L’enseignement professionnel s’unit contre le projet d’E Macron

Carton plein contre C Grandjean. Tous les syndicats de l’enseignement professionnel, à l’exception du Sgen Cfdt, appellent à la grève le 18 octobre contre la réforme portée par E Macron. Ils dénoncent la baisse du volume des enseignements et un projet « adéquationniste » pour l’orientation des jeunes. « Chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel doit pouvoir trouver la formation de son choix ».

Reconversion des enseignants

Cette fois ci ils sont tous là et même au-delà des syndicats enseignants. Pas moins de 18 syndicats appellent à la grève le 18 octobre dans l’enseignement professionnel. Coté enseignants , citons la Cgt, le Snuep et le Snes fsu, le Snetaa Fo, le Snalc, Sud, la Cnt, le Se Unsa, Fo Snfoep, le Snetap, sud territoires, le Sundep et le Snep Unsa (enseignement privé), la Cgt agri, le Sea Unsa mais aussi le Sui Fsu (inspecteurs) et le Snupden Fsu (personnels de direction). A l’exception du Sgen Cfdt et de la Fep Cfdt, c’est tout l’enseignement professionnel qui est mobilisé contre le projet de réforme porté par E Macron.

« La méthode ne change pas », écrivent-ils, « aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale ». »L’augmentation du nombre de semaines de stages impliquera moins de semaines d’enseignement » soulignent-ils. La précédente réforme avait déjà réduit le volume d’enseignement.  La nouvelle va peser à la fois sur les enseignements généraux et les enseignements professionnels « pour qui le président de la République a déjà annonce un vaste plan de reconversion ». Le souvenir de la reconversion forcée des professeurs de GA, marquée par des suicides, fait sens pour les enseignants.

« Une réforme à l’oppose de nos ambitions »

L’intersyndicale dénonce aussi « l’adéquationnisme » d’E Macron qi veut lier la carte des formations aux besoins immédiats des entreprises locales. « Chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel doit pouvoir trouver la formation de son choix », estime l’intersyndicale. Le 22 septembre, en comité technique ministériel, la Fsu, l’Unsa, Fo, la Cgt, le Snalc ont déposé un voeu commun  dénonçant dans le projet présidentiel « des dangers avérés pour l’avenir des élèves, de nos métiers et de nos établissements ». Le vœu a été dapoté epr 14 voix avec une abstention (Le Sgen Cfdt).

« La réforme est à l’opposé de nos ambitions » affirment les syndicats qui fait de la grève du 18 octobre « le point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet ».

Un combat difficile

Disons le la route sera longue et difficile. E Macron s’est impliqué personnellement dans ce projet, notamment lors de son intervention dans un lycée des Sables d’Olonne. Il a fait de cette réforme un projet essentiel de son quinquennat. Et il entend aller vite. Pire encore, il a rompu avec une orientation décidée il y a un siècle qui a séparé l’enseignement professionnel du ministère du Travail pour le donner à l’éducation nationale. La nomination d’une ministre (C Grandjean) sous la double tutelle du Travail et de l’Education nationale matérialise la nouvelle orientation. D’autant que sur l’avenir de l’enseignement professionnel, le ministre de l’Education nationale se fait remarquer par un inaltérable mutisme.

 

Communiqué

Macron aux Sables d’Olonne

L’enseignement professionnel s’unit

Macron et la réforme du LP

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Kai Terada : Les soutiens impliquent Pap Ndiaye

La décision de la rectrice de Versailles, le 22 septembre, de muter d’office Kai Terada dans un autre département à une heure de son lycée actuel, n’a fait que renforcer les soutiens du professeur de maths. Surtout c’est maintenant Pap Ndiaye qui se retrouve impliqué au premier plan dans une affaire qui prolonge la répression blanquérienne. Une large intersyndicale a manifesté sa désapprobation le 23 septembre. Son comité de soutien contredit les propos de la rectrice de Versailles et met en cause directement Pap Ndiaye.

Une volonté de reprise en main du lycée

Professeur de mathématiques au lycée Joliot Curie de Nanterre (92), Kai Terada a appris sa suspension à la rentrée puis, le 22 septembre, sa mutation d’office dans un lycée de Saint-Germain en Laye , à une heure de  trajet de Joliot Curie.

Le 23 septembre, en comité technique ministériel, la quasi-totalité des syndicats enseignants (Fsu, Unsa, Fnec FO, Sgen Cfdt, Cgt et Snalc) ont fait une déclaration commune dénonçant la répression syndicale et demandant l’annulation de la décision de la rectrice de Versailles.  Sans réponse du ministère, 3 syndicats (Fsu, Fnec FO et Cgt) ont quitté la séance. Ils invitent le ministre « à prendre ses responsabilités et annuler sans délai la décision de la rectrice ».

Celle-ci, qui est une proche d’E Macron, dans un communiqué du 24 septembre, manifeste clairement sa volonté de reprise en main du lycée J Curie. Elle annonce « engager un plan d’accompagnement de l’établissement » pour « réaffirmer les bases du fonctionnement des instances du lycée pour ne permettre le pilotage » et présente la mutation de K Terada comme visant « à créer des conditions renouvelées pour reconstruire un climat apaisé, indispensable au bien être des personnels et des élèves ». Une formule assez provocatrice dans un lycée très perturbé par la sanction qui frappe un enseignant à qui aucune faute n’est reproché et qui est en poste depuis 16 ans dans l’établissement.

