Formation – Les inégalités dans le monde du travail – 11 octobre

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Formation « Les inégalités dans le monde du travail  »

Lieu : Paris 18e ou en visioconférence, au choix

Date : mardi 11 octobre

Salaires, précarité, conditions de travail, participation aux décisions : l’Observatoire des inégalités propose une journée de formation professionnelle pour s’approprier un état des lieux sur les inégalités au travail, connaître et analyser les indicateurs et envisager des pistes pour les réduire.

Axes de travail

  • Comprendre les outils de l’observation des inégalités
  • Les appliquer pour mesurer et analyser les inégalités de revenus et de salaires
  • S’approprier l’état des lieux des inégalités de conditions de travail
  • Envisager des scénarios d’évolution vers une démocratisation du travail

Intervenants

Anne Brunner, directrice d’études à l’Observatoire des inégalités.

Thomas Coutrot, économiste et statisticien, auteur de Libérer le travail. Seuil, 2018.

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

Public et prérequis

Cette formation s’adresse aux professionnels de tous les secteurs, public comme privé : représentants du personnel, syndicalistes, personnels de direction des entreprises et plus largement toutes les personnes intéressées par la question. Elle ne nécessite pas de prérequis. Le nombre de stagiaires est volontairement limité à 16 personnes, afin de garantir la qualité des interactions entre les stagiaires et les formateurs. Elle peut être suivie en visioconférence.

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Accessibilité

Si vous êtes en situation de handicap et avez besoin de mesures d’accompagnement spécifiques, nous vous invitons à nous en informer lors de votre demande d’inscription, au moins un mois avant la date de début de la formation. La référente handicap prendra contact avec vous.

Contact : referent-handicap@inegalites.fr

Contact

Observatoire des inégalités
02 47 44 63 08
info-formation@inegalites.fr

15 rue Jacques Marie Rougé 37000 Tours FR

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Concours : Seulement un poste sur trois pourvu en Ile-de-France dans le 1er degré

On s’attendait à une catastrophe. C’est encore pire : Seulement un poste sur trois est pourvu au concours externe de recrutement des professeurs des écoles en Ile-de-France. Ce sont près de 2000 postes qui vont rester vacants à la rentrée. Il sera très difficile de trouver 2000 contractuels supplémentaires cet été. Le ministère a bien plongé l’enseignement publique dans une crise inédite.

Du jamais vu

On n’a jamais vu de tels résultats aux concours de recrutement de professeurs des écoles. En Ile-de-France, aux concours externe des professeurs des écoles (CRPE externe) on compte seulement 424 admis dans l’académie de Versailles pour 1430 postes proposés. C’est plus de 1000 postes qui restent vacants. Dans l’académie de Créteil il y a 419 admis pour 1079 postes, soit 660 postes vides. Et même à Paris la crise est là : 157 admis pour 219 postes mis au concours, soit 62 postes sans titulaire. A Versailles on a donc seulement 30% des postes qui sont remplis. A Créteil c’est 39% et à  Paris 72%.

Pour comprendre la profondeur de la crise, il faut rappeler que Créteil et Versailles sont traditionnellement déficitaires. Ensuite il faut comparer avec 2021. En 2021 on comptait 1271 admis à Versailles pour 1409 postes proposés, soit trois fois plus que cette année. A Créteil il y avait 1056 admis pour 1420 postes. Soit plus que deux fois plus que cette année. A Paris en 2021 tous les postes étaient pourvus avec 202 admis.

A la rentrée 2022, 1728 postes vont manquer en Ile-de-France. Certes il y a bien les concours spéciaux de Versailles et Créteil. Mais il auront probablement moins de candidats ne serait ce que parce que les listes complémentaire pourraient être utilisées dans les autres académies. Et ces concours n’offrent que 700 postes (500 à Créteil et 200 à Versailles). Même s’ils étaient tous pourvus la situation resterait catastrophique , notamment à Versailles.

Une crise programmée

Cette crise n’arrive pas par hasard. Elle découle en partie de la réforme du concours qui a repoussé en M2 un concours qui avait lieu en M1. Pour les masters MEEF cela a asséché le vivier et c’est particulièrement visible dans le premier degré. Cette évolution aurait du être anticipée car elle était parfaitement prévisible. Elle ne l’a pas été. Régulièrement invité par la Cour des Comptes et les rapporteurs du budget de l’Education nationale à anticiper la baisse démographique , le ministère semble avoir privilégié un management à long terme des postes. Effectivement il y aura probablement moins de titulaires en 2022 que 2021. Mais il sera très difficile de trouver près de 2000 contractuels supplémentaires pour le premier degré cet été.

Concrètement on va dans les 3 académies vers des fermetures de classes à la rentrée, en remplissant les autres classes. Et il n’y aura peut-être quand même pas assez de professeurs pour accueillir les élèves.

Cette situation dramatique se déroule dans les académies les plus populaires. On voudrait avoir la garantie qu’il n’y aura pas de suppressions de classes dans les écoles de l’éducation prioritaire. Si c’était le cas cela veut dire que le management ministériel a fait le choix de faire des économies sur les enfants les plus fragiles et qui ont le plus besoin de l’école.

Les syndicats ont alerté le ministre de la gravité de la situation. Le Snuipp FSU a appelé à utiliser les listes complémentaires et à rendre le métier attractif.  Le Se Unsa a déposé une alerte sociale et fait des propositions pour faire face à la crise. Le Snudi FO demande lui aussi l’utilisation des listes complémentaires.

Mais comment ne pas faire le lien entre cette situation et les choix de management du gouvernement ? Au delà des questions salariales et du discrédit entretenu sur le métier d’enseignant (comme l’ont encore montré les jobs datings), la loi de transformation de la fonction publique a fait le choix de favoriser la contractualisation comme mode d’embauche normal des agents de l’Etat. C’est à la fois le choix du management à moyen terme (ne pas créer des postes qui pourraient devenir excédentaires si la baisse démographique continue) et celui à long terme (remplacer les fonctionnaires par des contractuels) qui expliquent la crise actuelle du recrutement. Et ce sont les enfants des académies populaires qui en font les frais.

