien pour écoles ou collèges REP/REP+ ou ex RRS qui nous envoient leurs anciens élèves et qui souhaitent soutenir notre appel à diffuser largement à vos contacts (rédigée en reprenant une initiative de collègues du collège Voltaire de Sarcelles). Les parties à modifier par chaque école ou collège sont en jaune. On peut en faire une motion à présenter en conseil d’école ou en CA de collège. Mais on peut aussi l’envoyer comme courrier à la ministre à transmettre par la voie hiérarchique.
 
Si des écoles ou des collèges avec lesquels vous êtes en contact ont ce tte démarche, n’oubliez pas de leur dire de nous le signaler pour qu’on les rajoute dans les soutiens de l’appel (soit en soutenant collectivement en ligne, soit en nous envoyant un mail).
-Enfin, vu que la mobilisation monte pas mal, les initiatives se multiplient comme ce détournement d’affiche sur la fraude RATP par des collègues d’un lycée mobilisé pour donner un visuel sympa sur la mobilisation (voir PJ) : Et c’est qui les fraudeurs ? c’est eux les fraudeurs !
 
 
Et aussi le tout nouveau site (en construction) du collectif « Touche pas ma ZEP » : http://www.tpamz.levillage.org/ (merci aux collègues de Mantes-la-Jolie, 78)
 

Les personnels  mobilisés A ………….., le ……………………………………

du Collège / de l’école…..

à Madame la Ministre de l’Education Nationale,

s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie  de …………

s/c de Madame la DASEN du ….,

s/c de Madame la Principale / l’IEN de ………………………..

Madame la Ministre de l’Education Nationale,

Nous, personnels éducatifs du Collège / de l’école……………….. classé REP/REP+ ou anciennement classé RRS souhaitons vous faire connaître par le présent courrier, notre pleine et entière solidarité envers les collègues des lycées de l’éducation prioritaire, et particulièrement envers ceux des lycées ……………………………………………………

En effet, nous ne comprenons pas la logique qui ferait que des élèves qui ont été de la maternelle à la Troisième des élèves de l’éducation prioritaire, n’en fassent plus partie à partir de la Seconde.

Nous nous demandons comment leurs difficultés scolaires et personnelles auraient pu disparaitre durant l’été, entre le collège et le lycée, justifiant ainsi que les quelques aides dont ils bénéficiaient leur soient brutalement retirées.

Les chiffres du dernier rapport du Conseil National d’Evaluation du Système Scolaire (CNESCO), par exemple, disent que nos élèves ne maîtrisent actuellement que 35 % des compétences attendues en français, en fin de Troisième.

Or c’est à ces élèves en grande difficulté scolaire que vous retirez les maigres béquilles que le label Education Prioritaire leur donnait. L’échec de ces élèves semble désormais assuré.

Autre cause avérée des inégalités scolaires, toujours selon le CNESCO : le manque de stabilité des équipes pédagogiques dans l’Education prioritaire.

Retirer à nos collègues de lycées le faible avantage dont ils ont pu bénéficier en enseignant dans ce type d’établissements, ne contribuera pourtant qu’à accroître fortement le renouvellement incessant des équipes.

Le manque de considération pour nos collègues et pour nos anciens élèves nous choque profondément. C’est pourquoi nous soutenons l’appel “Touche pas ma ZEP !” pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée (voir PJ).

Nous sommes atterrés de constater qu’alors que tous les signaux scolaires et sociétaux sont au rouge, le choix politique de faire sortir les lycées de l’Education prioritaire ne peut contribuer qu’à une chose : amplifier le sentiment de rejet et d’abandon déjà omniprésent au sein des quartiers populaires.

Nous vous demandons donc, Madame la Ministre de l’Education Nationale, d’accorder à nos collègues et à leurs élèves toute la considération qu’ils méritent en accordant le statut d’éducation prioritaire à tous les établissements qui le nécessitent.

Par ailleurs, les collèges et les écoles anciennement classés en Réseau de Réussite Scolaire (RRS), qu’ils aient ou non conservé le label REP ou REP +, sont nombreux à découvrir des moyens en baisse par rapport à la rentrée 2015. Nous vous demandons donc de prendre conscience de l’ampleur du problème que révèle le rapport du CNESCO, en augmentant de façon conséquente les moyens accordés, de la maternelle au baccalauréat, à une éducation qui n’a de prioritaire que le nom. Seules la réduction urgente de la taille des classes, accompagnée de dédoublements, et la mise en place de compensations spécifiques pour les personnels (droits à la mutation, indemnités…) à même de stabiliser les équipes permettra de réduire les inégalités scolaires.

Nous sommes prêts à en discuter avec vous, quand vous le souhaiterez.

Veuillez recevoir nos cordiales salutations, et l’assurance de notre profond attachement au service public d’éducation.

Les personnels mobilisés du Collège ou de l’école

Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire

“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com’ ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l’éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu’ils ont conservé le label REP : « REP+ = Rien En Plus ! ».

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d’une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d’annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.

Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d’enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d’établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d’un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d’effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.
Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Jean Zay d’Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d’Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Eugène Delacroix de Drancy (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès, George Braque et Cognacq-Jay d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Maurice Eliot d’Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d’Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo de Marseille (13), Saint-Exupéry de Marseille…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d’Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St-Exépury de Villiers-le-Bel (95), collège Romain Rolland de Bagneux (92), du collège Voltaire de Sarcelles (95)…

Avec le soutien de : CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux et Villeneuve-la-Garenne (92)…

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

https://www.facebook.com/touchepasmazep/

A Garges, le lycée de Beauvoir toujours mobilisé

>Île-de-France & Oise>Val-d’Oise>Garges-lès-Gonesse|06 octobre 2016, 17h10|0
Garges-lès-Gonesse, ce jeudi 6 octobre 2016. Les parents d’élèves du lycée Simone de Beauvoir ont bloqué l’établissement ce jeudi. (LP/A.
Garges-lès-GonesseEducation PrioritaireZEP

« Nous voulons montrer que l’on reste mobilisés ! » Ce jeudi, les parents d’élèves du lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse, soutenus par leurs enfants, ont bloqué l’établissement. Un mouvement qui fait suite à l’appel à la grève national lancé mardi dernier par l’intersyndicale des personnels (enseignants, agents, surveillants) sous le mot d’ordre de « touche pas ma ZEP ». Parents et personnels craignent que les lycées soient rayés de la carte de l’éducation prioritaire, alors que les quatre collèges de la ville sont classés REP et REP +. «Ces classements donnent des moyens supplémentaires et des points de mutation pour les enseignants. Les perdre, c’est le risque de se retrouver avec des équipes pédagogiques moins stables. Et ce sont les élèves qui en pâtiront », expliquent les parents mobilisés.

  leparisien.fr

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