Le ministre interpellé

« C’est avec le même objectif que le ministre de l’éducation nationale a décidé de retirer l’arrêté de suspension temporaire » de K Terada, affirme la rectrice.  En fait, révèle le comité de soutien à K Terada, qui parle de « communication mensongère, l’arrêté de suspension tombe de facto avec l’arrêté de mutation.

Le comité met directement le ministre en cause. « Les occasions d’apaiser la situation n’ont pas manqué à Pap Ndiaye », écrit le comité qui rappelle le recours hiérarchique exercé le 13 septembre par K Terada et les démarches des syndicats le 21 puis le 23 septembre.

« Le ministre n’a effectué aucun geste d’apaisement », écrit le comité, « mais il est évident qu’il est partie prenante de cette répression ». Le comité évoque aussi « la souffrance » occasionnée par « la mise sous tutelle pédagogique » du lycée J Curie.

Six jours après la manifestation parisienne qui avait l’espoir d’un règlement positif de ce qui semblait être le dernier soubresaut du blanquerisme, le comité fait le bilan et constate la parfaite continuité répressive de JM Blanquer à P Ndiaye.

 

Communiqué

Petition

Cagnotte

Lettre du comité de soutien

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Pap Ndiaye sous pression de la droite

Même ministère, même campagne. Quelques années après N Vallaud Belkacem, et peut-être pour la même raison, Pap Ndiaye est en but à une campagne de droite sur le thème de la laïcité. BFM signale deux notes des renseignements territoriaux mentionnant des invitations sur les réseaux sociaux à porter des habits religieux à l’école. Une des notes , qui parle de comptes anonymes, est plus floue. Il s’agit d’habits « ostensiblement religieux mais aussi les tenues et accessoires qui, au premier abord n’ont aucun caractère religieux mais le deviennent par la volonté de l’élève ». Certains chefs d’établissement signalent bien une recrudescence des abayas, mais ce vêtement est aussi lié à la mode. Il n’y a aucune estimation réelle de la portée, religieuse ou pas, du phénomène. L’extrême droite s’est emparée du sujet, qu’il s’agisse de Zemmour qui appelle à surveiller les écoles ou de Barbara Lefebvre. La droite n’est pas en retard. Dans un tweet, Max Brisson, sénateur LR , présente les propos de P Ndiaye comme » soumis aux délires communautaristes des universités américaines » et contraires aux principes et aux valeurs de notre République ». Le ministre assure être « attentif à toutes manifestations et signes qui portent atteinte à la laïcité à l’école » et annonce « des données plus précises » en octobre. Tout cela pourrait être sans importance. Mais en réalité cela pousse le ministre à prendre une posture qui se retrouve par exemple dans ses décisions contre les militants de Sud, autre adversaire de l’extrême droite.

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Covid : Le gouvernement maintient les aides aux capteurs de CO2

« En ce début d’année scolaire, le Gouvernement a décidé de prolonger l’aide exceptionnelle accordée aux collectivités territoriales jusqu’au 31 décembre 2022, afin de les aider à mieux équiper de capteurs de CO2 les écoles et les établissements scolaires de l’enseignement public », annonce le gouvernement. Chaque collectivité locale peut bénéficier d’une aide égale à 8€ par élève. « La mesure de la concentration en CO2 à l’aide des capteurs déployés dans les écoles et les établissements scolaires permet de s’assurer que le renouvellement d’air y est suffisant », écrit le gouvernement. Le ministère de l’éducation nationale revendique 120 000 capteurs dans les 60 000 écoles et établissements scolaires. Si ces capteurs sont importants pour lutter contre une épidémie qui redémarre, ils restent en nombre insuffisant et ne règlent pas le problème de l’aération.

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[FSU-44] Audience Rectrice | Grève 29 septembre | Réponse E. Macron | Retraites

FSU
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                                                          Nantes

25 SEPTEMBRE 2022
LETTRE FSU Académie Nantes

FSU
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Audience avec la Rectrice de Nantes
Mercredi 14 septembre, la FSU a été reçue par Madame la Rectrice, nouvellement nommée dans l’académie de Nantes. Ce fut l’occasion de passer en revue les principaux sujets d’actualité de notre rentrée.
Consulter le compte-rendu de cette audience, par un accès direct points par points

Grève le
                                                          29 septembre

Pour les salaires et la justice sociale et écologique, luttons ! En grève le 29 septembre !

La FSU appelle avec la CGT et Solidaires à une journée de grève intersyndicale pour les salaires et la justice sociale et écologique.
Le 29 septembre prochain, l’ensemble des salarié·es est appelé à se mobiliser par la grève. Il s’agit d’exiger d’autres choix pour plus de justice sociale et écologique :
  • augmentation générale des salaires et des pensions ;
  • respect des métiers essentiels, majoritairement occupés par des femmes ;
  • investissement dans les services publics ;
  • considération pour les agentes et agents ;
  • mesures ambitieuses pour une justice sociale et écologique.

Salarié·es, retraité·es, sans-emploi, mobilisons-nous massivement pour faire entendre notre voix pour une autre répartition des richesses !