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La Cour des Comptes critique sur le tout apprentissage

Dans un rapport et un référé publiés le 23 juin, la Cour des Comptes pointe les insuffisances et les échecs de la réforme de l’apprentissage menée pendant le 1er quinquennat. Elle remarque que s’il y a une très forte hausse du nombre d’apprentis (+98% entre 2019 et 2021) cela n’a pas concerné les jeunes d’âge scolaire. La part de ces jeunes est passé de 63% à 49% seulement des apprentis alors que celle des jeunes suivant des études supérieures a fortement augmenté. « L’apprentissage est désormais perçu comme une voie d’accès à des niveaux élevés de qualification », écrit la Cour.  » Cette recomposition ne correspond pas aux objectifs historiquement associés à la politique de l’apprentissage, qui jusqu’à présent visait à améliorer l’insertion professionnelle des jeunes présentant  les plus bas niveaux de qualification (CAP, baccalauréat professionnel), ceux qui rencontrent le plus de difficulté à s’insérer sur le marché du travail. À partir du niveau de la licence, la plus value sur l’insertion professionnelle est faible, l’apprentissage améliorant plutôt la qualité de l’emploi obtenu (type de contrat, rémunération, etc.) ». La Cour souligne que l’accès des jeunes peu qualifiés à l’apprentissage reste difficile. L’adéquation de l’offre de formation aux besoins des entreprises et des territoires a diminué , souligne encore la Cour car la réforme, qui a fait passer le financement dans les mains des branches, fragilise les formations peu attractives, qui étaient soutenue auparavant par les régions. La qualité des formations pose aussi problème tellement leur nombre a augmenté avec de nouveaux acteurs. Enfin la Cour observe un grave déséquilibre financier. L’Etat ayant très largement soutenu l’apprentissage, le montant des dépenses d’apprentissage sont passées de 5 milliards en 2021 à 11 milliards  en 2022. En 2021 on a observé un déficit de 3 milliards pour France Compétences qui gère l’apprentissage. En 2022 le déficit devrait être encore plus important. La Cour invite l’Etat à définir des objectifs prioritaires et à redéfinir les niveaux de prise en charge. Enfin la Cour souhaite impliquer davantage les établissements scolaires dans l »orientation vers l’apprentissage. Une demande qui va rencontrer probablement des résistances.

 

Le rapport

 

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L’intersyndicale de la Fonction publique veut un rendez vous salarial avant le 1er juillet

Ils sont tous là : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, Unsa demandent ensemble une revalorisation des agents publics. « Depuis des mois, le haut niveau d’inflation se conjugue au gel de la valeur du point d’indice et fait chuter le pouvoir d’achat des agents publics. Les organisations syndicales représentatives affirment avec force que les agents publics ne doivent pas faire les frais de cette situation », écrivent les 9 fédérations. « Nous appelons à la convocation sans délai d’un rendez-vous salarial ouvrant des négociations pour que les mesures d’urgence relatives au pouvoir d’achat des agents publics soient discutées et mises en œuvre le plus rapidement possible, au plus tard le 1er  juillet. Ces mesures d’urgence devront porter sur une revalorisation conséquente et visible de la valeur du point d’indice ; des mesures d’urgence sur les grilles de rémunérations, notamment pour accélérer l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ».

 

L’appel des fédérations

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Maths : Les associations dénoncent la surdité du ministre

 » Depuis cinq ans, le ministère reste sourd aux alertes de l’ensemble de la communauté et de la société civile. Il semble se désintéresser de nos propositions constructives alors que les choix actuellement retenus conduisent la France à une situation de pénurie déjà visible des compétences scientifiques nécessaires pour répondre aux défis technologiques, numériques, climatiques, énergétiques, de la biodiversité des années à venir », écrivent les associations de mathématiques (Apmep, Cfem, Femmes & maths etc.) après leur rencontre avec le cabinet de P. Ndiaye le 16 juin.  » La proposition actuelle d’alléger les programmes sans toucher à l’architecture du lycée, non seulement ne répond pas aux besoins, mais conduit à de nouveaux impacts inquiétants pour les poursuites d’études. L’option de 3h de maths complémentaires de terminale devenant accessible après l’option de 1h30, alors que son accès est pour l’instant réservé aux seuls élèves ayant suivi la spécialité maths4, ce parcours sera donc nettement insuffisant, en contenu et en horaire, pour accéder à de nombreuses formations de l’enseignement supérieur… L’allègement prévu des programmes de la spécialité maths et de la seconde remet en question l’ambition ministérielle d’un programme plus exigeant que dans l’ancienne série S ».

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Les filles moins confiantes dans leurs études

 » Plus de 1,5 million d’élèves scolarisés en classe de sixième, de seconde ou de première année de CAP ont été interrogés par la DEPP à la rentrée 2021 sur leurs conditions de travail, leur confiance en eux et leurs orientations futures », annonce la Depp dans une nouvelle Note. « Les résultats font apparaître des différences entre filles et garçons. Pour ce qui est du temps de travail déclaré, les filles se distinguent par un plus fort investissement en classe de seconde comme en première année de CAP. Quel que soit leur niveau de maîtrise, notamment en mathématiques, elles se déclarent moins confiantes que les garçons dans leurs performances aux évaluations, aussi bien en sixième qu’en seconde ou en première année de CAP. De même, à tous les niveaux interrogés, elles se projettent dans l’année scolaire de façon moins sereine que les garçons. Enfin, les orientations et les poursuites d’études envisagées varient aussi selon le sexe ».

 

La Note

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Sigrid Gérardin : La revalorisation retardée (n’importe quoi) et l’avenir de la voie pro

Pas de revalorisation spécifique à l’Éducation nationale avant septembre 2023. C’est une des informations ramenées par Sigrid Gérardin , secrétaire générale du Snuep Fsu, de sa rencontre avec le cabinet de P. Ndiaye. Alors qu’Emmanuel Macron a mis la réforme du lycée professionnel en tête de son programme, S Gérardin craint pour l’avenir de la voie professionnelle. Elle s’en explique dans cet entretien.

Vous avez rencontré le cabinet de Pap Ndiaye. A-t-il pris des décisions pour la rentrée ?

On a senti moins de brutalité et plus de prudence avec ce nouveau cabinet. Nous avons appris que le doublement des périodes de formation en milieu professionnel (PFMP), annoncé par E. Macron, ne sera pas mis en oeuvre à cette rentrée. Le ministère devrait diffuser une note de service sur les heures banalisées de co-intervention. Une circulaire de rentrée sera bientôt envoyée. C’est important car nous n’en avons pas eu dans la voie professionnelle depuis 4 ans. Le comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle sera maintenu. Une expérimentation aura lieu sur les modules de terminale « préparation à l’emploi » sans qu’on ait plus de précision.

Et sur la revalorisation ?

La question du dégel du point Fonction Publique est en discussion. Il y a en ce moment aussi des discussions interministérielles sur le budget de l’Éducation nationale. Le ministère prévoit de réunir en septembre des groupes de travail sur des mesures générales concernant tous les enseignants et sur le nouveau pacte enseignant. Les mesures « inconditionnelles », pour tous les enseignants, pourraient prendre la forme d’augmentation de primes, comme la prime informatique, l’ISOE, la prime Grenelle, etc. La revalorisation spécifique à l’éducation nationale, avec le nouveau pacte, serait mise en oeuvre seulement à la rentrée 2023. Pas avant.

Un décret vient d’élargir le champ d’enseignement des professeurs de lycée professionnel. Est-ce une bonne nouvelle pour les PLP ?

Quand le projet de décret a été présenté par le ministère, il nous a beaucoup inquiétés dans le contexte actuel de démantèlement des lycées professionnels. Nous avons voté contre. De nombreux rapports de l’Inspection générale disent que le statut des enseignants nuit au développement de l’apprentissage. Nous pensons que le gouvernement veut s’attaquer à leur statut et qu’un moyen est de proposer aux enseignants de quitter les lycées professionnels. Les conditions de travail y sont intenables depuis la réforme. Faire partir les enseignants permettrait de les remplacer par des contractuels. On a bataillé  avec la FSU pour le retrait de ce texte et on a réussi à faire inscrire que ces départs doivent être volontaires.

Emmanuel Macron a annoncé son intention de réformer la voie professionnelle. Pour vous est-ce une menace ?

Il a annoncé une révolution des lycées professionnels sur le modèle de l’apprentissage avec le doublement des périodes de formation en milieu professionnel (PFMP). S’il fait cela, ça veut dire qu’en terminale il y aurait une réduction encore plus forte des enseignements généraux et aussi des savoirs professionnels. Car, en entreprise, les élèves apprennent des gestes techniques mais pas la compréhension globale du métier. Nous avons appris hier que ce projet ne serait pas mis en oeuvre à la rentrée 2022. Mais on reste vigilant. Pour les autres propos d’E Macron, nous n’avons aucune information concrète. On ne sait pas si les lycées professionnels resteront dans l’éducation nationale.

Ce qui est à l’ordre du jour c’est le calibrage des filières en fonction des besoins locaux de l’économie. Or nous ne souhaitons pas que la carte des formations soit établie sur ce critère. Ce serait instrumentaliser les jeunes des lycées professionnels en les poussant vers des métiers en pénurie d’emplois du fait de leurs mauvaises conditions de travail. Le gouvernement devrait cesser de répondre aux seules exigences des organisations patronales.

Un autre syndicat de l’enseignement professionnel, le Snetaa FO, craint une disparition des lycées professionnels. Partagez-vous cette crainte ?

Je partage entièrement cet avis. Il va falloir que l’intersyndicale de l’enseignement professionnel s’élargisse. Nous y travaillons.

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Recrutement : Le Se-Unsa dépose une alerte sociale

« Compte tenu de la gravité de la situation, nous souhaitons qu’un dialogue social sincère et nourri puisse s’engager ». Dans une lettre envoyée à Pap Ndiaye le 22 juin, le Se Unsa dépose une alerte sociale et propose des mesures pour faire face à la crise du recrutement.

« Il faut des mesures immédiates et fortes afin de sécuriser non seulement la rentrée mais aussi l’ensemble de l’année scolaire. Sans cela, au-delà des problèmes qui seront apparents dès les premiers jours de septembre c’est toute l’année qui sera profondément impactée avec une grave dégradation des conditions d’enseignement et d’éducation de nos élèves et un lourd impact sur les personnels déjà très marqués par la succession de crises », écrit Stéphane Crochet, secrétaire général du Se-Unsa.

Le syndicat fait des propositions en réponse à la grave crise du recrutement. Il demande  » l’augmentation immédiate du nombre de fonctionnaires stagiaires par le recrutement dès ce mois de juillet des candidats figurant sur les listes complémentaires de tous les concours, et pas uniquement ceux des disciplines et territoires déficitaires ; le recrutement en urgence et en nombre suffisant de personnels contractuels, eux-mêmes sécurisés financièrement et professionnellement », notamment par un contrat jusqu’au 31 août 2023. Le Se-Unsa demande aussi le recrutement d’AED et d’AESH.

Cette première alerte sociale arrive au bon moment. D’abord parce que le budget 2023 est en ce moment en élaboration. Normalement les premiers éléments devraient être connus dans 2 semaines. Or le changement de gouvernement, avec un ministre peu installé dans la majorité, ne met pas l’Education nationale en situation de force. D’autant que l’aggravation de la situation économique va obliger une révision importante du budget. Ensuite pare qu’il met Pap Ndiaye face à ses déclarations. Il a promis de revenir au dialogue social. Le voilà mis au pied du mur.

 

La lettre envoyée à P Ndiaye

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Une compensation pour les directeurs non déchargés ?

« Nombreux sont les directeurs et directrices qui finissent l’année scolaire épuisés, non seulement par une charge de travail supplémentaire, mais aussi parce qu’ils n’ont pas pu bénéficier des décharges auxquelles ils ont pourtant droit », écrit le Se Unsa. Dans un courrier au ministre le syndicat demande  » que ces temps de décharges qui n’ont pu être organisés soit compensés en rémunérant les directeurs et directrices concernés sous la forme d’heures supplémentaire effectives ».