Lire le communiqué de la FSU
Lieux de manifestation sur le site de la FSU de votre département
(liens en bas de ce mail)

FSU de Loire Atlantique
Tel : 02.40.35.96.55 / Mail : fsu44@fsu.fr
Site internet : http://fsu44.fsu.fr/

FSU du Maine et Loire
Tél. 02.41.25.36.49 / Mail : fsu49@fsu.fr
Site internet : http://sd49.fsu.fr/

FSU de Sarthe
Tél. : 02 43 43 86 21 / Mail : fsu72@fsu.fr
Site internet : https://fsu72.fsu.fr/

FSU de Mayenne
Téléphone : 02.43.53.54.60 / Mail : fsu53@fsu.fr
Site internet : http://fsu53.fsu.fr/

FSU de Vendée
Tel : 02.51.05.56.80 / Mail : fsu85@fsu.fr
Site internet : http://fsu85.fsu.fr/

En
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[SUD_EDUCATION] 😾Salaires, retraites : tou·tes en grève le 29 septembre !

Salaires, retraites : mettons un coup d’arrêt au gouvernement ! 
Chères et chers collègues,

Les mesures gouvernementales annoncées sur le pouvoir d’achat sont en dessous de la situation de paupérisation de la population. Elles ne sont pas à la hauteur de la crise sociale profonde qui pèse déjà sur la population, de la crise énergétique qui s’annonce et de l’urgence écologique et sociale.

❌La revalorisation de 3,5% de la valeur du point d’indice est bien en deçà de l’urgence de relever l’ensemble des rémunérations de 10%. Aujourd’hui, de nombreux collègues ont des difficultés à se loger, se chauffer, se nourrir ou à se déplacer et cela s’aggrave avec l’inflation.

❌ Le Président menace d’intégrer le recul de l’âge de départ en retraite dans un amendement à la Loi de Financement de la Sécurité Sociale. Le projet du gouvernement vient sanctionner l’ensemble de la population : travailler plus longtemps pour produire et polluer davantage, niveler les conditions de travail par le bas par la mise en concurrence des salarié·es sur le marché du travail, et favoriser les plus riches qui vont souscrire à des mutuelles privées pour partir plus tôt.

Lire le communiqué de SUD éducation
Pour lire notre dossier « Salaires »

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Epreuves de spécialité : Pap Ndiaye assume un mauvais choix

Premier test pour Pap Ndiaye. Dans un message envoyé aux enseignants le 22 septembre, Pap Ndiaye assume le maintien des épreuves de spécialités fin mars.  Il annonce des programmes « resserrés » pour l’examen tout en invitant les professeurs et les élèves à finir le programme jusqu’en juin. A choisir entre le respect de Parcoursup, une icône macronienne, et les demandes des enseignants, le ministre a choisi l’icône. Pourtant cela a fait réagir les enseignants très majoritairement favorables à des épreuves en juin. Le ministre n’en  a cure et  leur demande en plus de distribuer une lettre aux élèves…

« Attentif aux inquiétudes »…

« Attentif aux inquiétudes que vous avez pu exprimer, j’ai veillé à garantir les meilleures conditions de passation de ces épreuves et décidé de resserrer, de manière pérenne, les programmes d’examen dont la nouvelle version sera publiée sous huitaine au bulletin officiel ». Justement le BO du 22 septembre publie le calendrier officiel des examens. Et le ministre invite les enseignants à distribuer aux élèves une lettre ministérielle où il précise que « les enseignements de spécialité se poursuivront jusqu’au mois de juin afin de vous préparer à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur ».

Envoyée aux enseignants des lycées, ces phrases concentrent bien des motifs de mécontentement pour les enseignants. Les associations professionnelles , comme les syndicats enseignants, ont fait valoir que le choix de mars oblige à traiter le programme trop vite au détriment de la compréhension et de la préparation aux épreuves. Le ministre y répond en réduisant le programme de l’examen. Mais il n’indique pas les points du programme retenus pour l’examen. Et cela plonge les enseignants dans une nouvelle inquiétude. « Suis-je en train de perdre du temps sur un chapitre qui ne sera pas choisi pour l’examen ? » se demandent ils. Le fait que le ministre ne soit pas capable de donner en même temps le calendrier et le nouveau programme n’est pas le signe d’une bonne gestion de ce dossier.

Mais le pire est peut-être dans la lettre aux élèves. Pap Ndiaye les invite à suivre les cours des spécialités jusqu’en juin. Or l’expérience de la session 2021 c’est que les élèves ont disparu des classes une fois l’épreuve passée. Un point que le syndicat des personnels de direction Snpden Unsa a lui aussi souligné. Le 21 septembre, le Dgesco a minimisé les choses rappelant que les élèves séchaient déjà les cours en terminale « il y a 30 ans ». Certes mais sans doute pas dès le mois de mars !

Un positionnement révélateur

« En maintenant envers et contre tous ce calendrier absurde le ministère empêchera les professeurs d’enseigner des programmes exigeants de manière sereine et approfondie », écrivaient les associations de spécialistes le 21 septembre. Ces 16 associations représentent les professeurs qui enseignent en spécialités.

Une d’entre elles, l’Apses a immédiatement réagi à la lettre de P Ndiaye. « Les enseignant.e.s auront connaissance des thèmes exigés pour les épreuves du baccalauréat plus d’un mois après la rentrée, dans un contexte dans lequel les progressions (ordre dans le traitement des chapitres) choisies ne sont pas les mêmes pour toutes les classes. Ainsi, une partie des thèmes qui feront l’objet d’allègements auront déjà été traités dans une partie des classes, ce qui ne permettra pas à ces élèves d’envisager plus sereinement l’année puisqu’il leur restera encore l’intégralité du programme à traiter d’ici le mois de mars. Ceci constitue une atteinte inacceptable à l’égalité des candidat.e.s », écrit l’Apses. Elle demande que les épreuves aient lieu en juin.