 

Communiqué

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PY Duwoye : Une vraie expérimentation pour contrer la privatisation de l’Ecole

« Si la communauté éducative ne se saisit pas elle-même de l’avenir de l’École de la République, l’alternative de la privatisation s’imposera », écrit Pierre-Yves Duwoye, ancien recteur et directeur de cabinet de V. Peillon dans une tribune du Monde.  » Le projet éducatif du Président est un leurre destiné à faire croire aux professeurs notamment qu’ils auront la main pour faire bouger le système alors qu’il faut une loi d’expérimentation pour cela. Pendant ce temps, le gouvernement s’engagera plus résolument dans la voie d’une École libérale avec des unités d’enseignement en concurrence, choisissant leurs professeurs et leurs élèves, face à des parents consommateurs d’École. Ce projet accroîtra l’entre-soi et la ségrégation sociale ». Pour faire face aux inégalités bien réelles dans l’Ecole, PY Duwoye invite les enseignants à s’emparer  de l’avenir de l’Ecole.  » Il faut en effet promouvoir une École sur mesure, pour chaque public scolaire de chaque école et établissement en laissant la liberté aux équipes de revisiter, adapter, compléter, enrichir… les organisations et les méthodes elles-mêmes, et pas seulement l’environnement de L’École, sans réduire les objectifs, les contenus et les exigences qui resteront nationaux et obligatoires ». Pour cela il invite à mettre en place un cadre d’expérimentation en s’appuyant sur l’article 37-1 de la constitution.  » Pas de débats « locaux » bidons sur des questions que les équipes de terrain ont déjà comprises et analysées mais un cadre légal pour qu’elles agissent ».

 

Dans Le Monde

Les révélations de PY Duwoye

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La FCPE pour la « reconquête » du mois de juin

« L’année qui se termine un 7 juillet n’est qu’une information théorique sur le site du ministère car en réalité, depuis le 15 juin pour les lycéens et le 22 juin pour tous les collégiens, les cours sont terminés ! », écrit la FCPE, première association de parents d’élèves. « Au bas mot, ce sont donc 3 ou 4 semaines de cours qui manquent dans l’emploi du temps des élèves du secondaire. Cela signifie que les programmes doivent être terminés en 32 semaines et non en 36 semaines ; cela signifie moins de temps pour expliquer à tous élèves ; cela signifie moins de temps pour faire des exercices et pour donner du sens aux apprentissages. La FCPE demande une reconquête effective du mois de juin depuis plus de 20 ans. Autrement dit, que le mois de juin redevienne un mois de cours comme les autres et ne fasse plus partie des mois de vacances d’été comme cela est le cas pour la plupart des élèves du secondaire ».

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Après les élections, les responsabilités d’Attac

Après les élections, les responsabilités d’Attac

Appel à dons 23 juin 2022

Les élections législatives débouchent sur une situation inédite dans l’histoire de la 5° république. La crise politique qui s’est régulièrement exprimée dans la rue au cours du premier mandat d’Emmanuel Macron s’est cristallisée dans les urnes mi-juin. Une abstention massive, un président nouvellement élu mais sans majorité parlementaire, une extrême droite qui obtient un groupe important à l’Assemblée nationale, et une gauche politique qui émerge sur des bases antilibérales sont les nouvelles caractéristiques de la séquence qui s’ouvre. Nous devrons dans les prochains mois prendre la mesure du séisme en cours, analyser précisément les paramètres de cette crise politique, et trouver les outils pour renforcer les mouvements sociaux.
Pour poursuivre nos luttes et mobilisations à la rentrée, nous avons besoin de vous dès maintenant !

L’incertitude politique des prochains mois sera importante, avec un gouvernement en difficulté, une droite et une extrême droite en embuscade, des incertitudes sur la capacité des forces de gauche à prendre soin de l’espoir qu’elles ont suscité. Le risque pour les mouvements sociaux seraient de rester dans l’attente d’une clarification politique. Or, nous avons un rôle essentiel à jouer pour défendre nos acquis, nous engager dans la bataille idéologique, proposer des alternatives et construire des solidarités concrètes.
Attac France s’investira pleinement dans les prochains mois pour s’opposer aux tentatives de casse de nos conquis sociaux, et notamment les retraites. Si le projet du gouvernement n’est pas précisément dévoilé, nous savons que ses intentions sont de faire travailler les français·es plus longtemps.
Nous avons également la responsabilité de bloquer la destruction en cours de nos services publics, notamment de santé et d’éducation.

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Photo : Attac MontreuilNous serons également de tous les combats pour garantir, alors que l’inflation est forte, l’accès de tou.tes aux besoins essentiels et imposer une réelle bifurcation écologique et sociale, en particulier avec nos partenaires de l’alliance écologique et sociale « Plus Jamais ça ». A la rentrée, nous démontrerons que les luttes pour la justice sociale et environnementale peuvent procéder d’un même mouvement, en nous attaquant aux super profits des multinationales du pétrole et de l’agro-industrie pour financer les besoins sociaux et environnementaux.
C’est enfin par notre militantisme local et quotidien, à Attac, dans des syndicats ou d’autres mouvements que nous reconstruirons les collectifs et les solidarités nécessaires pour imposer une alternative à l’extrême droite et au néolibéralisme.

Pour poursuivre nos luttes et mobilisations à la rentrée, nous avons besoin de vous dès maintenant !

Informations complémentaires

Les adhésions et dons en ligne auprès d’Attac France sont déductibles de vos impôts à hauteur de 66 % dans la limite de 20 % de vos revenus imposables. Pourtant, Attac n’est pas une niche fiscale ! Notre association est en effet reconnue d’utilité publique dans sa mission d’éducation populaire. La dépense fiscale liée à cet abattement contribue à financer ces activités d’éducation populaire, qui pourraient relever d’un service public, à travers des réunions publiques dans toute la France, des publications, des campagnes et des initiatives… notamment sur la thématique de la justice fiscale.

Attac France — 2022
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Attac France

21 ter rue Voltaire
75011 PARIS
France

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[CEMPdL] Danger pour l’audiovisuel public ! Mobilisons nous !

#occupationgraslintoujoursenlutte

Mobilisons nous pour soutenir l’audiovisuel public menacé par le projet de suppression de la redevance !

Ci-dessous le communiqué de l’URF CGT Spectacle des Pays de la Loire :

Bonjour à toutes et tous,

Nos médias publics sont aujourd’hui en grand danger !

Nous vous transmettons ci-dessous un appel à participer à des actions de soutien, ainsi qu’un appel à manifestation.

En pièce jointe, deux visuels à utiliser sans modération.

Ne lâchons rien pour nos services publics !
Quels qu’ils soient !

 

Bonjour,

Nous sommes plusieurs journalistes et personnels de France Télévisions et Radio France à avoir lancé un mot d’ordre sur les réseaux sociaux, autour de la défense des médias audiovisuel de service public.

Concrètement, nous avons créé des comptes YouTube, Twitter, Facebook et Instagram, pour relayer principalement des vidéos de soutien de personnalités nationales ou locales, mais également de téléspectateurs, auditeurs, internautes.

L’idée est d’expliquer face caméra ce que les médias audiovisuels de service public représentent dans nos vies quotidiennes. Pour un acteur du monde de la culture, c’est un moyen de toucher le public. Pour un acteur de la vie associative, l’accès à France Bleu ou France 3 peut être un moyen de faire connaître des initiatives ou de faire avancer des sujets. Pour un élu, France Bleu et France 3 représentent l’un des seuls outils permettant d’aborder régulièrement des sujets de politique locale et d’organiser des débats politiques, partout en France. Pour les artistes, les médias de service public représentent à la fois la proximité, la diversité, l’ouverture, grâce à des émissions culturelles, captations de spectacles, ou grâce à notre maillage territorial unique.

Pour un usager, cela peut être un témoignage sur les émissions et contenus qu’il apprécie : l’information, le sport, le divertissement ou encore la culture. L’idée est de faire prendre conscience que l’audiovisuel public représente France Télévisions, Arte, France 5, France Média Monde (France 24 et TV5 Monde), Radio France (France Inter, France Culture, Fip, etc.), et les plateformes numériques : Arte concerts, culture box, Lumni, France info…

Cette campagne fait suite à la volonté d’Emmanuel Macron de supprimer la redevance audiovisuelle, seule source de financement de nos programmes.

L’objectif de la campagne est de faire bouger l’exécutif et d’ouvrir des négociations sur notre financement, en montrant le soutien du public et des acteurs du territoire. Dans l’idéal, il nous faudrait donc un arrivage massif de témoignages. Sans négociations, nous craignons des restrictions budgétaires, qui se traduiront inévitablement par une baisse de nos effectifs sur le terrain, des suppressions de programmes ou des privatisations de certaines chaînes ou stations de radio.

Nous demandons à toute personne qui se sent concernée de nous faire parvenir des vidéos de soutien, qui sont ensuite diffusées sur YouTube, Twitter, Facebook et Instagram dans le cadre d’une campagne intitulée #TouchePasAuxMediasPublics

Nous disposons pour cela de l’adresse suivante : TouchePasAuxMediasPublics@gmail.com

Il y a aussi une pétition à l’adresse suivante :

http://www.fnsac-cgt.com/article.php?IDart=1831&IDssrub=214#.YpScc5mv7SI.twitter

Comme je suis à Nantes, on peut aussi se voir directement pour que j’enregistre une vidéo de soutien. Cela ne prend que quelques minutes, et on place ensuite un habillage spécifique avant de le publier sur les réseaux.

N’hésitez pas à me contacter directement pour toute question complémentaire.

Merci d’avance

Eléonore Duplay

Eléonore DUPLAY
Journaliste
eleonore.duplay@francetv.fr

@eleonoreduplay
mobile / +33 6 17 46 55 60

France 3 Pays de la Loire – 2 rue Gaëtan Rondeau, 44200 Nantes

 

Préavis de grève
CGT, CFDT, FO, SNJ
Tous à Paris le 28 juin 2022
pour sauver l’audiovisuel public !
La promesse de campagne du président-candidat Emmanuel Macron de supprimer la redevance au nom du pouvoir d’achat menace l’existence de l’audiovisuel public. Privatisation de France 2, fusion France 3/France Bleu, filialisation de la Fabrique, fusions de services suivis de licenciements, plusieurs hypothèses sont déjà sur la table. L’enjeu est considérable pour les citoyens : la diversité culturelle de notre pays et le pluralisme de l’information sont menacés.Lire la suite

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Changements et réformes en éducation : Mode d’emploi ?

Alors que s’annoncent de vrais bouleversements du système éducatif, la revue Administration & éducation (n°174) revient sur la question du changement en éducation. Dans une « déambulation réflexive », elle offre des points de vue variés sur les réformes, privilégiant les observations des acteurs institutionnels. Une musique s’en dégage : privilégier l’autonomie des établissements, accompagner les chefs d’établissement, donner leur place aux collectivités territoriales. Heureusement Claude Lessard pose la question de la légitimité du changement, ce qui entrouvre la porte aux autres acteurs : syndicats, enseignants, personnels…

Une déambulation réflexive

« Ce numéro de la revue vous propose une déambulation réflexive sur le thème du changement entre enseignements scolaires et universitaires, entre approche conceptuelle et études de cas, entre types d’acteurs impliqués dans ces processus » . Bernard Dizambourg (inspecteur général), Alain Boissinot (inspecteur général , ancien recteur) et Isabelle Klépal (proviseure) coordonnent un numéro qui donne la parole à des acteurs variés sur la question du changement en éducation. Changement qui va au delà des réformes quand, par exemple B Dizambourg évoque l’internationalisation de l’offre universitaire. Le nuémro interroge aussi les organisations dans leur capacité à accepter le changement, par exemple à travers l’exemple, avec Etienne Bordes, des universités.

Eloge de l’autonomie

Mais c’est évidemment le domaine scolaire qui a retenu notre attention. Ainsi Marie-Pierre Luigi (IG) évoque la complexité des réformes : « Lorsque les réformes imposent un mode d’organisation et de fonctionnement unique aux académies et aux établissements, malgré la diversité de leurs situations, elles rigidifient et complexifient le système éducatif », écrit-elle expliquant que la complexité nait de la défiance. Pour elle le pilotage local est apte à appliquer les réformes. C’ets le niveau national qui complique tout : « Les exigences trop souvent avancées en termes égalitaires, qui visent à obtenir depuis l’administration centrale des mises en oeuvre et des organisations identiques dans tous les contextes, ne peuvent  qu’aboutir à complexifier, rigidifier et mettre à mal les objectifs initiaux ». En laissant la main aux décideurs locaux la réforme irait plus vite et mieux. C’est le discours de la dérèglementation, le B A BA du nouveau management public.