Pour le Se-Unsa, « en plaçant les épreuves de spécialités fin mars, le calendrier du baccalauréat général et technologique publié au BO du jeudi 22 septembre, ne répond ni aux attentes des enseignants ni aux ambitions affichées par la réforme des lycées GT telles qu’annoncées au moment de sa mise en place ». Le syndicat  » regrette que de telles décisions soient prises sans concertation, alors que le comité de suivi de la réforme de la voie générale et technologique est enfin prorogé ».

Le ministre a fait le choix de maintenir un calendrier décidé par Parcoursup alors que l’année dernière le passage des épreuves en mai n’avait pas nui aux élèves. Il a fait le choix du soutien à un outil mis en place par E Macron plutôt qu’être attentif aux demandes des enseignants, de leurs associations, de leurs syndicats et des personnels de direction. En ce sens cette décision est révélatrice d’un positionnement ministériel.

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Face à la crise, l’école catholique en quête de nouvelles aides

Double évolution dans les rapports entre l’enseignement catholique et l’Etat. Dans son discours de rentrée, le 22 septembre, Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, souligne les difficultés financières à venir des établissements catholiques frappés par la crise. Il en appelle à « l’engagement » de l’Etat et la fin des « discriminations ». Mais il souligne aussi la complète adhésion de l’enseignement catholique à la réforme éducative portée par Emmanuel Macron. Ce que le président veut faire dans le public c’est somme toute ce que fait déjà l’enseignement catholique…

Le poids de la crise

« Nous sommes très inquiets. Il va falloir que la puissance publique nous accompagne ». Les établissements catholiques privés sous contrat commencent à perdre des élèves. A la rentrée 2022, c’est 18 000 élèves qui manquent, soit 1%, répartis entre premier et second degré. Cela concerne aussi le supérieur, notamment les BTS avec 6000 élèves en moins. Parmi les facteurs expliquant ce recul, il y a la crise démographique. Mais aussi les premières retombées de la crise économique avec notamment la hausse du prix de la demi pension.

Mais le pire est devant. Les établissements catholiques vont être touchés par la hausse du prix de l’énergie. Philippe Delorme cite en exemple une école primaire dont la facture énergétique va passer de 20 000 à 200 000€. La crise concerne aussi la restauration scolaire, qui ne bénéficie pas de subventions publiques. Ce sont donc les familles qui devront suivre la hausse et le SGEC craint le départ d’une partie des élèves. « Face aux difficultés un grand nombre de familles ont renoncé à inscrire leurs enfants dans nos établissements », explique P Delorme.

La solution c’est bien sur l’aide de l’Etat et des collectivités territoriales. « J’en appelle à un engagement renouvelé de la puissance publique aux cotés de nos établissements, des familles qui les choisissent… Je ne suis pas en train de quémander. Je parle d’équité », dit P Delorme. Il  préfère parler de mesures contre la « discrimination » dont il dit être victime l’école catholique. « Discrimination pour la restauration » déclare P Delorme parce que les élèves des établissements privés sous contrat ne bénéficient généralement pas des mêmes aides financières des collectivités locales que ceux du public. « Discrimination au niveau des transports scolaires », pour les mêmes raisons.  L’enseignement catholique demande aussi à bénéficier du bouclier tarifaire des écoles publiques pour ses dépenses énergétiques.

Soutien à la réforme d’E Macron

« L’engagement des acteurs » c’est aussi ce que l’enseignement catholique lit dans la réforme éducative d’Emmanuel Macron. « Je dis « allons y », « banco » Je dis même « chiche » , applaudit P Delorme. Parce que la réforme Macron « c’est  comme cela que nous essayons de fonctionner depuis toujours avec un pilotage centré sur l’établissement » , explique t-il. Somme toute le projet d’établissement, le recrutement des enseignants par le chef d’établissement, la marge d’autonomie dans l’organisation du temps scolaire, la présence d’enseignements particuliers au nom du caractère propre, la gestion financière indépendante de chaque établissement c’est ce modèle qu’E Macron veut généraliser dans le public.

Le SGEC voit dans la réforme Macron l’occasion d’aller plus loin encore dans le management des établissements. Par exemple dans « l’aménagement de l’année ». Interrogé par le Café pédagogique sur l’influence du modèle catholique sur l aréforme Macron, P Delorme répond que « ce ne sera pas la première fois qu’on s’inspire de notre façon de faire ». « Je suis partageur », dit-il.

Recadrage

Partageur jusqu’à un certain point. Alors que P Ndiaye dit mettre la mixité sociale en tête de ses préoccupations, l’enseignement catholique, où la ségrégation sociale règne, se sent visé. S’il est associé aux contrats locaux d’accompagnement et donc à l’éducation prioritaire depuis l’année dernière, avec 14 établissements à cette rentrée, l’enseignement catholique recadre les choses. « Nous n’accepterons jamais la sectorisation contraire au principe de liberté de choix des familles », dit P Delorme. Ni les quotas jugés « inefficaces ». P Delorme parle de « ligne rouge » pour ces deux points. L’enseignement catholique se tiendra donc en dehors des politiques de mixité sociale.