Catherine Maman et Sylvie Chevrier (Université Gustave Eiffel) invitent dans la foulée à oser « le courage managérial » des chefs d’établissement. « On voit aussi que certains chefs d’établissement sont confrontés, en particulier à leur arrivée, à la forte présence de coalitions syndicales, arc-boutées dans une posture de résistance qui rend difficile toute démarche de négociation rationnelle », dénoncent-elles alors même que les chefs d’établissement peuvent se confronter « à des réformes dont ils ne voient pas toujours le sens ni l’intérêt pédagogique »… La solution : travailler avec ces formatrices les capacités de « leadership » des chefs d’établissement. Vivien Joby, président du SNCEEL, un syndicat de chefs d’établissement du privé, vante le modèle du privé où ces problèmes n’existeraient pas du fait de l’existence de vraies « communautés éducatives ».

La place des collectivité territoriales

Richard Merra, maire adjoint de Genneviliers, une des cités éducatives, vante l’action communale qui « s »émancipe de la seule gestion » pour développer une stratégie éducative locale. Jean-Louis Nembrini, ancien recteur, vice-président de la région Nouvelle Aquitaine, règle quelques comptes avec l’Etat notamment à propos de la réforme du lycée et de celle de l’apprentissage.  « Faute d’envisager la problématique territoriale, la réforme entrave doublement la régulation géographique dont l’exécutif régional était particulièrement soucieux : d’une part en supprimant la conception concertée de l’évolution de la carte des formations et, d’autre part, en réduisant massivement les capacités d’investissement de la Région en faveur des CFA. Pourtant, à l’examen de la réussite d’un modèle plébiscité par les milieux professionnels, ce modèle régional ne valait-il pas d’être mieux considéré par un État stratège ? »

Coconstruire le changement

C’est au seul Claude Lessard (Université de Montréal) qu’il revient de rééquilibrer ce discours sur le changement en éducation. Pour lui la conduite du changement « engage de nombreux acteurs » mais surtout « doit faire sens pour les acteurs concernés ». « Au cours des dernières décennies, le mouvement de l’Evidence-Based Policy and Practice3 a tenté de renforcer et de systématiser cette dimension de la légitimité. Cependant, les savoirs scientifiques heurtent fréquemment les savoirs d’expérience des enseignants. Il y a en conséquence souvent des désaccords autour de cette dimension « , écrit-il. « Pour les acteurs de la mise en oeuvre du changement institutionnel, la légitimité pragmatique est probablement la plus importante des trois. Pour les enseignants, dans la mesure où une politique appelle à des changements significatifs de leurs pratiques, la légitimité pragmatique, qui concerne la faisabilité ou la praticité d’un changement désiré, sera centrale et influera sur leur mobilisation ou leur résistance. La légitimité pragmatique a un double visage : elle renvoie certes à la faisabilité d’un changement, mais elle porte aussi sur l’intérêt ou non pour un acteur ou une catégorie d’acteurs d’en assumer les coûts ». Pour lui, le changement « doit être coconstruit avec les acteurs… On aurait d’ailleurs intérêt à ne pas considérer toute discussion d’un aspect ou l’autre d’une politique comme une manifestation de résistance « corporatiste », voire irrationnelle (même si celle-ci existe). Il serait plus approprié de prendre acte des savoirs d’expérience des acteurs et, au sein de communautés d’apprentissage, de les confronter aux savoirs d’experts issus de recherches sérieuses et convergentes ». Il plaide pour « une approche incrémentale » de la mise en oeuvre de la réforme. » C’est un art politique davantage qu’une science ».

Ne pas oublier la légitimité du changement

Beaucoup a été écrit sur les réformes en éducation. Et Claude Lessard, qui a participé par exemple à la conférence organisée par le Cnesco en novembre 2021, fait le pont avec ces réflexions. Le CNESCO avait montré l’importance de la légitimité de la réforme dans une approche vraiment nouvelle. Elle dépasse la question de la « résistance enseignante » pour montrer qu’il y a des techniques de légitimation et qu’on ne peut aps échapper à cette question. Là on mesure le coté parfaitement archaïque de la façon dont les réformes sont mises en oeuvre en France  et de certains questionnements que l’on retrouve dans ce numéro d’A&E.

Un autre apport important a été celui d’Anthony S Bryk que l’on retrouve par exemple dans un numéro de Education & Didactique de 2018. « Plutôt que de laisser croire que la voie vers l’amélioration des résultats consiste à ajouter continuellement de nouveaux programmes (de fait « plus de pièces »), cette perspective nous encourage à nous concentrer d’abord sur l’amélioration de notre compréhension des systèmes de travail qui créent des résultats insatisfaisants. Car c’est dans cette capacité à voir le système que les progrès significatifs peuvent s’établir », écrit-il.

En 2013, Antoine Prost partageait son analyse historique du changement dans l’école dans un ouvrage (Seuil) où il parle d’un nécessaire consensus sur le changement. « Les deux. Le vrai facteur de changement ce sont les élèves et la société. La pédagogie a évolué. Les enseignants s’adaptent évidemment, sinon ils ne pourraient plus faire leur métier. Mais cette évolution n’est pas assumée. Elle est honteuse, inavouée, contredite par la hiérarchie. Il serait temps que notre société cesse de rêver à une école républicaine mythique pour regarder en face celle d’aujourd’hui et se mettre d’accord sur ce qu’elle veut en faire. » Pour changer l’Ecole il faut un vrai projet politique qui soit partagé.  C’est ce que cache le discours sur les « résistances » et le « courage managerial ».

 

Administration & éducation n°174, La conduite du changement.

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Recrutement : Tous les postes ne sont pas pourvus en SES

Les résultats du Caps externe de SES sont tombés. Pour la première fois, tous les postes ne ont pas pourvus. 121 postes étaient proposés. 175 candidats étaient admissibles mais seulement 102 ont été admis. En 2021, 126 postes étaient mis au concours. Il y avait eu 253 admissibles et 126 admis. En 2020 les 130 postes avaient été pourvus. Faute d’avoir publié le nombre d’inscrits et de présents, il n’est pas possible de comparer totalement 2022 avec les années précédentes. Mais on mesure l’importance de la crise du recrutement par l’impossibilité à pourvoir tous les postes pour la première fois et aussi à l’écart entre le nombre d’admissibles et celui des admis.

 

Concours : 5 années de régression

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JM Blanquer recasé à Assas

Selon Médiapart, l’ancien ministre de l’éducation nationale a bénéficié d’une mesure exceptionnelle d’ouverture d’un poste de professeur d’université. Cela suscite une réaction du Snesup Fsu. « Si la création de postes d’enseignant·e-chercheur·e est possible, dès lors qu’un ex-ministre en formule le besoin, elle doit donc également l’être pour répondre aux centaines de milliers d’étudiant·es qui attendent un encadrement de qualité dans leurs formations », déclare le Snesup qui rappelle que « le recrutement d’un nouvel enseignant-chercheur, fut-il ex-ministre, ou sa demande de mutation, se doivent de respecter les procédures applicables à tous et toutes les agents de la fonction publique.. » Peu après son départ du ministère, JM BLanquer avait évoqué son retour à l’enseignement en université.

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Le Mouvement ambition éducation pose 5 priorités pour la rentrée

« Nous sommes disponibles pour en construire les modalités concrètes ». Le Mouvement ambition éducation, qui regroupe des syndicats (Fsu, Unsa, Sgen Cfdt), des mouvements pédagogiques , la Fcpe et des associations d’élus (RFVE, Andev) pose 5 priorités pour la rentrée 2022. La première est la revalorisation des enseignants. La seconde est « la mobilisation en faveur des 5 millions d’élèves issus de familles pauvres » et la 3ème en faveur de l’école inclusive. La 4ème concerne l’urgence écologique et la façon dont l’Ecole doit éduquer à l’antrhopocène. La dernière demande un renouveau de l’éducation à la citoyenneté.

 

Communiqué

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Premier projet de loi pour Pap Ndiaye

Le ministre a déposé au Sénat un projet de loi concernant l’enseignement privé à Wallis, en Polynésie et en Nouvelle Calédonie. Il reprend le texte d’un projet rédigé par JM BLanquer mais retiré de l’Assemblée le 15 juin. Le texte aligne les établissements privés sous contrat de ces territoires sur le droit commun. L’enseignement devra être fait selon les programmes et les règles de l’enseignement public. Les enseignants seront régis par les mêmes règles qu’en métropole (agents publics) au lieu d’être soumis au droit privé.

 

Le projet

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Pap Ndiaye, ni dans la rupture, ni dans la continuité…

Le premier conseil supérieur de l’éducation s’est tenu le 20 juin en présence de Pap Ndiaye. Le ministre de l’éducation nationale n’a pas clarifié son positionnement. Alors que l’Ecole sort désorganisée et en miettes des 5 années du ministère Blanquer, Pap Ndiaye reste prudemment à l’écart de la critique et de la totale approbation de son prédécesseur. A la question de la revalorisation salariale des personnels il répond par son souci de leur considération dans la société. Pap Ndiaye écoute. Et c’est tout.

Continuité et inflexion

Reconnaissons lui du respect pour les organisations syndicales. Pendant plus de deux heures, le 20 juin, le ministre de l’éducation nationale a écouté les déclarations des différents syndicats.

« D’emblée il a dit qu’il faut évacuer l’opposition simpliste avec JM Blanquer. Il a dit qu’il ne serait ni dans la continuité ni dans une démarche  à 180°. Il y aura à la fois de la continuité et de l’inflexion », dit G Le Paih, secrétaire général adjoint du Snes Fsu. Si le ministre valorise le CSE il ne dit pas qu’il va en écouter les avis.

Pas d’engagements concrets

Sur la revalorisation, « il n’est pas entré dans les détails », dit F Marchand.  » Il a surtout parlé de la nécessité d’avoir une meilleure considération pour les professeurs dans la société et qu’il commencerait par ce point », dit G Le Paih.

Sur la consultation prévue à la rentrée, le ministre précise que ce sera pas un Grenelle mais une consultation dans les établissements pour promouvoir la réussite de tous les élèves et lutter contre les inégalités sociales », explique F Marchand. « On lui a dit qu’on ne croit pas dans la consultation prévue à la rentrée. On a souligné la nécessité d’un collectif budgétaire pour redonner de l’attractivité au métier enseignant », dit G Le Paih.

Quelle confiance ?

« On voulait revenir sur la question de la confiance perdue lors du quinquennat précédent », nous dit Frédéric Marchand, secrétaire général de l’Unsa Education. « On s’est appuyé sur les résultats du Baromètre Unsa pour souligner le besoin de réparer le lien avec le personnel et la communauté éducative ». L’Unsa est aussi intervenue sur la question de la revalorisation, y compris pour les AED, les personnels ITRF et les catégories B et C du ministère. On a demandé le maintien des comités de suivi des réformes des lycées et du bac ».

« On a souligné qu’après les élections des parlementaires pourraient porter les attentes sociales des personnels au Parlement pour une revalorisation sans contrepartie », nous dit Gwénaël Le Paih. Le Snes Fsu est aussi intervenu sur la question des retraites pour rappeler que le métier enseignant est usant et qu’il faut aménager les fins de carrière. Le syndicat a aussi souligné l’enjeu du bâti scolaire.

Une écoute mais pour quoi faire ?

« Il a entendu les propos sur la nécessité de ne pas rester sur les seuls fondamentaux et qu’il entendait les enjeux écologiques et démocratiques dans l’Ecole », dit F. Marchand. A propos de l’expérimentation marseillaise, P Ndiaye souligne qu’il ne veut pas libéraliser l’école et généraliser un décalque du modèle marseillais mais l’adapter.