Mais c’est l’impact de la crise qui sera le grand défi de l’année pour l’enseignement catholique. JM Blanquer l’a fait bénéficier de la prise en charge de ses maternelles avec l’instruction obligatoire à 3 ans. Selon P Delorme cela aurait couté au minimum 60 millions à l’Etat, peut-être plus.  En osmose avec la vision de l’Ecole du président de la République, l’enseignement catholique demande de nouvelles prises en charge. Cela pourrait aller vite…

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Kai Terada muté d’office

Tous ceux qui attendaient du ministre un geste d’apaisement sont très déçus. Professeur de maths au lycée Joliot Curie de Nanterre (92), Kai Terada  est suspendu depuis la rentrée. Son dossier administratif est vide et il ne fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire. La rectrice de Versailles a décidé le 22 septembre de le muter d’office « dans l’intérêt du service » au lycée Poquelin de Saint Germain (78) à près d’une heure de distance. Kai Terada est  soutenu par une large intersyndicale (Sud, Cgt, FO, Fsu) et des groupes politiques (LFI, EELV, PCF) qui voient dans la sanction qui le frappe une mesure de répression anti syndicale. L’intersyndicale avait été reçue le 22 septembre par le cabinet de P Ndiaye , ce qui était une bonne nouvelle. Finalement, le ministre a choisi de continuer la politique décidée par JM Blanquer.

 

Sur cette affaire

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L’Ecole et le covid en Europe

Quel impact a eu le covid sur le fonctionnement des écoles en 2020-2021 ? La commission européenne publie une étude courte qui montre la variété de l’organisation de l’enseignement pendant la pandémie. Contrairement à ce qu’on a pu entendre, la France n’est pas le pays dont l’école est restée le plus longtemps ouvert.  La Suisse, l’Espagne, des pays d’Europe du nord ont laissé leurs écoles ouvertes en Cm1 et 4ème.  D’autres pays ont misé sur l’enseignement à distance au moins une partie de l’année, comme la France. Peu d’écoles sont restées totalement fermées sans enseignement à distance comme en Allemagne, Portugal, Belgique. L’apport le plus intéressant de l’étude porte sur la préparation des écoles au covid. En CM1, la France est, après l’Albanie, le pays dont les écoles étaient les moins préparées à la crise sanitaire faute d’outil d’enseignement à distance.  Seulement 18% des écoles françaises avaient accès à un ENT contre 51% des écoles européennes. L’équipement informatique des écoles françaises était aussi en dessous de la moyenne européenne avec1 ordinateur par élève pour 13% des élèves (17% en Europe).

 

L’étude

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Pour l’Icem Freinet, P. Ndiaye c’est la continuité

Sans surprise, un ministre succède à un autre et même si la forme change, le fond reste le même : celui de la destruction de l’École en tant que service public et de la mise à mal de ses professionnel·es », écrit l’Icem dans sa tribune de rentrée. « Après les évaluations de CP, de CE1, de GS, cette année ce sont les classes de CM1 qui seront évaluées. En 2023, ce seront les écoles dans leur ensemble qui le seront. Ces évaluations prétendent aider les élèves en difficulté alors qu’elles ne sont qu’un moyen pour l’administration de contrôler ses agent·es… Quant à la mise en place de la loi Rilhac, elle témoigne d’une caporalisation de l’éducation nationale, plus que d’un travail en équipe pédagogique ».

 

La tribune

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Le calendrier des examens et de l’orientation

Le bulletin officiel du 22 septembre publie le calendrier de l’année. En ce qui concerne l’orientation, les voeux d’affectation en 2de seront saisies par les familles du 9 au 30 mai. Les évaluations devront être saisies pour le 2 juin. Les conseils de classe de 3ème et de 2de GT se tiendront à partir du 5 juin. Le brevet aura lieu les 26 et 27 juin. L’épreuve de langue aura lieu le 27. Pour le bac général et technologique, les épreuves de spécialité sont fixées du 20 au 22 mars, celle de philosophie le 14 juin et les épreuves anticipées de français le 15 juin. Les épreuves du bac professionnel sont fixées du 13 au 23 juin.

 

Au BO

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Aménagement des examens pour les candidats handicapés

Aurélie Gono et Marie-Pierre Toubhans de l’INSHEA ont réuni dans un dossier l’ensemble des textes officiels régissant les aménagements des examens dont peuvent bénéficier les candidats en situation de handicap, qu’il s’agisse des examens de l’enseignement scolaire (général, technologique, professionnel, agricole) et de l’enseignement supérieur. Afin de faciliter la consultation du dossier, plusieurs classements des textes sont proposés : par date, par discipline, par trouble et par diplôme.

 

Le dossier

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SES : La France vit-elle une grande démission ?

Fin 2021 et début 2022, le nombre de démissions a atteint en France un niveau historiquement haut, avec près de 520 000 démissions par trimestre, dont 470 000 démissions de CDI. Peut-on pour autant parler d’une « Grande démission », symptôme d’une rupture dans le rapport des salariés à leur travail suite aux bouleversements liés à la crise sanitaire? L’étude de la Dares donne des explications en lien avec les tensions sur le marché du travail.

 

Sur le site SES ENS

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Dans l’enseignement privé, de plus en plus d’élèves très favorisés. Le Monde

C’est une note des services statistiques du ministère de l’éducation nationale, parue pourtant au cœur de l’été, qui ne cesse d’alimenter les débats dans les cercles éducatifs, tant les chiffres y sont éloquents. Si l’enseignement privé sous contrat accueille environ un élève sur cinq en France depuis plusieurs décennies, l’entre-soi s’y est davantage renforcé que dans le public, indique cette étude, alors que le ministre, Pap Ndiaye, a fait de la mixité sociale l’une de ses priorités. A la rentrée 2021, 40 % des élèves scolarisés dans un collège privé sous contrat étaient issus d’un milieu social très favorisé, contre à peine 20 % dans le public.

Inversement, 18 % des collégiens du secteur privé sous contrat faisaient partie de classes sociales défavorisées, contre 42 % des élèves du secteur public. Des écarts qui n’ont fait que croître, alors que la ségrégation parmi les collèges publics suit une tendance légèrement à la baisse depuis 2018. En 1989, la proportion d’élèves de milieu social très favorisé était déjà supérieure de 11 points en classe de 6e dans les collèges privés par rapport au public. Elle grimpe aujourd’hui à plus de 20 points, avec une accélération depuis les années 2010. Le collège concentre les enjeux de mixité sociale, il est vrai. A l’école élémentaire, les familles font le choix de la proximité.

Au lycée, l’orientation entre filière générale, technologique et professionnelle provoque un tri social, les classes défavorisées étant plus représentées dans les deux dernières voies. Au-delà des chiffres nationaux, c’est à l’échelle locale que tout se joue, tant lieu de résidence et milieu social sont liés. Historiquement, les collèges et lycées privés se sont davantage implantés dans les centres-villes, volontiers plus bourgeois. Aujourd’hui, si un dixième des collèges privés scolarisent moins de 6 % d’élèves de milieu défavorisé, un dixième en accueille au moins 39 %, note l’étude du ministère de l’éducation nationale.

De fait, les écarts de composition sociale entre le privé et le public atteignent leur paroxysme en Ile-de-France, dans le Sud méditerranéen et les départements et régions d’outre-mer. Le cas de Paris est, à ce titre, exemplaire. Dans la capitale, 37 % des collégiens sont scolarisés dans l’enseignement privé sous contrat, qui compte 3 % d’élèves défavorisés dans ses effectifs, selon les calculs de l’économiste de l’éducation Julien Grenet. Selon une étude qu’il a conduite en 2017, la « ségrégation sociale » dans les collèges de la capitale est due pour moitié à la typologie du quartier de résidence lui-même, et pour l’autre moitié à la part des élèves inscrits dans l’enseignement privé, une faible part (5 %) relevant d’inscriptions dans un collège public hors secteur.

L’entrée en 6e, point de bascule

Si, pour une part, les familles scolarisent leur enfant dans le privé par conviction religieuse notamment, pour une autre, ce choix n’était pas acquis au départ. L’entrée en 6e marque le plus souvent le point de bascule. La réputation du collège de secteur, la volonté de « donner le meilleur à son enfant » ou des craintes sur le niveau scolaire ou des violences supposées au sein de l’établissement jouent à plein pour éviter le public. Un dilemme qui touche davantage les classes moyennes et supérieures des grandes villes, où la concurrence entre public et privé est plus frontale, mais qui n’épargne pas d’autres territoires.

« Dans ce système scolaire devenu marché, des tensions existent entre l’intérêt général et les intérêts particuliers, entre l’égalité et la liberté », décrypte le sociologue Aziz Jellab. Cadre dans la fonction publique territoriale près de Clermont-Ferrand, Violaine (les mères interrogées n’ont pas souhaité donner leur nom) n’imaginait pas un instant « mettre ses enfants dans le privé ». Une infirmière scolaire sème le doute pour son fils aîné, détectant une précocité en classe de CE1. « Il sera peut-être davantage dans son élément dans le privé », souffle-t-elle. Issue d’une « famille de profs », Violaine se dit bousculée et réfléchit tout au long de l’école élémentaire, avant d’opter pour un collège privé à l’entrée en 6e« Il s’agissait de le protéger », raconte-t-elle, toujours en « dissonance cognitive » face à cette décision quelques années plus tard.

A Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et malgré les remarques de son entourage, Marie avait fait le choix de l’enseignement public pour ses enfants. Son déménagement à Aix-en-Provence remet ses convictions en question. « Le collège public était à cinq minutes de notre domicile, mais des enfants perturbateurs empêchaient les enseignants de faire cours. Mon fils n’avait que quinze minutes de cours effectifs par heure », relate-t-elle.

Déçus par « le niveau et l’ambiance », elle et son mari font le choix de l’enseignement catholique pour leurs deux enfants à la rentrée 2022. « On y sent une vraie préoccupation pour les élèves et un vrai respect de l’autre », affirme-t-elle après deux semaines de cours. L’enseignement catholique, qui représente près de 95 % de l’enseignement privé sous contrat, assure « prendre sa part » sur ces questions de mixité et « être prêt à faire davantage », selon les mots de son secrétaire général, Philippe Delorme, qui doit aborder le sujet lors de sa conférence de rentrée, jeudi 22 septembre.

« Pas une volonté de sécession »

Depuis quelques années, les moyens sont répartis entre territoires selon leur composition sociale et des postes spécifiques sont attribués pour les établissements accueillant les élèves les plus défavorisés. Philippe Delorme prévient néanmoins : « La lutte contre l’entre-soi ne se décrète pas. Elle prend du temps. Il y a un travail à faire auprès des familles, celles qui s’autocensurent et n’osent pas venir chez nous, comme celles qu’une trop grande mixité pourrait effrayer. » Dans les faits, la grande autonomie dont bénéficient les chefs d’établissement les laisse très libres de leur stratégie de recrutement.