« Il y a une volonté d’apparaitre dans le dialogue et l’écoute. Il n’y a pas de volonté d’aller chercher les clivages », dit F Marchand. « Il écoute et montre de l’empathie envers  la profession. Mais on a besoin de réponses concrètes ».

Gwenaël Le Paih est sorti du premier Conseil supérieur de l’éducation (CSE) avec Pap Ndiaye avec le sentiment d’un ministre qui ne s’engage pas. « Il semblait attentif avec une volonté de comprendre les enjeux des différentes organisations présentes », dit G Le Paih. « Il a écouté les déclarations. Mais sa réponse était déjà préparée ».

 

La déclaration de l’Unsa éducation

La déclaration du Snes Fsu

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Maths : Un enseignement spécifique intégré à l’enseignement scientifique en première

Le Conseil supérieur de l’Education a étudié le 20 juin 3 textes relatifs à l’enseignement de mathématique en première générale que le Café pédagogique a pu consulter. L’option annoncée par Emmanuel Macron sera en réalité un enseignement spécifique de mathématique d’une heure et demi intégré à l’enseignement scientifique de première  à la rentrée 2022. La généralisation à la rentrée 2023 n’est pas garantie.

L’enseignement spécifique de maths

Un projet d’arrêté eu une note de service sur la place des maths dans les enseignements de première générale en 2022-2023 ont été soumis le 20 juin au Conseil supérieur de l’éducation (CSE).

Les deux textes ne couvrent que l’année scolaire 2022-2023. Il s établissent pour cette seule année , pour les seuls élèves qui le souhaitent, s’ils n’ont pas choisi l’enseignement de spécialité mathématiques, un « enseignement spécifique de mathématiques à raison d’une heure et demi hebdomadaire en complément de la grille horaire de l’enseignement scientifique ». Pour ces élèves l’horaire de l’enseignement scientifique est proté à 3h30. En terminale l’horaire de l’enseignement scientifique est maintenu à 2 heures hebdomadaires.

Les élèves volontaires qui auront choisi cet enseignement spécifique en première seront évalués. Ces élèves  » font valoir pour le baccalauréat une note chiffrée annuelle composée, à hauteur de 40%, des notes qu’ils ont obtenues pendant l’année de première en enseignement spécifique de mathématiques et, à hauteur de 60%, des notes qu’ils ont obtenues pendant l’année de première dans les autres parties de l’enseignement scientifique. Cette note chiffrée annuelle de première est affectée du coefficient 3 prévu par les textes pour l’enseignement scientifique ». Il y aura donc une évaluation à part de l’enseignement scientifique de maths dans l’ensemble de l’enseignement scientifique à hauteur de 40% de la note d’enseignement scientifique.

Les élèves ayant choisi l’enseignement spécifique de maths intégré à l’enseignement scientifique pourront suivre l’option maths complémentaire en terminale.

Le programme

Le programme vise à  » consolider la culture mathématique de tous les élèves et leur assurer le socle de connaissances et de compétences mathématiques qui leur sera nécessaire pour réussir leur vie sociale, citoyenne et professionnelle, quel que soit le parcours de formation qu’ils choisiront par la suite ; réconcilier avec les mathématiques les élèves qui ont perdu le goût et l’intérêt pour cette discipline… ; permettre à chaque élève d’appréhender la pertinence des démarches mathématiques et de développer des aptitudes intellectuelles comme la rigueur, la logique, l’esprit critique mais aussi l’inventivité et la créativité ;  assurer les bases nécessaires à la compréhension de phénomènes quantitatifs tels qu’ils sont mobilisés dans les différents champs disciplinaires et tels qu’ils permettent d’éclairer certains débats actuels ;  permettre aux élèves qui le souhaitent de choisir l’enseignement optionnel de mathématiques complémentaires en classe de terminale ».

Les problèmes utilisés  » sont le plus souvent issus des autres disciplines, de la vie courante ou citoyenne, mais peuvent aussi être internes aux mathématiques. Le professeur de mathématiques est invité à travailler avec les professeurs des disciplines concernées afin de favoriser les articulations et les transferts, et consolider ainsi les acquis des élèves. »

Les contenus d’enseignement concernent l’analyse de l’information chiffrée, les phénomènes aléatoires, les évolutions, la croissance linéaire, la croissance exponentielle,les variations instantanée et globale,  les automatismes.

Un détricotage du tronc commun

Pour Gwenael Le Paih, secrétaire général adjoint du Snes, « l’engagement de Macron d’offrir des maths à tous les élèves de première générale tombe à l’eau. On assiste à un détricotage du tronc commun pour tous ». De fait l’enseignement n’est proposé pour la rentrée 2022 qu’aux volontaires ne suivant pas la spécialité maths et les textes ne sont pas encore sortis. On peut penser que peu d’élèves seront informés à temps et prendront cet enseignement.

« Pour la rentrée 2023 rien n’est décidé. Cet enseignement spécifique pourrait être réduit en 2023 », nous dit G Le Paih. En effet, le ministère veut soumettre cet enseignement à la consultation prévue à la rentrée 2022. « Ils feront unbilan pour savoir quelle modalité proposer à la rentrée 2023 ». Si peu d’élèves ont pris cet enseignement en 2022-2023 le bilan sera vite fait.

Même déception sur le programme. « On nous avait annoncé une remise à plat du programme de spécialité pourqu’il y ait de la cohérence. C’est suspendu. Quant au programme de l’enseignement spécifique il ne correspond pas à ce qu’n appelle des maths de réconciliation », nous dit G Le Paih.

L’arrêté sur la création de l’enseignement spécifique a reçu 27 voix contre (FO, Snalc, Sgen Cfdt), 10 pour et 33 abstentions ( Fsu et Unsa) lors du CSE du 20 juin. Le texte sur le programme a eu un vote positif du Medef et de l’Apel, 18 votes contre (FO, Snalc, Sgen Cfdt) et 28 abstentions (Snes Fsu Se Unsa).

Pour G Le Paih cet épisode est conforme à la réforme du lycée de JM Blanquer : « les élèves sont ballotés. On est dans une complexité croissante là où JM Blanquer a promis de décomplexifier. On est dans une réforme en perpétuelle reconstruction ».

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