Pour Philippe Delorme, « dans un souci d’équité », promouvoir un plus fort brassage passe par des aides accrues aux familles inscrites dans l’enseignement catholique pour les aider à payer la cantine ou les transports scolaires, d’autant plus en période d’inflation. Des expérimentations ont été menées, à partir de 2015, pour introduire davantage de mixité sociale, le plus souvent sans le concours de l’enseignement privé, non soumis à la carte scolaire. A Paris, un secteur multicollège a vu le jour dans le 18e arrondissement pour brasser davantage les populations.

Il a permis, selon une évaluation menée au bout de trois ans, d’accroître la mixité sociale et de réduire la fuite vers le privé. Cette initiative « montre que la fuite vers les établissements privés ne résulte pas principalement d’une volonté de sécession des catégories aisées, mais de la constitution de ghettos scolaires résultant d’une politique urbaine insuffisamment soucieuse de mixité sociale », relève ainsi le sociologue de l’éducation Pierre Merle.

L’ancienne ministre de l’éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, à l’origine de ces initiatives, ne dit pas autre chose. « Une politique de mixité sociale ne marche que s’il y a une impulsion au sommet de l’Etat, affirme-t-elle. On peut comprendre l’anxiété des parents de mettre son enfant dans un établissement qui a, à tort ou à raison, mauvaise réputation. Le rôle de la puissance publique n’est pas de se croiser les bras, mais de créer les conditions pour que les établissements scolaires ne provoquent plus cette inquiétude. » D’autres dispositifs, à l’échelle locale, tentent d’impliquer l’enseignement privé sous contrat.

« Enseignement semi-public »

En parallèle de la fermeture de deux collèges publics ghettoïsés et d’une répartition des élèves dans les autres établissements du territoire, le conseil départemental de la Haute-Garonne module depuis 2019 une partie de la dotation de fonctionnement qu’il attribue aux collèges en fonction de leur composition sociale. Un dispositif d’incitation financière, sous forme de bonus-malus, qui ne concerne que les crédits pédagogiques, de l’ordre de 54 euros par élève en moyenne. Résultat, en 2022 : 56 collèges, tous publics, ont bénéficié d’un bonus, 40 structures publiques et sept privées ont reçu une dotation stable, et quatorze collèges, tous privés, se sont vus appliquer un malus.

Comment Pap Ndiaye pourra-t-il construire sa politique de mixité sociale face à cet état des lieux ? Y inclura-t-il l’enseignement privé sous contrat ? Cette question a tout d’un tabou dans la sphère politique, car la crainte de raviver la « guerre scolaire » est grande. D’un côté, l’enseignement privé ne veut pas entendre parler d’intégration à la carte scolaire ou de politique de quota. De l’autre, certains défenseurs du public crient au « séparatisme ».

Pour le secrétaire général du Comité national d’action laïque, Rémy-Charles Sirvent, « distinguer les enfants sur les bancs de l’école selon leur origine sociale pose problème pour la réussite de tous les élèves et du système scolaire dans son ensemble. C’est aussi un obstacle à la laïcité, car c’est là où se concentre le plus de pauvreté que ces questions sont aussi les plus vives ». L’enquête Pisa, lancée par l’Organisation de coopération et de développement économiques, le rappelle à chaque édition : la France est l’un des pays où l’origine sociale des élèves détermine le plus fortement leurs performances scolaires.

Pour autant, le droit français consacre la liberté de choix de l’enseignement des familles. De ce fait, les moyens d’action dont dispose l’Etat envers le privé sont limités. Une situation que relativise le chercheur Julien Grenet. « Avec près de 73 % de dotations publiques accordées par l’Etat et les collectivités territoriales, l’enseignement privé sous contrat est massivement subventionné. Parler d’enseignement semi-public serait plus approprié, et l’Etat pourrait afficher davantage d’exigences », souligne-t-il. L’économiste de l’éducation l’assène : « Si le privé ne fait pas cet effort d’ouverture, la baisse démographique actuelle et une tendance sociétale à l’entre-soi risquent encore d’exacerber les écarts entre public et privé. »

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Manifestations pour le droit à l’avortement le mercredi 28 septembre 2022 dans toute la France !

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MERCREDI 28 SEPTEMBRE : MOBILISATION NATIONALE EN FAVEUR DU DROIT A L’AVORTEMENT !
Toutes et tous dans la rue le 28 septembre 2022 journée internationale pour le droit à l’avortement !

Défendre le droit à l’avortement partout, tout le temps!

En Solidarité avec Les femmes des Etats-Unis qui ont vu en 2022 le droit à l’avortement disparaitre ou être réduit dans de trop nombreux Etats;

En solidarité avec les femmes venant de l’Ukraine en guerre qui, réfugiées en Pologne, se voient refuser un droit auquel elles avaient pourtant accès dans leur pays;

En solidarité avec l’ensemble des femmes d’Amérique latine qui, du Mexique au Pérou en passant par le Salvador et le Brésil, luttent sans relâche pour arracher ce droit. Certaines l’ont enfin obtenu comme les Argentines et les Colombiennes;

En solidarité avec les femmes d’Afrique et du Moyen-Orient qui, en majorité, vivent dans des pays où l’avortement est totalement interdit ou très restrictif.

En solidarité avec l’ensemble des femmes d’Europe , et notamment celles de Pologne, Malte,  Andorre,  Monaco qui se voient toujours refuser ce droit  à disposer de leur corps. En solidarité avec les femmes de France qui voient leur accès à l’IVG entravé par les fermetures de centres d’Interruption Volontaire de Grossesse, les fermetures d’hôpitaux de proximité, les diminutions de budgets alloués aux associations féministes !

Parce que nous devrons lutter notre vie durant pour obtenir et déjouer la remise en cause de l’avortement par toutes les forces politiques ou religieuses réactionnaires, en France, en Europe et dans le monde, lançons une riposte féministe internationale le 28 septembre 2022 ! Face à la domination patriarcale sur nos corps: imposons partout le débat pour exiger ce droit fondamental: dans la rue, l’espace public, les médias, les réseaux sociaux!

Partout dans le  monde, exhortons les gouvernements à répondre de toute urgence aux violations des droits humains découlant du refus du droit à l’avortement ! Des femmes et des filles meurent car elles ne peuvent avorter en sécurité ! D’autres sont emprisonnées durant de nombreuses années !

Exigeons des engagements fermes, des ressources humaines et financières dédiées pour que partout dans le monde les femmes, et toutes personnes en ayant besoin, puissent avorter librement, sans frais, et en toute sécurité!

Les droits des femmes à disposer de leur corps, le droit à la santé, les droits sexuels et reproductifs sont des droits fondamentaux. Ils concourent à la réalisation pleine et entière de tous les autres droits et à l’émancipation de toutes et tous !

L’avortement est un droit fondamental !

Toutes et tous dans la rue le 28 septembre 2022  !

Plus que jamais, restons vigilantes pour que nos acquis ne soient pas détruits !

Manifestation à Paris le 28 septembre : départ à 18h30 à la Bastille ! 

Le Collectif Avortement en Europe, les femmes décident est composé d’associations féministes, de syndicats et de partis politiques.

Pour les événements en région, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre antenne ! 

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Répression syndicale : Un nouveau cas à Reims

Huit syndicats de Champagne Ardennes (Cgt, Fsu, Snuep Fsu, Snetaa, Se Unsa, Action et démocratie, Sud et Sgen Cfdt) demandent la réintégration de Frédéreic Bianic dans son établissement, le lycée Diderot à Romilly-sur-Seine (10). Représentant syndical dans ce lycée, il a été mis à l’écart avant de se voir notifier une mutation dans l’intérêt du service. C’est le même procédé utilisé avec d’autres professeurs jugés dérangeants par leur direction. « Il s’agit d’un nouveau cas de répression syndicale », estiment les 8 syndicats. Ils organisent le 21 septembre une manifestation à Reims. A la même heure a lieu à Paris, devant le ministère, une manifestation en soutien à Kai Terada.

 

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Voie pro : Rejet massif de la réforme Macron selon le Snuep Fsu

 » 9 collègues sur 10 sont défavorables à l’augmentation de 50 % des stages (périodes de formation en milieu professionnel), à la fin des grilles horaires nationales, à l’adéquationisme des formations ou encore à la présidence du Conseil d’administration par un chef d’entreprise », déclare le Snuep Fsu à l’issue d’une consultation des professeurs de lycée professionnel.  » Les PLP estiment que la réforme entraînera des conséquences graves sur l’avenir des jeunes et sur nos métiers. Seulement 8 % considèrent que cette réforme donnerait des bases professionnelles plus solides aux élèves. Plus de 92 % estiment que la réussite aux examens ne s’améliorera pas ». Un message destiné à l’intersyndicale qui se réunit le 22.

 

Communiqué

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AED : Le gouvernement a jusqu’au 12 octobre pour payer la prime Rep

 » Le Conseil d’État a donné un délai de six mois pour ordonner l’attribution de l’indemnité REP/REP + à tous les personnels AED qui travaillent en éducation prioritaire. Au-delà du 12 octobre 2022, le gouvernement se trouvera dans l’illégalité », rappelle Sud Education. Le syndicat avait obtenu au printemps dernier une décision du Conseil d’Etat imposant au gouvernement de verser la prime Rep ou Rep+ aux assistants d’éducation.

 

Communiqué

La décision du Conseil d’Etat

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Fuite d’un rapport sur l’éducation sexuelle

Alors que Pap Ndiaye fait de l’éducation sexuelle un de ses thèmes favoris de communication et qu’il diligente en ce moment même une enquête dans les circonscriptions, Mediapart publie un rapport de l’Inspection générale sur ce sujet gardé secret jusque là. Rien d’étonnant : JM Blanquer a été le champion de la censure des rapports de l’Inspection jusqu’au bout. Rédigé en juillet 2021, ce rapport montre que moins de 15% des élèves bénéficient des 3 séances d’éducation sexuelle obligatoires en école et lycée, moins de 20% au collège. En 2017, une enquête du Défenseur des droits arrivait déjà sur cet ordre de grandeur. C’était aussi le cas d’un rapport de l’IGAS en 2010. A la décharge de l’Ecole, les attaques extrêmement violentes des milieux conservateurs contre cet enseignement et les professeurs. Que l’on se rappelle les journées du refus de l’école ou la campagne contre les ABCD de l’égalité par exemple.

 

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